Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
ChroniqueLe Média (sur YouTube)· 7 octobre 2020 20 minAutoproduitActualité / polémiqueSécuritéJustice

MILITANTE DES DROITS DE L’HOMME HARCELÉE PAR LA POLICE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 70 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30CamilleFait
    « la ligue des droits de l'homme c'est une association qui a été créée il ya 120 ans et qui qui en fait agi sur le respect des droits des personnes donc les libertés individuelles elle agit dans tout plein de domaines et notamment sur celui des violences policières depuis de nombreuses années »
  • 3:40CamilleFait
    « on est à plus d'une dizaine d'observatoire qui sont en gestation sur le territoire sur le terrain nous sommes là pour observer les pratiques policières »
  • 5:00CamilleFait
    « le fait de violences que la viola personne a subi mais aussi ça va être deuxièmement d'identifier l'auteur des de ce fait et troisièmement d'identifier le contexte »
  • 7:30CamilleFait
    « il ya les policiers de la bac de montpellier qui tire ou lbd40 qui font en fait j'ai fait analyser la vidéo par un syndicaliste policier parisien qui explique qu'en fait les policiers utilisent le lbd à ce moment là pour faire reculer la foule ce qui n'est absolument pas le rôle du lbd40 »
  • 8:40CamilleChiffre
    « il a reçu le tir de la bd ici il a une de multiples fractures crâniennes il a une plaie de 15 points de suture »
  • 12:30CamilleFait
    « les policiers accusés effectivement le manifestant de rebellions donc rébellion c'est donc des faits qui à mon sens à mon sens il n'avait pas commis ces faits »
  • 23:20CamilleFait
    « j'avais déjà eu un procès avant et j'avais été aussi interpellé à bayonne dans le cadre du g7 par des policiers de la brave m »
  • 26:40CamilleFait
    « les policiers qui mettent des années à avoir leurs affaires présenté devant un tribunal »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

je m'appelle camille à lui je suis observatrice des pratiques policières pour la ligue des droits de l'homme à montpellier la ligue des droits de l'homme c'est une association qui a été créée il ya 120 ans et qui qui en fait agi sur le respect des droits des personnes donc les libertés individuelles elle agit dans tout plein de domaines et notamment sur celui des violences policières depuis de nombreuses années on est à plus d'une dizaine d'observatoire qui sont en gestation sur le territoire sur le terrain nous sommes là pour observer les pratiques policières donc ça va être des analyses de dispositifs mais ça va être aussi d analyse factuelle de leurs actions sur le terrain et c'est en vue donc d'une part d'écrire des rapports qui sont transmis à des diverses autorités comme les autorités préfectorales mais aussi le défenseur des droits le les tribunaux enfin ça peut être voilà était donc beaucoup de dessinateurs la presse il ya aussi la partie collecte de preuves pour les victimes des violences policières qui ont vocation à réunir trois types d'éléments premier type d'élément c'est la preuve de la violence en elle même le fait le fait de violences que la viola personne a subi mais aussi ça va être deuxièmement d'identifier l'auteur des de ce fait et troisièmement d'identifier le contexte pour pour avoir les éléments qui sont nécessaires à la victime pour qu'elle puisse obtenir réparation et condamnation des personnes qui ont été violentés lequel l'un des premiers cas que j'ai observé c'est celui d'axel c'est un manifestant qui a 25 ans et qui se trouve dans la rue de la loge parmi tous les autres manifestants à montpellier et en fait il ya les policiers de la bac de montpellier qui tire ou lbd40 qui font en fait j'ai fait analyser la vidéo par un syndicaliste policier parisien qui explique qu'en fait les policiers utilisent le lbd à ce moment là pour faire reculer la foule ce qui n'est absolument pas le rôle du lbd40 lbd ça veut dire lanceurs de balles de défense sa porte très bien son nom c'est pour se défendre et ce n'était là c'était le but c'était de terroriser par le 101 pour reprendre les mots de ce syndicaliste policier est en fait donc un des policiers de la bac a tiré et a percuté axel entre les deux yeux donc il a reçu le tir de la bd ici il a une de multiples fractures crâniennes il a une plaie de 15 points de suture est en fait grâce la vidéo que nous avons fait donc c'est une vidéo en fait kiffer qui dure sur toute l'opération dans la rue de la loge donc ça fait quinze minutes et c'est un ça permet d'identifier donc que c'est bien un tir parce que il y avait la préfecture et le procureur qui disait que c'était peut-être un petit un manifestant qui avait jeté un projectile et qui avait blessé axel donc là on a on a pu donc en croisant donc ma vidéo est celle d'une manifestante démontré que c'était bien un tir de lbd40 donc ça c'est le premier élément deuxièmement comme deux minutes avant de tirer le policier enlève sa cagoule pour cracher on voit son visage donc ça a permis d'identifier l'auteur du tir même s'il ne portait pas de herriot et même s'il portait une cagoule et troisièmement donc il ya tout le contexte il est impossible de dire que on sait pas ce qui s'est passé avant et que peut-être que qu'ils étaient seulement en train de se défendre ce policier la victime axel a immédiatement déposé plainte au niveau pénal et elle a fait également un signalement igpn seulement un an après il commence à y avoir du nouveau au niveau de la de son enquête c'est extrêmement long mais c'est en train de venir initialement nous sommes là pour documenter les violences policières et mais en fait ce qui s'est passé c'est que nous nous sommes rendus compte aussi que nous allions agir aussi sur le plan des accusations qui sont faites quand les manifestantes et manifestants a tort parce que par exemple donc le 28 septembre à montpellier nous étions en train de filmer l'interpellation d'un manifestant une interpellation particulièrement violente c'était c'était la première fois que je voyais un plaquage ventrale être fait devant moi c'est la technique d'immobilisation qui a tué déjà beaucoup de personnes qui a tué cédric je souviens encore en début d'année donc c'est j'étais accroupi devant un mètre et demi de la scène il y avait juste deux jambes deux policiers qui me séparait de la semaine le jumelage virer au genou je dirais je fais que parler [Musique] j'ai été extrêmement choqué par la violence de cette technique d'immobilisation qui n'était pas justifiée dans ce cas là non plus parce qu'en fait elle et elle est très rarement justifié apparemment mais est en fait donc le manifestants étaient été mise donc sur le ventre avec un genou sur le sur son sur sa nuque sur son cou le policier qui qui avait son genou sur sur le coup du manifestant a relevé en premier l'autre genou du sol donc en fait il a appuyé de tout son poids sur le corps du manifestant donc c'était c'était une violence inouïe et en fait quand j'ai vu ça alors que le manifestant ne faisait rien je me suis dit mais comment ils vont justifier d'avoir été violent comme ça avec lui et je me suis dit qu'ils allaient qu'ils allaient qu'ils allaient l'accusé en fait d'avoir d'avoir essayé de se débattre d'avoir essayé d'échapper à l'interpellation pour essayer de justifier en fait leur violence ça n'a pas loupé en fait parce que donc deux jours après quand je me suis rendu au tribunal avec avec les autres observateurs donc on avait on avait récupéré des attestations de témoins avec des captures d'écran de la vidéo que qu'on avait fait en disant que qui est l'interpellation a été très violente alors que les manifestants n'avaient rien fait et en fait les policiers accusés effectivement le manifestant de rebellions donc rébellion c'est donc des faits qui à mon sens à mon sens il n'avait pas commis ces faits et en fait je me suis rendu compte que le procureur de la république non seulement non seulement croyez la parole policière mais aller au delà de ça puisque il lui disait même que c'était pas seulement de la rébellion que c'était des violences sur personne dépositaire de l'autorité publique ça veut dire que non seulement c'était déjà une accusation grave puisque la rébellion c'est le manifestant risquer un an de prison et 15000 euros d'amande mais si on augmente la qualification pénale en violences sur personne dépositaire de l'autorité publique c'est trois ans de prison et 45000 euros d'amande et donc les juges n'ont pas été dupes avec la requalification du procureur mais par contre ils ont cru les policiers et ils ont condamné ce manifestant à trois mois de prison ferme avec mandat de dépôt ça veut dire qu'ils ont immédiatement envoyé en prison donc ça c'est quelque chose que ce qu'on n'a pas pu on n'a pas pu accepter on a tout fait pour l'aider à faire appel ça a été extrêmement compliqué j'ai été obligé de de saisir l'observatoire international des prisons de saisir le défenseur des droits parce que parce qu'en fait le le détenu n'a pas accès au droit de la même façon que n'importe quel justiciable malgré qu'ils disent qu'à des permanences dans les prisons etc c'est extrêmement difficile et donc il a fait appel dans le délai de lait de 10 jours c'est très court et il a été jugé donc trois mois plus tard en appel c'est une audience qui était qui est assez intéressante parce que le l'avocat des policiers a passé son temps à me pointer du doigt toute l'audience pour essayer en fait à défaut de pouvoir attaquer ma preuve de m'attaquer mois est en fait le manifestant a été relaxé donc les juges ont dit qu'ils avaient même pas sûrs bellion non seulement il n'y a pas eu violence sur personne dépositaire de l'autorité publique mais il n'y a même pas eu de rébellion non plus ce manifestants n'avaient rien fait et y avaient été condamnées à tort sur la base des paroles des policiers qui voulaient obtenir donc la condamnation du manifestant des dommages et intérêts je rappelle qu'en première instance le manifestant avait été condamné donc non seulement à trois mois de prison ferme mais également à verser des dommages et intérêts aux policiers 1 300 euros à chacun des policiers et deux ans d'interdiction de manifester c'est vraiment cédé 10 d une répression qui est donc à la fois policières et judiciaires pour écraser tout un mouvement social et ça marche quand même en partie je me suis renseigné récemment et il n'y a eu aucun conseil disciplinaire il ya eu aucune sanction disciplinaire sur ces policiers et au niveau des suites pénales le manifestant je suis en train de l'aider à faire le dépôt de plainte et ça ne saurait tarder donc d'engager ces procédures qui comme pour tous les autres manifestants remettront des mois et peut-être même des années à être adjugé du fait de notre activité en tant qu'observateur nous mettons la police et a fortiori la justice devant leurs responsabilités et en fait ça ça a pu causer donc un rapport de force assez violente par moments à toulouse par exemple les observateurs depuis trois ans qu'existe observatoire ils ont eu 25 personnes de leur observatoire qui sont passés par par la case hôpital nous sommes tout à fait identifiables sur le terrain il n'y a aucune ambiguïté nous avons des dossards recto verso de la ligue des droits de l'homme qui sont blanc avec le logo rouge et l'inscription en toutes lettres du nom de notre association nous avons aussi du matériel de protection des donc notamment un casque avec marc et observateurs tout autour il ya eu en fait un acharnement particulier sur moi à montpellier je pense parce que c'est moi qui faisais la plupart des saisines de l'igpn et la plupart des accompagnements de victimes en fait ce qu'ils ont fait c'est que ils y sont allés crescendo ils sont ils sont partis donc d'injures de violence verbale à mon égard il ya le chef de la bad de montpellier qui m'a traitée de kaunas anarchiste gauchistes anti démocrates menacés de m'interpeller cible on avait dit qu'on lui file imminente watts aussi ces fumées [Musique] [Musique] anarchistes et gauchistes compte tenu de mon possible s'ils n'ouvrent pas ça donnez moi votre numéro et riom monsieur s'il vous plaît donnez moi votre numéro et riom vous êtes obligés d'en porter et demain le tourner monsieur vous avez traité de colas motion vous m'avez traité de kaunas monsieur donnez moi votre herriot je tenterai vous allez me montrer où monsieur vous allez me rentrer ou monsieur [Applaudissements] [Musique] voilà c'était des pressions verbales ensuite il ya eu des pressions physiques puisqu'il ya eu des coups il ya eu des policiers qui m'a attrapé qui m'a jeté au sol enfin c'était donc ses montées comme ça petit à petit ensuite il ya eu des comportements harcelant de la part de policiers de la bac et de la cdi bac ces brigades intriqués anticriminalité et cdic compagnie départementale d'intervention c'est des compagnies locales en fait qu'on retrouve dans toutes les villes et est en fait ils ont ils sont montés comme ça petit à petit sans faite le 21 septembre 2019 à montpellier j'ai été interpelé donc c'était la deuxième fois que je me faisais interpellé à montpellier c'est en fait un commissaire divisionnaire qui s'est approché de moi et qui m'a demandé que je leur mette mon matériel de protection c'est à dire masque de ski et masques respiratoires non benjamin warlop non je me donnerai pas mon attaque ici parce que c'est interdit passé pour qu'on fasse une vérification c'est le jour du concours on va vous remettre vous allez je vais vous remettre un récépissé je refuse de vous remettre ma tâche sur conservatrice pour la ligne c madame ne pas remettre le sort voilà on la ramène au s'offre à koungheul situation une délégation de quoi remettre votre ça s'était calmé les citations si vous voulez que je vous montre ma tête dit c'est ça que je veux c'est ça et moi je vais pas vous le donner si c'est une vérification d'identité moi je peux vous montrer ma pièce d'identité 1 moi je suis de millions de matériel non non non non non c'est ariane sibout ce qui vous pousse parler par contre ne me touchez pas je vous dis que je suis à abattre hisse pour la ligue des droits de l'homme et je ne peux pas vous donner mon matériel moi j'ai refusé parce que c'est du matériel dont j'avais besoin la semaine d'avant à toulouse il s'était fait saisir leur matériel et il n'avait pas pu continuer leur mission ils avaient dû s'arrêter donc je lui ai expliqué que ce n'était pas un matériel qui était destinée à commettre une infraction simplement à faire ma mission il a refusé je lui ai dit que ça me voilà que s'ils voulaient m'emmener au commissariat ils pouvaient le faire donc je me suis absolument laisser faire il m'a amené dans le dispositif de crs et là j'ai vu ce que des manifestants avaient déjà raconté mais que quand on le vit on en prend vraiment encore plus tous conscience en fait c'est à dire que j'étais en face de ce policier et qui m'a regardé dans les yeux et qui m'a dit madame vous me donner des coups avec une voix très calme et en fait j'ai compris qu'il était en train de construire une une incrimination contre -10 à lisbonne la ligue des droits de l'homme je relise de gosnay ne pas toucher pas ne me touchez pas aux revenus de koné mamadou sait pas ne me touche pas j'ai tout de suite compris et et donc c'est ça c'est en fait retranscrire effectivement dans la procédure puisque derrière il m'a accusé donc de dissimulation du visage alors que j'avais mon masque large et puis surtout rébellion il m'a accusé de lui avoir donné des coups donc des coûts avec mes mains des coûts avec mes pieds que j'aurais essayé de m'enfuir alors que c'était pas du tout le cas et en fait donc au moment de l'audience ont été projetés les vidéos qui en qui avait été fait par des journalistes indépendants autour de la scène est en fait ils ont montré que le policier s'était totalement mis en scène et que et que et du coup j'ai été relaxé pendant l'audience le procureur de la république a dû s'aligner en fait sur sur le policier parce qu'en fait le policier qui m'accusaient c'est un commissaire divisionnaire il a comparu donc en personne pour pour m'accuser mais en fait le juge lui a posé de très bonne question est en fait le l'incrimination qui l'avait fait contre moi c'est détricoter devant nous un devant nos yeux comme il ne m'accusez finalement plus de 10000 à sion du visage le procureur de la république a été obligé de ne plus me poursuivre pour accumuler pour de dissimulation du visage non plus sur la rébellion pareil en fait comme le policier ne me reprochez plus de mettre en fuite ne me reprochez plus le avoir mis des coups avec mes mains mais qui me maintenait quand même le coup de pied le procureur de la république maintenu le copier et pour le tout il voulait que je sois condamné à 2000 euros d'amendé et les juges n'ont pas suivi cette raisonnement là ils ont en fait ils ont expliqué que les la différence entre les vidéos et les propos des policiers étaient telles qu'il n'était pas possible en fait de me condamner j'avais déjà eu un procès avant et j'avais été aussi interpellé à bayonne dans le cadre du g7 par des policiers de la brave m sur ces trois procédures là en tout j'ai fait cinquante six heures de garde à vue l'état est clairement dans une logique de censure de censure d de son action sur pour réprimer les manifestants et à ce titre là ils s'attaquent aux observateurs quel qu'il soit les observateurs de la ligue des droits de l'homme telles que nous mais aussi la presse tous les journalistes qui ont qui ont vécu des violences que ce soit donc effectivement de la part de la police mais aussi des procès enfin il y en a plusieurs il ya gaspard glande qui a eu dès que ce soit une grenade de désencerclement qui a explosé juste à côté de lui qui a eu de la garde à vue ou boris ivanov ico sica et et qui a été placé en garde à vue plusieurs dizaines d'heures tous les observateurs donc et voilà donc là la ligue des droits de l'homme la presse les observateurs qui ne sont donc pas dans cette organisation là les observateurs citoyens voilà c'est vraiment une logique de censure qui est la même en fait déployer sur tout ce panel de personnes là nous avons donc des plusieurs situations qui montre que l'état de droit n'est pas le même en france pour tout le monde quand on voit donc les manifestants qui ont des comparutions immédiates qui sont jugés en 20 minutes et qui sont envoyés en prison à côté nous avons donc pour les observateurs comme moi un procès qui dure trois heures et demi et qui aboutit sur une relaxe parce que la justice a été a pris le temps de faire son travail est encore à côté on a les policiers qui mettent des années à avoir leurs affaires présenté devant un tribunal est encore là quand on voit les premières décisions qui ont été rendus là pour les policiers qui ont fait donc un jet de pavé alors c'est un haut gradé en plus et l'autre qui a mis des gifles à un manifestant ça c'est des peines qui sont dérisoires par rapport à ce que les manifestants peuvent avoir alors je comprend bien qu'ils sont pas dans la même situation les policiers et les manifestants mais ils ont quand même une le policier en fait à partir du moment où elle commet une infraction il quitte son habit de policiers il prend celui du délinquant quand même un don qu'il devrait il devrait pas avoir d faveur du seul fait qu'il est il est policier est au contraire peut-être les policiers ont l'obligation d'avoir un numéro d'identification sur leur uniforme c'est ce qu'on appelle aussi le herriot et nous avons constaté majoritairement sur le territoire français mais aussi à montpellier qui n'y qu'il était qu'il était très peu portée voire pas du tout et en fait nous on a une période où on a fait une grosse action auprès des chefs d'unités en allant les voir et en leur demandant donc pourquoi leur unité ne portait pas si qu'ils étaient responsables du fait de faire appliquer la loi à ce niveau là sur leur unité et en fait c'est plus qu'une complicité c'est vraiment c'est un choix délibéré de la part des chefs d'unités de ne pas faire porter le herriot par leur équipe enfin vu les réactions qu'on a eue c'était c'était clairement assumée et c'est d'autant plus problématique que nous sommes non seulement face à des policiers qui n'ont pas leur numéro d'identification mais en plus qui sont cagoulés et qui parfois même ne portent pas leur écusson d'unité qui permet d'identifier à quelle unité ils appartiennent donc on est vraiment face à des policiers parfois même quand je montre des vidéos de victimes de violences policières à des avocats ils disent mais où est-ce qu'on en est par rapport à la différence avec la milice on est face à des des aces que c'est encore des policiers s'ils sont même plus identifiable en tant qu'unité quoi le système judiciaire à plusieurs acteurs qu'il faut distinguer le procureur de la république n'est pas indépendant et à ce titre là applique clairement la logique répressive que veut le gouvernement c'est avec la peau donc le parquet et la police freine des quatre fers ces procédures qui sont engagées contre les violences policières c'est pour ça que notamment que ça met beaucoup de temps à aboutir mais dès lors qu'on saisit le juge d'instruction ça change en fait le l'enquète n'est pas faite de la même façon c'est un magistrat qui est indépendant mais c'est pas parceque ils vont avoir l'indépendance par rapport au gouvernement qui vont pas faire le choix de suivre quand même la politique répressive du gouvernement il ya eu une répression judiciaire qui a été fait par les juges et elle a été faite dans un mépris qui étaient mes flagrant pendant les audiences un observatoire nous on est un observatoire des pratiques policières et judiciaires on a des observateurs dans les tribunaux également et en fait on a vu ce mépris c'est ce que ce soit donc dans les décisions qu'ils rendaient mais aussi dans les phrases qui tenait les c'était vraiment une c'est un mépris de classe en fait un qui était appliqué dans les tribunaux en fait ce qui est en train de se passer c'est une généralisation de la répression à la société avant cette répression était centrée sur les quartiers populaires et sur les zones de luttes écologistes eux radicales comme les adh est en fait c'est là c'est en train de s'étendre ça s'étend donc depuis 2016 aux manifestations et c'est un climat de peur on est en train de là on est en train d'avoir un des gouvernements successifs et particulièrement celui ci qui sont en train de gouverner par par la force ils n'ont plus la légitimité des urnes et du coup ils cherchent une autre une autre manière d'asseoir leur autorité et c'est clairement la force