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interviewSud Radio· 27 juin 2025 23 min

Retraites / Jordan Bardella / Cash Investigation : Débat Mehdy Raïche x Jules Laurans

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Sud Radio, la vérité en face Jean-François Akili 0826 300 la vérité en faceur, on se dit bonjour là pour de bon Jules Laurent rédacteur en chef de frontière. Tout à fait et responsable du pôle enquête. Et vous Medir Raich, vous êtes analyste politique.

Tout à fait. Voilà, nous avons le plaisir de vous avoir régulièrement le vendredi pour ce débat de la vérité en face. On va commencer par les retraites si vous le voulez bien qui seront soumises au Parlement à l'automne.

Le gouvernement reprend la main, vous le savez après cet échec du conclat. François Bairou qui annonce ce qu'il appelle une démarche législative pour répondre à toutes les questions posées. Grosso modo, ben on votera la rentrée au Parlement, à l'Assemblée nationale.

S'il y a des avancées, et bien les les les points sur les retraites iront en discussion dans le cadre du budget de la sécurité sociale, nous a confirmé Marc Fenot, le président des députés modèem au micro ce matin Sud Radio de Jean-Jacques Bourdin. Moi, je préférais, je crois comprendre que François Baot aussi préférait qu'il y a un accord global. Je trouve ça serait plus puissant.

Moi, j'ai j'ai tendance à à essayer de croire ce que les gens disent, qu'ils étaient prêts à faire un effort et qu'ils étaient prêts à travailler sur cette pédibilité. Et donc, soit il y a un accord global et auquel cas c'est une chose beaucoup plus puissante, sinon il y a PLFS où on peut introduire un certain nombre de ces mesures mais dit il est foutu Bayerou c'est fini, il va se faire censurer, il est coincé, ça y est, c'est reparti, c'est rebouté, on va dire. Je sais pas s'il est reparti mais moi j'ai plus l'impression qu'on perd du temps.

Quand la question c'était ce que dans les dans les petits message que que j'avais changé hier, c'était en gros est-ce que François Baou arrive à gagner du temps ? Mais moi je trouve qu'on perd du temps sur cette questionlà, sur la question des retraites. On voit les chiffres de la tête qui augmentent.

Je vois pas vraiment politiquement où on va. Je vois pas aussi j'ai du mal à à à voir si François Barrou a une vraie ligne politique. J'ai l'impression qu'on est dans une politique de la notification. là temps en temps, mais pour moi sur le fond, il y a pas vraiment de substance sur la question des retraites.

On verra bien ce qui se passera au mois de septembre, au mois d'octobre sur la la discussion du budget, mais ça risque d'être très très très tendu et le R n'attendra forcément au aux entournures à ce niveau-là. Donc pour le moment, je vois pas trop où on va. Au lieu d'avoir un avis plutôt tranché sur cette questionlà, on est toujours dans le en même temps le fameux en même temps de d'Emmanuel Macron.

Donc vraiment, je sais pas trop où on va, je sais pas ce qui se passe. Je trouve qu'on est vraiment dans l'attente. C'est une politique aussi de la terre moimement.

On perd du temps sur ces questionsl alors qu'il faut peut faire autrement Jules Laurent est-ce qu'il peut faire autrement le premier ministre vous avez vu le c'est le socialiste Arthur de la porte le député qui a dénoncé il dit une tentative d'enfumage et ilacuse François Baou de gagner différemment François Baou il peut absolument pas faire différemment faut peut-être revenir aussi au vous savez au péchés originel vous savez que la dissolution aurait dû vous savez rebattre les cartes les cartes mais finalement en fait on on se rend compte qu'elle a bloqué le jeu à travers le front républicain qu'on a vu apparaître Vous savez qu'il y avait des majorités qui auraient pu se dégager à ce moment-là. notamment, on a aujourd'hui une droite nationale qui est complètement sous-représentée au sein de l'hémicycle et sur bon nombre de sujets, on aurait dû avoir des accords sur un centre droit avec un baris centre droit et ce qu'on arrive pas à obtenir. Alors aujourd'hui François Bairou, il appartient, vous savez, à ce centre qui essaie de de gagner du temps face à deux dynamiques.

La dynamique effectivement de la de la gauche un peu plus radicale qui est en train de de monter en puissance pour 2027 et celle de la droite nationale. et il constitue aujourd'hui ce centre qui depuis 20 ans fait front à droite à gauche pour essayer de gagner du temps. Donc finalement il est dans la lignée de ce qu'il propose depuis peut-être sa candidature en 2007 et il a il peut pas faire vraiment autre chose sur un sujet qui est aussi clvant.

Mais c'est survivor notre ami Françou. Et puis il y a aussi un problème qui peut-être plus structurel qui est beaucoup plus sur le fond c'est que aujourd'hui j'ai l'impression que les partis politiques n'ont absolument pas la la ils savent pas ce que c'est que le compromis. C'est pas une culture politique que l'on a en France. parce qu'il y a les élections.

Oui, mais mais c'est un énorme problème. C'estàd que sur une question aussi importante que les retraites puisqu'on parle quand même de l'endettement des future générations, c'est quand même important. Et ben aujourd'hui, on a des partis politiques qui sont uniquement dans des postures qui des fois sont très dogmatiques, des fois très radicales, qui sont des on a incapable de construire dessus.

C'està-dire que personne n'a des propositions concrètes sur ce sujet. On va plus être dans de la démagogie quand je vois la retraite à 60 ans, 62 ans, 64 ans, mais je sais pas en fait où on va. Qu'est-ce que vous nous proposez concrètement ?

Tous les chiffres vont à l'inverse. Donc moi ça m'inquiète. Et puis il y a aussi une autre ligne que je voulais mettre en avance, c'est que le poids des retraites, il est aussi il structure aussi les partis politiques dans la manière dont ils vont concevoir leur stratégie.

C'estàd que le poids des retraites des retraités, ils ont un énorme poids en terme de vote. Tout est stratégie électorale. Oui.

Pour moi, on est dans on on est dans le temps, on fait rien. Tout tout est de stratégie électorale. Il y a il y a les municipales qui arrivent.

On est déjà dans la présidentielle, dans les petits chevaux et et vous savez toutes les stratégies et notamment pour le Rassemble national qui doit à la fois faire converger, vous savez tout l'électorat qui travaille, les fameux de de 30 à 50 ans qui sont aujourd'hui en train de travailler et le nouvel électorat qu'il est en train de réussir à avoir des retraités. Et finalement sur cette question là, il y a une il y a un point de tension sur le programme qui veulent appliquer. Est-ce que finalement ils vont plus ponctionner ?

Vous savez ce qu'on appelle les Nicolas qui payent ? C'estàdire que cette cette J'en ai marre d'entendre parler de Nicolas. C'est vrai et pourtant c'est c'est c'est un sujet qui monte et qui qui comprends le le l'idée le concept mais le le c'est l'appellation qui me fatigue.

Ah je comprends je comprends. C'est un peu trop c'est sur main. Oui oui oui ça y est les Nicolas les ch exactement.

Et finalement il y a il y a ce point de tension dans son propre électorat au Remblée national qui fait que il est aussi obligé de réajuster sa position et par rapport aussi il faut le dire en en 2 ans ou 3 ans on a une dette qui ne fait qu'augmenter chaque année. 5000 € à la seconde. Voilà.

Pardon ?000 € à la seconde. Vous avez vu le chiffre 3345 milliards 800000 € stratosphériqu 40 milliards de plus au premier trimestre 114 % du PIB hein du produit intérieur brut.

On va les intérêts de la dette on est passé à 53 milliards cette année. C'est 8 et demi de plus que l'an dernier. J'arrête sur un dernier chiffre.

C'est l'estimation baou mais c'est celle de tout le monde. On sera à 100 milliards d'intérêt de la dette si personne ne fait rien d'ici là. Mais attendez, c'est quand même c'est quand même le c'est le sujet fondamental.

On parle par exemple pour vous voyez pour Trump est passé à l'OTAN, on nous dit allez il faut aller à 5 % euh de dépenses militaires. Bon, on y arrivera jamais c'est impossible. Mais pr dépense de l'État, ça sera la dette.

C'est pas une anecdote hein, c'est du réel, c'est le nerf de la guerre. C'est là, c'est le réel qui nous rattrape. Oui, c'est on on retourne sur le sujet Barou, c'est que on est dans la gestion de l'usure démocratique.

On est dans la communication mais on n'est pas on est absolument pas dans le réel la réalité des comptes de l'État. C'est absolument il a prévenu les Français là-dessus le premier ministre pour voler à son secours. C'est pas Jul Laurent, c'est pas Merlin enchanteur.

Oui, mais il représente aussi un électorat qui veut un statut co c'estàdire un électorat qui ne veut pas vraiment que ça bouge. Il y a eu quand même un reportage qui a été fait sur le service public, il faut le dire. Euh c'était la semaine dernière sur la question des retraites et finalement on voit qu'il y a beaucoup de ces personnes des retraites qui sont prêts à faire aucun effort.

Donc ils veulent le statut quo. Donc eux ils sont obligés de conserver finalement cet électorat là et ils ne peuvent pas avancer cette question. Bien qu'ils soient parfaitement au courant et qu'il le disent dans certaines prises de position que en fait tenir comme ça c'est impossible.

Il faudrait que chacun d'entre nous dans ce pays règle 48800 €. C'est incroyable. Compliqué.

Incroable. Non, on va arrêter avec ça. Euh l'autre sujet qui est connexe, hein, c'est vous l'évoquiez à l'instant Jules Laurent ce qui se passe au Rassemblement national.

La pièce est-elle déjà écrite ? Vous avez lu m j'imagine l'interview de Marine Le Penont valeurs cette semaine, valeurs actuelles. Elle demande à Jordan Baldella de se préparer au cas où elle serait empêchée par la justice.

Que dit-elle la chef de fil des des députés Ren et multicandidates à la présidentielle ? J'ai intégré l'hypothèse que je ne puisse pas me présenter. Est-ce qu'elle a raison de prendre les devants ?

Ah bah oui, pour moi, elle a raison parce que on sait pas véritablement ce qui va se passer avec elle. Je doute qu'elle puisse se présenter. Ça sera quand même assez assez compliqué pour elle.

Elle le sait hein, elle le sait. Donc maintenant, il faut tout jouer sur Jordan Bardala pour le RN. La question se posera si est-ce que Jordan Bardella est crédible ?

Il est encore assez jeune, 29 ans. On sait qu'une élection présidentielle se joue beaucoup sur l'incarnation. Est-ce qu'il est capable d'incarner cela ?

Il y a aussi des Il y a aussi deux différentes lignes qui peuvent incarner. Il y avait une plutôt une ligne assez Marine Le Pen qui pouvait être un peu un tropisme notamment économique de gauche. Là, on voit que le RN essaie de draguer un peu un électorat grand entrepreneurat.

Donc plutôt une ligne libérale, enfin pour moi plus en aspect libéral qu'autre chose. Classique classique classique. Donc il y a il y a plein de questions autour de Jordan Bardal.

Par contre, il a un avantage je trouve c'est que euh il casse un peu les codes. Il est plus vraiment sur les médias traditionnels. Il est très présent sur TikTok.

Ses TikTok dépassent très régulièrement les sur les sur les sur les RS, les réseaux sociaux. sur les réseaux sociaux. Donc il y a aussi cette conception là à voir sur lui.

Il y a peut-être le fond qui manque encore. Ça, j'en suis j'en suis quasiment j'en suis convaincu. Mais il peut incarner aussi autre chose.

Peut-être une nouvelle manière de faire de la politique. Je leur rend, c'est pas anecdotique ça. C'est pas c'est nous sommes pas en train de raconter ce qui se passe au sein du rassemblement national parce que je je citerai cette enquête ce sondage Haris interactive pour l'opinion.

Vous savez, c'est la photographie de l'instant. Euh c'est sur les le potentiel électoral, c'est on c'est ce que les gens en vie ou qui pensent puis du moins ce qu'ils pensent des candidat. Est-ce qu'ils peuvent le faire ?

Et vous avez le tandem dans ce sens-là, Jordan Bardella, Marine Le Pen, loin devant euh et puis et puis loin devant Édouard Philippe, Ron Taillot, Gabriel Atal, le premier à gauche, c'est Raphaël Gluxman qui est 8e à 16 points derrière. Je veux dire pas là que ça raconte une envie de quelque chose de la part des électeurs français à 2 ans de l'élection hein. Bien sûr, le Rassemblement national a deux forces.

Premièrement, ils ont deux candidats de qualité qu'ils peuvent présenter. Tous les partis peuvent pas se targuer d'avoir cette chance-là. Et ils ont aussi la chance d'avoir un parti, vous savez, qui a une base enracinée.

Finalement, un parti qui dans tous les sondages le montre, que ce soit Jordan Bardella ou Marine Le Pen, finalement ils voteront pour pour le pour le parti. Le fait est que Jordan Bard a effectivement cette casquette de pouvoir élargir un temps soit peu son électorat vers une frange un peu plus libérale. Ça marche avec ça marche avec les deux ensemble.

C'était conçu. C'était conçu de de cette manière. C'était un tandem où Jordan Bardella devait aller à Matignon et Marine Le Pen à l'Élysée.

Elle a tout à fait raison de prendre les devants parce que sinon on va lui dire que il est en train de la manger. Alors qu'elle est plutôt dans une position où finalement elle donnerait la couronne en train de lui dire ben je te donne la couronne puisque moi on m'a empêché le système m'a empêché de de de me présenter. Mais il faut voir aussi le les chiqu ensemble.

Tous les partis sont assez fragmentés sur cette questionlà. Dans la gauche qu'on appelle de Ruffin jusqu'à Gluxman, ils n'arrivent pas non plus à trouver de de candidats commun. Là aussi, là aussi, il y a des exactement que ce soit sur le sur le centre finalement entre Gabriel Atal, Édouard Philippe, est-ce que le centre va réussir à s'accorder sur un candidat commun ?

C'est pas sûr plus. Bruno Rotaillot, il essaie de dégager lui une sorte de de de couloir entre la droite nationale et le centre. Est-ce qu'il y arrivera ?

Enfin, le le l'échiquet politique est aussi assez fragmenté dans son ensemble. Donc c'est pas simplement au RN qui a des problèmes. Pas que pas qu' au RN, vous dites mais Raïich, c'est comme dans le Tour de France.

Est-ce que le lieutenant pourra tenir tout seul dans l'alpe du hein ? Là, personne ne peut prédire ce qui va se passer. C'est justement toute la question autour de Jordan Bardella.

Il y a il y a aussi un point qui est important, c'est que tu tu parlais de ce qui de la gauche qui était fragmentée du vous adressez à Jul Laurent là. Oui. Oui.

À Jul. Oui. On voit que aujourd'hui il y a la guerre des chefs.

Pour moi, l'élection, elle s'offera entre la droite et l'extrême droite. La gauche, pour moi, elle est un peu hors jeu à ce niveau-là. Il y a trop de personnalités qui il y a trop de divergence.

Alors, il y a effectivement, il y a Jean-Luc Mélenchon qui peut effectivement euh incarner, on va dire, qui peut rassembler, mais ça sera pour moi toujours trop parcellaire. Au second tour, ça passera pas. Donc, il y a aussi la question qui se pose pour moi de l'hyperprésidentialisme.

Tout se concentre autour de l'élection présidentielle et on est déjà dans l'aventour. Ce qui se passera avec les élections municipales sera très important parce que ça sera le premier le le premier moment où on pourra juger Jordan Bardella. Donc c'est assez difficile de statuer aujourd'hui sur ce qu'il peut être, sur ce qu'il peut devenir.

Mais il a une carte à jouer. Il a une vraie carte. Vous êtes tous les deux deux très jeunes observateurs très avisés hein sur la la vie politique de ce pays.

Jules Laurent, vous n'étiez pas né, pas conçu au moment de François Mitteran. Ça c'est sûr. Ou mais vous avez quand même un regard assez concret sur tout ce qui se passe.

Vous disiez tout à l'heure ça ah ça se joue à droite. C'est c'est vous dites ça par quoi ? Par conviction ou c'est un constat réaliste sur l'état de la vie politique de ce pays ?

Si vous faites référence à à François Mitterrand, c'est un constat que le piège du mitérandis, vous savez, ce fameux fond républicain est en train de s' de s'effriter depuis des années et c'est la tendance de l' chquet politique. Quand on voit que quelqu'un comme Écoti a effectivement tout fait basculer au moment des législatives et s'est allié avec le Rassemblement national, c'est quand même la dynamique qui existe aujourd'hui dans les chiqu et celle qui est redoutée par la gauche et la gauche que Jean-Luc Mélenchon l'a d'ailleurs rappelé la semaine dernière dans les grandes gueules en disant "On a tout fait en sorte pour diaboliser le Rassemblement national. C'était notre stratégie politique pour obtenir le pouvoir, celle qui est issue de Mitteran. forcé de constater que c'est la stratégie politique qui n'est plus en train de fonctionner puisque depuis euh plusieurs années le rassemblement le le Rassemblement national monte en puissance et que beaucoup de personnes même au sein de LR seraient un peu différents dans leur discours si jamais c'était un Jordan Bardella qui y allait.

H d'un mot Medich avant la pause hein. Vous avez la sensation aujourd'hui que le débat public se politique hein se joue toujours sur des petites courses de chevaux alors que les les citoyens attendent des idées et des solutions des solutions pour améliorer comment. Oui, il y a les hommes politiques commentent plus qu'il n'agissent.

Tout à l'heure, je disais que François Baot était plus acteur de l'usure démocratique ou du moins qu'il commentait l'usure démocratique. On est dans ce schéma. Est-ce qui peut alimenter des populismes gauche comme droite d'ailleurs ou même centristes sur le RN ?

Il y a quelque chose qu'il faut absolument mettre en avant sur ce parti, c'est que il représente une forme de stabilité. Ce que ne sont pas les autres partis politiques aujourd'hui. Le RN peut sembler assez monolithi, ce qui est une force aujourd'hui dans un dans un champ politique.

Voilà, il paraissent assez calme et le fait que Marine Le Pen prenne cette initiative de dire il peut prendre la relève ou du moins je peux le positionner pour la future élection présidentielle. Ça permet de mettre sous le tapis des éventuelles dissensions. À la différence des autres partis qui eux seront dans la guerre des chefs.

Ce qui est aussi un paradoxe chez le RN, c'est que l'ERN peut-être à la fois il y a une lame de fond, on voit tu parlais de droite de droite nationale effectivement il y a une lame de fond qui arrive. On a un besoin enfin de de de la population au niveau du RN mais il y a aussi l'équilibre qu'il faut avoir avec la personnalité de Jordan Bernal. Donc il y a tout un personnage à construire et il va devoir beaucoup travailler dans les 2 ans qui viennent.

Allez, dans un instant, nous allons évoquer le débat public justement à la suite de ce que nous échangeons là sur la vie politique. Euh, c'est-il en train de de verser ? Bon, c'est pas nouveau, hein, dans une forme de bashing permanent.

Nous évoquerons la la une de frontière avec vous, Jules Laurent. À tout de suite 0826 300 pour la suite de la vérité en face. Sud Radio la vérité en face, Jean-François Aki avec nos deux débatteurs Miraich, analyste politique et vous, Jules Laurent, rédacteur en chef de frontière. responsable du pôle enquête Jules Frontière qui est apparaître le 3 juillet en kiosque.

Exactement. Exactement. Donc un numéro qui vous savez on parle beaucoup ou non.

Allez-y, allez-y, allez-y. Dites-moi, on parle beaucoup dans dans l'actualité de de Pierre Édouard Sterrain, de Vincent Boloré, vous savez tous ces milliardaires qui qui financent la droite. Donc, on a le service public qui fait qui fait des enquêtes sur eux et finalement allusion à ah au cash investigation qui qui a eu lieu.

Voilà, c'est ça. On n pas appris finalement grand chose parce que vous la une c'est Niel, Sadé, Kanski, les oligarques que vous les appelez, c'est pas tendre hein, c'est milliardaires qui financent la gauche. En quoi financent-il en réalité la gauche ?

Je ne sais pas, enfin je sais pas si c'est très exact ça. Ah si, c'est tout à fait exact. C'est-à-dire que les les Français sont pas toujours au courant parce qu'il y a pas il y a très peu d'enquête qui ont été fait.

Mais pourtant ces 3 milliardaires là qui sont effectivement assez proches du pouvoir, c'est pour ça qu'on les appelle les oligarques, ces tris milliardaires ont œuvré depuis des années à financer beaucoup de médias de gauche. Prends par exemple un exemple très très simple. Daniel Kettinski a donné il y a pas si longtemps 15 millions à libération.

Alors que par exemple, il y a quand même un paradoxe qui aurait pu être soulevé, c'est que Daniel Ktinski, vous savez, il a fait sa fortune dans le charbon et dans le gaz. Il a probablement le pire bilan carbone de toute l'Europe. Mais pourtant là, Libération n'a pas de problème à recevoir cet argent-là.

Pour bien comprendre Jules Laurent, si ces milliardaires là, quel que soit le bordin, ne financitz pas les médias, que deviendrait aujourd'hui les médias en question ? Est-ce que vous avez un élément de réponse là-dessus ? Ce qui c'est toute la question qui est posée.

Bah ce qui est sûr c'est qu'on a beaucoup de journaux comme Marianne qui ne pourraient pas survivre, d'autres voilà, il y a plein, il y a tout un panel brut et autres médias qui sont de gauche qui n'arriveraient pas à survivre sur cet argent des milliardaires. Mais alors c'est là que c'est intéressant, c'est parce que vous savez, il y a une critique des ultra riches au sein de la gauche, au sein de médias. Bon, je prends par exemple Loopsider Brut, ça ce sont des médias digitaux pour les gens qui nous écoutent, qui sont souvent critiques du capitalisme et qui pourtant vivent grâce à cet argent du capitalisme.

Donc c'est un paradoxe qu'il faut soulever qui est intéressant parce qu'on a des des personnes comme Qu'est-ce que vous dites que ces médias là seraient ingrat ou c'est plutôt rassurant de savoir ou alors serait plutôt rassurant de savoir que les fortunes en question malgré tout peuvent aider financer des médias qui ne seraient pas forcément en adéquation avec le modèle qu'elles incarnent. Tout à fait. L'idée elle est elle est absolument pas d'aller en plus de ça critiquer des des milliardaires qui ont réussi en plus de ça en ayant des parcours assez impressionnants comme Rodolp Saadé.

Mais mais l'idée elle est surtout de d'aller montrer qu'il y a des des hypocrisies finalement au sein de de des médias de gauche qui en permanence font de l'antibolloré, font de l'antistérrain simplement. Nous on leur dit mais attention vous aussi vous avez des milliardaires à gauche, vous aussi vous avez des personnes qui vous financent et vous avez aussi des millionnaires qui vous imposent des vous avez un milliardaire derrière derrière frontière ou pas ? Ah nous on n pas de milliardaire derri concert c'est c'est nous permet notre avoir une enquête sur qui finance frontière attention là là c'est c'est très très simple tout est ouvert et et nous trouvons aucun milliardaire c'est ce qui fait notre force maisich ce regard sur au fond ce ce système médiatique qui est qui fait l'objet de bashing aujourd'hui mais est-ce qu'il y a vraiment un un sujet majeur là-dessus parce qu'au fond les rédactions sont assez on le voit d'ailleurs avec Libération sont assez elles sont assez indépendantes le monde même visis de Xavier Niel notamment pour citer que lui il n'est pas seul.

Oui, il avait le quand il avait voulu racheter un journal, ça s'était très mal passé qui avait fou grève. Donc finalement, il avait pas poulu le faire. Donc la Provence, merci, je j'avais la Provence.

Donc moi, je trouve que c'est une nécessaire hypocrisie. Je formulerai comme ça, c'est que c'est autant quelque chose que l'on doit critiquer puisqueeffectivement quand des milliardaires qui ont une puissance absolue financière peuvent investir dans des médias, ils peuvent influencer le débat public. Mais c'est aussi nécessaire puisqu'il faut faire valoir des idées et c'est parce qu'il y a le choc et la confrontation des idées.

On est vraiment dans une optique très démocratique. Mais il faut absolument cette confrontation qu'on soit pour ou qu'on soit contre des fois dans des idées même très radicales, elles ont la nécessité de s'exprimer. Il faut qu'elles s'exprime pour que ensuite le citoyen, il soit en capacité de décider ou pas.

Il faut qu'il soit brevet de cette information. Ensuite, toute la question sera celle du traitement de l'indépendance du journaliste. Là, c'est encore autre chose.

Et surtout, on tombe sur la la problématique que l'on a eu avec l'intervenant de de du baisse du niveau scolaire de l'éducation. Oui. Le principal souci, c'est qu'aujourd'hui, il y a une baisse de l'éducation, il y a une baisse du rapport à l'esprit critique, ce qui amène potentiellement des dérives.

Là où le le sujet devient très très intéressant, c'est qu'il y a effectivement cette question bah de de l'argent. Ça veut dire que ces médias qui critiquent les ultra riches mais qui sont quand même financés par mais surtout il y a des millionnaires comme Mathieu Pigas, des personnes qui ont un projet, vous l'avez déclassé lui, vous le mettez pas dans les milliard pour ça nous pas je ne suis même pas sûr qu'il soit millionnaire d'ailleurs si ça je vous le garantis, il est il est millionnaire mais c'est quelqu'un qui par exemple finance Libération et qui lui exprime qu'il qu'il veut mettre lui finance Nova et les AROC. Exactement.

Mais il a mis aussi de l'argent dans dans Libération et il il explique qu'il veut également mettre tous ses médias contre ce qu'il appelle la droite radicale et contre ce qu'il exprime être bonne guerre. Je trouve ça de bonne guerre aussi bien à droite que à gauche. C'est de bonne guerre vous dites medi sur le le débat qui verse beaucoup dans le bashing aujourd'hui, je voudrais vous faire réécouter Rachidati qui était au micro de Jean-Jacques Bourdin hier matin sur Sud Radio.

La ministre de la culture, on va pas refaire le pitch he mais qui est revenu sur son altercation d'avec Patrick Cohen sur France 5. Écoutez la ministre de la culture. Ce qui est regrettable c'est regrettable attendez ce qui est regrettable c'est évidemment la manière dont parfois on m'interroge ou on me caricature.

C'est insupportable. Donc voilà, on aimerait me mettre dans une case. Ça leur déplaît.

Je ne suis pas dans la case qu'ils ont qu'ils ont dans leur tête. Je ne serai jamais dans leur case. Je ne suis pas une serpillère.

Je ne suis pas une serpillère, dit-elle. Elle veut pas être maltraitée. Elle ajoute même dans cette interview.

Mira Raï aujourd'hui, vous diriez que et ça sera la conclusion entre nous trois. Vous diriez que le ça va trop loin désormais le et ça a toujours existé hein. Ça a toujours existé mais ce qui a changé c'est l'accélération des choses, la massification avec les réseaux sociaux.

Oui, il y a la massification, on est aussi totalement bombardé d'information. Il y a l'infobésité. Mais il y a Moi, j'ai j'ai par exemple sur sur Rachida Dati, mais je pense qu'elle est aussi très symptomatique de quelque chose, c'est qu'elle en a profité de ça.

Moi, je me souviens qu'à la fin de chaque élection, lorsqu'il y avait un plateau télé sur France 2, TF1, à chaque fois Rachid Rachidati passait et sur les réseaux sociaux, on appelait ça le Dati Show. Il y avait ce besoin d'être dans le clash et aujourd'hui pour le politique, c'est tout autant une manière d'exister puisqu'on est bombardier d'information. finalement le fond on l'a pu vraiment donc il y a ce besoin d'exister donc pour moi cette bonne guerre aussi bien côté bonne guerre vous dites hein oui et et Jules Laurent qui a pris des photos pendant l'interview dans studio parce que vous allez communiquer ensuite on est jeun c'est c'est une machine infernelle Jul vous avez le mot de la fin vous avez le mot de la fin allez bah moi ce que je pense surtout c'est que Patrick Cohen est quelqu'un qui se croit assez intouchable finalement dans sa façon de questionner Rachil lui a retourné un argument qu'il utilise régulièrement en citant des papiers de libération et Je pourrais même aller plus loin en disant que c'est également Mathieu Pigas qui finance Media one mia one qui finance c'est à vous.

Donc la bou bouff c'est infernal la bouc on pourrait y passer des heures. Merci à tous les deux Jules Laurent le rédacteur en chef de frontière et l'analyste politique. Vous êtes medi d'avoir participé à ce débat très vivant.

Merci. C'est la fin de la vérité en face dans un instant sur Sud Radio les médias avec Valérie Expert et Gilles Gansman. Merci.

M.