Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewSud Radio· 8 septembre 2025 66 min

Cohen-Legrand / François Bayrou / Antisémitisme

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Sud Radio, le 10h mid. Mettez-vous d'accord. Valérie Expert.

Bonjour à toutes et à tous. C'est une nouvelle semaine et quelle semaine qui démarre. Nous sommes le lundi 8 septembre.

Mettons-nous d'accord autour de Jules Laurence. Bonjour. Vous êtes rédacteur en chef de Frontière.

Brissol, politologue, essayiste, vous avez publié avec Frédéric Dab Parlons-nous tous la même langue aux éditions de l'aube et vous êtes en train d'écrire la suite. Gill Platay, maire de Chalon sur Saun, bonjour à vous. Et Serge Guérin devrait pas tarder à nous rejoindre.

Vous le connaissez, il intervient régulièrement dans les weekends de Sudradio sociociologue et qui a publié si les vieux aussi sauvaient la planète. On va évidemment revenir sur le dernier vote à l'assemblée cet après-midi. Vote de confiance.

Il semblerait quand même que François Baou soit sur le départ qui pour le remplacer. Bref, beaucoup de sujets autour de ce de ces derniers jours de François Bairrou. Et puis euh évidemment euh ce qui a aussi beaucoup animé euh euh notre weekend, c'est ces enregistrements qui ont été publiés de deux journalistes Thomas Leand, Patrick Cohen euh qui ont été euh enregistrés à leur insu, je précise, dans un café du 7e arrondissement.

Ils étaient avec deux socialistes et c'est on va on va y revenir. Je cherchais mon mot du jour. Alors, j'ai hésité entre hypocrisie parce que hypocrisie parce qu'on découvre que des journalistes déjeunes ou prennent des verres ou connaissent des des politiques, ce qui bah pour des journalistes politiques semblent assez normal.

Et puis et puis j'ai trouvé en fait une fois n'est pas coutume dans le tweet de de Jean-Michel Apati le bon mot qui était distance. C'est-à-dire que le problème dans toute cette affaire, c'est la distance qu'il n'y a pas entre ces deux journalistes et les politiques qui sont avec eux et le propos surtout tenu par monsieur le Grand qui est qui fait office de de stratège. On va réécouter dans un instant bah on peut peut-être même réécouter tout de suite un extrait de cet enregistrement même s'il n'est pas très très bon.

Paris Paris c'est d'ailleurs dans la faut voilà bon c'est pas très bon mais on entend nous on fait ce qu'il faut pour D dat avec Patrick Thomas le Grand a été suspendu de France inter pas Patrick Cohen mais aussi comme le dit Jean-Michel Apati qui ne dit mot qu' son puisqu'il ne réagit pas tellement et il y a une vraie stratégie politique ou en tout cas une oui une certaine analyse qui est faite pour ces deux hiérarques du Parti euh socialiste. Donc, avez-vous été choqué ? 0826 300.

Est-ce que la est-ce que les journalistes peuvent être neutres ? Euh est-ce que le service le fait que ce soit deux journalistes de service public aussi pose question ? Alors les réactions aussi, c'est là où je je disais hors antenne que je trouvais qu'il y avait un niveau de violence qui avait été atteint parce que parce que évidemment on s'est jeté des anathèmes.

C'est un journal d'extrême droite mais enfin oui, l'incorrect est un journal plutôt classé à droite mais est-ce que ça retire à l'intensité des propos au fond des propos qui ont été tenus ? Bah 0826 300, on attend vos réactions et vous allez réagir en plateau. Mais on va prendre tout de suite un auditeur Olivier qui nous appelle de Levalois Péret.

Bonjour. Bonjour. Bonjour Olivier.

Vous avez qu'est-ce que qu'est-ce que vous en avez pensé ? Vous avez été choqué ? Vous avez vous vous êtes dit bah oui, les journalistes et les politiques, c'est bien connu.

Il y a une conivance. Alors c'est il y a une conivance mais je pense que elle est normale. Ce qui me rend furieux c'est pas de découvrir que l'eau ça mouille.

Euh, il est évident que depuis Mitteran qui avait tout fait pour que euh il mettent sur les sur les dans le service public que des gens qui étaient à gauche. Euh et euh on est le le tout le service public est à gauche. Enfin, si vous voulez savoir ce qui se passe vraiment dans ce pays, vous regardez pas le le les journaux de de du mainstream mais ils sont tous à gauche.

Alors, des fois ils ont raison, mais souvent c'est toujours matiné de quelque chose. Et ce qui me rend furieux là-dedans, c'est pas dégouir que Cohen et le Grand sont des gens de gauche très ancrés à gauche et qui se servent de leur job pour la promotion de leurs idées. C'est que je vous fiche mon billet que quand tout ça sera retombé, rien ne changera.

C'est ça qui me rend dingue, c'est qu'on a un exemple de plus que le la moitié des journal enfin la totalité qui a dit des journalistes sur le service public sont à gauche mais même dans les administrations partout ailleurs et que rien ne change malgré le fait qu'on leur mette le nez dedans. H donc ça me rend fou à cause de ça. Et là ce qui me fait une petite lueur d'espoir, c'est qu'il s'attaque à ma Rashida Dati qui est une personne que j'adore.

Et je pense que là, comme déjà monsieur Cohen s'était fait un peu crier à mon grand plaisir, mais c'est mesquin parce que ça c'était un plaisir mesquin, euh je pense que là ils ont pas intérêt à trop taper parce que parce que là peut-être que enfin elle est capable euh de peut-être changer la donne. Mais les deux choses qui sont insupportables pour moi, c'est que un, je pense que ça changera quand même pas grand-chose et que j'en ai marre que la gauche dise qu'elle est tenante de la morale. Je n'en peux plus de la morale de gauche.

La morale est à gauche et à droite suivant le sujet. Ouais. Donneur de leçon peut-être ce qui ce qui revient.

Alors Jul Laurence vous vous avez réagi comment parce qu'il y a beaucoup de choses dedans. Il y a l'enregistrement clandestin. On a appris que Patrick Cohen portait plainte pour atteint à la vie privée.

Visiblement juridiquement ça va pas forcément tenir. Euh la source qui est l'incorrecte, donc un journal classé plutôt très à droite. Qu'est-ce que qu'est-ce que vous avez pensé de cette séquence ?

Alors, aucune surprise euh pour ma part, c'est-à-dire que euh depuis des années, je fais partie de ceux qui dénoncent le fait que le service public soit devenu une officine militante de la gauche, que le service public ne remplit plus son travail et que des personnes, des personnalités politiques, des journalistes mises en avant sont devenus des militants et se servent de cette carte de presse de journalistes justement pour faire passer leurs idées. Je rappelle par exemple des cas très précis, Patrick Cohen c'était celui qui quand même l'homme de la dénégation du réel. Vous savez, il avait dénière par exemple de de du jeune Elias la façon dont on fils son fils était mort.

Il avait fait la même chose avec, vous savez ce jeune Thomas qui était mort dans le bal de CPA. Il avait réécrit l'histoire. Et ces personnes-là, vous savez ces journalistes, ils ont jamais de sanction derrière.

C'estàd qu'ils peuvent en permanence prendre des positions mais derrière ils auront pas la responsabilité de leurs propos ou alors il y aura vous savez un droit de réponse qui sera publié plus tard et autres. Finalement, ils assument jamais leur responsabilité. Et la force finalement aujourd'hui de cette vidéo, c'est de mettre pour une fois Patrick Patrick Cohen et Thomas le Grand qui sont deux journalistes qui font un peu la pluie beance sur au service public et toujours pour la gauche face à leur responsabilité d'avoir des preuves concrètes de ces personnes-là.

Et je pense que ce qui ce qui est aussi intéressant c'est vous savez il y a cette logique politique c'estàd que depuis des années aussi ça reste public et je pense notamment aux émissions ça de Laurent Ruquet on n'est pas couché qui disait lui-même voter pour la France insoumise et ne jamais inviter le Rassemblement national il jamais dit qu'il votait pour la France insoumise. si il il a dit il a dit qu'il votait pour la France insoumise et il a lui-même en des périodes politiques dit qu'il n'invitait pas le Rassemblement national parce qu'il le considéit pas comme normal et en fait ça fait des années que des éditorialistes comme Thomas le Grand participou faire cette diabolisation du Rassemblement national à l'encontre de ce qu'est aujourd'hui la réalité du du de la politique française et son paysage électoral. Donc en fait ce service public qui ne remplit plus aujourd'hui son rôle est mis face à ses contradictions face à une vidéo qui en plus de ça on voit ils avaient tellement l'habitude de le faire.

Moi je suis d'accord que les journalistes peuvent prendre des cafés avec des politiques mais ils étaient tellement habitués à le faire en fait à ciel ouvert qu'ils en parlent fort dans les cafés et qui sont aujourd'hui dans des petites magouilles de stratèges. Donc pas de surprise pour ma part et je trouve que c'est une bonne chose que cette vidéo soit sortie. Ouais.

Alors, ils ont précisé qu'ils ne connaissaient pas Pierre Jouvet, que c'était l'occasion pour eux de le rencontrer, ce qui est étonnant parce que il tourne quand même depuis un petit moment. Thomas le grand s'il connaissait pas Pierre Jouvé, c'est qu'il sait pas faire son métier. Bah oui, parce qu'on le connaît nous-même, on le connaît.

Donc euh je sais pas les uns les autres, bah Serge Guérin nous a nous a rejoint. Vous allez sortir de votre rôle un petit peu de sociologue peut-être. Oh, il y a aussi de la sociologie derrière d'une certaine manière.

Mais euh la première chose qui me venait en tête, c'était euh vous savez, c'était Albert Londres, le prix Albert Londres, l'inventeur du journalisme d'investigation qui avait dit euh on lui avait dit "Mais quelle est votre ligne ?" Il avait dit "Je n'ai qu'une seule ligne, c'est celle du chemin de fer." Alors vous me direz, vu comment marche le chemin de fer aujourd'hui, elle est complié comme ligne.

Mais en tout cas, c'était intéressant. Donc il y a la la culture officielle normale. Alors déjà, quand on dit journaliste, c'est complexe par journaliste d'investigation, il a un journaliste plus d'éditorialisation et qui sont et quand on éditorialise de fait, on prend position.

Donc c'est un journaliste de position et c'est tout à fait euh admissible hein. Il y a il y a pas de sujet par rapport à ça. Mais donc donc il y a déjà ce premier questionnement.

Il y a un deuxième questionnement assez euh euh alors en effet il y a pas vraiment de scoop. Apprendre que ces deux personnes-là sont plutôt de gauche. C'est pas c'est le scoop extraordinaire aurait été qu'il disent qu'ils allaient soutenirati.

Là il y aurait eu un vrai truc. Bon là pour le reste ce qu' a il y a deux choses aussi que je trouvais intéressant. La première, c'est sais à l'époque de de François Mitterran quand il voulait absolument pas que sorte l'histoire de sa fille cachée.

Euh il s'était débrouillé pour que Minute qui était un un journal très marqué extrême droite mais comme François Mitteran avait beaucoup d'acintance de ce côté-là, c'était pas trop compliqué et comme c'était sorti dans minute, du coup tous les autres disaient "Ah, on peut pas, c'est une information qui vient de l'extrême droite." Là, ce qu'il y a d'intéressant c'est que je dois admettre que je ne connais pas le magazine en question. Euh ouais, j'ai jamais eu voilà mais visiblement il est pas tout à fait il est plutôt marqué mais même s'il est marqué n'empêche que ça a été quand même repris.

Ce qui prouve donc on voit aussi une évolution quand même des représentations quoi. Mais on mais on nous dit que parce que c'est un journal plutôt classé très à droite on ne devrait pas tenir compte de de de l'émetteur en fait en quelque sorte. C'estàd qu'il est décrédibilisé parce qu'il est plutôt classé à droite.

Qu'est-ce que vous montrez ? R a bien voté Mélenchon premier tour. Ah bon ?

Parce que moi je l'ai toujours entendu dire plutôt Jado. Il a affirmé avoir regretté par la suite mais il a quand même voté euh Bris. Oui.

Moi je trouve que cette cet épisode affaiblit encore une fois le service public à un moment où il est en grande difficulté. Ça c'est le premier point. service public enfin c'est c'est quand on prend France télévision euh c'est 2,5 milliards d'euros de budget et ils ont bouclé leur dernier budget le budget l'année dernière avec 50 millions de déficit.

Donc, il y a un enjeu autour de ce service public, de l'audiovisuel, euh enjeu qu'ashidati euh avait prise en en main puisque vous savez, il y avait une projet de loi qui avait été rejeté à l'Assemblée nationale mais euh adopté au Sénat sur cette réforme du du service public, de l'audiovisuel. Donc le enfin une telle séquence abîme encore une fois en tout cas ces journalistes là, ces deux journalistes abîment peut-être l'image que l'on peut avoir du service public qui est aujourd'hui de l'ovisuel qui est en difficulté en difficulté financière. Deuxièmement, il y a le sujet évidemment de la neutralité du service public.

C'est ce que vous avez souligné. C'estàd que voilà enfin nous nous sommes des contribuables, nous nous payons ce service public et nous attendons de ce service public de la neutralité service public d'audiovisuel comme d'autres services publics. Et troisièmement, moi j'attends de voir ce que va dire l'Arcom parce que vous vous souvenez dans l'affaire de Guillaume Meris avait été suite à son sketch ou ses propos humoriste qui avait fait un sketch sur le conflit israélo-palestinien.

Je vais citer euh l'Arcom. là, comme a dit euh porter atteinte au bon exercice euh par Radio France de ses missions et à la relation de confiance que qu'elle qu'elle se doit d'entretenir avec l'ensemble des des auditeurs est préjudiciable. Voilà.

Donc la cette relation de confiance, ces deux journalistes-là mettent à mal la relation de confiance entre les Français et les services publics. Je pense qu'il faut vraiment le souligner et j'attends de l'Arcom peut-être euh qu'il ait la même jurisprudence qu'il a eu à l'égard de euh monsieur Meuris. On va marquer une toute petite pause et on va se on va continuer sur ce sujet 0826 300.

Vous pouvez nous appeler réagir. Comment est-ce que vous vous avez réagi ? parce que vous avez été étonné et puis effectivement ça pose et Jules Platay vous nous vous êtes politique, vous nous parlerez des relations que vous pouvez avoir peut-être avec les journalistes à tout de suite.

Sud Radio 14h 16h Brigitte La Sud Radio. Sud-radio le 10h30 mettez-vous d'accord. Valérie Expert, mettons-nous d'accord avec Jules Laurence Brissool, Gilles Platay et Serge Guérin.

Donc Thomas Land, Patrick Cohen à tablé avec deux responsables du Parti socialiste. Jusqu'ici, c'est le boulot aussi des journalistes de de rencontrer des politiques. Le propos peut néanmoins interroger encore une fois puisqu'on parle d'une véritable stratégie qui qui est qui est évoquée par Thomas Le Grand en particulier les relations journalistes politiques ça elles sont normales et pour le coup alors effectivement peut-être que quand on ne connaît pas du tout le fonctionnement on peut on peut s'en étonner mais le le l'étonnement ne doit pas reposer sur le fait que des journalistes rencontent des des femmes et des hommes politiques.

Ça c'est normal. C'est même d'ailleurs quand on est journaliste politique le cœur du métier. Donc on doit aller chercher qu'il y ait même des relations de confiance qu'on essaie de tisser euh si elle reste distante suffisamment pour garder un peu d'objectivité, aucun souci.

Non, moi cette affaire m'a m'en a rappelé une autre. D'ailleurs, elle a été citée ces jours derniers. C'est ce qui s'est passé autour des enregistrements sauvages de Laurent Voquet lorsqu'il donnait un cours à l'Em Lyon.

C'était en 2018. Alors, soyons bien clair, hein, je veux pas défendre ce que Vok disait parce qu'il a raconté une somme de bêtises dans ce cours qui mis bout à bout était quelque chose d'absolument hallucinant. Mais à l'époque euh moi j'étais euh porte-parole des Républicains, un parti que j'ai quitté depuis, mais on avait euh le lundi matin après euh une séquence qui était carrément passée sur le le 20h de France 2 hein, sur cet enregistrement, on s'est retrouvé avec une centaine de journalistes dans la salle de presse des républicains.

Ça avait pas dû arriver depuis 1958 si vous voulez donc c'était assez incroyable et là personne personne ne se posait la question de savoir si c'était enregistré d'une manière régulière ou pas d'ailleurs depuis les archives sonores sont ressortis et monsieur Cohen lui-même avait dit à l'époque que de toute façon c'était le boulot du journaliste de récupérer tout élément qui pouvait on l'a récupéré parce que c'est c'est effectivement non on l'a pas préparé mais nous nous on l'avait on l'avait avec Juliette Ruffol sélectionné parce que parce que c'est aussi faites ce que je dis, faites pas ce que je fais et le de poids de mesure. Écoutez, on se rappelle que c'est pas un bureau politique de LR qui a été espionné, c'est pas un rendez-vous secret, une enceinte scolaire ou universitaire, c'est un endroit public. Bien sûr, la loi dit qu'on doit pas enregistrer les gens à leur insu, mais il y a une démarche journalistique, moi qui me semble tout à fait légitime et le résultat est très intéressant.

Ouais. Voilà. Donc effectivement, bon on se souvient de tout ça.

Donc après honnêtement, je trouve que c'était enfin voilà, on a défendu le bout de gras sur le fond parce qu'on était obligé de le faire comme porte-parole mais il y avait une démarche. Alors le seul problème c'est la juge saposition à l'époque des petits bouts de donc ça ça faisait un truc apocalyptique et cetera. Là c'est une séquence très courte euh même s'il y a plusieurs enregistrements que l'incorrect à publier.

Il n'en reste pas moins que moi j'y vois deux difficultés. Euh évidemment la première, vous l'avez rappelé, euh nous sommes avec des journalistes du service public, ça change complètement la donne. Moi je n'ai pas de problème avec les opinions politiques des uns et des autres, même si chacun le sait, un sondage avait été fait au moment de la présidentielle qui a permis à François Hollande d'être élu président.

Rappelez-vous, dans les écoles de journalisme, on était à 80 90 % de votant pour François Hollande. Mais à la rigueur, peu importe, c'est pas le souci. Euh, j'admets parfaitement les différences d'opinions.

Là, on est sur le service public, ça change complètement la donne. Si la si l'objectif, l'impératif de neutralité n'est pas respecté sur le service public et il ne l'est pas, chacun le sait, chacun le sent, chacun le voit et l'entend, alors effectivement la démocratie est en danger. Et derrière tout ça, c'est une crise de confiance qui vient s'accélérer, qui vient s'ajouter à la crise de confiance politique.

La confiance dans les journalistes est ébranlée et pour le coup pour tout le monde parce que tout le monde finalement est entaché par ce qui se passe là et aux yeux des Français cette corporation qui est qui est juste totalement consubstantielle à la démocratie. Il peut pas y avoir de démocratie sans journalisme et liberté d'expression mais cette corporation là en prend finalement pour tout le monde même ceux qui font honnêtement leur travail et je pense que ça participe à l'écroulement du cadre démocratique qu'on est en train de vivre. On va reparler dans un instant des sous-bresaux parlementaires et qui participent même de la ruine de la France telle que on l'a connu et telle qu'on la voudrait.

Et donc là aujourd'hui c'est un nouveau pilier qui est attaqué. Donc oui, le service public est en cause. Oui, sa neutralité est bafouée, mais surtout c'est aussi l'édifice démocratique français qui se trouve désormais fragilisé par ces cette connivance qui est juste assommante.

C'est tout à fait c'est indéfendable. De toute façon, vous vouliez revenir Serge Guérin sur le le slogan de de France France Télévision affiché sur la façade à la rentrée de France info TV. L'information n'est pas une opinion.

Oui, c'est très intéressant comme paradoxal hein. Moi, je l'avais dénoncé, j'avais j'avais posé la question au rédacteur en chef de France Info TV qui avait défendu cet argument. Mais si, l'inform tout choix est une tout choix est une opinion.

Tout à fait. Déjà premier élément, il y a des études depuis les années 85, c'était la revue médiia pouvoir qui avait commencé avec la croix et d'ailleurs c'est c'est toujours la croix qui sort tous les ans le baromètre de de confiance et c'est quand même intéressant et globalement cette année on est à 32 % de confiance dans les médias c'est quand même très faible donc euh le la seule catégorie où il y a moins de confiance c'est les politiques ce qui est quand même un vrai sujet pour notre démocratie he c'est pas j'en ris pas c'est pas positif voilà et évidemment cet événementl il contribue ou il contribuera tout le monde mettra dans le même sac, ainsi de suite. Ça c'est la première chose.

Deuxième chose, on le sait. Alors toutes les théories de sciences de communication vont dans le même sens. C'est ce qu'on appelle l'agenda.

C'est les médias qui fixe l'agenda ensuite qui font pas nécessement penser les gens comme il faudrait ou comme les médias voudraient. Par exemple, tous les médias étaient pour Mastrich et et finalement les français ont voté contre. Voyez fa des choses comme ça.

Mais en tout cas, c'est eux qui fixent l'agenda. Et en fixant l'agenda, on parle de ça ou on parle de ça, c'est de fait prendre position. Alors raison, il faut bien hiérarchiser l'information. ch plus importantes que d'autres ainsi de suite mais l'information de fait est au départ une opinion.

Ensuite euh on doit la faire connaître de manière la plus neutre possible. À partir de là chacun construit son opinion. Et ça me faisait aussi penser à grand papa de la sociologie Max Weber qui disait éthique de conviction éthique de responsabilité.

C'est le savant et le politique. C'est un des plus grands livres qui soit où il dit le savant il doit se fonder et puis il doit chercher un consensus sur la connaissance. Le politique il est toujours pris entre ces deux éthiques, ses convictions et en même temps ses responsabilités.

Et d'une certaine manière, le journaliste est du côté des politiques, c'est-àdire qu'il a il a le droit d'avoir évidemment des convictions, mais si c'est si les si les faits vont contre ces convictions, sa responsabilité c'est de donner les faits. Donc c'est aussi cette difficulté. Donc on est on n'est jamais neutre à 100 % et nous on pas journalist mais on l' pas.

Mais la première des objectivités c'est de savoir qu'on est subjectif et à partir de là on construit par rapport au métier qu'on a. Je suis enseignant, bah je vais dire des choses même si je suis même si elles me font pas plaisir. Je dis toujours, je suis ni optimiste ni pessimiste, je suis d'abord factuel.

La lucidité, la blessure la plus proche du soleil, disait René Chard. Il faut y rester à ça. C'est quand même la boussole qui devrait être celle de tout médiateur, on pourrait dire.

Sûr, je pense qu'il y a une aspiration aujourd'hui des Français à savoir où est-ce qu'ils mettent les pieds lorsqu'ils ouvrent un média. Aujourd'hui, ça c'est là où je disais hypocrisie. C'estàd qu'on découvre pas que Patrick Cohen et Thomas le on des mont un exemple du de poids de mesure justement dans le service public un exemple qui est très concret.

Vous connaissez, il y a un multimillionnaire qui s'appelle Mathieu Pigas qui est quelqu'un qui a un vrai projet politique engagé qui dit qu'il veut faire justement perdre la droite aujourd'hui faire gagner la gauche aux prochaines présidentielles. Il a d'ailleurs soutenu le NFP. Et bien Mathieu Pigas c'est tout simplement celui qui produit les émissions de C'est à vous à travers sa société Méia one fait partie des gens qui qui produisent il a des part bien sûr mais il fait partie des gens qui produisent aujourd'hui c'est à vous et Patrick Cohen.

On a d'autres exemples dans le service public. On a quelqu'un comme Renault Levent Kim qui est la personne qui a créé Brut, donc Brut, un média pour les jeunes de gauche. C'est également celui qui a créé, vous savez, cette fameuse série ce service public qui s'appelait la fabrique du mensonge qui était justement cette série qui a qui a réécrit l'affaire Lola en disant que au final le problème dans l'affaire Lola c'était l'extrême droite.

Vous voyez qu'ussi au sein du service public, vous avez aussi des actions des personnes qui sont des multimillionnaires qui en fait financent avec de l'argent et qui en fait instaurent un projet politique au sein même du service public. Donc là aussi, il y a une aspiration des Français à savoir en fait qui produit ces émissions, dans quel but, pourquoi est-ce que c'est vraiment le rôle du service public d'accueillir quelqu'un comme Mathieu Pigas qui à la fois rachète des festivals dans un projet politique, à la fois rachète des médias dans un projet politique. Je veux dire, à un moment, si on avait la même chose avec Vincent Boloric qui produisait dans service public, Pierre Eddard Sterin qui produisait dans le service public, je pense que beaucoup de français se diraient "Mais qu'est-ce qui se passe ?

Est-ce que le service public est toujours neutre ?" Ouais. Euh oui, moi je voudrais revenir sur sur ce que disait Gill, le sentiment que je partage et qu'on a et qu'on a analysé dans le livre avec Frédéric, c'est cette défiance défiance d'une majorité de Français à l'égard de ceux qui nous gouvernent.

Et jamais la dicotomie entre la politique nationale et la politique locale n'a été aussi importante, aussi forte qu'aujourd'hui. Et ce genre d'événement renforce la défiance à l'égard de de ce monde un peu parisien, politico-médiatique et je trouve que les effets les effets vont être dévastateurs encore une fois. Voilà.

Donc ça c'est le le premier point. Euh le second point, on est à quelques mois des élections municipales et à 18 mois des élections présidentielles. Et bien évidemment, pour la première fois sous la 5e République, il faut bien le souligner, on va avoir une vraie campagne de presse d'opinion.

Ouais. Mais encore faut-il que chacun se dévoile. Ouais.

Voilà. Ça c'est un principe de transparence à l'égard d'une majorité de Français. Voilà.

Qui fait quoi, quel journal a quelle opinion ? Quel média a quelle opinion ? Parce que ce sera aussi une campagne d'opinion, une campagne de médias.

Évidemment. Évidemment, on se retrouve dans un instant et on va on va revenir. Euh vous pouvez réagir he 0826 300 sur ce sur cette affaire le Grand Cohen et puis François Baou euh vraisemblablement va quitter le le gouvernement.

On y revient avec vous à tout de suite. Sud Radio, mettez-vous d'accord. Valérie Expert.

Sud Radio, le 10h midi. Mettez-vous d'accord. Valérie Expert.

Et on est ensemble avec vous sur Sud Radio pour commenter l'actualité. Les débats commencent désormais à 10h à 11h30 les médias et nous recevrons les Chevaliers du Fiel l'événement médiatique de cette rentrée sur Sud Radio. Et je ce soir je vous signale un direct Philippe David Cécile de Ménibus qui analyseront les résultats du vote de confiance.

Ce sera sur Sud Radio à partir de 20h. Enfin je pense qu'ils seront là un petit peu un petit peu un petit peu avant. Bon, on a je pense qu'on a fait le tour de cette affaire Thomas Land, Patrick Cohen à suivre.

Moi la question c'est pourquoi Thomas Land est suspendu et pas Patrick Cohen ? On peut Thomas le grand parler, il part du principe je pense dans leur défense dans leur défense qui n'a pas pris la parole mot qu'on sent et c'est voilà interrogation du moins mais bon à suivre à suivre et à voir. Effectivement ce matin Sébastien Chenu a annoncé qu'il qu'il faisait comment dit qu'il saisissait l'article 40 au procureur pour effectivement qu'il y ait une enquête pourquoi pas une enquête parlementaire sur le service public.

Honnêtement, à l'heure où le les députés ne peuvent plus voter de grande loi parce que des équilibres politiques sont ce qu'ils sont, je pense que l'Assemblée nationale se grandirait en montant une commission d'enquête. Le c'est un des grands des grandes c'est une des grandes missions du Parlement. Et là, une mission d'enquête sur la neutralité du service public de l'information mériterait tout de même poser un certain nombre de principes et de réalités sur la table.

Voilà, pour le coup, c'est le travail des parlementaires et ça me choquerait pas que ça puisse se mettre en place. Euh le sujet du jour, c'est malgré tout ce vote de confiance, François Baou a quand même fait le la tournée de de tout ce qui était possible. Peut-être pas Gully, il manquait Gully peut-être dans son dans son agenda brut.

C'est à vous le journal de 20h. Il a expliqué qu'il était là pour convaincre les Français. Malgré tout euh ce vote de confiance va intervenir aujourd'hui.

Peu de chance qu'il en qu'il en réchappe. Brisocool, comment vous l'analysez ? euh avec bah cette tournée de de François Baou pour justifier son budget.

François Baou, je me souviens au printemps, son objectif c'était d'alerter les Français sur sur endettement. Voilà. Donc il a il a il a fait campagne pendant 6 mois.

Il a hésité d'ailleurs à voter à faire un vote de confiance. C'était au mois au mois de février. Puis il a interpellé le président de la République en disant voilà pourquoi pas proposer un référendum.

Le président de la République évidemment l'a l'a refusé. Euh et puis il a continué, il s'est exprimé trois fois, je crois, au mois d'avril, en juillet et puis là tout récemment pour alerter les Français sur la situation financière du pays. Mais je pense que depuis Barnier, les Français sont au courant de la situation financière du pays.

Je pense qu'on attendait de François Berou des solutions et des propositions, surtout pour un homme du centre qui a fait carrière sur le compromis euh sur le modèle allemand. Euh et finalement, c'est un François Berou qui, moi je me suis posé la question mais qu'à-il fait au mois de juillet ? Qu'a-t-il fait au mois de juin ?

Pourquoi n'a-t-il pas ouvert des négociations avec les oppositions ? Euh et pourquoi ce vote de confiance ? Bien sûr, mais c'est le vote de confiance.

En fait, vous êtes politologue, je vous pose la question, c'est que d'où lui vient cette le vote de confiance, il y en a eu à peu près 41 sur la sous la 5e République. Alors, souvent sont des un discours de politique générale, mais pas que. Euh, on peut faire des votes de confiance sur des sur des thèmes particuliers.

Moi je me souviens Pierre Morroi qui avait été le premier premier ministre de de François Méteran en avait fait deux. Un c'était sur le sur le la la grande réforme économique proposée par François Mitteran. Un un second sur la politique industrielle.

Michel Recard en a fait, Bergavois en a fait, Alain Jupé en a fait. François Fillon a été le dernier à avoir fait un vote de confiance sur la politique étrangère de la France. Euh et tout récemment euh le dernier qui est engagé un vote de confiance euh c'était l'ancien premier ministre.

Ça a été deux fois Édouard Philippe et une fois Castex. Mais eux ils l'ont fait en ayant une vraie majorité. Là, l'incompréhension pour une major et c'est pour ça qu'on parle de la rakirie, de sacrifice.

Moi, j'aime pas le mot sacrifice mais mais en fait c'est c'est chronique d'une mort annoncée. J'ai fait les calculs brièvement pour nos auditeurs. Euh l'Union de la gauche, c'est 192 parlementaires.

Le Rassemblement national c'est 123. Les amis, les proches d'Éric Cheti, c'est 15. Donc là, on a déjà 330 parlementaires qui vont voter, qui ne vont pas voter la confiance.

La majorité est à 289. Vous rajoutez à cela une partie ou LR qui a qui a 49 parlementaires. Hier, j'entendais la moitié ne voterait pas la confiance et dans le groupe Luyotte vous en avez 23, vous en avez peut-être aussi la moitié qui ne vont pas voter la confiance.

Donc c'est chronique d'une mort annoncée aujourd'hui. Voilà. Mais mais ce qui est déceptif, c'est que euh on attendait des solutions, on attendait des propositions, on attendait un premier ministre qu'il soit en capacité de dialoguer avec les oppositions et paradoxalement ça n'a pas été le cas.

Oui, parce qu'ils étaient en vacances a dit euh François Baou. Non, mais c'est ce qu'il a dit ma formule bien sûr. François Bairou est rentré par réfraction, vous vous souvenez parce que parce que il a forcé la porte.

Il a forcé la porte. Et moi je dis il part en claquant la porte. Voilà.

Donc c'est un peu l'image que j'ai de de François Verou, c'est voilà, c'est on lui a donné sa chance. Je pense qu'il l'a espéré pendant plusieurs années. Je pense qu'il a il est toujours sur cette logique des élections présidentielles.

Mais je trouve qu'avec cette ce vote de confiance perdu, il sait qu'il est perdu. Je trouve que encore une fois ça on aura pas de budget, ça abîme la France, ça abîme le rapport des Français avec le Parlement et puis ça montre encore notre incapacité à pouvoir dialoguer ensemble. Bien sûr, je leur je pense que François Baot est arrivé en avant en ayant rien à perdre et pourtant il n'a rien fait pendant 9 mois et il appartient selon moi à cette tradition d'homme politique vous savez qu'il retrouve du courage au moment où il commence à perdre le pouvoir.

Ça veut dire c'est c'est peut-être même la jurisprudence d'arrin, vous savez d'Armanin qui lorsqu'il quitte Bovo reconnaît que devant le Stade de France, ce n'était pas des supporters anglais finalement qui ont foutu la pagaille et de la même manière qui reconnaît qu'en ayant quitté le pouvoir que finalement il y a plus de zone safe en France. Et donc je pense fait la même chose à son départ, paix à son âme. Voilà Colombe, Fran Hollande qui parle de partition et tous ces gens qui finalement perdent le pouvoir retrouvent à ce moment-là une envie politique de tenter d'essayer.

Et je pense que c'est complètement déprimant, ça casse le lien démocratique avec les Français parce que finalement les Français ils se disent "Mais qu'est-ce qu'il fait depuis 9 mois ? Il essaie de faire de la tambouille politicienne, il essaie de se maintenir au pouvoir mais alors qu'il a rien à perdre il fait même pas de politique." Et je rajoute à ça pour moi le l'élément essentiel de la fracture démocratique c'est le rapport au peuple.

C'est-à-dire que euh de avec Emmanuel Macron et lui depuis quelques mois et on entend dire que finalement aujourd'hui c'est la responsabilité des Français. Donc la dette c'est la responsabilité des Français. Les Français ils votent mal, ils ont mal fait pour l'Assemblée.

Mais pardon, mais les Français vous ne convoquez jamais leur volonté populaire, vous ne prenez jamais assis sur un référendum. Si je dis pas de bêtises, il me semble que le général de Gaulle en 11 ans, c'est cinq référendums. Depuis 20 ans, une vingtaine d'années, nous avons eu un référendum donc en 2005 et qui en plus de ça n'a pas été écouté avec Sarkozy Lisbonne en 2007.

Donc finalement euh de euh Sarkozi, on peut prendre les Chirak, tout ça, on a un référendum avec Hollande Macron. Donc on a un rapport qui est cassé en fait avec euh le le peuple aujourd'hui et on vient mettre en plus de ça la responsabilité sur les Français. Non, là je comprends complètement l'envie de dégagisme aujourd'hui qu'il y a en France.

Cette classe politique qui encore une fois en fait ne change pas. C'est la même qu'on a depuis des années qui est centriste, qui fait le qui prend le pouvoir par le centre, qui ne propose rien, qui ne donne plus de projet à 10 ans à 15 ans d'envie d'aller quelque part. Et ces ces gens-là qui de LR au OPS finalement ont pris le pouvoir ont mis en fait sur un plateau ont servi sur un plateau aujourd'hui le Rassemblement national et la et la France insoumise qui ont des projets clairs qui leur permettent eux de penser à 15 et 20 ans.

Ouais. Serge Guérin. Moi je vais je vais prendre la défense de François Bayerou.

Enfin en tout cas au tout début et ou parce que vous spécialiste c'est ça je vais venir mais première chose il a contribué alors à la pédagogie au débat en relançant la question de l'endettement et tout ça. J'avais demandé à Via Vox de me faire un petit un petit sondage et je voulais voir si jeune et vieux justement il y avait un écart sur cette question là. Globalement, je vais vite hein, les plus de 60 ans, 90 % ils ont compris qu'il y avait un gros problème et les jeunes à plus de 80 %.

Donc il y a pas d'écart. C'est intéressant, il y a pas de guerre des génération sur la question de l'endettement et du déficit. Tout le monde a compris que oui après c'est les solutions après et personne n'a compris les solutions de François.

Deuxième chose, j'aurais voulu le défendre mais à peine c'est il a remis en selle Pierre Mind France. Je j'étais intervenu une fois devant des députés, j'avais été sidéré en voyant leur regard. J'en voyais une qui me regardait disant ce nom-là me dit quelque chose mais je vois pas trop qui là aujourd'hui.

Sauf qu'évidemment il prend la posture de Mind France n'est pas Mind France qui veut c'est comme ceux qui jouent qui jouent au gaistes quoi. C'est mais n'empêche que voilà ça c'est les deux éléments vaguement positifs. Ensuite euh les en effet il a pas fait le travail qu'on pouvait attendre de sa part en disant j'ai rien à perdre et donc j'y vais.

Je dis voilà et j'essaie de discuter. La CFDT sur de choses était prêt à discuter, avancer. Il a pas du tout su aller avec eux.

Enfin, il a pas su faire de la politique s et vous savez, c'est Jean-François Robel qui disait "Le problème des politiques, c'est qu'ils ont pas de politique et lui, il est complètement là-dedans." La politique, c'est pas vouloir être nommé. La politique, c'est qu'est-ce que je fais de cette nomination ?

Et là, on a senti que le garçon était un petit un petit peu perdu par rapport à ça. Et par ailleurs, ce concours de je vais trouver qui est responsable et de finir sur les boomers, au-delà du fait que c'est ignob, en plus, c'est complètement idiot, y compris politiquement d'ailleurs. Voilà.

Et donc du coup, au final, en effet, on parle de confiance. Moi ce qui m'inquiète le plus, c'est que ça génère comme pour le débat précédent, ça génère encore plus de défiance et encore plus de d'acquabonisme quoi. Bon, en fin de compte, ils sont tous incapables.

Il y a quand même quelque chose autour de ça. Et donc ça veut dire quoi ? Après, on va s'étonner, les gens vont pas voter, bah ils vont voter pour qui, pourquoi ?

Comment ? qui a quand même quelque chose très très lourde. Il aurait pu au moins faire une pédagogie jusqu'au bout dire voilà ce qu'on peut faire ainsi de suite et essayer puisqu'il est officiellement centriste, essayer de faire que de trouver des majorités d'idées hein.

C'éit Edgar Fort qui disait il faut trouver voilà il faut trouver des majorités d'idées. Je partage avec Edgar Fort une calvici c'est à peu près tout mais bon voilà mais en tout cas c'est cétait important cit on va trouver dans cette période là où en effet il y a pas de majorité justement on pouvait peut-être trouver des majorités d'idées pour ça je me dis que peut-être qu'il faudrait avoir un gouvernement plus de technicien je sais pas une autre réponse pour c'est exactement ce que je voulais vous dire c'est peut-être on va en reparler effectivement quel quit de la suite après Bairou et puis on aura Jean-Jacques qui nous appelle de beaumont de l'Allemagne qui lui est très inquiet 0826 300 300 que va-t-il se passer après François Baï ? À tout de suite.

Sud Radio Sud Radio, parlons vrai, parlons vrai. Sud Radio, parlons vrai ! Sud Radio le 10h mettez-vous d'accord.

Valérie Expert avec vous sur Sud Radio 0826 300 que quit de la prê Bairou. Il y a peu de chance qu'il survive à son vote de confiance. On a Jean-Jacques en ligne avec nous.

Bonjour Jean-Jacques. Oui, bonjour Valérie. Bonjour à toute l'équipe de Sud Radio.

Bonjour. Vous nous appelez de Beaumont de l'Allemagne peut-être un point de géographie. Euh ça se situe dans le temps des Garon pas très loin du Gers et pas très loin de la Haute Garonne.

D'accord. Je l'aurais dit à votre accent he je l'aurais je l'aurais je l'aurais deviné. Alors euh qu'est-ce que qu'est-ce que vous en pensez vous ?

Mais disons, on retombe dans l'inquiétude parce que on n' pas de cap, donc on sait pas où on va et quand on doit gérer des entreprises et qu'on doit donner de l'avenir, on sait pas sur quel pied d'enc. Ouais. Donc quand on voit le nombre de PME et TPE qui on sont en difficulté, quand on voit les difficultés du monde agricole, euh quand on voit tout ce qui nous arrive, le Mercosour pour la partie monde agricole, plein de de problèmes qui peut y avoir à droite à gauche, l'insécurité, le vol qui augmente dans les zones rurales, euh les les la partie euh médecins qui disparaît sur les zones rurales, les pharmacies qui veulent être qui doivent être réduites, enfin Tout ça c'est on est vraiment vraiment dans un flou total et on sait pas quel cas pourra la France.

Donc c'est de l'inquiétude permanente. Ça fait 20 ans que on nous fait plonger petit à petit. Même depuis 40 ans, ça a glissé mais là dans 20 ans, on plonge rapidement.

Qu'est-ce que Qu'est-ce que vous faites Jean-Jacques vous ? Moi je suis agriculteur. D'accord.

Ouai. Donc vous êtes effectivement euh en première ligne euh dans pour ressentir effectivement ces blocages et les dysfonctionnements. Merci de votre appel Gilles Platay sur tout à l'heure Serge Garin évoquait un gouvernement de technicien.

En fait si vous voulez on peut s'interroger longtemps sur les motivations de François Berou. Est-ce que c'est un suicide politique ? Est-ce que c'est une sortie en prenant l'ensemble des Français à témoins pour préparer 2027 ?

J'aurais pu tendance à penser en connaissant un peu l'animal politique, enfin le connaissant pas personnellement mais le voyant agir depuis tant de décennies que c'est ce qu'il a derrière la tête. En gros, je prends les Français témoins et donc je serai celui qui aura dit les choses. Je je me représenterai alors oui d'une façon très malabile d'ailleurs mais enfin c'est pas un orateur et très honnêtement il enfin il a plus le même tempo que les journalistes qui l'interrogent.

Enfin c'est moi ça m'a quand même frappé sur toutes les séquences. euh il lui faut au moins 3 secondes pour formuler. Alors ça c'est c'est la vieille méthode si vous voulez hein, 3 secondes pour formuler sa pensée.

Alors peut-être qu'elle elle en est plus profonde mais en fait il y a un décalage et ça lui amène dans des moments où il accélère un peu le débit à raconter des bêtises comme pour les boomers en fin d'interview. C'est c'est cette énorme bêtise, il l'a sorti quand même dans la dernière seconde de l'interview de boulot. Donc tout ça pour dire que quelle que soit la motivation de Berérou, la vraie difficulté c'est que Berérou ou un autre, rien ne changera jamais dans le contexte politique qui est le nôtre.

Donc c'est Berrou aujourd'hui, c'était Barnier hier, la méthode, le style sont différents mais le résultat est le même. Et ça sera le prochain que monsieur Macron nommera, sauf s'il décide de de convoquer de nouvelles élections législatives par une nouvelle dissolution. La vraie difficulté, vous avez parlé tout à l'heure de majorité d'idées et ça m'a fait penser à cette phrase euh du général De Gaulle dans dans son tome 3 des mémoires.

Il parle d'Albert Lebrun dernier président de la 3e République. Il lui a dit il dit finalement euh comme chef de l'État, il lui a manqué deux choses. Qu'il y eut euh un chef et qu' fut un chef et qu'il y eut un état.

Et en fait pour une majorité d'idées, il faudrait une majorité, il y en a pas. Il faudrait surtout des idées. Alors, certains parlementaires en nom, je vais pas jeter tout le monde dans le dans la même moto, mais euh les partis politiques tel qu'ils s'organisent aujourd'hui euh ont confisqué la démocratie pour des intérêts qui sont les leurs et ils ne sont plus dans le débat d'idée.

La crise démocratique que nous vivons, c'est une crise des partis politiques qui ne représentent que même et plus les Français. Il y a eu des périodes, alors ils ont toujours été un peu comme ça, mais il y a des périodes où l'intérêt supérieur prenait le pas sur la tambouille. Là, nous sommes retombés dans une période de tambouille.

Et donc la solution peut-être, moi, c'est celle que je préconise depuis le résultat de la dissolution. La solution c'est un gouvernement technique. Je rappelle une chose, je crois que je l'avais dit d'ailleurs à ce micro il y a quelques mois.

Lorsque de Gaulle à la fin de la crise algérienne veut refonder le système politique français, il va chercher un premier ministre qui n'est pas politique qui s'appelle à l'époque George Pompidou qui est tout un politique qui n'a pas été élu qui est sur un profil très technicien. Il est devenu politique par la suite évidemment avec la carrière qu'on lui connaît. Mais cette idée d'ailleurs Deugo le dit dans ses autres mémoires, les mémoires d'espoir, je voulais un profil qui ne soit pas politique dans la situation actuelle.

Qu'on aille chercher une figure de la société civile, un grand chef d'entreprise, un grand militaire. Moi, je rêve que le général de Villier par exemple arrive à Matignon, mais ça mettrait tout le monde devant ses responsabilités parce que lui n'a pas de compte à rendre à des organisations partisanes. Vous voyez bien qu'en fait dans la situation telle qu'elle est, il faut trouver une autre solution.

Elle ne peut pas être politicienne. Bah on on on verra euh on verra la suite. Alors, vous évoquiez euh la façon dont François Baïou s'exprimait et parfois ce qui lui fait dire euh des conneries.

J'ai pas d'autres mots. Jules Laurence, c'est votre coup de gueule. Euh ou bien sûr, moi ça a été vraiment ce qui m'a le plus énervé finalement de de tout le weekend.

Alors, je vais replacer un peu le contexte lors d'une interview à Brut. brut, c'est un média 1825 digital qui est vraiment ancré à gauche et notamment sur la question de ce qu'ils appellent les bavures policières, c'est vraiment leur fond de commerce. Et François Bairou lors de cette interview, il a reconnu l'existence de contrôle d'identité aux facièes face aux journalistes.

On va écouter, on va l'écouter c'est super. Les jeunes ont évidemment des choses à dire sur ce point. C'est vrai qu'il y a plus souvent des contrôles selon la situation, le quartier, la couleur de la peau.

Je dis pas le contraire mais je je pense que les forces de sécurité sont vitales pour un pays, vitales pour sauver des gens tous les jours chez nous. Des contrôles au faè, c'est ça quelque part ? Oui, sûrement.

Je n'ai je n'ai pas de doute que qu'un certain nombre de jeunes dans certains quartiers sont contrôlés plus souvent que d'autres jeunes dans d'autres quartiers. Et pour moi finalement et dans la continuité de notre discussion sur la déconnexion finalement de ces élites. Alors je trouve ça déjà d'une hypocrisie incroyable et absolument insupportable parce qu'on est quand même sur un personnel politique qui est largement protégé par la police qui bénéficie de voilà de de sécurité.

C'est comme la France insoumis vous savez les députés Thomas Por qui en permanence insultent la police et en même temps bénéfici d'une protection policière. Ça je trouve ça insupportable et il y a aujourd'hui avec des propos comme cela finalement un continuum de la détestation de la police en France. Vous partez de la France insoumise qui dit que la police tue partout jusqu'à aujourd'hui euh Ouais, pardon comment il s'appelle ?

Bairrou qui j'en perd son nom pardon, j'ai déjà oublié qu'il était premier ministre. Bairrou qui lui va jusqu'à dire que finalement il y a des contrôles au faciè et c'est absolument insupportable parce que là il s'adresse à la jeunesse, vous savez, dans ce média aujourd'hui de gauche. D'autant que je ne suis pas sûr qu'il tiendrait ces mêmes propos aujourd'hui si jamais il se présentait devant Gill Boulot par exemple au TF1.

Je pense qu'il y a aujourd'hui une même une adaptation du discours en fonction des médias, ce qui je trouve est est absolument insupportable. Et là où je je vais encore plus loin, c'est vraiment sur cet aspect aujourd'hui de dire que la police en fait du contrôle au faciè. C'est vraiment mais méconnaître ce qui'est aujourd'hui l'institution policière.

Premièrement, la réalité du terrain. La réalité du terrain parce que la police en fait, elle intervient là où il y a des problèmes dans les zones à risque. C'est elle va là où il y a du trafic de drogue, là où il y a de la délinquence, là où il y a de la criminalité.

Il faut rappeler et puis parfois elle intervient aussi dans des zones où il y a moins de risque où il y a moins de risque. Mais mais mais non, mais il y a des gens qui se plaignent parfois d'être contrôlé en disant "Oui, bon ok, moi je j'ai je vais peut-être passer au feu orange, mais il y a des délinquants à côté." Ça c'est ça ça c'est vrai évidemment mais mais et là où là où en plus de ça je trouve ça absolument insupportable c'est cette représentation qui va donner de la police qui serait en fait en en lâme de fond d'un point de vue idéologique une police vous savez finalement blanche qui va elle-même aller interpeller les personnes qui seraient noires ou arabes dans les quartiers.

Mais pardon, mais en fait il y a plus de diversité aujourd'hui dans la police qu'au sein du modem ou au sein de la France insoumise. C'estàd que c'est vraiment mais c'est méconnaître aujourd'hui ce qu'est la police aujourd'hui. Vous allez en scène Saint-Denis.

Euh moi je connais beaucoup de personnel de la BAC en scène Saint-Denis mais c'est des noirs qui sont policiers qui sont fiers de porter l'uniforme et qui arrêtent effectivement parfois des personnes qui sont noires ou arabes. Pas toujours mais enfin je veux dire c'est méconnaître sa propre institution. Donc il y a une hypocrisie incroyable.

Il y a une déconnexion et en plus de ça, il y a une irresponsabilité qui lui est propre sur ce sujet à légitimer ce continuum aujourd'hui de détestation de la police qui part finalement de la France insoumise jusqu'au modèem. Ouais. Réaction.

Ah ben entièrement d'accord. Enfin, je pense que j'avais pas entendu la séquence hein. Donc je réagis à Chou.

Euh je pense que euh enfin il est il est en train là aussi d'essentialiser euh des choses qui sont beaucoup plus pratico-pratiques sur le terrain. Nos policiers vont là où les problèmes se posent et et ils se posent partout hein, soyons bien clair. La montée euh de la de la criminalité n'est pas simplement l'affaire de certains quartiers, elle est aussi dans les centres-villes.

Vous avez vu ce qui s'est passé peut-être ce weekend à Dijon qui est la capitale de ma région où des fusillas dont eu lieu et visiblement des règlement de compte sur le fond de trafic et donc la police n'a pas se demandé quelle est la couleur de la peau. Elle intervient et donc je pense que c'est grave. Alors ça rejoint effectivement ce qu'on a dit.

Je pense que monsieur Berou perped en terme de communication ça c'est clair. En tout cas c'est manifeste depuis une semaine mais c'est grave parce que deux surcroit et c'est c'est et la préoccupation que nous avons lorsqu'un événement survient il laisse toujours des traces dans l'opinion. Et ne faut pas croire que une parole retombe dans l'oubli immédiatement.

Non, elle nourrit, elle sera reprise notamment par les filles qui évidemment il fera son beurre en disant "Regardez même Beou est d'accord avec nous contrôle au faciè et cetera." Donc racisme de la police. C'est ce que ça veut dire quand on déconne un petit peu tout ça.

Donc c'est gravissime. Donc je pense qu'effectivement il y a une séquence qui est en train de se terminer. Alors ça veut pas dire qu'il y aura moins de bêtises qui se débiteront après monsieur Berérou, mais là on est arrivé quand même en limite d'exercice.

Bon on va on on va se retrouver après les infos et on va revenir sur vos coups de cœur et vos coups de gueule. On va parler de la taxe sur les pourboirs et puis euh avec vous Gill cette jus de 4 française qui a refusé de serrer la main de son adversaire israélienne. À tout de suite après les infos.

Sud Radio. Mettez-vous d'accord. Valérie Expert avec vous sur Sud Radio pour commenter l'actualité avec Jules Laurence rédacteur en chef de frontière brise colle politologue essayée co-auteur avec Frédéric DBI de Parlons-nous tous la même langue par aux éditions de l'aube Gill Platay maire de Chalon sursaune et Serge Guérin sociologue.

Et je rappelle votre dernier livre et Si les vieux sauvaient la planète qui est par chez Michalon, je vous rappelle que les débats commencent à 10h et à 11h30 les médias avec Gilles Gzman et aujourd'hui les Chevaliers du fiel. On va continuer notre tour de table de ce qui a retenu votre attention. Bris, c'est un coup de gueule.

Bris ce Moi j'ai failli tomber de ma chaise ce weekend. Non sérieusement est-ce que vous saviez que le gouvernement avait songé envisagé de taxer les pourboirs ? des serveurs et des serveuses de voilà des professionnels de la restauration.

Euh hallucinant, on est dans un contexte quand même budgétaire particulier. On parle beaucoup d'inégalité, on parle de pouvoir d'achat, de difficulté de recruter et Bercy et la créativité de Bercy envisager de taxer les pourboirs. Donc c'est moi j'ai trouvé ça vraiment scandaleux.

Enfin, les pourboirs ne sont pas des privilèges, c'est juste une reconnaissance du service par le client. Et comme le dit euh très justement euh Thierry Marx, il a dit "Mais ils veulent instaurer une taxe sourire et ça c'est inadmissible." Ouais.

Non mais c'est insensé. C'est insensé. Et donc mais ils le ils le feront pas.

Non, finalement je pense qu'ils ne le feront pas. Mais même comment ils peuvent le mesurer puisque par essence d'acc pour boir n'est pas déclaré. Donc alors si parce que maintenant désormais vous pouvez comme aux États-Unis, on vous demande si vous voulez payer par carte le pourboire qui sont de moins en moins nombreux en de moins en moins nombreux. en moyenne, c'est 40 € par an, pas à Paris, mais voilà, ailleurs 40 € de de par mois, excusez-moi, j'ai une bêtise.

Par mois de pourboire, ce qui est très très peu, très peu. Mais à un moment où vous avez une perte d'attractivité de ce métier, on cherche des des serveurs et des serveuses partout où on a une éion du pouvoir d'achat, est-ce que c'était vraiment le moment d'imaginer cette nouvelle taxe sourire ? Je ne le crois pas.

T ce sourire en plus le nom le nom c'est Thierry Marx c'est pas moi. C'est c'est assez assez invraisemblable. Gill vous c'était un coup de gueule aussi ?

Ouais c'est un coup de gueule c'est un coup de gueule qui devrait pas arriver dans un domaine qui est censé réconcilier les nations, les individus entre eux. Euh c'est un une jeune judocat championne de France dans sa catégorie junior de moins de 63 kg. Doria Boursas. hm euh qui est qui est un modèle parce que elle a un parcours fabuleux, elle vient de quartier difficile et issu elle-même de l'immigration.

Enfin, il y a vraiment un parcours euh dans lequel des jeunes peuvent s'identifier et qui se retrouve en compétition championnat d'Europe euh en quart de finale à Bratislava ce weekend. C'était vendredi exactement euh contre une athlète israélienne et euh au moment du salut, alors vous savez que le salut est réglementé en matière de judo. Donc on se salue d'une manière rituelle et l'usage qui est pas obligatoire certes, mais l'usage c'est qu'on se sert la main et au moment où la française a salué, elle tourne immédiatement le dos à l'athlète israélienne et part en laissant l'autre la main tendue sans sans lui répondre.

Donc on est dans une 1e manifestation euh d'antisémitisme. Il faut dire les choses comme elles sont. Et là, on voit bien que euh cette ce vent mauvais est en train de souffler sur notre pays euh d'une manière absolument irresponsable et particulièrement dangereuse.

Donc euh et touche surtout la politique, c'est déjà odieux quand des partis comme lesfi donnent prise à ces idées nausé abonde au nom de l'antitionnisme. On sait très bien comment les choses se passent. On dit finalement "Mais non, nous ne sommes pas contre les Juifs, nous sommes comme Israël, contre Israël et cetera." Et on voit bien comment tout ça dévie vers le retour d'un antisémitisme qui devient quelque part enfin qui essaie de de se trouver une espèce de de propreté alors que il reste une idéologie nausée à bone.

Et c'est sans doute la plus vieille idéologie, en tout cas depuis 2000 ans qui a fait le plus de morts en fait dans l'humanité. Et donc là dans le sport, une gamine de 19 ans, une championne qui porte notre drapeau et dont on pourrait être fier se comporte d'une manière totalement irresponsable et honteuse. Pour le moment, alors c'est bien évidemment en ce moment euh tous les ministres sont un peu en train de faire leur carton.

Là, je pense que des rouleaux de scotch sont sortis et et les entreprises de déménagement sont déjà prévenues. Mais il me semble quand même que du côté du ministère du sport euh des sports, pardon, on devrait avoir une réaction. à ma connaissance, au moment en tout cas je suis rentré dans votre studio, cette réaction n'avait pas encore eu lieu.

La seule réaction officielle que j'ai vu, c'est celle de l'ambassadeur d'Israël qui a dit "Écoutez, là ça dépasse les bornes. Il faut absolument que des des des choses se passent parce que petit à petit, on est en train d'insinuer, d'instiller dans l'opinion publique que ces choses-là, finalement parce qu'elles sont répétées finiront par devenir habituelles." Et c'est ça le grand risque.

On a déjà dit ici, on a eu des débats ici sur cette montée de l'antisémitisme. Moi, je veux bien que monsieur Netaniaah n'est pas à assimissé dans la vie intérieure politique française, mais quand il dénonce une montée de l'antisémitisme en France, il ne fait que reprendre une réalité hélas statistique. Depuis le 7 décembre, les actes antisémites explosent dans ce pays et ce qui s'est passé avec cette entlette française vendredi est un acte antisémite. appelons les choses par leur nom.

Voilà, donc c'est vraiment le coup de gueule mais c'est un coup de gueule avec cet exemple parmi tant d'autres et hélas la réaction officielle n'est pas assez forte aujourd'hui. Elle devrait débarquée immédiatement. Voilà, elle a refusé, le jour même elle devrait débarquer.

Et là, le weekend a passé et personne du côté du gouvernement n'a encore réagi. Ouais, mais c'est c'est effectivement moi aussi ce qui m'a un peu ce qui m'a frappé ce qui me frappe ces derniers temps, c'est le le enfin dire c'est pas ces derniers temps, ça fait un moment, mais le l'importation du conflit israélo-palestinien qui est au cœur de la politique française. Vous voyez qu'il y a des députés cet homme à porte ou autre qui ne tweetent que sur le conflit que sur Gaza.

C'est que ça devient et deux deux histoires qu'on m'a raconté ce weekend de rentrée scolaire. Une enseignante qui se présente devant ses ses élèves, elle a un nom qui se termine enfin bon, je veux pas rentrer dans le détail et les élèves disent "Vous êtes juive madame ?" Chose qui ne lui était jamais arrivée.

Et une de mes amies à sa petite fille, enfin sa fille, oui qui est dans une dans une école qui est en 5e et elle a une camarade à côté d'elle qui lui dit "Regarde mes cheveux, j'ai les cheveux bouclés." On dirait une juive. Enfin, c'est c'est chez des gamins que que cela que cela infuse.

Et puis pareil sur Besançon, je peux en redire un mot. C'est-à-dire ce ce salon du livre où il y a eu des pressions d'élus euh communistes et d'élus verts qui ont demandé à ce que Raphaël Dantoven ne soit pas invité après des propos qu'il a tenu sur Gaza. Euh qu'on soit d'accord ou pas avec Raphaël, la défense de la liberté d'expression, elle s'inscrit dans le respect de la loi et en démocratie, on peut pas faire autrement.

Enfin, c'est invraisemblable. Et je ne pense pas non plus que la ministre de la culture a réagit sur cette affaire. On désinvite un auteur, un écrivain.

Vous vouliez parler de Boem Samsal, on rappelle qu'on a un écrivain qui est emprisonné pour ses idées. Enfin, et c'est vrai que cet antisémitisme, il est là et bien là. C'est Gerin.

Oui, tout à fait. C'est et il est quand même propagé par un côté du bloc politique de manière quand même très très forte. Alors juste sur cette histoire de judo, il il y a eu au moment des Jeux Olympiques aussi un judoca qui avait refusé et puis j'avais discuté avec des des sportifs et il y a un qui me dit mais tu sais le leur leur trouille c'est d'être battu par un juif et alors là c'est la honte totale.

Donc du coup, il y aussi donc il préfère ne pas se battre en disant ne respectant pas les choses plutôt que se faire battre. Ouais, il y a aussi ça. C'estd que il y a un truc qui est super rute quoi et si en plus il gagnait voyez c'est il y a aussi tout ça surit face aux alhlètes noires au J 36 vous savez.

Bien sûr. Mais voyez à quel point ça remue cette histoire absolument terrible de l'humanité hein. Il y a il y a peu de réactions.

Les fédérations sportives sont quand même très discrète, on va dire comme ça hein. Elle devrait être exclue par la Fédération française de judo. Bien sûr.

Oui. Oui. Moi enfin c'est c'est très important ce que disait Gill sur le rapport entre le sport et l'antisémitisme.

Moi je me souviens toujours dans dans dans l'histoire contemporaine récente 1972 massacre de 11 athlètes israéliens par un commando palestinien. Ça a marqué vraiment durablement euh cette histoire funeste entre le le sport et l'antisémitisme. Je voilà, il faut il faut le rappeler.

Et puis si je peux me permettre, le président de la République va aux Nations- Unies, je crois le à la fin du mois pour reconnaître un état palestinien. Je ne sais pas lequel mais je pense que une de nos priorités aujourd'hui et celle qu'on pourrait attendre du président de la République, c'est vraiment des actes forts et symboliques, des prises de parole pour lutter contre l'antisémitisme dans notre pays. Je pense que ça c'est une priorité.

C'est ce que souhaite une majorité de Français. Hm. Voilà, dans la dans la hiérarchie des priorités, cette lutte contre l'antisémitisme depuis depuis le 7 octobre qui a été pas éché Oui, il vous a pas échappé qu'il ménage aussi une partie de sa population de la population.

Oui, mais je pense que quand on est un responsable politique euh je pense qu'il faut avoir des convictions. Il faut assumer ces convictions. Voilà, l'antisémitisme est un fléo.

Voilà, comme voilà est un fléo. Il faut lutter contre contre ce fléau, voilà, qui est aujourd'hui un style euh par des forces politiques euh cultuelles et sociales toute la société. Je pense qu'il faut rapidement y mettre fin.

Il faut rappeler que c'est pas juste, on pourrait dire c'est une histoire de juif mais pas du tout. Ça commence d'abord on est tous solidaire les uns des autres et puis ça commence mais je rappelle à nos auditeurs que après les juifs en a d'autres donc c'est aussi croire que oh c'est juste entre eux non non non c'est tout le monde s'y retrouve après. Valérie, vous avez cité ce qui se passait dans les écoles.

Moi je pourrais juste quand même corroborer en tant que maire ce qui est en train de se passer. L'école aujourd'hui et depuis quelques années est un champ d'expérimentation notamment pour les islamistes tendance par exemple frères musulmans qui ont jeté leur dévolu dans une bataille culturelle cultuelle aussi culturelle mais dans le sein de l'éducation nationale. Il y a donc il y a des stratégies qui sont pensées en France et depuis d'autres ramifications de la branche des frères des branches des frères musulmans.

Et donc aujourd'hui effectivement, on pousse les enfants à contester les savoirs, à faire monter la pression dans les cours, à faire la police entre eux dans les salles de classe et dans les cantines. Il y a des il y a des polices alimentaires qui sont menées par les gamins. Si l'un a le malheur de manger une tranche de jambon, il est immédiatement conspué par ceux qui n'en mangent pas.

Donc si vous voulez, je enfin, il faut voir ce qui est en train de se passer. C'est une quelque part une une radicalisation des rapports sociaux. On parle pas d'attentat là hein, on est bien sur une bataille culturelle et quand une enfant parce que excusez-moi alors c'est une sportive accomplie, c'est une fierté pour nous et encore une fois tant mieux pour pour son parcours sportif qui peut être montré en exemple et ça il y a pas de souci là-dessus.

Mais quand euh une une ad ou une jeune adulte de 19 ans euh fait ce geste-là, elle a elle a aussi un contreexemple qu'elle donne à toute cette jeunesse. Donc on est en train de renverser complètement la valeur positive qu'elle est en train de porter. Mais j'insiste beaucoup là-dessus parce que vous avez cité ces deux exemples.

Les enfants aujourd'hui sont sous pression à l'école pour rédire les relations entre eux et notamment évidemment en ramenant la question de l'antisémitisme comme une donnée quotidienne dans certains établissements. Laurence, vous nous le direz dans un instant. On va vous retrouver et vous nous direz effectivement vous vous avez enquêté justement sur l'entrisme à frontière de d'une certaine de certains partis politiques et on va y revenir dans un instant avec vous.

À tout de suite. Sud Radio, mettez-vous d'accord. Valérie Expert.

Sud Radio le 10h mid. Mettez-vous d'accord. Valérie Expert.

Et nous parlions donc euh de cette de cet entrisme islamiste qui fait que il y a une montée de de l'antisémitisme très clairement, l'importation également du conflit israélo-palestinien et euh Jules Laurence voulait réagir donc c'était le le coup de gueule de de Gill, je le rappelle, une judo 4 française Doria Boursas qui qui a refusé lors des championnats d'Europe junior junior à Bratislava de serrer la main de son adversaire israélienne. Et je pense qu'il faut remettre au cœur de ce débat la question de ce qu'on appelle le concept de fenêtre d'overton. C'est-à-dire, c'est une une fenêtre qui permet de mesurer ce qui était avant impensable, inacceptable et ce qui devient aujourd'hui pensable, acceptable dans une société.

Et finalement, ces manifestations, ces revendications politiques lors d'événements aujourd'hui sportifs, comme on le voit avec cette judoca, comme on peut le voir, vous savez, dans les stades de foot où finalement il y a des appels certains partis à boycotter l'équipe d'Israël comme on le voit dans certains festivals où finalement il y a des artistes comme Amir et d'autres qui ne sont plus programmés, qui sont déprogrammés. Finalement, au cœur de ça, on on est en train de rendre finalement des comportements antisémites acceptables au sein de la société française. Et derrière, on parlait de la question de l'autorité.

On a un président qui est incapable aujourd'hui dans ses communiqués, dans lorsqu'il parle de la question de l'antisémitisme, de nommer réellement les sources de l'antisémitisme. Lorsqu'il par exemple s'adresse à Benjamin Netaniaahu, il répond justement sur la question intérieure française, il met presque sur le même plan aujourd'h gauche en disant d'ailleurs qu'il n'y a pas qu'il y a un antisémitisme historique d'extrême droite, bah pardon, mais il y a aussi un antisémitisme historique d'extrême gauche. Vous savez beaucoup d'auteurs Bakounin, Proudon et autres qui ont été antisémites.

Et il est incapable évidemment de nommer aussi la question islamiste aujourd'hui en France de l'entrisme des frères musulmans qui ont dans leur projet un projet tout à fait antisémite avec les sourates, les autres choses qui sont à fait. Ils veulent aujourd'hui boycotter. Et Macron, il a laissé prospérer tout un écosystème d'association aussi, vous savez, lors des manifestations de la France insoumise, je pense à Urgence Palestine qui est aujourd'hui en cours de dissolution.

Je pense au collectif Palestine vaincra et d'autres qui ont pu dans la place de la République, dans les grandes villes de France, les 10 plus grandes villes de France aujourd'hui, manifester, arracher les affiches des otages, coller des affiches euh qui font de l'apologie du terrorisme, avoir des des revendications, vous savez, d'Intifada de Paris jusqu'à Marseille, ils ont trouvé en plus de ça un échop politique au sein d'un parti qui s'appelle la France insoumise et dont je le rappelle, les collaborateurs font partie également de toutes ces associations qui sont des réseaux proamass. Donc en fait quand on s'attarde même à la question de l'antisémitisme aujourd'hui souvent on parle vous savez de la tête de la France insoumise, on parle de Hercilia Soué, on parle de Sébastien de Logu, mais finalement ces gens-là ils s'alignent sur leur base, ils s'alignent sur les gens qui fréquentent, sur les collaborateurs qui sont autour d'eux, sur ceux qui les poussent à plus de radicalité. Lorsque Hercilia Soué euh énonce justement prend des propositions qui sont qui flirtent avec l'antisémitisme, elle a aucun de ses collaborateurs qui vont lui dire "Mais arrête maintenant, tu vas trop loin." Non non, il la pousse à aller là-dedans.

Donc vous voyez, Emmanuel Macron, c'est le grand responsable avec son péché originel de ne pas être aller marcher évidemment à la marche contre le contre l'antisémitisme en 2024. À ce moment-là, il a il a pas il a en fait, il aurait dû figer la situation, il aurait dû marquer de son autorité et il a laissé couler ce moment historique où il aurait dû justement reprendre le contrôle de la question antisémite en France. Non, mais ce qu'on se disait c'est un problème d'autorité très clairement.

Euh très clairement, on a laissé faire et on continue de de laisser faire sans sans réagir. Oui. Juste pour pour boucler avec le vote de confiance, c'est que euh il faut dire il faut dire à nos auditeurs qu'en fait tous les projets de loi en cours et à venir sont stoppés.

Quand je dis ça, c'est que en fait c'est ce que nous disait notre auditeur hein tout à l'heure, tout va être bloqué. On parlait le projet de loi contre l'entrisme islamiste qui était à l'ordre du jour est arrêté. Euh le projet de loi pour renforcer le pouvoir des police municipales est arrêté.

La justicion de focus sécurité la simplification la tout le projet de loi sur la simplification de la procédure pénale engagée par monsieur d'armin est aussi arrêté. Donc, il faut bien prendre conscience que tous ces sujets-là sont à l'arrêt. Un moment où la France a besoin où les Français ont besoin d'autorité, d'être réassuré et de retrouver de la confiance.

Donc le vote de confiance, c'est pas qu'un changement de gouvernement, c'est aussi un certain nombre de projets législatifs qui sont à l'arrêt. Ouais. Serge, je vais très vite en fait, je réagis.

C'est très intéressant cette histoire de d'autorité. Alors, les jeunes sont les plus en demande d'autorité. Ils arrivent pas à arriver à l'heure en cours mais en revanche ils demandent de l'autorité.

Il y a aussi cet élément-là. Ils en ont envie, ils en ont besoin. Alors pas une autorité n'importe comment, mais on voit bien qu'il y a quelque chose qui se passe autour de là qui est d'ailleurs aussi une interrogation parce que par exemple quand vous demandez "Mais est-ce que la démocratie c'est le modèle le plus intéressant ?" Bah, il y en a beaucoup qui vous disent bon pas plus que ça quoi.

C'est qu'il y a aussi plein de repères qui se qui se perdent complètement par rapport à ça. Moi moi je pourrais répondre à ce que vous dites. Je pense que une majorité de Français aujourd'hui ont besoin qu'on le raconte un nouveau récit collectif.

Voilà, vous avez le récit collectif de l'extrême gauche avec leur Nouvelle France. Vous avez le le récit collectif d'une droite nationaliste et vous avez un bloc central qui aujourd'hui en 2 ans va avoir du mal de raconter un nouveau récit collectif. Voilà, ils sortent ils sortent de de 10 ans de gouvernement et donc est-ce que demain à quelques mois à 18 mois des élections présidentiel euh on sait qu'on va avoir ces deux récits collectifs l'un contre l'autre ?

La vraie question c'est que est-ce que en 1 an et demi 2 ans, ce bloc central aura ou a le temps de proposer un nouveau récit collectif pour les français ? Je pense que le sujet de fond, il est là aujourd'hui. Est-ce qu'il en aura envie ?

Et est-ce qu'il en aura envie ? Est-ce qu'il en aura la capacité ? Et on va dire un grand mot ou un gros mot le courage légitimité le courage.

Serge Guérin votre coup de projecteur juste comme ça. C'était c'est les termes mon vieux camarade Albert Camu disait mal nommer les choses ajouté de la misère au monde et c'est revenu encore il y a un ancien ministre de la justice qui en a beaucoup parlé la notion de sentiment d'insécurité. Donc quand je dis il y a un sentiment c'estd que il y en a pas et que donc les gens se trompent, ils sont un peu bêtes et ainsi de suite.

Voilà. Or, et c'est quand même très intéressant ces termes qui permettent de pas dire les choses. C'est une notion d'autorité.

Ne pas dire les choses, ne pas nommer les choses. Euh c'est euh voilà euh voilà. Et donc je voulais juste revenir là-dessus et ce dont on a parlé beaucoup là-dessus.

On a beaucoup parlé d'insécurité tout ça. Mais et ce qui m'amuse c'est quand je regarde des gens qui ont 10 gardes du corps autour d'eux qui expliquent il y a un sentiment d'insécurité. S'il y avait pas de sentiment d'insécurité, il serait tout seul, hein.

Voilà. Donc on voit bien aussi qu'il a et donc c'est aussi toujours ce mépris. Enfin moi je crois pas du tout que les politiques soient hors sol ou que les dirigeants soient hors sol.

Ils sont au sous-sol plutôt, voilà et il se passe quelque chose mais donc ils assument pas les choses et donc ils ne veulent pas entendre le réel et tant qu'on niit le réel, on peut pas avancer et puis les gens ont pas confiance justement. Attends, ils nous raconte n'importe quoi, il sait pas de quoi il parle et ainsi de suite. On vous l'a eu avec la question du faciè enfin avec plein de choses comme ça, on ne parle pas.

Or les gens 80 % de la population, ils subissent, ils voient. Donc du coup, ce sentiment, c'est insupportable pour ces personnes-là. Et donc je pense que là aussi dans dans le récit, il faut aussi prendre encore une fois c'est une question de lucidité, il faut prendre les choses et à partir de là seulement on essaie de trouver la réponse.

Mais la lucidité n'est pas une opinion. Les faits ne sont pas une opinion justement, ce sont les faits. Et à partir de là, on peut avoir des regards différents, attitude.

Il faut qu'il y a un débat un débat démocratique. Mais il y a pas de débat démocratique si on se met pas d'accord. Si par exemple on ni que l'antisémitisme est en train d'augmenter, on peut pas discuter.

On peut pas discuter si on n'est pas d'accord sur sur un centre de fait. Si on nique il y a pas d'endettement, ça va être compliqué. Voyez donc on a vraiment un problème avec ça.

Ouais. Sentiment Non, mais on en revient enfin sentiment entièrement partagé, enfin conviction entièrement partagée parce que c'est pas un sentiment ce que vous êtes en train d'exprimer. Je pense que euh cette dérive en fait, elle est assez ancrée hein quand même dans notre pays.

Elle ne tient pas uniquement à l'arrivée de monsieur Macron au pouvoir. Euh c'est une dérive qui a commencé euh je pense dans les années 70, qui s'est accélérée dans les années 80 et qui euh s'est doublé surtout d'une espèce de de de morale euh ou de moraline qui a empêché en fait de mettre des mots sur le réel en extrême droitisant les propos qui gênaient finalement une espèce de caste au pouvoir. Et cette pratique d'ailleurs a débordé très largement.

Elle est partie de la gauche mais elle a débordé sur une partie de la droite aussi. Que n'aije entendu quand j'ai pris ma décision de suppression des places de substitution. Valérie, c'est à ce moment-là que vous avez commencé à m'inviter en 2015.

Que nais-je entend propres partis politiques de l'époque ? connais-je entendu quand j'ai dit qu'il y avait un des nous avons qui devient une incapacité à agir mais à empêcher de dire les choses. D'abord, je pense effectivement ce confort d'une espèce de morale politique qu'on croit majoritaire et puis c'est surtout à la base, mais je crois qu'on a déjà dit ça tout à l'heure, mais le manque de courage parce que si vous êtes courageux, vous dites les choses, vous dérangez, vous allez être conspué mais vous dites les choses.

Et c'est les ce que les Français attendent par-dessus tout. Ils sont prêts à entendre des idées de droite ou de gauche si elles sont sincères. Aujourd'hui, dites-moi quelles idées sont dites sincèrement dans ce pays.

Et bien voilà, on revient toujours au même problème. C'est un vrai problème d'épuisement d'une classe politique. C'est déjà arrivé dans notre histoire.

C'est l'historien qui vous le dit. C'est déjà arrivé dans notre histoire. Il y a des cycles comme ça, ils sont irréguliers mais on est dans un cycle justement où la parole publique est discréditée, décrédibilisée parce que elle n'a plus de fondement avec le réel.

Elle ne repose plus sur le courage des acteurs. Donc il y a effectivement un gros travail de renouvellement. Ça se fait pas en un instant, ça se fera pas en 18 mois, mais ce travail, il faut à un moment donné que les gens de bonne volonté essayent de le mener.

Il faut qu'une nouvelle génération arrive. Il faut pas que l'ancienne essaie de la mettre sur boissau. Et si on nous annonce un ministre, un premier ministre qui va encore avoir euh euh pratiquement euh une un/ers de génération d'écart en plus que celui que nous avons aujourd'hui, puisque vous nous disiez tout à l'heure que peut-être monsieur Ludrillant à 78 ans serait sur la piste.

Alors moi je j'ai pas de problème sur l'âge mais à un moment donné, il faut aussi renouveler quoi. Voilà. Ouais.

Oh, courage, c'était peut-être le mot du jour euh puisqu'on l'a prononcé aujourd'hui. Merci à tous les quatre. Dans un instant, l'émission Média avec Gilles Gansman et nous recevons les Chevaliers du fiel.

À tout de suite. Sud Radio. Sud Radio.

Parlons vrai. Parlons vrai. Sud Radio.