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DébatBernard BERTRAND· 11 avril 2015 5 minContradictoireActualité / polémiqueSanté

RdR & SCMR : Catherine Lemorton, Députée PS, Pdte de la commission des affaires sociales 41/45

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 80 %Attaque 20 %

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

sur l'article est close madame la Présidente voulez la parole je vous la donne oui madame la Présidente merci madame la ministre mes chers collègues peut-être savoir de de de qui on parle quoi alors je comprends qu'il y en a qui s'expriment par dogmatisme mais d'autres je pense par mes connaissan et on ne peut pas tout tout connaître c'est pas une accusation c'est ainsi euh pour une fois je vais faire partie de mon je vais faire part de mon expérience 15 ans dans un réseau de réduction des risques à Toulouse on a mis en place en 95 un des premiers réseaux qui d'ailleurs avait été pris en exemple il y a 5 ans comme étant un des plus efficients à qui s'adressent ces salles de consommation à des personnes qui ne sont plus dans le droit commun en rupture familiale qui vivent dans des squat qui vivent au mieux dans des groupes quand je parle des groupes groupes dans la rue qui n'ont même pas par exemple la CMU tout bêtement alors qu'ils y ont droit au mieux au mieux ils vont aller voir un pharmacien de temps en temps pour l'échange de seringue au mieux ils n'ont pas de toit ils ont besoin d'un lien à un moment donné toujours le même au même endroit je vous l'ai dit tout à l'heure ce sont des avec lesquels on travaille à petit pas à petit pas vraiment alors j'entends parler de coup non s'il vous plaît le coup arrive en deuxème vraiment au deuxième plan ce sont des gens parfois qui ont 20 ans en rupture familiale j'ai des visages en tête en rupture familiale depuis l'âge de 14 ou 16 ans qui parfois sont à 600 km de leur lieu familial les parents ne savent même pas ce qu'ils sont devenus ni où ils sont c'est une expérience je suis pas en train de vous faire un téléistorine je suis pas en train d'inventer quoi que ce soit je suis en train de vous parler de la réalité et quand ces gens ont le la chance de trouver une pharmacie qui s'ouvre à eux des fois c'est 1 an 2 ans 3 ans 4 ans avant qu'ils commencent à ouvrir leurs porte la porte de leur vie pour commencer à vous dire j'en ai assez de vivre comme ça et c'est que le début et ce n'est le début on n'est pas encore à la fin du parcours on est juste un tout petit début la toute petite marche et bien ces salles de consommation s'adressent à ces gens qui ont disparu du radar de notre société du radar de notre société au sens très large du radar amical du radar familial du radar du droit commun du radar des droits à la sécu au droits aux allocations logement aux allocations familiales bref des gens en perdition qui sont au bout du bout de la chaîne qui ont ont des des espérances de vie de combien allez 35 40 45 ans combien de fois c'est ce que j'ai appelé tout à l'heure la la solution graduée complémentaire ces salles de consommation ne ce n'est pas la solution unique moi j'entends tout ce qui est déjà mis en place sauf que tout ce qui a été mis en place à ces solutionsl ces gens-là échappent ils n'iront pas dans les xapas ils ne vont pas dans les carrudes ils ne savent même pas ce que c'est que la salle d'attente d'un médecin donc ces salles de de de consommation je le répète ne sont pas la solution unique ce serait trop facile c'est une solution pour rattraper certains jeunes moins jeunes d'ailleurs mais certains jeunes notamment qui sont en rupture de tout et au bout d'un moment dans ces salles contrairement à ce que vous dites ce n'est pas pour augmenter leur cons mation c'est pour qu'à un moment donné une main leur soit tendue et qu'à cette main un jour ils mettent leur mains pour dire je voudrais faire quelque chose pour éventuellement m'en sortir donc tout ce que j'ai pu entendre de la part de certains de mes collègues complètement à côté de la réalité j'ai envie de dire venez faire un stage dans ce qui est un squat venez faire un stage dans la rue venez voir ce qui se passe exactement et je finirai mon propos en vous posant une seule question trouvez-vous acceptable qu'une personne se pique dans la rue au vu etessus de tous voir à 100 m d'une école voire dans un bac à sable admettez-vous que cette image est acceptable je suis sûr que c'est non et bien à la question que je vous pose une des solutions c'est effectivement la salle de consommation excusez-moi mais je pense en disant ça avoir raison sur cette population là en tout cas une partie de C population là voilà merci