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Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 10 janvier 2025 52 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalNumériqueSantéImmigration & asile

Administration Trump : Musk tout-puissant ? - C à vous : l’intégral - 10/01/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qu'il a derrière la tête ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    L'Europe joue la prudence ?

  • 14:00RelanceRéponse directe

    Qu'est-ce qu'on attend ?

  • 17:00OuverteRéponse directe

    Jusqu'à quel point ses intérêts sont-ils alignés sur ceux de D.Trump ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Ce sont des menaces qui expliquent que l'Europe retient ses coups ?

  • 23:00OuverteRéponse directe

    Regardez la une du "New Yorker". Il sortira lundi. On y voit E.Musk prêter serment dans un même geste que D.Trump. C'est lui qui va codiriger les Etats-Unis ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 11:00P.CohenFait
    « Il est l'homme le plus riche du monde et le plus bavard de la planète, surtout le plus intrusif. »
  • 13:00P.CohenFait
    « Musk a lâché le leader N.Farage, à qui il avait promis un don de 100 millions de dollars. »
  • 15:00P.CohenFait
    « En Allemagne, en revanche, on sait pour qui son coeur balance: A.Weidel, cheffe de l'AfD. Soutien réitéré hier soir en direct sur X. »
  • 18:00P.CohenChiffre
    « L'AfD est créditée d'environ 20 % d'intentions de vote. Elle n'a aucune chance de gagner. »
  • 21:00T.BretonFait
    « Seule l'AfD peut sauver l'Allemagne. »
  • 24:00P.CohenFait
    « Ce sont les 2 mâchoires d'une même tenaille de la même "internationale réactionnaire" comme l'a dénoncé E.Macron. »
  • 26:00P.CohenFait
    « M.Zuckerberg a annoncé qu'il s'alignait sur son concurrent en détricotant les règles de modération sur Facebook et Instagram. »
  • 29:00P.CohenFait
    « C'est au mieux de la prudence, au pire de la trouille. Peur des représailles américaines, de ce que D.Trump va décider sur l'Ukraine. »
  • 35:00T.BretonFait
    « Nous avons désormais des lois extrêmement précises, qui ne sont pas les lois de T.Breton. C'est les lois de notre démocratie européenne, votées à une très large majorité par le Parlement européen, à l'unanimité des Etats membres. »
  • 38:00T.BretonFait
    « Ce n'est pas de la censure. La régulation des réseaux, est une règle de droit, on n'y touche pas. »
  • 41:00N.BerrodChiffre
    « La moitié des personnes âgées sont vaccinées. »
  • 44:00N.BerrodChiffre
    « On a eu 6 ministres de la Santé en 2,5 ans. »
  • 47:00N.BerrodFait
    « Il y a 2 ans, lorsque A.Rousseau était ministre de la Santé, il avait dit aux laboratoires: "On va vous payer l'amoxicilline un peu plus cher." »
  • 52:00F.BayrouFait
    « Il est possible de reconstruire, de réagir à condition que ce soit une oeuvre partagée de toutes les familles d'esprit, de toutes les convictions qui acceptent de s'y associer. »
  • 57:00L.SénéchalChiffre
    « Il a été condamné à 6 reprises pour un total de peine de 11 ans et 8 mois. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.

On est vendredi mais on est en direct avec toute l'équipe. Bonsoir à tous les 5. Mohamed?

On est vendredi! - M.Bouhafsi: 145 km2 partis en fumée. 150 000 personnes évacuées à Los Angeles.

On revient sur les dernières images du feu le plus dévastateur aux Etats-Unis. - A.-E.Lemoine: Les 2 plus importants sont toujours hors de contrôle.

Patrick? - P.Cohen: E.Musk fait beaucoup de bruit et l'Europe pas du tout.

On va s'interroger sur ce déséquilibre. - A.-E.Lemoine: On en parle avec l'ancien commissaire européen au marché intérieur, qui a croisé le fer avec E.Musk, T.Breton.

Merci d'avoir accepté notre invitation. Lorrain? - L.Sénéchal: Un flou qui fait beaucoup parler, celui de Miss France.

Est-elle Charlie? Elle a répondu par: ni oui ni non. Elle n'a pas pris position. - A.-E.Lemoine: Pierre?

Rattrapez ce tour de table! C'est le plus raté de l'histoire de l'émission. - P.Lescure: Je vais me cacher derrière M.Scorsese.

Quand il était ado, à Little Italy, à New York, il entendait du rock, du jazz...

Il est resté passionné de la musique. Il y a un document extraordinaire sur myCanal. Il raconte comment il travaille l'image et la musique, qui ne doit pas en faire trop. - A.-E.Lemoine: Je savais que je pouvais compter sur vous.

Nos invités après 20h: L.Lafitte et S.Abkarian, à l'affiche d'un film qui s'interroge sur le pouvoir de l'art.

Peut-il changer le monde? C'est l'un des thèmes de "Le Quatrième Mur", adaptation d'un roman. V.Springora sort son 2e livre, 5 ans quasiment jour pour jour après "Le Consentement".

Elle enquête sur les secrets de famille qui pèsent encore des années plus tard. Enfin, le préparateur mental de L.Marchand nous donnera des secrets pour réussir sa semaine.

En cuisine, V.Deforce, qui nous régale depuis le début de la semaine. Ca sent tellement bon!

Ce n'est pas de la tartiflette. C'est de la croziflette. - B.Chameroy: Sous le ciel de Paris...

C'est un laminoir qui va nous aider à préparer une croziflette pour terminer de façon légère! - V.Deforce: On passe les bonnes résolutions au laminoir.

C'est la croziflette des Aravis. C'est de l'agneau grillé à la flamme, des graines et quelques pousses pour se donner bonne conscience. - A.-E.Lemoine: Merci et à tout à l'heure.

Tout de suite, l'édito de Patrick. L'Europe est face au défi E.Musk. - P.Cohen: Il est l'homme le plus riche du monde et le plus bavard de la planète, surtout le plus intrusif.

Ce n'est pas sur le zinc d'un bistro que rebondissent ses opinions. C'est sur tous les écrans et dans toutes les poches, sur X. Difficile de ne pas voir en premier les messages du patron qui vous sautent à la figure.

Il a 2 cibles politiques: la Grande-Bretagne, dont il veut renverser le gouvernement travailliste...

Au profit de qui? On ne sait plus trop. Musk a lâché le leader N.Farage, à qui il avait promis un don de 100 millions de dollars.

En Allemagne, en revanche, on sait pour qui son coeur balance: A.Weidel, cheffe de l'AfD. Soutien réitéré hier soir en direct sur X. - P.Cohen: "Seule" l'AfD peut sauver l'Allemagne." La sauver notamment de la bureaucratie et de l'immigration clandestine...

C'est déconcertant. L'AfD est créditée d'environ 20 % d'intentions de vote. Elle n'a aucune chance de gagner.

Les politiques qu'il veut faire battre sont ceux qui ont favorisé l'implantation de l'usine européenne de Tesla près de Berlin, où les sociaux-démocrates lui ont déroulé le tapis rouge, contre l'AfD qui ne voulait pas de cette usine et qui préfère les moteurs à essence. Cette usine emploie par ailleurs de nombreux immigrés, mais Musk n'en est pas à une contradiction près. - A.-E.Lemoine: Qu'est-ce qu'il a derrière la tête? - P.Cohen: Rien de stratégique.

Juste sa volonté d'affaiblir l'Europe en y semant le désordre, voire le chaos, comme le fait V.Poutine avec ses campagnes de désinformation. Ce sont les 2 mâchoires d'une même tenaille de la même "internationale réactionnaire"comme l'a dénoncé E.Macron. - A.-E.Lemoine: M.Zuckerberg a annoncé qu'il s'alignait sur son concurrent en détricotant les règles de modération sur Facebook et Instagram. - P.Cohen: C'est l'autre combat d'E.Musk, en faveur de la liberté d'expression absolue.

C'est comme ça que M.Zuckerberg s'est justifié: restaurer l'expression libre sur ces plateformes. Il a précisé que l'arrêt du fact-checking ne concernait pas l'Europe pour l'instant, mais il a rejoint Musk dans sa croisade contre les règlements européens en accusant l'Union de censure. - A.-E.Lemoine: L'Europe joue la prudence. - P.Cohen: Ou un silence assourdissant qui vaut aussi pour les menaces d'annexion du Groenland.

C'est au mieux de la prudence, au pire de la trouille. Peur des représailles américaines, de ce que D.Trump va décider sur l'Ukraine.

Volonté à Bruxelles de ne pas mettre de l'huile sur le feu. Certes, U.von der Leyen est clouée chez elle par une pneumonie sévère, mais on pourrait attendre une prise de parole un peu plus forte.

Message de R.Glucksmann...

C'est aussi ce que dit une voix non politique, le prix Nobel de physique 2022. - Ca m'inquiète au plus haut point. Je ne comprends pas qu'on n'agisse pas plus fortement.

L'Europe doit réagir fortement à ces interventions face à des élections comme en Allemagne. S'il y avait une volonté en Europe de réagir, on a tous les moyens de le faire. Je regrette beaucoup que T.Breton, qui avait montré sa capacité à être solide face à ces choses-là, ne soit plus commissaire. - P.Cohen: On vous regrette, T.Breton.

Même sans vous, l'Europe va décider de se réveiller? - T.Breton: Elle en a l'obligation.

Je rappelle que nous avons désormais des lois extrêmement précises, qui ne sont pas les lois de T.Breton. C'est les lois de notre démocratie européenne, votées à une très large majorité par le Parlement européen, à l'unanimité des Etats membres.

Ca nous permet maintenant de réguler un aspect spécifique des réseaux sociaux. Je tiens à le dire clairement. Il y a beaucoup de désinformation en ce moment sur le fait que l'Europe bride la parole. - P.Cohen: "L'Europe censure." - T.Breton: C'est une fake news, une de plus, proférée par monsieur Musk et ses amis.

L'Europe ne censure pas. C'est une démocratie. C'est la plus grande démocratie du monde libre, 1,5 fois plus grande que les Etats-Unis, et plus vieille aussi.

La liberté de la parole, c'est essentiel. Certes, il y a des tas de choses qu'on ne peut pas dire, comme des propos antisémites, racistes, des appels à je ne sais quel acte terroriste...

La justice normale a déjà régulé ça. Elle le régule aussi dans l'espace informationnel. Ce que nous avons fait avec les députés européens et les 27 Etats membres, c'est qu'on s'est attachés à cette spécificité des réseaux sociaux.

Pour les très grandes plateformes, celles qui ont plus de 45 millions d'utilisateurs, c'est-à-dire 10 % de la population européenne...

Ces plateformes ont une capacité inédite d'amplifier, de créer à partir d'une information...

Ca peut créer un tsunami d'informations qui vont se nourrir par viralité et créer des phénomènes comme en Grande-Bretagne avec Cambridge Analytica. On s'est rendu compte que les algorithmes avaient été trafiqués et que ça avait favorisé l'élection... - P.Cohen: La première élection de D.Trump. - T.Breton: Non, le Brexit, puis l'élection de D.Trump. - A.-E.Lemoine: Qu'est-ce qu'on attend? - T.Breton: Cette loi est là.

Je ne peux pas parler de ce qui se passe maintenant. Je ne suis plus qu'un simple citoyen. Je peux parler de ce que j'ai fait.

C'est public. Je peux le dire sur votre antenne. commissaire.

Elles sont en cours. Il faut les mener à leur terme. On les a ouvertes car on avait des raisons.

Ces procédures sont ouvertes aussi pas plus tard qu'il y a un mois. On a vu que sur un autre flan de l'UE, le flanc est, en particulier en Roumanie, le réseau TikTok...

On s'est rendu compte qu'il avait été utilisé, voire trafiqué pour faire en sorte que des messages qui venaient de la Russie... - A.-E.Lemoine: Le scrutin en Roumanie a été annulé.

Pourquoi on ne réagit pas, là? - T.Breton: Nous sommes dans cette période particulière.

On est dans les fameux 100 jours où le président élu n'est pas encore président mais il a tous les attributs d'un président sans en avoir le pouvoir. Il use de la parole. Peut-être que celui-ci en abuse.

Le président sortant a son pouvoir déclinant. Dans cette période, chacun essaie de trouver ses marques. Il est temps que ça s'arrête.

On ne peut pas attendre. C'est de notre démocratie dont il s'agit. On ne bâillonne personne.

Contrairement à ce que disent E.Musk et A.Weidel...

Je lui ai écrit il y a une semaine quand j'ai vu qu'elle allait utiliser les réseaux de monsieur Musk. Je lui ai dit sur X: "Je vois que vous allez utiliser X." Je lui ai dit qu'elle allait bénéficier d'un avantage concurrentiel par rapport à ses concurrents.

Je lui ai dit de rappeler à son interlocuteur qu'il doit se soumettre aux lois européennes pour l'utilisation du DSA. Quand il fait une tribune dans "Die Welt", il a le droit de le faire. - A.-E.Lemoine: 211 millions d'abonnés sur son réseau social. - T.Breton: Sur n'importe quel réseau régulé, il doit le respecter.

Sinon, nous avons toutes les armes de sanction... - A.-E.Lemoine: Jusqu'à l'interdiction? - T.Breton: Jusqu'à la suspension qui peut être prononcée par un juge.

Nous sommes un Etat de droit. On ne sanctionne pas la parole mais le comportement déviant. Il peut y avoir des comportements déviants lorsqu'on trafique un algorithme pour des raisons personnelles et inconnues du public.

On fait ça pour protéger nos enfants, nos concitoyens, notre démocratie. Maintenant, ça suffit. - A.-E.Lemoine: Mais pas touche à E.Musk.

C'est l'avertissement lancé par J.D.Vance. - A.-E.Lemoine: Ce sont des menaces qui expliquent que l'Europe retient ses coups? - T.Breton: Je ne vais pas commenter des propos de campagne, surtout de la part de celui qui s'apprête à devenir vice-président des Etats-Unis.

Il fait référence à un épisode que j'ai bien connu. Lorsque E.Musk a décidé d'utiliser, comme hier avec A.Weidel, son réseau pour avoir une discussion avec D.Trump, dans ma capacité de commissaire en charge de la régulation, j'ai écrit une lettre en disant qu'on n'interviendrait pas sur leurs propos car la parole est libre. "Mais si vous utilisez votre réseau, attention de bien faire les tests de régulation car vous êtes régulés en Europe." C'est des propos de campagne.

Je n'irai pas plus loin. Il est temps, pour le monde et pour l'Europe, qu'on soit le 21 janvier. - A.-E.Lemoine: Regardez la une du "New Yorker".

Il sortira lundi. On y voit E.Musk prêter serment dans un même geste que D.Trump.

C'est lui qui va codiriger les Etats-Unis? - T.Breton: On voit bien cette ambiguïté.

Je connais assez bien E.Musk. J'étais en interaction avec lui, comme avec tous les patrons des réseaux.

C'était mon rôle de leur expliquer la loi de notre démocratie, qui ne s'applique pas uniquement pour les entreprises américaines. Beaucoup d'entreprises européennes, chinoises, asiatiques sont soumises au DSA. Ce n'est pas toujours pour nous protéger contre les Américains.

On est là pour mettre les règles pour nos concitoyens. Je lui ai expliqué à plusieurs reprise le DSA. Avant même qu'il n'aille acheter Twitter, je suis allé le voir au Texas.

Vous vous en souvenez, Mohamed. On a fait une vidéo ensemble. Je lui ai dit qu'il allait devoir suivre les régulations en Europe s'il achetait X.

Il m'a dit que c'était formidable, qu'il soutenait ce que je faisais, que le DSA, c'était essentiel et qu'il le mettrait en place, ce qu'il a fait. A ce moment-là, E.Musk était démocrate. - A.-E.Lemoine: Ce n'était plus le même homme. - T.Breton: Il avait financé Obama et il soutenait Biden.

Il était encore démocrate. - M.Bouhafsi: E.Musk a accouché en France de petits Musk, de personnes qui ne veulent pas entendre parler de censure de X.

Sur les réseaux sociaux, des gens à droite et à l'extrême droite ne veulent pas entendre parler de ça. Ils parlent de censure. - T.Breton: C'est encore une fois une fake news.

Ce n'est pas de la censure. La régulation des réseaux, est une règle de droit, on n'y touche pas. La justice des hommes est faite par les législateurs.

Le DSA et la régulation européenne n'y touchent pas. On se prononce seulement sur la façon dont sont amplifiés ces messages. E.Musk était à l'époque démocrate.

Il est devenu républicain depuis 6 mois. Je ne sais pas qui est E.Musk.

Il est démocrate à un moment, il sent que le vent va tourner, il devient républicain...

Il y aura peut-être un autre vent. Il est devenu républicain extrême. La colonne vertébrale d'E.Musk, politiquement, ce n'est pas facile à dire. - P.Cohen: Jusqu'à quel point ses intérêts sont-ils alignés sur ceux de D.Trump?

Quel est le délai de survie que vous pronostiquez pour le couple Trump-Musk? - T.Breton: Je vais vous raconter une anecdote.

Ce petit film se passait dans une usine Tesla au Texas. On sait qu'E.Musk, c'est une entreprise américaine mais surtout chinoise.

Sa plus grosse usine est en Chine. 85 à 88 % de ses approvisionnements en lithium viennent de Chine. Il quittait la salle assez souvent en disant qu'il avait l'ambassadeur de Chine au téléphone pour parler de lithium.

Les propos d'E.Musk sont à prendre en fonction de ses intérêts. Ses intérêts, croyez-moi, ne sont peut-être pas tous alignés avec les intérêts du gouvernement américain.

Je le redis ce soir: attendons le 20. Voyons où on en sera le 21. S'il est membre indirect ou direct d'un gouvernement, il faudra qu'il contrôle plus sa parole. - A.-E.Lemoine: On le saura dès le 21? - T.Breton: Sans doute pas, mais je suis impatient que ça se passe, qu'on revienne dans une normalité bénéfique pour le monde. - A.-E.Lemoine: F.Bayrou doit prononcer mardi son discours de politique générale.

Ce gouvernement vous semble moins fragile que celui de M.Barnier? - T.Breton: Je ne vais pas faire des pronostics.

Je les perds vis-à-vis de P.Cohen! La dernière fois, je m'étais trompé.

J'ai renoncé à faire des pronostics. Quand on en est à 4 gouvernements en un an, à 3 gouvernements qui sont tombés pour faire un budget qui s'annonçait difficile, qui a été la cause de la dissolution...

Le 2e qui est tombé dessus et le 3e qui arrive...

Tout ça pour faire 20 milliards d'économies...

Je crois que la France est regardée par le monde et par les pays européens pas comme j'aimerais qu'elle le soit. - A.-E.Lemoine: 50 milliards d'économies, c'est l'objectif... - T.Breton: Non.

Je vais vous donner les chiffres. On devrait atterrir à 6,1 % de déficit. L'objectif est de ramener à 5,4.

Ca fait donc 0,7 point de PIB. Ca fait 20,8 milliards d'euros. 3 gouvernements pour ça, c'est cher payé. - A.-E.Lemoine: Qu'est-ce qu'il faudrait faire? - P.Cohen: Vous dites que vous êtes atterré par la façon dont on regarde la France.

On la regarde comment? - T.Breton: Imaginez les autres pays qui ont fait le travail.

Regardez ce qu'ont fait la Grèce, l'Espagne, le Portugal et même l'Italie. Même si l'Italie a bénéficié de...

Ce serait pas mal que G.Meloni s'en rappelle. Elle a bénéficié de 196 milliards d'euros de la part de l'UE à l'occasion de la crise du covid.

Ils ont fait le travail. Nous sommes un pays fondateur de l'euro avec les 6 autres. - A.-E.Lemoine: Ca nous affaiblit au sein de l'Europe? - T.Breton: Quand on ne respecte pas de façon aussi ostentatoire les traités, comment peut-on dire aux autres de les respecter?

On ne peut pas. - A.-E.Lemoine: Vous êtes en colère, là. - T.Breton: Parce que je vois le monde qui bouge à la vitesse dont on parle.

Je vois les blocs se constituer. Tout concourt autour de nous à affaiblir l'Europe, que ce soit à l'est avec V.Poutine, encore plus loin avec Xi Jinping, avec la nouvelle administration Trump...

On s'est donné tous les moyens de la puissance pour travailler ensemble. J'ai travaillé 5 ans pour les vaccins, pour la défense, pour les semi-conducteurs, pour le numérique...

Il faut utiliser tous ces instruments maintenant. Il faut du leadership. Si on ne parle pas maintenant, on va le payer très cher. - A.-E.Lemoine: Merci, T.Breton.

Restez avec nous. On va évoquer le reste de l'actualité. - M.Bouhafsi: C'est l'histoire d'un des pires incendies de l'histoire des Etats-Unis.

Le comté fait face à des feux d'une intensité rare. Los Angeles brûle. Pacific Palisades est réduit en cendres.

Les bulldozers évacuent les carcasses de voitures. L'armée est arrivée en renfort ce matin. - M.Bouhafsi: 14 500 ha sont déjà partis en fumée.

Et ce n'est que le début. A Pacific Palisades, seulement 8 % de l'incendie est maîtrisé. Ce quartier des stars est dévasté.

P.Hilton filme les débris de sa villa avant de quitter la ville. M.Hamill et J.L.Curtis partagent leur douleur à la télévision. - M.Bouhafsi: Des milliers de sinistrés doivent faire face aux feux. 800 détenus ont été provisoirement libérés pour aider les pompiers.

Les Américains leur prêtent main-forte et tentent de sauver les maisons de leurs voisins. - M.Bouhafsi: Près de 150 000 personnes ont dû être évacuées en urgence.

Certains rentrent déjà chez eux, ou plutôt ce qu'il en reste. - M.Bouhafsi: Le bilan humain est lourd: 10 morts.

Ce chiffre va grimper dans les prochaines heures. Des familles restent sans nouvelles de leurs proches. D'autres pleurent des disparus. - M.Bouhafsi: Hier, on vous montrait les images de la maire de Los Angeles.

Aujourd'hui, c'est le gouverneur de Californie qui est pointé du doigt. - M.Bouhafsi: Pendant ce temps, les pillages commencent. 20 personnes ont été arrêtées.

Ces affiches fleurissent partout: "Non aux pilleurs." 7500 pompiers luttent sans relâche contre les flammes. Une autre menace plane: les pyromanes. 2 personnes ont été arrêtées.

D'autres allument des contre-feux sur les réseaux. Les climatosceptiques fleurissent depuis quelques heures. - M.Bouhafsi: T.Breton, vous étiez aussi en charge de la transition écologique.

On entend ces climatosceptiques. Ils arrivent en Europe. Ces dernières heures, sur TikTok, en France, il y avait les mêmes remarques sur ces feux à Los Angeles. - T.Breton: On les entend dans tous les domaines.

Ils organisent notre vivre-ensemble. Cette espèce de vague de dérégulation est tragique pour toute la modernité de ce que nous faisons, la complexité du vivre-ensemble. On le voit.

C'est tragique. J'ai vécu à Los Angeles. Je suis, comme vous tous, bouleversé par ce qu'on voit.

Mais quand on entend que c'est accéléré par les comportements déviants sur les réseaux, les bras nous en tombent. En Europe, il faut qu'on continue à se battre et à organiser notre vie ensemble, ce qui fonde notre démocratie, y compris sur les réseaux sociaux. Les Américains n'y arrivent pas, et ce n'est pas une raison pour faire comme eux.

On voit les résultats. - P.Lescure: Hier, E.Macron et K.Starmer ont réaffirmé leur volonté de se coordonner étroitement pour soutenir l'Ukraine "aussi longtemps que nécessaire".

Mais les grandes manoeuvres ont commencé ailleurs. Ce matin, le Kremlin a annoncé que V.Poutine était ouvert au contact avec D.Trump sans conditions préalables.

Le futur locataire de la Maison-Blanche dit ceci... - P.Lescure: Pour le dire simplement: si Trump et Poutine discutent, l'Europe sera tenue à l'écart et regardera les choses se faire? - T.Breton: Il faut éviter ça.

On parle de leadership, de se lever. On ne peut pas laisser faire ça. On a tous en mémoire les propos de D.Trump, même si on a vu que là encore, ils ont un peu bougé.

Au début, c'était 24 heures, pendant la campagne. Maintenant qu'il est dans la période des 100 jours, on parle en semaines. On se rapproche du 20 janvier et ce sont plutôt des mois.

En tout cas, il y a cette volonté affichée de faire en sorte que cette guerre s'arrête, mais de façon très explicite, sans que les Etats-Unis interviennent ensuite pour garantir les conditions de la paix. Il l'a dit de façon très claire: ce sera aux Européens de prendre en charge les conditions de cette sécurité, en tout cas sur la ligne de front. Je rappelle qu'elle fait 1400 km.

Ce n'est pas la Corée du Nord et la Corée du Sud. On est 5 fois plus. Ce n'est pas 40 000 hommes qu'il faudra déployer.

Ce sera certainement aux Européens que ça va incomber. Dans quelles conditions? Personne ne le sait.

On parle des Européens, de Poutine, de Trump...

Il y en a un qui est le principal intéressé: V.Zelensky. Il faut qu'il y soit.

On va rentrer dans cette discussion. Là aussi, il faut que l'Europe rentre dans cette discussion le plus unie possible et le plus fortement possible. Je vous laisse juges. - A.-E.Lemoine: En France, au plus près du quotidien des Français, on réentend parler des gestes barrières.

On avait voulu les oublier, comme un mauvais souvenir de la pandémie de covid. Pourtant, c'est un message que le ministre de la Santé a martelé aujourd'hui à l'issue d'une visite à l'hôpital Cochin à Paris. - Y.Neuder: On est dans une situation épidémique importante.

Notre rôle, ce matin, est de faire en sorte que notre système de soins passe le cap. On a besoin de rappeler des choses, notamment les gestes barrières. On a eu un peu tendance collectivement à oublier ces gestes barrières.

Pendant la période covid, on avait moins de gastro-entérites, de grippes. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, N.Berrod.

Vous êtes journaliste santé au "Parisien". Un peu plus de 1 service d'urgences sur 10 a déclenché un plan blanc en France. Les hôpitaux sont saturés, et on n'a pas atteint le pic de l'épidémie de grippe. - N.Berrod: Les dernières données datent de la semaine dernière.

On est sans doute proches du pic. On était à des niveaux extrêmement élevés à la médecine de ville comme à l'hôpital. Mais il y aura quasiment autant de cas dans la descente que dans la montée.

L'épidémie n'est pas terminée. Tous les plans blancs visent à désengorger les services d'urgences qui sont pris entre 2 goulots. On a un afflux de patients, parce que l'épidémie de grippe cette année est plutôt intense et précoce par rapport aux années précovid.

On a un afflux de patients accentué par les déserts médicaux. On a moins de lits. Il y a des patients qui restent dans des brancards dans les couloirs. - A.-E.Lemoine: Les gestes barrières, ça joue? - N.Berrod: Bien sûr. - A.-E.Lemoine: On les a abandonnés? - N.Berrod: On est revenu aux niveaux précovid.

Il y avait des gens qui disaient: "Maintenant, on va mettre le masque dans le métro tout le temps. Ca va être un acquis." De fait, non.

On est revenus aux niveaux précovid. Sur la ventilation, le port du masque...

Ca a disparu de nos quotidiens. Une autre mesure de prévention est capitale: la vaccination. Monsieur Breton connaît bien les vaccins covid, que la Commission européenne a commandés.

On a un vaccin qui, chaque année, fait moyennement recette en France. La moitié des personnes âgées sont vaccinées. - A.-E.Lemoine: Pourtant, il est efficace. - N.Berrod: Ca dépend des années.

Le vaccin de la grippe est chaque année nouveau. Il est basé sur la souche du virus qui circulait l'année passée. Pourtant, il peut apparaître de nouveaux variants.

On n'a jamais de certitude sur l'efficacité précise. Mais il a toujours une efficacité bonne contre les formes graves. C'est toujours plus avantageux, quand on est fragile, de se faire vacciner. - A.-E.Lemoine: La démonstration que le vaccin évite les formes graves, c'est que la plupart des patients en réanimation ne sont pas vaccinés. - N.Berrod: Quand on regarde un groupe de personnes vaccinées et un groupe de personnes non vaccinées, il y a moins d'hospitalisations parmi les vaccinés.

C'est un vaccin efficace. On a des données. On a à chaque fois une interrogation en début de saison sur l'efficacité précise.

On aura les données prochainement. - A.-E.Lemoine: Depuis quelques jours, les Français se décident à avoir recours au vaccin. - On arrive au bout du stock.

Il en reste 5. Depuis 3 jours, on sent un frémissement. Des gens se disent qu'il faut qu'ils le fassent.

Les médias ont stimulé le réflexe de la vaccination. - Depuis quelques semaines, il y a un boom sur la vaccination. Des gens plus jeunes viennent se faire vacciner.

Je pense que beaucoup de personnes se rendent compte que la vaccination antigrippale a une couverture importante. - A.-E.Lemoine: N'est-il pas trop tard pour se faire vacciner? - N.Berrod: Il n'est pas trop tard en premier lieu une fois qu'on sera au pic, quand les indications vont descendre.

Il y a toujours des malades. L'épidémie n'est pas terminée. Le vaccin met une dizaine de jours pour être efficace.

Une personne se fait vacciner maintenant, si le pic d'épidémie est cette semaine, elle est tranquille pour les prochaines semaines. Il n'est pas trop tard. Ce qui est intéressant dans ce que disait le pharmacien, c'est que c'est peut-être les médias, ou les gens ont vu dans les médias, ou ont eu des connaissances qui ont eu la grippe et ont eu envie...

Tout le monde en France n'est pas antivax. Il y a tout un processus de pédagogie et d'information, y compris au niveau gouvernemental. On a eu 6 ministres de la Santé en 2,5 ans.

Il y aurait eu davantage à faire en termes de communication, de pédagogie, avant le début de l'automne. - A.-E.Lemoine: Il n'y a pas une fatigue vaccinale, aussi? - N.Berrod: Oui.

Vous avez raison. Cette expression existe et est employée par les médecins. Ca résume l'idée que depuis le covid, les gens qui ont reçu jusqu'à 6 doses de vaccin de covid sont lassés.

Il y a des gens qui m'ont dit: "Le vaccin de la grippe, je le faisais tous les ans automatiquement. Depuis qu'il y a le covid, est-ce qu'il faut encore le faire?" - A.-E.Lemoine: Il y a peut-être une forme de confusion. - N.Berrod: On se demande si le vaccin covid est efficace contre la transmission.

Il y a peut-être une fatigue vaccinale qui doit être étudiée. Mais il n'y a aucune fatalité. Il y a des antivax, comme dans tous les pays.

Mais on n'est pas un peuple antivax. Il y a sans doute davantage à faire pour faire grimper la couverture vaccinale. - T.Breton: Ca me rappelle lorsque je me suis occupé des vaccins pour faire monter la capacité de production de nos usines de vaccin et devenir le 1er continent en capacité vaccinale.

Il y a eu à ce moment le débat...

Ca n'existait pas, ce débat tel qu'on l'a vécu à travers le covid, sur le bien-fondé de la vaccination. C'était quelque chose d'assez bien acquis. Le covid et toute la désinformation qu'il y a eu derrière...

La désinformation derrière, j'en ai été moi-même le témoin. A l'époque, on avait tous les jours...

V.Poutine appelait les chefs d'Etat et de gouvernement et disait: "Arrêtez ce que fait la Commission, ce que fait T.Breton.

J'ai Spoutnik. Arrêtez-le, avec son ARN messager." La désinformation ne date pas d'aujourd'hui, mais on y a résisté.

Ceci dit, à partir de ce moment-là, il y a eu les fake news, tout ce qui s'est emparé de ce sujet sur les réseaux et qui fait encore du mal aujourd'hui. - M.Bouhafsi: Il y a aussi du manque de personnel soignant, de places aux urgences, de lits et des pénuries de médicaments.

Un laboratoire jette des milliers de flacons d'antibiotiques pour de simples défauts esthétiques. C'est ce qu'a révélé hier soir "Cash Investigation". - Vous ne voyez rien?

C'est normal. Même les flacons avec des défauts à peine visibles sont recalés, alors que le produit à l'intérieur n'a aucun problème. En une heure, cette femme a dû jeter une cinquantaine de flacons. - M.Bouhafsi: 1 pharmacie sur 3 en France connaît des pénuries d'amoxicilline.

On détruit des antibiotiques produits en France pour des raisons de packaging. C'est hallucinant. - N.Berrod: Oui.

C'était des médicaments destinés au marché japonais, qui a des règles très strictes. Le représentant du ministère de la Santé interrogé dans le documentaire disait qu'il n'était pas au courant. On va voir s'il y a des suites, si le laboratoire est interrogé.

Il y a 2 ans, lorsque A.Rousseau était ministre de la Santé, il avait dit aux laboratoires: "On va vous payer l'amoxicilline un peu plus cher." On disait que la France achetait moins cher les médicaments que d'autres pays.

A.Rousseau a dit qu'on les achèterait plus cher, mais qu'ils devaient s'engager à fournir plus à la France. Ce qui a été révélé hier soir, c'est que ça n'a pas marché.

Une majorité de laboratoires n'ont pas respecté les engagements. - A.-E.Lemoine: Mais ils ont engrangé... - N.Berrod: Oui, le prix a grimpé, mais ils n'ont pas respecté tous les engagements.

Ils n'ont pas donné toutes les doses qu'ils avaient promises. L'amoxicilline, chaque année, en hiver...

On fait régulièrement des articles au "Parisien". Les lecteurs nous disent: "J'ai fait 3 pharmacies. Je cherche de l'amoxicilline pour mon enfant.

Je n'arrive pas à en trouver." C'est chronique. Il y a sans doute des mesures qui permettraient d'améliorer la situation, notamment de renforcer les stocks de sécurité pour limiter les pénuries.

Peut-être aussi travailler sur des pharmacies qui font des gros stocks au détriment d'autres. Il y a des choses à faire. Comme pour la vaccination grippale, il n'y a pas de fatalité.

On peut s'améliorer. - A.-E.Lemoine: Merci.

On vous lit dans "Le Parisien-Aujourd'hui en France". C'est l'heure du 5/5. F.Bayrou de retour à Pau pour la première fois. - L.Sénéchal: Il avait tenu à présider un conseil municipal.

Il s'est rendu en avion de ligne, pas en jet privé, dans sa ville de Pau pour y prononcer ses voeux. Difficile de savoir si c'est le maire ou le Premier ministre qui parle. - F.Bayrou: Il est possible de reconstruire, de réagir à condition que ce soit une oeuvre partagée de toutes les familles d'esprit, de toutes les convictions qui acceptent de s'y associer.

Comme vous savez, au sein du conseil municipal, on accepte tout à fait que les gens aient des idées différentes, pourvu qu'ils travaillent tous à la même heure. - L.Sénéchal: Juste après, le ministre de l'Economie et sa collègue du Budget se sont dits très rassurés par les discussions avec notamment la gauche, hors LFI.

Vous n'avez pas fait de pronostic, tout à l'heure. C'est mieux engagé qu'il y a quelques mois. - P.Cohen: Il est plus rassuré que T.Breton. - A.-E.Lemoine: L'Algérie a renvoyé à Paris un influenceur. - L.Sénéchal: Il tenait des discours violents sur TikTok.

Avant son procès le 24 février prochain pour provocations à commettre un crime, cet influenceur a été expulsé de la France avant d'être renvoyé immédiatement par l'Algérie, qui lui a interdit le territoire. Le ministre de l'Intérieur accuse l'Algérie de "jouer avec la France". - B.Retailleau: On a atteint, avec l'Algérie, un seuil extrêmement inquiétant.

L'Algérie cherche à humilier la France. Elle détient actuellement un grand écrivain, B.Sansal, qui est non seulement algérien, mais aussi français. - L.Sénéchal: Il a des lunettes car il a eu une petite intervention sur un oeil.

L'influenceur est actuellement en centre de rétention en France. D'après BFM, qui a consulté l'arrêté d'expulsion, c'est une personne entrée irrégulièrement en France en 1988, régularisée depuis 2010 en qualité de parent d'enfant français. Il a été condamné à 6 reprises pour un total de peine de 11 ans et 8 mois.

Tout cela remonte à plus de 15 ans, soulignent ses avocats, qui le placent en victime collatérale d'une brouille diplomatique. - Il fait les frais d'une action administrative particulièrement répressive. Nous ne souhaitons pas que les résidents algériens en France deviennent les fusibles des relations diplomatiques entre l'Algérie et la France. - L.Sénéchal: La France a arrêté coup sur coup 6 influenceurs algériens pour avoir ciblé en ligne des opposants au régime algérien.

Le dernier a été placé hier en garde à vue à Lyon pour des menaces de mort diffusées à ses 300 000 abonnés. Les relations sont glaciales entre la France et l'Algérie. Voici comment eux parlent de nous.

Le genre de sujet qui décrédibilise la France, il y en a tous les jours. - L.Sénéchal: Le genre de sujet diffusé quotidiennement sur la télé. - P.Cohen: Depuis des années. - L.Sénéchal: Je vous signale cette tribune du chef du groupe Renaissance à l'Assemblée, G.Attal, qui demande à revenir sur l'accord franco-algérien de 1968 qui facilite la délivrance de visas aux Algériens et que voudrait remettre en cause aussi E.Philippe. - A.-E.Lemoine: Le flou de Miss France interroge, 10 ans après l'attentat sur "Charlie Hebdo". - L.Sénéchal: Elle a botté en touche à la question: "Est-ce que Miss France est Charlie?" - Vous êtes Charlie? - Je ne me prononce pas. - Vous pourriez dire oui.

Est-ce que vous pensez qu'en France, on a le droit au blasphème? - Hmmm... - Ca veut dire non. - Je ne préfère pas... - Ca veut dire non? - Je ne veux pas répondre. - L.Sénéchal: Une non-réponse qui interroge.

La liberté d'expression et de caricature, droit fondamental pour 76 % des Français. 18 points de plus en 12 ans. Cette étude a démontré le clivage de l'âge. 80 % des 65 ans et plus participeraient aujourd'hui à une minute de silence pour "Charlie Hebdo", contre seulement 56 % des moins de 35 ans.

Miss France est peut-être la plus âgée de l'histoire. Elle n'a que 34 ans. Ceci explique peut-être cela.

Elle a évoqué sur son compte Instagram... - P.Cohen: On la réinterrogera l'an prochain. - L.Sénéchal: Elle a évoqué une maladresse.

Elle estime que la liberté d'expression est primordiale et que les actes terroristes sont une attaque contre la liberté, la tolérance et le respect. - A.-E.Lemoine: Une image historique. 5 présidents ou anciens présidents présents aux funérailles de J.Carter. - L.Sénéchal: L'ancien président américain parti à 100 ans.

Il a permis de réunir 28 ans de mandats présidentiels en une image. Voici les anciens présidents. - L.Sénéchal: D.Trump avait lancé la fameuse fake news contre B.Obama, prétendu né à l'étranger.

Le démocrate fait preuve de beaucoup de mansuétude. Le voici tout sourire avec D.Trump.

Ca a fait tiquer la perdante de la dernière élection, K.Harris. Elle n'a pas l'air ravie.

On est en pleine cérémonie funéraire. J.Biden avait manifestement un message politique à faire passer à D.Trump.

à l'abus de pouvoir". - A.-E.Lemoine: Rendez-vous le 21 janvier. - T.Breton: C'est une cérémonie particulière.

Il avait l'air d'être quand même très bavard, D.Trump. Il avait l'air d'embarrasser un peu... - L.Sénéchal: K.Harris? - T.Breton: Obama, qui est un peu poli. - A.-E.Lemoine: En Belgique, une commune suggère de manger nos sapins de Noël. - L.Sénéchal: D'après la mairie de Gand, ce serait une tradition scandinave.

C'est écrit sur le site officiel de la commune belge. Elle écrit: "Tous les sapins ne sont pas comestibles." - P.Lescure: Les sapins en plastique non plus. - L.Sénéchal: Certaines parties de certains sapins se mangent. - L.Sénéchal: Avec sa proposition, la mairie de Gand est en train de devenir la risée du monde entier.

Les sapins finissent plutôt en nourriture, non pas pour humains, mais pour animaux. Ici, au zoo de Berlin. J'ai découvert sur France 3 qu'on donne des sapins à manger aux chèvres, en France.

Mais elles font la fine bouche. - Il faut que ce soit bien frais. Si c'est sec, je ne leur donne même pas.

Elles ne le mangent pas. - L.Sénéchal: La plupart du temps, le sapin finit surtout en paillage.

A Paris, pensez à laisser votre sapin dans les zones prévues à cet effet. - A.-E.Lemoine: Un hommage pour conclure. - L.Sénéchal: J.-L.Petitrenaud, journaliste gastronomique pendant 11 ans.

Le voici chez le pape P.Bocuse, qui l'invite à déguster une omelette aux lardons cuite à la cendre. - Là, tu réchauffes. - Je cuis.

Il va falloir finir de la cuire. Travailler sur les cendres... - Prends ton temps.

Il faut prendre son temps. - Ce n'est pas de la soupe aux truffes. Elle est ridée!

Comme ma grand-mère. - Roulements de tambour...

L'omelette P.Bocuse au lard et aux oignons. - L.Sénéchal: Il nous a quittés.