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Podcast / conversationLe Média (sur Podcast)· 30 octobre 2025 21 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesEurope & internationalImmigration & asile

Retailleau en chute libre : la droite s'effondre

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 44 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:09OuverteÉludée

    Et du coup, il devient quoi Retailleau ?

  • 3:48OuverteRéponse directe

    Il aurait dû rester d'après vous ?

  • 4:08RelanceRéponse directe

    Vous dites qu'il aurait dû avaler la couleuvre ?

  • 9:26FerméeRéponse partielle

    Donc vous appelez à voter pour...

  • 10:46FerméeÉludée

    La démission, vous la souhaitez ou pas aujourd'hui ?

  • 10:53FerméeÉludée

    Vous souhaitez qu'il prenne cette décision ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:16PrésentateurChiffre
    « sa popularité s'est effritée de 4 points, tombant à 35%. »
  • 3:30PrésentateurFait
    « Ce dernier déplore la susceptibilité de Bruno Retailleau dans la séquence et estime qu'il aurait dû avaler quelques coups-l'œuvre plutôt que de prioriser ses intérêts personnels. »
  • 13:26InvitéChiffre
    « Le taux réel implicite d'imposition sur les PME, il est aujourd'hui de près de 22%. Sur les grandes entreprises, il est de 14%. »
  • 13:46InvitéChiffre
    « l'optimisation fiscale, on pense que c'est un manque à gagner pour les recettes de 36 milliards par an. »
  • 14:19InvitéChiffre
    « 26 milliards, je ne sais pas si vous vous rendez compte, mais c'est la totalité presque des baisses de dépenses demandées par le gouvernement. »
  • 17:54PrésentateurFait
    « une personne faisant partie des 0,1% des plus riches de la planète émet plus de CO2 en une seule journée qu'une personne parmi les 50% les plus pauvres n'en émet en une année entière. »
  • 18:14PrésentateurFait
    « En moyenne, une personne appartenant aux 0,1% des plus riches émet en moins de 10 jours, ce qu'une personne appartenant aux 50% les plus pauvres émet en un an. »
  • 18:53PrésentateurChiffre
    « les bombardements auraient tué au moins une centaine de personnes, dont 35 enfants. »

Temps de parole

  • Présentateur73 %
  • Invité11 %
  • Invité 25 %
  • Présentateur 25 %
  • Invité 32 %

1,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Pour ne rien rater de nos programmes, n'oubliez pas de vous abonner à nos deux chaînes YouTube, le Média TV et le Média 24-7, et d'activer la cloche. Et du coup, il devient quoi Retailleau ? Ah bah depuis qu'il n'est plus à l'intérieur, ça va pas fort, c'est la chienlit comme aurait dit De Gaulle. Bonjour et bienvenue dans le récap, nous sommes le mercredi 29 octobre, et je ne sais pas si vous avez remarqué, mais on n'entend plus trop parler de Bruno Retailleau. Bon alors je sais déjà ce que vous allez me répondre, tant mieux, et vous n'auriez pas tort. Bruno Retailleau, c'est un peu la comète que personne n'avait vu venir.

Longtemps en tapis dans l'ombre, entre la Vendée et les couloirs feutrés du Sénat, il n'intéressait guère au-delà de son fief. Et puis, miracle républicain, sa nomination au ministère de l'Intérieur en septembre 2024 l'a propulsée sous les projecteurs. Nous étions alors à peine quelques semaines après la dissolution surprise de l'Assemblée nationale. Le paysage politique venait d'être totalement reconfiguré. Le nouveau Front populaire sortait victorieux des urnes, et l'extrême droite signait une percée historique, installant son plus grand nombre de députés au palais Bourbon.

En balançant sa grenade, Emmanuel Macron avait s'abordé un peu plus son influence parlementaire, et donc pris au piège de sa propre manœuvre, et refusant obstinément de confier Matignon à la gauche, malgré le verdict des urnes. Le président n'a eu d'autre choix que de se tourner sur sa droite. C'est là que les républicains et leur vénérable 6% se sont avérés encore un peu utiles. Ils ont retrouvé une place à la table du pouvoir, et Retailleau, flairant la brèche, a su s'y engouffré. En un an à Beauvau, Bruno Retailleau a transformé la place en tremplin médiatique, multipliant les apparitions, les punchlines et les postures d'hommes d'ordre.

Et contre toute attente, sous ses airs de petits notables au charisme discutable, Bruno Retailleau s'est révélé être un fin communicant. Et en n'a rien de temps, il est passé du second plan à la pleine lumière, s'imposant comme l'un des visages les plus commentés du paysage politique français. Et d'ailleurs, il n'a pas tardé à en capitaliser les bénéfices. Deux ans après sa défaite face à Éric Ciotti, le voilà triomphant à la tête des Républicains, écrasant Laurent Wauquiez avec 75% des voix. Mais la success story de Retailleau s'est sérieusement grippée ces dernières semaines, depuis la chute spectaculaire du gouvernement Bayrou à la rentrée.

Rappelons-le, à peine le gouvernement Lecornu 1 annoncé, Retailleau a choisi de jouer les francs-tireurs. Reconduit pourtant à son poste, il a préféré renverser la table, furieux du retour programmé de Bruno Le Maire. Dans un grand numéro d'indignation, le Vendéen a claqué la porte, accusant Emmanuel Macron d'instrumentaliser les Républicains. Depuis, il tente laborieusement de présenter sa fuite comme un acte de principe, mais même dans son propre camp, plus d'un y voit surtout un coup de tête mal calibré. Désormais cantonné à son seul titre de président de LR, Retailleau semble en perte d'autorité, fragilisé par une crise interne qui gronde. Et la sanction ne s'est pas faite attendre.

En quelques semaines, sa popularité s'est effritée de 4 points, tombant à 35%. Une des routes qui n'a pas échappé à Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre sous Chirac, et taulier historique de la droite, qu'il a néanmoins quitté en 2019. Ce dernier déplore la susceptibilité de Bruno Retailleau dans la séquence et estime qu'il aurait dû avaler quelques coups-l'œuvre plutôt que de prioriser ses intérêts personnels.

3:41
Invité

Monsieur Bruno Retailleau, je regrette beaucoup qu'il se soit retiré du gouvernement. Il était un espoir pour un certain nombre de Républicains de droite. Il aurait dû rester d'après vous ? Je pense qu'il devrait quand même mesurer qu'il était président de département, président de région, président de groupe parlementaire. Il a eu la notoriété quand il est arrivé au gouvernement. Et en quelques mois, il est devenu quasiment un président. Alors attendez, attendez. Vous dites qu'il aurait dû avaler, pour reprendre les arguments qu'il donnait, y compris sous cette antenne, qu'il aurait dû avaler la couleuvre, le maire qu'on voulait lui faire manger ?

La susceptibilité n'est pas de bonne qualité pour un homme politique. Il faut savoir avaler des couleuvres quand il s'agit de l'intérêt du pays.

4:19
Présentateur

Raffarin n'est d'ailleurs pas le seul à égratigner la stratégie de Bruno Retailleau. Chez les Républicains, l'aura du messie des premiers mois s'est nettement ternie. Beaucoup lui reprochent d'avoir dégainé trop vite, brisant le fragile équilibre que le parti avait péniblement trouvé entre opposition et collaboration avec le pouvoir. Résultat, l'autorité du chef vacille. Certains élus se sont déjà affranchis de ses consignes, préférant jouer leur propre partition. Six ministres LR ont même accepté sans sourciller d'intégrer le gouvernement Lecornu II, un camouflet pour Retailleau, désormais contesté jusque dans ses propres rangs.

Pour couronner le tout, Sébastien Lecornu, le Premier ministre, a récemment été invité à une réunion de groupe parlementaire LR, présidée par nul autre que Laurent Wauquiez, qui n'en rate pas une pour défier Retailleau. Un geste qui n'a échappé évidemment à personne. Il s'agissait bien de marquer sa reconnaissance envers les élus, prêts à dialoguer avec le gouvernement, et par ricochet de rappeler à Retailleau que son autorité sur le parti n'est plus aussi incontestée qu'auparavant. Plusieurs députés LR reprochent à Retailleau une direction autoritaire, déconnectée des réalités du quotidien parlementaire. De son côté, le président du parti ne se prive pas.

Il accuse ceux qui, à ses yeux, réduisent LR à une simple caution du macronisme, transformant le parti en marche-pied plutôt qu'en force autonome. Ambiance. Et pendant ce temps, ceux qui ne suivent pas les coulisses de LR n'y comprennent plus rien. Le cap n'est pas clair, c'est le moins qu'on puisse dire. A commencer par cette histoire de ministre, exclu, suspendu, on ne sait plus. On nage en pleine cacophonie. Et même quand Retailleau tente de clarifier, le résultat est tout sauf convaincant.

6:04
Invité

La ligne est très claire. Très très claire. Dans un gouvernement avec une déclaration de politique générale, en réalité qui était une déclaration de politique générale socialiste, il est hors de question de faire que la ligne ne soit pas claire. Et donc depuis hier soir, ils ont été suspendus. Ça signifie qu'ils ne sont plus LR. Ça signifie qu'ils ne peuvent plus se réclamer de LR. Suspendus, pardon, dans l'attente d'une exclusion ? Non, ils sont suspendus. Mais pas exclus. C'est-à-dire qu'ils ne sont plus LR et qu'ils doivent quitter toutes leurs fonctions, ou nationales, ou locales, à la tête, par exemple, de fédérations ou des fonctions de responsabilité.

Annie Gennevar était, par exemple, le président de la commission d'investiture. Donc les choses ont été clarifiées. Attendez, attendez. Est-ce que ça veut dire qu'il y aura le pardon de Salomon ? C'est-à-dire que le moment venu, ils pourront rentrer au bercail ? Sortant du gouvernement, ils ne seront plus suspendus ? En tout cas, il y a eu un premier pas, je le constate, puisque la plupart, quasiment tous, ont écrit un courrier pour indiquer que, par eux-mêmes, ils se mettaient en congé du parti. C'est une bonne chose.

Mais je voulais, moi, qu'il y ait aussi une sanction pour que les Françaises et les Français sachent bien qu'il était hors de question que ces ministres-là soient la caution LR de la droite au gouvernement.

7:19
Présentateur

Et alors, si vous avez compris quelque chose, chapeau ! Si Retailleau maîtrisait sa communication en tant que ministre, c'est tout autre chose en tant que président des Républicains. Il patauge complet. Pour un type qui prétendait mettre de l'ordre partout où il passait, il ferait bien de commencer par balayer devant sa porte. En tout cas, il y en a un qui profite de la débâcle en cours. C'est évidemment Laurent Wauquiez. Le challenger se frotte les mains et profite du vide pour s'imposer.

À la tête du groupe des députés LR, il s'est offert quelques victoires symboliques, évidemment, du point de vue de la droite, notamment sur les sujets de fiscalité, cher aux yeux des derniers électeurs républicains. Après avoir longtemps joué les seconds rôles à la suite de sa défaite à la présidence du parti, il reprend désormais peu à peu la main, imposant son influence sur la ligne politique du parti et sur les troupes parlementaires. Son image médiatique s'en est trouvée redorée au passage. Laurent Wauquiez endosse le rôle du pilote pendant que Retailleau s'occupe de chasser les mythes. Tout cela se déroule au cœur d'une crise plus vaste et profonde pour les Républicains.

Le parti voit sa base électorale s'éroder lentement mais sûrement, reflet d'une crise d'identité persistante face à l'ogre RN qui grignote sans cesse ses électeurs et même ses élus, comme l'a illustré la défection d'Éric Ciotti à l'été 2024. Bruno Retailleau, figure de l'aile droite, tente lui de remettre le parti sur les rails, mais à force de chasser sur les terres de l'extrême droite, il risque bien de se trouver lui-même en proie à ses propres calculs. Dans son viseur, les prochaines échéances électorales, évidemment. L'objectif est clair, éviter une nouvelle déroute dans les urnes, mais sa feuille de route semble bien incapable de doter LR d'une identité propre.

Au contraire, elle exacerbe les divisions internes. L'exemple le plus parlant est encore son appel à soutenir un candidat UDR, le parti d'Éric Ciotti et allié du RN, plutôt que le candidat socialiste lors d'une législative partielle dans le Tarn-et-Garonne.

9:24
Invité

Pas une voie pour la gauche, ensuite. Donc vous appelez à voter pour... Non, les électeurs se déterminent. Les électeurs, je dirais, voilà, pas une voie pour la gauche. Donc vous appelez à voter pour... Les électeurs choisiront. UDR avec le RN. Les électeurs choisiront. C'est-à-dire que ce matin, entre les socialistes et le bloc dit patriote... Les électeurs choisiront. Il fera que Bernard Pécou se détermine. Et vous-même, vous êtes le patron des LR. C'est ce que j'ai indiqué. Vous pouvez comprendre que ça peut provoquer un trouble que vous n'indiquiez pas. Si, si, j'ai indiqué la consigne qui est la mienne.

Donc si je comprends bien, si je m'y connais un peu, ça veut dire que vous appelez à voter pour le bloc patriote. En tout cas, certainement pas pour la gauche.

10:03
Présentateur

Pour beaucoup, cette initiative a sonné comme un contournement du principe traditionnel du barrage républicain. Et encore une fois, ce cocktail de manœuvres stratégiques et de postures idéologiques empruntées à l'extrême droite embrouille la ligne républicaine traditionnelle et creuse un peu plus le fossé entre les différentes factions du parti. Et dernier coup d'éclat en date de l'ex-ministre. Un appel à la démission d'Emmanuel Macron, mais sans vraiment assumer. Encore une fois, Rotaillot se prend les pieds dans le tapis de la communication. C'était ce matin sur RTL. On l'écoute.

10:37
Invité

Un retour nos urnes. Je pense qu'on y viendra. D'une façon ou d'une autre. Il y a trois façons de le faire. La démission du président de la République, ça lui appartient. La démission, vous la souhaitez ou pas aujourd'hui ? Je n'ai jamais dit que je la souhaitais. C'est au président de prendre cette décision. Vous souhaitez qu'il prenne cette décision ? Bien sûr. Le général de Gaulle l'avait fait. Le général de Gaulle l'avait fait. Mais ce n'est pas à moi de le demander parce que ça va fragiliser la fonction présidentielle. La démission ? Il y a le référendum. Quelles questions ? Je vous en disons quelques-unes, par exemple. Un, l'AME.

11:11
Présentateur

Bon, je vous passe tout le blabla sur l'AME et les aides sociales aux étrangers qu'il faudrait toujours plus restreindre. Autant d'obsessions que Rotaillot partage avec l'extrême droite à nouveau. On connaît la chanson. On passe directement à la dissolution.

11:24
Invité

Le problème de la dissolution, c'est qu'elle risque de ramener une assemblée qui n'est pas du tout de majorité. C'est ça le problème. C'est ça le problème. Donc vous n'êtes pas pour la dissolution ? Je ne sais pas. Si, je pense qu'il faudra à un moment ou un autre le retour aux urnes. Quand ? On l'attend à l'année ? Je ne le sais pas. Aujourd'hui, on a une discussion budgétaire. Mais encore une fois, il y a trois solutions pour pouvoir retourner aux urnes. C'est au président de choisir cette solution. C'est lui qui a la main.

11:48
Présentateur

Bon, si on résume, sans la langue de bois et les effets de manche, Rotaillot veut que Macron démissionne, comme de Gaulle, histoire de pouvoir lui rafler la place et imposer le programme RN compatible dont il rêve, tout en craignant que le président refasse le coup de la dissolution, on l'a bien compris, parce que son parti ne s'en trouvera que plus affaiblis encore, parce qu'évidemment, plus personne ne vote pour eux. Bref, vous avez compris, Bruno Rotaillot s'accroche désespérément aux branches pour rester présidentiable. Mais il ne peut plus se cacher derrière sa posture de ministre autoritaire.

Chaque tentative de se projeter en président des Républicains révèle son incapacité à donner une direction claire à son propre parti. Entre divisions internes, alliances hasardeuses avec l'extrême droite et gesticulation politicienne, Bruno Rotaillot montre surtout que son autorité est en lambeau et que sa vision tient davantage du mirage que de la stratégie. À ce rythme, vouloir rester présidentiable ressemble moins à une ambition crédible qu'à une fuite en avant pathétique où le chaos interne devient sa seule réussite. Et comme tous les jours de la semaine, on vous fait un point sur les discussions autour du budget 2026.

Hier soir, les députés ont approuvé le doublement de la taxe qui vise les géants du numérique, comme Amazon ou encore Google, mais aussi un amendement porté par LFI visant à taxer les bénéfices des multinationales proportionnellement à leur activité réellement réalisée en France. Il a été adopté en première lecture. Pour les députés, à l'origine de cette proposition, c'est une victoire. On écoute Éric Coquerel qui réagit à ce sujet.

13:26
Invité

Prenez les grandes entreprises. Le taux réel implicite d'imposition sur les PME, il est aujourd'hui de près de 22%. Sur les grandes entreprises, il est de 14%. Et alors sur les très grandes entreprises multinationales qui peuvent comme ça jouer sur les prix de transfert, l'optimisation fiscale, on pense que c'est un manque à gagner pour les recettes de 36 milliards par an. Tout ça est injuste. Il n'y a pas d'égalité entre une entreprise qui travaille en France et une entreprise qui peut comme ça délocaliser ses profits. Donc ça, c'est une première chose. Donc là, l'idée n'est pas de les taxer davantage.

L'idée, c'est qu'elles payent ce qu'elles doivent en fonction de leur chiffre d'affaires et de leur activité. Il n'y a rien de plus normal. Il n'y a pas de raison qu'une PME, TPE, des commerces payent rubis sur rongle leur impôt sur les sociétés et d'autres peuvent se débrouiller parce qu'ils délocalisent leurs profits. Donc, en plus de ça, ça a une autre vertu, c'est que ça rapporte beaucoup. 26 milliards, je ne sais pas si vous vous rendez compte, mais c'est la totalité presque des baisses de dépenses demandées par le gouvernement. On a résolu presque avec un amendement le problème de baisse et de déficit dans ce pays, en tout cas la cible de déficit que va atteindre ce gouvernement.

14:34
Présentateur

De son côté, Bruno Retailleau juge le budget invotable et même encore moins votable qu'hier. Le président des Républicains dénonce, je cite, la folie fiscale sans précédent qui s'est emparée de l'hémicycle cette nuit en faisant référence à l'amendement voté notamment par les députés LFI et par l'ERN. Alors que l'examen de la partie recette du projet de budget pour 2026 se poursuit, la taxe Zuckman est encore et toujours au centre des débats. Lors du conseil des ministres de ce matin, la porte-parole du gouvernement a réaffirmé son opposition, y compris à sa version allégée. Il ne s'agit pas d'une position qu'on tient par dogmatisme ou par volonté de bloquer les débats avec les socialistes.

On est profondément convaincu qu'aller vers la taxe Zuckman serait mauvais pour le pays, estime Maude Brégeon. Et on a également appris que le vote de la partie recette du budget qui devait se tenir mardi prochain sera finalement repoussé. Le maire LR de Cannes, David Linard, a annoncé ce matin vouloir lancer une grande primaire de la droite pour la présidentielle de 2027. L'idée, selon l'élu, serait de rassembler les forces de droite autour de quelques mesures phares comme la sécurité ou l'éducation. Le vice-président des Républicains mentionne depuis plusieurs mois son envie de primaire autour d'un projet commun. Il en parlait à nouveau ce matin sur France Inter. On l'écoute.

Il y a un éclatement de l'UDI à Horizon jusqu'à Bupont-des-Aignans, Knafou, etc. Et moi, ce que je propose, c'est une grande primaire ouverte à tout cela et une grande entente autour de quelques principes simples. J'ai vu que Sarah Knafou reprenait mes 80 milliards de baisse de dépense la première année. Je propose 200 milliards en un quinquennat.

16:17
Invité

Bruno Retailleau, il dit encore ce matin qu'il faut un candidat LR. Mais bien sûr, c'est important.

16:20
Présentateur

Je préférais que ce soit un candidat LR. Mais je pense qu'on est à l'épicentre. En tout cas, Nouvelle Énergie et les quelques libéraux qui restent chez LR. Donc, pour avoir un projet libéral, sécuritaire et éducatif, il faut... Donc, on a cinq mesures que je vais proposer à tout le monde. Est-ce qu'on est d'accord, au moins sur la nature de ces mesures et sur des grands objectifs ? Et ensuite, de créer une vraie force pour récupérer tout ce que j'appelle les orphelins de la droite qui, par défaut, ne votent plus. Certains étaient allés chez Emmanuel Macron, d'autres étaient à l'ORN, etc. Et c'est ce que je vais proposer. Linar justifie sa démarche par un constat.

Pour lui, il existe actuellement une ultra-gauche très dure autour de LFI qui a sacrifié l'universalisme républicain, une gauche sociale-démocrate et ensuite l'ERN. Mais il y aurait un éclatement des autres partis. Vous l'avez entendu, l'homme politique souhaite donc choisir un leader entre toutes les parties de droite de l'UDI, en passant par Debout la France et même reconquête le parti d'Éric Zemmour. Vaste horizon. Selon l'opinion, la question du mode de désignation du candidat de LR pour 2027 devrait être abordée lors du prochain conseil stratégique du parti, mardi prochain. Comment une puissante minorité d'ultra-riches plonge le monde dans le chaos ?

Dans son dernier rapport publié ce mercredi 29 octobre, Oxfam répond à cette question. L'ONG y dénonce les inégalités d'émissions de gaz à effet de serre dans le monde et sans surprise, ce sont les riches qui polluent le plus. L'étude démontre qu'une personne faisant partie des 0,1% des plus riches de la planète émet plus de CO2 en une seule journée qu'une personne parmi les 50% les plus pauvres n'en émet en une année entière. En bref, l'ONG estime que 308 milliardaires émettent plus que 118 pays réunis. Concernant la France, les inégalités seraient moins fortes, mais les tendances restent les mêmes.

En moyenne, une personne appartenant aux 0,1% des plus riches émet en moins de 10 jours, ce qu'une personne appartenant aux 50% les plus pauvres émet en un an. L'Oxfam rappelle également que les personnes qui ont le moins contribué au changement climatique, ce sont évidemment les plus pauvres, les femmes et les communautés racialisées ainsi que les peuples autochtones, sont les premiers et les plus durement touchés par ces effets. Et on termine avec l'international. Malgré le cessez-le-feu officiellement en vigueur, la bande de Gaza a été une nouvelle fois la cible de frappes israéliennes cette nuit.

Selon la défense civile palestinienne, les bombardements auraient tué au moins une centaine de personnes, dont 35 enfants. Ces nouvelles attaques, dites immédiates et puissantes, auraient été ordonnées par le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, en réaction à la mort d'un soldat israélien dans la bande de Gaza. Je le cite, « Israël ne restera pas les bras croisés pendant que le pays est attaqué », déclare ce matin le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, jugeant que le Hamas a brisé des centaines de fois le cessez-le-feu.

Une nouvelle tentative de faire porter à l'organisation palestinienne à elle seule le non-respect de l'accord, alors que Tel Aviv multiplie les bombardements depuis plusieurs semaines. Toujours avec le soutien des États-Unis. Pour le président américain, Israël se devait de riposter. Donald Trump affirme que les frappes ne compromettent pas le cessez-le-feu, à nouveau en vigueur ce matin. Depuis le 11 octobre dernier, au début de cessez-le-feu, le ministère a fait état de 211 morts et 597 blessés. Merci d'avoir regardé cette nouvelle édition du Récap. N'hésitez pas à nous laisser vos impressions en commentaire si vous nous regardez sur YouTube ou via e-mail si vous nous regardez à la télé.

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