Budget : Lecornu face au compromis impossible
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir. Bonsoir à toutes et à tous. Heureux de vous retrouver pour une nouvelle semaine de science public, débat chronique, reportage et expertise de nos invités.
C'est ce que l'on vous propose tous les jours à 18h 22h sur Public Sénat. Et voici le sommaire de ce 27 octobre avec cette question. Le budget sera-t-il voté dans [musique] les temps ?
Les députés sont censés achever la partie recette le 3 novembre, mais pour y arriver, il faudrait être examiner plus de 60 amendements par heure. Jusqu'à présent, ils vont 10 fois moins vite. Qui joue la montre ?
Les socialistes vont-ils obtenir [musique] une taxe Zucman allégée ? Jusqu'à quand Emmanuel Macron peut-il dissoudre l'Assemblée sans plomber la campagne des élections municipales ? On en débat dans une minute et puis dans la seconde partie de notre émission, cette provocation de Donald Trump à la tribune des Nations- Unies le 23 septembre dernier. [musique] Ils ont dit que le réchauffement climatique allait tuer la planète mais ensuite le monde a commencé à se rafraîchir.
Maintenant, il parle simplement de changement climatique. Comme ça, ils ne peuvent pas se tromper. C'est le changement climatique.
Que ça monte ou que ça descende. Quoi qu'il arrive, il y a du changement climatique. [musique] C'est la plus grande arnaque jamais réalisée contre le monde à mon avis. [musique] Quand le président de la première puissance économique mondiale devient le héros de tous les climatosceptiques, ça change quoi ?
Commenter ce discours antcience ? Le droit de l'environnement est-il allé [musique] trop vite ou trop loin ? On répond à toutes ces questions dans trois qu4 d'heure sur ce scè sur ce thème pardon et sur l'actualité. politique.
Vous pouvez évidemment réagir en flashant ce QR code. Je poserai vos questions à nos experts notamment sur ces discussions entre les socialistes [musique] et le Premier ministre autour de la fiscalité des très riches Fabien Rire. Dans le débat budgétaire, chacun a ses lignes rouges.
Les socialistes exigent des avancées sur la taxation des haut patrimoine et font planer la menace de censurer le gouvernement s'ils n'obtiennent pas gain de cause. S'il n'y a pas euh une mise à contribution sérieuse et nous formulons des propositions pour cela euh des très haut patrimoines des multinationales, il manquera de l'argent pour boucler un budget autrement que sur le dos des gens. Et c'est ça et c'est ça l'enjeu.
Mais je veux dire je sais pas si c'est cette semaine, je dis tout tout est tout est possible. Par voix d'amendement, le PS propose une version assouplie de la taxe Zukman baptisée Zukman Light. Elle épargnerait les entreprises familiales et les entreprises dites innovantes.
Mais un compromis entre socialiste et macroniste est encore incertain. C'est assez pesant d'avoir cette menace. vous avez cé au chantage et maintenant on a l'impression que chaque jour une nouvelles conditions touour plus toujours plus de la part des socialistes.
On a toujours dit qu'on était aussi opposé à la taxation de l'outil de travail. Nous, on ne souhaite pas que l'outil de travail, que l'innovation, que les entreprises puissent s'être surtaxé et les tractations avec le PS mettent le gouvernement en porte à faux avec la droite. Dans les colonnes du Parisien, Gérard Larch reproche à Sébastien le cornu de trop écouter la gauche après le renoncement au 493 et le projet de suspension de la réforme des retraites.
Le Sénat rétablira la réforme des retraites. Nous la votons depuis 5 ans. Je rappelle que son abandon, c'est 30 milliards de déficit en 2035.
Arc bouté sur le maintien de la retraite à 64 ans, la majorité sénatoriale devrait aussi s'opposer à une éventuelle taxe duman. Pour Sébastien Lecornu, tirailler entre l'ER et le PS, l'équation budgétaire demeure plus incertaine que jamais. Et c'est un premier ministre confronté à un compromis impossible dont on va parler dans ce débat avec Bastien François.
Bonsoir, bienvenue. Vous êtes professeur de sciences politiques à l'université Paris 1 et vous publiez les mots clés du droit constitutionnel aux éditions d'Allose. Adélaï Zulvic Carpassic, bonsoir et bienvenue.
Vous êtes directrice générale du pôle société d'Ipsos BVA et vous publiez réhumaniser la société de l'absence. C'est aux éditions de l'aube. Cyril Gradiani, bonsoir et bienvenue heureux de vous accueillir sur ce plateau.
Vous êtes éditorialiste à France Télévision. Anne Bina, bonsoir. Bienvenue Charline, constitutionnaliste et éditorialiste pour pour sens public.
On va commencer par une question à la fois sur ce weekend et peut-être cette journée de lundi. Bastien François, quelle leçon vous en tirez ? On est en plein.
Je je lisais un peu partout cette vieille expression qui date de l'époque Édouard Philippe. On a l'impression que c'était oh là là, il y a une éternité. La poutre travaille.
Effectivement, la poutre travaille. Moi, je trouve je suis pas du tout étonné par ce qui se passe. Je trouve qu'on est dans une négociation à laquelle on pouvait s'attendre.
On n'est pas encore rentré complètement dans le dur. Chacun montre un petit peu ses muscles. Il y a des petits compromis qui ont été construits déjà.
Il y a pas mal de gras moudre hein sur sur un budget d'état. Il y a il y a beaucoup de là, on est en train de discuter des recettes, hein. Il y a beaucoup de leviers possibles, donc il y a beaucoup de discussions possibles.
Euh on voit que les différents protagonistes de ce de cette négociation bouge. Je pense ça va être un petit peu plus compliqué quand on va quand on va avoir le le financement la loi de financement de la sécurité sociale parce que qui est examiné depuis aujourd'hui en commission des affaires sociales et qui va arriver à l'assemblée parce que là en réalité l'enjeu c'est on supprime enfin on supprime on suspend ou on décale Macron la réforme des retraites et en face on on compense. Ouais.
Et on fait pas que compenser, on veut aussi réduire le déficit de la sécurité sociale. Et là, les mesures sont facile à comprendre par tous les Français et elles sont assez rudes, à vrai dire. Ou d'ailleurs Adélaï Zulfi Carpassic, tout le monde se moque de moi dans l'équipe de de s public parce que j'ai du mal à prononcer votre nom.
Non, vous êtes pas le seul déjà, vous l'avez parfaitement prononcé. Oui, mais c'est gentil. C'est vrai, vous êtes vraiment sympa avec moi.
Je pense que je sais pas pourquoi c'est le nom sur lequel je bloque. J'en ai d'autres qui sont compliqués. Le vôtre est super mais bon voilà.
Bref, je vais peut-être vous appeler à Déid jusqu'à la fin du débat comme ça je vais simplifier l'histoire. Qu'est-ce qu'ils souhaitent les Français ? Est-ce qu'ils souhaitent voir leurs élus faire des compromis clair aujourd'hui ?
Très clairement euh pourquoi je vous dis ça ? Parce que il y a deux deux facteurs qui viennent étayer ma réponse. La première c'est qu'on a vu clairement une une inflection dans l'opinion publique où avant alors j'ai je moi aussi je me perd dans la chronologie mais avant euh la renomination de Sébastien Coron et la déclaration politique générale on sentait les gens déjà très lass fatigués crispés.
Mais ils avaient le sentiment qu'on ne pouvait pas aller plus loin que voilà qu'on était arrivé au maximum. Et donc ils étaient com ils avaient commencé à se faire à l'idée d'une possible nouvelle dissolution. Il y a eu la renomination Sébastien Lecnu, la déclaration politique générale et donc l'annonce d'une suspension décalage de la réforme des retraites et les Français se sont dit sortie de crise possible, on va pouvoir s'apaiser.
Et on l'a vu dans les enquêtes d'opinion là tout à coup le souhait dissolution est devenu beaucoup moins évident. Il était très haut le souhait dissolution. Il était on va dire majoritaire.
On est on est passé à 47 % des Français qui s'y opposent, 34 % seulement qu'il souhaitent. Donc d'après les enquêtes Ipsos BVA, donc on est plutôt sur une mise à distance de la dissolution, une mise à distance de toute idée de motion de censure et une volonté très claire d'apaisement et de compromis. Et le deuxième élément, c'est que globalement dans les enquêtes d'opinion et je me réfère là à Fracture française une enquête de BVA saisi école d'ingénieur qui est sortie la semaine dernière, les gens expriment clairement qu'on a passé la culture du compromis en politique dans notre pays, qu'on est trop sur de la radicalité et qu'ils espèrent en tout cas c'est ce qu'ils déclarent après dans les fait c'est un peu différent mais ils aspirent au compromis.
Ouais avec alors ce qu'on voit en en séance Cyril Gradiani et puis les tractations, on va dire plus discrètes qui mènent ces discussions ? Est-ce que c'est du direct entre Olivier Fort d'un côté, Sébastien Lecnu de de l'autre ? Qu'est-ce qu'on en sait ?
Euh tout à l'heure, on disait que ça prend du temps, que ça pou le le le le le délai pour justement que le le vote soit fait ou pas, qu'il y ait vote ou pas à l'Assemblée nationale. On ne savait pas quand ça allait arriver, mais c'est justement parce qu'on est dans une politique des petits pas et que il y a une recherche permanente de compromis, une recherche permanente d'accord. Cet après-midi, par exemple, vous savez, il y avait cette contribution exceptionnelle sur les grandes entreprises qui avaient été votées l'an dernier qui était de 8 milliards.
Normalement, dans le budget initial, elle devait être de 4 milliards. Le gouvernement a décidé que ça devait être de 6 milliards. Donc ça a nécessité pas mal de suspensions de séance puisque le groupe de Gabriel Atal n'en voulait pas.
Donc, il a fallu que Gabriel Atal demande à ses à ses députés s'ils étaient pour ou contre. Donc c'est pour ça que on est quand on prend cet exemple-là, on voit que c'est une politique de petit pas, que ça que ça prend du temps, mais que c'est plutôt raisonnable de voir aussi qu'on est dans une recherche euh on disait de compromis mais une recherche d'efficacité. Euh et c'est d'ailleurs et donc ça veut dire que ça, je reprends ma question, ça se passe directement entre les chefs de de parti et le premier ministre.
Le premier ministre est informé de toutes les décisions qui sont prises. Ses ministres sont sur le banc cet après-midi. Il n'était pas là puisqu'il recevait les présidents de groupe au Sénat du BL central.
Du bloc central. Je sais pas si si on peut l'appeler bloc central au Sénat puisque il y a quand même pas mal de de frictions et de de divisions. Il les recevait aujourd'hui parce qu'il prépare d'ors et déjà le futur examen de budget au Sénat où ce sera aussi compliqué voire voire même plus.
Mais pour d'autres raisons quoi qu'il en soit aujourd'hui, vous avez Olivier Force. Ce qui ce qui est impressionnant, c'est de voir qu'il y a énormément de monde à l'Assemblée parce que la plupart des chefs de parti sont présents parce qu'ils savent que pour peser, il faut être présent. Il faut que le plus grand nombre de députés soient là.
D'ailleurs, selon l'un des participants à cette réunion à à Matignon, des des représentants des groupes politiques du Sénat de ce bloc central en m plein de guillemets, Sébastien Lecnure affirme qu'il reste sur l'idée de ne pas taxer le patrimoine professionnel. Alors, on va en reparler tout à l'heure parce que euh parce que évidemment, on est au cœur de la question de la taxe Zucman sur laquelle on on va passer du temps dans ce débat. Il y aura un chapitre complet sur cette euh taxe euh Zucman et est-ce que Olivier Fort qui tiens on va on va reprendre une citation de son passage chez nos confrères d'CI ?
C'était dimanche je crois à la fin de cette semaine. Nous saurons si nous allons à la dissolution ou pas. Bon il y a cette ultimatum on peut appeler ça comme ça.
Bastien François, je vais vous poser la question principale du débat. Est-ce que vous croyez que le compromis est encore possible ? Parce que il y a les discussions avec le PS d'un côté, mais il y a les LR de l'autre et on voit mal comment le Premier ministre trouver une voie vo passage nationale, il y aura le Sénat, ce qui ce qui rajoute nos nouvelles dimensions.
Bon, ça ça je peux pas vous le dire. C'est c'est extrêmement difficile et c'est mal à mancher depuis un an et demi. Ah oui.
Bah oui, parce qu'on est depuis un an et demi quand même dans une forme de déni et on se dit "Ouais, chouette, on va donner à l'assemblée au Parlement. Allez, allez-y, comme le dit le premier ministre, allez-y, trouver le compromis. Ben, en fait, c'est pas très c'est pas vraiment comme ça ça devrait fonctionner.
Il faudrait qu'il y ait un premier ministre qui construise en amont un compromis sur lequel il pourrait essayer d'avoir la majorité. Donc, on fonctionne dans un parlement qui est complètement éclaté avec des règles culturelles de la 5e République. Et là, on voit que ça va être très compliqué.
Alors, c'est d'autant plus compliqué que là en matière budgétaire, bon c'est un peu technique mais il y a quand même toute une série d'étapes hein. Par exemple, là, il va falloir d'abord voter les recettes parce que si on vote pas les recettes, et bien c'est terminé, ça passe directement au Sénat. Voilà.
Donc oui, or bien vu que le délai était assez court pour voler le vol mais il faut il y a deux volets à cette loi de finance, il faut voter les deux. Euh ce qui ajoute de la complication plus c'est devenu un enjeu depuis la réforme des retraites, un enjeu majeur par rapport à précédemment. effectivement cette loi de financement de la sécurité sociale.
Donc ça fait deux lois de finance en réalité avec plusieurs étapes, deux assemblées et une assemblée nationale complètement éclatée avec dans chacun des camps en plus des tensions. Et et et si on parle de calendier, on reviendra plus tard avec vous Anne Charlen, il y a il y a une borne qui s'appelle élection municipale. C'est au mois de mars si je ne montre pas 15 et 22 mars et ça complique encore la l'équation.
Mais ça on en parlera un petit peu plus tard. Vous avez évoqué euh Cyril euh l'augmentation de la surtaxe sur les sur les entreprises, le refus de la surtaxe sur les mutuels, c'est ce qui a été euh euh voté l'un des amendements qui est passé aujourd'hui ou encore la défiscalisation des pourboirs jusqu'en 2028. Sauf que euh ces mesures qui ont été euh discutées longuement à l'Assemblée à Délaï Zulfi Cararpass, elles ont été elles sont présentées dans les médias.
Je viens de le faire. Donc elles peuvent être imaginées par les Français comme acté. Or, on sait absolument pas ce qu'elles vont devenir.
Vous voyez ce que je veux dire ? Entre la parole publique, le poids de la parole publique, le le respect de la promesse des élus, quel dégâts ce type de de séquence peuvent faire d'après vous ? Alors, globalement, ça c'est clair sur la séquence, je peux je peux le dire sans trop m'avancer, je pense que ça fait des dégâts considérables.
On sait qu'on enfin on observe globalement une crise politique, une crise de confiance entre les Français et leurs et leurs représentants nationaux, je précise nationaux parce que ce qui se passe au niveau local est encore différent. mais une crise de confiance qui qui dure depuis au moins 20 ans dont on voit d'ailleurs la traduction notamment dans les urnes avec la progression de l'abstention et là depuis 18 mois on observe une accélération de cette crise de confiance qui est flagrante. Les enquêtes là aussi le montrent, j'évoquais fracture française d'OS BVA, on a un niveau de confiance dans les députés, dans le gouvernement, dans la présidence de la République, dans les partis politiques qui n'ont jamais été aussi bas. 10 % seulement des Français aujourd'hui ont encore confiance dans les partis politiques.
Et quand on questionne les Français, et là je fais référence à l'enquête que j'évoqué tout à l'heure réalisé au lendemain de la déclaration de politique générale de Sébastien Lecnu, quand on dit au français que vous inspire cette séquence ? Le premier mot qui sort, c'est le dégoût 51 %. Devant la colère, devant l'inquiétude, aucun sentiment de politique.
Mot honte qui sort aussi dans une autre enquête d'un autre d'un autre aussi. La honte en l'a beaucoup et avec un un d'ailleurs un champ lexical. C'est très intéressant quand vous posez la question en ce qu'on appelle dans une question ouverte, vous savez, vous laissez les gens s'exprimer, c'est toujours intéressant d'analyser la parole des français.
Il y a un champ lexical énorme autour de l'univers du cirque, du spectacle. Euh voilà, c'est on nous cite les clown, les guignoles, la tartufie. Donc pour répondre à votre question très cl enfin de manière très claire euh cette séquence au-delà de des mesures que vous évoquez effectivement on voit surgir dans le dans le débat médiatique politique chaque jour des nouvelles mesures qui n'ont pour certaines jamais été évoquées avant donc on sait pas trop et qui vont peut-être disparaître dans dans quelles sont elles que disent-elles ?
Quelles sont leurs conséquences ? C'est je je crains que les français se en tout cas là on parlait de on disait la poutre travaille c'est ça les français pour l'instant je pense qu'il laissent travailler et peut-être que il se détourne non mais il se détourne momentanément parce que suivre ce feuilleton c'est avec la complexité à la fois technique on parlait de l'être explicative ou pas quel appareil quel véhicule constitutionnel enfin il faut être expert pour suivre pour suivre ce qui se passe. Oui.
C'est ce qu'on essaie de faire nous ici tous les jours de la pédagogie et comme on a beaucoup de monde qui regarde l'émission, il faut croire que ça intéresse encore heureusement une partie des des Françaises et des et des Français sur sur ces mesures que je que je listais là qui ces amendements qui passent. Cyril Gradiani la la question alors j'ai bien compris volet recettes et puis ensuite voler dépenses. On a un peu l'impression que tout ce qui passe va coûter beaucoup d'argent et queon sait pas exactement comment on va financer.
Mais c'est d'ailleurs pour cette raison euh que cet après-midi, il y a eu la contribution exceptionnelle à 6 milliards plutôt que 4 puisque la semaine dernière, il y a eu euh un am un amendement rajoutant 3 milliards dans le budget initial. Donc à chaque fois qu'il y a des des dépendances supplémentaires, bah il faut aller les chercher. Il faut les chercher ailleurs.
Faut les compenser. Il faut les compenser. C'est ça.
C'est ça c'est ça c'est ça la difficulté que à laquelle se se retrouve confronté le le gouvernement de Sébastien Lecornu. Il faut ils savent qu'ils ont un équilibre. Au départ, on était avec le gouvernement Bairou euh on était sur les 44 milliards, il me semble, qui ne se qui n'ont pas été repris par Sébastien Lecnu.
Pour autant, on ne pourra pas non plus faire des sacrifices euh considérables et c'est là où ils sont sur une ligne de crête et c'est toujours assez compliqué où lorsqu'un amendement est lorsqu'un amendement est voté, il faut regarder un petit peu de l'autre côté si ça fait trop pencher la balance ou pas. An Charlen, peut-être un mot là-dessus. Oui.
Alors ça c'est c'est vrai que c'est important de garder l'équilibre, mais moi il me semble que c'est assez sain quand même qu'on ait on ait besoin de lister ce qui se passe en temps réel, notamment parce que comme on le disait en fait, on est parti avec un an et demi de retard sur le fait que tout le monde doit y perdre quelque chose et ça vraiment je pense que les groupes politiques ne l'ont pas encore complètement ingurgité. Donc l'idée de prendre des listes d'éléments en voyant qui finalement va ne pas forcément avoir retenu l'ensemble de ces listes à la fin et ben c'est une manière de Je suis d'accord avec vous mais pour pardon interrompre mais mais pour pour les citoyens les citoyennes la cohérence elle il y a pas de cohérence on ne trouve pas de cohérence dans la vérité c'est que si on le fait à la façon 88 vous savez comment on le fait pour parfois pour les fuges on dit à la façon de bac à la façon de coup mais à la façon ro en fait tout ça c'était dans les 1988 1988 première fois véritablement qu'on est confronté à la majorité relative. Ça, on le faisait dans les couloirs en off comme on dit et avant la discussion du budget.
Donc, c'est plus un problème de c'est plus un problème de méthode. C'est-à-dire qu'en fait, on fait ça un petit peu après. Et je rajoute en fait que ça ne va aller qu'en s'empirant parce que si on schématise, on va dire la partie recette, c'est plutôt à gauche que ça va se jouer, la partie dépense, c'est plutôt à droite que ça va se jouer.
La partie vote globale, bah là c'est le centre qui va devoir compter ses voix. L'Assemblée nationale, c'est plutôt le compromis avec la gauche, mais le Sénat, c'est plutôt le compromis avec la droite et la CMP, c'est plutôt un compromis au niveau du centre. Donc vous voyez, en fait franchement l'équation euh elle est très complexe à suivre.
Ouais. le le Sébastien le cornu soucieux qui est juste derrière vous en photo. que on a effectivement bien bien choisi le l'incarnation de de de ce débat avec ce la la question Bastien François de de discussion qui potentiellement s'en lis disait il faudrait voter 65 enfin examiner et trancher 65 amendements par heure là pour être dans les temps sur la partie recette he uniquement qui a intérêt à avoir les discussions sans lisé aujourd'hui alors je je je lis beaucoup de commentaires là-dessus en disant que enfin presque enfin il y a plusieurs interprétations et presque tout le monde aurait intérêt d'une certaine façon à ce que les discussions s'en lisent.
Le problème c'est que si elles s'en lisent euh on va arriver dans une situation vraiment hautre où là ça sera plus des amendements adoptés ou pas, ça sera soit des ordonnances et à ce moment-là ça sera le budget tel qu'il a été déposé. Et ce budget, on revient au point de départ et ce budget, il plaît vraiment à personne et même pas au premier ministre he qui disait "Oui, c'est une épure, j'ai bricolé ça, je le suis mis." Ah bon ?
Soit avec une loi spéciale dont on a déjà l'expérience, c'est-à-dire ça marche effectivement mais ça marche à partir du budget de l'année précédente et donc par exemple il y aurait rien sur la retraite, il y aurait rien sur un certain nombre de choses qui ont été sur lesquelles on a un peu avancé ou sur une fiscalité des plus riches. Bon donc euh tout le monde dit enfin il y a s enfin moi je sais pas vraiment qui a intérêt en réalité hein. Je pense plutôt, c'est pas comme ça qu'il faut raisonner.
Je dirais plutôt les Je dirais plutôt les parlementaires sont quand même encore pour le moment prisonniers de leurs alliances et ils sont prisonniers de leur projection dans le futur, c'est-à-dire les municipales et la présidentielle et ils arrivent pas à concilier en réalité cette projection qui est une contrainte pour eux de ces alliances et des la façon dont ils se projettent avec la nécessité d'arriver à un budget construit sur un compromis et ça ils arrivent pas à le faire. Même question Cyril Gradiani qui a intérêt à ce que les discussions s'en lisent ou pas ? D'ailleurs hein, peut-être peut-être qu'il faut prendre à l'envers et beaucoup ont intérêt à ce que les discussions ne s'en lisent pas parce qu'il y a be il y a des objectifs, des échéances. vous prenez le Parti socialiste peuvent pas là en plus ils se sont tellement avancés euh y compris par rapport à leurs camarades insoumis que si les discussions s'en lisaient euh les insoumis auraient la facilité de dire "Vous voyez, on vous avait dit que de toute façon vous vous alliez tomber dans le piège.
Le gouvernement peut-être que le gouvernement aurait intérêt à légiférer par ordonnance à ce qu'il y ait une loi spéciale mais avec quelle quelle échéance pour pour le premier ministre ?" C'est-à-dire que ça amènerait à quoi ? certainement une censure en début d'année.
Donc retour à la case départ. Le le Rassemblement national fait croire féminine que ils n'ont pas envie que ça s'en lise. Mais est-ce que eux n'auraient pas intérêt à ce que ça s'enlise justement pour que on arrive à une dissolution et qu'on arrive à des législatives anticipées ?
Tout le monde joue un jeu un peu trouble, un peu double et c'est difficile aujourd'hui de savoir déjà qui va qui va en sortir vainqueur et et d'ailleurs s'ils seront véritablement les vainqueurs à la fin. Ouais. Alors euh on va ouvrir le chapitre consacré à la taxe Zucman ou taxe Zucman allégée et je vous propose pour commencer d'écouter le député insoumis Éric Crel qui est également président de la commission des des finances qui lui ne voit pas comment le budget pourrait être pourrait être voté.
Rien ne permettra que ce budget passe. OK. Je t'entends parce que admettons que il y a une sous sous-cuchman dont pour l'auteur lui-même, elle s'firait en réalité le fait que sa taxe s complètement dénaturé.
Je vous renvoie au à ce que dit Gabriel Zucman depuis maintenant plusieurs jours. Mais euh dès lors que euh cette taxe serait proposée, admettons même qu'elle soit adoptée, vous avez aussitôt des soutiens possibles au gouvernement aujourd'hui qui voteraient contre le texte, qu'il le disent. Et pour parler de cette sous-soustaxe Zucman pour reprendre les termes d'Éric Coquel, j'accueille Quentin Calmet.
Bonsoir Quentin, bienvenue à vous. Alors que socialiste souhaiterait l'avoir adopté dans le projet de loot de finance 2026 et puis effectivement en cas d'échec on a entendu cette expression d'une taxe light ou allégée. C'est ça.
On rappelle qu'initialement la taxe duman prévoit que les fortunes de 100 millions d'euros et plus doivent s'acquitter chaque année d'un impôt équivalent à 2 % de leur patrimoine bien professionnel compris. Mais donc face à la levée de bouclier de la droite et du centre, le parti socialiste travaille sur une taxe du allégée excluant certains biens professionnel. L'idée pour le PS est de modifier leur proposition initiale afin de réussir peut-être à faire voter la taxe par une partie du bloc central.
Alors comment cette taxe Zucman allégée pourrait fonctionner ? Et bien l'idée serait d'élargir la cile, d'augmenter le taux plancher avec des concessions. Les socialistes proposent ainsi d'instaurer un impôt minimum de 3 % sur les patrimoines à partir de 10 millions et non plus 100 en excluant les entreprises innovantes et familiales.
Donc certains biens professionnels. Selon le PS, cette taxe rapporterait de 5 à 7 milliards d'euros par an. C'est moins que la taxe duman initiale qui devait rapporter entre 15 et 25 milliards selon les promoteurs de cette mesure, même s'il y avait un débat hein sur ce que pouvait rapporter cette taxe puisqu'on le sait, elle n'a jamais été mis en œuvre dans le monde.
Évidemment. Et alors, on va revenir à la source. Gabriel Zucman, l'économiste qui est à l'origine de cette proposition de taxe sur le haut patrimoine, il a réagi ce matin à cette idée.
Voilà, l'idée que et bien une taxe duman allégée soit sur la table. Selon lui et bien il faut qu'il alerte. J'alerte sur ce que nous apprend l'expérience historique et internationale.
Dès qu'on introduit des des exonérations, on lance la machine à optimisation. Ça, il l'a dit dès dimanche sur France Interre. En clair, en enlevant les entreprises innovantes et familiales, les parlementaires prennent un risque.
Écoutez donc Gabriel Zucman ce matin sur France 2. Quand on introduit des exonérations, des échappatoires, oui, c'est prendre le risque de lancer la machine à optimisation. ce que proposent de faire les les socialistes, il gardent les il garde les biens professionnels à deux exceptions prêts.
Sortir alors il propose de sortir les détention de plus de 50 % au capital d'une entreprise à l'époque de l'ISF c'était 25 %. Le risque c'est que les personnes très fortunées, vous savez, elles sont bien conseillées. Oui.
Et donc elle risque de trouver d'exploiter ses échappatoires pour échapper à l'impôt. Gabriel Zucman qui donne l'exemple de l'impôt sur les grandes fortunes, l'ancêtre de l'ISF mis en place en 1981. Face à la levée de bouclier des plus riches, le gouvernement avait mis en place des exonérations.
Si bien que à la veille de son abolition, dit-il, en 2016, le taux effectif d'impôt sur la fortune pour les milliardaires français était de 0,005 %. le débat Thomas dans l'hémicycle sur cette taxe ou sa version à alléger, il est prévu en séance mercredi à l'Assemblée nationale. Merci beaucoup Quentin.
Je je reprends les les termes qui ont été donnés du côté du du Parti socialiste sur cette taxe allégée qui avec une l'idée de d'exonérer les entreprises innovantes et familiales. C'est quoi une entreprise innovante et familiale ? startup.
Écoutez, je je sais pas, je je suis pas un fiscaliste mais mais enfin j'imagine que ça va travailler, que ça va avancer. Oui, mais je trouve que l'argument l'argument de Gabriel Gman, il est il on peut l'entendre. C'est-à-dire que à partir du moment où où on met des exonérations, ben certains vont s'y engouffrer.
Alors, je je comprends très bien que Gabriel Zuckman défend la taxe Zucman. Oui. Euh, il y a il y avait deux éléments quand même dans cette taxe Zukman.
Et il y en a une qui qui est conservée, c'est qu'il y a un impôt planché. Oui. C'est-à-dire que c'est quand même ça un point très important qu'on introduirait dans le droit, c'est-à-dire que tout le monde doit payer au moins un pourcentage de de sa fortune ou de ses revenus, de son patrimoine.
Au moins un pourcentage. Ça c'est ça c'est très nouveau. Donc, on peut imaginer que dans le contexte actuel où l'attaque Zucman euh ne passerait pas dans le modèle initial, que quand même une une part immense des Français, tout parti confondu, pensent qu'il faut effectivement une taxation spéciale sur l' parce que l'argument qui a porté quand même dans le débat, c'est quand même que les très riches sont beaucoup moins taxés que que les que les citoyens ordinaires.
Donc ça ça a quand même porté. Donc moi je suis pas pessimiste dans cette affaire. Alors effectivement je comprends pas très bien ce que ça veut dire he les entreprises innovantes et familiales.
J'imagine que ça sera plus Oui, on avait effectivement parlé des start-ups mais mais je pense que et en tout cas dans tous les cas même pour les start-ups, comment on définit une start-up ? Pense juridiquement, il y a un petit travail de fiscalisme, ça franchement c'est pas ma compétence. Mais en revanche, je pense que si on réussit à fixer ce principe là d'une taxation minimum qui a quand même une assiette assez large parce que là c'est c'est des patrimoines de plus de 50 millions d'euros 10 millions d'euros.
Donc c'est 100 millions à c'est l'assiette est beaucoup plus large euh dans le contexte actuel. Tous les politiques ont quand même compris que leurs électeurs euh veulent quand même un au moins un geste un peu plus que symbolique. Oui.
Euh ça ça se joue. Oui. Justement Adélaï Zulficard parce que la question de la de la la justice budgétaire et fiscale, elle est elle est c'est d'ailleurs un joli coup entre guillemets réussi par le Parti socialiste.
Elle est montée très haut dans les préoccupations et dans les volontés des Français. Elle est montée très haut mais elle était déjà depuis un certain temps. C'est c'est un sujet qu'on va d'ailleurs rejaillir à sur plein de thématiques, y compris quand on parle de transition.
énergétique ou climatique, on voit qu'il y a cette question de l'équité de de voilà de dans le changement. Euh mais très clairement effectivement euh on évoquait différents sondages qui qui montraient un soutien très large à la taxe dumane. Alors alléger, je ne sais pas, mais en tout cas au principe de la taxe et quel que soit temps, c'est pas étonnant quand on présente une taxe qui concerne quelques dizaines quelques centaines de familles françaisement avoir 80 % des français 85% pour dire ou évidemment évidemment.
Donc c'est logique 80% des gens pour dire c'est trè et on l'a vu aussi émerger avant les discussions autour de cette taxe quand on a comment parce que un des un des faits d'armes de François Baou il son'en est taré c'est d'avoir mis aussi la question de la dette et des déficits au centre du débat et c'est une réalité ça pour le coup c'est un sujet qui qu'on a vu vraiment progresser en tant que préoccupation dans l'opinion publique depuis septembre 2024 qui est aujourd'hui un des cinq sujets de préoccupation des Français avec en revanche cette espèce d'ambivalence de il y a une prise de conscience qu'il est vraiment important d'agir pour lutter contre les déficits et pour résoudre le problème de la dette. Mais personne ne veut vraiment contribuer dès qu'il s'agit de de voilà de de faire un effort, personne ne veut contribuer avec en ligne de fond cette idée que d'une part les riches ne contribuent pas et qu'il y a un problème d'équité euh d'équité sociale et fiscale. Et l'autre sujet, c'est que souvent les Français dans les enquêtes nous disent en fait je paye plus que ce que je ne perçois. un sentiment de ne pas d'être un contributeur globalement au budget, aux finances publiques et de pas bénéficier euh mais voilà mais en tout cas sur la question des des riches en particulier, des plus riches, il y a vraiment un sentiment que eux en particulier ne ne contribuent moins.
Donc voilà, c'est un sujet qui est présent je dirais depuis maintenant quelques années et qui monte effectivement à la faveur de ces débats. On affiche le le QRC, n'hésitez pas à participer à l'émission, poser vos questions. Je je serai en quelque sorte votre porte-parole sur ce sur ce plateau.
Est-ce que c'est la fin de la politique de l'offre cher à Emmanuel Macron àquelle on assiste ou alors le dernier clou au au cercueil en quelque sorte ? En tout cas, elle est quand même assez brché là. Mais c'est vrai que quand on parlait des de la taxe Zukman la la nouvelle taxe Zukman sur les la les start-up, enfin les les entreprises innovantes, il y a une volonté aussi de la part du gouvernement et des socialistes de dire bon c'est vrai que pour que la taxe soit notre taxe soit votée, il faut quand même avoir le bloc central et notamment tout le tout le groupe de Gabriel Atal qui qu'on avait présenté depuis 2017 comme la startup nation.
Euh donc c'était évident que sans c'est évident que sans eux euh la taxe Zucman euh personne ne ne réussira à la voter, personne ne voudra la voter. Euh sur le bilan d'Emmanuel Macron, là ça commence quand même un petit peu à à être enterré. Euh vous avez la suspension décalage de la réforme des retraites.
Vous avez un retour possible ou pas donc de cet ISF qui l'avait qui qui l'avait banni. Euh les hausses d'impôts, il n'en voulait pas. Euh il va peut-être en tout cas pas il va le subir et s'y résoudre.
Euh la fin du la fin d'Emmanuel Macron, la fin de de du second quinquena risque d'être euh l'apothéose de tout ce qu'il avait construit auparavant. Tiens, une réaction, celle de d'Alain qui nous écrit de Saint-Paul, c'est un retraité ancien patron de d'une très petite entreprise, d'une TPE. On ne parle que de taxer, taxer, taxer encore plus.
On ne parle absolument pas des économies à faire au niveau de l'État. Dégrraisser le mammouth, réduire le train de vie de l'État, arrêter toutes ces discussions stériles. Ça l'a mis un peu en colère.
Alors c'est ce qu'on disait là c'est le volet recette. Bon donc on attend la semaine prochaine ça devrait venir. Mais c'est mais c'est vrai que là où François Bairou avait quand même mis l'accent sur la dépense publique, les collectivités Sébastien Lecornu pour l'instant marche sur des œufs et reste très prudent. ce que le RN a compris dans son contrebudget présenté la semaine dernière d'une certaine façon Bastien François.
Alors on peut questionner la cohérence économique du du Rassemblement national mais la question du train de vie de l'État elle est au cœur de de de ce projet. Oui. Enfin c'est un peu un maronnier de cette de cette de ce lieu de l'espace politique hein.
Je le le l'État depuis que le RN est devenu très libéral de ce point de vue là. H euh le RN c'est quand même a quand même une position très très curieuse hein dans ce débat. C'est quand même la première fois à ma connaissance que au Parlement un groupe parlementaire vote contre le premier l'article premier de la loi de finance qui autorise euh les impôts.
Bon donc il a quand même voté, c'est quand même le seul parti qui a voté en disant en substance ben plus d'impôts. Bon donc bon plus d'impôt, plus d'état, plus de services publics, plus d'écoles, plus et cetera. Alors évidemment, c'est symbolique et cetera, hein.
Bon, mais tout ça, ça fait quelque chose qui est cohérent dans une forme d'incohérence. Bon, parce qu'en plus qu'on regarde le budget du RN, en tout cas, les économistes se sont branchés dessus, c'est c'est assez peu sérieux pour parler gentiment. H donc euh là aussi je pense qu'on risque alors enfin là aussi on vous parlait tout à l'heure de la décrédibilisation de la parole publique.
Je pense qu'il faut faire CAF dans tous les camps hein. C'està-dire à force de de prendre des positions d'avoir des contrebudgets qui tiennent pas la route et cetera, on on fait on met dans l'espace public des attentes, des espérances, des croyances de voilà. réduire le mamou ça fait quand même c'est une vieille expression hein d'ailleurs qui vient qui vient de du gouvernement Josepre ministre de l'éducation national donc c'est une très vieille expression et mais on sait très bien que c'est beaucoup plus compliqué de roduire de mammout et c'est encore plus compliqué à mon sens dans un moment où tous les Français pensent que les services publics sont sont dans un mauvais état ou on parle du calendrier comme promis dans dans une minute mais un mot de de ce que les sympathisants ou les électeurs du Rassemblement national en attendent.
C'est peut-être pas sur le programme économique qui sont les plus attendus, sur le pouvoir d'achat sûrement, mais sur le le l'ensemble d'un programme économique. Ce que je voulais souligner au-delà de au-delà des électeurs du du rassemblement national, c'est que en réaction à ce que vous disiez à l'instant dans l'enquête fracture française d'ipsos BVA qui est apparu la semaine dernière, on voit une très nette crédibilisation du RN comme comme partie là où alors le on se posait la question tout à l'heure de quel parti on intéresse que les discussions s'en lisent et cetera. On voit quand même que globalement il y a un un parti qui est très perdant dans la séquence et c'est ses renaissance et à contrario, le RN donc à la question de pour chacun des des partis suivant, est-ce que vous direz ce qualificatif s'applique à lui capable de gouverner le pays ?
On est à 47 % des Français qui pensent que le RN est capable de gouverner le pays. Donc quasiment un français sur deux, une progression spectaculaire en l'espace de de 5 ans de plus de 15 points. Il joue qu'il arrive quasiment égalité que les Républicains et ils sont les deux parties qui arrivent qui arrivent devant, loin devant.
Pour vous donner un un comparatif, Renaissance c'est 30 % seulement des Français qui pensent que le RN peut que Renaissance peut gouverner le pays. Donc il y a vraiment enfin quand même quand le RN fait ce type de euh de de vote, les Français valident et et le soutiennent en tout cas et à forcerie ses électures. D'ailleurs ça, vous commencez à répondre à une question que nous pose Pierre qui nous écrit de messe qui se pose la question d'une éventuelle dissolution législative compte tenue du rejet des politiques comme vous le soulignez.
La logique voudrait qu'au prochaines législativ, il y ait un profond renouvellement de la Chambre des députés, les Français ne voteraient pas pour les mêmes. Oui ou non ? Alors c'est voulez que je réponde par oui ou non ? [rires] Parce que c'est toujours compliqué de faire des projections sur les Oui, c'est très compliqué effectivement.
Vous avez raison de le rappeler à cet échange du scruté une campagne et cetera sans savoir quelles seront les coalitions au départ, les alliances. et moi l'hypothèse que j'onrouver avec une assemblée qui sera sans doute peut-être un peu différente en terme d'équilibre des blocs sans doute que le RN va poser un peu plus mais n'aura pas de majorité absolue et donc on va se retrouver avec une assemblée tout aussi ingouvernable même avec des peut-être un peu un rapport de force légèrement différent mais si on a une dissolution dans les prochaines semaines je voilà je je pense qu'on va pas avoir on va pas avoir quelque chose de totalement différent je vois un tout petit peu du Oui, moi je je pense que le RN sera très haut, beaucoup plus haut que il sera plus haut mais il sera qu'il va pas gagner 100 les 150 députés. Oui, mais il va les avoir d'un certain nombre de députés de droite qui n'auront gardé leur circonscription que avec un accord.
Oui oui et la question effectivement une des questions centrales donc la question de l'Union des droites sur ça déjà commencé ça a déjà commencé quand dans dans le plan Matignon qui a été mis en place le plan Matignon 2 qui a été mis en place par le RN ils ont cédé 80 circonscriptions à Eric Sioti qui est le partenaire du Rassemblement national 80 circonscription principalement des circonscriptions aujourd'hui LR donc ça veut dire que il faudra que les LR se positionnent très clairement vis-à-vis de l'Union des droites ou pas pour réussir à à garder leur sièg Bon, quand je disais qu'on a des téléspectateurs, téléspectatrices particulièrement pointu, voilà une question qui n vient de Castelno Leit ou Lea, pardon, de la prononciation. Euh Thierry qui nous dit "Le Parti socialiste a jusqu'à quelle date pour bloquer la possibilité de passer par ordonnance s'il censure ?" Quel Merci, merci Thierry [rires] parce que ça nous offre la transition rêvée pour votre édito à Charled avec cette question.
Est-ce que la France aura un budget à Noël ? Alors, c'est un calendrier de l'avant un peu exceptionnel que je vais vous proposer et d'abord, je vais vous proposer les hypothèses politiques. Donc, on le voit bien, la première question on va se poser, c'est l'Assemblée nationale rejettera-t-elle ou adoptera-t-elle la partie recette du budget ?
Et ça sera déjà le signal parce que quand on adopte pas la partie recette et bien comme on n pas d'argent pour dépenser et ben en réalité on n'adopte pas le budget dans son entier. Donc si euh l'Assemblée nationale le 4 novembre euh n'adopte pas la partie recette de ce budget, et bien on aura euh a priori un signal. Alors potentiellement même une nouvelle démission de Sébastien Lecornu, on ne peut pas euh l'écarter.
Ça c'est le premier plan, mais il y a un autre une autre hypothèse politique et la motion de censure. On sait qu'il y en a une jeudi par exemple qui va être dépossée. Est-ce que le premier ministre pourrait être à nouveau renversé ou peut-être même renversé au début du mois de décembre à la manière de Michel Barnier sur le budget de la sécurité sociale ?
C'est encore une autre hypothèse et dans toute celle-ci, on sait aussi que le président de la République depuis à peu près le 18 juillet de cette année a récupérer la possibilité de dissoudre l'Assemblée nationale en représaille. Donc ah bon, vous renversez le gouvernement, je dissou l'Assemblée nationale, un peu comme on l'a déjà vécu en 62. Donc ça c'est toutes les inconnus sur lesquels on navigue.
Alors dans ces inconnus là, il y a aussi des échéances de calendrier et c'est pour ça que je vais vous parler des articles 47 de la Constitution et un peu moins connu mais tout aussi précieux l'article 45 de la loi organique relative aux lois de finances. Alors deux options sont sur la table de travail du gouvernement. les ordonnances et les lois de finances spéciales.
Alors pour les ordonnances euh en réalité, moi j'ai tendance à penser que c'est quand même déjà un peu cuit parce que pour que le budget euh soit adopté par ordonnance, il faut qu'aucune des deux assemblées, le parlement nous dit l'article 47 ne se soit prononcé. Et ce prononcer, on peut le regarder dans tous les autres articles de la Constitution, c'est tout simplement voter. Donc si l'Assemblée nationale, comme on l'a dit le 4 novembre rejette le budget, ce qui est quand même déjà un signal très grave, et bien il n'y aura plus de possibilité de recourir aux ordonnances.
Donc on a on se rend compte que l'Assemblée nationale a quand même tout intérêt à rejeter le budget mais surtout à le voter. Sauf que si je dis par exemple le gouvernement est renversé avant que l'Assemblée nationale ne se soit prononcée et bien là les ordonnances peuvent tout à fait être adoptées même par un premier ministre démissionnaire. Donc là on serait quand même dans l'hypothèse du pire du pire.
Donc on se doute bien que l'Assemblée nationale va essayer d'aller jusqu'au bout du vote pour les lois de finances spéciales. Alors celles-ci elles ont deux échéances. Soit on arrive à se mettre un peu près d'accord sur les ressources sur les recettes et là il faut déposer un projet de loi spéciale sur cette première partie le 11 décembre.
On a vu que c'était quand même touchy sur les recettes. Donc le 19 décembre, nouvelle échéance, là ce serait pour adopter une loi spéciale, un peu light, soft où vous mettez juste l'autorisation de prélever les impôts et l'autorisation de recourir à l'endettement et à certaines dépenses urgentes, exactement comme on l'a fait l'année dernière. on a déposé avant le 19 et on a eu une loi de finance spéciale.
Donc moi, j'ai tendance à penser que c'est plutôt vers là que nous nous orientons, sauf que là, il y a encore une nouvelle inconnue. Et si le premier ministre était renversé, avait démissionné, était malade, je ne sais quoi, et bien le président de la République se met à dissoudre. Quel délai nous reste-t-il ?
Alors là, on est vraiment dans une C'est là qu'on qu'on arrive avec la question des municipales et municipal et surtout la question du ça va sentir le sapin de Noël. Je vais vous expliquer pourquoi. [rires] Parce que déjà la période des fêtes, c'est quand même celle qui est la plus riche en jours non travaillé.
On va laisser quand même un petit délai de courtoisie au conséquionnel pour essayer de se prononcer en moins de 24 heures. Bon, donc ça nous amène en plus loi finan spéciale au délai du 19 décembre. Donc si on veut respecter le 19 décembre, étant donné que l'Assemblée nationale doit donc connaître de ce projet de loi de finances spéciale, il faut que l'Assemblée nationale soit réunie.
Donc, il faudrait qu'elle ait été élue la semaine d'avant, c'est-à-dire comme on aime voter le dimanche en France, le 7 décembre. Et si on remonte comme ça, dissoudre avant, ça veut dire qu'il faut dissoudre. Alors moi, j'ai pas tout à fait le même calcul que mon collègue Benjamin Morel qui lui parle du 15 novembre.
Moi ça ça me remonte au 10 novembre si on va être complètement exact. Alors si je vous suis, il faudrait qu'Emmanuel Macron décret de convocation des électeurs. Donc ça serait même une solution vers le 7 8 novembre en réalité pour être complètement officiel et pour avoir cette loi de finance spéciale au 19 décembre.
Alors voyez tout ça est très complexe. Alors on peut s'amuser à rajouter aussi des petits étages dans la fusée et si le président de la République recourait à l'article 16 pour nous sauver de la période ? Ce qui me semble être important, c'est je pense que on en a bien terminé des exceptions aux exceptions des exceptions.
Ça nous a amusé un moment nous constitutionnalistes, mais je pense qu'il faut qu'on revienne à la raison. Et puis voilà, il y a des précédents en 62, en 79, on a déposé la loi de finance le 22 et le 29 décembre. Donc, on pourrait même aller très loin là-dessus.
Moralité, il y a quand même une marge de manœuvre Bastien François assez faible pour le le le président de la République. Très faible. Très faible.
Très faible. En donc la la perspective d'une dissolution elle s'éloigne quand même un peu. Moi j'y crois pas du tout hein.
Alors euh en revanche si le budget passe, quelle que soit la façon dont il passe là je pense que ça va être difficile pour premier ministre si c'est soit les ordonnances soit une loi spéciale. Euh il y aura les les municipales. Peut-être qu'on attendra après les municipales encore que c'est même pas sûr.
Peut-être que c'est une une fa censurer à gauche. C'est une façon aussi de jouer des choses au moment des municipales. Bon, en tout cas, quoi qu'il arrive, la rentrée 2026 va être encore très difficile.
Mais mais d'ailleurs, on peut dire si Gzani, cette campagne des élections municipales, c'est c'est dans peu de temps, elle est déjà complètement fagocitée par la crise politique. 4 mois et demi. Voilà, on en parle qu on en parle quasiment pas. en tout cas dans les médias nationaux, elle n'a même pas trop commencé dans dans les villes.
Euh vous voyez par-ci par là des candidats qui se sont déclarés, mais pour autant la campagne officielle, elle ne démarrera que au mois de février, fin janvier, début février. Mais aujourd'hui, on n' pas l'impression que dans 4 mois et demi, effectivement on va voter. Alors que justement cette cette élection municipale, c'est une élection, la préférée des Français.
Euh les élus locaux ont tout intérêt à ne pas nationaliser la campagne. V ce qui se passe au niveau national. Euh effectivement, mieux qu'on sorte de la phase budget chaotique et qu'on aborde la campagne un peu plus sereinement, même si elle sera effectivement très courte parce que ça reste l'institution euh dans laquelle le maire, les Français ont relativement gardé leur confiance.
Donc garder leur confiance. Majoritairement, la confiance dans les maires c'est de l'ordre de tiers des Français. Euh les Français nous disent qu'ils ont voilà qu'ils sont intéressés par les municipales, qu'ils vont aller voter.
Donc aujourd'hui, il y a encore beaucoup de vitalité démocratique au niveau local mais parce qu'il y a pas de réponse nationale satisfaisante. Est-ce qu' veut dire que ça veut dire que Bastien Françon et on termine là-dessus 30 secondes qu'il y aura moins de dégagisme au municipal. Très certainement.
Ouais. Très certainement. Parce que en réalité elles sont en train de se constituer là les listes.
Il y a du travail quand même au niveau local. Euh ça se fait justement de façon dénationalisée. Tous les tout toutes les équipes ont intérêt à dénationaliser et donc à jouer sur le bilan.
Euh et donc on est dans des logiques très différentes et donc là la logique nationale elle pèsera beaucoup moins, sauf euh lorsqu'il faudra faire des accords pour des grandes villes par exemple et là ça sera un petit peu plus compliqué. En particulier à gauche où ça risque d'être un petit peu tendu. C'est plutôt à gauche le l'enjeu des municipales et et des alliances.
Merci beaucoup à tous. Je rappelle les titres de vos livres Adélaï Zulfi Carpassic Réhumaniser la société de l'absence aux éditions de l'aube ça porte sur quoi ou là ça porte sur comment recréer du lien et lutter contre la disparition de l'humain ça ça ça porte sur l'espèce de grand choc qu'on a pris tous dans la figure sans s'en rendre compte depuis 20 ans, la dématérialisation de l'ensemble des sphères de nos vies services public rapport aux services rapport à la banque rapport aux agences de voyage rapport à tout qui fait qu'en fait on a une attrition des rapports des rapports personnel réel et du coup voilà, je dis pas qu'il faut revenir en arrière mais il faut trouver une voie médiane entre dématérialisation et réhumanisation pour remettre un peu d'humain qui est un des éléments qui explique la morosité ambiante des Français au-delà de la crise permanente, les polychcrites et cetera. Donc en résumé très rapidement, merci beaucoup.
Bravo d'avoir résumé un tel livre en 30 secondes. Merci beaucoup. Et puis euh Bastien François, votre livre les mots clés du droit constitutionnel aux éditions d'Allose.