Aller au contenu
Tous les transcripts
Discours / meetingGroupe RN - Assemblée· 21 octobre 2026 5 minAutoproduitFond programmatiqueSantéSolidarités & familleTravail & emploi

Discours de Christine Loir (14/10/2026)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Invité politiqueFait
    « Ce décalage entre les promesses et la réalité, nous le retrouvons dans la politique de l'autonomie. »
  • 0:00Invité politiqueFait
    « Depuis 2018, le grand âge fait l'objet de promesses répétées. Une grande loi était annoncée pour 2019, elle n'est jamais venue. »
  • 0:00Invité politiqueChiffre
    « Ce PLFSS prévoit 44,4 milliards d'euros pour la branche autonomie en 2027. »
  • 0:43Invité politiqueFait
    « Depuis sa création, les dépenses de cette 5e branche ont progressé de plus de 45 % mais une politique ne se juge pas à ce qu'elle dépense, elle se juge à ce qu'elle change dans la vie des gens. »
  • 0:43Invité politiqueChiffre
    « Cette branche sera déjà déficitaire de 200 millions d'euros en 2027 puis de 1,6 milliards en 2030. »
  • 1:28Invité politiqueChiffre
    « Le gouvernement prévoit 250 millions d'euros d'économies pour les départements en modifiant le calcul de l'aide accordée aux personnes âgées dépendantes. »
  • 2:56Invité politiquePromesse
    « Avec Marine Le Pen, nous proposons de mieux indemniser le congé du proche aidant, en compensant les pertes de salaire de 100 % au niveau du SMIC, à 80 % jusqu'au salaire médian et à 50 % au-delà avec un plafond de 3000 euros nets. »
  • 2:56Invité politiquePromesse
    « Nous proposons également une indemnité de 300 euros par mois pour ceux qui accueillent un proche dépendant chez eux ou vivent à ses côtés. »

Temps de parole

  • Christine Loir100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Christine Loir

Après les violences et les pillages insupportables du 17 octobre, le président de la République s'est adressé aux Français. Il a parlé de colère, de honte. Il a promis la transparence et a annoncé de nouvelles concertations. Mais les Français n'attendent plus des annonces, ils attendent des actes. Ce décalage entre les promesses et la réalité, nous le retrouvons dans la politique de l'autonomie. Depuis 2018, le grand âge fait l'objet de promesses répétées. Une grande loi était annoncée pour 2019, elle n'est jamais venue. La loi de programmation promise en 2024 non plus. Ce PLFSS prévoit 44,4 milliards d'euros pour la branche autonomie en 2027.

Depuis sa création, les dépenses de cette 5e branche ont progressé de plus de 45 % mais une politique ne se juge pas à ce qu'elle dépense, elle se juge à ce qu'elle change dans la vie des gens. Or, cette branche sera déjà déficitaire de 200 millions d'euros en 2027 puis de 1,6 milliards en 2030, alors que les besoins continuent d'augmenter. Prenons le maintien à domicile. Tout le monde proclame le virage domiciliaire mais un virage domiciliaire ne se décrète pas à Paris, il se fait sur le terrain. Avec une auxiliaire de vie qui enchaîne les kilomètres, les horaires fractionnés, les interventions trop courtes et une famille qui espère que les heures accordées seront réellement effectuées.

Un plan d'aide qui existe sur le papier mais que personne ne peut réaliser n'est pas un droit effectif. Le recentrage du barème de l'APA doit nous alerter. Le gouvernement prévoit 250 millions d'euros d'économies pour les départements en modifiant le calcul de l'aide accordée aux personnes âgées dépendantes. Mais faire des des économies sur l'aide apportée aujourd'hui, c'est prendre le risque de voir l'état s'aggraver demain. La prévention, c'est intervenir avant la rupture. Encore faut-il avoir des professionnels pour accompagner nos aînés. Ces métiers essentiels, souvent mal rémunérés avec des conditions de travail difficiles.

Comment réussir à maintenir à domicile sans donner à ces professionnels les moyens d'exercer dignement leur ? Je connais ces métiers. Avant d'être ici à cette tribune, j'ai accompagné des personnes polyhandicapées. J'ai également travaillé comme auxiliaire de vie sociale. Accompagner une personne, c'est prendre le temps de l'écouter, de la rassurer et de préserver sa dignité. Et lorsque les professionnels manquent, les proches prennent le relais. Un aidant doit pouvoir rester un conjoint, une fille, un fils, un parent. Il ne doit pas devenir, faute de solution, le professionnel permanent.

Avec Marine Le Pen, nous proposons de mieux indemniser le congé du proche aidant, en compensant les pertes de salaire de 100 % au niveau du SMIC, à 80 % jusqu'au salaire médian et à 50 % au-delà avec un plafond de 3000 euros nets. Nous proposons également une indemnité de 300 euros par mois pour ceux qui accueillent un proche dépendant chez eux ou vivent à ses côtés. Reconnaître les aidants, c'est leur donner des moyens d'accompagner dignement leurs proches. Et lorsque le domicile ne suffit plus, l'EHPAD, l'accueil familial ou l'habitat intermédiaire doivent rester le choix, le vrai choix. Le coût ne doit pas dépasser décider à la place de la personne.

On ne peut pas parler de libre choix quand la solution la plus adaptée devient trop chère. Mes chers collègues, ces derniers jours, notre pays a connu une crise marquée par des violences. Mais il existe aussi des crises silencieuses. Une heure d'aide qui n'est pas faite, un soignant mal payé, un aidant qui craque, une personne âgée qui renonce. Ces souffrances sont moins visibles, mais elles méritent tout autant de réponses concrètes. Un État ne se juge pas à ses discours, mais à sa capacité à protéger les plus vulnérables. La France a besoin d'une protection qui se voit, qui se mesure et qui arrive jusqu'au dernier kilomètre.

Les Français vous jugent sur vos actions ou plutôt sur votre inaction. Nos aînés, eux, ne peuvent plus attendre. Voilà 8 ans que vous promettez une véritable politique de l'autonomie sans jamais lui donner l'ambition et les moyens nécessaires. Nous, en 2027, nous le ferons. Je vous remercie. Merci, Madame la rapporteure.