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Interviewyoutube.com· 2 novembre 2025ContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileEurope & internationalCulture, médias & sportSécurité

Présidentielle de 2027, Algérie, casse du Louvre... L'intégralité de l'interview d'Éric Zemmour

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 50 %Défensif 15 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • Éric ZemmourChiffre
    « 80% des bénéfices des entreprises françaises sont à l'étranger. »
  • Éric ZemmourChiffre
    « 26 milliards attendus, ça fait un point de PIB. »
  • Éric ZemmourChiffre
    « Nous les avons colonisés pendant 132 ans. »
  • Éric ZemmourFait
    « j'ai écrit le coup d'État des juges il y a 30 ans »
  • Éric ZemmourFait
    « en septembre 2021, j'avais proposé de participer à la primaire de LR. »
  • Éric ZemmourChiffre
    « Marine Le Pen, en juin 2021, j'ai retrouvé ça il n'y a pas longtemps par hasard, était à 32%. »

Modèle claude-sonnet-5 · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Vous êtes bien sur BFM Politique. Notre invité ce matin, c'est Éric Zemmour. Merci beaucoup d'être notre invité, président de Reconquête à mes côtés.

Pour vous interroger ce matin, Amandine Attalaya, éditorialiste politique BFM TV, et Bruno Jeudy, directeur délégué de la Tribune Dimanche. Bonjour Guillaume, bonjour Éric Zemmour. La Tribune Dimanche, notre partenaire de BFM Politique.

Alors avec vous, on va bien sûr évoquer ce livre que vous venez de publier, Osy sur Fayard, La messe n'est pas dite pour un sursaut judéo-chrétien. On va parler bien sûr du débat budgétaire qui se déroule en ce moment encore à l'Assemblée nationale et bien sûr des propos, on le disait, du ministre de l'Intérieur, le nouveau ministre de l'Intérieur, sur la question des relations avec l'Algérie. Mais d'abord, Amand, on voyait ces informations ce matin, cette attaque effroyable au Royaume-Uni. 10 personnes blessées lors d'une attaque au couteau dans un train qui reliait Doncaster à Londres. 9 d'entre elles sont en danger de mort.

Il y a quelques instants, on l'a entendu, la police anglaise semble écarter la piste terroriste. Comment vous percevez cette information ? Écoutez, d'abord, évidemment, comme tout le monde, l'effroi, l'horreur pour ces pauvres gens qui ont été agressés comme ça au couteau.

Et je ne peux pas, je vous avoue, m'empêcher de regarder et d'écouter les commentaires de la police anglaise avec un petit sourire narquois. Pourquoi ? Parce que je vais vous dire pourquoi.

Parce qu'ils prennent moult précautions pour nous faire croire, et peut-être que c'est la vérité d'ailleurs, mais en tout cas, pour surtout qu'on ne pense pas que c'est un Pakistanais ou un type de cet acabit-là, puisque je me souviens que la police anglaise a dissimulé pendant des années des viols de centaines de jeunes anglaises par des gangs d'Afghans et de Pakistanais. Et donc, moi, je n'ai aucune confiance dans la police anglaise. Donc, quand elle nous dit « ce sont deux Britanniques nés en Angleterre », je me dis « ou il y a Anguissou Roche ».

Voilà, c'est tout. Maintenant, j'attends, comme tout le monde, de connaître les véritables identités de ces criminels. Je rappelle que vous étiez présent à Londres, début septembre, pour la grande manifestation qui avait été organisée contre l'immigration.

Vous étiez présent sur place, donc vous doutez de la version de la police britannique. Depuis cette histoire que je vous ai évoquée, je doute à chaque fois de la version de la police britannique. Alors, Éric Zemmour, on le disait ce matin, Laurent Nunez, le nouveau ministre de l'Intérieur, se démarque de son prédécesseur Bruno Rotaillot et montre que le vote de cette semaine à l'Assemblée nationale, où une résolution du Rassemblement national pour dénoncer les accords franco-algériens de 1968 a été voté.

Eh bien, ce vote, ça ne lui plaît pas, au ministre de l'Intérieur. Laurent Nunez regrette, chez nos confrères du Parisien, je cite « les conditions dans lesquelles s'est déroulé ce vote », lui considère désormais qu'il faut aller avec l'Algérie vers une coopération apaisée, dit-il, mais qui doit rester exigeante. Une coopération apaisée avec l'Algérie, c'est la bonne solution ?

Écoutez, je vous avoue que j'ai lu ce matin l'interview de notre nouveau ministre de l'Intérieur, je me suis dit que c'était absolument lunaire. Pourquoi ? C'est un peu du castaner sans l'accent, voyez-vous, c'est-à-dire qu'on est revenu à un militant socialiste, bontain, qui raconte des boniments aux Français.

Ne vous inquiétez pas, tout va très bien, Madame la Marquise, les Algériens sont gentils, d'ailleurs, le ministre de l'Intérieur de l'Algérie m'a appelé, on est ravis pour lui. Il doit y aller d'ailleurs ou pas ? Il a été invité, est-ce qu'il doit y aller ?

Il fait ce qu'il veut, de toute façon il va y aller, il va se coucher devant les Algériens, on l'a compris. Il suffit de lire son interview pour comprendre que Nunez va se coucher devant les Algériens. Ok, c'est réglé.

Comme ses prédécesseurs. On a compris aussi qu'il donnait cette interview uniquement pour taper son prédécesseur. Toute l'interview est faite pour démolir Retailleau.

Je tiens à dire à M. Nunez qu'il dit qu'on voit bien que le rapport de force n'a pas marché puisque les Algériens, non seulement ne nous renvoient toujours pas leurs OQTF, mais en plus ils ne collaborent plus avec nous et ils ont gardé ce pauvre Boalame Sansal en prison. Il se trompe et il le sait très bien.

M. Retailleau n'a pas établi un rapport de force avec l'Algérie. Il a parlé d'un rapport de force.

C'est pas exactement la même chose comme tout ce qu'il a fait, pardonnez-moi, ce qu'a fait M. Retailleau depuis un an en tant que ministre de l'Intérieur. Il a parlé, oui, comme ça me convenait, comme ça convenait à beaucoup de gens, mais il n'a pas agi en fonction de ce qu'il a dit.

Mais auparavant, nous avions agi. Gérald Darmanin, par exemple, avait coupé les visas de moitié. Ça n'avait pas davantage fonctionné que les paroles très dures de Bruno Retailleau.

Mais madame, il l'a fait pendant quelques mois et puis après, il s'est couché lui aussi. Il a renoncé. Le rapport de force, il faut que ça dure, il faut que ça fasse mal.

Ça inclut quoi votre rapport de force ? Je vais vous dire, c'est très simple. Il faut couper tous les visas.

Il faut couper tous les visas. Il faut bloquer les regroupements familiales. Il faut bloquer l'argent que les Algériens envoient en Algérie par Western Union.

Il faut saisir, si tout ça ne suffit pas, les biens des dignitaires algériens en France. On l'a fait pour les Russes. Il faut interdire aux dignitaires algériens de venir se faire soigner en France.

Là, c'est un rapport de force. Et surtout, tenir. Parce que je vais vous dire, M.

Nunez dit, ah, c'est terrible si on se brouille avec les Algériens. La coopération sécuritaire...

Oui, mais ce n'est pas un argument à négliger. Ce n'est pas un argument à négliger. Le renseignement algérien permet concrètement d'empêcher des attentats sur notre sol.

Ça a été dit par plusieurs ministres de l'Intérieur et pas seulement M. Nunez. Oui, vous avez raison.

Je me suis renseigné. Imaginez-vous. J'ai demandé à des spécialistes du contre-terrorisme.

À votre phrase, vous devriez mettre un imparfait ou un passé simple, comme vous voulez. Ça a permis effectivement une collaboration étroite lors des attentats de 95. Vous voyez, ça commence à dater.

Aujourd'hui, ça ne sert plus à rien. La coopération avec les services marocains ou même israéliens, on le voit pour le Louvre, est beaucoup plus efficace. Non seulement les Algériens ne servent plus à rien, mais en plus, ils jouent double jeu dans le Sahel où, en vérité, ils ont fait mine de protéger et d'informer l'armée française sur les islamistes au Mali et compagnie.

Et en vérité, ils les montaient contre les Français. Ça, c'est le double jeu des Algériens. Par ailleurs, je tiens à vous dire que...

Qu'est-ce que fait le gouvernement algérien aujourd'hui ? Aujourd'hui, le gouvernement algérien, depuis des mois, affraite des cars, puis débarque pour convoyer des jeunes Algériens pour qu'ils viennent en Europe, en Espagne et en France. Ça, ça s'appelle l'organisation d'une invasion.

Alors, monsieur...

Une invasion ? Oui, ça s'appelle une invasion. Quand des gens viennent de l'étranger sans être demandé de force qu'ils forcent nos frontières et que c'est organisé par un gouvernement, ça s'appelle une invasion.

Excusez-moi, le terme d'invasion, est-ce qu'il n'est pas excessif ? Ah, il n'est pas du tout excessif. Au contraire, c'est les gens comme monsieur Nunez qui sont dans la dissimulation du rapport de force avec l'Algérie.

L'Algérie se moque de nous, monsieur Nunez. C'est simple. Mais précisément, en fait, elle ne reprend aucun de ses ressortissants.

C'est ce qu'explique Laurent Nunez depuis le printemps dernier. Ça s'appelle bien. À cause de la crise dans laquelle nous sommes avec eux.

Donc, si vous créez une autre crise...

Mais non, elle ne les reprend jamais depuis des années. C'est pas à cause de la crise. Ne reprenez pas les éléments de langage de l'Algérie qui, elle-même, reprend les éléments de M.

Nunez. Écoutez-moi. L'Algérie a décidé, et c'était pas comme ça dans les années 80 et 90, mais elle a changé de stratégie.

Aujourd'hui, l'Algérie a décidé que la France était mûre pour une revanche coloniale. Nous les avons colonisés pendant 132 ans. Ils veulent désormais nous coloniser et ils font tout pour.

M. Théboune, dans une interview...

Ils veulent nous coloniser ? Oui, absolument. Alors là aussi, c'est excessif, non ?

Ils veulent nous coloniser. Comment ? C'est excessif, quand même, non ?

Non. Je vous pose la question. S'il y a tout ce que je dis, vous allez me dire que c'est excessif.

Je vous pose la question. Non, ce n'est pas...

Moi, j'appelle...

Écoutez, j'appelle un chat un chat. C'est pas parce que vous avez l'habitude, ici, de gens qui ne disent rien ou qui essayent de passer entre les gouttes, comme M. Nunez, que vous allez me dire à chaque phrase que je prononce, c'est excessif.

Non. Je dis les choses crûment. Et dans votre plan où vous coupez les ponts, Éric Zemmour, que deviennent les deux Français emprisonnés, Boilem Sansal et Christophe Blaise ?

Mais, chère madame, vous avez raison. Mais j'ai fait mon deuil de ces gens. Ils ne les libéreront pas.

Voilà. Ils ne les libéreront pas. Parce que la France compte encore sur une grâce, aujourd'hui.

Mais je sais. Mais la France passe son temps à quémander. Il ne faut pas quémander avec les Algériens.

Il faut s'imposer par la force. Voilà. C'est contraire à ce que toujours fait la France en matière de...

Lorsque des ressortissants sont à l'étranger. On essaie de les faire libérer par tous les moyens. Oui, oui.

C'est même, j'allais dire, une certaine obligation de la part d'un pays comme la France. Vous avez tout à l'heure. Et là, vous les abandonneriez ?

Non. Je ne les abandonne pas. Je dis que le seul moyen de faire céder l'Algérie, c'est la force.

Ce n'est pas quémander et passer sous la table. C'est tout ce que je dis. Et ce n'est pas culpabiliser et demander pardon pour une colonisation d'il y a 70 ans.

Surtout qu'aujourd'hui, je vous le répète, le colonisateur, c'est l'Algérie. Il y a une résolution qui a été votée cette semaine à l'Assemblée nationale, même si effectivement elle est symbolique. Une résolution visant à dénoncer les accords de 1968.

L'accord de 1968. Résolution du Rassemblement national voté, effectivement, par les troupes d'Edouard Philippe, voté par les Républicains. Qu'est-ce que ça dit pour vous ?

Ça dit plusieurs choses. D'abord, j'ai immédiatement félicité les députés et le Rassemblement national qui avaient eu l'initiative. J'avais regretté l'année dernière que les députés du Rassemblement national ne fussent pas présents lors de l'examen de la même résolution.

Donc cette fois-ci, non seulement ils étaient présents, mais en plus, c'est eux qui étaient à l'initiative. Donc je m'en réjouis. Ça veut dire une deuxième chose sur le plan intérieur français.

C'est qu'il peut y avoir effectivement des votes communs entre une proposition du Rassemblement national et des gens qui ne sont pas au Rassemblement national et qui sont de droite. Moi, par exemple, si j'avais été à l'Assemblée nationale, je l'aurais évidemment voté. Troisièmement, ça ne veut pas dire ce qu'on a voulu leur faire dire.

Ça ne veut pas dire une union des droites. Une union des droites, ça veut dire un accord électoral avant l'élection. Ce que refuse, mais on en parlera peut-être, et Mme Le Pen et les dirigeants de LR.

Quatrièmement, ça ne veut pas dire, et vous l'avez compris, que ce traité va être dénoncé. Puisque le gouvernement qui aurait pu le faire, le refus. C'est que symbolique.

C'est que symbolique et déclamatoire. Article 34 de la Constitution, les résolutions ne conduisent pas, n'orientent pas la politique du Rassemblement national. Je ne vous dis pas le contraire.

Je vous dis que ça veut dire qu'il y a une majorité à l'Assemblée qui souhaite, et plus encore dans le pays, qui souhaite la dénonciation de ce traité. Un autre point, ça ne veut pas dire non plus que ce traité, une fois dénoncé, on réglerait définitivement la question de l'immigration venue d'Algérie. Ce traité, il faut bien comprendre en deux mots, ce traité était un traité qui compensait et qui corrigeait les accords déviants de 1962, qui mettait une liberté de circulation entre l'Algérie et la France.

Pourquoi ? Il faut se souvenir de ça. Le général de Gaulle, à l'époque, croyait, ou voulait croire, que le FLN respecterait sa parole et ne massacrerait pas les pieds noirs et qu'il resterait en Algérie.

Sauf que les pieds noirs ont compris en 24 heures que c'était, selon le slogan du FLN, la valise ou le cercueil, ils ont préféré la valise. Donc ils sont arrivés en France. La liberté de circulation ne concernait que les pieds noirs.

Et évidemment, les Algériens non pieds noirs, musulmans, se sont engrouffés dans cette brèche pour venir en masse en France, accueillis comme il se doit par les entreprises françaises qui étaient bien contentes de payer moins cher des ouvriers. Et aujourd'hui, ça n'aurait aucun sens pour vous de le renégocier comme dit par exemple Sébastien Lecornu. Lui n'est pas pour déchirer le traité, mais pour le renégocier.

Ça n'a aucun sens. Aucun sens. D'autant plus, c'est ce que j'allais dire, que ce traité lui-même, qui déjà favorisait l'entrée des étrangers algériens en France, a pris des proportions énormes à cause de la jurisprudence du Conseil d'État de 2007, qui en vérité donne les mêmes droits aux Algériens qu'aux Français.

Quasiment, à part le droit de vote. Qui est une jurisprudence scandaleuse. et qui nous repose la question que je pose depuis maintenant 30 ans, puisque j'ai écrit le coup d'État des juges il y a 30 ans, du pouvoir excessif de ces hauts magistrats, que ce soit Conseil d'État ou Conseil constitutionnel, qui en vérité, sous couvert de droits, gouvernent le pays.

Il faut remettre ces autorités judiciaires dans leur lit et pour qu'ils arrêtent de gouverner à la place du peuple et des représentants. Évidemment, il y a quelque chose que je ne comprends pas. L'Algérie, vous voyez ou non, ce n'est pas un pays comme un autre pour la France.

C'est un pays avec lequel on doit avoir des relations, puisque il y a à peu près, je crois qu'il y a un Français sur six qui a plus ou moins un lien avec l'Algérie. Vous me mettez dedans ? Oui.

Ah d'accord. Un Français sur six à peu près. Donc vous voyez, je suis dedans moi aussi.

Non, mais je veux dire, à vous entendre, on n'a plus aucune relation avec l'Algérie. C'est un pays qu'on met au banc, on ne veut plus en entendre parler. C'est un peu la vision que vous avez de la relation diplomatique qui pourrait exister, puisqu'il faut bien une relation diplomatique.

Pour vous, il n'y a plus rien. Je vous répète. Ça paraît impossible.

Bien sûr que c'est impossible. On a des relations avec les 150 pays qui existent. Mais l'Algérie, ce n'est pas un pays comme un autre.

Pour moi, c'est un pays comme un autre. Et par ailleurs, et vous voyez, mes parents y sont nés. Donc je peux vous dire, c'est un pays comme un autre.

C'est un pays pour lequel je n'ai aucune ni nostalgie ni culpabilité. Parce que je sais que moi, quand on nous explique que la colonisation de l'Algérie a pillé l'Algérie, je me marre doucement. Parce qu'à ma connaissance, on ne pille pas des marécages et des étangs.

Donc ça, c'est réglé pour moi. Donc l'Algérie est pour moi un pays, je vous le rappelle, je vous le redis, qui est un pays non seulement qui est un pays comme un autre, mais qui est un pays qui nous agresse, qui nous envahit, qui envoie sa jeunesse, nous coloniser. Donc moi, j'estime que c'est un pays ennemi aujourd'hui.

Donc il faut le traiter comme un ennemi. Et donc après, quand on aura réglé ça, et bien vous avez raison, on aura des relations normales, comme avec n'importe quel pays. Éric Zemmourie, il se vote cette semaine à l'Assemblée nationale.

Le débat budgétaire continue évidemment de marquer les débats également à l'Assemblée nationale. Quel regard vous portez sur ce débat ? La sorcellerie fiscale est inacceptable, juge Roland Lescure, le ministre de l'Économie, ce matin dans les colonnes de la Tribune dimanche.

Écoutez, je regarde ça depuis une semaine, 15 jours. Avec à la fois effroi et grand intérêt. Je vous explique.

Effroi parce qu'on voit bien que c'est la foire aux impôts et aux taxes dans le pays déjà le plus imposé du monde. Si vous voulez, là on a une orgie d'impôts, un foisonnement de taxes, et ça m'effraie parce que je me dis que ce sont les Français, les entreprises françaises en particulier, qui vont en pâtir. Mais, je regarde cela avec un grand intérêt, parce que comme il n'y a pas de majorité et comme il n'y a pas de 49-3, on voit la vérité budgétaire, fiscale et donc politique de chacun des groupes qui sont représentés à l'Assemblée nationale, comme si en vérité, ils gouvernaient déjà.

Bien sûr qu'il n'y a pas une réalité pour tous, parce qu'il n'y a pas la majorité pour tous. Et je finis simplement. La grande leçon qu'on tire de ces débats, c'est la convergence fréquente et régulière, et assumée, du groupe RN et du groupe LFI, autour de textes signés par ATTAC.

ATTAC, c'est un groupe qu'on connaît bien, qui est un groupe depuis les années 90 anti-mondialisation, anti-capitaliste d'extrême-gauche, et qui fait le lien entre les deux groupes, RN et LFI, qui ont la même vision anti-capitaliste de l'économie. C'est-à-dire que vous dédirez que le RN est de gauche pour vous ? C'est-à-dire que c'est du socialisme ?

Est-ce qu'il est en train de se passer à l'Assemblée ? Chère madame, quand j'étais à votre place, sur une autre chaîne bien sûr, il y a à peu près 15 ans, j'étais, je crois, je parle sur le contrôle de Bruno Jeudy, le premier à dire que Mme Le Pen était de gauche et que le nouveau parti, le Rassemblement National, qui n'est pas le Front National de Jean-Marie Le Pen, était de gauche. Elle dit qu'elle n'est ni de gauche ni de droite.

Elle dit qu'elle est pour la France. Tout le monde est pour la France. Et elle dit qu'elle veut l'unité nationale.

Tout le monde veut l'unité nationale. Moi aussi, je veux avoir 100% derrière moi. Ça, c'est sûr que tout le monde veut ça.

Non. Elle est de gauche, elle est socialiste en économie, et d'ailleurs, ils sont exactement, je vais vous dire, parce que c'est très intéressant ce qui se passe. Et je ne sais pas si vous suivez les débats sur Twitter enflammés entre M.

Jean-Philippe Tanguy et Sarah Knafo sur le budget et sur la fiscalité. C'est très intéressant parce que c'est le vieux débat qui date des années 90, que j'ai bien connu en tant que journaliste politique, entre les souverainistes de gauche et les souverainistes de droite. Les souverainistes de gauche, autour de M.

Chevènement, voulaient absolument, comme aujourd'hui M. Tanguy, accumuler les impôts pour contrôler les entreprises. Alors, une question très concrète.

J'ai fini ma phrase. Je finis ma phrase. Et les souverainistes de droite, autour de M.

Pasquois, de M. Philippe de Villiers, disaient, il faut protéger à l'extérieur et libérer à l'intérieur. Ce débat n'a pas changé de signification.

Pour être précis, vous faites allusion dans votre dénonciation de la foire aux impôts et notamment le rapprochement ou parfois les alliances qu'il y a pu y avoir et notamment sur une taxe, la taxe sur les multinationales ? Alors, oui, absolument, je fais réponse à celle-ci. Celle-ci, vous ne l'auriez pas votée ?

Non. Je vais vous expliquer pourquoi, si vous me permettez. D'abord, ce n'est pas sur cette taxe seulement.

Il y a, je ne sais pas combien, une dizaine d'impôts nouveaux qui ont été votés par LFI. Celle-ci, c'est la plus spectaculaire ? Vous avez raison, c'est la plus spectaculaire. 26 milliards attendus, ça fait un point de PIB.

C'est colossal. Alors, au départ, cette taxe est pleine de bonnes intentions. On nous dit, les grands groupes, français et étrangers, dissimulent des dépenses, etc., des recettes, les envoient à l'étranger et puis comme ça, elles payent moins d'impôts en France.

Très bien. Et M. Tanguy, pour le Rassemblement National et les LFI, nous disent, c'est très bien, voilà ce qu'on va faire.

C'est ce qu'ils ont voté. On va dire que si une entreprise française ou étrangère, je précise, a des recettes et a un bénéfice qui est inférieur à ses recettes en France, ça veut dire qu'ils fraudent et qu'ils doivent être imposés comme ces recettes. En gros, et c'est là que je me distingue d'eux, qu'est-ce qu'ils nous disent, ces gens, qui sont profondément des marxistes, en vérité, que ce soit au Rassemblement National ou à LFI, ils nous disent que toutes les entreprises doivent avoir dans tous les pays la même rentabilité.

Or, évidemment, que la France, en France, ils ont une plus faible rentabilité puisque la France est le pays où les taxes sont les plus élevées, où les charges sociales sont les plus élevées. Donc, qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que les entreprises françaises vont être encore plus poussées à délocaliser.

C'est ce qu'ils font déjà depuis 30 ans. Vous savez qu'aujourd'hui, 80% des bénéfices des entreprises françaises sont à l'étranger. Et deuxièmement, les entreprises étrangères devront ouvrir leurs comptes mondiaux aux agents du fisc.

Ils ne vont jamais accepter ça. Vous êtes bien sûr BFM Politique, notre invité. C'était Éric Zemmour à mes côtés.

Bruno Jeudi, Amandine Attalaïa. Nous sommes à 500 jours de la prochaine élection présidentielle. L'occasion de dévoiler ce sondage réalisé par l'Institut Elab pour BFM TV et la Tribune dimanche.

Première leçon, le Rassemblement national, quel que soit son candidat ou sa candidate, arrive très nettement en tête. 34% pour Marine Le Pen jusqu'à 37,5% selon les configurations. 35% dans cette configuration-là pour Jordan Bardella.

Comment est-ce que vous analysez ce sondage, Éric Zemmour ? Vous, vous êtes crédité entre 4,5% et 6% des voix jusqu'à 6,5% si éventuellement c'est Sarah Knafo qui est la candidate de Reconquête. Comment vous analysez ce sondage à 500 jours de la présidentielle ?

Écoutez, il y a plusieurs choses à dire. On peut dire ça très vite. La première, toujours, j'ai une certaine expérience d'observateur politique.

J'ai toujours vu que les gens qui étaient très largement en tête a, comme vous dites, 500 jours de l'élection présidentielle. En général, perdaient l'élection présidentielle et n'étaient pas au second tour. Ils s'appelaient Édouard Balladur, ils s'appelaient Lionel Jospin, ils s'appelaient Alain Juppé, on pourrait même remonter à plus loin, Raymond Barre, etc.

Ça, c'est la première chose. Bon, c'est objectif. Ça ne veut pas dire que ça va encore se passer comme ça, mais enfin, c'est comme ça.

Deuxièmement, on voit bien que derrière le Rassemblement national qui rassemble hors campagne tous les gens qui veulent renverser la table, je dis bien hors campagne parce que les gens, les électeurs, la plupart des électeurs, n'écoutent de façon attentive et détaillée que pendant la campagne présidentielle. Donc, pour l'instant, le Rassemblement national est le point de rencontre de tous les gens qui se disent « Ah, il faut balayer tout ça, il faut balayer Macron, il faut balayer le système, etc. » Très bien.

Mais deux questions, je vais sur le Rennes. D'abord, est-ce que Jordan Bardella, pour vous, a de meilleures chances de gagner que Marine Le Pen ? Non.

Pourquoi ? Parce que je pense que la campagne, et je vous l'ai dit, la campagne électorale a sa propre vérité. Et il n'est pas au niveau.

Et que je pense que Marine Le Pen a plus d'expérience, d'épaisseur et qu'une campagne présidentielle, j'en ai fait l'expérience, c'est très difficile et à la fin, on voit à travers du candidat. Et a-t-il les épaules ? Et donc, c'est très dur.

Et donc, voilà, je vous rappelle. Moi, je vous rappelle, Marine Le Pen, en juin 2021, j'ai retrouvé ça il n'y a pas longtemps par hasard, était à 32%. Non, mais ils ont déjà été à 30%.

Mais si on reste sur Jordan Bardella, qui aujourd'hui, dans l'hypothèse d'une Marine Le Pen inéligible, serait le candidat. Est-ce qu'il a les épaules pour être candidat et président de la République ? Ce n'est pas à moi de répondre, c'est les Français qui répondront.

Moi, je dis simplement que, et je crois avoir déjà dit cela, la dernière fois que dans l'histoire de France, on a donné le pouvoir à un homme de 30 ans, il s'appelait Napoléon Bonaparte. C'était un génie qui avait sauvé la France, qui avait conquis l'Italie, qui lisait, je ne sais pas combien de livres par jour, etc. Je ne crois pas, ce n'est pas être insultant pour Jordan Bardella, qu'il est de cette trempe-là.

Donc voilà, on verra bien, je vous dis, la campagne a sa propre réalité. Donc nous verrons en campagne. Et deux questions de plus.

Vous disiez à la dernière campagne présidentielle, et ça l'avait beaucoup froissé, que Marine Le Pen ne gagnerait jamais. Vous le pensez toujours ? Est-ce qu'elle a gagné ?

Ça s'applique à Jordan Bardella aujourd'hui ? Est-ce qu'elle a gagné ? Est-ce qu'on m'a expliqué en 2022 qu'elle devait gagner ?

Elle n'a pas gagné. En 2024, on m'a expliqué que Jordan Bardella devait être Premier ministre. Il n'est pas Premier ministre.

Je vous réponds, est-ce qu'elle a gagné ? Donc vous n'y croyez pas ? Et donc, ma prophétie sert à Béler, exact.

Et est-ce que vous avez des échanges avec eux aujourd'hui, que ce soit Marine Le Pen ou Jordan Bardella ? Non. Jamais, rien ?

Non. Alors il y a une autre...

Vous savez, c'est simple. On parlait de Jean-Philippe Tanguy tout à l'heure. Il a dit sur vos confrits de CNews, on lui a demandé pourquoi il acceptait l'alliance avec Eric Ciotti et pas avec Eric Zemmour.

Et il a répondu, Eric Ciotti s'est effacé et aligné. Moi, je ne m'aligne pas et je ne m'efface pas. Je comprends.

Voilà, c'est un choix. Vous ne vous effacez pas, ça veut dire que vous pensez que vous êtes en situation, en situation politique, de pouvoir porter une nouvelle candidature présidentielle ? Moi, ce que je sais, c'est que je porte un discours, des idées qui ne sont portées par personne.

Voilà. Et que ma voix, notre voix, puisque désormais, je suis heureux de voir que Sarah Knafo, après 18 mois de vie, politique, ce qui est quand même exceptionnel. Personne ne la connaissait, enfin, le grand public ne la connaissait pas il y a 18 mois.

Elle est crédité de 6%. Vous voyez, c'est formidable. Ça serait une bonne candidate à la présidentielle ?

En tout cas, c'est formidable. Je peux vous dire, moi, vous savez...

Et ça serait une bonne candidate ? La preuve, ça serait une très bonne candidate puisqu'elle est créditée de 6 ou 6%. Ça peut être elle, la candidate, au final ?

Écoutez, moi, si vous voulez, je suis ébahi par ça. Je veux qu'on s'arrête une minute là-dessus parce que c'est quand même assez extraordinaire de voir cette femme qui n'était pas connue du grand public il y a 18 mois qui aujourd'hui est créditée de 6 ou 6,5% dans les sondages présidentiels. Ça, c'est...

Ça, c'est...

Qu'est-ce que c'est ? Mais précisément, comme dit Guillaume, il n'y aura pas de primaire à reconquête. Donc, en fonction de quoi, vous déciderez si c'est vous le candidat ou si c'est Sarah Knafo ?

Mais ça, ce n'est pas le sujet. Ah si, c'est important pour que vous vous suivez. Je vous assure que ce n'est pas le sujet et que je ne répondrai pas ici.

Simplement, je vous dis simplement...

En tout cas, c'est ouvert. Tout ce qui est bon pour Sarah Knafo est bon pour moi. Il y a un autre...

Moi, vous savez, je ne suis pas de ceux qui veulent autour de moi des gens médiocres parce qu'ils n'ont pas confiance en eux. Moi, j'ai suffisamment confiance en moi pour avoir autour de moi des gens brillants et intelligents. Mais à priori, vous serez le candidat.

Et je...

Mais nous verrons, nous verrons bien sûr qu'à priori, je serai le candidat. Mais nous verrons. Encore une fois, je m'y prépare.

Je pense que notre discours, le discours de reconquête, est absolument original dans l'espace politique français et que donc, cette voie doit être portée. Il y a quelques jours, j'avais entendu que vous vouliez...

Vous défendiez l'idée d'une candidature de Sarah Knafo à Paris et également à la présidentielle. Je n'ai rien dit en public. Pas à Paris.

Mais je n'ai rien dit en public. Sarah y réfléchit. Elle est sollicitée de toutes parts pour être candidate à Paris.

Elle y réfléchit. Elle n'a pas décidé. Nous en discutons ensemble.

Voilà. Elle est également sondée à Paris. Elle est également sondée à Paris.

Et ce serait une bonne candidate ? Ça serait une excellente candidate. Je pense que ça serait la meilleure candidate vu les autres candidats.

Je pense qu'alors là, il n'y a pas photo. Éric Zemmour, il y a le maire de Cannes, président de l'AMF, David Lissnard, qui est toujours membre des Républicains, qui est justement dans la perspective de la présidentielle, a dit cette semaine qu'il faut une primaire qui irait de l'UDI à Sarah Knafo. Vous êtes prêt à participer à une telle primaire ?

C'est une bonne idée ou pas ? Écoutez, je vais vous dire...

J'ai évolué en fonction de l'évolution des choses. Je vous explique en deux mots. Pour moi, et dans la Ve République, traditionnellement, la primaire, c'est le premier tour.

Mais ce que je vous dis là, c'est dans le cadre d'une Ve République classique, avec de part et d'autre, à gauche et à droite, deux grands partis qui s'imposent, qui s'affrontent entre eux avant d'envoyer leur champion au second tour. Là, manifestement, cette situation n'est plus celle d'aujourd'hui. Nous avons un paysage complètement dispersé.

Et je me dis que la proposition de Lysnard est intéressante. D'ailleurs, moi-même, souvenez-vous, en septembre 2021, j'avais proposé de participer à la primaire de LR. Et les chapeaux à plumes de LR avaient trouvé des argusies juridiques pour me refuser ma candidature.

Et là, Laurent Wauquiez...

Apparemment, M. Lysnard, à moins d'arrière de conseil politicien que...

Laurent Wauquiez a dit pareil. Une primaire de Darmanin à Cnafot. Je n'ai pas entendu M.

Wauquiez dire ça. Il l'a dit, effectivement. Il l'a dit primaire de Gérald Darmanin à Sarah Cnafot.

Eh bien, très bien. Eh bien, alors, organisons-la. Organisons-la ?

Oui, pourquoi pas. Chiche, quoi. Chiche, exactement.

On voit que l'autre personne qui est en dynamique dans cette étude d'opinion publiée aussi par la Tribune du Dimanche, c'est Jean-Luc Mélenchon qui progresse de trois points dans ce sondage et qui est au coude à coude pour le second tour. Jean-Luc Mélenchon, que vous évoquez, effectivement, dans votre ouvrage, qui n'est pas un ouvrage politique, c'est un ouvrage vraiment historique sur la perte, justement, pour un sursaut judéo-chrétien. Mais il y a un chapri qui s'appelle Tous coupables où vous évoquez, effectivement, Jean-Luc Mélenchon.

Vous dites, c'est cette alliance, je cite, électorale islamo-gauchiste entre les jeunes des quartiers et la jeunesse étudiante que Jean-Luc Mélenchon a conceptualisé politiquement pour faire de lui et de son mouvement la France Insoumise les nouveaux patrons de la gauche française. Comment vous expliquez cette dynamique-là ? Vous dites, finalement, pour Jean-Luc Mélenchon, la menace, aujourd'hui, ce ne sont plus les Français qui se disent...

Enfin, pardon, vous dites, justement, la menace, ce sont les Français qui se disent de souche qui constituent à ses yeux un problème pour la paix civile. Oui, je reprends une de ces phrases. Comment vous expliquez néanmoins qu'ils sont en dynamique et qu'on le voit et qu'il progresse ?

Il est peut-être en route pour le second tour. Vous savez, quand tout le monde, et en particulier du côté du Rassemblement National et de la Macronie, ne jurait que par le clivage qu'il disait éternel entre les patriotes et les mondialistes, vous vous souvenez de cette histoire ? On entendait beaucoup Emmanuel Macron et Marine Le Pen sur ce thème-là.

Moi, je disais, non, le clivage de demain, c'est entre Jean-Luc Mélenchon et ceux qui veulent que la France reste la France. Tout simplement parce que, si vous voulez, il y a une tradition à gauche d'inventer le peuple, le fameux peuple de gauche, avec le nouveau clivage qu'on impose. Le peuple de gauche, ça a été le tiers-État en 1789, l'alliance entre la bourgeoisie et la paysannerie contre les aristocrates.

Puis, au XIXe siècle, ça a été la classe ouvrière, vous vous souvenez de ça ? Et aujourd'hui, la nouvelle classe ouvrière, le nouveau peuple de gauche, ce sont les musulmans, alliés avec la jeunesse des écoles, endoctrinées par le wokisme. C'est cette alliance-là qu'incarne Jean-Luc Mélenchon, qu'il a compris avant les autres, même si elle commençait déjà à se coaguler dès le vote de François Hollande contre Nicolas Sarkozy, qui en a déjà profité.

C'est Jean-Luc Mélenchon qui l'incarne. En vérité, qu'est-ce que Jean-Luc Mélenchon incarne ? C'est la vieille tradition française du parti de l'étranger.

Aujourd'hui, Jean-Luc Mélenchon...

Jean-Luc Mélenchon, c'est le parti de l'étranger ? Oui, c'est le parti de l'étranger. C'est-à-dire, le parti, à chaque fois en France, vous savez, que la France est envahie, il y a des Français qui se mettent avec l'envahisseur.

Si vous voulez, notre évêque cochon, vous savez, celui qui a donné Jeanne d'Arc aux Anglais. C'est la même histoire, la même répétition de l'histoire française. Et qu'est-ce qui vous permet de dire que Jean-Luc Mélenchon ne serait pas patriote et pour notre pays, pour la France ?

Mélenchon n'est pas patriote. Il n'arrête pas de dire que les Français de souche sont un problème. Il n'arrête pas de vanter la jeunesse africaine.

Il n'arrête pas de dire que la culture chrétienne est complètement misérable et que nous devons tous, tout et tous, à la culture musulmane. Je pense que Jean-Luc Mélenchon, je vous le répète, est l'incarnation du parti de l'étranger. L'essentiel de votre livre, c'est vous appeler une re-christianisation de notre pays.

Concrètement, ça veut dire quoi ? Alors, d'abord, pourquoi je dis cela ? Je vous coupe juste pour dire la France, vous dites notamment la France sans le christianisme n'est plus la France et je veux continuer à vivre en France.

Absolument. La France, le christianisme a fait la France. Je dis, l'Église a fait les rois qui ont fait la nation qui a fait la République.

Donc, effectivement, le christianisme a fait la France et donc, sans le christianisme, sans l'identité chrétienne, il n'y a plus de France. C'est bien ce que pense Jean-Luc Mélenchon. Il veut en finir avec la France chrétienne et la remplacer par ce qu'il appelle une France créolisée qui est en vérité le faux-né d'une France islamisée.

Donc, concrètement, le christianisme, c'est simple, a deux bras, si j'ose dire. D'abord, le bras de la foi, c'est même la seule religion, la première religion à fonder son message sur la foi. Les autres religions, que ce soit le paganisme d'avant ou le judaïsme ou l'islam, sont des religions qui sont fondées sur l'appartenance à une cité, un peuple et un code juridique d'interdit et de prescription positive.

Le christianisme, par la voix de Saint Paul, a dit la foi en Jésus-Christ préexiste à tout. Ça, c'est la première spécificité qui va fonder l'individu libre de l'Occident qui est unique dans le monde. Mais le christianisme est aussi une identité.

L'identité, tout simplement, qui s'exprime par tout ce que l'Église a apporté à la littérature, l'architecture, la musique, la peinture, mais aussi le droit, l'État, les hôpitaux, l'école, etc. Ça, c'est une identité chrétienne. Or, nous vivons un moment historique effrayant qui est que nous arrivons au terme d'une évolution de plus de deux siècles de déchristianisation qui a commencé sous les lumières et qui s'achève aujourd'hui.

Jérôme Fourquet, dans le débat que j'ai avec lui, vous savez, ce week-end, dans le Figaro Magazine, dit qu'il n'y a plus que 0,2% des filles qui s'appellent Marie et il y a 40% des gens qui se font incinérer et qui ne se font pas enterrer selon les rites chrétiens, etc. Ça, c'est le choix des gens. Qu'est-ce qu'on fait contre ça ?

Mais j'allais, je suis d'accord avec vous. Mais je vous dis, c'est l'aboutissement d'une évolution de deux siècles et demi. Et parallèlement, nous avons, à la place de ce vide chrétien, nous avons un plein musulman porté par la démographie et l'agressivité des jeunes musulmans.

Et on ne va pas obliger légalement les gens, je ne sais pas, à se faire incinérer ? Vous avez tout à fait raison, cher monsieur. Et c'est bien ce que je dis.

Comme la foi chrétienne a porté un individu libre, on ne peut pas inoculer des sérums de foi aux gens. En revanche, et c'est la responsabilité de l'État, puisque la République, depuis un siècle et demi, a porté le fer contre le christianisme, je pense même que le grand projet républicain a été celui de la déchristallisation. Vous oubliez la loi de 1905 quand même dans ces deux siècles.

Pas du tout. Je ne l'oublie pas du tout. C'est une loi fondamentale sur les 120 dernières années.

Vous avez tout à fait raison. Ça a été une arme de guerre contre le christianisme. Il ne faut pas se cacher.

La laïcité n'est pas ce qu'on nous raconte. C'est accepté par tous les Français depuis 120 ans. Je ne vais pas la remettre en cause.

Je vous dis ce que ça a été. Je vous dis qu'aujourd'hui, la laïcité doit être utilisée contre l'islamisation du pays. Avec autant de force qu'elle l'a été contre le christianisme.

Maintenant, je veux répondre à votre question. Pour re-christianiser, il faut redonner force à l'identité chrétienne. C'est-à-dire apprendre aux enfants des écoles tout ce qu'ils doivent au christianisme.

Je vous le répète, l'architecture, la peinture, la musique, la littérature, etc. Vous savez, vous connaissez ce mot que j'aime beaucoup de Cioran qui disait « Dieu doit beaucoup à Jean-Sébastien Bach ». C'est un mot délicieux qui dit tout.

Le christianisme est fort par son identité, par le charme qu'il dégage, par l'émotion qu'il suscite. Il faut absolument se réapproprier ça. Il faut même, et mon livre en parle, que l'Église se réapproprie ça.

Parce que l'Église, depuis 2032, a eu le tort de trop protestantiser son message, de trop passer par la raison froide et non plus par l'émotion. Vous évoquez, il y a quelques instants, effectivement, la culture, l'histoire, les arts. Les derniers jours ont été marqués par ce casse du siècle au musée du Louvre.

Qu'est-ce que ça dit de notre rapport au patrimoine ? De nouvelles personnes ont été effectivement mises en examen, les policiers continuent de travailler. Est-ce que vous jugez que les réponses apportées par la ministre de la Culture, par la patronne du Louvre sont à la hauteur ?

Alors, les seuls qui sont à la hauteur dans cette histoire, ce sont les enquêteurs, les policiers, qui ont été absolument admirables d'efficacité et de célérité. Deux, les deux leçons que je...

Je salue le travail du ministère de l'Intérieur, alors ? Non, de ces...

C'est lui qui les dirige. Ouais. Allez, je salue le travail du ministère de l'Intérieur si vous voulez.

Mais c'est un bon fonctionnaire, Nunez, vous savez, simplement, je savais ce que j'en ai dit. Rachida Dati, elle dit, ça fait plus de 20 ans que les risques d'intrusion, de vol ont été sous-évalués au Louvre. Oui, c'est elle la responsable.

Et c'est comme la patronne du Louvre. Elle a du culot, quand même. C'est-à-dire que pour vous, elle est ministre de la Culture ?

Elle devrait partir pour vous ? Mais bien sûr. Non, mais la patronne du Louvre.

La patronne du Louvre et la ministre de la Culture auraient dû démissionner depuis longtemps dans un pays qui...

Elle n'a rien à voir avec ce qui s'est passé, Rachida Dati. Pourquoi elle n'a rien à voir ? Elle n'est pas ministre de la Culture ?

Si, elle est ministre de la Culture. Elle n'est pas la supérieure de la directrice du Louvre ? Mais attendez, je veux répondre à ces deux questions parce qu'elles sont intéressantes si vous me permettez.

Les deux leçons que je tire deux se cassent. C'est deux leçons d'ailleurs qui n'ont rien à voir l'une avec l'autre. La première, c'est que depuis des années, on a une conception qu'on veut moderne, qu'on veut nouvelle, transgressive, du patrimoine qui n'est plus la simple préservation et protection du patrimoine mais la mise en relation avec un art contemporain, la plupart du temps affreux, qui joue avec les arts et les superbes œuvres du passé.

La vérité, c'est que ça ne permet qu'à des artistes contemporains le plus souvent minables de profiter de l'aura des œuvres sublimes du passé. Madame la directrice du Louvre a été tout à fait la représentante de ce courant et d'ailleurs a été choisie par M. Macron pour cela.

C'est pour ça que M. Macron refuse sa démission parce qu'ils sont en vérité en phase. Moi, je m'inscris en faux contre cette conception que je trouve ridicule et je pense qu'il faut revenir à une conception traditionnelle du patrimoine, de défense du patrimoine pour le patrimoine, de suppression du ministère de la Culture et de...

Il faut supprimer le ministère de la Culture. Absolument. Et oui, qui est devenu un entre à wokiste et absolument à gauchiste lamentable.

Je pense qu'il faut supprimer le ministère de la Culture et remettre un secrétariat d'État comme c'était avant Malraux, un secrétariat d'État aux beaux-arts et aux patrimoines. Deuxième leçon que je tire, mais encore une fois qui n'a rien à voir avec la première. Quand on voit les profils, c'est comme notre histoire de crime anglais.

Vous nous avez dit tout à l'heure qui allait prendre la fuite vers l'Algérie. L'Algérie qui était un franco-malien, un autre qui était un malien, franco-malien, peu importe. Qu'est-ce que j'en déduis ?

J'en déduis ce que je dis depuis des années, parfois d'ailleurs sous l'incompréhension même de mes amis. Nous subissons en vérité ce que les féministes, je leur emprunte cette expression, appelle un continuum de violence. C'est-à-dire ?

C'est-à-dire des vols, des pillages, le Louvre, des viols, des crimes, des meurtres, des émeutes. Tout ça, pour la plupart, qui sont proférés et mis en œuvre par les mêmes, par la même population, par les mêmes enfants de l'immigration arabo-musulmane. Et pour moi, c'est exactement lié.

C'est-à-dire que tout cela, ce sont des pratiques, je parlais tout à l'heure d'invasion et d'occupation, je pense que ce sont des pratiques d'une armée d'occupation. Qu'est-ce que fait une armée d'occupation ? Qu'est-ce que fait une armée d'occupation dans l'histoire ?

Mais un voleur, c'est un voleur. C'est ça. Un voleur, c'est un voleur.

Vous savez, vous me rappelez les barbouses. Un barbu, c'est un barbu. Trois barbus, c'est des espions.

Un voleur, c'est un voleur. Mille, dix mille voleurs arabo-musulmans, c'est un fait historique. C'est-à-dire que nous avons là une sorte de milice qui affirme sans uniforme une milice et de milice.

Vous allez me dire que je vous dis que vous êtes excessif. Laissez-moi finir ma démonstration, je vous assure. Il faut laisser finir et vous verrez.

Qui agit exactement comme une armée d'occupation parce que pourquoi ? Parce qu'elle considère, et nous en revenons à la discussion sur l'Algérie, les Algériens enseignent à leurs enfants depuis 60 ans que la France a pillé l'Algérie et que nous devons, ils doivent absolument se rembourser et se revancher. Donc, non seulement ils colonisent la France, mais ils pillent.

Ils volent, ils violent, ils tuent. Bien sûr, pas tous les Algériens, bien sûr, pas tous les musulmans. Une immense minorité.

Non, c'est pas une...

Déjà, c'est un oxymore, une immense minorité, mais c'est pas grave. Et alors, vous seriez président, en quoi ça changerait ? Est-ce que la France serait la même demain ?

Ah non, elle ne serait pas la même demain, chère madame, si j'étais président. Si j'étais président, tous ces gens, tous ces gens qui seraient arrêtés comme trafiquants de drogue...

Mais déjà, c'est qui, tous ces gens ? Tous ces gens qui sont trafiquants de drogue. Il y a des trafiquants de drogue.

Pour la plupart, ils sont arabo-musulmans. On ne peut pas nier ça. Tous ces criminels, tous ces voleurs, tous ces pillards, tous ces émeutiers après le match du Paris Saint-Germain, ces gens-là seraient déchus de la nationalité française et ils reprendraient leur seule nationalité algérienne, marocaine, tunisienne, malienne et ils rentreraient chez eux.

Ben non, ils ne rentreraient pas. Si, ils rentreraient. En tout cas, ils seraient expulsés.

Je me débrouillerai pour avoir...

Soit ils rentreraient chez eux parce que leur pays les reprendraient, soit je trouverai un endroit où les envoyer. Je vous assure que ça se fait. On ira au Kosovo, on ira n'importe où, mais on trouvera.

Quand on veut, on peut. Donc ça, vous voyez, ça fait un changement fondamental avec ce que d'ailleurs veulent tous les partis, y compris le Rassemblement National puisque le Rassemblement National ne veut pas de ça ce que j'appelle la remigration et qui est en train d'être mise en oeuvre par le président Trump. Je vous le rappelle.

On verra ça si dans votre campagne présidentielle de 2027 c'est ce que vous portez pour laquelle vous serez a priori le candidat de reconquête. C'est ce que vous nous avez dit. La messe n'est pas dite.

C'est aux éditions Fayard pour un sursaut judéo-chrétien. C'est votre dernier ouvrage. Merci d'avoir été notre invité ce matin.

Merci à tous les deux.