🇫🇷 MARINE LE PEN & JORDAN BARDELLA : les discours de Liévin !
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Merci de votre accueil. C'est toujours pour moi une joie, un bonheur et une fierté de venir ici dans le Pas-de-Calais, dans ces terres ouvrières, dans ces terres de travail et par-dessus tout dans ces terres où l'on aime passionnément la France et le peuple de France. Je veux, mes chers amis, comme il est de coutume avant tout, adresser d'abord mes remerciements à notre délégué départemental Christopher Zurek, brillant sénateur qui nous fait l'amitié de nous accueillir à l'aube de cet été 2026 qui précède une grande bataille. Je veux adresser mes remerciements à notre talentueux maire de Liévin qui a fait tomber un bastion du socialisme et de la gauche, Dany Paiva.
Je veux adresser mes remerciements à notre député, mon ami Bruno Bild, qui depuis tant d'années, qui depuis tant d'années, j'allais dire m'accompagne, mais puisque Marine est là, je dirais, nous accompagne, avec gentillesse, avec estime, avec fidélité. On peut le dire, parfois il y a eu des hauts, parfois il y a eu des bas, puis il y a re-eu des hauts et re-eu des bas. Mais nous sommes ensemble, nous sommes réunis et la fidélité est évidemment, est éminemment une valeur qui nous tient à cœur, qui fait la force de notre mouvement, qui fait sa longévité, qui fait son unité.
Et lorsque l'on regarde le spectacle offert par toute la classe politique et par tous les autres mouvements, nous pouvons être fiers de cette fraternité militante et de cette unité qui, j'en suis sûr, est la clé de la victoire. Le problème étant que maintenant, nous avons beaucoup d'élus, donc je vais devoir passer un petit peu de temps à remercier et à féliciter les uns et les autres. J'adresse un salut fraternel et amical à l'ensemble des parlementaires qui sont ici aujourd'hui, qui travaillent et qui œuvrent dans ce premier groupe de l'Assemblée nationale.
J'adresse un salut fraternel à nos députés européens qui sont présents, je l'ai dit, à nos sénateurs et bien sûr à nos talentueux maires qui nous ont conduits en 2026 à la victoire dans plusieurs communes de ce département. Enfin, et parce qu'elle est à l'origine de cette invitation, je veux remercier Marine pour son amitié, pour sa confiance, pour sa fidélité. Je vais lui redire mon total soutien, ma totale amitié, lui redire que je me suis engagé, pour elle, en politique, pour l'avoir élue présidente de la République. Et j'espère bien l'avoir élue présidente de la République dans quelques mois.
Alors, et puis, mes chers amis, je veux, et après on parle de politique, même si ce que je dis là est profondément politique, adresser mes remerciements et mes félicitations à tous les militants de la Fédération du Pas-de-Calais. Vous êtes un département modèle pour notre cause. C'est ici, dans ces terres ouvrières du nord de la France, dans ces terres des Hauts-de-France, que nous réalisons des scores somptueux élection après élection, et où nous avons démontré depuis plusieurs années, à la fois à Hénin-Beaumont, à Bruel-Abuissière, et puis désormais dans une dizaine de communes du Pas-de-Calais, que nous essayer, c'est nous adopter.
Je suis venu, mesdames et messieurs, avec une bonne nouvelle. Je ne suis pas venu les mains vides. Non, vous n'allez pas voir la fiancée. Je suis venu avec une bonne nouvelle. Dans dix mois, Emmanuel Macron s'en va. Dix mois, mesdames et messieurs, dix mois, mes chers amis, qui nous séparent désormais de la mer des batailles, le combat pour l'élection présidentielle et le combat pour les élections législatives. Alors je suis venu, ici, mes chers amis, dans ces terres de victoire, vous porter et vous adresser un seul message. Soyez prêts. Soyez prêts parce que la bataille arrive. Soyez prêts parce que la bataille se profile.
Soyez prêts parce que l'heure de la libération pour notre pays et pour notre peuple a sonné, et que nous nous apprêtons, dans les mois qui viennent, à offrir aux Français, nous le souhaitons, la plus belle des espérances, la plus belle des alternances, et à offrir au pays le redressement qu'il mérite et à permettre à notre pays de continuer sa longue route vers la grandeur, la prospérité et vers le bonheur. Mes chers amis, nous le pensons plus que jamais avec Marine, les Français, notre peuple, notre peuple travailleur, notre peuple fatigué, mais notre peuple jamais fataliste et prêt au changement.
Il y a autour de nous, chez nos adversaires, désormais un seul mot qu'ils ont à la bouche matin, midi et soir, le Rassemblement national, le Rassemblement national et encore le Rassemblement national, comme si quitter son poste, comme si devoir changer de siège était pour eux une menace, un danger et un refus. Eh bien, nous leur disons, aujourd'hui, nous le dirons dans les prochains mois au peuple français, que le plus grand danger qui pèse sur notre pays en 2027 n'est pas le changement. Le plus grand danger qui pèse sur notre pays en 2027, c'est de continuer. C'est de continuer comme avant.
C'est de continuer à asphyxier les Français qui travaillent de normes, d'impôts, de taxes et de bureaucratie. C'est de continuer d'accabler les Français de dettes, de gaspiller l'argent public dans tout et n'importe quoi. C'est de continuer d'accueillir des centaines de milliers de personnes chaque année qui viennent dans notre pays, parfois au mépris de nos lois, de notre identité, de nos valeurs, de nos us et coutumes.
C'est de continuer de pleurer nos morts et de regarder impuissant un État incapable de protéger les Français, incapables de protéger les plus jeunes face aux prédateurs qui déambulent dans nos rues, comme on l'a vu il y a quelques semaines dans cette dramatique affaire Liana. C'est de laisser des bandes criminelles en liberté. Et je pense ce soir, en votre nom à tous, à la famille du petit Louis, dont les images du lynchage à mort ont ému la France entière. Nous pensons à sa famille, nous pensons à ses proches, nous pensons à ses amis.
Et nous disons qu'il n'est plus acceptable de regarder impuissant notre pays abandonné aux larmes, aux balles, à l'insécurité et à la violence, en excusant systématiquement les délinquants et les criminels. Alors si nous arrivons au pouvoir dans quelques mois, le rétablissement de l'ordre, le rétablissement de la sécurité et le sursaut de la politique pénale et migratoire seront des priorités de notre action. Le vrai danger, mes amis, pour notre pays serait de continuer à vivre dans un pays où la fête et les moments de joie sont devenus impossibles.
Parce qu'à chaque fois que des manifestations sportives sont organisées, il faut démultiplier les moyens de police, il faut démultiplier les moyens de sécurité pour permettre aux Français de pouvoir profiter un tant soit peu de la vie et des célébrations sportives. Les images de la capitale parisienne, il y a quelques jours, saccagées par des hordes de prédateurs qui s'en sont pris aux véhicules, aux mobiliers urbains et qui demain et après-demain rentreront dans les immeubles pour s'en prendre à la propriété privée, sont des images inacceptables pour notre peuple, mais qui affaiblissent aussi la crédibilité de la France en Europe et partout dans le monde.
Alors, mes chers amis, l'heure est au sursaut, l'heure est au changement, l'heure est à l'alternance. Je le disais, vous voyez qu'autour de nous se dressent un certain nombre de candidats. Il y aura bientôt plus de candidats à l'élection présidentielle que d'électeurs qui, pour beaucoup, se présentent comme les hommes du changement alors qu'ils ont été au pouvoir depuis 10 ans, depuis 20 ans, depuis 30 ans. En réalité, mesdames et messieurs, dans quelques mois, et les Français doivent bien l'entendre, trois chemins s'offrent au pays. D'un côté, il y a les Macron de rechange, M. Philippe et M.
Attal, dont on peut se demander d'ailleurs quel est l'intérêt de changer de président pour avoir exactement le même empire, pour avoir des gens qui ont été premiers ministres, qui ont accompagné, organisé, orchestré toute la politique de M. Macron depuis 10 ans dans notre pays. La question que nous aimerions leur poser à ces premiers ministres qui se sont partagés le pouvoir est plutôt la question suivante. Messieurs, qu'avez-vous fait de la France ? Qu'avez-vous fait de ce grand et beau pays ? Qu'avez-vous fait de cette France du travail que vous accablez d'impôts, de normes et de taxes ?
Qu'avez-vous fait de ce pays des libertés où il n'est plus possible aujourd'hui de se sentir en sécurité, où il n'est plus possible pour les parents de France de laisser leur enfant sortir seul dans l'espace public, sans craindre pour leur sécurité ? Mesdames et messieurs, les gens qui se sont partagés le pouvoir depuis tant d'années dans notre pays devront rendre des comptes. Il y a à côté d'eux les partisans d'une gauche extrême, les partisans d'une gauche radicale, menés par le leader maximo de la France insoumise, que je crois que vous connaissez bien dans le Pas-de-Calais pour l'avoir défait, M. Mélenchon. M. Mélenchon est l'homme qui prétend remplacer une France par une autre.
Il est l'homme dont le parti politique admire le Venezuela, glorifie le Hamas, appelle à remettre en cause l'activité économique et la propriété privée. Il est l'homme à la tête d'un parti politique qui manque régulièrement de respect à nos forces de l'ordre, qui appelle à l'insurrection et qui d'ores et déjà annonce qu'il ne reconnaîtra pas le résultat des élections et du vote des Français au printemps 2027.
Face à la continuité, face à ceux qui aimeraient transformer la France en un pays divisé, communautarisé, livré à l'insécurité et aux prédateurs, nous leur opposons le visage d'une France patriote, le visage d'une France fière d'elle-même, le visage d'une France qui respecte le travail, le visage d'une France rétablie dans ses frontières, dans son intégrité, dans sa souveraineté et dans sa fierté, un pays où il fera à nouveau bon vivre, un pays où il sera permis de vivre de son travail et de pouvoir bénéficier des fruits de ses efforts, un pays où les libertés seront rétablies, un pays qui fera la fierté de son peuple, mais aussi de l'Europe et du monde entier.
Et ce chemin, mesdames et messieurs, ce chemin tricolore, ce chemin de la France que nous aimons, c'est la route que nous proposons avec Marine et avec le Rassemblement national dans cette campagne. Alors, mesdames et messieurs, à la veille de cette grande bataille que nous allons mener et dans laquelle nous allons nous engager de toutes nos forces à compter de la rentrée, je veux vous appeler à vous préparer. Soyez prêts pour cette bataille qui va démarrer. Soyez prêts à aller faire campagne sur le terrain. Soyez prêts à apporter l'espérance. Soyez prêts à apporter une campagne positive, une campagne enthousiasmante.
Soyez prêts à défendre nos idées parce qu'ils sont celles de millions de Français, de cette majorité silencieuse à qui l'on voudrait empêcher de dresser le drapeau tricolore. Nous allons nous battre, mes chers amis. Nous allons tout donner dans cette bataille. Évidemment, les sondages sont flatteurs, mais ils sont peut-être trompeurs. Alors, je vous appelle, même lorsqu'ils nous donnent de bonnes nouvelles, à ne pas les regarder, à faire campagne comme si nous étions donnés à 10%, à vous battre pour convaincre les Français. Et je suis convaincu que dans quelques mois, le redressement du pays et la renaissance du plus beau pays du monde seront à portée de main et je dirais à portée de vote.
Ma chère Marine, j'ai gardé le meilleur pour la fin, nous avons un point commun. Bon, on en a plusieurs en réalité, mais il fallait que j'en choisisse un. Ce point commun, j'en suis convaincu, il est une différence fondamentale avec le reste de la classe politique. Marine, nous sommes tous les deux engagés en politique par devoir. Nous ne sommes pas engagés en politique par ambition personnelle. Nous avons une perception et je dirais même une vocation sacrificielle de l'engagement politique. Nous ne sommes pas engagés pour nous, nous sommes engagés pour vous. Nous sommes engagés pour servir le peuple français. Nous sommes engagés pour assumer ce lègue millénaire.
Les Français qui, avant nous, ont lutté, se sont battus pour faire de la France la sixième puissance du monde. Un pays qui a été capable pendant tant et tant d'années d'assumer ce pacte millénaire entre la grandeur du monde et la liberté de la France, les libertés françaises. Alors, ma chère Marine, dans cette période que nous savons tous difficile, nous allons faire bloc. A titre personnel, je vous renouvelle mon amitié, ma fidélité.
Et j'aimerais vous dire que nous avons fait ce pacte pour l'histoire de faire campagne depuis ces décisions injustes qui se sont abattues sur vous et sur un certain nombre de nos amis l'année dernière de faire campagne ensemble jusqu'au 7 juillet, de faire campagne ensemble après le 7 juillet et de faire campagne ensemble pendant cinq ans et je l'espère pendant dix ans pour les Français et pour le pays. Mes chers amis, et j'en conclurai par là, je crois qu'il n'y a pas de plus bel engagement que celui qu'on mène pour son pays et que celui qu'on mène pour ses idées.
En s'engageant en politique, vous, moi, Marine, l'ensemble de nos élus et de nos militants qui assument nos couleurs chaque jour dans les rues de France, nous payons notre dette. Nous payons notre dette à l'égard de nos ancêtres et des générations de Français qui nous ont précédés et qui se sont battus pour construire ce pays. Nous payons notre dette à l'égard des millions de Français qui, élection après élection, bulletin de vote après bulletin de vote, place en nous une confiance inestimable, celle de voir leur quotidien changer, celle de voir le destin de leur pays s'améliorer et celle de pouvoir retrouver le goût de l'avenir, la passion de la grandeur et de la prospérité française.
Nous payons notre dette en avance aux générations qui vont nous succéder et que nous pourrons regarder dans les yeux en leur disant voilà ce que nous avons fait pour notre pays, en leur disant le combat a été difficile, mais nous l'avons mené pour vous, pour vos petits-enfants et pour tous ceux qui nous succéderont après nous. Au fond, nous assumons cette continuité française. Les peuples d'Europe et les peuples du monde nous regardent. Beaucoup attendent de la France.
Mais n'oubliez jamais, mes chers amis, que si nous sommes engagés en politique, c'est d'abord et avant tout pour les nôtres et que sans doute la pire déchirure et la pire plaie qui pourraient s'ouvrir en nous, c'est de décevoir les millions de Français qui attendent de nous. Alors nous avons non seulement cette dette à payer, mais cette responsabilité éminente et cette responsabilité historique sur les épaules. Alors, mes chers amis, puisque nous sommes à l'aube d'une grande bataille, soyez prêts et n'oubliez jamais que les plus belles pages de l'histoire de notre pays sont encore devant nous. Merci et bonne campagne à tous.
Anne Bardella, c'est maintenant Marine Le Pen. Ah, ça n'est pas fini. On continue.
Mesdames et messieurs, mesdames et messieurs, je vous demande, une fois de plus, je vais lui céder la parole et la place de faire un tonnerre d'applaudissements et d'acclamations pour Marine Le Pen.
Mes chers amis, félicitations à tous les maires, à tous les députés parce que je vois le travail qu'ils font à l'Assemblée nationale et croyez-moi, ils font un boulot formidable. Aux sénateurs, bien entendu, qui eux-mêmes se battent dans des conditions un petit peu plus difficiles parce qu'ils sont moins nombreux, mais ça, c'est maintenant parce qu'en septembre, ils vont être rejoints et je m'en réjouis parce que j'espère que ces élections sénatoriales pourront permettre au Rassemblement national de créer un groupe. Donc, vous êtes trop nombreux maintenant. Je suis désolé, les élus, je ne peux pas tous vous citer, navrer, mais ça, c'est la rançon de la gloire.
Mais sachez que j'ai pour vous, évidemment, une immense affection et je veux dire à l'ensemble de ceux qui sont ici que vous êtes particulièrement bien représentés et vous pouvez être fiers des élus à qui vous avez fait confiance. Deuxièmement, je souhaitais aller, petite page personnelle. Ici, j'ai tout vécu à peu près. J'ai tout fêté. J'ai fêté des victoires, mais j'ai aussi et Bruno et Steve, Christopher et d'autres le savent, j'ai fêté des défaites. On est comme ça, nous, les Français. On a le sourire. On a le sourire dans la joie. On a le sourire aussi quand les moments sont difficiles. Parce que nous ne nous battons pas pour nous-mêmes.
Nous nous battons pour l'avenir, la France, le peuple, ceux qui, aujourd'hui, souffrent sous les coups d'une politique qui n'a eu de cesse de nous affaiblir, en fait, depuis une quarantaine d'années. J'essaye de regarder, vous savez, je suis de bonne foi, bien sûr, j'ai des opposants politiques, mais je suis de bonne foi et j'essaye de regarder qu'est-ce qui va bien dans notre pays et plutôt qu'est-ce qui va mieux depuis dix ans. Eh bien, je vais vous dire, j'ai pas mal d'imagination, je suis quelqu'un d'assez optimiste, mais je n'arrive pas à trouver. Absolument, tout s'effondre sous nos yeux. Tout. Il n'y a pas un seul domaine qui fonctionne bien.
Il y avait encore, il y a une dizaine d'années, l'agriculture, ça fonctionnait bien. Il y avait encore, il y a une dizaine d'années, l'énergie qui fonctionnait bien. Là, tout est par terre. L'agriculture est par terre, l'énergie est par terre, l'école, c'est un véritable drame. La sécurité, j'en reparlerai tout à l'heure, l'immigration est hors contrôle, le secteur de l'immobilier, s'effondre, les gens n'arrivent même plus à trouver un logement. La santé, qui était encore une fois un des fleurons de la France, aujourd'hui est également effondrée. la désertification rurale ne cesse de grignoter nos campagnes.
Il n'y a plus un seul domaine où on peut se dire qu'ils ont quand même réussi à faire quelque chose. Alors, il est vraiment, vraiment largement temps qu'ils partent. Et ça, ça dépend de nous. Parce que, comme l'a dit Jordan, Macron va partir. Ça, c'est une certitude. Bon, c'est déjà un soulagement. C'est quand même un soulagement. Mais, il pourrait effectivement, potentiellement, être remplacé par des mini-Macrons. Donc, vous imaginez bien que cette perspective est insupportable. Et que nous devons donc absolument tout jeter nos forces, jeter toutes nos forces dans la bataille pour que cela n'arrive pas.
Il a eu raison, également, Jordan, de dire que ce n'est pas parce que nous avons des bons sondages qu'il faut aller à l'élection tranquillement en s'y flottant. Bien sûr que non. D'abord, parce qu'on ne sait jamais ce qui peut arriver dans une campagne. Deuxièmement, parce qu'un second tour, ce n'est pas un premier tour. Et qu'au second tour, nous savons pertinemment que nous allons nous retrouver face à la coalition des incapables. La coalition de ceux qui n'ont aucun autre programme politique que lutter contre le RN. C'est un peu court, mais ça leur suffit. Ça leur permet d'avoir un point commun entre eux. Et on l'a vu en 2024, ils ont réactivé ce phénomène.
Donc, je veux dire, le travail que vous allez avoir à faire d'aller convaincre chaque Français que vous pouvez convaincre est absolument essentiel dans les mois qui vont nous séparer de l'élection présidentielle. Moi, je veux dire, ce qui est terrible en réalité, c'est qu'au-delà des difficultés économiques, au-delà des difficultés sociales que nous vivons, c'est quand même en partie la joie de vivre des Français qui est en train de partir. Ils ont réussi à attenter à la douceur de vivre, à la civilité de notre pays. Aujourd'hui, je suis horrifiée de voir un certain nombre de reportages avec des gens qui ne savent plus parler. Ils hurlent.
De voir une Assemblée nationale où il ne peut plus y avoir aucun débat d'idées parce que l'extrême gauche ne sait pas débattre. Elle insulte. Elle dit femme. Elle a effondré ce qui faisait un des piliers de notre démocratie, l'échange d'idées. On n'est pas d'accord, mais on peut échanger. Là, on n'échange plus. Ce sont des tomberaux d'injures qui tombent sur les députés du Rassemblement national de la part de l'extrême gauche. Nous avons une république qui s'est fondée sur l'idée qu'on était français et qu'il n'était pas question d'aller juger les uns et les autres en fonction de leur couleur de peau, de leur religion ou de leur origine.
Eh bien, des gens comme la France insoumise ont réussi à entamer cette unité nationale en développant une politique qui est une politique en réalité racialiste. Ils ne voient pas de français. Ils voient, si on les écoute, des gens de couleur. Ils voient des musulmans. Et ils essayent en réalité d'utiliser cette dislocation de la République pour pouvoir avancer leur pion pour des raisons purement électoralistes. Nous lutterons contre ça. Nous sommes pour l'unité de la France. Nous sommes pour l'universalité française. Nous considérons que notre Constitution et que notre République doivent être défendues et que nous sommes les seuls capables de les défendre.
Aujourd'hui, mes amis, nous vivons un monde où nous voyons avancer non pas les lumières mais une forme d'obscurantisme. Cet obscurantisme, c'est en partie le sectarisme dont je viens de vous parler. Le sectarisme est inouï au sein de nos institutions. nous présentons un amendement dans l'intérêt des Français. Il est intelligent, il est bien rédigé, ils ne le voteront jamais. Pourquoi ? Parce que c'est nous qui l'avons présenté. Nous sommes d'ailleurs le groupe à l'Assemblée nationale qui votons le plus les amendements des autres. Parce que quand ça nous paraît intelligent, quand ça nous paraît défendre le bien commun, eh bien, nous le votons. Eux, ils ne le font pas.
C'est une forme d'obscurantisme, cette absence de débat, cette incapacité à échanger sans insulter. C'est une forme, évidemment, d'obscurantisme, ce que le retour de la violence, la violence des gestes et la violence des mots. L'absence, aujourd'hui, dans l'esprit de nombreuses personnes en France du respect de la vie. Je me suis battu pour resacraliser l'intégrité physique. Parce que je pense qu'il faut lutter de toutes nos forces contre cette violence qui est une violence qui devient, dans certains quartiers, endémique. Mais on lutte contre la violence parce qu'on respecte la vie. ces gens-là ne respectent pas la vie et donc ils ne respectent pas l'intégrité physique.
Bien sûr qu'aujourd'hui, tous ensemble et en votre nom, nous sommes de cœur et d'esprit avec la marche blanche qui s'est déroulée aujourd'hui à Carcassonne. Pour cet enfant de 17 ans, ce jeune garçon atteint d'un trouble du spectre autistique et qui a été massacré après avoir évidemment vécu dans la peur car ça n'était pas la première agression dont il était victime, c'est terrible. C'est terrible parce que les enfants qui sont victimes d'un trouble autistique, ils n'imaginent pas qu'on puisse leur faire du mal. Ils n'anticipent pas le mal qu'on peut leur faire. et ils ont une sensibilité particulière à l'injustice.
Évidemment que nous sommes déchirés d'imaginer comme cet enfant a dû avoir peur et comme il a dû être jeté dans l'incompréhension face au coup qui tombait lâchement, toujours lâchement, toujours de plusieurs, toujours en bande. Mais je suis désolée, mais ça, ce ne sont pas, bien entendu, les valeurs françaises. Nous ne pouvons pas nous habituer à cela. Nous ne pouvons pas nous habituer à laisser nos enfants livrés aux prédateurs sexuels. Nous sommes aujourd'hui dans un pays où rien n'a sérieusement été fait pour protéger les enfants contre les agressions sexuelles.
Il y a, de la part d'un institut américain, 830 000 signalements d'infractions avérées sexuelles contre des enfants parents en France. Qu'est-ce qui a été fait contre cela sérieusement dans les dernières années ? Qu'est-ce qui a été fait pour protéger le petit Louis qui était confié aux soins de l'État ? Il était à l'aide sociale à l'enfance. Ils auraient dû le protéger. Ils auraient dû entendre sa plainte. il a porté plainte et personne ne l'a protégé. Mais c'est Louis, c'est Liana, c'est Philippine, c'est Elias, c'est Thomas. Il va falloir faire preuve d'une fermeté absolument totale, mes chers amis. Et il faudra tout revoir parce que là encore plus rien ne fonctionne.
ni dans la protection des enfants, ni dans le fonctionnement de la justice. Les plus faibles, les plus vulnérables sont aujourd'hui les victimes privilégiées. Bien sûr, nous parlons des enfants mais nous devons aussi parler des personnes âgées, volées, brutalisées, violées, tuées. Mais dans quel pays s'attaque-t-on à des gosses ? Dans quel pays s'attaque-t-on à des personnes âgées de 80 ans voire de 90 ans ? Par conséquent, nous devons sauver la France, faire revenir la France, faire renaître la France, œuvrer à sa renaissance parce qu'elle a tout à offrir de beauté, de joie, tout à offrir à nos enfants en perspective d'avenir, en capacité à s'élever.
Et je vais vous dire, mes amis, quelque chose dont je veux que vous soyez absolument convaincus. On ne change pas seulement un pays avec des grandes lois. On change un pays quand chacun a le sentiment que l'acte qu'il effectue, les petites décisions de tous les jours qu'il prend, participent au redressement. C'est cela dont je veux vous convaincre. Chaque acte que vous faites, chaque décision que vous prenez est un moyen de sauver notre pays.
Lorsque l'instituteur transmet le goût de l'effort à l'élève, lorsque l'artisan transmet la passion du travail bien fait à l'apprenti, lorsque le chercheur refuse d'abandonner devant la difficulté, lorsque l'entrepreneur continue à oser, lorsque dans la famille on apprend à dire « s'il vous plaît, merci, bonjour, pardon ». Vous voyez que c'est donc un travail collectif que nous allons mener.
Alors je vous disais au début de cette intervention que j'ai vécu ici des très grandes joies, fêter des très belles victoires, vécu de douloureuses défaites et à chaque fois ici dans le Pas-de-Calais, je suis venu puiser l'envie de continuer parce que vous avez au fond de vous ce respect du travail, ces valeurs, cette amitié, cette fraternité qui est évidemment la conséquence de l'histoire, la dureté, le sacrifice parfois, l'effort fait par ceux qui venant notamment de Pologne sont venus aimer la France et sont devenus français parce qu'ils le voulaient de toute leur trip et ont exigé de leurs enfants le respect du pays qu'ils avaient rejoint. En cela, le Pas-de-Calais est un modèle.
Il est un modèle aussi parce qu'il a été sacrifié. Sacrifié le bassin minier à la mondialisation, sacrifié à l'argent roi, quoi qu'on en dise. Donc, il y a tout ici qui, en réalité, définit la puissance de notre pays, la puissance des hommes et des femmes de notre pays. C'était normal que je sois là, ici, aujourd'hui, à quelques jours d'une décision qui sera évidemment importante. Importante parce que elle peut venir contrecarrer le fonctionnement démocratique de notre pays. elle peut venir en quelque sorte décider à votre place. Et en cela, ces répercussions auront bien sûr des... comment dire...
une dimension historique parce que selon la décision des magistrats, les choses ne seront pas les mêmes. mais il n'en demeure pas moins qu'elles se feront avec les mêmes personnes. Et moi, ce que je veux vous dire aujourd'hui, juste à la veille de cette décision, c'est que Jordan et moi, nous travaillons depuis des années ensemble. Nous avons l'un pour l'autre une immense amitié, une immense confiance. et si ça n'était pas le cas, je n'aurais pas donné à 23 ans à Jordan Bardella la responsabilité éminente de diriger la campagne des Européennes. Il n'a jamais trahi cette confiance.
Il a toujours relevé tous les défis qui lui ont été confiés avec brio, avec énergie, avec conviction, avec expertise. Alors, de toute façon, nous mènerons cette campagne ensemble, mon cher Jordan. Bien sûr, nous nous sommes préparés à ce binôme que nous avons offert aux Français. Nous leur avons dit, nous vous offrons un binôme de gens qui se font confiance, qui pensent la même chose, qui partagent des convictions, qui partagent la méthode également qu'il faudra mettre en œuvre et croyez-moi, on ne va pas manquer de boulot, compte tenu du champ de ruines que nous laissent les autres. Marine Leud se présentera à la présidentielle et si elle est élue, Jordan sera Premier ministre.
Mais si, mes amis, mais si la justice m'interdit de me présenter à la présidentielle, alors, c'est avec une grande énergie, moi aussi, et une grande conviction et une grande confiance que je soutiendrai évidemment tous les jours et jusqu'à sa victoire, la candidature de Jordan Bardella. J'en terminerai par là, mes chers amis, vous savez, quand on se bat, comme l'a rappelé Jordan, pour autre chose que nous-mêmes, quand on se bat pour une cause qui nous dépasse, eh bien, me vient en tête un morceau d'une chanson que vous connaissez tous, qui est une chanson de résistance. Ami, si tu tombes, un ami sort de l'ombre à ta place.
Voilà, voilà un petit message à destination de ceux qui pensent qu'il suffit de nous mettre des obstacles devant nous pour nous décourager. Nous ne nous découragerons jamais. Nous lutterons toujours. Nous irons jusqu'au bout et nous irons, mes amis, jusqu'à la victoire avec vous.