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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 10 février 2025 7 minComplaisantActualité / polémiqueImmigration & asileÉconomie & entreprisesNumériqueInstitutions & élections

Laurent Jacobelli : "Il y a une submersion migratoire que la gauche fait mine de ne pas voir" (LCI)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:38OuverteRéponse directe

    Ça vous va ? Peu importe où viennent les fonds ?

  • 1:09OuverteRéponse partielle

    Mais est-ce que ça veut dire que la France et l'Europe envoient un message clair aux États-Unis, à la Chine ?

  • 1:55OuverteRéponse directe

    « Soyez patriote vous-même », a-t-il dit. Ça vous a fait sourire.

  • 2:31OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça veut dire que c'est Donald Trump votre modèle absolu ?

  • 2:53OuverteRéponse directe

    Est-ce que Donald Trump a décomplexé une partie de la classe politique européenne en disant « finalement, tout ce que je pense, je peux le dire, tout ce que j'ai envie de faire, je peux le faire » ?

  • 4:13OuverteRéponse directe

    En même temps, M. Jacobelli, le gouvernement que vous dénoncez en son sein, il y a Bruno Rotaillot, qui est l'homme le plus populaire à droite actuellement, ministre de l'Intérieur, qui, je lis partout, est en train de chasser sur votre territoire et vous embête parce qu'il prend des thématiques qui sont les vôtres.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:29Locuteur 1Fait
    « Je dis que ça crée quand même une question de souveraineté, parce que que vont devenir ces fonds ensuite ? »
  • 0:49Locuteur 1Promesse
    « Avec Marine Le Pen, nous on est pour un vrai plan sur l'intelligence artificielle. »
  • 2:03Locuteur 1Fait
    « Emmanuel Macron semble ne pas connaître la définition du mot « patriote ». »
  • 2:21Locuteur 1Chiffre
    « 8 ans de taxes, 8 ans de normes, 8 ans de folie écologique, écologie punitive, 8 ans d'impôts sur les entreprises. »
  • 6:48Locuteur 1Fait
    « Il y a une submersion migratoire. »
  • 6:58Locuteur 1Chiffre
    « Il y a un demi-million de migrants légaux par an. »
  • 7:01Locuteur 1Chiffre
    « Il y a à peu près un million de migrants illégaux chez nous. »
  • 7:03Locuteur 1Chiffre
    « 40% du minimum retraite est versé à des étrangers. »
  • 7:07Locuteur 1Chiffre
    « 50% des étrangers venus d'Afrique occupent un logement social et seulement 13% des Français. »
  • 7:16Locuteur 1Chiffre
    « 40 milliards par an, il faut que ça cesse, que les socialistes le veuillent ou non. »

Temps de parole

  • Locuteur 172 %
  • Locuteur 228 %

2,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur 2

Bonjour monsieur Jacobi, vous êtes député Rassemblement National de Moselle et porte-parole de votre parti. 109 milliards d'euros pour l'intelligence artificielle en France, le sommet international s'est aujourd'hui au Grand Palais. Est-ce que vous dites ? Bravo Emmanuel Macron.

0:11
Locuteur 1

Tout ça va dans le bon sens, oui en effet. On prend enfin le sujet de l'intelligence artificielle à bras-le-corps et on le prend d'une manière industrielle, sous l'angle de l'investissement. Et je vais vous le dire, c'est plutôt une bonne chose. Maintenant que le monde entier se retrouve à Paris, ne fait pas de Paris le cœur de l'intelligence artificielle aujourd'hui, ni dans le développement, ni dans l'investissement. Donc il faut aller plus loin. Je rappelle que les 109 milliards annoncés sont pour une large majorité des investissements étrangers. Les Émirats arabes unis, les Etats-Unis d'Amérique, le Canada.

0:38
Locuteur 2

Ça vous va ? Peu importe où viennent les fonds ?

0:39
Locuteur 1

Je dis que ça crée quand même une question de souveraineté, parce que que vont devenir ces fonds ensuite ? Est-ce que l'intelligence artificielle, les chercheurs, tous ceux qui créent, qui innovent, vont rester en France ? Il y a beaucoup de questions. Avec Marine Le Pen, nous on est pour un vrai plan sur l'intelligence artificielle. D'abord des pôles de compétitivité, où les administrations, les entreprises, les chercheurs, les universités. Travaillent ensemble. Et puis ensuite, des zones franches technologiques, où les investisseurs, justement, aient une espèce de calme fiscal pour pouvoir investir et pouvoir garder nos talents en France.

1:09
Locuteur 2

Mais est-ce que ça veut dire que la France et l'Europe envoient un message clair aux Etats-Unis, à la Chine ? Emmanuel Macron dit que c'est la même chose que le Stargate de Donald Trump.

1:16
Locuteur 1

Ah oui et non, parce que le Stargate de Donald Trump n'est pas dû à des investissements étrangers. Mais en tout cas, ça envoie au moins... Si, pour partie ? Pour partie, mais pas seulement. Il y a aussi une volonté de l'État. Nous, on attend cette volonté de l'État. Et je vous ai énoncé le plan que nous proposions. En fait, c'est aussi un message de la France à l'Union européenne, pour moi, dire à cette Union européenne, voyons l'intelligence artificielle comme une chance et non pas comme un risque.

Aujourd'hui, les seules actions de l'Union européenne en faveur, enfin, dans le sens de l'intelligence artificielle, ça a été plus de normes, plus de contrôles, plus d'interdictions, au moment où la Chine et les États-Unis se développaient. Tant mieux s'il y a enfin des investissements en France.

1:49
Locuteur 2

Le président de la République, qui hier adressait un message au patron qui serait tenté de délocaliser suite à la taxe sur les super-profits, taxe temporaire, « Soyez patriote vous-même », a-t-il dit. Ça vous a fait sourire.

1:58
Locuteur 1

Oui, ça me fait sourire, parce qu'Emmanuel Macron semble ne pas connaître la définition du mot « patriote ». Celui qui a laissé nos fleurons partir à l'étranger. Celui qui fait que l'étouffoire fiscale n'a fait que s'accélérer depuis qu'il est là, malgré les belles promesses. C'est un peu paradoxal. On a l'impression que depuis qu'il est mis sur la touche, il est commentateur et qu'il n'a jamais été acteur. Or, on a souffert de 8 ans de politique d'Emmanuel Macron, 8 ans de taxes, 8 ans de normes, 8 ans de folie écologique, écologie punitive, 8 ans d'impôts sur les entreprises. Honnêtement, il ferait mieux de se regarder un peu dans le miroir.

2:31
Locuteur 2

Il y a un sujet qui fait un peu le pont avec tout ce que nous venons d'aborder. C'est le sommet qui a eu lieu ce week-end à Madrid. Le sommet dit « des patriotes », auquel participait notamment Mme Le Pen. À ses côtés, il y avait Viktor Orban, Premier ministre hongrois. Il y avait M. Salvini, l'italien. Avec une banderole, un slogan « Make Europe, make Europe great again ». Est-ce que ça veut dire que c'est Donald Trump votre modèle absolu ?

2:53
Locuteur 1

Non, bien sûr que non. Mais ça veut dire, c'était sûrement une référence à ce vent de liberté qui souffle aux États-Unis et qui souffle aussi dans beaucoup de pays d'Europe. Cette volonté de reprendre son destin en main. Et puis la volonté du courage politique. Quand on dit « on fait », on parlait tout à l'heure d'Emmanuel Macron qui appelait au patriotisme, il a fait tout l'inverse pendant son mandat. Eh bien, il y a des décideurs politiques aujourd'hui qui, quand ils disent qu'ils vont contrôler l'immigration, qu'ils vont investir dans leurs entreprises, qu'ils vont contrôler les importations, le font. Et ils le font dans les heures qui suivent leur élection.

Voilà ce qu'on peut probablement tirer. Mais surtout, c'est important de voir ces leaders européens se réunir. Parce qu'en Hongrie, en France, en Italie, en Suède, en Belgique, partout, partout, il y a une envie des peuples de reprendre leur destin en main.

3:33
Locuteur 2

Est-ce que Donald Trump a décomplexé une partie de la classe politique européenne en disant « finalement, tout ce que je pense, je peux le dire, tout ce que j'ai envie de faire, je peux le faire ».

3:40
Locuteur 1

En tout cas, par rapport à la France, Marine Le Pen, Jordan Bardella, on n'a pas attendu Donald Trump pour avoir des propositions et dire aux Français que nous ferons ce que nous promettons. Mais effectivement, c'est la preuve par l'exemple. Parce qu'aujourd'hui, le politique est décrédibilisé. Quand on voit les LR qui se mettent avec LFI pour se faire élire, le PS qui se vend à la Macronie, la Macronie qui s'enlise, les gens se disent « mais les politiques sont incapables ». Or là, on a effectivement la preuve qu'un homme politique, un président des États-Unis, peut agir conformément à ses promesses. Ça donne probablement un peu d'espoir, même si je ne suis pas d'accord sur tout.

4:13
Locuteur 2

En même temps, M. Jacobelli, le gouvernement que vous dénoncez en son sein, il y a Bruno Rotaillot, qui est l'homme le plus populaire à droite actuellement, ministre de l'Intérieur, qui, je lis partout, est en train de chasser sur votre territoire et vous embête parce qu'il prend des thématiques qui sont les vôtres.

4:28
Locuteur 1

Alors, je n'ai pas envie de vous corriger parce que ça ne se fait pas, mais je vais le faire quand même. Vous savez que pour les électeurs de droite et du centre-droit, les deux personnalités politiques préférées sont Marine Le Pen et Jordan Bardella, pas Bruno Rotaillot.

4:38
Locuteur 2

J'ai dit l'homme de droite.

4:40
Locuteur 1

Oui, mais peut-être, mais pas à droite. M. Rotaillot, moi je le plains en fait. Je le plains parce que tous les matins, il va au bureau probablement avec un lourd fardeau sur le dos puisqu'il est seul au monde. Quand il parle de droit du sol et de fin de contrôle du droit du sol, tous ses petits camarins ministres lui tombent dessus. Non, je leur demande un dit que le sujet peut être évoqué. Oui, enfin, le ministre de l'économie dit l'inverse, M. Rebsamen dit l'inverse, Mme Borne dit l'inverse. Il est tout seul à peu près. Alors moi je lui dis, M.

Rotaillot, si vous êtes sincère, rejoignez le Rassemblement National, prenez votre carte, vous parlez comme nous, vous avez le même programme que nous, venez avec ceux qui le feront vraiment, mais ne restez pas avec ce qui reste de socialisme et de Macronie. Ils ont montré qu'ils étaient immigrationnistes. Vous perdez votre temps. Ou alors il n'est pas sincère, allez savoir.

5:25
Locuteur 2

Alors, ce gouvernement que vous dénoncez, encore à l'instant, Laurent Jacobelli, vous allez avoir une occasion de le faire tomber. Là, d'ici la fin du mois, c'est un peu technique, mais je voudrais prendre le temps de l'expliquer pour nos téléspectateurs. Le Parti Socialiste, qui pour l'instant a décidé de ne pas censurer le gouvernement, a déposé un 49-2. C'est un article précis qui contient une censure sur les propos de François Bayrou au sujet, je cite, de la submersion migratoire. Donc, vous aurez là une occasion de faire tomber le gouvernement, puisque les socialistes vont voter ce texte.

Est-ce que vous allez faire tomber ce gouvernement que vous dénoncez, de façon virulente, et encore ce matin ?

5:58
Locuteur 1

Vous savez, la censure, ce n'est pas un jouet. C'est quelque chose de délicat qu'il faut manier avec précaution. C'est presque comme un bâton de dynamite. Moi, je veux bien qu'on fasse sauter le gouvernement. Mais pourquoi ? On aura, après M. Barnier et M. Bérou, encore un macroniste compatible. On aura encore un budget qui n'a pas de sens. On aura encore une politique. Pas du tout. Mais plutôt que la censure, réfléchissant à la dissolution, il faut une majorité à l'Assemblée nationale, et une majorité qui porte un projet. Il faut un gouvernement uni aujourd'hui.

6:25
Locuteur 2

Donc, c'est-à-dire que vous attendez le mois de juillet, qui sera la date à laquelle le président pourra à nouveau prononcer la dissolution ?

6:30
Locuteur 1

On se réserve le droit de voter une censure si, effectivement, une mesure est prise par le gouvernement et qui va à l'encontre du pouvoir d'achat, de la sécurité, ou qui favorise l'immigration.

6:38
Locuteur 2

Pas là, pas sur ce terme qui, pour le coup, est le vôtre, submersion migratoire.

6:41
Locuteur 1

Mais il y a une submersion migratoire que les socialistes ne veulent pas voir, ou en tout cas font mine de ne pas voir. Il y a une submersion migratoire. Un demi-million...

6:49
Locuteur 2

Ça, ce sont des propos que vous assumez, vous, depuis longtemps. Donc, c'est-à-dire que sur ces propos-là, vous ne ferez pas tomber le gouvernement.

6:54
Locuteur 1

A priori, non. Mais on va réfléchir. Vous savez, on réfléchit toujours collectivement au Rassemblement national. Mais il y a un demi-million de migrants légaux par an. Il y a à peu près un million de migrants illégaux chez nous. 40% du minimum retraite est versé à des étrangers. 50% des étrangers venus d'Afrique occupent un logement social et seulement 13% des Français. Il y a aujourd'hui quelque chose qui ne fonctionne plus chez nous. Et l'immigration est un lourd poids. 40 milliards par an, il faut que ça cesse, que les socialistes le veuillent ou non.