Immigration, inflation, l'interview de Didier Lemaire : les grands débats du matin
Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.
Le Grand Matin Sud Radio, 7h-10h, Patrick Roger, Cécile de Ménibus. Il est 8h48 resté avec nous et merci en tout cas de votre fidélité aux alentours de 9h15. Un témoignage exclusif, une interview avec Didier Lemaire, vous savez ce prof de philosophie qui avait sorti de sous le tapis justement et qui avait expliqué que beaucoup d'élèves en tout cas étaient face à...
Il y avait eu un mouvement de radicalisation assez fort du côté de Trappes bien sûr. Lui il a vu monter en puissance à partir de 2004, c'est ce qu'il raconte dans son livre que j'ai pu en fait lire et qui va être en librairie aujourd'hui. Et puis ensuite il raconte aussi qu'à partir de 2015 il a vraiment senti un basculement et dans l'éducation nationale on a envie de mettre évidemment la poussière sur le tapis mais en même temps il le comprend, il le dit.
C'est extrêmement délicat, lui vient de la gauche, il se sent toujours en fait à gauche mais républicain. Donc courageux il sera avec nous en fait tout à l'heure. Avant ça les grands débats aussi du matin, on l'évoquera peut-être avec Françoise Degoy et Philippe Bilger et puis les auditeurs aussi, tenez parce qu'ils ont la parole vous le savez sur cette radio.
Et il y a notamment, je crois que c'est Yves qui voulait parler des élections, il commence à en avoir ras-le-bol déjà de la campagne, c'est ça Yves ? Bonjour Yves. Oui bonjour.
Bonjour Yves. Oui oui ça part très très mal mais bon ça fait longtemps que ça part très très mal. Oui.
Le problème c'est qu'on nous engage toujours vers une voie qui n'est pas celle de la République. Moi je veux dire passer mon temps à parler de sécurité, je suis désolé. C'est pas la sécurité publique le problème.
Quand on entend des syndicats de policiers qui disent que pour justifier la mort d'un gamin de 14 ans à Marseille, c'est la faute de l'école, je suis désolé mais là on a touché le fond là. Donc il y a un gros problème dans notre société, ça remonte aux années 90 quand on a marqué la fin des idéologies. On a dit qu'il ne fallait plus faire de l'idéologie en politique, c'est une énorme vétive évidemment parce que ça introduit ce genre de choses.
Moi je veux remettre du sens, je veux remettre du sens dans le débat public et si on parle d'insécurité, je veux dire qu'on parle de l'insécurité sociale. Des deux quoi, c'est ça ? Non, non, non, non, non, non, non, non, non, si vous mettez de l'insécurité sociale dans notre pays, vous aurez de l'insécurité publique.
Voilà, c'est ça. Voilà, ça va ensemble. Donc on n'a plus de contrôle sur la manière dont est dépensé l'argent public, on n'a plus de contrôle sur la façon dont l'élection est faite, comment elle est suivie dans le débat démocratique.
Je vous rappelle qu'aujourd'hui, le débat démocratique, c'est recevoir, c'est risquer de recevoir une balle de LBD dans un œil. C'est ça l'expression démocratique. On nous demande juste de voter et en plus de bien voter, s'il vous plaît, parce qu'il y aurait des votes qui seraient bien et puis des votes qui seraient mal.
Voilà ce que fait aujourd'hui la République. Alors moi, je suis désolé, j'ai vraiment un gros coup de gueule aujourd'hui. Non, non, mais...
Votre invité de ce matin, M. Dussopt, est la caricature exacte de ce qu'est l'homme politique en 2020. L'homme ou la femme politique en 2021, pardon.
Voilà. Comment on peut se prétendre de gauche et dire je vais voter pour Macron ? Non, mais là, on touche encore le fond.
Moi, je voudrais que tous ces gens-là qui se prétendent de gauche...
Bon, coucou Mme de Gois. Salut, Yves. Je bois du petit lait depuis 10 minutes, là.
Je vous écoute. Pas 10 minutes, ça fait 2 minutes. 3 minutes.
Je vous aimais, voilà, ça fait 10 minutes qu'elle m'en s'est chaud à mon cœur. Continuez, Yves, et puis vous allez pouvoir dialoguer encore avec Françoise et Philippe Bilger aussi. Oui, moi, je voudrais que ces gens-là relisent Jean Jaurès.
Merde. Bien sûr. Voilà.
Je voudrais que ces gens-là comprennent ce qu'est le combat social. Pourquoi Léon Blum a créé des réformes sociales ? Pourquoi ce pays avait besoin, justement, de rééquilibrage ?
Je vous rappelle que la Révolution française a été dominée par l'appareil bourgeois. C'est vrai, c'est une réalité. Mais qu'il a été construit grâce à la lutte ouvrière.
Alors, Yves, Françoise est plutôt d'accord avec vous. Philippe Bilger, quand vous entendez Yves et Françoise, tout à l'heure, qui nous disait ça aussi dans son édito. Et on va continuer d'en parler dans un instant.
Quelle est votre réaction, vous ? Françoise, boit du petit lait. Moi, quand j'entends Yves, c'est une potion amère.
Je veux dire, c'est tout de même assez singulier d'avoir cette vision purement manichéenne de la réalité sociale et soutenir, par exemple, que l'insécurité sociale entraîne forcément l'insécurité publique. C'est une vision de gauche. J'admets bien volontiers qu'il peut considérer qu'aujourd'hui, il n'y a plus de gauche authentique.
Mais il n'empêche que son discours est assez inquiétant, de mon point de vue. Bon, de votre point de vue. Françoise, et puis Yves, de nouveau, qui a la parole.
Non, Yves rappelle la réalité, toutes les grandes conquêtes, tout ce qui s'est gagné socialement pour l'égalité des droits, l'égalité salariale, le progrès social, ça n'est jamais la droite. Ça a toujours été la gauche, ça a toujours été la classe ouvrière, ça a toujours été ce combat. Jamais, quelqu'un s'est assis à la table en disant, vous pourriez m'augmenter, on pourrait avoir les congés payés.
Et en face, oui, bien sûr, les maîtres des forges, allez-y. Pas du tout. C'est une lutte, une lutte idéologique.
Moi, je suis comme Yves, je considère que l'idéologie n'est pas sale. Vous comprenez ? Quand on vous dit que vous êtes une idéologue, généralement, c'est quand on vous dit que vous êtes une sale gauchiste.
Zemmour est un idéologue. Non, mais il y a des idéologues de chaque côté, bien sûr. Moi, je crois que, je vous le redis, ma conviction, c'est que nous regardons sur l'immigration parce que c'est l'obsession médiatique.
La réalité, c'est que je suis certaine que la présidentielle se fera sur quelque chose qui a plus de sens et qui est la vie chère, les inégalités sociales. Parce que toutes les présidentielles, en réalité, se gagnent toujours sur ces thèmes-là. Yves et ensuite Philippe Bilger.
Yves. Oui, alors, M. Bilger, non, ce n'est pas une vision anikéenne.
D'accord ? Je suis de gauche, certes, mais je suis de gauche et je suis républicain. C'est très important.
C'est-à-dire que je ne m'inscris pas du tout dans ce débat que vous appelez des gauchistes, par exemple, qui consiste à importer des idéologies, pour le coup, nord-américaines, des universités, pour placer ça dans le débat public, alors que ça n'a strictement rien à voir, ni avec nos valeurs, ni avec notre modèle républicain. Donc non, je ne suis pas manikéen, je fais bien la distinction. Mais je ne peux pas me résoudre à laisser la France dominer par des débats ou par des questions de qui va être élu pour devenir président de la République et de signer les meilleurs contrats derrière, en arrière-plan, pour justifier des baisses des impôts d'un côté, pour diminuer les prestations sociales, d'avoir encore plus de pauvreté, au point qu'aujourd'hui, elle est cachée, elle est de plus en plus cachée.
C'est inadmissible. Les citoyens français méritent autre chose. Oui, bon, ben, Yves, non, mais, voilà, c'est important d'entendre, en fait, tout le monde.
Il y a un autre auditeur, il sera avec nous dans un instant, qui, lui, veut parler, justement, de la sécurité. Je vous propose de faire une petite pause. C'est bien, c'est super.
Bien sûr, oui, non, ben, c'est super, évidemment, parce que toutes les idées sont sur la table, François. Non, mais moi, j'adore. Et Sud Radio, ça doit être ça.
Mais moi, en vrai, en fait, on doit tout dire, quoi, bien sûr. Yves, vous restez avec nous, Hervé, dans un instant, Philippe Bilger, Françoise de Gois, et puis, je vous le disais aussi, notre rendez-vous tout à l'heure, la lettre d'un hussard de la République, et puis, restez bien à l'écoute, parce que, juste, avant 10h moins le quart, la France à vos côtés, comme chaque matin, où nous sommes là pour relayer des idées, des combats, et être véritablement à vos côtés dans la vie de tous les jours. Et là, cette fois-ci, nous serons à côté des sinistrés, parce qu'on a une pensée pour eux dans le gare et un petit peu plus bas aussi dans l'héros, Cécile.
Absolument, non, enfin, on restera dans le gare tout à l'heure avec un viticulteur qui, aujourd'hui, visite sa fille, qui a 1m30 d'eau chez elle, donc, plus d'eau, plus d'électricité, plus rien, et puis, Joël Ténat, qui est maire aussi d'une petite commune, qui s'appelle Le Célard, aussi, qui vient en aide, forcément, à ses administrés, parce que, vous savez que la région est très, très, très inondée. Oui, bon, alors, évidemment, ça s'est calmé du côté de la météo, Rémi André va nous le confirmer dans un instant, mais ça a été assez terrible, et hier, il y a eu de l'imprudence, qui a conduit, donc, à ce bilan dramatique. Il y a 9 noyés, 9 personnes qui sont emportées par les eaux, mais qui sont allées en mer, se baigner.
Il y a des personnes qui sont retraitées, un petit peu plus âgées, qui profitent souvent de l'arrière-saison, parce qu'il y a de bonnes conditions, sauf qu'hier, évidemment, il y a eu des courants marins assez terribles. On a une pensée pour toutes les familles. Allez, on se retrouve dans un instant.
Et n'hésitez pas à nous appeler 0800 300 300. Le Grand Matin Sud Radio, 7h10, Patrick Roger, Cécile de Ménibus. Il est 9h05, merci d'être avec nous.
On continue les grands débats ce matin avec notre auditeur, au 0800 26 300 300, Hervé, qui nous appelle de Gaillac. On va parler de sécurité dans quelques instants. Sécurité dans un instant, mais on va terminer, et on va faire le pont avec ce qu'on disait tout à l'heure, notamment sur le coût de la vie et l'inflation, dans le factuel, en fait, de ce matin de Félix Mathieu, parce que c'est vrai qu'il y a des hausses de prix qui concernent aussi bien le gaz, l'électricité, que les carburants en ce moment.
Oui, les tarifs réglementés du gaz, par exemple, ils ont bondi ces derniers mois sous l'effet de la reprise mondiale, plus 8,7% au 1er septembre, après déjà une hausse supérieure à 5% en août, et près de 10% tout de même en juillet. Alors si on prend une plus longue période depuis 2015, on est à environ plus 17% sur ces prix du gaz. Du côté des carburants, en moyenne, la semaine dernière, on était à environ 1,44€ le litre de gasoil, 1,55€ le litre de super sans plomb 95, soit depuis le début de l'année, une hausse de respectivement 13 et 15% dans la foulée des cours mondiaux, du brut.
On a même déjà vu par endroit des pics à plus de 2€ le litre, comme par exemple sur l'île Dieu. Bon, pour autant, on n'a pas encore réatteint les précédents pics comme celui de novembre 2018. Vous savez, justement, les gilets jaunes.
Mais c'est vrai, mais dans beaucoup d'endroits, la moyenne de 1,50€, effectivement, ça monte. Moi, je vois beaucoup du 1,70€, 1,65€, 1,70€, en tout cas pour le 98. Les prix de l'électricité pourraient également bondir au mois de février.
Oui, ça a déjà augmenté, 1,6% en février dernier, puis 0,48% en août, sauf que, bien sûr, les marchés de gros, entre pays, entre opérateurs européens, il y a une hausse beaucoup plus conséquente. C'est notamment une répercussion des hausses des autres énergies qui influencent la demande d'électricité. Bref, 1,5€ plus cher sur le marché de gros, eh bien, à terme, ça pourrait se reporter sur la facture et ce, dès le mois de février prochain.
Oui, c'est vrai. Le coût de la vie, effectivement, qui pourrait compter dans la campagne électorale, François, de quoi ? Si on revient un petit peu en arrière, dans les différentes campagnes, ça a compté ?
Ça a toujours compté. En fait, toutes les différentes campagnes ont été gagnées sur le social et sur l'argent et sur la vie des gens, la vie quotidienne des gens. À chaque fois, il y a eu la volonté d'imposer un thème exogène, j'ai envie de dire, notamment le thème de l'immigration, qu'on pense qu'Éric Zemmour l'impose, mais Marine Le Pen et son père avant n'ont fait que ça, n'ont fait campagne que là-dessus depuis 25 ans.
Et en réalité, on se rend compte qu'au moment de voter, c'est ces questions de ville coquillienne qui...
Je le dis, 95, Chirac gagne sur la fracture sociale. Je redis, Hollande gagne sur mon adversaire, c'est la finance, justement, sur cet appauvrissement des classes moyennes à cause, justement, des marchés financiers. Sarkozy gagne travailler plus pour gagner plus.
Vous voyez ce que je veux dire ? On gagne...
Et moi, je crois que quand vous avez le sucre qui augmente de 30%, que vous avez les semi-conducteurs qui sont absents...
Alors ça, c'est autre chose, la crise, bien sûr. Parce que ça envoie l'idée que nous ne sommes plus ce qu'a montré le Covid, que nous ne sommes plus du tout souverains, on n'a plus de souveraineté alimentaire, donc ça ramène aussi, d'une manière générale, je pense que ça ramène en plus à l'écologie. Philippe Bilger, est-ce que vous, ça vous sensibilise le coût de la vie, l'inflation, etc. ?
C'est vrai que, bien souvent, on l'oublie, là, dans les différents débats politiques, on est davantage sur la sécurité, sur l'immigration, et puis il y a eu la crise sanitaire. Il faut se souvenir, quand même, que les gilets jaunes, c'est parti aussi de ces hausses de carburant, même s'il y avait aussi le 80 km heure. – Bien sûr, merci de me redonner la parole, Patrick.
Bien sûr, il serait absurde de ma part de nier l'importance du fait social et économique, mais je continue à penser qu'il y aura au moins deux sujets fondamentaux lors de la présidentielle, l'autorité, la sécurité, l'immigration, et avec pourquoi ? C'est que, d'une certaine manière, sur le plan économique et social, les crises ont largement pesé sur la volonté politique, alors que la faillite régalienne est totalement indépendante des crises que la France a subies. C'est en sens-là que j'indique que peut-être, cette faiblesse, demeureront prioritaire.
Et juste un mot pour répondre à Françoise, toutes les avancées ne sont pas venues de la gauche. Il y a eu des hommes de droite qui ont proposé et fait advenir des avancées sociales, mais j'admets bien volontiers que la gauche est majoritaire sur le plan de ces progrès. Merci, mon cher Philippe.
Et juste un mot pour Yves, j'ai beaucoup apprécié son parler vrai de gauche, mais j'ai été frappé de voir que la seule manière dont il évoque la police, c'est de lui imputer une affaire qui relève d'une violence illégitime. Heureusement, la police, dans la majorité des cas, fait use légitimement de la force. Il y a Hervé de Gaillac qui est au 0826 300 300.
Qui va intervenir. Oui, bonjour Hervé. Bonjour.
Oui, bonjour. Bonjour Hervé. Notamment sur cette question de la sécurité, Hervé.
Oui, sur la question de la sécurité, sur le gouvernement actuellement. Oui. Par mon métier, j'ai eu l'occasion de travailler au sein des gendarmeries, au sein des prisons.
Il faut savoir qu'aujourd'hui, les gendarmes même m'ont dit qu'ils ont des quotas, ils sont plus là pour courir après le contribuable, la personne qui travaille, la personne qui va pouvoir payer ses amendes. Et les petits délinquants, on les laisse un peu courir parce que quand on les arrête, on les a, c'est nous qui les supportons toute la nuit. On les amène le matin au tribunal, ils sont sortis avant nous, nous, encore en train de faire les papiers.
C'est des jeunes, ils ont déjà 3-4 condamnations, ils ne sont toujours pas passés et le soir même, on les rechoppe. Donc, ils ont un peu l'impression d'être pas trop aidés. Et la question que je me pose, c'est que la plupart de ces délinquants, sans faire de racisme ni rien, c'est que quand ils sont dans leur pays, je vais prendre un pays au hasard, l'Algérie, ils n'ont pas du tout le même comportement envers les forces de l'ordre, et qu'ils vont avoir du respect, ils ne vont pas se permettre de les caillasser ou de les traiter un peu de tous les noms d'oiseaux qu'on peut entendre aujourd'hui.
Donc, je pense que si vraiment on voulait faire quelque chose et qu'on devait déjà plus de moyens aux gendarmes et à la police, on essaierait...
Et sur le nouveau de la sécurité, vous avez eu des choses positives, Hervé ou pas, justement, sur le fait qu'il va falloir simplifier les choses et ça, quelles que soient en fait les personnes qui annoncent, bon là, c'est Emmanuel Macron, mais il faudrait aller vers une simplification de certaines tâches administratives et davantage de présence policière sur le terrain, quoi. Donc voilà, et que les tribunaux quittent à embaucher, et que les jeunes qui passent un peu plus vite, qu'ils n'ont pas l'impression d'arrêter des jeunes trois, quatre fois, et que ces jeunes-là, ils les rechoppent le même soir et puis qu'ils ne sont toujours pas passés, alors qu'ils ont trois, quatre condamnations. Donc il faudrait un peu aider les gendarmes, moins de charges, c'est sûr, administratif, et que derrière, quand ils font du travail, que la justice fasse son travail aussi et puis qu'ils voient que quand même, c'est pas pour rien.
Après, je pense qu'il faut quand même garder le respect des forces de l'ordre et que pour moi, c'est intolérable de voir des jeunes qui caillassent ou qui insultent des gendarmes et je pense qu'on devrait leur donner plus de moyens. Oui, alors, dans certains quartiers. Merci Hervé de votre témoignage.
Juste un mot sur Hervé, j'entends ce que vous dites. Après, cher Hervé, je ne vois pas qu'est-ce qu'il vous fait dire à part avoir été en Algérie. Moi, j'y ai été, par exemple, en reportage en Algérie, à part avoir été en Algérie.
Comment vous pouvez savoir que ces jeunes-là se comportent bien avec la police algérienne ? C'est-à-dire qu'on ne plaisante pas avec la police algérienne. Non, mais arrêtez.
Excusez-moi. Qui a été en Algérie ici ? Qui connaît l'Algérie ici ?
Je pose la question. Je pose la question. Non, mais je vous réponds que j'ai pris l'Algérie comme un sage au plus front de d'autres pays.
C'est qu'il y a des pays en Europe, il y a des pays dans le monde où les gendarmes sont respectés où vous ne verrez pas un jeune, même pas une insulte. Vous savez, en Chine, les gendarmes sont respectés parce que c'est une dictature, ça s'appelle. Vous voyez ?
Moi, cette espèce de capacité à tout mettre dans le même sac me fait vraiment peur parce que moi, je concède évidemment qu'il y a une violence, qu'il y a une...
Comment dirais-je ? Il y a une incivilité qui s'installe, etc. Mais on ne peut pas expliquer d'abord que c'est le problème général et tal de la France entière, ça c'est le premier point.
Et le deuxième point, ce n'est pas le fait de 95% ou 90% de la population d'origine étrangère qui se sent aussi citoyenne que vous, mon cher, mon cher et moi. Non, mais ce n'est pas ce qu'il a dit. Non, non, mais c'est...
C'est pas ce qu'il a dit. Et le troisième point, je termine, pardon. C'est pas la malgame, c'est pas ce que j'ai dit.
Super, génial. Alors si vous ne l'avez pas dit, je n'ai pas l'entendu. Il manque si...
À part le fait que je ne sais jamais quel Emmanuel Macron parle. Est-ce que c'est l'Emmanuel Macron de Brut ou celui qui demande des notes à Zemmour qui dit qu'il y a des délits au faciel ? Je ne sais jamais.
Donc comme nous sommes face à quelqu'un qui sonne faux, objectivement, on pourra se dire, vous et moi, que dans le beau veau de la sécurité, il manque une chose essentielle, c'est la construction de places de prison. Ça ne revient pas. Et ça, ça avait été envisagé.
Et ça, c'est un problème. Et puis je pense aussi qu'il y a d'autres solutions pour...
Je vais être là avec vous. C'est vrai que les jeunes de cité, attention, je ne vais pas faire de la malgumme, c'est les jeunes français qui sont en France qui sont nos français à nous. Maintenant, j'ai des enfants, j'en ai de 9 ans à 23 ans, j'en ai 5.
Mais les jeunes de cité et tout, j'en côtoie. Et je trouve anormal que les plus grands disent aux plus jeunes à ta 16 ans, ne t'inquiète pas. Et c'est une courante, tu ne risquerais au niveau de la justice.
Donc toi, on va faire la fin. Ça, c'est vrai. Vous avez raison. 100% OK.
Alors, on est d'accord. Là, il faudra des...
Oui. Moi, je pense qu'il y a quand même une solution et qui a marché, je pense, à l'époque, il y a quelques années à Marseille, c'est que les parents touchent des allocations familiales comme j'en touche. Si le jeune, il ne fait que des conneries, que des conneries, on l'a 3 fois par semaine à la gendarmerie, les parents ne font pas leur travail, on supprime les allocations familiales, je peux vous garantir que la plupart des jeunes, les parents vont les remettre dans le droit chemin.
Parce que c'est le nerf de la guerre, un peu l'argent. Et je trouve qu'il y a des parents aussi et j'en vois au côtois où est-ce que...
Mais de toute façon, c'est pas grave, le gamin, il a 16 ans, à 4 heures du matin, il est encore dehors et fait des conneries, mais nous, ça va bien. Non, mais c'est vrai. Alors, ces parents qui sont parfois dépassés, bien sûr, mais ça, vous l'avez vu et ils n'arrivent pas, évidemment, à les contrôler.
Donc, c'est vrai que c'est extrêmement difficile. Un mot, Philippe Bilger, et puis ensuite, nous serons avec Didier Le Maire dans un instant parce qu'il va évoquer justement aussi la montée de la délinquance qui est en parallèle aussi d'une montée de l'islamisme, c'est autre chose, mais tout de même, il y a un lien. Philippe Bilger.
Un mot, en effet, mon cher Patrick, le hasard de la matinale m'a contraint une sorte de juste milieu entre Yves et Hervé. Je trouve qu'Hervé a une vision qui n'est pas totalement fausse, mais peut-être un peu exagérément pessimiste de la réalité pénale et judiciaire. Et donc, bien sûr, il y a énormément de progrès à faire, mais je continue à penser, et je termine là-dessus, que tous les présidents ont promis des choses avant l'échéance présidentielle, mais je n'ai jamais vu un président aborder le régalien avec un tel cynisme ostentatoire après l'avoir oublié durant 4 ans et demi.
Merci pour les grands débats du matin. Philippe Bilger, Françoise de Goye, et les auditeurs qui ont eu beaucoup la parole ce matin, mais vous l'avez, vous le savez, 0826 300 300, vous pouvez nous appeler. Dans une demi-heure maintenant, on parlera de la France à vos côtés, et là, vous pouvez témoigner justement sur les intempéries dans le Gard. si vous avez été sinistrés aussi, beaucoup de maires nous appellent pour nous parler de leur commune, 0826 300 300, vous attendz tout de suite.
Le Grand Matin Sud Radio, 7h10, Patrick Roger, Cécile de Ménibus. Il est 9h21, Patrick, vous recevez ce matin Didier Le Maire qui est le professeur de philosophie de Trappes. Didier Le Maire, bonjour.
Bonjour. Vous aviez fait parler de vous il y a de ça quelques mois, alors que vous étiez prof de philosophie à Trappes, où vous dénonciez une certaine situation et la montée de l'islamisme que vous avez vu depuis des années dans votre établissement et dans votre entourage un petit peu aussi avec les élèves. Aujourd'hui, vous publiez « Lettre d'un hussard de la République ».
Ce livre, pourquoi cette prise de parole à travers ce livre ? Il me semblait important de présenter aux Français qui je suis, mon parcours, parce que beaucoup de choses différentes ont été dites à mon sujet. Il me semblait aussi important de compléter mon témoignage par une documentation plus précise qui retrace mon parcours année après année pendant 20 ans d'enseignement de la philosophie dans ce lycée de Trappes.
Et il me semblait aussi important de revenir sur ce cri d'alarme et de donner des pistes de réflexion pour...
Cri d'alarme qui a eu du retentissement après aussi l'assassinat de Samuel Paty, bien sûr. Oui, parce que je crois qu'après l'assassinat de Samuel Paty, il n'y a pas eu de débat politique en France sur la situation de l'islamisme et que j'ai pu le faire à cette occasion pendant le mois de février et le mois d'avril. Oui.
À l'époque, quand vous avez commencé à prendre la parole, on a dit « Mais non, mais il est un peu parano, il exagère en fait les choses. » Comment vous avez réagi en fait à ce moment-là ? Je crois qu'il y a eu une certaine...
Disons que...
Moi, j'ai constaté en tout cas qu'il y avait une grande diversité dans le monde journalistique entre de véritables professionnels et d'autres qui ont des cadres idéologiques qui les amènent à ne même pas examiner la réalité des faits et la réalité du terrain. Concernant ma situation et ma protection, c'est un fait avéré qui est absolument indéniable. Dès le mois de novembre, j'étais sous escorte policière.
J'en rentrais et je sortais du lycée accompagné par au moins quatre policiers armés. Et puis ensuite, à partir du mois de mars ou février, je ne sais plus très bien. En février, oui.
En février, au mois de février, j'ai été mis sous protection par le ministère de l'Intérieur. Donc, il ne s'agit pas du tout de ma part de paranoïa. Oui.
Alors, dans votre livre « L'être d'un hussard de la République », vous racontez votre parcours, justement. Pourquoi vous avez choisi ce métier, d'être prof ? Et ensuite, les premières petites accroches, les premières petites difficultés dans votre établissement, notamment avec, à l'époque, la mort d'un administratif qui vous avait particulièrement touché, qui était lui intervenu pour essayer d'empêcher un incendie.
Oui, j'ouvre le livre sur un chapitre de façon non chronologique en 2005, au moment de ce qu'on a appelé les émeutes de banlieue, dont on a eu un peu de difficulté à comprendre au départ le sens. Est-ce que c'était une révolte aveugle ? Est-ce que c'était une révolte sociale ?
Ou est-ce que c'était déjà les prémices d'une... une prémice d'une... comment dire... d'une montée en... d'une montée de l'islamisme, en tout cas d'un...
Ce n'était pas que de l'islamisme, c'était aussi de la délinquance, non ? C'était...
Voilà, c'était un mélange de délinquance. Il y avait un sentiment quand même anti-français très fort qui dominait puisque c'était principalement les cibles...
Les cibles étaient alors principalement des cibles de bâtiments républicains, la police, ou des services sociaux, les lycées. Et donc, notre lycée a été attaqué une nuit et notre collègue qui était agent technique, le responsable agent technique, est mort suite à cette attaque. Des voitures ont brûlé en bas de son domicile puisqu'il habitait le lycée.
C'était le seul qui habitait ou l'un des seuls qui habitait dans l'établissement ? Il était seul à l'époque. L'approviseur n'habitait pas l'établissement et il a été d'ailleurs laissé seul, sans protection et à un moment où quand même on savait que...
Et ça c'était il y a 15 ans et déjà à l'époque vous en aviez parlé avec des collègues en alertant un petit peu sur la situation qui devenait de plus en plus pas explosive mais délicate, difficile, non ? Oui, et on a même déjà des signes...
Enfin moi, mes premiers signes c'est 2001 au moment des attentats. J'ai quelques élèves mais c'est une toute petite fraction mais quand même à ce moment-là j'ai des élèves qui ouvertement se réjouissent de ces attentats et c'est le premier moment je dirais où je prends conscience 2005 étant pour moi un moment où je comprends aussi l'abandon de l'institution vis-à-vis des collègues et de son personnel. Oui, et Didier Le Maire dans votre livre vous dites ensuite qu'il y a eu une accélération en ce moment il y a le procès des attentats du Bataclan c'est à cette période que vous avez senti vous-même aussi cette accélération avec le conflit en Syrie avec beaucoup d'élèves de camarades d'élèves que vous aviez qui étaient partis ou qui partaient en...
Oui, alors c'est la partie de mon livre dans laquelle j'explique peut-être que je donne le plus de détails sur ce qui se passe dans les classes à ce moment-là ce que les élèves disent et c'est ce moment entre 2015 et 2016 où la parole aussi se libère en classe où le besoin un besoin très fort des élèves de parler de ces événements qui me fait comprendre que je ne vis pas du tout dans le même monde qu'eux. Et là vous en parlez avec vos collègues à l'époque déjà ou pas ? Oui.
Finalement c'était déjà le pas de vague. C'était déjà le pas de vague c'est-à-dire que souvent il m'a été quand j'ai proposé aux collègues d'organiser par exemple des conférences sur le sujet je me suis retrouvé vraiment très seul voir des collègues qui m'ont dit mais tais-toi on n'a pas envie d'avoir peur oui c'était très très difficile à ce moment-là. Est-ce qu'à cette époque vous aviez aujourd'hui encore des convictions politiques ou un engagement ?
Oui aujourd'hui je suis membre du parti républicain solidariste que j'ai rejoint au mois de décembre parce qu'il me semblait difficile de mener ce combat seul et que je me suis reconnu dans les valeurs que porte ce parti. C'est plutôt apolitique non ? Non c'est un parti qui est plutôt on peut le qualifier de centre-gauche en tout cas qui vient d'un mouvement profond disons de la gauche du XIXe siècle.
Vous étiez plutôt quelqu'un de gauche convaincu non ? Oui alors je ne suis pas marxiste pour autant philosophiquement. Non mais c'est important de le signaler alors que l'on dit aujourd'hui qu'il y a des discours qui sont à droite.
Est-ce que vous vous avez l'impression de porter un discours à droite ? Non je n'ai pas l'impression moi j'ai l'impression de porter un discours de démocrate et de républicain avant tout et pas du tout un discours de droite et encore moins d'extrême droite. Ma famille politique disons que dans ma jeunesse jusqu'à aujourd'hui ça a toujours été d'être proche de la gauche même si je n'ai pas adhéré à des partis de gauche auparavant.
Le débat politique comment vous le percevez vous en France en fait aujourd'hui justement ? Je pense qu'il est encore très décalé par rapport à la réalité que j'attends que les candidats aux prochaines présidentielles évoquent ce sujet de manière sérieuse ils sont évoqués là déjà non ? Pas suffisamment il y a eu le projet de loi le texte ensuite autour du séparatisme oui mais à chaque fois c'est une mesure qui est proposée ou une autre et justement ce que je montre dans la conclusion de mon livre c'est qu'il faudrait aujourd'hui un plan global et pas des mesures éparses qui n'auront pas réellement je pense Didier Le Maire vous restez avec nous on se retrouve dans un instant on va aller justement sur l'appel que vous lancez à travers une lettre aux français Lettre d'un hussard de la république c'est votre livre qui sort en ce moment c'est aux éditions Robert Laffont Le Grand Matin Sud Radio 5h10h Patrick Roger Cécile de Ménibus Le Grand Matin Sud Radio 7h10h Patrick Roger Cécile de Ménibus Il est 9h33 la suite de notre interview avec Patrick Roger et un hussard de la république Didier Le Maire notre invité ce matin Lettre d'un hussard de la république vous aviez déjà pris la parole il y a quelques mois notamment après l'assassinat de Samuel Paty professeur de philosophie aujourd'hui sans rentrer dans les détails vous n'enseignez plus aujourd'hui Didier Le Maire Non il n'est plus possible pour moi d'enseigner sans je pense mettre ma vie en danger j'ai été placé sous protection policière il n'est pas question aujourd'hui de revenir dans un lycée je pense que ce serait un service pour personne c'est assez compliqué alors dans ce livre vous racontez votre vie en fait d'enseignant et vous avez assisté dites-vous à la montée de l'islamisme progressivement en fait dans les classes où vous enseignez vous dites dans cette lettre au français notre république et notre culture sont en danger l'islamisme se propage partout sur notre sol qu'est-ce qui vous fait dire ça ? d'abord dans ce constat je ne suis pas le seul à l'opposer et je dirais que c'est un constat qui existe depuis au moins les années 2000 les territoires perdus de la république qui est un livre qui n'a pas été écouté le rapport de Jean-Pierre Aubin en 2004 j'ai écrit d'ailleurs en 2018 avec Jean-Pierre Aubin je me suis adressé au président de la république pour rappeler son constat et Jean-Pierre Aubin déjà prévoyait ce qui allait se passer si on ne répondait pas à la poussée islamiste dans certains quartiers donc ce constat-là il n'est pas nouveau aujourd'hui la situation s'aggrave je rappelle que Trapp c'est la ville d'Europe qui a fourni le plus de djihadistes et aujourd'hui les progrès du communautarisme à Trapp font que les enfants de Trapp ne se sentent plus français donc dans les décennies à venir pas tous quand même pas tous bien entendu il ne faut pas généraliser il ne faut pas généraliser bien entendu mais le progrès de l'islamisme est tel que je pense que pour les années à venir ça va nous poser de très graves problèmes oui parce que vous dites si nous ignorons la menace je reprends vos termes il paraît inévitable que les tueries se généralisent aujourd'hui on est dans une phase de ce que Gilles Kepel appelle avec justesse le djihadisme d'atmosphère c'est à dire que il n'y a pas besoin d'avoir ni des cellules très organisées ni des réseaux pour que des gens passent à l'acte parce qu'ils sont déjà ils ont déjà intégré les valeurs et le projet islamiste par internet et par le le développement du communautarisme ça touche aujourd'hui des individus mais demain ça pourrait toucher des groupes entiers et dans ce cas là on passerait d'attaques disons contre des personnes ou d'attaques ponctuelles à des formes peut-être de guérilla voire plus tard de guerre civile on observe dans notre pays une transformation assez voisine de celle qu'a subi l'Algérie dans les années noires pour un fait peut-être qui va parler à nos auditeurs depuis l'assassinat de Samuel Paty il y a au moins 8 enseignants qui ont été menacés de mort par des parents d'élèves et des menaces de mort islamistes c'est à dire à un caractère vraiment politique c'est un fait tout à fait nouveau ça n'existait pas il y a deux ans donc ça c'est une c'est une réalité c'est une réalité et qui n'est pas que avant on disait dans certains quartiers très francilien là alors je peux vous donner les villes on a Lyon on a le Havre on a Nîmes deux enseignants de Nîmes un directeur d'école et une directrice il y a 15 jours Pau est-ce que est-ce que chez les enseignants là où on disait tout à l'heure qu'il y a eu pas de vague pendant un bout de temps il ne fallait pas parler il y a eu Samuel Paty vous avez pris la parole d'autres aussi progressivement des anciens proviseurs par exemple est-ce que vous avez eu des messages de témoignages justement pour dire oui il faut parler oui il se passe des choses importantes dans les classes et c'est là où ça se joue à cet âge là au moment de l'adolescence et au lycée j'ai reçu quelques témoignages de soutien de la part de proviseurs plus que d'enseignants de toute la France oui j'en ai reçu comme des messages d'ailleurs mais moins d'enseignants moins d'enseignants pourquoi selon vous vous qui connaissez bien ce monde d'enseignants il me semble que les enseignants ont déjà perdu leur statut social qu'aujourd'hui ils gèrent des situations d'éducation qui sont difficiles et que je pense que de façon générale ils cherchent plus la paix dans leur salle de classe pensant qu'ils n'ont plus réellement les moyens de transmettre une culture et d'éduquer les élèves un exemple je fais chaque année de l'éducation à la propreté en classe de terminale je suis étonné de devoir le faire à cet âge là oui parce que votre livre c'est une réflexion sur votre parcours sur vous même vous racontez les différents épisodes notamment dans les années 2005 à 2015 et ensuite dernièrement quand vous avez pris la lumière avec votre prise de parole vous avez j'imagine réfléchi à d'éventuelles solutions qu'est-ce qu'il faudrait essayer d'appliquer aujourd'hui pour faire face à cette montée de l'issamisme je pense qu'il faut déjà une prise de conscience nationale et je pense que ça se réglera au parlement avant tout je pense que si les français comprennent la nécessité et l'urgence d'une action les politiques peut-être suivront donc il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs je pense qu'il y a besoin d'une grande prise de conscience de nos concitoyens d'une nécessité de réformer profondément notre pays il y a une réforme de l'école à mener une réforme de la police qui n'est plus respectée dans les quartiers une réforme de la justice aussi à mener la justice n'est plus réellement partout appliquée en France les décisions de justice traînent etc donc il y a je pense qu'il y a une refondation totale et par rapport aussi à l'islamisme et les musulmans certains disent oui mais attention parce qu'on confond on fait souvent la malgame et on va stigmatiser des populations en fait musulmanes vous aussi qui les côtoyez et qui les avez côtoyez aussi pendant vos années d'enseignement à Trappes comment est-ce perçu en fait de ce côté là moi je distingue toujours la religion ou le religieux et le politique tant qu'une religion admet la loi républicaine ça pose pas de problème aujourd'hui l'islam est instrumentalisé par les salafistes les frères musulmans l'établi à des fins politiques et c'est ça le réel problème ce n'est pas l'islam en tant que pratique spirituelle donc je pense qu'il faut d'ailleurs pas mettre le débat sur ce terrain là parce que c'est un débat qui est piégé il faut le mettre uniquement sur un terrain politique pour revenir même s'il y a une porosité évidente aujourd'hui porosité c'est à dire porosité entre l'islam et l'islamisme puisque aujourd'hui l'islam est pratiqué et enseigné par des prédicateurs majoritairement sur notre territoire qui sont aujourd'hui salafistes notamment Didier Lemaire avec ce livre Lettre d'un hussard de la république vous voulez compter dans les mois qui viennent à la fois par cette prise de parole et puis un engagement véritablement vous l'avez dit politique j'espère oui que les français lieront ce livre et comprendront la nécessité urgente de sauver notre pays de la menace qui pèse sur notre avenir merci Didier Lemaire Lettre d'un hussard de la république avant qu'il ne soit trop tard c'est le sous-tit c'est aux éditions Robert Laffont merci d'être venu ce matin sur Sud Radio Merci d'avoir regardé cette vidéo
Didier Lemaire