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InterviewBFM TV (sur YouTube)· 5 avril 2023 49 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesSolidarités & familleInstitutions & électionsEurope & international

L'interview de Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, sur BFMTV en intégralité

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 45 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15ComplaisanteRéponse directe

    Vous êtes présenté comme l'homme clé de cette situation, merci de passer la soirée avec nous.

  • 0:45OuverteRéponse directe

    Racontez-nous ce qui s'est passé à Matignon ce matin.

  • 3:00RelanceRéponse partielle

    Est-ce que cette réunion était inutile ?

  • 5:20RelanceRéponse directe

    Pourquoi avoir dit oui à cette réunion alors que vous saviez que la réponse serait non ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    La clause de revoyure aurait-elle pu faire réfléchir le gouvernement ?

  • 10:50OuverteRéponse directe

    Vous parlez de crise démocratique, expliquez-nous.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Laurent_BergerFait
    « Les syndicats ont claqué la porte de Matignon ce matin. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

bonsoir vous êtes secrétaire général de la CFDT souvent présentée comme l'homme clé de cette situation merci beaucoup de passer la soirée avec nous ce Laurent Berger avec nous comme une bonne partie de l'intersyndicale qui débattra tout à l'heure avec un député de la majorité débat entre nos éditorialistes également mais aussi entre employé chef d'entreprise grévistes et progressor on va aussi parler du sondage choc du jour qui fait déjà t'en parler le sondage ELAB de Bernard Sananès qui montre que Marine Le Pen est la grande gagnante de cette crise elle est même donnée en tête du second tour si la présidentielle le second tour de la présidentielle avait lieu demain c'est une première une soirée spéciale à l'issue d'une journée qui a confirmé l'impasse dans laquelle nous sommes les syndicats ont claqué la porte de Matignon ce matin il réclame toujours et d'une seule voix Gaëtane Melun j'insiste le retrait de la réforme oui tout à fait grouper parle d'une même voix même si parfois il y a des désaccords ils savent les mettre de côté parce qu'ils savent aussi que cette unité c'est leur force donc ce sera la 11e journée de mobilisation demain ça fait trois mois maintenant que ça dure le dialogue est impossible samispaxible on vous retrouve bonsoir Samy vous êtes en direct de Matignon Elizabeth borne a redit aujourd'hui en recevant les syndicats qu'elles ne bougerait pas que les 64 ans n'étaient pas négociables oui bonsoir Aurélie écoutez Elisabeth borde finalement et bien elle a retoqué toutes les demandes de l'intersyndical sur la réforme des retraites pas de retraites du texte bien sûr pas de pause non plus de la réforme pas de remise en cause des 64 ans en tout cas sur ces questions c'est circuler il y a rien à voir et c'est bien cette fin de non-recevoir et bien qui a poussé Laurent Berger et toute l'intersyndicale a quitter au bout de 55 petites minutes la table qui était installée sous les dorures de Matignon les syndicats n'ont pas claqué la porte au bout de cinq minutes mais c'est tout comme voilà ce que me confiait un des participants à l'issue de cette rencontre en tout cas cette position extrêmement rigide d'Elizabeth borde sur la question de l'âge de départ vous l'imaginez et bien pourrait galvaniser un peu plus encore les manifestants qui défileront demain dans toute la France pour cette 11e journée de mobilisation merci Samy Matignon ne bouge pas les syndicats non plus et pour ajouter à la tension dans l'entourage d'Emmanuel Macron quand tu dis expliquer ce soir Bruno jeudi que le pays n'est pas à l'arrêt que la réforme suit son chemin et que les syndicats vous propose rien oui l'entourage présidentiel il y a quelque chose qui ne passe pas c'est votre expression Laurent Berger la crise démocratique en deux points 1 ils estiment eux qu'un président qui a été réélu avec un projet dans lequel il y avait les 64 ans ce n'est pas un problème ce n'est pas ça ne s'appelle pas un problème une crise démocratique et la deuxième chose c'est qu'aucune force sociale relève-t-il on est entré n'a voulu entrer dans le compromis pas même la sève d'été qui pour la première fois n'aurait pas présenté solo un projet alternatif vous allez réagir dans un instant Laurent Berger est-ce que je viens de dire Bruno jeudi mais d'abord racontez-nous ce qui s'est passé tout à l'heure à Matignon cette réunion qui a même pas duré une heure qui a duré 55 minutes est-ce bien vous qui avez décidé à un moment donné de claquer la porte personne n'a claqué la porte il y a une réunion où la première ministre a fait une intervention une introduction brève pour expliquer qu'elle souhaitait entrer dans une nouvelle séquence qu'elle ne négligeait pas la mobilisation sociale qui a fait qui a aussi dit que ça avait été menée par les organisations radical de façon responsable etc donc moi je veux aussi un peu dédramatiser les affaires et puis ensuite chacun d'entre nous les 8 organisations nous sommes exprimés j'ai commencé et nous étions mis d'accord c'est vrai pour finir tous par la même demande en disant madame la Première ministre est-ce que vous vous êtes vous vous acceptez de retirer cette réforme et ensuite la première ministre a duré un certain temps le temps que chacun s'exprime de façon assez brève pour chacun d'entre nous et la première ministre a commencé à répondre et dans dans le cadre de la discussion durant un silence je l'ai de nouveau interrogé sur est-ce que vous allez répondre à ces 8 interpellations d'une certaine manière et elle a dit que le processus parlementaire le processus serait au bout jusqu'au Conseil constitutionnel il y aurait pas de retrait on a considéré que il y avait pas d'autres sujets de discussion à avoir puisque nous avions la réponse à la question que nous posions de se lever de partir nous l'avions décidé ensemble moi je suis le responsable de la première organisation syndicale de ce pays ça ça implique de temps en temps de de de de de prendre ses responsabilités tout le temps d'ailleurs mais particulièrement à ces moments-là voilà nous l'avions décidé on s'était retrouvé hier en inter syndicale entre les responsables d'organisation à syndicales nous avions décidé de nous y rendre ensemble parce que vous savez ça a beaucoup closé ici ou là sur cette interseyndicale qui ne fonctionnerait pas à qui ne tiendrait pas etc je vais vous dire une chose les organisations syndicales il y en a 8 donc pas lui il y en a un peu trop dans ce pays mais c'est pas le sujet du jour elles sont elles ont des divergences sinon il y en aurait pas 8 c'est divergences nous les connaissons ces différences nous y connaissons ce qui parfois nous opposent nous le connaissons nous avons un point sur lequel nous sommes unis c'est que nous ne voulons pas des 64 ans nous ne voulons pas du report de la gale de départ en retraite depuis le début nous tenons cette intercal sur cette base et sur le fait de décider ensemble les initiatives que nous allons prendre et donc ça fonctionne ça fonctionne au croit je crois que certains aimeraient bien nous voir trébucher on trébuchons pas et nous continuons cette ce combat ensemble mais Laurent Berger ce matin quand vous vous levez quand les 8 vous levez qu'est-ce qui se passe dans la pièce comment réagit Elizabeth borne elle se lève aussi elle nous salue elle nous dit au revoir j'insiste sur ce point parce que nous sommes dans une situation nous allons revenir de crise démocratique de crise sociale depuis maintenant plus de deux mois moi j'ai commencé à dire écoutez ça fait depuis le 19 janvier il y a des mobilisations qui ont été très fortes et on part on pourra parler de la manifestation de demain dont je connais les chiffres mais même la dernière qui était moins forte que l'avant-dernière c'est des chiffres qui sont impressionnants dans un certain nombre de sous-préfectures et de villes et de ville de petites villes c'est des chiffres qui sont impressionnants comme c'était assez impressionnant encore à Paris donc ça reste il reste un ressentiment une colère un contestation sociale très importante depuis le 19 janvier c'est la première fois que nous voyons en face à face la première ministre le ministre du Travail c'était pas normal c'est pas normal donc il fallait discuter dire ce qu'on avait à dire y compris sur ce qui était en train de se passer dans la rue dans les entreprises les administrations et puis ensuite faire comprendre enfin on a fait comprendre je crois c'est clairement est-ce que est-ce que cette réunion elle nous l'avait pas entendu lui dire directement face à face selon vous est-ce que vous dites que ce n'était pas une réunion pour rien donc c'était une réunion qui n'a pas été efficace au sens où il y a rien de nouveau qui en est sorti j'ai la faiblesse de croire que dans une démocratie quand il y a autant de gens dans la rue parler c'est pas inutile mais évidemment nous ne sommes pas compris vous sent que de toute façon ce serait pas le retrait de ce texte parce que à la fin de cette réunion Cyril Chabanier a pris la parole il a lu un discours que vous aviez écrit la veille au soir donc vous saviez pertinemment que de toute façon on y galant vous créez un texte pour saluer la décision de préparer ça aurait été plus facile à faire de façon spontanée mais donc il n'était pas prêt à ce texte là donc vous savez évidemment que nous n'avions pas nous l'avions gardé l'illusion et que le rôle des responsables des organisations sexuelles c'est d'anticiper et notamment quand on mène une inter syndicale ou je le répète nous ne sommes pas d'accord sur tout et c'est pas le problème c'est pas c'est pas un problème en soi et donc nous étiez mis d'accord sur ce que nous disions si jamais la réponse à la question que nous avons posé tous les 8 étaient non ce qui a été le cas et pourquoi avoir dit oui alors à cette réunion à cette invitation de matinée est-ce que vous prépariez ce coup d'éclat ce message il faut quand même mettre les choses on a été à une réunion on avait posé une question on n'est pas sorti au bout de 5 minutes en claquant la porte parce que ça revient pas au même non revient pas au même parce qu'on sait parler parce que on sait ça a écouté les arguments à des uns et des autres et donc faut il y a trop de pays moi je suis président de la Confédération européenne des syndicats il y a trop de pays où cette possibilité là n'est pas offertes de rencontrer la première mise moi je le dis c'est trop tard c'était trop tard en fait le problème c'est pas d'aller voir la première année que c'était il fallait y aller ou pas il fallait y aller c'est une évidence le problème c'est que personne dans l'exécutif ni même au ministère du travail n'a reçu les représentants syndicales depuis le 19 janvier oui vous l'avez dit c'est trop tard mais si par exemple la première ministre parce que bon ça a quand même paru cours et on n'a pas eu le sentiment elle vous a pas convaincu mais dans le texte il y a quelque chose qui s'appelle la clause de revoyure est-ce que ça ça aurait pu être un élément qui vous aurait pu vous faire réfléchir à une autre issue sur cette on met en place la réforme et en 2027 en 2020 voilà je crois que la demande elle est claire c'est qu'il faut pas que les cette réforme s'applique et la CFDT je crois mais c'était pas que la CFDT d'ailleurs la proposition de médiation de mettre sur pause c'était pas classé FDT ça a été discuté en interne syndicale je crois que nous avons fait suffisamment d'ouverture pour essayer de trouver la voie la voix de sortie la voix de sortie c'est quoi c'est assez simple c'est il faut mettre il faut il faut stopper la réforme il faut la mettre sur pause il faut qu'on peut on peut faire de la rhétorique tant qu'on veut mais il ne faut pas qu'elle s'applique pour les travailleurs et travailleuses concernés qu'il y a le temps de la médiation c'est à dire ce temps qui a un moment donné vous voyez bien on s'est parlé entre gens normaux civilisés et nous nous sommes pas compris ça arrive dans les entreprises ça arrive dans les branches professionnelles en ces cas-là il se passe quoi il y a un médiateur qui est nommé pour qu'à un moment donné le dialogue reprenne nous avons fait cette proposition qui n'a pas été rejetée par tout le monde elle a été rejetée deux heures après qu'on l'ait fait par l'empereur parole du gouvernement mais elle n'a pas été rejetée par tout le monde des parlementaires y compris de la majorité ils sont sensibles des gens des extérieurs des observateurs se disent c'est quand même peut-être pas idiot qu'à un moment donné on Renaud le fil du dialogue vous mettez ce soir que c'est la seule solution je maintiens ce soir que la seule solution c'est de mettre pause stop arrêt on appelle ça comme on veut retrait de cette réforme de reprendre les sujets que la première ministre voulait vous l'avez évoqué ce matin et dans les jours à venir c'est-à-dire la question de l'usure au travail la question de la pénibilité la question de l'emploi des seniors qui normalement concerne la réforme des retraites en octobre on avait fait cette proposition de dire puisque vous voulez faire une loi ensuite emploi travail faisons une loi emploi travail retraite et parlons de tout et puis je voudrais revenir quand même parce que j'ai peur de pas pouvoir revenir que la médiation aujourd'hui c'est parce que là vous dites vous dites plusieurs choses vous dites il faudrait faire la réforme sur pause ou arrêt et vous dites que c'est pareil mais est-ce que vous dites que pourrait y arriver il faudrait une médiation aujourd'hui est-ce que votre proposition vient en position c'est il faut comme avancé vous avez dit c'est blocage je sais pas quoi le cas proposé le gouvernement depuis le début pour avancer nous on a entendu depuis début janvier c'était c'est plus le temps des organisations syndicales et les partenaires sociaux c'est le temps du Parlement le temps du Parlement il a été un peu escamoté si je peux me permettre pour être tout à fait poli un peu plus que ça même mais dans le même temps c'était pas le temps peut-être des organisations syndicales enfin c'est quand même le temps du travailleur et des traces de ce pays qui se sont largement mobilisés contre cette réforme et qui ont eu aucun écho à cette mobilisation leur représente syndicaux n'était pas reçu il y a eu aucune ouverture sur ce qui s'exprime semaine après semaine dans la rue donc cette proposition elle tenait elle était elle était sincère elle était même une prise de risque disons voilà on va rediscuter pourquoi parlez-vous d'une crise démocratique une question de de sémantique pour clore ce débat là parce que derrière les mots il y a des choses très importantes vous dites pause ou arrêt c'est pas la même chose mais moi non mais mais retrait arrêt pause ce qui est important c'est mais si par exemple ne dit pas qu'il faut mettre la réforme sur pause elle dit qu'il faut la appuyer sur le bouton Arrêt simple mais en même temps on peut le faire maintenant on peut le faire dans 6 mois quand on aura fini de débattre et elle peut être mis de côté en attendant très clairement moi ma seule préoccupation c'est que les 64 ans ne s'appliquent pas aux salariés de ce pays parce que et notamment à ceux et celles qui vont être le plus impactés c'est-à-dire les travailleurs les plus modestes les professions intermédiaires etc je veux juste revenir sur la proposition ou non de la FDT une réforme c'est un mensonge c'est un mensonge parce que la CFDT en 2017 elle avait un projet de réforme c'était un système universel en 2022 nous avions le même projet amender je dois le dire parce qu'on considérait qu'il fallait pas un système global vous allez trois grandes catégories les travailleurs du privé les travailleurs du public et les indépendants on a fait ces propositions en juillet en juin et juillet par mon camarade Frédéric SF qui malheureusement est décédé cet été qui étaient de responsable des retraites nous avons porté cette proposition et moi je rappelle qu'en 2019 quand cette réforme de ce système universel a été lancé par le Président de la République il disait deux choses il disait pour comment voulez-vous qu'on reporte l'âge légal de départ en retraite alors que les gens sont déjà plus en emploi parce que on a un taux d'emploi des seniors qui est trop bas j'étais d'accord avec lui je suis toujours d'accord avec ce avec lui de cette époque là qui disait ou non on peut pas demander aux gens de travailler jusqu'à 64 ou 65 ans dans des métiers pénibles ou c'est déjà trop dur de travailler depuis il y a eu la crise sanitaire on a vu que ces travailleurs et travailleuses-là étaient présents et n'ont pas eu de reconnaissance le seul moment où on s'adresse à eux après on sait dire votre projet alternatif c'était le projet précédent non le projet alternatif un système universel des retraites simplifiée par rapport à ce qui avait été travaillé ouais c'est ça pour rendre le système de retraite plus juste pour regarder comment on règle la question de la gouvernance de notre système de retraite pourra éviter une crise tous les 10 ans autour de des retraites mais comment on regarde aussi le financement c'est pas un sujet tabou pour la CFDT donc on avait un projet alternatif deuxième point pendant les concertations sur la question des 64 ans sur les autres on a fait tout un tas de propositions sur la question du report de l'âge nous sommes venus avec des propositions des propositions en termes de contribution notamment des entreprises qui joueraient pas de jeu sur l'emploi des seniors nous sommes venus avec des propositions concernant la cotisation potentielle de de de de certaines entreprises qui joueraient pas jouer sur les évolutions du travail on a fait des propositions vous savez que le système des retraites c'est système assurantiel mais c'est aussi un système de solidarité on s'est dit pourquoi les solidarités qui concernent par exemple les carrières hachées la parentalité etc ce serait pas d'autres sources de revenus pardon comme par exemple les les traits revenus mais on est venu avec un cocktail de mesures pour trouver un équilibre financier nous mais même les autres organisations syndicales et là aujourd'hui on nous dit de la Chine on nous entourage de Manuel Macron qui dit ça aujourd'hui pour redonner le cadre c'est l'entourage d'Emmanuel Macron donc c'est Emmanuel Macron on va être très clair moi j'ai écouté le discours de Monsieur l'interview télévisée de Monsieur Macron à 13h il part il pointe une seule organisation un seul responsable c'est moi aujourd'hui il est en Chine on a ce rendez-vous où il a été traité avec civilité on n'a pas il y a pas eu de bagarre Matignon et pour traiter l'accessibilité deux Chine celui qui le pointe c'est la CFD si vous devez quand même vous poser la question et heureusement que ça ne rentre pas minuit je peux vous l'assurer je crois tout simplement parce que on assume le rôle d'une organisation syndicale qui lorsqu'elle pas d'accord sur un sujet sur lequel il n'est pas d'accord depuis 1998 depuis 1998 on dit que le report de l'âge de départ en retraite est à plus mauvaise option et bien lorsqu'on assume cela on est capable de le dire clairement et on est capable de mobiliser massivement les salariés de Monsieur berger quand même vous êtes à la tête de la première centrale syndicale de France le dialogue sont totalement rompus avec le président de la République pensez pas que c'est un problème vous vous interrogez pas vous aussi sur le fait que bien sûr que le dialogues avec le président de la République bien sûr que on s'interroge et pourquoi on a fait ses propositions pourquoi on a fait ces propositions de médiation de de de de mettre sur pause de grandes conférences sociales sur le travail c'est bien pas que moi qui le fait il y a une tribune dans Les Echos ce matin de jean-herbé Lorenzi qui dit ça mais moi je crois que le Président de la République devrait s'interroger sur une chose l'ensemble des organisations syndicales est contre cette réforme clairement 70% des Français le son 90% des actifs il y a des mobilisations jamais vu depuis plus de 35 ans dans notre pays en termes de nombre de manifestants il y a le monde intellectuel le monde académique dans une grande diversité qui est opposée à cette réforme des parlementaires de la majorité aujourd'hui la première fois dans l'histoire sont contre des retraites des parlementaires de la majorité trouve aussi que il aurait fallu aller au vote et que cette réforme pose problème c'est pas la première fois c'est la première fois qu'il y a pas eu un seul contact physique entre le moment où se déclenche un mouvement et le et deux mois après c'est la première fois trouvez-moi une autre moment du temps de ce Chirac de Monsieur Sarkozy de Monsieur Hollande où il y a Laurent la première ministre et le gouvernement vous disent on a discuté avant il y a eu des rencontres avant vous vous êtes vu avant le 19 janvier une fois que la machine était lancée notamment parlementaire à Matignon on dit bon bah c'était ce temps là de discussion avec les partenaires syndicaux c'était terminé mais en fait c'est c'est c'est vu comme si toute chose est égale par ailleurs qui se passait rien dans le pays je pense qu'il y a une absence de prise en compte de ce qu'elle a la réalité du pays depuis le 10 ans le 10 janvier enfin franchement ce processus là aura été suivi parce qu'on aurait mis 200000 personnes dans la rue pas de contestation une population qui était largement en accord avec bah écoutez on a perdu mais la bataille de l'opinion c'est le gouvernement qui prétendait à gagner il a gagné il a pas été capable d'expliquer la réforme dont d'ailleurs personne ne comprend certains tenants et aboutissants vous êtes capable de me dire que ce qui va se passer exactement sur les 1200 euros vous savez je peux vous dire une chose dans les deux dernières réunions de concertation on les alertés sur les 1200 euros ils vont Ricordeau qu'elle responsable retraite leur a dit ça passe pas votre truc ça marchera pas vous allez dire 1200 euros pour tout le monde et en fait c'est pas exactement ce qui va se passer donc il y a eu cette discussion il présente leurs projets ensuite on exerce ce droit démocratique qui est de mobiliser mais depuis mais depuis trois mois avec un nombre incroyable l'exercice de la responsabilité et la légitimité démocratique elle vient du vote il n'y a pas d'état d'âme là-dessus le président de la République il est légitime le Parlement il est légitime pourquoi vous contestez encore après l'adoption par le Parlement c'est pas une habitude quand même la cfdtesseur en 2000 en 2010 il est exactement dans votre situation il accompagne la CFDT la CGT de Thibault jusqu'au bout et puis un moment ça s'arrête il dit ça arrête d'abord une fois adopter c'est pas il y a encore des manifestations il faut adopter il en fait encore une d'accord il trouve des accompagnements avec avec mais une chose est différente c'est qu'il y avait pas eu 49-3 je vais vous dire un truc si il y avait eu vote quel que soit le résultat du vote et je l'avais dit vous pouvez retrouver les interviews l'attitude n'aurait pas été la même là il y avait un vote il y avait la possibilité de voter ça faisait 10 jours qu'on nous disait on veut une majorité on veut aller au vote etc dans les dernières heures il y a un passage aux 43 9.3 la justification derrière je le dis 43 c'est légal vous m'avez jamais entendu dire que tout ça était illégal anti-démocratique etc c'est légal mais la 49-3 il est justifié dans les jours qui suivent en disant avec deux expressions on va pas jouer à pile ou face on n'est pas joué à la roue électrique la démocratie compris la démocratie parlementaire c'est ni la route les Russes ni du pile ou face et ça ça a provoqué une colère et c'est là où je dis qu'on est passé d'une crise sociale à un ressentiment une crise démocratique pourquoi c'est pas la reconnaissance pourquoi crise de votre pratique parce que on va le voir dans un instant l'Élysée vous attaquent aussi là-dessus pour deux raisons la première raison c'est que dans un pays on n'arrive pas à se parler après autant de de de mobilisation c'est quand même qu'on a un problème on a un problème l'autre raison c'est que on le voit bien ce qui est en train de se passer c'est de créer un profond ressentiment et le ressentiment il est à double il est sur le contenu cette réforme des retraites et aujourd'hui il est un ressentiment une défiance à l'égard des institutions et ça c'est les deux terreaux d'une crise démocratique en même temps Emmanuel Macron ou l'entourage Emmanuel Macron questionné cette expression toute seule vous répond elle dit les mots ont un sens et si on les galvaudes ont fait monter les extrêmes on ne peut pas parler de crise démocratique et non mais c'est ce qu'il dit et souvent un Mistigri avec les enfants avec mon petit dernier là il va pas jouer au Mistigri avec ça on va pas jouer au Mistigri je l'ai alerté j'ai alerté depuis longtemps le Front national quand n'a rien à faire des travailleurs rien à faire donner de démocratie rien à faire de la vie au travail etc il est il a deux ressorts le premier ressort c'est la défiance dans les institutions malheureusement c'est pas moi qui l'ai décidé la défense dans les institutions elle est très très forte d'ailleurs une des institutions dans lesquelles qui remonte en termes de confiance ce sont c'est le syndicalisme aujourd'hui et le deuxième ressort du rassemblement national c'est le ressentiment social c'est ce sentiment des travailleurs et notamment des d'ailleurs intermédiaire qu'ils sont déclassés par reconnus il y a une très belle étude qui a été faite par Bruno pallier et Polus Wagner qui montre très bien les ressorts du vote du votre front national notamment à notamment en lien avec justement si on veut si on veut si on veut l'éviter peut-être votre propos juste le montrer au téléspectateurs qui n'ont pas encore vu si le premier tour de la présidentielle avait lieu avec les mêmes candidats qu'en 2022 Marine Le Pen arriverait nettement en tête 31% devant Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon vous voyez 31% 23% 18,5% au second tour elle devancerait Emmanuel Macron 55% pour elle 45% pour Emmanuel Macron et on pourra aussi montrer les résultats des législatives il y aurait trois breloques la nuit passe le rassemblement national et puis ensuite ensemble c'est à dire que ce dont vous parlez on voit c'est maintenant je parle d'un risque et je parle de responsabilité non ah non alors là je vais vous dire la CFDT aurait une part de responsabilité dans la montée de rassemblement national mais c'est une blague vous savez ce qui s'est passé entre les deux tours de la présidentielle entre les deux tours de la présidentielle le dimanche soir il y avait un communiqué de la CFDT appelant voter monsieur Macron parce que c'était la seule possibilité de pas avoir Marine Le Pen on a après signé tout un tas de tribus donc une qu'on a signé tous les deux avec Philippe Martinez pour dire que Marine Le Pen était un danger pour le travail et pour les travailleurs on a on a mobilisé nos équipes pour qu'elle puisse faire de la sensibilisation des entreprises etc tout en sachant que dans le programme du premier tour d'Emmanuel Macron il y avait la retraite à 65 ans devenu 64 parce que parce que monsieur je dis la la une France repliée sur elle-même xénophobe anti-européenne et ben c'est pas ça se met pas sur le même plan pour un syndicaliste y compris comme moi que sur la que la question de la retraite mais vous vous regarderez le 2 jours après l'élection une tribune dans Le Monde que j'ai signé en disant monsieur le Président de la République vous pouvez pas reporter l'âge légal de retraite parce que ça va recréer du ressentiment social ça va créer du chaos social il y a pas eu un vote d'adhésion j'ai pas vrai quand vous avez un vote de rejet au second tour ça méritait de reposer les affaires on leur a proposé en juin reposer à faire donc vous savez je voudrais monter du rassemblement national malheureusement malheureusement moi je sais pas j'ai pas commenter un sondage mais malheureusement elle repose sur ces deux leviers là comment on s'en sort parce que la fusée elle est partie la fusée elle est partie donc maintenant il faut la faire dévier de l'orbite et bien tout simplement en remettant les choses à plat sur la question sociale sur la question du travail on est je crois que la deuxième pilier dont j'ai parlé deuxième ressort qui est le ressentiment social on a moyen on a possibilité aujourd'hui de le calmer en disant écoutez sur cette réforme des retraites on retire on discute sur l'emploi le travail les retraites y compris sur le sujet de l'équipe de retraite mais on construit un vrai puisque lui je vous dis c'est sa phrase il dit peut-être une différence avec lui il cherche pas de coupable moi je cherche pas de coupable et moi je vais vous dire ce soir j'en ai assez là ça fait deux fois il y en aura pas trois on aura pas trois fait deux fois qu'on pointe la CFDT en termes de responsabilité n'aura pas 3 ça suffit maintenant mais et donc je ne point de personne mais ce qui est sûr c'est que ce qui est en train de se passer aujourd'hui dans notre pays oui ça fait monter le rassemblement national et excusez-moi pour l'instant la CFDT elle a 10 qu'elle pensait sur la réforme des retraites et la mobilisé pacifiquement les salariés elle a condamné toute violence à chaque fois qu'il y en avait et elle conteste une fois le texte adopté et peut-être une fois le texte validé par le Conseil constitutionnel juste un point de contexte tout à l'heure en première lecture sur les réformes à points ça a été adopté 49 faces a été votée par 49-3 oui et mais mais mais enfin la réforme a pas été adoptée mais le parce qu'il y a eu covid le juste pour vous pour vous dire c'est pas moi qui ai dit que le processus démocratique devait jusqu'au bout jusqu'au Conseil constitutionnel c'est le gouvernement il y a un conseil constitutionnel qui va décider et sur le fond et sur la forme de la retraite y compris sur le référendum d'initiative partagé donc on décidera ensemble mais mais vous imaginez jamais on prendra au piège la CFDT sur un comportement antidémocratique et anti républicain vous avez dit ce matin on décidera ensemble on décidera ensemble ce qu'on va faire d'abord demain soir après la mobilisation de demain et j'espère qu'il y aura un maximum de salariés et de citoyens le Conseil constitutionnel prendra ce qu'on a vu le 14 vendredi 14 et ensuite on avisera mais clairement moi je fais pas partie de ce je l'ai entendu dans la bouche des uns et des autres en disant le Conseil constitutionnel il est il est composé de tête non moi je reconnais la Légion droit et en peut-être en opportunité c'est ce que font les gens c'est ce que font les juges l'opportunité non d'abord ils ont un montant qui s'appelle la Constitution oui bien sûr mais personne n'est fait en bois t'as pas d'humain que ce soit fait en bois et donc parfois les juges quels qu'ils soient ils peuvent juger en opportunité et entendre ce qui se passe à l'extérieur Laurent Berger encore un point sur Emmanuel Macron son entourage dit Emmanuel Macron recevra les syndicats une fois que ce texte aura précisément passé dans le Conseil constitutionnel vous irez oui on ira faudra voir le la le contenu de la discussion ce qui est proposé de discuter mais la CFDT elle a jamais fait la politique de la chaise vide elle le fera elle le fera jamais pour une raison simple c'est que notre responsabilité c'est d'aller partout où on peut faire bouger les choses au bénéfice des ce matin et on va pas enfin tu veux malgré ce qui s'est passé ce matin à Matignon oui mais encore une fois Matignon il y a une discussion on était en désaccord la réunion a duré une heure il y avait personne s'est tapé dessus donc vous avez proposé une conférence sociale justement c'est à la place de la médiathèque au sein de l'intersyndicale tout sanctions est-ce que la conférence sociale c'est plus quelque chose dans l'intersydicale quand on en a parlé tout le monde était d'accord pas sur le timing en revanche le tamis c'est autre chose mais sur le principe tout le monde était était d'accord et vous savez ce qui est important à la fin c'est que c'est 64 ans il ne s'applique pas dans l'état moi je suis frappé d'une chose je l'ai dit à la première Mini ce matin je reçois un nombre de mails un calcul à qui disent notamment de ceux qui vont être impactés par la réforme très très vite très vite et parmi les causes de ressentiment c'est ce sentiment que un projet de vie qui était à peu près prévu parce qu'on a les parties en octobre novembre décembre janvier il va être bousculé alors vous allez me dire mais c'est trois mois de plus moi aussi si je travaille ici ou ma fonction actuelle trois mois de plus que ça peut faire mais c'est pas la réalité c'est pas comme ça que le les travailleurs et travailleuses certains ils avaient prévu de partir dans un an ils vont faire 6 ou 9 mois de plus et ça et bien je suis désolé ça crée du ressentiment et donc moi ce qui m'intéresse c'est que ça s'applique pas Laurent Berger tout à l'heure on vous interroge sur ses propos de l'entourage d'Emmanuel Macron qui sont à votre égard vous dénombriez deux attaques contre vous et vous disiez ça m'énerve il n'y en aura pas trois calme j'appelle j'appelle à garder ces nerfs j'appelle le président de la République à ne pas se lancer des petites phrases sinon quoi mais sinon sinon il l'ensemble des organisations syndicales chez nous on n'est pas dans un combat politique enfin il faut comprendre quand même une petite affaire personnelle entre la CFDT il y a pas une affaire personnelle il y a pas Emmanuel Macron qui voit avec Laurent Berger François Hollande parce que vous avez beaucoup du message ça relève de la psychanalyse c'est pas mon problème c'est pas mon problème non mais franchement je veux dire faut arrêter on est plus on n'est pas dans la cour d'école moi je suis pas dans un combat politique tout le monde me demande je vous ferai quoi après je ferai après ça combat politique donc c'est faut arrêter c'est c'est au bout d'un moment je crois que c'est quoi le rôle d'un président de la République dans un moment de crispation et de crise on traverse aujourd'hui c'est d'apaisé non et on apaise comment on appelle en respectant ces interlocuteurs demandez à Madame borne si on l'a pas respecté ce matin demander à Madame borne s'il y a s'il y a eu des mots blessants etc des désaccords exprimés bah oui on est dans un démocratie mais pas des mots blessants Laurent d'abord n'a jamais eu de mots blessant à l'égard à l'égard à l'égard des organisations syndicales donc il faut garder il faut garder voilà il faut parler du fond Bruno vous interroge sera Emmanuel Macron vous parlez d'Elisabeth borne votre dernier contact avec le président de la République que ce soit au téléphone ou de visu c'était quand 7 décembre le rendez-vous secret le fameux rendez-vous secret bah qu'il est pas resté après quel souvenir vous gardez de ce rendez-vous là ce rendez-vous là ont été pas tout seul très clairement on a dit au président de la République d'aller à 64 ou 65 ans c'était une folie que ça allait créer un gros mouvement social et beaucoup de ressentiments et lui il nous disons NON NON de toute façon j'irai voilà et en tant que responsable syndical de la premier syndicat de France quand vous regardez ce qui se passe à l'étranger que vous regardez vos collègues syndicalistes européens vous dites pas on est quand même un peu hors sol qu'on veut maintenir la retraite à 62 ans lorsque tout le monde est en train de passer 67 en Espagne vous savez je suis le président de la Confédération européenne des syndicats donc j'ai rencontré la semaine dernière pépé Alvarez les secrétaires générales de l’eau qui a sorti une très belle tribune aujourd'hui dans un journal espagnol expliquant la comparaison entre ce qui s'est passé en Espagne ce qui se passe en France ils viennent de trouver un compromis le compromis il a été construit dans un vrai dialogue social dans un dans une vraie discussion avec le gouvernement de Pedro Sanchez tout l'inverse de ce qui s'est passé ici et donc ça c'est le premier point le deuxième point c'est c'est on a beau jeu de comparer les systèmes européens mais les systèmes européens ils ont un seul âge nous avons deux âges 62 et 67 ans l'âge de la décote en Europe ailleurs c'est l'âge dont on parle c'est pas l'âge légal c'est l'âge de la décote regardez ce qui se passe en France on a un âge légal à 62 ans là j'effectif c'est 63 ans et deux mois et progressivement on ira au 64 ans merci la réforme précédente avec Jean-Marc Ayrault et Marisol Touraine on l'a construit comment dans le dialogue social et toutes les organisations syndicales et vous vous demandez à l'époque Jean-Claude Mailly par exemple il y avait des discussions il y avait des accords ou pas des accords il y avait accord ou pas accord à la fin la CFDT était d'accord parce que il y avait aussi la pénibilité qui a depuis été remis en 2017 mais il y a eu un vrai dialogue social qui sait pas opéré là il sait pas opéré donc chez nous ça va progressivement vers 63 ans et demi 64 ans etc là j'effectif dans les autres pays européens quand l'âge est à 65 66 quand vous regardez là j'ai effectif de départ c'est plutôt c'est plutôt c'est donc on se rapproche à ce moment-là et puis il y a d'autres éléments qu'il faut prendre en compte il y a la question démographique et pas la même d'un pays à l'autre il y a la question aussi de la construction du fonctionnement des régimes de retraite qui sont pas exactement communs donc moi j'aime bien on fait des comparaisons européennes souvent c'est très intéressant mais enfin par exemple on nous vante le système des retraites allemands parce que ça serait 65 ans 66 ans 67 ans c'est beaucoup plus tôt en alge effectivement de départ on nous a jamais fait on nous a jamais permis d'aller à la cogestion à l'allemande dans les entreprises Laurent Berger on prend on prend des trucs et puis on prend pas tout Laurent Berger si la loi est promulguée c'est quoi la porte de sortie de cette crise mais il y a peut-être qu'il y aura pas de part de sortie peut-être qu'il y aura pas de porte de sortie que cette loi sera promulguée que elle s'appliquera plus de mouvement social il y a plus la CFDT dans le mouvement social on continuera à dire ce qu'on pense de cette loi et de toute façon il y a les décrets qui seront qui devront été créés qui sont extrêmement importants parce que quand on touche décret on touche à la vie réelle des gens vous savez à la façon dont ça s'applique et c'est fondamental et évidemment qu'on va pas si vous me demandez si dans 6 mois il y a toujours une manifestation par semaine la réponse est non si vous dites pas de porte de sortie ça veut dire que la loi s'applique et que vous avez perdu si c'est la question qui était posée si elle si elle est promulguée moi ce que je vous dis c'est que demain il y a encore une journée mobilisation et je et la semaine d'après il y en aura potentiellement une autre et que c'est à ce moment là qu'on verra et moi je pense qu'il faut demain qu'il ait un maximum de gens dans les rues de façon pacifique pour continuer à trouver maximum de gens dans les rues demain c'est la même question il y aura beaucoup de monde dans les rues il y aura beaucoup de monde et et vous qu'est-ce qui se joue de vous mobiliser encore moins que la semaine prochaine là vous voyez quand même le déclin du mouvement et vous vous dites c'était manuel Macron qui est en position de force nous avons perdu ça va c'est comme ça qu'il faut pas lire cette journée de la République se vit en situation de force aujourd'hui dans un pays qui rejette qui rejette la réforme à ce niveau-là avec autant de mobilisation dans les rues avec autant de contestations et avec une cote de confiance dans dans le président de la République qui est aussi basse chacun chacun fait sa propre appréciation mais je trouve ça bizarre c'est que la contestation est toujours aussi forte et si elle ne l'est pas demain mais elle le sera demain vous dire la contestation est aussi forte la semaine dernière elle avait moins de monde dans la rue et pardon quand on regarde les taux de grévistes quand on regarde par exemple les prévisions de la RATP à la SNCF c'est un des thermomètres qu'on a en main aujourd'hui on voit que ça baisse il dit pas tout d'abord parce que vous avez jamais le taux de révise dans le privé dans ce mobilisation là le taux de grévise je suis prêt à j'espère qu'il y aura des études sur le sujet le taux de grévise dans le privé il a été historiquement haut moi je connais des employeurs de petites entreprises de 150 ou de 100 salariés qui ont eu 10 15% de leur salarié qui sont sortis à certaines journées mobilisation le deuxième point c'est que ces mobilisations c'est vrai il y a eu des points hauts le 7 mars le 31 janvier le 7 mars le 23 mars avec trois dates qui étaient toutes les trois chiffres de la police plus fort que toutes les mobilisations organisées depuis le début des années 80 et puis des fois des moments plus faibles pourquoi tout simplement parce que ça pèse sur le pouvoir d'achat des salariés et donc demain je pense qu'on repartira à la hausse par rapport à la manifestation de la semaine dernière on reconnaissez que le pays n'a jamais été à l'arrêt contrairement aux mots d'ordre que vous aviez annoncé l'aspect dernière dans la fonction publique territoriale c'est trois et demi pour cent en fonction publique encore une fois moi je crois que dans un pays démocratique l'expression démocratique est une manifestation pacifique partout en France parfois dans des villes dans des villages je vous le dis ça ça devrait être suffisant pour répondre à cette préoccupation et que la grève on n'a jamais appelé à la grève générale tout simplement je vais vous dire pourquoi parce qu'il suffit pas d'appuyer d'un bout sur un bouton pour que la grève générale se déclenche et quant à la France au blocage etc excusez-moi de le dire mais quand on a démarre on a fait cette déclaration interditale le 10 janvier pour lire on a dit regardez ça va être le bordel ils vont bloquer le pays et il y aura de la violence on n'a pas bloqué le pays est-ce qu'il y a quelqu'un en fait en février période congés scolaire qui n'a pas pu partir en vacances à cause de du mouvement social non justement donc il y a une grande responsabilité c'est important et justement vous parlez des vacances de février mais il y a aussi les vacances de Pâques ques qui avec la première zone qui commence ce week-end est-ce que vous pouvez assurer au français que là aussi il y aura pas de blocage aussi dans les champs professionnels mais mais regardez il y a encore un sondage aujourd'hui qui dit que la cote de confiance des organisations syndicales elle est à 50% que le soutien à la mobilisation il est à 68%. c'est pourquoi tout simplement parce que je crois qu'on l'a fait de façon responsable donc on continue sur cette ligne là et et je pense que c'est la sagesse démocratique qui voudrait que le Président de la République au bout d'un moment au lieu de faire des petites phrases de Chine il devrait se dire oui mais quand le président dit que vous êtes jamais rentré dans le compromis admettait quand même que vous refusez ce qui était dans son programme présidentiel et 64 ans et et lui certes il veut pas retirer sa réforme mais enfin bon vous êtes comme chacun dans votre couloir et vous rencontrez jamais mais avec ces positions là la vôtre et la sienne on n'a pas trouvé le compromis c'est ça que vous voulez faire dire vous en voulez aujourd'hui parce que sur les 64 ans vous n'en voulez pas c'est dingue bien sûr qu'on en veut on a fait quoi depuis le début on a été discuté on leur a fait des fois la situation c'est pas un retour c'est la situation actuelle 62 c'est pas un retour la loi elle est pas promulguée donc c'est resté à la situation actuelle de regarder les inégalités dans le système de retraite de construire un système universel des retraites en gros tout simplement ce que disait le président de la République qui a changé qui a changé depuis 2017 pas la CFDT pourquoi ou tout à l'heure vous disiez enfin disons n'a jamais appelé à mettre la France à l'arrêt c'était vrai que c'était plutôt dans la bouche de finir sur un bouton et ça n'a pas eu lieu comment vous expliquer que cette grave générale que certains appelaient de leur vœu n'a pas eu lieu dans ce mouvement social est-ce que vous voyez comment je vais toutes les semaines rencontrer des militantes et des militants CFDT des salariés quand vous posez la question leur détermination elle est intacte quand vous posez la question est-ce que vous êtes prêt à faire cette huit jours de grève et que vous êtes dans le secteur du nettoyage vous savez par exemple pour garder les cortèges à Paris mais ailleurs c'est pareil mais moi je redescends à chaque fois le cortège FDT regardez les professions qui sont là les gens de l'agroalimentaire du bâtiment les gens de l'hôtellerie restauration d'une nettoyage de la sécurité privée de la grande distribution etc dans ces secteurs là les salaires sont déjà bas lorsque vous dites à quelqu'un vous allez faire 8 ou 10 jours de grève ça ne fonctionne pas ça ne fonctionne pas donc ça veut dire que c'est méthode d'expression le mode d'expression c'est la mobilisation dans la rue mais moi je trouve que ça ça pose un problème quand même que quand il y a une telle mobilisation sur la durée il y a pas écoute de ce des gens c'est ce qui manifeste c'est la c'est là je suis désolé de dire comme ça mais c'est la France profonde du travail c'est regarder les chiffres de mobilisation parce que ça dure parce que trois mois C'est long comme vous le dites si bien il peut y avoir une usure dans la rue évidemment parce que même demain quand les gens vont venir ils vont être en débrayage ils vont être en grève effectivement c'est compliqué mais il y a ça reste très haut historiquement haut le gouvernement joue là-dessus joue sur cette usure oui je pense oui je pense ça s'appelle pour vous bah c'est dans votre bouche mais oui ça s'appelle activer le ressentiment mais on peut vous en êtes aujourd'hui on a le sentiment quand même encore ce matin si vous même qui mettez pour venez sur la question de la décision du Conseil constitution attendu le 14 avril parier comme un énormément sur cette décision or bon jamais je crois dans l'histoire un texte a été entièrement retoqué par le Conseil constitutionnel vous emmener un peu tout le monde dans le mur avec cette affaire là non pas du tout d'abord on emmène personne qu'est-ce que vous faites après le 14 bah d'abord le 14 n'est pas passé premièrement deuxièmement le texte potentiellement il peut être autoqué sur certains aspects qu'elle n'avait pas figurer dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale l'index seniors le CDI senior et des mesures qui peuvent concerner par exemple les agents publics en tenant compte des contractuels pour les carrières actives etc ce qui c'est extrêmement important pour les gens concernés si c'est le cas c'est à dire que la réforme serait encore plus déséquilibrée je l'ai dit d'ailleurs à la première ministre ce matin dans ces cas-là il y a un article 10 qui prévoit que il puisse être décider que ça repartent au Parlement nouvelle délibération une nouvelle délibération belle sortie de crise et on se met autour de la table on construit une conférence sociale sur le travail sur les retraites sur l'emploi on prend le temps nécessaire en quelques mois pour travailler un compromis social et c'est parti mais il y a une autre solution une autre sortie de crise via le Conseil constitutionnel c'est le référendum de la loi absolument on pourra avoir un comment dire une situation un peu complexe effectivement où la loi s'appliquerait mais avec en attendant le référendum d'initiative partagé était retenu par par le Conseil constitutionnel la sagesse là pour le coup de l'exécutif du président de la République ce serait de mettre sa loi de ne pas la promulguer avant la fin de cette initiative de 9 mois et ensuite charge aux uns et aux autres de recueillir les 4,8 millions c'est possible comme ça de recueillir de collecter quatre pages 10% sur ce sujet là j'en suis intimement parce que je ne fais pas 3 mètres dans la rue sans que les gens disent on n'est pas actives dans la collecte de ces signatures ce sujet c'est un sujet profondément social d'ailleurs les organisations syndicales c'est elles ont conduit la mobilisation elles ne se sont pas laissées elles ont pas laissé à d'autres le soin de conduire cette mobilisation c'est pour ça qu'elle est dire à la nups Jean-Luc Mélenchon et ses amis c'est ce que vous dites c'est à dire elle a été populaire elle a été diverses dans son dans les manifestations et elle a été transcourant j'ai envie de dire parce que les gens ils venaient parler de leur travail ils venaient pas amener un combat politique ou même pas un combat politique c'est pas notre boulot on mène un combat social et donc je suis persuadé que les 4,8 millions de signatures seraient donc vendredi prochain vous partez en campagne ça dépendra l'addition du Conseil éventuel mais vous êtes prêt après ces trois mois et quelques de mobilisation à vous dire on est parti pour des mois de campagne en tout cas si le référendum d'initiative partagé on a discutera au sein de la CFDT mais c'est clair que je sens que les militants très très près à aller à aller recueillir des signatures est-ce que ça veut dire vous ne retournez pas la table des négociations en Matignon pour discuter des autres sujets ils sont importants je suis pas le seul à l'avoir dit ce matin à Matignon on vient on viendra discuter de ces sujets là les organisations patronales qui ont elles-mêmes été reçues cet après-midi ont demandé à la première ministre de vous laissez négocier ensemble de vous laisser le temps de négocier social on a continué à discuter avec les organisations on a un accord sur le partage de la valeur on a on est en train de travailler sur un accord sur le dialogue social sur la transition écologique dans les entreprises on continue de travailler avec les organisations patronales vous savez la CFDT la pas changé elle croit toujours au dialogue social et 3 toujours au compromis et croit toujours à négociation collective et pour ça peut changer quand même non il n'a pas changé vous manifestez mais c'est pas nouveau que vous l'avez faites tous vos prédécesseurs non c'est pas vrai en 2010 c'était le même chose une fois Laurent c'était la même chose et la CFDT n'a pas changé elle est fidèle à ses orientations collectives qui sont on recule pas l'âge légal de départ en retraite et donc je crois que jamais mes prédécesseurs ont été soumis à une telle à un tel une telle surdité de l'exécutif le Robert nous reste peu de temps puisqu'on parlait de la journée de demain il y a toujours enfin en tout cas on le voit de plus en plus il y a des images des manifestations est-ce que vous le craignez particulièrement pour demain et surtout comment vous l'expliquez comment vous expliquer ce retour de la violence d'abord moi je la condamne ce condamne toute forme de violence sur les biens ou une personne et je conviens y compris la violence la violence symbolique ça c'est clair et net et ça a toujours été clair pour la CFDT les premières mobilisations qu'on disait se passer évidemment très bien dans certaines villes notamment à Paris il y avait déjà des blagues blocs en fin de manifestation parfois au cours voilà il y en avait moins je pense que il y a à la fois des des Black Blocs c'est une réalité on maîtrise assez mal j'ai entendu tout à l'heure que c'était des gens qui étaient manifestations normales manifestants normal puis tout d'un coup tu viens bla bloc moi ce que je constate les black-bocs ils en veulent des fois autant au journaliste au syndicaliste que à la police donc c'est pas par quoi ils sont animés mais donc il y a une violence de ce type là il y a eu on a vu depuis les l'émergence du 49-3 aussi des des des mobilisations plus spontanées qui étaient pas toute violente mais pour le une certaine qu'il l'était donc moi je ne crains pas plus que d'habitude mais je le crains en général tout le temps depuis le début et donc il faut tout faire pour une d'abord être très clair sur le message faut que ce soit non violent il faut tolérer aucune violence de faire en sorte que le maintien de l'ordre se fasse de façon proportionnelle parce qu'on a aussi vu malheureusement ces derniers temps des des images qui étaient choquantes policières d'ailleurs à ce sujet ou pas entendu parler violence policières je vous parle de tout simplement ce que j'aime pas les généralisations mais il y a eu de la violence de la part de certains policiers dans dans certains de fin de manifestation voilà parce que sans doute c'est pas simple mais mais il y a des images qui ont été particulièrement particulièrement préoccupante donc moi je souhaite qu'une chose c'est que la manifestation c'est l'exercice d'un droit démocratique il faut l'exercer dans le cadre de notre démocratie qui est en violence pourquoi vous la signature je le dis franchement de toute façon mais c'était juste pour savoir elle a été pardon ça pouvait déboucher s'il y avait 500 000 signatures sur un débat au Parlement la commission des lois aujourd'hui à classer cette pétition mais très clairement c'est pas tellement ce sujet de la pétition qui me préoccupe c'est des images qu'on a vu qui sont préoccupantes et qui nécessitent qu'il y ait pas anormal que pour les forces de l'ordre qui sont soumis à rue de pression parfois il y a aussi des dispositifs de contrôle et de et de et de régulation et qui a eu des il y a eu des plus que des dérapages ces dernières semaines et qu'il faut il faut il faut faire la lumière sur sur ces dérapages on a entendu certains syndicats certaines voix dans le monde syndical dire que ces violences pouvaient arranger aussi d'une certaine manière le gouvernement parce que ça dissuader un certain nombre de personnes d'aller manifester en famille etc est-ce que c'est aussi l'état d'esprit dans lequel vous êtes faire la procès de la violence vous savez moi j'aime pas tellement dire la violence physique serait justifiée parce qu'il y aurait une violence institutionnelle s'agit pas du tout ma tasse de thé je suis très clair là-dessus j'ose pas imaginer que ce serait provoqué pour empêcher ce qui est sûr c'est que dans certains endroits on a et c'est parce que faut le dire aussi il y a des violences dans 5 6 endroits 7 8 endroits mais il y a des jours on peut même quand même Rennes Nantes et quand même des endroits très chaud c'est pas toujours les mêmes mais je vous dis qu'il y a 250 kilos de manifestations effectivement et où il y a pas de dégradation pas de violence donc il faut aussi faire attention moi demain je pense qu'il faut mettre deux trois caméras à Lannion à Ancenis à foi pour regarder on l'a fait Albi et on est présente justement mais ils vont verrez que il y a des gens totalement normaux qui manifestent dans un cadre démocratique on l'a vécu à Albi exactement et et il y avait pas besoin de services d'ordre particulier une dernière question Laurent Berger pour résumer ce que l'on vient de se dire celui qui a les clés en main ce soir c'était Emmanuel Macron bah je crois ouais forcément ouais je pense j'en suis persuadé la première ministre nous a répondu maintenant je pense que le Président de la République il peut entendre ce qui est en train de se passer dans le pays il peut je pense qu'il doit s'en préoccuper et encore une fois il doit considérer qu'il y a une crise sociale et ne lui en déplaise une crise démocratique aujourd'hui et avec un risque de monter de l'extrême droite qui est qui est puissant malheureusement merci Laurent Berger merci d'avoir été l'invité ce soir de BFM TV et donc de cette soirée spéciale qui se poursuit