Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewAssemblée nationale (sur YouTube)· 13 mai 2026 84 min

🔴 Audition de Patrice Vergriete, maire de Dunkerque, par la commission d’enquête

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

à nos questions dans le cadre de cette commission d'enquête. Nous avons entendu madame la maire de Calé, le maire de Boulogne, euh le les maires de Croisille ou encore de Marcan Calésie. Nous avons reçu aussi monsieur le président de la région Haute-Fance et les représentants des départements du nord et du Pas de Calé.

Et donc lorsque nous nous sommes rendus sur les littoral, il y a quelques semaines, nous avons eu la confirmation que les conséquences de la situation migratoire euh qui se concentrait initialement sur Calé et le on va dire le Calési s'était étendu dans des proportions importantes sur le DCroix d'où le fait qu'il était important pour nous monsieur le maire monsieur le ministre de vous entendre dans le cadre de cette commission d'enquête. Donc je dois vous préciser, mais vous le savez que cette commission d'enquête donc les auditions de cette commission d'enquête pardon sont retransmises euh sur le site de l'Assemblée nationale qu'elles sont ouvertes à la presse. Et puis avant de vous laisser la parole, je dois vous rappeler que l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 relative à fonctionne au fonctionnement de nos assemblées parlementaires prévoit que les personnes auditionnées dans le cadre des commissions d'enquête se doivent de prêter serment de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité.

Donc préalablement à votre intervention, je dois vous demander d'allumer votre micro d'abord, de lever la main droite et de dire je le jure. Je le jure. Je vous remercie.

Je vous cède sans tarder la parole. Merci monsieur le président, madame la rapporteur, mesdames et messieurs les députés. Ça fait euh tout drôle et un peu plaisir quand même de se retrouver ici à l'Assemblée.

Euh 2 ans effectivement 2 ans après il est devenu avec d'autres casquettes, vous l'aviez dit monsieur le président pour un malheureusement un tout autre sujet. Euh effectivement je je partage le constat et le diagnostic que vous avez posé au départ. Si euh dans un premier temps le Calésie a pu être le point central des départs des émigrants vers l'Angleterre, euh aujourd'hui le DCARQa est effectivement le territoire qui est probablement le le plus touché.

Nous avons en permanence entre 800 et 1500 émigrants euh sur notamment le site de l'on plage et euh un en picque ça peut monter jusqu'à 2500 personnes. Je me souviendrai, je fais ce point sur les personnes parce que je me souviendrai toujours d'une d'une discussion que j'avais eu avec un ancien sous-préfet de de Lerkque où on disait finalement jusqu'à 400 émigrants, on arrive à peu près à gérer les choses pour que le territoire arrive à peu près à à s'en sortir. Quand on dépasse ce chiffre de 500 émigrants, on narrive plus tout à fait. on commence à toucher les services publics, on commence à nous sommes en permanence entre 800 et 1500.

Donc vous voyez qu'effectivement les impacts sur les territoires sont considérables. Ils sont de de deux natures. D'abord évidemment des problématiques de campement.

Euh je le disais notamment dans la zone de l'autre plage et et de Mardique. J'y reviendrai tout à l'heure sans doute mais je crois que vous êtes allé sur place. Donc je pense que vous avez une idée de ce que sont ces ces campements qui méritent d'ailleurs pas tout à fait le nom de campement.

Et l'autre manifestation évidemment de cette présence des immigrants vers l'Angleterre, ce sont les départs de Smallbods que nous avons bien entendu à la fois du côté de de Graveline et de Grandfort, mais aussi du côté de Malolémain avec donc là sur la commune de Dquercque euh où les départs sont évidemment extrêmement fréquents. Ce qui a le plus changé, j'ai envie de dire, c'est l'absence de saisonnalité. Nous avions finalement des saisons de départ.

Nous n'avons plus de saison de départ. C'estàd les départs se font à toutes les périodes, à toutes les mois de à tous les mois de l'année avec des présences constantes, ce qui évidemment fait que le phénomène s'est aussi largement amplifié dans le temps. C'estàd c'est pas qu'une question de nombre, c'est aussi une question de d'étalement dans le temps.

Si vous étiez ce matin sur la la plage de Malolbain, vous auriez sans doute été témoin d'un départ de de Smallboat quasiment tous les jours, sauf météo particulièrement défavorable. nous avons des départs. Ces départs peuvent alors outre évidemment le fait que ce sont des des drames humains dont on est spectateur, j'y reviendrai.

Euh mais au-delà de ça, c'est aussi parfois des confrontations avec des forces de l'ordre qui peuvent générer parfois des scènes de guerria nocturnes dans les rues de Dunkerk ou de Graveline ou de ou de Grandfort, ce qui évidemment impacte la population. Donc ça c'est les manifestations effectivement de la présence de ces immigrants sur le territoire. d'un carquoi.

Si vous me permettez en préambule, j'aimerais un petit peu, j'ai préparé en fait quelque chose que je souhaitais vous dire sans doute que ça fera écho à un certain nombre de questions que vous vouliez me poser, mais voilà, je tenais à vous dire un petit peu quelle était ma réflexion et et la résumé comme ça après vous pourrez m'interroger globalement. D'abord euh la Côte d'Opal est touchée par ses départs des immigrants en raison de sa géographie et au fond, elle subit le phénomène migratoire et je pense que ça a déjà été dit par d'autres maires sans que le territoire ou ses représentants puissent avoir la moindre prise sur le phénomène ou la population sans même être associé à toute réflexion nationale internationale sur le phénomène. Et donc la première chose que j'ai envie de vous dire, c'est que finalement sur la côte de Pâle, ce qui ressort d'abord, c'est ce sentiment d'impuissance.

Quand on évoque souvent les phénomènes de sécurité, on dit il n'y a rien de pire que le sentiment d'impuissance. Et bien les habitants de la côte d'EP aujourd'hui, leur principal sentiment par rapport au phénomène migratoire, c'est un sentiment d'impuissance, le sentiment de ne pas pouvoir finalement maîtriser quelque chose, avoir prise ou même avoir au chapitre. C'est pour ça que je vous remercie de m'avoir invité aujourd'hui.

C'est très rare en fait en réalité que nous puissions avoir voix au chapitre et en représentant la population du de l'agglomération d'un carquoise. Donc ce sentiment d'impuissance c'est la première chose que je voulais vous livrer. La deuxième chose, c'est au-delà de la question des accords du Touquet qui est un point de la stratégie actuelle, c'est la stratégie, c'est sur la stratégie que je voudrais je voudrais vous revenir aujourd'hui.

En fait, mon regard de maire de Dquerc, c'est qu'aujourd'hui la stratégie qui a été choisie constitue un quadruple échec. C'est un quadruple échec. Le premier échec, c'est sur la situation des émigrants eux-mêmes, des morts, des conditions de vie indignes, euh des traites d'êtres humains qui renforcent des mafias.

Vous avez été dans les camps, vous l'avez vu, c'est indigne de notre République ce qui s'y passe. Je ne vais pas ici vous dire des choses dont enfin qu'on m'a rapporté. D'abord, j'en ai pas la preuve, c'est que du rapport oral, mais ce qui se passe dans ces camps est indigne que ça arrive sur le sol de notre République.

C'est un premier échec. Finalement, la stratégie actuelle ne protège pas ces hommes et ces femmes qui émigrent vers le Royaume-Uni. Il y a un deuxème échec, c'est finalement les populations qui sont pénalisées.

Quand vous êtes habitant de l'on plage, aujourd'hui, vous voyez un paysage désolant, rasé. C'était des territoires qui étaient végétalisés il y a peu. Ils ont été complètement rasés.

Euh ce sont des territoires qui, vous l'avez vu, sont maintenant bah sont plus des dépôtoirs que en réalité des des des territoir qui constituaient il y a peu encore des des bois à proximité des des communes. Vous avez régulièrement des tirs d'armes à feu. Vous imaginez voilà, vous êtes le soir chez vous dans votre maison puis vous entendez des tirs de Kalashnikov.

Ils nous sont pas destinés, mais je je trouve que c'est pas une façon de vivre. Enfin, je veux dire, on n'attend pas ça. Euh effectivement euh en France aujourd'hui, vous avez parfois les transports publics qui sont saturés parce qu'effectivement les migrants se déplacent du campement vers les points de départ de Small Boots et ils le font pas à trois ou à quatre, ils le font par groupe.

Et donc quand ils montent dans un bus, il remplit le bus. Donc si vous voulez prendre le bus à l'arrêt suivant, bah il y a plus de place, ce qui est normal. C'est pas néanmoins cet afflux important concentré sur des temporalités génère des problèmes de services publics.

Ce qui a valu que je rajoute des transports publics supplémentaires pour transporter les étudiants et les écoliers. Mais c'est donc des services publics qui peuvent être saturés à un moment donné parce que affluent tout simplement à un moment à un thé. Donc cette stratégie, elle a échoué à protéger les complètement les populations et en tout cas à les faire vivre normalement.

Là aussi, je reviendrai sur l'attitude des mères et puis évidemment pour les populations, c'est vous êtes sur la plage de Dquercque et vous êtes spectateur de drame humain. 3è échec, le coût le coûpt pour les collectivités, pour la population. Euh j'ai voulu faire si vous vous voulez, je transmettrai les chiffres exacts, euh transport public, déchets, douche, toilettes, franchise remboursée aux personnes qui se font dégrader leurs véhicules.

C'est arrivé encore la semaine passée sur Malabain quatre véhicules qui ont été incendiés, c'est la communauté urbaine qui prend en charge les franchiches d'assurance. Nous ne souhaitons pas que les habitants portent la responsabilité de quelque chose qui les dépasse. Donc c'est nous qui prenons en charge.

Donc je l'intègre aussi dans le coût global. Grosso modo euh la ville de Naquer sur les quatre dernières années. La ville de Linquer 2,6 million de dépenses, 1,1 million de recettes, un déficit donc d' 1,5 million d'euros.

La communauté urbaine, 2 millions d'euros de dépenses, 1,6 million de recettes. Et précision très importante, cela se concentre sur les deux dernières années. Euh grosso modo, la communauté urbaine sur cette dernière année, c'est 350000 € de déficit entre les dépenses et les recettes.

Ce sont les bus supplémentaires qu'on a mis qui n'ont pas été remboursés par les anglais et c'est les nouvelles injonctions du tribunal administratif sur les toilettes complémentaire et les douches complémentaires. Ça ça représente à peu près 350000 € sur cette dernière année. Et pour la ville, c'est les opérateurs vidéos qui ne sont plus remboursés depuis 2 ans, ce qui représente 700000 €.

Donc pour la dernière année, vous avez pour les collectivités publiques un coup net d'un million d'euros. J'intègre pas là-dedans le temps de travail des agents notamment directeur général des services de la communauté urbaine qui occupe à peu près 10 à 15 % de son temps sur cette problématique. Si vous ajetez ça, aujourd'hui, nous dépassons le million d'euros de surcoût, c'est-à-dire de coût pour la collectivité moins les remboursements, ce qui est le coût net pour la collectivité.

Et évidemment, nous nous tournons vers l'État pour obtenir ces remboursements là que nous attendons évidemment encore aujourd'hui. Mais c'est pas le coût le plus grave. C'est pas le coût le plus grave pour les collectivités.

Le coût le plus grave pour les collectivités, c'est la police nationale de l'INCER qui est mobilisée sur la question des problématiques migratoires. Nous avons estimé nous à 2 tiers de l'effectif policier du commissariat de DCKcque mobilisé pour éviter aux immigrants de partir. 2 tiers en ETP des effectifs du commissariat de Dquercque est affecté à la problématique migratoire.

C'est ce que nous avons estimé. Ça veut dire autant de policiers nationaux en moins dans les rues d'Inkerc pour s'occuper des problématiques de narcotrafic pour s'occuper des probatiques de délinquence d'ér agressives dans le centre-ville. Et c'est la raison pour laquelle les maires de l'agglomération de la carerquoise exigent depuis maintenant très longtemps une brigade dédiée spécifiquement affectée aux problématiques migratoires pour laisser nos policiers nationaux affectés au commissariat d'inquerc s'occuper de la délinquence ordinaire.

Il n'est pas normal que ce soi les effectifs de la police nationale du commissariat de Naquer qui soient affectés sur la problématique migratoire. Et d'ailleurs, c'est l'une des raisons pour lesquelles la police municipale de Nacer qui est l'une des plus grandes de la région parce qu'il faut compenser. Et donc aujourd'hui le coût presque le plus important c'est des effectifs de police qui sont mobilisés et qui ne sont plus affectés à de la délinquence ordinaire.

Ça aussi c'est un coût qu'il faut intégrer et ça représente un temps substantiel aujourd'hui de la police nationale. Donc 3è échec, le coût n'est absolument pas compensé par les anglais. Absolument pas.

Absolument pas. Et je peux vous donner les chiffres de manière très précise si vous le souhaitez. 4è échec de la stratégie actuelle, le sens.

La stratégie n'a pas de sens. On demande aujourd'hui à des policiers d'empêcher de quitter le territoire français des gens en situation irrégulière. On dit aujourd'hui à des policiers et certains m'expriment leur mal-être, on demande aujourd'hui à des policiers, on dit à des policiers, vous faites ça pour protéger des vies humaines.

Alors qu'ils savent très bien que les mêmes immigrants qu'ils ont empêché de faire partir recommenceront le lendemain et seront infinés sur la mer. C'est un mensonge de dire que les policiers protègent des vies humaines puisque le lendemain, ils savent que les gens partiront. Et donc ils le savent les policiers quand ils interviennent et qu'ils empêchent des émigrants de de quitter le dir.

Ils savent très bien que le lendemain, il y aura à nouveau une tentative de traverser par les mêmes personnes et donc au fond qu'il ne les protège pas. Ce qui est un problème de sens. Et puis le dernier problème de sens, quand vous savez que 71 % des personnes qui traversent la Manche ou la mer du Nord obtiennent l'asile en Angleterre, c'est incompréhensible. 71 % des personnes pourraient obtenir l'asile et franchir la Manche ou la mer du Nord par le train et non pas sur des bateaux de fortune ou mobiliser des forces de l'ordre ou mobiliser des coûts des collectivités. 71 % des personnes qui traversent la Manche ou la Vir du Nord obtiennent l'asile au Royaume-Uni.

Ça n'a pas de sens. Alors, je voulais juste terminer par ce que je me permets de dire depuis 2015. Je l'ai fait pour la première fois à travers une tribune dans les journaux locaux euh sur cette problématique migratoire et sur les solutions qui m'apparaissent aujourd'hui absolument indispensables.

D'abord, je pense qu'il est urgent de distinguer asile et immigration. Tout est mélangé dans ce débat. Il y a la question de l'asile et il y a la question de l'immigration.

Et ce sont deux questions différentes sur la question de l'asile aujourd'hui. Je fais la proposition depuis 2015, le Royaume-Uni était encore à l'époque dans l'Union européenne. J'avais proposé à l'époque un droit d'asile européen, c'est-à-dire une instruction commune du droit d'asile en Europe avec effectivement la liberté de mouvement de ceux qui obtiennent l'asile en Europe.

Ça réglerait 71 % du problème. 71 % des gens aujourd'hui, s'il y avait une instruction du droit d'asile depuis le continent, l'instruction du droit d'asile du Royaume-Uni depuis le continent, 71 % des gens qui aujourd'hui traversent la Manche, ce serait définitivement réglé et ils traverseraient la Manche par le train de manière tout à fait légale. Et puis les 29 % qui restent, je suis désolé mais c'est une responsabilité du Royaume-Uni, ça s'appelle donc de l'immigration illégale.

C'est un débat qui existe aussi en France avec toutes les débats que je veux pas vous refaire ici sur la question des reconduites sur voilà qu'est-ce qu'on fait de l'immigration illégale. Ça c'est des débats que l'on connaît mais qui relèvent de la responsabilité des Britanniques et pas de la France. Donc moi je là-dessus les propositions que j'avais faites c'est elles sont évidemment politique.

C'estàd je ne crois pas et je ne crois plus à la stratégie qu'on me sort depuis 20 ans sur le territoire d'un carquoi. Euh comment ça s'appelle déjà ? Pas l'effet d'appel.

Comment ça s'appelle ? L'appel d'air. Voilà l'appel d'air, la théorie de l'appel d'air qu'on nous sort depuis 20 ans, je n'y crois plus, je n'y crois pas.

Je pense que euh je pense qu'il est urgent d'avoir des solutions politiques et c'est pas une question d'accord du Touqu, c'est c'est la question c'est la question de la stratégie. C'estàd quelle stratégie on adopte par rapport à ces personnes aujourd'hui ? Je pense que la seule stratégie possible, c'est l'instruction du droit d'asile du Royaume-Uni depuis le continent européen.

Et je pense que l'essentiel se réglerait réglé à travers ça. J'ai bien compris que l'ambiance politique au Royaume-Uni n'était pas tout à fait à ça, qu'on voulait absolument mélanger Asie les immigrations et qu'on le faisait de plus en plus. Néanmoins en tant que maire de Dinquerc aujourd'hui mon expression c'est et ma demande c'est l'instruction d'un droit d'asile du Royaume-Uni depuis le continent européen et pourquoi pas à terme un droit d'asile européen avec liberté de mouvement de ceux qui obtiennent l'asile en Europe.

Merci monsieur le ministre. Euh je vais rebondir sur votre proposition euh ou sur vos propositions qui sont très intéressantes. Euh pourquoi l'instruction sur le continent ?

Et je ne je ne mesure pas bien ce que vous voulez dire quand vous dites euh instruction sur le continent. Donc 71 % euh de des gens qui demanderaient l'asile l'obtiennent et donc passent en toute sécurité au Royaume-Uni. Mais vous dites parallèlement que les 29 % qui sont refusés euh relève de la responsabilité du Royaume-Uni, mais à partir du moment où ils sont refusés, euh ils restent sur le continent puisqu'on a géré sur le continent.

Donc le Royaume-Uni va ne va pas accepter qu'il passe sur leur sol, mais ça relève de leur responsabilité. comment on comment on gère ça parce que autant je peux comprendre la gestion sur le continent donc avec les autorités britanniques qui disent telle ou telle personne a le droit de venir telle ou telle autre personne ne peut pas accéder à leur sol et je crains que les 29 % qui sont refusés ben puisqu'ils sont sur le territoire enfin sur le continent en réalité en France en grande partie et bien se retrouve à nouveau dans des camps qui vont euh dans l'attente de de pouvoir passer et sous le même jou passeurs que c'est le cas actuellement. Donc on risque d'avoir toujours le même problème quelque part.

Alors que si on leur dit ben c'est un problème britannique, donc vous passez en toute sécurité, vous achetez votre billet de train euh ou ou de ferie et puis vous vous êtes sur euh euh le territoire euh britannique et là c'est à eux de voir qui garde et qui ne garde pas et de de de prendre les dispositions pour envoyer chez eux les 29 % dont ils ne veulent pas qu'ils ne veulent pas accueillir sur leur territoire. Euh a priori euh ça semble euh plus logique euh avec le fait de dire que c'est la responsabilité des Britans. Alors déjà une première chose, je serais très heureux qu'on règle 71 % du problème.

C'està-dire que si déjà ma première proposition c'estd sur le droit d'asile européen ou l'instruction du droit d'asile du Royaume-Uni depuis le continent était mise en œuvre, j'ai envie de dire s'il reste que 29 % ça veut dire que moi je tombe sur les chiffres que j'évoquais tout à l'heure, je suis toujours systématiquement à moins de 500 personnes. Euh on sait là qu'on a une concentration d'immigration illégale et non effectivement de détenteur potentiel du droit d'asile. Je peux vous dire que ça se gère sur les territoires et à la limite. on peut faire.

Donc rien que si on s'occupe des 71 % aujourd'hui, moi honnêtement je signe en bas de la page. C'estàd si on n'est pas capable de gérer les 29 % je on a déjà on a déjà réglé 3/4 du problème, ce qui est quand même ce qui quand même et surtout l'effet de masse. Et surtout l'effet de masse.

Donc vraiment là-dessus le 29 % j'ai envie de dire sans doute ne le réglerons-nous pas facilement mais au moins on règle déjà 3/4. Moi je je signe tout de suite he je le redis. r/ du problème.

Je signe tout de suite. Après évidemment si on est face à une situation d'immigration illégale euh d'abord non juste un point pardon sur le 71 %. Tu as dit Sébastien, pardon monsieur le député, monsieur le président, on se connaît trop.

Euh euh instruit depuis la France. Pas forcément. Moi, dans mon esprit, c'est on arrive en Grèce ou on arrive en Italie, on peut tout de suite demander l'asile au Royaume-Uni.

Si on sait qu'on veut aller au Royaume-Uni, pourquoi attendre d'être en France et sur la côte d'Opal pour demander l'asile s'il y a une possibilité d'instruction depuis le continent européen. À partir du moment où on est sur le continent européen, qu'on soit en Grèce, en Italie ou en Espagne, la possibilité de demander l'asile au Royaume-Uni à ce moment-là, elle pourrait être effective et donc il y a même pas besoin de venir en France. On peut aussi demander l'Asie au Royaume-Uni.

Ça suppose un accord entre les pays européens. Alors certes, le Royaume-Uni ne fait plus partie de l'Union européenne, j'avais fait cette proposition quand il était encore dans l'Union européenne, mais bon, je pense que le statut de l'Asie repose sur des conventions que nous avons tous signées Royaume-Uni et France qui sont les mêmes et que c'est juste une question de critère d'instruction qui pourrait éventuellement nous séparer. Donc je vois pas très bien effectivement ce qui aujourd'hui empêcherait le Royaume-Uni, la France, l'Italie, l'Espagne, la Grèce, l'Allemagne, la Suède de se mettre d'accord sur une des critères d'éligibilité au droits des îles.

On est tout prêt, on a signé les mêmes conventions. C'est vraiment une question d'interprétation des conventions. Je pense que ces pays, s'il le voulaient, ils pourraient se mettre d'accord et je pense que ce serait un pas considérable et là pour le coup un vrai accord international.

Donc ça c'est déjà sur les 71 % et franchement j'en rêve. J'en rêve. Les 29 % voilà.

Bon, on sait qu'on a des gens en situation d'immigration illégale. Ce que je veux dire, c'est c'est de la responsabilité des anglais, c'est que à partir du moment où ça se concentre sur la côte d'Opal et qu'on a affaire à quelqu'un qui veut passer illégalement en Angleterre, c'est aux anglais de nous dire les conditions dans lesquelles il veut reconduire dans le pays d'origine. C'est enfin, je vais pas faire ici le débat sur l'immigration illégale, vous l'avez très fréquemment ici à l'Assemblée nationale.

Ce que je veux dire c'est que voilà, ils ne peuvent pas s'exonérer de la responsabilité de l'immigration illégale qui est à destination du Royaume-Uni. C'est ça que je voulais dire. Après les modalités, je ne suis pas ministre de l'intérieur, ça peut se discuter à ce moment-là, mais je le redis, si on règle 71 % du problème et pas 29, ça me va.

Ça me va et ça va et d'ailleurs, ça nourrira moins les mafias. Euh ça mettra moins de personnes dans des situations indignes, surtout des personnes qui peuvent obtenir l'asile euh et ça permettra au territoire et aux populations de vivre décemment sur la côte d'Opal. Donc moi, je signe tout de suite.

Alors je vais encore rebondir. Je vais laisser de côté les questions que j'avais préparé mais je vais encore rebondir parce que je pense que il faut qu'on tire le la ficelle puisque le but aussi c'est qu'on puisse faire des propositions et qu'elle puisse être efficace. Est-ce que aujourd'hui les 71 % qui bénéficient de l'asile au Royaume-Uni, ce sont ceux qui sont qui ont réussi à passer donc la Manche ou la mer du Nord et qui sont sur le territoire britannique.

Est-ce que vous pensez que ce chiffre de 71 % serait le même si l'instruction était faite avant l'arrivée sur le sol britannique ? Je m'explique par là. C'est-à-dire, est-ce que les Britanniques n'en sont pas arrivés au chiffre de 71 % parce que ils y sont quelque part contraints et forcés parce que les gens sont là et que si l'instruction avait lieu ailleurs avant l'arrivée sur le sol britannique, on serait à un chiffre qui serait bien inférieur et que cette situation, elle est d aussi parce que la réglementation britannique, l'absence de de carte d'identité l'absence de contrôle dans les entreprises sur le fait qu'on emploie ou non des gens qui sont en situation régulière ou pas fait finalement que et bien il ils se sentent contraints, ils se trouvent contraints de par leur politique intérieure de d'en d'accepter que finalement 71 % de gens qui sont rentrés de manière illégale sur leur sol euh puissent y demeurer y y demeurer Et puis la deuxième chose euh j'ai bien compris que vous ne croyez pas au phénomène de l'appel d'air, mais prenons ce parti et ne l'appelons pas comme ça.

Est-ce que le fait que 71 % si ce chiffre demeurait lorsque l'on lorsqu'on comment lorsqu'on fait le le le le comment on étudie les dossiers sur le continent l'instruction pardon voilà le le terme que je cherchais si on fait l'instruction sur le territoire de l'Union européenne et que les britanniques maintiennent ce taux d'acceptation de 71 % de ceux qui demandent l'asile en tout cas à avoir la possibilité d'entrer légalement sur le territoire britannique. Est-ce que ce chiffre, cette proportion qui est très importante n'entraînerait pas un message et là pour le coup officiel euh auprès des candidats à l'immigration en Grande-Bretagne ou l'immigration vers la Grande-Bretagne pour dire et bien on a 71 % de chance de pouvoir être accepté et donc de mettre en mouvement en tout cas vers le Royaume-Uni. euh un nombre supérieur et ce qui fait que même si on maintenait les 71 %, les 29 % qui restent euh même s'il reste à ce pourcentage là montre montrer en en en valeur absolue sur les côtes sur les côtes de la côte d'Opal et donc on se retrouverait avec une situation qui pourrait apparaître finalement pas très éloigné de ce que nous vivons aujourd'hui.

Sincèrement, non, j'y crois pas. C'est je je je pense effectivement que euh que ça réglerait une grande partie du problème. Mais j'ai envie de prendre un peu de recul par rapport à ta question.

Les pays européens sont à peu près tous concernés aujourd'hui par les mêmes problématiques démographiques. Euh, on a signé les mêmes conventions sur les réfugiés. Au fond, on a les mêmes valeurs et d'ailleurs, c'est le sens de l'Union européenne et du projet européen.

Bien. Euh vraiment les pays européens ne peuvent pas se mettre d'accord sur des critères communs à l'asile. C'est c'est si difficile que ça de se mettre d'accord entre pays européens sur l'idée d'un asile européen et pas d'un asile français, un asile du Royaume-Uni, un asile allemand.

C'est c'est vraiment si impossible que ça politiquement de pas imaginer l'asile à l'échelle de l'Europe avec liberté de mouvement de ceux qui obtiennent l'asile en Europe d'aller dans le pays de leur choix et en intégrant du coup le Royaume-Uni. Quand je parle de l'Europe, c'est l'Union européenne plus le Royaume-Uni. C'est si difficile que ça ?

On est tellement plombé aujourd'hui par des idées ou des idéologies qui me semblent d'un autre temps qu'on est incapable en Europe de dire ça c'est les critères de l'asile en Europe au nom de nos valeurs communes d'Européens. Tu vois ce défi politique là me paraît c'est marrant pas si impossible que ça. Alors certes le contexte politique ne le facilite pas on va se le dire franchement.

Mais j'y crois. Enfin pour moi, ça fait partie du projet européen. Se mettre d'accord sur des valeurs communes de qui doit obtenir l'asile dans un pays européen.

D'ailleurs, ça aurait dû même être à la construction de l'Europe, peut-être même avant le marché unique puisqu'on est là sur les valeurs. On est sur les valeurs. C'est quoi obtenir l'asile en Europe.

Ça aurait dû venir avant le marché unique, avant tout ce que vous voulez. Enfin, je veux dire, c'est se mettre d'accord sur nos valeurs. Et je pense que ce message- làà il est clair pour le coup parce que c'est pas une question de Royaume-Uni, de France, d'Italie ou d'Allemagne.

C'est voilà les critères pour obtenir l'asile en Europe. Et si vous n'avez pas ces critères là, vous êtes en immigration illégale en Europe. Bah ça c'est clair.

Ça c'est clair. Et je trouve qu'on y gagnerait politiquement terriblement en Europe que de jouer la division. Et justement, je parle de la France au Royaume-Uni, de la France à l'Allemagne et cetera parce qu'avant d'arriver à Dkerc, ils sont passés par plein d'endroit hein.

J'ai discuté euh j'ai discuté avec des MNA qui avaient été à un moment donné en esclavage. Enfin, il y a toutes les histoires, il y a toutes les histoires possibles et et imaginables. Donc, je trouve que ce message politique là, bah s'il y a un projet européen, ce message là, il a du sens.

Tu vois, au-delà même de la question de l'efficacité parce que je pense qu'il serait efficace et qui permettrait de clarifier la situation sur la côte de Balon. Euh bah au-delà de ça, je suis désolé mais notre projet européen c'est quand même ça. On va pas faire un débat, il y a des choses que je partage déjà mais mais voilà mais il y a quand même un tiers des gens qui rentrent de manière illégale sur le sol de l'Union européenne qui le font que pour transiter vers vers le vers le Royaume-Uni.

Et donc je vais laisser la parole à à madame la rapporteur. Merci. Euh échange intéressant d'autant qu'on on commence à approcher de la de la fin des auditions de de notre commission d'enquête et il est important aussi de pouvoir voir quelles sont les alternatives, les propositions qui vont pouvoir aussi pas toujours mais parfois créer du consensus.

Euh et donc c'est c'est intéressant de pouvoir aussi avoir ces échanges. Je voudrais revenir un petit peu en arrière euh sur vos propos liminaires. D'abord d'abord euh même si j'ai compris dans le entre les lignes de de vos de vos propos que les relations avec l'État quelque part étaient pas au beau fixe, on va le dire.

Mais je voudrais alors pardon, je voudrais que vous les qualifiez euh que vous puissiez nous dire quels sont les en fait les espaces qui existent euh pour euh les constats que vous pouvez partager avec eux, euh les demandes que vous pouvez faire, les revendications ou les luttes parfois euh peut-être que vous pouvez mener. Donc savoir comment sont considérées les demandes que le maire que vous êtes elles sont elles sont acceptées ou elles sont considérées en tout cas. Oui, merci de la question parce que je j'ai pas dû effectivement j'ai pas assisté là-dessus.

Mes relations avec l'État sont très bonnes en fait en réalité parce qu'au fond avec les les représentants de l'État au niveau local, on est dans la même situation et on partage les mêmes constats et honnêtement entre nous, on partage les parfois les mêmes idées. Voilà. D'abord avec les agents de l'État, les policiers, les policiers m'exprime, je le dis, parfois leur mal-être parce que je le disais tout à l'heure, quelle sens ça d'empêcher quelqu'un de monter sur la mer, sachant qu'il va le refaire le lendemain.

Donc moi, des policiers m'ont exprimé, m'ont dit "C'est vrai que ils ont le sentiment de jouer un peu au Shad quoi." Bon voilà, c'est vous videz l'eau que qui se remplit. Voilà.

Bon. Excusez-moi le le le du du truc, mais c'est un peu ça quoi. C'est-à-dire c cette impression du d'absence de sens.

C'est ça que je veux je veux insister là-dessus. Il y a pas de sens à agir à l'action. Quand vous êtes policier, que vous protégez des populations, il y a du sens.

Quand vous faites quelque chose et que vous avez plus le sentiment de protéger la population en l'occurrence des immigrants, s'il y a un problème de sens. Donc ça c'est la première chose. Après avec les représentants de l'État au niveau local, sous-préfet préfet les rapports sont très bons et ils essaient de m'aider au mieux dans cette problématique.

On essaie de céder d'ailleurs de s'entraider au mieux euh quand à un moment donné il faut engager des dépenses pour répondre aux problématiques des conditions de vie des des immigrants. La communauté urbaine avance les fonds. On a des engagements entre nous.

Euh quand il s'agit de mobiliser moins les policiers nationaux sur euh euh les migrants pour qu'ils s'occupent de la délinquence ordinaire, le préfet relaur et essayer de l'appuyer à fond parce qu'il y croit, parce qu'il il pense absolument euh indispensable d'avoir une brigade dédiée à la fois pour avoir des pratiques professionnelles plus adaptées au à la problématique et à la fois et à la fois pour pouvoir remettre les policiers nationaux qui sont à l'inquerc sur le terrain de la délinquence ordinaire. Donc mes rapports finalement avec les agents de l'État ou avec préfet et sous-préfet sont des rapports, j'ai envie de dire, de où on essaie ensemble de de résoudre le problème. C'est-à-dire, on est vraiment uni pour essayer voilà, on subit mais on subit tous en fait préfet comme maire, on subit une même situation qu'on essaie de gérer au mieux en fait en réalité.

Donc ensemble, on essaie de gérer au mieux. Chacun essaie d'y mettre ses moyens. Chacun essaie d'être compréhensif par rapport à l'autre et euh je ne suis pas du tout critique.

Je au contraire je je plutôt j'ai plutôt par exemple avec le préfet quelqu'un qui aide quelqu'un qui aide le territoire. Ce que je remets en cause c'est donc pas les représentants de l'État, c'est la stratégie. C'est la stratégie, c'est-à-dire ce qu'on demande d'exécuter au représentants de l'État qui pour moi aujourd'hui n'a pas de de sens et en tout cas constitue un tri un quadruple échec pour moi.

Donc je parle bien de la stratégie et d'ailleurs le récent accord là one in One out. Quand on a appris ça, on était tous effarés mais tous les maires de la côte de étaient effarés. On savait que ça allait échouer.

Tout le monde l'a dit. Il y en a pas un qui a dit que ça marcherait. On savait tous que ça échouerait évidemment et mais on n pas été associé, on n pas enfin voilà.

Donc et là je enfin je des choses que je peux les représentants de l'État étaient d'accord avec nous hein. Enfin je veux dire ça donc c'est pas les rapports avec l'État sont très bons. C'est la stratégie c'est la stratégie qui me semble ne pas être la bonne mais c'est pas pareil.

Question rapide celle-ci. Est-ce que dans le cadre des renégociations des fonds Sandst pour 2026-2029, est-ce que le ministère de l'intérieur qui est quand même largement à la manette dans ces négociations a vous a consulté à consulté ses services pour savoir les besoins qui pourraient être les besoins nouveaux ou les besoins récurrents qui pourraient être euh non pas totalement comment dire réglé par le cadre des accords mais en tout cas qui pourrait être couvert. Euh oui.

Oui. C'està dire que d'ailleurs nous on se prive pas de le communiquer. Donc oui, on communique les coûts que nous avons et puis après on nous dit bah vous avez obtenu ça puis vous avez pas obtenu ça.

Voilà. Grosso modo là par exemple on nous dit donc par exemple les opérateurs vidéos qui ne sont plus financés de depuis 2 ans, on nous a dit bah on finance plus les opérateurs vidéos. OK.

Là en ce moment on nous dit que bah les bus supplémentaires, voilà c'est pas financé. Voilà. Est-ce que pour autant je vais pas le faire ?

Les franchises, par exemple, c'est pas remboursé. les franchises qu'on rembourse parce que des voitures ont été incendies et cetera, c'est pas remboursé par les front sandors aujourd'hui, c'est pas dedans. Ce sera très probablement pas dedans dans la prochaine génération.

Est-ce qu'on va arrêter pour autant ? Non, parce que je ne souhaite pas que la population d'un carquoise paye des franchises d'assurance quand le véhicule est dégradé par une situation qui dépasse le territoire d'un carquoi. Et c'est normal à un moment donné que ce soit la collectivité qui prenne en charge et pas l'individu.

Donc, je continuerai de toute façon à le faire. Je sais que c'est pas remboursé ça. Je fais passer les notes.

Je fais passer les notes à à l'État. Ils le savent, ils connaissent les chiffre. Donc oui, mais la totalité n'est pas toujours remboursée.

Alors, c'est vrai que du coup, on demande à l'État euh de nous rembourser parce que c'est injuste que ce soit le contribuable d'inquerquis et non pas le contribuable français pour le coup qui paye des dégradations sur des véhicules. Voilà. Donc donc c'est vrai qu'on demande, pour l'instant, on attend.

Voilà. Sachant non, excusez-moi, sachant que euh c'est surtout au cours des deux dernières années que la différence entre les recettes et les dépenses s'est aggravé et notamment sur la dernière année où là on commence à prendre 1 million d'euros d'écart. Je rappelle pour ceux qui ne le savent pas que Dquerk est l'agglomération qui a été la plus ponctionnée par l'État rapporté au nombre d'habitants dans la loi de finance 2026 où nous perdons par exemple à la CUD 14 millions et la ville 4 millions.

Donc ça veut dire qu'on me rajoute 1 million d'euros. Euh je voulais savoir justement dans le cadre puisqu'on aborde la question des moyens des financements euh on sait à présent quand même dans le cadre national euh que la part sécurité que moi j'appellerai sécuritaire mais en tout cas la part des moyens de force de l'ordre de de matériel de sécurité représente une très grosse part des moyens déployés par l'État et intégralement des moyens moyens donner par les fonds sand vous dans la collectivité que vous représentez quel part ou est-ce que vous pouvez nous détailler en tout cas ce qui est mise en place qui va en soutien aux personnes exilées ? Alors nous il y a le transport public donc euh ce qu'on fait c'est donc parfois ce que j'ai expliqué il y a des afflux de migrants sur certaines heures.

Alors parfois ça vient en superposition des heures de pointe par exemple pour aller à l'école. Donc dans ces cas-là, on rajoute des bus supplémentaires. Donc est-ce c'est c'est plutôt pour la population, c'est plutôt pour les que les écoliers puissent quand même monter dans le bus pour aller à l'école.

Et d'ailleurs, il y a les parents qui disent "Bah voilà, mon enfant a pas pu aller à l'école parce que il a pas pu monter dans le bus parce que il y avait la fume." Donc donc ça, il y a le transport public. Ensuite, il y a la question des déchets.

Alors, la question des déchets, c'est c'est un c'est une grosse somme la question des déchets. Donc, il y a des benes à disposition, il y a des ramassages, on on paye des gens évidemment pour aller nettoyer sur le camp et cetera. Alors oui, ça bénéficie aux immigrants, ça bénéficie aussi à la population dans la logique du cadre de vie.

Donc voilà, ça ça bénéficie à l'ensemble du territoire. Ensuite, vous avez la problématique des toilettes et des douches. Ça ça bénéficie à 100 % au aux émigrants là.

Donc on le faisait. Il y a il y a l'eau aussi les citernes d'eau que la que la collectivité prend à Sachar. On a toujours mis des citeres d'eau à partir du moment où les associations nous demandaient.

Moi, j'ai toujours accepté. C'est vrai que parfois l'État m'a dit de pas forcément le faire mais je l'ai fait. Euh donc on a toujours mis des des citternes d'eau à disposition des des campements.

Toilette et douche. On en avait mis. On avait donné des possibilités d'accès à des douches dans les gymnases et cetera.

Le tribunal administratif nous a demandé de mettre plus de douche sur le terrain. C'est très cher, c'est très complexe parce que les arrivées d'eau, la gestion est très difficile à faire sur le terrain là où ils sont aujourd'hui. Euh donc c'est vrai que les coûts sont très importants.

On a estimé à peu près à à 3 millions et demi je crois les injonctions du tribunal administratif donc par an. Donc c'est c'est des c'est des sommes quand même assez conséquentes. Donc là on a commencé à les mettre à les mettre en œuvre.

Donc ça c'est à 100 % pour les immigrants. Et après vous avez la question des franchises, ce que j'évoquais tout à l'heure, les franchises, ça c'est pour les populations. Donc vous voyez en fait dans ce que nous on dépense, la dimension sécuritaire est relativement faible.

C'est juste la ville de Linquerc et le système de vidéosurveillance qui est au service de la police nationale aussi. C'est le CSU, le centre de supervision urbaine, il est géré par la ville de Nquerc. Mais évidemment, on l'état nous demande de nous alerter si on voit un départ de de small boats.

Donc effectivement, les opérateurs vidéo qui ont des caméras sur toute la plage, évidemment la plage la dig est particulièrement surveillée, les opérateurs vidéos alertent les services de l'État si s identifient un smallboot sur sur nos caméras. Donc là, il y a il y a ça et là là, on pourrait le ranger dans la dimension un peu sécuritaire. C'est plus pris en charge par les fonds andurst aujourd'hui, nos opérateurs euh vidéo.

Donc, j'ai envie de dire l'essentiel euh du de ce que dépensent les collectivités, c'est plutôt ou population ou orienter population d'un carquoise ou orienter conditions de vie des immigrants avec une dimension sécuritaire minime autour du centre de supervision urbaine de la ville de Naquer. Merci. Je voulais revenir sur deux autres sujets.

Alors, on a déjà rencontré le directeur du port de Dquerc. Il nous a confirmé effectivement que la préfecture, enfin l'État, avait demandé le déboisement de 212 hectares sur le territoire du port. 212 hectares, on va pas le cacher, qui sont les lieux de aujourd'hui les lieux de vie des personnes exilées.

D'abord, premièrement, quel regard vous portez sur cette demande ? de est-ce que c'est des demandes similaires parfois sur le territoire qui est géré par la commune et pas par le port ? Ça c'est une première question.

Deuxième chose, je crois pas me tromper en disant que vous êtes président du conseil de surveillance de l'hôpital de DINERc. Est-ce que ça vous est arrivé d'être déjà alerté sur une insuffisance ou des mauvaises qualités de prise en charge de personnes migrantes, des refus de prise en charge, une insuffisance de prise en charge ? Et est-ce que vous avez dans ce cadre là pas simplement un regard mais aussi des form enfin des propositions à formuler à soit à la RS soit à la direction de l'hôpital directement ?

Euh alors sur le sur l'hôpital euh la première c'était quoi ? Euh avant le le démoisement euh le démoisement c'est évidemment un drame pour euh le territoire d'un carqui. Euh vous imaginez, vous êtes habitant de l' plage, vous arrivez vous êtes dans un cadre végétalisé, c'était très joli avant.

Enfin voilà, vous arrivez alors certes, il y a le port, mais vous voyez même pas les les activités industrielles du port. Évidemment, c'est un drame pour les habitants. Ils ont le sentiment d'une dégradation de leur cadre de vie.

Donc ça c'est clair. Après le regard que je porte, c'est moi je je cherche pas à accuser. Encore une fois, je le redis, dans la stratégie actuelle, on a affaire à des gens sur le terrain qui essaient de faire de leur mieux.

Et donc à un moment donné, y compris pour protéger les policiers humaines, y compris pour protéger les gens qui vont intervenir dans les campements pour faire les évacuations. Je peux comprendre qu'à un moment donné, on arrive dans la stratégie actuelle à ces déboisements. Donc je peux comprendre celui qui prend la décision de déboiser.

Ce que je comprends moi, c'est la stratégie qui a amené à quelqu'un à prendre la décision de déboiser. Vous voyez ce que je veux dire ? C'estàd que dans la stratégie que j'évoquais tout à l'heure et avec laquelle je ne suis pas d'accord, dans cette stratégie là aujourd'hui, il y a des gens sur le terrain qui essaient de faire le mieux, qui essaient de protéger les policiers. en particulier, je pense, au préfet ou au sous-préfet et qui peuvent prendre à un moment donné des décisions pour effectivement gérer les choses.

Euh donc, je peux comprendre la décision, elle est dramatique pour les habitants de bonne plage et pour le et pour le territoire, pour tous ceux qui habitent là. Euh mais elle est la conséquence d'une stratégie. Je le je le vis comme ça et donc voilà comme plein d'autres choses qui peuvent être des conséquences de de la stratégie qui me paraît pas mal sur le centre hospitalier.

Moi j'ai pas de non j'ai pas de remonté de refus de prise en charge ou de mauvaise prise en charge. Vous savez, la population d'un Querquise aujourd'hui, moi je la trouve, comment dire ? Son regard n'est pas du tout un regard euh comment dire, je cherche le bon adjectif, je peux dire négatif, hostile.

Voilà, c'est c'est ça. Ce n'est pas du tout un regard hostile. C'est un sentiment d'impuissance.

C'est le sentiment de voir une situation qu'ils subissent sur laquelle ils ont ils peuvent rien faire. Mais il quand il voit les gens partir sur les bateaux de fortune avec des bébés, avec euh c'est c'est c'est terrible. Enfin, je veux dire moi le les témoignages des gens qui voient à partir on voit des drames en fait.

On est spectateur de drame humain et la population vit d'abord ça. Elle vit et que ce soit les personnels de santé, que ce soit les gens les gens sont ont n'ont pas du tout un regard hostile vis-à-vis des vis-à-vis des émigrants vers l'Angleterre, ils vivent ça plutôt comme voilà, on subit un drame de porté internationale. Voilà, c'est comme ça que les habitants le vivent.

Et donc je ne sens pas du tout d'hostilité de la population. Quand il y a hostilité en fait c'est contre le fait lui-même. C'est-à-dire à un moment donné, il y a une il y a une lassitude.

Oui. Bah je j'en parlais dans mon proposiminaire. Quand vous habitez l' plage et que vous entendez des tirs toutes les nuits, oui, il y a une lassitude.

Oui, quand vous voyez votre ville se dégrader parce qu'on a rasé tout un bois, oui, il y a une lassitude. Donc c'est pas de l'hostilité vis-à-vis des personnes immigrantes, pas du tout. Euh c'est un râbol par rapport à la situation qui est vécue, pardon, trop de temps.

Ça fait trop longtemps que ça dure en fait en réalité. Et c'est ça que la population je veux vraiment faire le relais de la population vis-à-vis de vous. C'est un ralbol en fait.

Ils en ont marre de vivre cette situation. Ils en ont marre de voir leur cadrevise dégradé. Ils en ont marre d'entendre des tirs de Kalashnikov.

Ils en ont marre. Voilà, ils en ont marre de ça en fait. Voilà, c'est un ralbol en fait en réalité.

Mais du coup, moi je vois pas de j'ai j'ai jamais vu de choses hostiles. Là, je vais rentrer à Malot. Je vais sans doute voir passer un groupe de migrants vers la plage.

Je vais le voir. Jamais j'ai vu un keris avoir une attitude hostile vis-à-vis du groupe qui passe. Et en général, quand il y a des gosses, ce qu'on ressent est terrible.

Enfin, je veux dire, on est en train de dire waouh, là ils vont ce soir ils vont ils vont monter sur un bateau de fortune et ils vont mettre leur vie en danger. C'est ça que ressentent les nacarquis. Donc ça vraiment, je veux insister là-dessus.

Donc donc non, j'ai pas entendu de mauvaise prise en charge. Donc parce qu'il n'y a pas en fait d'hostilité vis-à-vis des personnes. Je ne le ressens pas du tout sur mon territoire.

Le c'est un ralbol, c'est pas une hostilité, c'est un ralbol. Voilà, c'est c'est c'est ça le sentiment et souvent il est plus pointé du coup vers les autorités euh que vers les personnes immigrantes même en fait en réalité parce que en fait c'est la stratégie qui qui est pas acceptée. Moi-même je vous ai dit à quel point je je rejetais la stratégie.

Donc c'est la stratégie qui est pas acceptée et pas les personnes. Voilà, vraiment je veux faire ce distingo donc non, j'ai jamais entendu de choses hostiles dans les bus, j'ai jamais entendu de choses hostiles au CHD, j'ai jamais voilà ça là-dessus je je ni même dans la rue, je n'ai jamais vu d'agression de migrant. Je n'en ai jamais vu.

Voilà, je j'avais jamais entendu parler. Voilà. Mais ça veut pas dire que les gens sont contents quand ils voient des scènes de guerrière urbaines et qu'ils sont réveillés à 2h du matin ou à 3h du matin par des grenades de voilà par lacrirymogène.

Je veux dire ça ça vous déplaît et ça à un moment donné bah oui il y a un ralbol il y a un ralbol de virus ça. Voilà donc non je n'entends pas d'hostilité. Avant de passer la parole aux collègues, j'aurais deux questions complémentaires puisque j'ai beaucoup réagi à à ce que vous avez dit.

Euh la première, c'est euh pouvez-vous Alors, vous avez parlé de dégradation de véhicules. Euh quand nous sommes aller euh sur place, j'ai discuté avec un certain nombre de représentants de force de l'ordre qui étaient là d'ailleurs pour assurer notre sécurité. Et euh ce qu'ils m'ont dit, c'est que euh de la part des gens des candidats la migration vers le Royaume-Uni, euh il y avait pas à déplorer un surplu de de délinquence sur le territoire, c'est-à-dire que les gens étaient là pour tenter la traversée et que il ne s'attaquaient pas au bien ou aux personnes du territoire.

Et donc il y avait pas d'augmentation de la délinquence du fait de cette situation euh migratoire. Je voudrais que vous puissiez me le confirmer. Donc et votre analyse sur les les dégrations, les quelques dégrations mais qui ont un coûte forcément pour la collectivité comme vous l'avez dit.

Euh donc d'où vient ce phénomène ? Euh d'un point de vue de délinquence, on a plutôt celle des passeurs, c'est-à-dire tir de Kalashnikov. On nous a expliqué la jambisation.

D'ailleurs, il y a un migrant qui a perdu la vie par ce phénomène il y a 15 jours, hein. Il s'est pris un coup de couteau dans l'artère fermorale. C'est les les passeurs qui veulent montrer leur leur pouvoir et comme quoi il faut pas sortir des clous qu'ils ont fixés.

Et la deuxième question que je voulais vous poser, c'est euh il y a un collectif des mers qui s'est formé sur un certain nombre de territoires et j'avais posé la question au au maire de de Boulogne. Euh il y a pas euh d'organisation au niveau des trois agglomérations. Euh est-ce que c'est parce que vous n'en avez pas éprouvé le besoin, pas eu l'idée, pas euh est-ce que euh il serait pas euh utile que les les présidents des trois agglomérations euh qui sont importantes et qui sont toutes touchées hein, euh n'inquiète qu'à les Boulognes euh puisse avoir une action concertée finalement puisqu'ils sont confrontés à au à des problèmes similaires.

Euh alors sur les problématiques de délinquence, je partage le constat qui a été évoqué. Il y a pas plus de délinquence. En fait, les émigrants sont comme nous tous quoi.

Ils sont pas plus ou moins délinquants que les Français. Dedans, il y en a dedans. Dedans, il y a des délinquants aussi.

Et puis voilà. Donc, il y a déjà eu des faits de délinquence commis par des émigrants, mais pas plus que d'autres, même plutôt globalement moins puisqueeffectivement ils ont plus la préoccupation de partir vers le Royaume-Uni de commettre des actes de délinquence sur le territoire. Ils sont ni des anges ni des démons.

Voilà, si vous voulez l'expression, ils sont comme nous. Et donc du coup effectivement, ça n'aggrave pas les phénomènes de délinquence sur le territoire. En tout cas, c'est ce qu'on c'est ce qu'on constate.

Donc oui, effectivement, voilà euh sur l'histoire du du collectif des maire euh dont j'en fais pas partie. Euh je n'adhère pas forcément au on n' pas forcément les mêmes approches par rapport à ce phénomène. Je pense que vous l'avez senti en nous auditionnant.

Euh et donc je voilà, je pense je pense qu'on a pas le même regard sur la façon dont on peut améliorer les les choses. Euh le collectif des mères ne vous a pas par exemple fait la proposition d'un droit d'asile européen. Je pense pas.

Euh voilà, je pense qu'on a des approches différentes des choses et c'est tant mieux, c'est aussi la démocratie de ne pouvoir avoir des opinions différentes sur un problème politique avant tout. Euh je continue moi de penser que avant la problématique répressive, il y a la politique et je pense que nous ne résoudrons ce problème que par un accord politique. Ça c'est ma conviction personnelle.

Euh j'ai pas le sentiment que le collectif des maires soit tout à fait sur cette ligne là. Voilà. Donc euh voilà et sans doute nous sommes nous sommes pas encore assez mis d'accord sur euh parfois les diagnostics.

Aujourd'hui la situation sur le DINERquis est particulièrement importante et euh voilà tout le monde le reconnaît pas forcément. Alors euh mes chers collègues Elisa Martin, merci monsieur de vous être rendu pour que nous puissions vous entendre. Je je comprends parfaitement la difficulté dans laquelle sont les élus locaux et et cette contradiction dans laquelle on peut en être, c'est-à-dire à la fois porter une aide à ces personnes qui incontestablement l'exigent et et en même temps être en difficulté en particulier pour des raisons financières.

Vous avez d'ailleurs indiqué que le gap entre ce que vous attendiez et ce que vous étiez susceptible de de de mobiliser financièrement était était de plus en plus important. Je dois dire que ça ne m'étonne pas. Quel est votre Comment est-ce que vous parvenez ou pas ?

Ça ça je ne porterai pas. Enfin, vous allez nous dire quelle est votre stratégie sur un plan sur le plan de la mobilisation du CCS pour éventuellement faire des diagnostics sociaux, voir euh qu'est-ce que vous arrivez à approcher en terme de de scolarisation des enfants. Donc évidemment, vous pouvez parfaitement me dire que je suis totalement à côté de la plaque dans la mesure où ces personnes ne font que passer et que a priori la notion du diagnostic social qui est normalement une obligation préalable à tout démantellement de bidonville, moi je préfère dire les choses comme elles sont, euh peut vous paraître non enfin qui pourtant est une obligation, peut vous paraître quelque chose qui qui est finalement assez C'est 20 dans la mesure encore une fois où les personnes passent idem en terme de de scolarisation.

Bon pour autant il peut y avoir un certain nombre de situations pour des raisons X Y Z. Les gens restent et restent peut-être un peu plus longtemps que ce qu'on pourrait imaginer. Donc voilà la question que je voulais vous vous poser de ce point de vue-là.

Euh CCS et obligation de scolarisation qui est faite qui est faite aux communes mais là dans un contexte qui est particulièrement dégradé. Et quand vous abordez ces sujets, particulièrement les obligations préalables euh au démantellement des bidonville, comment se passe euh le dialogue avec les services de l'État ? Puisque côté service de l'État, il pourrait y avoir aussi une possibilité, vous ne soyez pas obligé de vous substituer avec vos agents.

Je parle en particulier des diag sociaux en fait. Donc maintenant, ça fait plus de 12 ans que je suis maire de Nerk, président de la communauté urbaine et nous avons eu une une période euh plutôt au cours du du premier mandat, donc 2014-2020 où nous avons mis le paquet sur le contact avec les personnes immigrantes vers l'Angleterre en insistant beaucoup sur leur droit. leur possibilité de demander l'asile en France.

On leur avait même dit qu'il serait forcément éligible à l'asile en France, qu'ils étaient totalement dans les critères, qu'on aurait pu les accompagner justement dans cette demande d'asile, dans l'apprentissage du français. On avait travaillé avec des associations qui étaient prêts à les faire. On avait parlé de scolarisation, on avait parlé tout ça.

Ça a été un échec total. On a convaincu un ménage en 10 ans, une famille qui est restée dans un logement à TTG sur la communauté urbaine d'Okerc. Une famille en 10 ans, nous avons réussi à on avait mobilisé l'offi, on avait mobilisé tout le monde et cetera.

Moi-même, je suis allé discuter, on avait des interprètes, on avait Et en fait, on n'y arrive pas. C'est-à-dire qu' il y a que UK, UK UK UK, il y a que ça. Il il y a que ça.

Alors, est-ce que c'est une menace des passeurs s'ils vont pas jusqu'au bout ? Est-ce que Est-ce que c'est la maîtrise de la langue anglaise ? Est-ce qu'ils sont attendus en Angleterre parce qu'ils ont de la famille ?

Est-ce que c'est les possibilités parce qu'il y a pas de carte d'identité en Angleterre et cetera et cetera ? Je n'en sais rien. Je au bout du compte, c'est un échec total.

C'est-à-dire l'approche par euh essayer de convaincre de s'inscrire dans un temps un peu plus long que ne voir que le soir où ils vont traverser a été un échec total. Et euh et à 99,9 % les réponses ont été non. UK UK UK donc oui donc on a pris le pli de considérer que les personnes étaient de passage comme vous l'avez dit.

Euh pourtant Dieu sait qu'on a vraiment mis beaucoup de moyens pour essayer de changer cette logique parce qu'on avait en plus un réfugié, on sait faire, on sait faire quelqu'un qui obtient l'asile, on sait faire surtout dans le nord, surtout à qu'on a vraiment un tissu associatif qui permet d'intégrer les gens, on y arrive mais ils veulent pas. Et donc voilà, donc vraiment ça a été ça a été difficile. Vous parliez de ma position de maire ou la position des maires de la communauté urbaine au regard de ce que je viens de vous dire avec le temps.

Alors c'est vrai qu'on essaie de limiter la casse sur les conditions de vie. Je je suis honnête. On essaie de limiter la casse sur les conditions de vie des immigrants.

Donc oui, les points d'eau, on les met, les toilettes, on les met, on a donné accès aux douches, on essaie d'accompagner les associations qui font un travail difficile, en plus, elles sont parfois pointé du doigt. Mais on est aussi là pour protéger nos populations parce qu'en fait on est d'abord aussi élu de nos populations. Et au fond euh vous voyez l'histoire des franchises, c'est un peu ça.

C'est-à-dire que la responsabilité du maire, c'est de se dire de dire à ses administrés bon bah voilà, il y a quelque chose qui est sur notre territoire qui nous dépasse complètement. Nous, MAER, on peut veiller à ce que ça vous impacte le moins possible. En fait, c'est ça aussi la position de maire, c'est de protéger aussi sa propre population.

Donc voilà, donc on en est aussi arrivé un peu là. Euh et je suis d'accord avec vous maintenant le regard qui est porté sur les émigrants est plutôt un regard de passage. Oui.

Et euh et mais c'est le constat après moue tentative de d'essayer d'avoir une autre approche. Jeanpierre B. Merci monsieur le président, monsieur le maire, monsieur le président. ravi de de vous retrouver, de vous entendre.

Je connais votre philosophie, l'action que vous menez sur le territoire de Dunker qui est de la CUD et donc vos propos ne nous surprennent pas. Euh le président, il est venu tout à l'heure, vous a interrogé si pour savoir s'il y avait une intercommunale ou une interaglo avec vos collègues voisins, je voulais à minimum vous demander si vousqu vous enquêtiez ou vous questionniez les pouvoirs publics sur les dépenses qui ne sont pas prises en charge. Est-ce que vous savez si l'évolution des dépenses en opérateur vidéo et d'autres d'autres actions que vous menez sont prises en charge sur le territoire du Boulonnais du Calaisi et pas forcément sur le DC ? si tout le monde vit peu ou prou les mêmes reculs.

J'allais vous interroger sur le sentiment que vous aviez sur le one in and one out mais vous y avez partiellement répondu avec peut-être le fait que le one in one out aurait peut-être ramené le taux de de d'incorporation sur le territoire de la reconnaissance sur le territoire britannique de 71 % que vous évoquez à 50 %. Est-ce qu'il y avait pas une volonté britannique justement de diminuer ce taux que vous avez cité tout à l'heure ? Êtes-vous, comme le président de région euh farouchement euh défenseur de l'interruption des accords du Touquet de Sanders puisque moi j'ai appris que l'article 252 permettait à un état l'un ou l'autre unilatéralement avec un délai évidemment de d'extinction du dispositif de 2 ans.

Voilà. Et enfin, dernier sujet qui est qui est d'actualité, qui peut-être d'actualité mais qui heureusement ne semble pas l'être pour le moment, c'est est-ce que l'épisode sanitaire qui est en train de résurger sur le sol européen avec les antavirus qui semblent contenus confinés pour le moment mais qui pourrai pourquoi pas être une nouvelle explosion sanitaire ? Est-ce que déjà les pouvoirs publics vous alertent ?

Est-ce que vous craignez vous que ça puisse devenir quelque chose de d'extrêmement sensible et impactant pour les pauvres migrants qui sont sur notre sol ? Merci. Vous êtes optimiste, monsieur Bataille.

Non, mais on a eu le Covid monsieur Oui, en décembre, on disait que ça n'arriverait pas. Non, mais on a eu le le Covid de toute façon et ça n'a effectivement pour les pour les immigrants, ça n'a pas changé leur leur situation. Ils sont restés en camp et effectivement il ça a continué.

Je pense que si demain il y avait un virus, je pense qu'il se passerait exactement la même chose. Ça les arrêterait pas en fait en réalité. Et donc du coup euh euh donc du coup je pense qu'effectivement les les questions de toute façon les questions de mise à l'abri fonctionnent pas.

C'està dire à partir du moment où vous mettez à l'abrient. Enfin je veux dire ils ne veulent pas rester, ils ne veulent pas se fixer, ils veulent aller au Royaume-Uni. Donc de toute façon, ils feront tout.

Qui a un virus ou qui ait pas de virus, je pense la réalité ne change pas. sur la question euh j'ai pas dit tout à l'heure alors il y a un collectif des maires effectivement qui est plutôt centré autour de Calé en fait en réalité mais nous nous avons en fait à Dinquer que ce qu'on appelle la conférence des maires on se réunit en fait tous les 15 jours 3 semaines entre l'ensemble des maires de l'agglomération de la querquise et on évoque ensemble évidemment cette question c'est-à-dire que tous les maires de l'agglomération d'un querquise abordent ensemble cette question et euh communauté urbaine et communes sont main dans la main pour essayer de tenir les choses. Quand le maire de Lon Plage a telle ou telle problématique, il appelle tout de suite le directeur général des services de la de la communauté urbaine, parfois même la nuit, parfois ou quand c'est pas le DGS de la commune urbaine qui appelle le maire de l' Plage.

Voilà. Donc la communication communauté urbaine commune fonctionne à fond et on n pas un collectif des mers mais en fait ça fonctionne de la même manière. On s'est pas structuré, on appelle pas ça collectif, mais ça fonctionne de la même manière sur le territoire d'querquad mais du coup à l'échelle de l'agglomération d'un carerquis.

Et donc du coup non, j'ai pas forcément été regardé si c'était mieux remboursé dans le pas de Cal que dans le Nord. C'est vrai que le fait qu'on soit des départements différents, on n'a pas à faire au même préfet ou donc du coup oui, il peut y avoir il j'en sais rien en fait. Je n'ai pas j'ai pas été voir si les remboursements pouvaient être pouvaient être différents.

Je sais que le le le nombre des forces de l'ordre fait parfois parler parce qu'effectivement les stratégies des passeurs dépendent de la présence des forts de l'ordre à tel ou tel endroit. Si c'est très concentré à calé comme ça l'a été ça se déplace sur Dquer. Si demain on reconcentre tout sur DC, ça se déplacera sur calé.

Enfin les passeurs s'adaptent complètement. Aujourd'hui c'est plutôt sur Dinquer parce que les forces de l'ordre sont plutôt sur calé. Enfin, je c'est c'est c'est tout bête, quoi.

Donc donc évidemment euh on sait très bien qu'il y a des vases communiquantes. Enfin bon euh moi je je veux pas que ça aille surcalé non plus. Enfin, c'est le le j'essaie de proposer des solutions qui essaie de en essayant de résoudre le problème sur Cal est sur Dunker qui est sur Boulogne quoi.

C'est voilà. Et je dirais et même sur la Belgique parce qu'à un moment donné, il y avait aussi un peu ce jeu-là. Ah nous on va mettre le paquet puis on va renvoyer chez les Belges et les Belges après c'est la même chose.

Nous on va mettre le paquet, on va renvoyer chez les Français. Enfin à un moment donné c'est un petit peu le mystigerri qu'on qu'on se passe ou la patate chaude. Donc c'est vrai que ça a été un peu ça à un moment donné.

One in, one out. Je je dès que j'ai vu l'accord, j'ai été déré parce qu'il peut pas marcher. Enfin, ça ne peut pas marcher.

Les ça n'arrête pas en fait les les migrants. C'est pas parce qu'il y a un accord sur il y en a un qui peut passer, s'il y en a un qui revient, si ils vont y aller, ils vont y aller. et probablement aussi parce qu'ils sont attendus au Royaume-Uni parce qu'il y a des réseaux parce que voilà ils ont peut-être probablement un travail, ils ont probablement une famille, ils ont donc voilà donc le le système est prêt et le one in one out pouvait pas pouvait pas fonctionner aussi facilement que ça quoi.

Donc je en fait j'y ai jamais véritablement cru en fait en réalité. Voilà. Rupture des accords du Ah oui pardon.

Mais en fait, moi je je me focalise pas sur les accords du Touquet en fait parce que c'est l'un des maillons de la stratégie en fait. Euh en fait je l'histoire de la frontière en France plutôt que plutôt qu'au Royaume-Uni en fait c'est le symptôme d'une mauvaise stratégie et d'une mauvaise façon d'aborder le problème politiquement. Voilà.

Donc c'est pas une question d'accord, tu vois. Moi je suis pas opposé aux accords du TK, je suis opposé à la stratégie actuelle, à la stratégie franco-britannique de gestion de la problématique migratoire. Et c'est toute la stratégie qu'il faut revoir.

Et donc si on revoit la stratégie qu'on parle de droit d'asile européen, à ce moment-là, c'est un autre accord qu'il faut faire. Donc oui, je suis contre les accords du Touquet parce que c'est la traduction d'une stratégie qui n'est qui est mauvaise et qui n'est pas la bonne et qui n'est pas politique surtout, c'est qui qui est bercé d'une illusion. qu'on peut traiter, qu'on peut empêcher des gens de franchir la manche.

C'est une illusion. C'est une illusion en réalité. Voilà.

Et si c'est pas des bateaux, demain ce seront des c'est c'est la stratégie du bouclier de l'épée, hein. Enfin, je veux dire, à un moment donné, à chaque fois qu'on va mettre un truc plus répressif, ils vont trouver des choses pour y arriver, pour contourner. Merci Stella Dupont.

Merci monsieur le président, madame la rapporteur, monsieur le maire et président de la communauté urbaine de Derkque. J'aurais envie de vous poser plein de questions comme souvent mais mon président va me tirer les oreilles donc je vais me concentrer sur quatre points seulement. Le premier point Le premier point concerne enfin je vais régulièrement dans le Galaisier et dans le DK depuis 2019 et je constate des différences notoires qui perdurent.

Après la situation évolué, c'estàd que en 2019, il y avait beaucoup plus de monde à Calais qu'à DINERc. Mais ce que je constate depuis le début et c'est plus accentué aujourd'hui, c'est une différence notoire de prise en charge par l'État en fonction du département. Et j'avoue que je ne m'explique pas une telle différence puisque notre République est une et que le dénument le plus total et l'indignité dans laquelle vivent, comme vous l'avez dit, les exilés candidats au traversé est inacceptable.

Et je ne comprends pas ces ces différences. Je suis allée dernièrement encore au campement de Mardiic et j'ai rencontré bah des exilés, des bénévoles euh des pour beaucoup des d'unquerquis monsieur madame tout le monde hein qui viennent beurrer des tartines, donner un petit déj enfin c'est c'est vraiment une générosité à saluer et un engagement à saluer. Mais pour autant, voilà, c'est le dénument total, beaucoup de femmes, d'enfants plus que par le passé.

C'est une évolution, il me semble. Donc j'aimerais savoir comment vous expliquez-vous au-delà du contexte historique hein ces différences notoires et pourquoi on n'arrive pas à avoir un peu plus d'équilibre. On est arrivé comme ça s'est fait à Cala d'ailleurs à une décision de justice pour que les choses se mettent un peu en place mais on est quand même loin du compte encore même si je suis d'accord avec vous.

C'est-à-dire que tout le monde essaie de faire de son mieux et moi les personnels de l'État des opérateurs de l'État que je rencontre c'est des gens engagés hein qui ont envie de bien faire ce qu'on leur demande de faire et qui font leur possible dans un cadre qui leur est imposé en définitif. Donc on en revient à la question de la stratégie globale. Mais donc voilà votre analyse sur ces différences notoires et sur comment essayer de les résoudre.

Et quand je suis allée à Mardi, c'était très sale, très sale, des poubelles partout. Je crois comprendre qu'il y a des droits de retrait régulièrement sollicités par les agents de déchets, parfois même de transport, d'après ce qu'on m'en a dit. Qu'en est-il si vous voilà qu'en est-il si vous pouvez me préciser en tout cas ce point ?

Deuxième aspect sur les mises à l'abri, vous avez dit vous-même que les gens n'y vont pas mais ils sont positionnés très loin du littoral. Donc ça, de mon point de vue, ça ne répond pas euh à la demande, hein. Euh mais je comprends aussi la position de l'État et dire, on va pas faire des choses en proximité parce qu'on ne veut pas justement que les gens traversent mais bon c'est le chat qui se porte la queue et le la le résultat c'est que les gens sont au milieu de nulle part et dans des conditions extrêmes.

Donc on j'ai vu des choses marcher, c'est-à-dire le plan Grand Froid à Calet en particulier que j'ai vu à plusieurs reprises. Donc c'est un bâtiment totalement piloté par l'État avec des forces de sécurité, des opérateurs. C'est sparatin mais au moins c'est sûr en définitive.

Donc je m'interroge sur l'intérêt d'expérimenter ce dispositif ailleurs et de vraiment mesurer les avantages, les inconvénients. Mais il faut absolument que ce soit piloté par l'État avec ses forces de l'ordre. Ce serait pas simple non plus hein, mais ce serait peut-être un moyen de sortir de ce contexte de cette emprise des passeurs au moins une partie des personnes, même si j'en reviens toujours à la question que je partage avec vous, en fait au sujet de la stratégie globale que qui me pose question. 3è point, les traités de Sundst.

Euh vous avez dit que vous étiez vous n'étiez pas associé au au cadrage national et aux relations avec le Royaume-Uni. Ça passe par des appels à projet. Euh je crois savoir que de nouveaux appels à projet euh sont publiés régulièrement, les temps de réponse sont très courts.

Quel est votre comment vous comment vous organisez pour être en capacité de répondre à ces appels à projet ? 4e point euh et dernier euh vous parlez de ces 71 % qui forcément interpel he 71 % des personnes qui traversent euh sont protégées, voilà, obtiennent l'asile au Royaume-Uni. Est-ce que vous pouvez nous préciser pour les besoins de la commission d'enquête votre source s'il vous plaît parce queon entend tout types de chiffres.

Merci. Euh pour la fin, c'est la voie du Nord. La Voie du Nord a publié ce chiffre.

C'est un chiffre que j'avais euh auparavant. Euh je me demande même si ce sont pas les Britanniques même qui nous ont donné euh ce chiffre à un moment donné. Et la Voie de Nord, l'a rendu public, ça a été même à la une de la Voie du Nord, il me semble il y a à peu près un peu plus d'un an.

C'est un chiffre qui n'a jamais été démenti par les Britanniques. En tout cas, quelques quelques points. La différence des d'intervention de l'État entre le Pas de Calé et le Nord.

Oui, c'est vrai. Puis que je peux pas mentir. Oui, c'est vrai.

Mais je je n'entre pas là-dedans. Je veux en fait je moi je ne cherche pas à opposer Calé à Dunkerc. Voilà.

Donc oui, j'ai déjà eu l'occasion de le dire au préfet de de région que je trouve qu'il faudrait un meilleur équilibre, mais je garde voilà, je je je ne vais pas commencer à publiquement dire voilà, je crois que le préfet essaie de de faire au mieux. Euh je pense que il y a eu à un moment donné historiquement un très fort développement notamment l'agin qui a été jusqu'à 6000 personnes à calé qui a fortement marqué et je pense que effectivement déplacer les forces et en peut-être pour se dire d'ailleurs bientôt si je déplace ils vont repartir de l'autre côté enfin voilà donc je je fais le constat comme vous effectivement que les moyens sont pas les mêmes mais je me dis que que le préfet essaie de faire au mieux avec les moyens qu'il a. Voilà, je je le vois comme ça.

Ça veut pas dire que je demande pas un meilleur équilibre, mais je en tout cas je vais pas je cherche pas à l'étaler sur la place publique. Je pense qu'il faut que moi je aujourd'hui je demande surtout une brigade dédiée aussi pour libérer nos policiers nationaux pour qu'il s'occupent de la délinquence ordinaire parce que j'ai besoin de policiers nationaux sur les sur la délinquence ordinaire. Euh ça c'est ça ça m'aiderait pour le coup une brigade dédiée à la problématique migratoire sur le Nakerquis.

C'est ça ma demande aujourd'hui. Je crois savoir que ça le dossier avance bien et que ça devrait se décanter. Euh sur le plan Grand Froid, on a aussi un plan Grand Froid sur le Dquoise sur les gymnases de la ville qui servent à à l'accueil.

Ils sont armés par la Croix-Rouge géré et cetera. Donc on a aussi un plan grand froid euh surtout pour les familles euh parce qu'évidemment quand on était à 2005, quand il y a eu le plan Grand Froid, notamment 2500 personnes dans les gymnases, c'est un peu compliqué. En plus, on est en période scolaire, donc ça veut dire que le matin, il faut pouvoir évacuer.

Donc c'est compliqué. Donc c'est vrai que après, il y a un ciblage vers les familles en particulier, donc les enfants, les femmes et les pères qui accompagnent. Donc c'est surtout les familles qui sont mises à l'abri.

Euh mais mais il y a des protections qui sont mises en place aussi dans le dans le DINERIS. Droit de retrait, j'ai pas de connaissance de droit de reté des agents de la communauté urbaine sur les déchets ou les ou les transports. Il y a des alertes qui nous sont parfois euh données.

Par exemple, c'est tout bête quand dans un bus parce que en plus euh entre les départs des smallbats et le campement, c'est souvent une ligne complète de bus. Donc il monte souvent au Terminus, les émigrants montent au Terminus et après ils ont le il y a le bus qui est plein en fait pendant tout le trajet. Donc du coup ce qui peut être passé avec l'afflux c'est qu'effectivement à momenté le conducteur il voit bien le mécontentement des usagers qui peuvent pas monter dans le bus.

Donc il y a des alertes comme ça qui sont données. Le chauffeur de bus a le sentiment de pas pouvoir gérer à la fois les les gens qui veulent monter quand le bus est complètement saturé. C'est plus ce genre de choses, ce genre d'alerte qui nous sont donné, c'est-à-dire c'est plus lié à l'affluence qu'au comportement.

C'est ça que je veux dire. C'est-à-dire à un moment donné, le flux est tellement important qu'il génère des mécontentements ou des manifestations de mécontentement. Donc euh donc du coup, ça génère des tensions mais mais c'est pas le comportement qui génère des tensions, c'est l'affluence.

C'est pour ça que par moment on a mis 10 bus supplémentaires, notamment au moment où les écoliers devaient partir à l'école. Parce que là si le parce que le pic arrivait à ce moment-là et donc du coup quand c'est les quand c'est les enfants qui peuvent pas monter dans le bus, vous avez les parents derrière qui et là ça ça génère beaucoup de tension. Donc on a rajouté des bus supplémentaires et on s'est pas fait rembourser pour les bus supplémentaires qu'on a mis.

Voilà. Euh mais c'était pour éviter en fait ces tensions. Donc c'est plus ça qui nous est remonté des chauffeurs de bus que de véritables problématiques de comportement.

Et sur les déchets, non, j'ai pas ma connaissance de droit de retraite de personnel des des déchets. Oui, c'est sale. Enfin, oui, bien sûr, bien sûr.

Euh c'est même pas que sale. C'est-à-dire que quand il pleut, ce qui nous arrive évidemment jamais à 20er, mais quand il pleut euh c'est de la boue enfin et euh et à un moment donné euh euh là, ça devient extrêmement extrêmement difficile. Donc oui euh oui si vous allez aujourd'hui sur l'honne plage mardique là à n'importe quel moment oui vous avez le sentiment d'être plus dans un dépôtoir que sur un campement.

C'était évoqué bidonville tout à l'heure. C'est même pire que bidonville. Voilà.

Euh donc oui, les conditions de vie sont sont assez dramatiques. Euh encore une fois, je reviens sur ce que je disais tout à l'heure. Euh on pourrait avoir des solutions à partir du moment où il y a une volonté de résider ou de rester.

Là, on peut construire des choses. Les collectivités savent construire des choses avec des gens qui veulent rester, avec des gens qui veulent partir et qui pensent qu'ils vont réussir à partir le soir même. C'est difficile de construire.

Très très difficile de construire. Donc oui, il y a je crois que ça a été évoqué devant vous, j'avais entendu ça. C'est plus des conditions de survie que des conditions de vie.

Mais parce que les gens se projettent dans la journée ou dans la semaine. Parfois il reste plus longtemps évidemment, mais il ne se projettte jamais au-delà. Et donc quand vous avez une population qui dit "De toute façon, demain je suis parti", les conditions de vie c'est pas la priorité.

C'est juste survivre parce que de toute façon la vie elle est de l'autre côté de la manche. Et donc on arrive à cette situation euh que tu décris que tu as vu à mardi Kon Plage euh Ouais. qui est dramatique.

Ouais. Qui est dramatique. Justement, est-ce qu'on a une idée de la moyenne de temps resté sur la côte d'Opal pour un migrant ? parce que en fait eux se projettent pour rester un jour 2 jours 3 jours avant le passage.

D'ailleurs on leur a fait mirouater le fait qu'ils allaient passer rapidement dans de bonnes conditions. On le voit d'ailleurs sur le fait que des gens arrivent avec le leur leur petit bagage, enfin leur leur valise cabine et il y en a aucun qui a sa valise sur le bateau, on sait bien. Donc ils s'attendent pas à passer dans les conditions dans lesquelles il passent.

Mais est-ce qu'on on sait euh évaluer la moyenne de temps passé sur la côte d'opale avant le passage ? Je sais que c'est très hétérogène. Je pense que ça doit dépendre de combien vous mettez sur la table.

Euh parce qu'après il y a des stratégies pour occuper les forces de l'ordre. Si si vous mettez moins, vous servez d'abord à deux trois passages rapides et cetera. Enfin bon, il y a des stratégies assez cyniques des des passeurs.

Euh mais je pas j'ai pas d'idée euh j'ai pas d'idée du temps moyen. C'est très hétérogène. Donc à un moment donné, on avait hébergé des familles dans le dans le diffus.

Euh parfois certaines restaient 3 semaines d'ailleurs et puis d'un seul coup elles étaient plus là. Donc on s'est dit tiens elles sont elles sont passées. Voilà.

Donc euh donc ça peut être plusieurs semaines. Oui, ça peut être plusieurs semaines. Peut être plusieurs semaines mais ça peut être aussi quelques jours.

Et bien et bien il me reste à vous remercier d'être venu jusqu'à nous avoir rapporté à la fois ce témoignage très intéressant mais aussi cette analyse et ces propositions. Merci la et donc je suspends la séance et notre prochaine audition a lieu mardi mardi à 13h 13h. Très bien.

Merci beaucoup.