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interviewBFM TV (sur YouTube)· 5 janvier 2026 19 min

Venezuela, budget... L'interview de Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, en intégralité

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Il est 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonne année à tous et bonne année Maude Bréjon. Bonjour à vous, vous êtes porte-parole du gouvernement, toujours pas de budget, une crise agricole qui n'est pas apaisée, des médecins en grève et des français qui pensent que 2026 ne sera sans doute pas meilleur que 2025, bonne année quand même.

On va évidemment analyser tous ces points mais je voudrais commencer par évoquer la mémoire des victimes françaises de Cran-Montana, ce drame. Neuf victimes françaises donc confirmées ce matin. Quelles sont les informations dont vous disposez à la fois sur ces victimes qui ont donc désormais toutes été identifiées, mais aussi sur les blessés ?

D'abord, je voudrais évidemment commencer à m'associer à la tristesse et l'émotion des proches, de leur famille, de leurs amis. Ça nous a tous saisis. Je pense que c'est le cas de l'ensemble des Français qui nous écoutent ce matin, ça a été évidemment le cas de l'ensemble du gouvernement et la France s'est immédiatement mobilisée.

Vous savez que 18 8 victimes ont été prises en charge sur le sol français, dans les hôpitaux français. Et donc nous sommes à leur côté, nous resterons à leur côté. Vous savez aussi qu'il y a un hommage qui sera rendu en Suisse, le 9 janvier, vendredi prochain, jour de deuil national en Suisse.

Et donc bien sûr le gouvernement sera présent et sera représenté. Sera représenté, ce qui s'allait qui ira ? Nous aurons l'occasion de le dire dans les heures ou dans les jours à venir.

Mais c'est bien normal, le gouvernement français s'associera, le gouvernement français sera représenté au bon niveau parce qu'encore une fois, c'est un drame abominable, qui a coûté la vie à neuf de nos compatriotes et qui a fait de nombreux blessés. Les blessés, il y en a un certain nombre qui sont pris en charge dans les hôpitaux français. On en est où Écoutez, leur état est évidemment suivi de près.

Je ne suis pas en mesure de vous donner le détail pour chacun d'eux. Ce que je peux vous dire, c'est que les équipes soignantes sont pleinement mobilisées et j'en profite d'ailleurs pour les remercier ce matin. Alors il y a eu Il y a eu évidemment le drame, il y a eu l'attente, il y a eu l'angoisse des familles.

Je voudrais que vous écoutiez les mots de ce père, le père de Gaëtan. Gaëtan a été terriblement blessé. Il s'appelle Jean-Michel Gilbert, il a témoigné ce matin sur BFM TV et voilà ce qu'il dit de ce moment d'attente et aussi du sentiment d'avoir été très seul.

Personne. On a fait tous les hôpitaux un par un au téléphone, jusqu'à ce que par chance on tombe sur lui. Le chef de Lausanne nous a dit votre fils va être transféré sur Paris de la nuit du vendredi au samedi.

Vous inquiétez pas, on peut pas vous dire quel hôpital parce parce que c'est les autorités françaises qui vont décider, on va dispatcher ce transfert. On a quelqu'un sur Paris qui a fait le tour des hôpitaux et qui a retrouvé notre enfant à 10h du matin dans quel hôpital il était. Ils ont cherché eux-mêmes et d'ailleurs pendant les premiers jours, Le gouvernement français a même évoqué l'idée que peut-être leur fils était décédé parce qu'ils ne le trouvaient pas.

Ils ont vraiment le sentiment, à ce moment-là, d'avoir dû faire le boulot tout seul. Est-ce que vous entendez ça ? Oui, je l'entends.

Alors je ne connais pas les détails de cette situation, mais ce qui s'est passé tel qu'il le décrive et tel que je le découvre ce matin est évidemment anormal. Je me mets à la place de ce papa qui a cherché son fils qu'il a peut-être cru décédé pendant un instant on imagine tous quand on est parent ce qu'il a pu ressentir à ce moment là voilà et donc ça a été le cas je ne remets aucunement en doute sa parole et je le dis comme je le pense comme je le Ce n'est pas normal. Son fils Gaëtan est hospitalisé à Paris et il est dans le commun.

Il y a aussi la question de la sécurité. Le personnel des bars, des boîtes de nuit se pose la question aujourd Aujourd'hui, en France, des normes de sécurité qui sont infiniment plus strictes et en réalité disent-ils tout à fait respectés. Mais est-ce qu'il faut davantage de contrôle ?

Est-ce qu'il faut officiellement interdire les bougies incandescentes ? Certains On ne les utilise plus depuis cette nuit-là ? La sécurité incendie en France est extrêmement encadrée et extrêmement contrôlée.

Ce que je peux vous dire ce matin, c'est que Laurent Lunez a demandé à l'ensemble des préfets vendredi dernier via un télégramme de de s'assurer que ces exigences et que l'effectivité de ces contrôles, que la périodicité de ces contrôles qui doivent être faits régulièrement par les mairies et par l'État sont bien réalisées. Donc il y a une vigilance particulière, qui est celle de chaque instant et ce depuis des années parce qu'encore une fois on a une réglementation, on a une législation qui est de très haut niveau mais qui a été rappelée eu égard au drame qui s'est produit. Donc l'Etat est pleinement mobilisé, les collectivités territoriales, les mairies le sont également.

Maude Bréjon, vous le dites donc vendredi, le gouvernement sera présent à cet hommage le gouvernement sera présent, je crois que c'est en fait attendu, c'est normal encore une fois il y a des victimes, il y a des blessés et donc voilà c'est normal que le gouvernement soit présent, soit représenter en Suisse pour ce qui est, je le rappelle un jour, pour eux de deuil national. On va revenir dans un instant sur le budget, toujours pas de budget et on se demande d'ailleurs pourquoi ça passerait cette fois-ci alors que ça ne passait pas en décembre mais un mot aussi sur le Et notamment sur les réactions en France, les réactions politiques. Emmanuel Macron est visé par Jean-Luc Mélenchon qui dit que la prise de position d'Emmanuel Macron, je cite officiellement « n'est pas la voix de la France, il nous fait honte, il abandonne le droit international, jour sombre pour notre pays » dit Jean-Luc Mélenchon.

Dominique de Villepin qui parle à propos d'Emmanuel Macron d'une réaction aveugle. Olivier Faure lui-même qui dit « La déclaration du président de la République n'est pas à la hauteur de la voix de la France, la voix que la France porte dans le monde et des valeurs qu'elle doit continuer à défendre. » Alors d'abord je voudrais rappeler ce qui a été dit par le président de la République et par le Quai d'Orsay, par la « La voix de Jean-Noël Barraud ».

Nous avons dit trois choses. Premièrement, il y a une responsabilité implacable de M. Maduro dans ce qui s'est passé.

Et non, nous n'allons pas pleurer le départ d'un dictateur qui a confisqué la liberté à son peuple et qui a volé les élections. Deuxièmement, bien sûr que ça contrevient au droit international. Nous n'avons jamais dit le contraire.

Et troisièmement, il faut maintenant permettre au Venezuela de se projeter dans la Prémaduro avec une transition qui doit être pacifique et qui doit être démocratique. Ça commence par la libération des prisonniers politiques. Et ça doit ensuite se traduire par une prise en compte réelle des élections de 2024.

J'en viens ensuite aux réactions politique, et notamment à M. Mélenchon, je vais vous dire, j'aurais aimé que M. Mélenchon organise la même manifestation de soutien au peuple ukrainien lorsque l'ukraine a été envahie par poutine et j'aurais aimé que madame le pen rappelle avec la même vigueur l'importance du droit international lorsque ce même vladimir poutine a envahi la crimée en 2014.

Il y a de toute évidence de leur part un deux poids deux mesures et pour revenir sur M. Mélenchon quand on organise une manifestation comme ça a été le cas pour demander le retour dans son pays d'un dictateur. Il a demandé la libération et le retour dans son pays, de Nicolas Maduro.

Quand on sait ce qu'a fait subir Nicolas Maduro au Venezuela, Et là, ça interroge quant à son propre rapport à la démocratie. Vous vous interrogez sur le rapport à la démocratie de Jean-Luc Mélenchon ? Quand on demande la libération immédiate et le retour dans son pays d'un dictateur qui a encore une fois, a confisqué la liberté de son peuple et lui a volé les élections.

Oui, ça interroge dans un rapport au moins trouble à la démocratie de sa part. Est-ce que vous estimez ce que vous allez jusqu'à dire ? Je Je rappelle par ailleurs que Jean-Luc Mélenchon avait lui-même dit que le régime de M.

Maduro était pour lui, je cite, « une inspiration ». Je vous sens… Une inspiration ? Oui, ça me met en colère, bien sûr.

Bien sûr que ça me met en colère. Ça me met en colère parce qu'on parla d'un dictateur qui a fait subir des choses absolument terribles à son peuple. Et donc, se porter comme grand défenseur de Nicolas Maduro, organisé sur la place de la République, quand on sait la symbolique de cette place de la République.

Un rassemblement pour demander son soutien immédiat et son retour dans son pays. Quand on voit ce qu'est devenu le Venezuela depuis plusieurs années. Et après que M.

Mélenchon ait lui-même dit que Nicolas Maduro était une source d'inspiration, ça a de quoi nous mettre en colère à Pauline de Malherbe. Maud Bréjon, vous irez juste après cette interview à Beauvau pour le traditionnel. Chaque année ça commence pareil.

Traditionnel petit déjeuner au ministère de l intérieur avant de vous rendre tous ensemble à pied de l'autre côté de la rue du côté de l'Elysée pour le premier conseil des ministres. Mais avec quel projet ? C'est-à-dire qu'on se dit que vous avez quitté décembre sans budget, vous commencez l'année sans budget et sans réelle perspective.

Quand on demande aux Français, et c'est ce que nos partenaires Délab ont fait, s'ils estiment que 2026 sera meilleur que 2025, ils répondent non. D'abord moi je comprends les Français parce qu'on passe, on a passé 18 mois de politique nationale extrêmement difficile. Ma conviction c'est que à l'heure où le monde avance à mille à l'heure, on le voit encore avec ce qui se passe en Amérique latine, nous ne pouvons pas nous permettre d'être bloqués.

Et donc nous, nous avons, je dirais à minima trois responsabilités. La première c'est de faire atterrir le budget. Il est temps, il est temps de passer à autre chose et donc c'est ce à quoi on s'attellera dans les prochaines semaines.

Il faut un budget en janvier. Il y aura un budget en janvier. La deuxième urgence, vous savez, c'est celle des agriculteurs qui attendent beaucoup de nous, qui souffrent, qui sont face à des difficultés extrêmement importantes.

C'est le Premier ministre recevra les organisations agricoles cet après-midi. Et la troisième, c'est les priorités du quotidien des Français. Le gouvernement n'est pas cantonné au budget, et j'ai eu l'occasion de le dire chez certains de vos confrères, le premier Le premier trimestre sera porté sur le régalien.

Le régalien sera la priorité des premiers mois de l'année, une fois passé le budget. Quand vous dites le régalien, c'est quoi ? C'est l'armée ?

C'est la sécurité ? C'est l'ensemble ? La justice ?

C'est l L'augmentation du budget de l'armée avec l'actualisation de la loi de programmation militaire. C'est le renforcement des moyens de la police municipale, vous savez qu'un projet de loi va être examiné rapidement au Parlement. C'est le projet de loi de justice sur lequel travaille Gérald Darmanin, de réforme de la justice pénale pour avoir davantage de simplicité et davantage de fermeté dans l'organisation de la justice pénale.

Ça c'est des éléments extrêmement concrets sur lesquels les Français nous attendent. Les questions d'insécurité en ce début d'année sont aux yeux des Français à nouveau la première priorité avant le pouvoir d'achat. Et c'est pour ça qu'on s'y attelle.

C'est pour ça qu'on s'y attelle encore une fois avec ce paquet régalien qui comprend à la fois l'armée, qui comprend à la fois l'intérieur, qui comprend à la fois la justice, avec un certain nombre de projets de loi, avec le déploiement de lois qui ont déjà été votées. Je pense à la loi Narcotrafic. C'est un sujet dont on parle beaucoup sur vos antennes et à juste titre.

Elle a été votée il y a un an. Il faut maintenant continuer à la déployer. Et puis il y a les moyens qui sont prévus dans le budget. 1600 postes supplémentaires pour la justice.

Raison de plus à vos yeux. 1400 pour l'intérieur, raison de plus pour le voter. Sur cette question de l'insécurité, ce matin sur RMC, on a consacré de nombreux reportages à ces lieux désormais pour femmes, parce que les femmes disent avoir peur dans les transports.

Il y a désormais des applications pour pouvoir prendre un taxi ou un Uber. Uniquement femmes, être sûres d'être conduites par une femme, il y a désormais des vacances pour femmes, il y a désormais même des clubs de sport pour femmes. C'est bien ou c'est inquiétant ?

C'est très inquiétant. C'est très inquiétant parce que ça revient à dire qu'au fond, la seule façon qu'il y aurait de protéger les femmes, c'est de les faire vivre en parallèle des hommes. Ça ne peut pas être la solution.

Ça, c'est une résignation. C'est plus une résignation, c'est une capitulation face aux agressions sexistes et sexuelles que de nombreuses femmes ont vécues et que de nombreuses femmes vivent encore. Donc ce n'est aucunement, aucunement la solution.

Donc la solution, c'est quoi Qu'est-ce que vous dites à ces femmes qui sont tentées de prendre ses applis ou de se retrouver dans des salles de sport désormais séparées ? Non, je leur dis à elles que je les comprends. Je ne blâme aucunement les femmes qui ressentent ce besoin-là, qu'on soit extrêmement clair.

Mais ça nous est arrivé à toutes d'avoir peur à certains moments dans les transports, dans la rue. Ça m'est arrivé à moi, ça vous est probablement arrivé à vous, c'est arrivé à beaucoup de femmes qui nous écoutent aujourd Pour autant, en tant que responsable politique, cette solution-là ne peut pas en être une. Notre responsabilité, c'est de continuer à déployer des moyens de sécurisation nécessaires dans les transports, des caméras de vidéoprotection, des moyens pour mieux les accompagner, mieux former les policiers quand elles vont porter plainte.

C'est ce qu'a fait Gérald Darmanin. Mieux permettre à la justice de répondre, de répondre plus rapidement. Voilà, c'est sur ça qu'on doit agir.

L'insécurité, le régalien dites-vous, et puis la question du budget. Quel deadline ? Vous dites qu'il y aura un budget en janvier.

Comment vous faites ? Il y aura un budget en janvier. Pourquoi ça passe là alors que ça ne passait pas en décembre parce que la France a besoin d'un budget parce qu'on ne peut pas se permettre de tenir avec une loi spéciale on en a parlé déjà en décembre dernier une loi spéciale c'est une rustine c'est ce qui vous permet de continuer quelque mètres supplémentaires.

Mais ça veut dire qu'on vous dit qu'il y aura un objet, ça veut dire aussi que si ça passe pas par le vote, vous ferez en sorte que ça passe tout de même ? La première étape c'est de s'accorder sur la question de fond. Avant de parler des outils de procédure qui permettent de faire passer ce budget, il y en a.

Et il y en a dans la Constitution. – Et vous ferez usage de tout ce que la Constitution nous propose ? – Il y en a dans la Constitution mais aujourd'hui… – Vous ne vous interdirez rien qu'il s'est pris le 49-3 – Aujourd'hui la seule question à laquelle nous demandons aux forces politiques de répondre, c'est ce qu'on met dans le budget de l'État et des collectivités territoriales. – Qu'est-ce qui bloque ? – Notamment l'effort que demandait aux collectivités territoriales entre ce qu'on avait proposé initialement.

Ce qu'a proposé le Sénat est aujourd'hui un écart important, donc il faut qu'on arrive à faire converger les uns et les autres. Il y a la question de l'effort qu'on demande aux grandes entreprises, aux 300 grandes entreprises qui paieraient la surtaxe d'impôts sur les sociétés, vous savez qu'elle était de 8 milliards l'année dernière, on a proposé 4 milliards, l'Assemblée l'a portée à 6, le Sénat à 0. Bon, entre le tout ou rien, on doit probablement pouvoir trouver...

Le problème c'est la droite ? On doit probablement pouvoir trouver... probablement pouvoir trouver...

Le problème c'est la droite ? Le Sénat a demandé à revenir, à supprimer cet effort exceptionnel. Nous on pense qu'un effort exceptionnel demandé encore une fois à 300 grandes entreprises eu égard au contexte qu'on traverse, c'est légitimé.

Donc là vous vous adressez aux députés de droite ? Vous leur dites...

Vous savez les députés de droite ils ont largement contribué à faire aboutir et voter le projet de loi de finances pour la sécurité sociale, je sais qu'on peut compter sur eux. Par ailleurs cette surtaxe d'impôt sur les sociétés, elle était portée par Michel Barnier, j'étais dans son gouvernement à hauteur de 8 milliards d'euros l'année dernière. Donc ça devrait passer ?

Qu'est-ce qui bloque encore ? Aujourd'hui on n'a pas convergé dessus mais on doit pouvoir trouver un chemin de convergence. Et puis il y a une question centrale qui est celle du déficit.

Nous disons une chose simple, nous tiendrons et nous devons tenir le cap d'un déficit inférieur à 5%. Donc vous Il y aura un déficit inférieur à 5%. Le budget quand il est sorti du Sénat était un 5 ,3%.

Ce n'est pas acceptable. En parallèle, les socialistes demandent 10 milliards d'euros de fiscalité supplémentaire. C'est trop important.

Et donc les uns et les autres doivent continuer à se parler. Amélie Monchalin et Roland Lescure recevront d'ailleurs les chefs de file de l'ensemble des groupes hors LFI et RN cette semaine pour faire aboutir encore une fois ces discussions le plus rapidement possible. Vous dites avoir confiance dans le fait qu'on trouve un moyen, si ça n'est pas le cas.

Vous dites aussi il faut quoi qu'il arrive un budget avant la fin janvier donc si fin janvier il n'y a pas d'issue favorable à un vote vous passerez par le 49-3 ? Je dis qu'il y a des outils dans la constitution qui permettent de passer à un budget, qu'il faudra en tout état de cause un budget pour le pays mais qu'à l'heure où on se parle il est secondaire de parler des questions de procédure parce que ça revient à contourner le problème de prenez l'exemple de Bruno Rotaillot et François Hollande, tous deux nous demandent d'utiliser le 49 .3, Elisabeth Borne également enfin quand ils nous disent ça, sur quel budget ?

Je doute que le budget imaginé même via un 49 .3 par Bruno Rotaillot soit exactement le même que celui imaginé par François Hollande. Donc vous voyez bien qu'il faut d'abord répondre à la question de fond.

Maude Bréjon, deux colères, les médecins, le monde agricole. Le monde agricole, est-ce que vous pouvez nous affirmer ce matin que l'accord sur le Mercosur ne sera pas en l'état appliqué à la France ? Oui, notre position est claire et constante.

L'accord n'est pas acceptable en l'état. Nous voulons un accord équitable et nous voulons un accord juste. En l'état, il n'est ni équitable ni juste.

Les médecins, est-ce que vous allez leur tendre la main ? Il commence une grève dure aujourd'hui pour 10 jours. Bien sûr.

Ma collègue ministre de la Santé, Stéphanie Iris, leur a d'ailleurs adressé un courrier. Moi, ce que je veux dire ce matin, c'est que le projet de loi finance pour la sécurité La loi de finances pour la Sécurité sociale, qui a été votée en décembre dernier, n'est pas une loi de régression. Elle prévoit une hausse de l'objectif national de dépenses de 3%.

Donc ce n'est pas un budget de régression sanitaire. Ce n'est pas un budget de régression sanitaire. Il s'inquiète également, par exemple, sur la question de la limitation des arrêts maladie.

Des quotas d'arrêt maladie, pour certains. Les arrêts maladie entre 2019 et aujourd indemnisés par l'assurance maladie, augmenté de 25%. C'est une raison qui, je pense, permet à tout le monde de comprendre qu'il faut les encadrer.

Mais enfin, on ne les limite pas. On pose un cadre, mais on ne les limite pas, on ne contrevient pas à la liberté médicale. Donc il y a un dialogue qui doit se poursuivre, si je vous entends, qui doit être bien nourri.

Et j'entends parce que c'est une profession qui fait face à des difficultés majeures. La première difficulté, c'est le nombre de médecins conformes. Beaucoup de Français savent que il y a en France des déserts médicaux, ils le vivent au quotidien, la difficulté pour trouver un rendez-vous, la difficulté pour trouver des spécialistes dans certains endroits.

Et donc c'est à ces questions-là qu'on doit arriver à répondre ensemble.