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interviewLCP (sur YouTube)· 7 mai 2024 34 min

Valéry Giscard d'Estaing, le président des seventies - 2ème partie | Les débats de Débatdoc

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

énormément d'émotions dans la voix et les yeux de Valérie GIS cardestin vous venez de le voir à la toute fin de la seconde partie de ce documentaire sans rancune et sans retenu réalisé par Gael Bordier de cet entretien confession réalisé voilà 9 ans entre Valéri giscardestin et Frédéric miteran aujourd'hui tous deux disparus une manière pour nous de commémorer les 50 ans de l'accession à l'Élysée de l'ancien chef de l'État la première partie de ce film a déjà fait l'objet d'un autre débat doc il était essentiellement question de politique intérieure et vous y retrouverez aussi les trois invités qui sont de nouveau présent avec nous sur ce plateau pour continuer de débattre de ce qu'a été le septenénat de Valérie giscardestin Jean-Pierre affarin bienvenu vous êtes bien sûr ancien Premier ministre éta entre 2002 et 2005 sous la présidence de cheik Chirak et aujourd'hui président de la Fondation prospective et innovation vous êtes aussi ancien député européen ancien sénateur de la Vienne ancien ministre des gouvern d' Jupé vous étiez membres des jeunes iscardiens à vos débuts sur la scène politique fervent supporter évidemment de valer giscardestin considérer plus tard et ça on va y revenir tout de suite comme l'un des rares giscardiens chiraco compatible Jacques Chirac dont il a été question dans cette seconde partie du documentaire nous y reviendrons votre dernier livre s'intitule ne sortons pas de l'histoire il est publié chez Michel Lafond Michel cota est également avec nous bienvenue vous êtes journaliste et auteur on vous doit entre autres tout récemment ma 5e publiée chez bouquin édition c'est votre perception votre vue sur cette 5e République votre qualité de journaliste ce livre a été primé tout récemment par le prix des députés dans le cadre des Prix du Livre politique de l'Assemblée nationale dont nous étions d'ailleurs les partenaires ici à la chaîne parlementaire et puis enfin Erric Roussel est avec nous bienvenue vous êtes journaliste écrivain et membre de l'Académie des sciences morales et poli vous êtes un spécialiste de l'histoire politique on rappelle que vous êtes notamment l'auteur de biographie de référence disons-le concernant plusieurs grandes personnalités politiques françaises du 20e siècle l'une d'elle est d'ailleurs consacré à Valérie giscardestin sobrement intitulé Valérie giscardestin et désormais disponible dans la collection tus chez pin on va tout de suite commencer cette seconde partie de notre émission desbadoc avec un extrait lui où Valérie giscardestin évoque Jacques Chirac il était décidé à arriver au pouvoir alors pour arriver au pouvoir comme j'étais il fallit faire en sorte que je n'y sois plus et moi je pensais qu'il ferait un autre raisonnement en fait parce que me faire partir du pouvoir c'était faire venir les socialistes faire venir mit Teran qui était un personnage important après qu'est-ce qui va se passer on ne sait pas que que n'a-t-on pas dit sur la rivalité entre les deux hommes entre Valérie giscardestin et Jacques Chirac avant le sepéna de valer GIS cardestin pendant évidemment le premier septéna de Jacques Chirac et son quinena ces deux hommes se sont suivis leurs parcours se sont suivis il y a 6 ans d'fk entre les deux hommes et vous avez cette phrase assez amusante c'était il y a 4 ans chez nos confrères d'uropin au fond je crois que l'ententere entre giscarchirac et sans doute dans la 5e République la plus courte mais la plus fertile puisqu'elle a fait deux présidents oui parce expliquez-nous ça en 74 jescar est élu en grande partie grâce à Chirac qui trahit Chaban et qui permet cette victoire et d'ailleurs il va être compomensé en étant Premier ministre mais en 95 en 95 nous giscardiens et les chirakien on a un ennemi commun c'est Baladur qui s'estmissent là dans ce duel et qu'est-ce qui se passe il se passe que les giscariens vont voter Chirac moi je vais entrer au gouvernement d'Alain Jupé avec Alain Madelin avec Charles Millon avec herville Charret et quelques autres on entre comme des giscardiens dans le gouvernement de Jupé d'ailleurs Jupé était le plus giscardiens des chirquins donc c'était tout à fait compatible donc ces deux personnages qui sont fondamentalement différents mais qui sont de grands professionnels de de grands personnages assez exceptionnels ce sont à peu près bagarrés tout le temps sauf pour pour que l'un fasse venir l'autre et réciproquement c'est pour ça que laamétié a été courte mais qu'elle fut fertile Michel cota Val desin ch Chirac vous avez peut-être une anecdote à nous raconter parce que la rivalité était telle entre ces deux homes sur une période assez longue d'ailleurs non mais je pas parler du du film précédent mais dans le film précédent j'ai remarqué une anecdote formidable parce que c'est quelque chose que j'ai vécu sur le départ de jean-jacquesber du gouvernement oui où Valée jiscardestin ne peut pas prononcer le m de Chirac alors je sais comment ça s'est passé puisque c'est moi qui est prévenu jean-jaces ser chebert qu'il allait être oigé remercier et bien Valéri giscardestin dit non j'ai dit à Jean-Jacques servant schrebert non c'est pas comme ça qu'il faut faire c'est pas comme ça qu'on est ministre en réalité c'est Jacques Chirac qui remontant de corz à 8h du soir lui a remis sa démission disant s'il reste je m'en vais et ça c'était pas possible de licencier un premier ministre donc c'est là-dessus que jusqu'à et bien il n'arrive pas à prononcer le nom de Jacques Chirac il n'arrive pas à dire c'est Jacques Chirac qui m'a demandé son départ c'est trou que c'était très significatif parce qu'effectivement il était dans une situation impossible qu'on peut très bien comprendre la situation impossible elle était la faute de Jac de Jean-Jacques sch pas la sienne Jean-Jacques chervanberg qui restera je crois 14 jours ministre au tout début hein du du septenat de Valérie jiscardesttin il était ministre de la réforme avant éitivement de de quitter ce ce gouvernement la relation entre les deux hommes pour la relation que vous en a dit à vous Valérie giscardestin oui je écoutez c'est peut-être encore trop tô pour dire tout ce qui m'en a dit ouais c'est sûr qu'il y avait une ah c'est trop tôt pour vous n racontier ce qu' vous en a dit ce point il y avait une animosité certainement qui était qui était évidente qui qui qu'il avait du mal à surmonter oui juste une anecdote il se trouve que je l'ai accompagné à un déjeuner Desbat à Bruxelles en septembre 2019 et au cours de ce déjeuner euh l'un des convives a posé une question sur Jacques Chirac et une question qui appelait une réponse qui sans doute n'aurait pas été très très aimable et Val kardestin qui était quand même un grand politique et qui savait ce qu'il fallait faire dans ce genre de situation a choisi de ne pas entendre la la question et bien lui en a pris puisque le lendemain on a appris la mort de Jacques Chirac imaginez le la catastrophe que ça aurait été si on avait diffusé c'est parce que c'était quelque chose quand même qui était un peu médiatisé en Belgique non il y avait une il y avait une je crois que ça tenait surtout il y avait une oui une incompréhension enfin le livre de Catherine la double la méprise la double mépriseise oui oui oui c'est ça c'est la double méprise ce sont deux ADN très différent oui tout est différent chez eux il pas c'est un peu comme Pompidou et Chaban ce sont des gens qui n'ont qui n'ont pas de langage commun dans la relation avec giscar l'admiration est fondamentale s'admire d'ailleurs quand giscar est président du groupe au Parlement européen je fais partie de ce ce groupe on est réuni tous les lundis de sessions c'est une compétition à qui sera le plus intelligent à qui participera le mieux au débat à celui qui sera cité par gisc c'est une compétition qui est vraiment une compétition fondée sur l'admiration avec Chirac c'est fondé sur l'affection est-ce qu'il nous aime est-ce qu'il va nous aimer quel quel est celui qu'il aime le plus on voit on voit un Chirac qui donne les images de de jiscar avec son chien on voit bien la la solitude on voit bien la classe du personnage mais au fond c'est vrai qu' en politique vous recevez ce que vous donnez Chirac met en scène ce qu'il donne giscar est très discret une pudeur donc on ne sent pas l'affectif alors on le sent dans ce film avec des des des formes d'émotion mais je crois qu'il est clair que pour beaucoup de Français la dimension affectif de de giscar semble manquante en fait on voit là qu'elle est en profondeur alors que chezira c'est très clair que c'est physique la communication non verbale son son son style ses proximités dè qu'un député a des problèmes et et son attention à la vie politique au fond giscar est très attentif au société Chirac me dit moi que je suis obligé d'être tous les mardis à 10h à la réunion du groupe de la majorité car c'est là que bat le cœur de la France bon c'est pas au groupe parlementaire que bat le cœur de la France pour giscar euh et et au fond on on on voit bien les les deux différences moi qui a de l'estime du respect pour les deux je suis de pensé politiques giscardien je suis dans la patte humaine très chirakien au fond on voit bien que tous les ces deuxl ne sont pas forcément compris ils ne peuvent pas se comprendre parce que les ADN font fondamentalement différents ces deux personnages très différents alors l'un s'est entouré d'un certain nombre de gens qui le complète girira qui il prend un Jupé qui est plus froid que Jupé typiquement un giscardien égaré chez les chirakiens mais mais mais mais giscar n'a pas son son son chirakien idéal parce que Ponia est certes celui qui va mener un peu le parti mais Ponia n'a pas ce ce goût aussi du public il est très timide on peut dire que B lui en rajoutait aussi voilà voilà exactement et donc on avait quand même pense que cette dialectique entre admiration et affection est une dialectique utile pour comprendre bon il est beaucoup de question de politique étrangère évidemment dans cette seconde partie du du documentaire est-ce que globalement il a cherché balagis cardistin à se distinguer de ses prédécesseurs ou au contraire est-ce qu'il s'est inscrit dans les pas de ses prédécesseurs on pense notamment à la politique africaine qui a été longuement évoqué dans dans ce film puis la politique européenne aussi bah il a été beaucoup accusé par notamment par le ses adversaires ce qu'il appelait les néogolistes enfin de d'être infidèle à la pensée du général de Gaulle moi ce qui m'a beaucoup frappé je crois que j'ai pas été le seul c'est que il avait pu avoir monde sait qu'il a eu des différents avec le général de Gaulle et que il il a pas été mais ce qui m'a frappé il était notamment pro Algérie française de la il le disait oui oui enfin pas des années 50 au début des années 60 pas il il avit peut-être du mal à comprendre par que j'ai lu ce qui étaé l'attitude la g de ce dossier Algérie par de GA oui il était il il n pas il était pas très en PH disons avec la les solutions que de que notamment vis-à-vis des des des Français d'Algérie le général bon il s'est inscrit dans les pas de Charles de Gaulle pour la su d'abord ce qu'il faut dire vous avez fait allusion l'admiration c'est vrai que il fonctionnait comme ça c'était et ce qui m'avait frappé c'est quand même au-delà de tout ça il avait une immense admiration pour de gaoule alors ça voulait pas dire qu'il était d'accord sur tout avec lui d'ailleurs s'il avit d'accord sur tout il serait inscrit il serait devenu il serait inscrit dans parti goliste or dès le début il a marqué qu'il ne serait pas qu' sa différence mais il a été tout de même Valéri g cardestin Charles de Gaulle en matière de politique européenne pour ne parler que de cela on n pas à faire tout de même à la même approche la même stratégie la même vision mais c'est pas non disons que parce que vous faites allusion à la politique européenne je crois qu'on peut la caractériser en disant qu'elle est à mi-chemin entre entre les conceptions de De Gaulle et les conceptions d'un autre personnage d'ailleurs dont valérietin parle longuement dans ses souvenir qui est jean-monet et qui a beaucoup qui l'a beaucoup influencé on a beaucoup exagéré aussi l'aspect rupture avec de Gaulle parce que si on regarde les choses avec un peu de recul on s'aperçoit qu'il y a quand même beaucoup de continuité dans le et ça sera vrai d'ailleurs aussi un peu pour mitérant plus t donc autrement dit pour répondre à la question s'inscrit plutôt dans une continuité pour pour une part oui pour une part et notamment pour la part des relations avec leurssou oui ex puce que on s'aperçoit là aussi c'est un un paradoxe formidablement formidable de l'histoire comment est-ce qu'il perd un peu cette campagne contre François mitteran François mitteran va être l'allié des communistes et pourtant il lui fait le procès d'être le petit télégraphiste de breisneev sous le prétexte qu'il est allé voir brenef tout à fait par Madame garot interposé par Madame garot interposé et il est allé voir BR parce que justement il pensait que l'amitié franco-sovétique était absolument nécessaire et on s'aperçoit maintenant que que ça l'était mais c'est difficile en tout cas il avait de ce point de vue-là une politique complètement conforme à celle à celle du général degou et et et on peut dire que François mitteran n'était pas de cet avis alors que c'est lui finalement qui a fait l'accord avec les communistes c'est assez un paradoxe de l'histoire que j'aime bien il y a un sujet sur lesquel de Gaulle jusqu'à et Chirac sont d'accord son les relations avec la Chine ouais quand d'ailleurs shirac décide de séduire giscar à l'automne 94 avant l'élection présidentielle et vient à l'UDF dont je suis secrétaire général plusieurs après-midi une une fois par semaine pour parler politique étrangère avec pour montrer qu'il est un homme de culture et c'est sur la Chine que que giscar va commencer à avoir un bout d'estime pour Chirac pour sa connaissance de de la Chine et il passe des heures Mo je suis chargé d'accueillir Chirac et de leur accompagner et donc je vois que ça ça prend du temps et que je j'interroge toujours un peu et je vais voir parler en effet de politique étrangère et sur ces sujets-là je pense que de Gaulle giscar et Chirac globalement sont quand même dans la même famille et c'est c'est une famille où on défend l'indépendance de la France on respecte les États-Unis alliés mais non alignés et on discute avec tout le monde y compris la Russie et la Chine et c'est assez amusant que souvent j'ai vu un accord giscar Chirac sur sur la Chine quand il y a eu le stras la question de pandémie je devais faire un voyage est-ce qu'on l'annulé ou est-ce que j'y allais tout le monde m'a dit de ne pas y aller tout le monde était contre les médecins de matigon la presse tout le monde était contre deux seules personnes étaient pour Gal giscar et Chirac donc je pense c'est Giscard destin qui vous a poussé à faire votre premier voyage en siginene je crois que c'était 76 ou 77 passionné d'Asie tous les deux sont passionnés de civilisation chinoiseir est un savant de de la de l'histoire chinoise et de de de tout ce qu'est le patrimoine historique chinois et giscar était passionné au point d'apprendre le chinois donc au fond tout cela fait partie en fait le 60e anniversaire en ce moment c'était quand même une initiative de De Gaulle donc je pense que il il y a quand même globalement là un socle politique qui est assez stable dans dans cette grande famille politique on va écouter Valérie gisc parler de l'Europe cette Europe elle existe c'est pas mon invention d'autres que moi l'ont senti en fait gu l'a senti Victor Hugo l'a senti he donc dans la culture européenne plutôt littéraire d'ailleurs il y a l'idée que une Europe Pacifique paisible donc où les gens VI une vie euh de satisfaction personnelle raisonnable où il travaille cette Europe existe alors l'Europe ça été la grande affaire de valerégis cardestin pendant sur CA et et peut-être aussi peut-être surtout après car il a été vous l'avez dit élu députés européens il a eu des fonctions au sein du Parlement européen il aur présidé la commission des affaires étrangères de l'Assemblée absolument il aurait été à l'origine aussi de la préparation de la Constitution européenne qui aura fait l'objet d'un référendum en 2005 euh o çaurait le nom l'URA emporté en France pas seulement d'ailleurs au Pays-Bas également l'Europe c'est la grande affaire de valer gcard desestin notamment avec elmou Schmid à ses côtés durant cette période qui dont il a fait un ami qui était pas d'ailleurs d'un parti était socialdémocrate Schmid c'était pas la même famille politique que juscardestin néanmoins ces deux hommes sont restés amis pour la vie hein c'est ce qu'il nous raconte dans ce dans cette interview oui l'Europe c'est la grande affaire de JC oui c'est vraiment la grande affaire et il y a quelque chose chose qu' qu' le montre bien si vous regardez giscar est élu pour la première fois député en 1956 donc sous la 4e et sa première grande intervention enfin significative elle est relative à l'approbation du du Marché Commun enfin du traité de de Rome or il intervient il y a une cette une intervention très longue très argumentée et dans laquelle il répond à piermes France piermes France n'était pas hostile par principe à l'Europe mais il pensait que la France n'était pas encore au niveau et qu'on prenait un risque en quelque sorte en ouvrant les frontières voilà et giscar lui répond point par point il dit évidemment il y a un risque que le le le mais ce risque il faut le prendre parce que ça fera passer une au fond pour est un peu trivial ça fera passer une sorte de un peu d'air frais et ça forcera les gens à réagir et c'est c'est quelque chose de de très significatif c'est c'est c'est c'est vraiment le l'acte premier de de de sa vie politique et il restera fidèle tout en étant tout en tout en étant le ministre des Finances du général de gaoule giscar a essayé de de de concilier de de visions et c'est comme ça comme vous le dites qu'il s'est rencontré ce qui s'est bien entendu avec avec elmou Schmid qui était un personnage totalement différent de qu' aller voir on se demandait comment est-ce qu'il pouvait les les rapprocher parce que schmi était vraiment c'était aussi politique c'est vrai que c'était une amitié qu'on voit comme a eu d'ailleurs et dans le sens inverse si je dire François mitteran avec en tout cas c'est sa croyance quand même à la solidité du couple franco-allemand et c'est plutôt ça qui qui est la continuité de de de tout le monde y compris de de général l après la guerre ce qui était pas rien bon c'est la complémentarité franco-allemande qui crée l'Europe autour d'elle et sans que sans cette solidarité là l'Europe existe moins en tout cas on voit bien la dimension en fait euh attaché à la paix de quand il parle de d'une Europe paisible aujourd'hui qui peut parler d'une Europe paisible on voit qu' au fond la vision qu'il a c'est une vision de paix pour l'Europe c'est ça la légitimité de l'Europe mais en plus dans la société il il a aussi cet idéal de paix je me souviens d'un chapitre démocratie française c'est quand même un chef d'État qui en cours de mandat écrit un livre sur sa propre politique il y a un chapitre sur une société de communication et de part participation c'est une société où on se parle une société on peut participer tout ça aujourd'hui on est dans une société de polémique on a complètement basculé avec les réseaux sociaux avec un certain nombre de choses et et cette cette image là de giscardien elle est quand même très importante parce que il fait de la politique l'essentiel de ce qui'est la politique c'est-à-dire la paix et au fond aujourd'hui beaucoup de gens pensent que les confrontations ont comm comme issu la brutalité la violence le radicalisme quelle est la différence entre un démocrate et un populiste le démocrate il joue le rassemblement le populiste il joue la radicalisation et on voit bien que giscar est sans doute l'un de ceux qui est le plus attaché à cette Europe paisible sereine dont il parle c'est-à-dire à une société de paix alors que nous sommes dans des turbulences aujourd'hui et que on voit bien que la société s'organise avec des confrontations on attaque le Capitol on met des gilets jaunes dès qu'on dit quel chose sur un média on a les réseaux sociaux qui sont là contre et donc je pense que il y a je crois un appel à la modération à la mesure chez giscar qu'il faut garder je vais faire Rael à vos souvenirs néanmoins j'ai évoqué cette fameuse Constitution européenne qu'il a élaboré puisqu'il était le le président de la Convention sur l'avenir de de l'Europe c'était la mission qu'on qui lui était confiée de bâtir cette Constitution européenne qui est donc passé en référendum je l'ai dit tout à l'heure en 2005 la France a voté non est-ce qu'il l'a pris comme un camouflé personnel lesistes cardestin pas du tout pas du tout c'était c'est une condannation de pour giscar c'est une condamnation de la politique de Chirac et éventuellement de son premier ministre mais il était plus discret sur le Prem ministre que sur le président mais je en sécret mais au fond c'était la condamnation on n pas été capable de faire ça je dois ajouter pour l'histoire que Chirak nétait pas favorable au référendum c'est une compétition l'intérieur de l'UMP entre Jupé et Sarkozi où il y a eu une escalade à propos de l'entrée de la Turquie dans le marché commun disons on disait à l'époque encore que c dans cette union européenne qui s'ouvrait à la Turquie qu'il y avait là un risque majeur et qu'il fallait appeler le peuple français mais shirac avait dès le début dit clairement qu'on avait eu du mal à faire passer mastrich avec les socialistes avec nous et que cette fois-ci comme les socialistes étaient partiellement divisés et que Fabius notamment faisait campagne compte que c'était pas jouable dès le départ mais je pense que pour giscar naturellement quand il y avait erreur c'était Chirac le fautif oui non mais c'est intéressant quand même c'est que cette ce débat sur la parce que là il tenait son bâton de maréchal et à la fois ça a été une division collective quand on a vu et la droite et la gauche se défaire à ce moment-là donc c'est difficile sa vous savez quand vous avez une partie de la gauche et une partie de la droite de faire un référendumac avait tout à fait raison d'essayer de l'éviter mais au Parti socialiste ça aussi déséquilibré complètement François Hollande mais surtout sur sur la droite le problème n'a jamais été au fond réglé dans le cœur de chacun nous est-ce qu'on veut une Europe fédérale ou qu' veut l'Europe des des pays et c'est ça le problème au fond oui il faut dire aussi il était bien conscient aussi de du fait que ce projet était le fruit d'un compromis il avait été obligé de c'était pas exactement sans doute ce il aurait voulu je pense C quelque chose de plus dynamique de plus aller plus plus plus loin mais il disait que voilà il était c'était une convention il avait été obligé de de d'arbitrer et donc ça ne reflétait pas peut-être absolument son son idéal mais quelle évolution n moin lorsqu'il était président de la la République et et et ce référendum de de de 2005 hein parce que à l'époque où il était président de la République c'était le Europe c'était l'Europe des neuf hein voilà il y avait le système monétaire européen qui avait été mis en place avec helmou Schmit mais on en était pas encore à la monnaie commune posit les JAL souvenez-vous des racines chrétiennes les débats nouveaux qui sont entrés ettant que tout cette phrase allambiquée pour ne pas dire racine chrétienne dans le texte absolument oui ça a été un débat on va dernier extrait du film si vous en êtes d'accord c'est ce qu' été sont ressenti immédiatement après sa fête de mai 1980 j'ai été autiste après en fait comme culture c'est-à-dire que je n'avais plus de sens que je ne voulais plus entendre parler de ce que j'avais que je ne pouvais plus faire de toute façon donc je me suis coupé de beaucoup de chosees j'ai plus lu un journal j'ai plus regardé les nouvelles pendant des mois donc ça m'a fait un effet fort bon est-ce que c'estop malheureux c'est malheureux il y a d'autres formes de malheur mais une une privation une privation non pas du pouvoir vois mais de l'achèvement de ce que j'avais fait vous avez appris des choses dans les propos tenus par valéou moi je savais pas je pense que Jean-Pierre afarin savez vous aussi je ne pensais pas j'ai bien vu qu'il était pas qu' était pas dans une humeur vagabonde mais je je pensais que ça avait duré moins longtemps que ça avait moins dur quand on quand on entend gescar dire qu'il a pas vu un journal pendant des mois on on se pince on moi je ne pensais pas que ça avait été aussi dur pour lui mais en même temps il va remonter à cheval Jean-Pierre affin si je peux me permettre l'expression hein puisque très vite il va aller conquérir à nouveau des mandats locaux il va redevenir député ici à l'Assemblée nationale député européen à nouveau député l'autisme n'aura pas duré longtemps l'autisme n'aura pas duré longtemps comme le dit Michel cota je je pense que o il revient complètement c'est en janvier 82 quatre élections législatives partielles quatre défaites des socialistes quatre victoires de de la droite et là c'est giscar qui est invité chez Jean-Pierre elkabache et c'est là où il va dire le socialisme ça ne marche pas et ça c'est répondu partout ça redonnit le moral à la droite ça redonné ça et donc on est parti pour la conquête des prochaines élections municipale et c'est quand même giscar qui redonne un un élan à cette premier coup dur du socialiste après l'élection et et les succès cette interview a été réalisée 5 ans avant la la disparition de l'ancien chef de l'État et il a cette phrase dans une partie du documentaire que nous avons vu je crois que c'est la première partie de ce documentaire ou même celle-ci je ne suis pas heureux dans cette société je préfère la société juste avant euh la fin de sa vie il quitte la vie politique en 2004 ensuite il siégera en tant que membre permanent au au Conseil constitutionnel mais sa vie politique s'achève en 2004 euh lorsqu'il préfère la la France d'avant la société d'avant c'est c'est une fin comment on peut la qualifier euh oui bah je crois que c'est quand même le bon il y a il acoup Val c'est vrai que c'est ça renvoie ce que disais tout à l'heure c'est quand même quelqu'un qui était attaché à une certaine forme de de société qui qui voyait qui était en train de se de s'évanouir CIT bon donc euh il voyait ça avec oui avec nostalgie et puis il y avait une c'était quelqu'un qui qui n'aimait pas la violence on l'a déjà dit et qui et il voyait le partout le débat politique devenir de plus en plus réducteur de plus en plus Simplice de plus en plus violent et évidemment il se reconnaissait pas alors heureusement bon il a il a siégé au Conseil constitutionnel après sa sa retraite et puis il a é élu à l'Académie française alors ça a été toute une il y a eu toute une polémique parce qu'on a dit il navait rien à faire à l'Académie française et cetera on lu a chercher une polémieque on lu a chercher à mon avis une cerelle un peu artificielle Jean-Pierre affarin sur cette nostalgie qu'on perçoit de manière très nette dans cette inter il y a nostalie mais il a quand même un certain nombre de combats qui persistent par exemple ce qui est assez intéressant c'est qu' il prend la décentralisation comme un combat alors que ce n'est pas un combat quand il est au pouvoir il il est 18 ans h 18 ans président du conseil régional très impliqué moi plusieurs fois trouvé que j'allais pasasse vite assez loin sur la décentralisation c'est que il a eu ses combats d'après il il pense qu'il a pas fait suffisamment sur la décentralisation et qu'une des façons de de faire respirer la France c'est de donner notamment au région plus de responsabilité donc il a quand même certes une ce qu'il dit sur la décadence est très très poignant sur la décadence de la la France la prière pare duil sa pédagogie sur déclin décadence c'est quelque chose difficile à entendre mais mais face face à ça il a encore des combats de réforme et je pense que la décentralisation est sa dernière passion de réforme oui mais c'est c'est pour ça il le dit il le dit il est au fond il est au fond frustré de ne pas avoir eu la deuxème partie de de faire la deuxème partie de ces réformes et des réformes auxquelles il pensait et c'est vrai que ça doit être très durilà notamment et sur l' et sur la décentralisation ça doit être très dur de de d' des concepts rentrés qu'on a pas pu à cause d'un d'un débat à la télévision ou d'une mauvaise campagne jqu TER il avait quand même très jeune il avait encore finalement dans dans une position en France é qui était très très forte parce que tout le monde quand même l'écoutait personne ne pensait que ce qu'il disait était médiocre on donc qu'on soit favorable ou défavorable on tout le monde écoutit giscar c'était quand même une voix puissante donc c c'est quand même très très utile de de l'avoir et on voit bien que dans la situation d'aujourd'hui on manque de ces quelques voix qui sont des des boussoles un peu pour le débat public ce qui était très étonnant c'était ces ses relations avec avec François mittiran alors j'allais j'allais venir mais nous sommes à la toute fin d'émission et alors je vous laisse parler de cette relation mit gisc destin puis on laissera Michel cot penser évidemment à la lumière de ce que ce qu' dit dans le film que il avait beaucoup de ressentim contre il avait du ressentiment surtout contre Chirac mais avec miteron il avait même eu cette cette expression de il lu a dit on avait fini par avoir des relations psychologiquement assez singulières et et il y avait une forme de pas d'admiration mais de considération il y avait une expression qui revenait souvent chez lui il disait il avait en parlant il disait il avait il ignorait l'économie ça c'est sûr mais il avait la dimension présidentielle disait-il et il avait il avait de la oui il avait la il avait de la considération pour pour pour mitérance ça c'est au fond la violence fraternelle est toujours plus brutale que la violence avec l'ennemi voilà oui enfin tout dépend période quand même il y a une période sûrement où il devait se dire moi je me rappelle que pendant le débat entre miteron et giscar dont j'étais des un des arbitres à un moment donné où quand un moment miteran parlait d'économie il s'est tourné vers moi il a lever les yeux au ciel ah oui B ça c'est sûr ça voulait dire c'est pas possible que je sois battu par quelqu'un qui et ça il le ressentait alors qu'après non mais après il avait de et puis et puis il dit très bien qu'après ça c'est vrai que les présidentes se sont président n'ont plus jamais été les mêmes oui oui oui oui c'était les deux deux derniers dinosaures de oui oui oui ouiich on va rappeler Michel cot vous avez animé le débat de l'entre de tour de la présidentielle de 81 puis celui de de 88 euh c'est le dernier président de notre histoire de la 5e République qui a assumé la fonction présidentielle c'est en ces termes que parle Valérie Giscard destin de de François mitteran euh il avait trouvé un homme à sa dimension forc et mitteran avait trouvé un homme à sa dimension forcément qu'il comme comme le dit Frédéric mééran il boxait dans la même catégorie donc ils ont fini par se reconnaître on reconnaît toujours euh le compétiteur euh de son niveau mais disons qu'il correspondait à l'état d'une société et que la société est complètement transformée et qu'aujourd'hui on voit bien que le débat politique n'a plus beaucoup de choses comparables avec ce ce que N ce dont nous avons débattu puis il avaient connu la guerre c'est ça aussi qui les rapproché ils sont sont les deux deux derniers qui ont connu la la guerre et c'était quand même une expérience fondatrice clestin en s'engageant à l'âge de 18 ans hein dans les forces françaises en 44 il a même participé à la libération de Paris les régist cardestin dit dans la première partie ce ce film pour lequel nous vous recevons c un sujet de 74 quand même n pas la même guerre un grand merci vraiment à tous les trois d'avoir participé à à cette commémoration des 50 ans de l'accession de Valérie giscardestin à l'Élysée sur la base de ce documentaire euh sans rancune et sans retenue où Frédéric biteran interviewit l'ancien chef de l'État il y a maintenant 9 ans ces deux hommes sont aujourd'hui disparus mais LCP a rendu hommage euh à ces 50 ans du septena de Valérie giscardestin merci à féliciter Gavalda etemmaampf qui m'ont aidé à préparer cette émission vos réactions ça sera sur hashtagdbadog je pense qu'il y aura un certain nombre de réactions et nous inviter seront d'ailleurs sont d'ailleurs là hein pour réagir à ce que sont ses ses réactions et je vous donne rendez-vous pour un prochain débadoc ça sera bien sûr avec son documentaire et son débat à très bientôt [Musique]