Hausse du carburant : les agriculteurs bloquent la raffinerie Feyzin
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Je le rappelle donc le syndicat, ce syndicat agricole, la coordination rurale annonce une mobilisation régionale entre le péage de Ville-Franche sursa et de Reventin Vaugis avec le soutien de 13 départements dont le Jura. Alors, quelle est la situation ce matin cher Bertrand Moligier ? La situation est très compliquée, hein.
Nous avons quitté Chanière tard dans la nuit hier soir hein pour pour descendre sur Lyon. Euh malheureusement donc les manifestations euh ont toutes été annulées par euh par la préfecture, donc on a dû faire face euh un petit peu à ce à ce problème et euh et au désarrois de de nos adhérents, les agriculteurs qui qui voulaient crer leur colère. Euh donc on a on a décidé euh en urgence hier soir un plan de repli.
Donc on n' pas pu aller sur les mobilisations qui étaient prévues. Euh mais nous nous sommes tous rendus sur la raffinerie de de Fin que que nous bloquons depuis 14h ce matin. Euh et nous sommes donc une centaine d'agriculteurs avec 30 tracteurs devant le départ des camions pour le carburant que nous laissons passer au compte de goutte.
Alors ce n'est pas anodin Bertrand Moligier. Donc je le rappelle, cet arrêté préfectoral interdisait tout rassemblement revendicatif aujourd'hui, ce lundi 11 mai dans plusieurs communes du Sud Lyonnais et et notamment la raffinerie de Faisin et ses installations portuères Édouard EO qui constitue des infrastructures majeures de la chaîne de distribution des hydrocarbures dit dit le préfet. Pourtant vous êtes allé sur ce lieu le plus chaud finalement.
Alors, on est allé sur le lieu le plus chaud parce que parce que c'est un symbole hein. Aujourd'hui, notre cris de colère, c'est la hausse du carburant. Donc ça nous paraît c'est normal d'être dans une raffinerie.
Euh et malheureusement aujourd'hui, on perd nos libertés en France. Enfin, on perd nos libertés de de manifester. Euh on a des arrêtés d'interdiction euh qui sont disproportionnées.
On arrive à faire des interdictions sur neuf communes. On peut même plus faire un cortège. Euh donc aujourd'hui, nous on avait envie de dire stop quand c'est choses qu'on qu'on peut plus laisser passer.
Euh et c'est la raison pour laquelle nous sommes venus bloquer ce matin la raffinerie de Fin. Alors, hausse du carburant, évidemment, on a tout de suite compris euh vos revendication concrètement, comment et à quel niveau vous souffrez de cette hausse du carburant ? C'est toute votre activité qui est pénalisée, on imagine Bertrand Molig.
Alors, les activités agricoles en France, ce sont des activités qui depuis plusieurs années sont déjà en grande détresse économique. Euh donc, c'est la surcharge qui se rajoute sur la surcharge, hein. Aujourd'hui, le prix du carburant, alors moi je parle pour le carburant agricole, mais c'est vrai aussi pour les autres carburants, c'est un prix qui a augmenté de 70 % en 4 mois seulement, 1 € début de l'année. 1, 762 prix de base aujourd'hui sur ce ministère de l'économie.
Euh donc euh je je connais aucun produit euh qui voit son prix multiplier pratiquement par de en 4 mois euh sans que nous ayons la possibilité de le répercuter sur sur nos prix de vente. Donc pour nous économiquement euh l'équation est intenable donc c'est impossible. Donc voilà aujourd'h on on se révolte et et on dit stop.
Bon on a bien compris. Tenez-nous au courant évidemment on viendra vous voir Bertrand Moliger avec vos confrères notamment de la coordination rurale du Rô. Réaction sur la hausse des prix du carburant.
Les agriculteurs veulent alerter sur leur situation et prévoi des blocages. Donc euh pour l'instant ce matin autour de la raffinerie de Faisin. Euh prenez vos dispositions.
Bon courage Bertrand Moligier. On refera le point bien sûr sur Sud Radio. Il est 6h44 [musique] le petit matin Sud Radio 5h7h Frédéric Brindel.
Et dans l'actualité, Emmanuel Macron qui a assuré que la France n'a jamais envisagé un déploiement dans le D3 d'Ormous, mais se tient prête. La France et le Royaume-Uni copréside en effet une réunion des ministres de la défense sur le D3 d'Ormouse. C'est prévu demain.
Hier, Teran a brandi la menace d'une réponse décisive et immédiate en cas de déploiement français et britannique. De son côté, Donald Trump juge totalement inacceptable la réponse de Teran à la proposition de paix américaine. Le président américain en visite d'État en Chine de mercredi à vendredi veut faire pression sur son homologue Shijingping au sujet de l'Iran.
Et puis les cinq français passagers du navire MV on été rapatriés à l'hôpital Bicha à Paris. L'un d'eux présentent des symptômes compatibles avec l'anvirus. Il faudra 24 heures pour savoir s'il s'agit bien de la maladie.
Le reste de l'actualité dans hashtag on en parle.
Xavier Bertrand