BACKSEAT : Saison 0 - Épisode 4 - Avec Pierre Lapin et Mathilde Imer (15/07/2021)
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 26 %Attaque 33 %Défensif 19 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:40OuverteRéponse directe
Est-ce que tu vas bien le chat ?
- 1:47ComplaisanteRéponse directe
Vous avez réclamé le podcast Backseat, il est disponible !
- 2:08OuverteRéponse directe
Vous êtes à 76 000 euros sur Ulule, objectif 100 000 ?
- 3:18OuverteRéponse directe
Est-ce que vous avez fêté la nation hier ?
- 3:41OuverteRéponse directe
Le chat, chaque année, tu regardes le 14 juillet ou tu t'en fous ?
- 4:24OuverteRéponse directe
Eva Jolie avait proposé une autre manière de fêter la nation en 2012, tu te souviens ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 9:33PrésentateurFait
« Le chef de l'État peut engager l'armée de son propre chef. »
- 9:42PrésentateurFait
« Le Parlement doit se prononcer dans un délai prévu par la Constitution sur la poursuite ou pas de l'opération. »
- 13:24InvitéFait
« François Hollande à la boucherie. »
- 41:14InvitéFait
« En 2017, il disait « Je m'engage à ce que l'âge légal ne soit pas reporté. » »
- 42:03InvitéFait
« Lundi, il a clairement dit « On vit plus longtemps, on travaille plus longtemps, c'est comme ça, ok ? » »
- 44:34PrésentateurFait
« Le Conseil d'État a annulé une partie de la réforme, notamment les modes de calcul. »
- 1:20:53InvitéChiffre
« 300 000 sur la plateforme. »
- 1:27:49InvitéChiffre
« On a déjà levé 300 000 euros. »
- 1:28:40InvitéChiffre
« Le jour du vote, ça coûte 2 euros de participer à la primaire. »
- 1:29:06InvitéFait
« On a les présidentielles, on a aussi les législatives qui sont imbriquées. »
- 1:36:25InvitéFait
« Le vote au jugement majoritaire, c'est parmi les dix candidats qui seront en vote final de la primaire populaire. »
- 1:37:04InvitéFait
« C'est celui qui a la meilleure mention médiane qui l'emporte. »
- 1:41:39InvitéFait
« Le PS a déjà dit oui. »
- 1:44:01InvitéFait
« Ils avaient placardé des fausses une de Libé avec la tête de chaque candidat devant les sièges des partis. »
- 1:44:10InvitéFait
« Si la gauche avait encore perdu. »
- 1:44:54InvitéFait
« Les faire payer pour la crise Covid, les faire payer pour tout. »
- 1:46:27InvitéChiffre
« Quand on regarde les sondages, on voit bien que les propositions écolo, les propositions sur la justice sociale, encore plus sur les questions de démocratie, sont ultra majoritaires. »
- 1:49:02InvitéChiffre
« 300 000 personnes. »
- 1:50:35InvitéFait
« Macron a radicalisé tout le monde. »
- 1:53:03PrésentateurChiffre
« On est bientôt à 77 000 euros sur un objectif de 100 000 euros. »
Temps de parole
- Présentateur32 %
- Invité23 %
- Invité 216 %
- Invité 315 %
- Invité 414 %
≈ 8,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Votre rendez-vous chaque semaine sur Twitch, votre talk show d'actualité politique. J'espère que vous allez bien, ça fait super plaisir de vous retrouver pour cette quatrième émission de la présaison, avant le lancement en septembre prochain, j'espère, grâce à vous. Cette semaine, comme toutes les semaines, je suis accompagné de merveilleuses personnes en la personne de Usul et Léa. Salut Léa. Bonjour.
Bonjour, nous sommes deux, mais nous ne faisons plus qu'un, c'est ça ? En la personne d'Usul et Léa.
En la personne d'Usul et Léa, c'est vrai. C'est comme Chevalier à la spalèche.
Ok, qui est Chevalier et qui est la spalèche ? Je ne sais pas, je laisserai le chat décider. J'espère vraiment qu'on ne va pas briller comme... Chevalier c'est chaud, il a commencé à faire des tribunes dans Valeurs Actuelles et tout. Ah oui, on parle du gars de Chevalier à la spalèche, il fait des tribunes en mode... Mais moi je trouve ça bien, les artistes qui s'engagent. Ah oui, mais ils s'engagent toujours n'importe comment, je ne sais pas, les artistes... C'est celui qui a les cheveux très gras ? Le bras aux cheveux très gras ou c'est l'autre ?
Attends, ils ne faisaient pas des pubs pour la matmute ? Je suis désolé. Si, bien sûr. C'est pas possible, je ne peux pas faire des pubs pour la matmute et écrire des tribunes ? Je ne sais pas. Tu me diras, nous on fait du jeu vidéo, c'est le grand et la spalèche c'est le petit.
En même temps...
On fait du jeu vidéo, on parle de politique, il y a un moment qui on est pour juger finalement.
Oui, et puis n'importe qui peut mettre une tribune dans Valeurs Actuelles, je pense que ça ne demande pas un niveau intellectuel de ouf.
C'est vous qui voyez, c'est vous qui voyez. Bon bah bonjour le chat, comment tu vas le chat ? Ça fait plaisir de te retrouver le chat, dis donc, est-ce que tu vas bien ? J'espère que ça... Oh là oui, tiens d'ailleurs ! Annonce très importante, vous l'avez réclamée, vous l'avez demandé à corps et à cri. J'ai l'immense plaisir de vous annoncer que Backseat est désormais disponible en podcast ! Oui ! Incroyable ! Le podcast, il est dispo sur vos plateformes préférées. Donc normalement, si tout se passe bien, les trois premiers épisodes sont déjà sur Spotify, Deezer, Apple Music, etc. Donc allez-y, mettez Backseat dans vos oreilles quand vous prenez le métro, tout ça, tout ça.
Ça me fait plaisir de vous l'annoncer. Donc voilà, autre annonce, on est à 76 000 balles sur le Ulule. Vous vous rendez compte quand même ? 76 000 euros. Je crois qu'ils s'en rendent compte, eux, qu'ils ont mis le pognon. Et on vous remercie, voilà, 76 000 euros. Notre objectif, comme je vous l'avais déjà dit, c'est de parvenir d'ici la fin du mois de juillet, d'ici la fin de cette pré-saison, de parvenir à 100 000 euros. Ce qui nous permettra non seulement de vous faire une émission par semaine à partir de septembre prochain et pour toute l'année de la présidentielle, et en plus de vous proposer une édition de l'émission en public, dans un lieu, à Paris.
On trouvera, on va faire un truc trop cool, vous serez là, on boira des coups, on fera la teuf, ça va être trop bien. Merci du coup du fond du cœur.
On avait dit l'Aqua Boulevard.
On avait dit l'Aqua Boulevard. Ah ouais, viens, on le fait en maillot. On fait un hot tub géant. Ah ouais. Il y a un projet.
C'est trop génial, mais il faut inviter le député qui va bien du coup. Le ou la députée qui va bien. Olivier Véran, qui avait eu beaucoup de succès avec son gros bras. Oui, c'est vrai. C'est vrai, ça. On pourrait faire l'émission spéciale Aqua Boulevard avec Olivier Véran.
C'est bien, parce qu'on gagne en crédibilité au fur et à mesure qu'on raconte ce genre de conneries. Bonjour Olivier Véran, ce serait un plaisir de vous recevoir sur le plateau de Baxit à l'occasion, pas pour parler de vos bras, je vous assure. On a d'autres questions à vous poser.
En costume, s'il vous plaît, tenue républicaine exigée. S'il vous plaît, on déconne pas ici.
On est le 15 juillet de l'An de Grasse 2021, après Jésus-Christ. De la pandémie. De la pandémie. Est-ce que vous avez fêté la nation hier ?
Ah oui, j'ai regardé le feu d'artifice. Voilà, c'était joli. Pas le défilé. Il y a deux ambiances.
Non, défilé militaire, pas votre truc. Pas trop, pas trop. Je suis le seul à bien aimer les navions et les hélicoptères.
Ouais, peut-être. Déjà, je ne regarde pas trop la télé ou alors il faut aller sur place.
Et vous, le chat, chaque année, vous regardez le 14 juillet ou vous en foutez complètement ? C'est quoi l'ambiance ?
En vrai, vous vous rendez compte que c'est bizarre. Le défilé militaire. Je veux dire, tous les pays ne sont pas dans ce genre de délire. Ah non, il y a des grands pays qui le font.
Oui, mais la Russie, la Corée du Nord, la Chine, je crois, ils le font.
Vous vous souvenez ? À un moment, Macron, il a voulu impressionner Donald Trump et il l'a invité au 14 juillet pour regarder les militaires et les tanks. Et puis, ils lui ont joué Daft Punk à la fanfare et tout. Et lui, il était aux anges, apparemment. Il a adoré, il a voulu faire pareil pour le 4 juillet. Et il s'est dit, pourquoi on n'a pas ça, nous ? Il y a des Américains qui ont fait, parce que c'est un truc de dictature. C'est un truc chelou envers. Il y a de bonnes raisons.
Non, mais c'est intéressant parce que tu vois, j'en ai reparlé avec mon chat. Et c'est vrai qu'on avait eu en 2012, vous vous souvenez, un débat qui avait été lancé par Eva Jolie, candidate à la présidentielle pour les Verts, qui avait dit qu'elle trouvait qu'il y a peut-être une meilleure manière de fêter la nation, voire même de célébrer nos armées aussi. Et elle s'était prise un bac d'âge assez violent à ce moment-là. Et c'est un débat que, en vrai, je trouve assez intéressant. C'est anecdotique le 14 juillet. Même si, il faut reconnaître quand même un truc, c'est que c'est un peu le seul jour de l'année où on peut faire exister médiatiquement les armées.
Mais non, il y a des chaînes YouTube. Non, mais je ne sais pas.
Non, mais attends, il y a aussi, je ne sais pas, des ventes de contrats. Non, non, l'armement et les armées en France, t'inquiète. Tu sais, quand ils bombardent des mariages au Mali, ils arrivent à créer de l'actu quand même. On crée de l'actu avec nos missiles. L'armée arrive à faire parler d'elle.
Mais je ne sais pas, faire découvrir l'armée, faire découvrir sa composition, son évolution, etc. Non, attends, moi je suis super vénère quand même parce que hier, je n'ai pas eu ce que j'attendais, l'interview du président de la République. Je suis désolé.
Mais moi, je pense qu'il a fait marche arrière parce qu'il flippait avec cette histoire de McFly et Carlito.
Alors, c'est toi qui me disais que finalement, l'Elysée avait annoncé qu'il ne mettrait pas la photo de McFly et Carlito. C'est toi qui l'a dit, je l'ai lu quelque part, que finalement, ils ont dit compte tenu du contexte, la photo rigolote, ça ne s'est pas trop l'autre.
N'importe quoi, surtout que tout le monde s'en tape, personne ne sait qui c'est ces mecs-là.
N'empêche que l'intérêt de l'interview.
Dans ta mamie qui mette le défilé militaire et puis le discours du président du 14 juillet, elle a envie d'avoir ces deux mecs-là qui sortent de... Non, mais au pire, il ne peut pas.
Il y a des gens qui disent que l'armée, elle se fait aussi connaître en signant des tribunes dans la presse. Oui, ça c'est vrai, bravo. Vous êtes taquin, mais c'est vrai que ce n'est pas comme si on n'avait pas parlé assez de l'armée ces derniers temps. Et si on a invité le chef d'état-major des armées dans le Brexit ? C'est bon. Mais attends, mais c'est trop intéressant, putain les gars, vous êtes chiant. Non, mais c'est lui qui serait chiant, de quoi tu parles ? Mais pas du tout, c'est vachement intéressant, chef d'état-major des armées.
T'imagines l'ambiance ?
Oui, il s'appelle Philippe déjà. Non, ils sont en train de changer. Le cointre. Le cointre est en train de partir et je ne sais pas comment il s'appelle. Je ne sais pas qui c'est qui le remplace. Moi, ça m'intéresserait, chef d'état-major des armées. Il y a des questions intéressantes sur l'emploi de la force, sur les tribunes de militaires, sur la politisation ou pas de l'armée.
Autant invité par lit à ce compte-là.
La ministre des armées, je suis d'accord avec toi, ça a un autre sens. Non, mais en vrai, le mec le plus intéressant à inviter, c'est le chef des armées. C'est le chef de l'État. Non, moi, ça m'intéresse. En vrai, ça m'intéresse éditorialement.
Il y a quand même eu tout un débat sur le fait, est-ce que c'est pertinent ou pas que les armées viennent donner leur avis sur la politique dans l'espace public ? Comme ça, on a bien dit, il me semble, à un moment, on a quand même convenu que c'était plutôt inquiétant qu'autre chose, que l'armée commence à donner son avis. Comme si c'était une institution totalement indépendante qui...
Mais c'est ça qui m'intéresse, c'est justement de reposer cette question-là, de l'obéissance de l'armée, la question... Non, parce qu'attends, on parle de l'armée, on parle des jeunes aussi. Je vous rappelle qu'il y a le service national universel, qu'il y a des candidats à l'élection présidentielle qui proposent un service militaire ou un retour d'une forme de service militaire, etc. Voilà, il y a des gens dans le chat qui disent, moi aussi, ça m'intéresse. Merci, je suis avec vous.
Il y en a qui disent, c'est bon, on les a vus sur le stream aussi.
Alors, je sais que le stream a fait un partenariat. Moi, je l'avais déjà fait il y a trois ans, le partenariat avec l'armée pour le 14 juillet. J'étais super content, on avait fait un super stream. Et moi, qui ne connaissais rien à l'armée, j'avais commenté en direct le défilé militaire avec un...
Tu avais fait faire un tour d'hélico, non ? C'était pas ça ?
J'avais fait un tour d'hélico avant aussi. C'était trop de la balle.
Moi, je l'ai fait avant, je l'ai fait avec Carlito.
Mais surtout, non, mais ça, c'était pour mon kiff personnel. Mais surtout, pendant l'émission, on avait commenté ensemble le 14 juillet 2017, je crois. Et l'armée m'avait mis à disposition un jeune lieutenant-colonel du 17e régiment du génie parachutiste. Le mec avait mon âge, 28 ans. Et il était militaire depuis 10 ans. Et c'était super intéressant parce qu'il m'avait raconté plein de trucs sur ce qu'il faisait, sa formation, sa qualification, machin. Et on avait regardé le défilé. Je lui posais un milliard de questions. Mais ça, c'est quoi ? Le canon, il tire quoi ? Et eux, c'est qui ? Et eux, pourquoi ils font comme ça ? Ah oui, d'accord. Et en fait...
Tu as été scout, toi, non ?
J'avais été scout, ouais. Ah ouais, voilà. J'avais été scout. Mais c'est quoi le rapport avec l'armée ? Je sais pas. T'as été de ce truc. Oh là là, les scouts ! C'est pas bien. Non, je plaisante. Bon, bref. Non, mais intéressant, intéressant. Donc intéressant. Et c'est pas pour autant. Pourquoi pas ? Nous, on n'avait pas fait une émission en mode je m'engage.fr et tout. Faites ce que vous voulez, vous engagez, vous n'engagez pas. Mais en tout cas, citoyennement, moi, je trouve ça intéressant qu'on soit au courant un peu de cette masse de trucs qui s'appelle l'armée.
Oui, surtout que ça coûte un paquet de pognon.
Ça coûte un pognon de dingue, c'est pas neutre.
C'est intéressant. C'est objet à réflexion. On fout de la tune, ça c'est sûr. Non, toi, toujours pas, les uniformes. Mais non, mais en plus, surtout qu'en plus, en France, on a quand même... Mélenchon l'avait pointé du doigt plusieurs fois, là. On vote peu sur les questions de stratégie à l'Assemblée nationale.
Ah, maintenant, il y a des lois de programmation militaire, quand même, et heureusement. Bon, mais t'as raison, je suis vrai.
S'ils veulent que ça soit une question politique, où est-ce qu'on s'engage, sur quel théâtre, pourquoi, à ce moment-là, c'est déjà qu'ils commencent à soumettre ça à l'Assemblée nationale. Et ensuite, on pourra en parler sur les plateaux, s'ils nous demandent notre avis de temps en temps.
Il y a un pouvoir exorbitant du chef de l'État dans l'engagement des forces. Il y a un pouvoir exorbitant du chef de l'État dans l'engagement des forces. C'est discrétionnaire, par ailleurs.
C'est vrai, non, c'est vrai, c'est vrai. Si on invite le prochain chef d'État-major, parce que vraisemblablement, ce sera un homme, on ne va pas se mentir, est-ce que ce n'est pas l'assimiler à un rôle politique qui dépasse en fait son propre rôle, parce qu'il n'est pas censé avoir un rôle politique ? Nous, ici, on invite des personnalités politiques.
Oui, c'est vrai, remarque, t'as raison.
À voir, j'ai bien.
Mais en même temps, c'est interrogé aussi la limite du truc.
C'est pour ça que je pensais que parler, ça avait plus de sens, parce que c'est vraiment là où se joue la stratégie.
Oui, non, non, mais dans l'absolu, t'as raison. Florence, parler de la loi de programmation militaire, parler des ventes d'armes, Eh bien, venez, les amis. L'Assemblée nationale vote ça, l'engagement des armées. Alors, pour être plus précis, le chef de l'État peut engager l'armée de son propre chef. C'est notamment ce qui s'était passé à Bamako avec François Hollande. Le Parlement doit se prononcer dans un délai prévu par la Constitution sur la poursuite ou pas de l'opération. Donc, il y a un système comme ça de réaction rapide possible, mais avec quand même contrôle parlementaire. A posteriori. A posteriori, effectivement.
Et ensuite, ils doivent revoter quand même des crédits d'engagement et tout. C'est pas non plus... Donc, voilà. Non, mais bon, bref. Je... Non, mais on va... Donc, 14 juillet, pas d'interview du chef de l'État. C'est con. J'aurais bien voulu qu'on parle de l'opération Barkhane, qu'on parle de l'OTAN, parce que la France préside l'OTAN.
C'est surprenant, d'ailleurs, qu'il n'y ait pas d'intervention.
Alors, l'interview du 14 juillet, figure-toi qu'il y a un président de la République qui a arrêté de le faire parce qu'il ne l'aimait pas ça. C'était Nicolas Sarkozy. Il était contre ce truc-là. Il disait, non, non, je trouve que c'est un espèce de rendez-vous obligatoire dans sa logique de modernisation post-2007. Il avait interrompu ce truc-là. Ça avait été remis au goût du jour par François Hollande, qui avait dit, moi, je veux continuer à faire l'émission, l'interview du 14 juillet. Et quand Macron est arrivé, il a arrêté, lui aussi, l'interview comme Sarkozy. Il en a fait une seule l'année dernière, où il avait été interviewé par Boulot et
L'APIX, non ?
Non, pas L'APIX, c'était... Comment elle s'appelle ? Celle de France Inter. Léa Salamé.
Ah oui, tout à fait.
Léa Salamé. Et voilà, donc c'est une interview qui, traditionnellement, est plutôt orientée sur les questions internationales, l'engagement de la France, des forces armées. Mais voilà, donc faut-il une interview du chef de l'État ? Je comprends le côté rendez-vous, c'est vraiment les journalistes qui viennent, Monsieur le Président, comme chaque année, on vous pose les mêmes questions et tout. Je comprends la ritualisation qui est un peu reloue. Mais bon, il n'y a qu'à faire des interviews aussi. Mais oui, mais il préfère parler tout seul. Oui, il préfère parler tout seul. On va en parler de ça.
Et on ne va pas en parler entre nous, on va en parler avec un invité de très grande qualité, chers amis, cette semaine. J'ai l'immense plaisir d'accueillir sur notre plateau notre invité de la semaine. Il s'agit de Pierre Lapin. Incroyable.
Ah là là.
Juste insane. Juste insane.
Ça va les refs. Ça va bien. Comment tu vas Pierre Lapin ? Je dors très mal en ce moment. Pourquoi ? Je ne sais pas pourquoi. Je fais des cauchemars. Merde. Un peu fatigué. Tu as été piquousé ou pas encore ? Ça fait longtemps. Ça fait longtemps toi ? Je suis myopathe. Ah ouais, prioritaire. Ah ouais.
Je suis privilège myopathe. On va dire ça comme ça. Je me fais valoir quoi. Bon d'accord. Écoute. Mais sinon ça va. Pierre Lapin, pour celles et ceux qui auraient le malheur de ne pas savoir ce que tu fais, tu es vidéaste et streamer. Entre autres, ouais. Alors entre autres, mais tu fais quoi d'autre ? Qu'est-ce que tu fais Pierre Lapin ?
De base, je suis photographe. Ensuite, j'avais un appareil photo qui faisait des vidéos. Du coup, j'ai fait des vidéos. Après, il y a eu YouTube, tout ça. Après, j'aime bien le gaming. J'adore le gaming. Après, je suis sur Twitch et je développe plein de petits projets. Je suis aussi dans 300 millions. U301 vues. Avec Cyprien ? Avec Cyprien, sur le stream. Ouais. Voilà. J'adore l'armée. Ouais, on a ça. Non, je fais plein de choses. Et puis, on prépare des projets très très lourds à l'entrée dans l'univers de la musique et du Twitch game. Donc, je suis très excité.
Il y a du teasing que tu veux nous faire ?
Après, il y a eu apparemment la chaîne qui va nous accueillir. On a déjà lancé les trucs de presse. Donc, si vous êtes malins, vous pouvez trouver. Mais je ne suis pas encore trop briefé. C'est genre vous refaites Taratata ? Taratatouille, j'appelle. Taratatouille, exactement. Taratatouille, c'est du génie. Taratatouille, incroyable. On a plein de choses, oui. Vidéo, YouTube, Twitch, un peu de tout. Un slasher.
Un slasher, comme nous tous, finalement. Pierre Lattin, tu sais que tu es avec nous ici dans une émission politique. Comment tu... Non, mais justement. Comment tu te sens ? Au visage de la politique. L'idée d'être dans une émission politique. En venant, tu t'es dit quoi ? C'est un traquenard ? Non, je ne sais pas, ça m'intéresse.
Après, je ne vois pas ça comme un gros mot. On peut le trouver sur Twitch. Un genre politique, c'est genre... C'est ce qui fait le plus peur avec des meufs à moitié toutes nues. Sur Twitch, j'ai l'impression politique et ça. C'est politique, oui. Et non, mais ça va, je suis plutôt à l'aise avec ça. C'est quoi ton rapport avec la politique, toi ? Tu aimes ça ?
Ça te gonfle ? Tu regardes ça de loin ? Tu suis ça après ?
Je crois François Hollande à la boucherie. Ça, c'est mon rapport à la politique, souvent. Et il achète quoi ? Je ne sais pas. Il m'a laissé sa place. J'ai pris sa place. Je suis parti. Je n'ai pas cherché. Non, je ne sais pas. Par la politique, je ne sais pas. On va dire que j'ai des convictions. Tu as des convictions affirmées, c'est vrai ? Affirmées, apparemment, oui. C'est sûr. On me l'a fait remarquer, en tout cas. Des gens l'ont remarqué à ma place. Donc, oui, oui, des convictions. Je m'intéresse à la politique quand elle vient dans les milieux que j'affectionne, que ce soit la musique, le gaming, Internet.
À quelle occasion la politique tu la vois arriver dans ces milieux-là ? Récemment, il y a eu des épisodes qui t'ont marqué ?
Ah bah, je ne sais pas. Moi, ça a commencé dans la musique, où c'est devenu un peu important. Enfin, de voir qu'il y avait des gens qu'il fallait dégager un peu de certaines scènes, quoi. Tu es pour la cancel culture. À fond, à fond. J'adore ça. Ouais, non, dans la musique, où il y avait des petits tatouages, on n'aimait pas trop voir et tout ça. Et donc, je sais que très vite, ça a été un souci. Donc, je sais que dans mon âme de l'essence, j'ai pu voir un peu ça. Après, il y a le lycée, aux compagnies. Après, moi, c'est Internet, surtout. Oui, c'est Internet. Vu que j'étais très dans les mèmes, étant un même lord, affirmé. J'ai pu voir aussi ce qui se passait sur Internet et aux États-Unis.
Donc, j'ai pu voir un peu ce qui se passait à l'alt-right. Le Gamergate, tout ça. Exactement, comment l'extrême droite allait prendre des mèmes, s'approprier des choses. Et donc, du coup, j'ai vu ça. Et puis, d'un coup, j'ai vu ça arriver un peu en France. C'est ce que j'allais te demander. Il y a un mimétisme. Alors, what the fuck ? Comme à chaque fois, c'est imponcif. Mais on est en retard sur les Américains. Et c'est vrai que je pense que ça arrivait 3-4 ans après. Et voilà, quoi.
Il n'est pas plus gauchiste, le tweet game français qu'américain ? Je te pose la question. C'est une question naïve. Je ne sais pas du tout. Peut-être parce que je ne suis pas les bons comptes.
J'ai vu qu'il y avait des articles, apparemment. Où apparemment, le tweet game, c'était fou.
Le tweet game, oui, c'est autre chose. Oui, j'ai vu cet article-là. Tu parlais de quoi, pardon ? Non, je parlais des mèmes, en fait. Je réfléchissais aux mèmes, en fait.
Les mèmes ? Je ne sais pas. Non, oui, non. Ils ne sont pas à la masse. Il n'y a pas une référence d'extrême droite. Après, il y a l'extrême droite qui est venu un peu sur TikTok et tout. Mais ça a été très vite un échec, malheureusement. Mais non, un peu moins fort que l'Éricain, j'avoue. Enfin, on se réappropriait encore une fois les pépés de frog et tout. Mais après, il y a aussi, politiquement, on essaie de se réapproprier aussi pépés de frog. Enfin, il y a plein de choses. Il y a plein de mouvements et tout ça. Mais oui, non, moi, j'ai vu ça sur Internet. J'ai vu ça sur YouTube arriver.
Où ceux qu'on entendait beaucoup étaient très encartés sur un certain spectre très à droite de la politique. J'en étais victime. J'ai vu des gens qui étaient victimes autour de moi. Il y a eu les raids. Il y a eu tout ça. Et donc, oh, je me suis retrouvé mieux de tout ça. Et donc, j'étais un peu obligé de mettre le nez dans le caca. T'as fait, oui, t'as eu une politisation. Et voilà, la politisation et ma radicalisation, entre guillemets, elle vient un peu là. Parce que j'en ai pris plein la gueule et des gens autour de moi.
Avant, t'as un terreau qui a fait que, du coup, toi, t'as pas été sensible à cette espèce de contre-culture alt-right qui, à la base, est faite pour les hommes blancs qui veulent rigoler de tout. C'est comme ça qu'on les chope. Vous les rigolez de tout. On ne peut plus rien dire. Comme ça, moi, je suis nazi parce que je fais des blagues de nazis. C'est ça ? Si c'est ça, je vais être nazi. Et donc, toi, t'as pas pris là-dedans ? Quels ont été tes anticorps ? Ils te viennent d'où dans ton parcours biographique, politique, familial ? Je ne correspond pas trop au mal à l'alpha aussi. Donc, ça aide, quoi. J'avais les cheveux longs. Donc, très clairement, j'étais un peu mis à l'écart.
Non, mais en plus, depuis très jeune aussi, j'ai senti un peu un sentiment d'être un peu en marge de certaines choses de par ma myopathie et des trucs comme ça. Donc, j'étais un peu sensible à certaines injustices et je ne me retrouve pas dans la figure masculiniste ou quoi que ce soit de l'homme fort, fombreux ou quoi que ce soit. Donc, ça aurait été une sensibilité à ce niveau-là. Après, sur Internet, je pense que j'ai été dans les poncifs edgy. À une époque, fort jeune, ça nous faisait marrer de voir des trucs et tout ça. Parce que genre, on est un peu ado. On essaie de voir les limites, quoi. Mais très vite, je les ai vus. Et j'ai fait genre, ouais, pas ouf, quoi.
Tu as fait des tweets. Genre, par exemple, tu avais tweeté « Gouvernement de la honte, on ne vous aime pas » sous le tweet. C'est ça, c'est le souffre. Sous le tweet de Jean Castex quand il était venu chez Samuel Etienne. À des brûlots, quoi. Non, non, mais tu fais ce genre de tweet-là.
Non, j'aime bien faire des trucs un peu basic comme ça.
Mais non, mais c'est cool. C'est une manière pour toi d'affirmer quelque chose. Il y a mieux, non.
J'en sais rien. Non, mais là, c'est juste des fois, je suis un peu énervé, quoi. C'est un peu... Des fois, j'ai besoin d'évacuer. Et juste, ça me fait du bien, quoi. Je sais qu'il y a des gens autour de moi, ils aiment bien lâcher des commentaires comme ça. Je ne sais pas. Enfin, oui, je ne l'aime pas factuellement, quoi. Et puis, ce qui s'est passé sur Twitch avec Samuel Etienne, tout ça, ça m'a mis dans une colère assez profonde. Pourquoi ça t'a énervé ? Pas de politique dans mon Twitch. Non, c'était pas ça, toi. Non, non, non, c'est plutôt la figure bienveillante qui a amené tout ça et comment ça s'est accéléré très vite. Et que, soi-disant... Comment tu l'analyses, ça ?
Donc, Samuel Etienne qui arrive, qui vient et qui dit « je suis bienveillant ». Oui, bien sûr. Et d'un coup, il invite Castex et là, ça t'énerve. Ça m'a énervé avant. Tu l'avais vu venir, le truc de... Pas du moment où il y a quelqu'un qui se définit bienveillant. Oui. Oula, il y a une couille quelque part. Je pense qu'il y a beaucoup d'égo aussi. Non, non, mais je sais pas. Non, mais il y avait la posture un peu « yo, Legends » et tout ça. Après, il y a eu de la... Oh, tu trouves ? Pourtant, Samuel Etienne, c'est pas le pire. Il y a eu la chance d'être introduit par étoile, les trucs comme ça.
Mais après, le côté d'aller draguer le S et Twitter, SNK, l'ami, fait des trucs comme ça, d'aller faire les mangas et tout. Calmos, les gens. Donc là, ok, tu veux inviter des choses, donner la parole à des choses, mais tu décides en premier de donner la parole à des gens qui sont...
Il y a quelqu'un qui a dit « pas Samuel Etienne, mais oui pour Cyprien ». Cyprien, bienveillant. Non, je comparerais pas Samuel Etienne et Cyprien, franchement.
Non, je sais pas sur certains aspects, je sais pas. Non, mais j'étais un peu énervé vis-à-vis de ça et tout comme ça. Et puis, ouais, non, mais Castex et tout ça, le timing était atroce, franchement.
Est-ce qu'il y a un bon timing pour un Premier ministre pour venir sur Twitch ? C'est une vraie question.
Est-ce qu'il y a un bon timing pour Jean Castex ? Jean Castex, je sais pas. Si Jean l'avait invité, t'aurais réagi comment ? J'ai déjà invité un Premier ministre. En vrai, ces trucs, c'est comment il est venu avec le côté matinal, les trucs comme ça. Et d'un coup, paf, le switch. Et je trouve qu'un peu dravé aussi pour un truc genre tout de suite, je veux peser à fond. Et j'ai l'impression qu'il s'est un peu brûlé les ailes. Après, ça s'est vu après avec ce qui s'est passé avec Marine Le Pen, où il s'est fait mettre un vu par Marine Le Pen, si j'ai l'impression que c'est ce qui s'est passé. Mais ça m'a un peu énervé. Et non, je ne suis pas contre la politique sur Twitch.
Je viens de nos contrats. La politique est intrinsèque à Twitch, en fait. Il suffit de voir le top stream FR. On voit un peu certaines idées qui sont véhiculées. On voit comment ça chiale quand on voit qu'il y a une neuf sur Twitch.
Et au demeurant, je trouve ça bien, moi aussi. Non, ce n'est pas les exemples que tu donnes, mais le fait que des streamers expriment des opinions politiques personnelles, moi, j'ai toujours trouvé que c'était cool. Parlez de vos opinions, ça a du sens. Dans Topcorn, ils parlent de dépénalisation du cannabis. Je trouve ça vachement bien, en fait.
C'est intéressant. Parlez-en. Après, je sais que Popcorn, c'est un peu plus compliqué pour eux. Mais j'ai l'impression que ça s'est un peu amélioré. Mais on sait que c'est compliqué, j'imagine, parce qu'il y a un moment où il faut penser à son modèle économique et il ne faut pas froisser une certaine frange de ton public et de Twitter. Mais il faut la politique et il faut discuter et tout ça. Mais à un moment, j'ai l'impression d'entendre que des voix qui étaient un peu les mêmes et d'autres un peu plus étouffées. Et ça m'a un peu saoulé.
Je reviens sur les tweets un peu vengeurs comme ça qu'on l'a. Je sais que Jules et Léa, aussi, vous avez cette habitude de tweeter de manière sanguine sur des trucs d'actualité. Je sais que vous vous retenez que ça pourrait être bien pire.
Moi, de manière sanguine, je raconte essentiellement de la merde. J'aime bien.
C'est vrai que c'est du shitpost, c'est vrai.
Ah oui, c'est plutôt ça, mon créneau, plus que de manière sanguine. C'est super rare que je fasse des trucs vénères. Et ça veut dire que je suis vraiment vénère. Généralement, c'est plutôt, je me fous un peu de la gueule du monde.
Et tu regrettes jamais d'avoir tweeté après avoir tweeté ?
Ah non, non, jamais. Non, jamais. Alors, jamais, jamais, jamais, jamais, jamais. Et au contraire, je suis ravie de ça. Plus j'y vais et plus ça me motive. Pour moi, ça fait partie d'une certaine forme de liberté. Je suis rattachée à... J'ai une indépendance totale. Si j'ai envie de bitcher sur le gouvernement et de me foutre de leur gueule, j'y vais. Et finalement, ça ne les empêche pas de continuer à s'intéresser à ce qu'on fait.
Ou non, ça ne les empêche pas de venir.
À vouloir participer aux émissions que j'organise aussi, Popol et compagnie. Je bitch à fond sur... De toute façon, tout le monde en prend. PS prend, LREM prend, LFI prend. Pour le coup, LR, je donne des claques à tout le monde. Une fois, d'ailleurs, je connais pas mal de monde côté ELV. Et j'avais fait une blague sur ELV. Et je crois qu'un certain nombre de meufs ELV s'y attendaient pas. T'es un peu en mode, non, mais ta blague. Bah oui, vous aussi, en fait, vous allez vous en prendre. Je vois pourquoi vous serez épargnés, même si j'ai peut-être plus d'incointance, mais peu importe. Donc non, non, au contraire, c'est cool.
Je trouve que c'est super important qu'on puisse conserver cette liberté de parole et pouvoir bitcher quand il faut.
Il y a aussi eu, Pierre, un engagement politique que t'as eu récemment. C'est sur la question de l'allocation adulte handicapé. Le débat qu'on t'a vu beaucoup parler dessus. Le débat qu'il y a eu au Parlement. T'as pas mal relayé, effectivement. Je rappelle quand même que c'était une pétition, au départ, sur le site internet du Sénat qui proposait d'apporter une réforme au mode de calcul de l'allocation adulte handicapé pour la rendre plus juste. Par rapport au conjoint. Voilà, j'ai pas été beaucoup plus lourdement que ça.
La déconjugalisation, pour rentrer dans le détail. Si, on peut expliquer quand même. Si, si, il faudrait même. Ah bah je peux, je peux, si vous voulez, quand même. Bah tiens, Pierre, vas-y, explique-toi. Le myopathe, là. Non, mais quand tu t'es engagé. Parce que j'étais concerné. Après, j'ai juste relayé des trucs comme ça, parce que je pense que c'était important. Il y avait beaucoup de gens et j'étais très heureux. Voir des MV ou des trucs comme ça, c'était trop bien. Mais c'était l'idée de pas calculer l'AH par rapport au revenu de son ou sa conjointe. Et donc, qui pouvait permettre un peu plus d'indépendance pour les personnes concernées atteintes de handicap. Donc, qui est essentiel.
Surtout que, bah... Bien sûr. Moi, l'AH, je l'ai pris avec une certaine violence aussi, parce que c'est un parcours assez compliqué. Et c'est vrai qu'il y a ce côté aussi. Moi, j'ai toujours eu du mal avec sa tendance d'imposture. L'AH, c'était très compliqué pour moi. Mais l'AH, en fait, c'est... Des fois, tu te dis, bah en fait, je vais rester handicapé dans ma position que la société veut. Je reste chez moi. Et je vais peut-être être plus à l'aise financièrement. Mais du coup, ça va pas... Je vais pas pouvoir essayer de m'épanouir autre chose, des trucs comme ça. Et tu peux travailler en parallèle. Mais après, c'est calculé.
Si t'as des revenus, des trucs comme ça, tu vas être baissé, des trucs comme ça. Mais tu vois, du jour au lendemain, tu peux te retrouver... Si t'as une grosse rentrée d'argent, quoi que ce soit, après, t'as plus rien, tu vois. Vu que c'est calculé par trimestre... Tu peux pas dépasser un certain seuil, c'est ça. Donc ça, c'est un peu compliqué. Enfin, moi, avec la CAF, c'est toujours un peu chaud. Mais c'est vrai que je pense que c'est important d'essayer de penser à l'indépendance de ces personnes concernées. Soi-disant, c'était... Je sais pas, au début, c'était une priorité ou quoi que ce soit. Tout le monde était assez... C'était important. Ouais, ouais. J'ai vu pas grand-chose.
Ça avait été adopté, hein. Et ensuite, ça a été...
Ça a été adopté au Sénat. C'est arrivé à l'Assemblée où la majorité et le gouvernement a refusé à l'Assemblée, effectivement. Voilà. Ça a été un long sujet. Je continue à trouver que ça a été un moment très intéressant parce que c'est arrivé par une pétition, ce truc-là. Ouais. C'est ça que je trouve intéressant. C'est qu'enfin, ça y est. Déjà, le Sénat a mis en place une plateforme de pétition. C'est quand même pas mal pour le Sénat. Mais en plus, ça a donné naissance à ce truc-là. Alors, il se trouve qu'infiné, les internautes qui ont signé la pétition n'ont pas eu ce qu'ils voulaient. Mais on a quand même eu un débat au Parlement. On a eu le gouvernement qui a été obligé de répondre.
Et de prendre position. C'est retrouvé un peu dans la merde. Et de prendre position parce que ça les arrangeait de pas trop en parler. Donc, moi, je trouve que ça va dans le bon sens, ce truc-là. Le fait d'avoir des pétitions qui permettent de déclencher des trucs.
En plus, il y a des sujets comme ça où ils passent vraiment pour des gros bâtards. Quand tu refuses ça ou quand tu refuses, je ne sais plus, c'était les congés pour la mort d'un enfant. Pour deuil d'enfant, oui. Et que tu te retrouves à défendre que oui, ben non, il ne faut pas non plus, c'est bon, il ne faut pas exagérer, il n'y a pas d'argent magique. Tu es là, vous n'avez vraiment pas de race.
Et ils avaient été obligés de faire demi-tour sur ce truc-là. Donc, c'est vrai. Ça, c'était une proposition de loi de l'opposition. Non, mais c'est heureusement qu'il y a un parlement quand même. Après, ils sont là.
Oh, popop, désolé, on n'avait pas trop bien compris. Oui, non, ça va. On n'avait pas très bien compris
ce qu'on a dit. On va faire preuve de pédagogie une fois de plus. Donc bon, puisqu'on est en train de parler des sujets santé, parlement, etc., lundi, il s'est quand même passé un truc. C'est qu'on a eu un célèbre youtubeur qui a pris la parole à la télé. Est-ce que tu as regardé Macron, toi,
à 20h ? Oui, je me suis fait un peu de mal. Je voulais me sentir vivant. Donc, j'ai regardé ça, oui. C'était compliqué. Tu as eu l'impression de te faire engueuler ? Je ne sais pas. J'étais vraiment embué dans mes... Je ne sais pas, j'étais vraiment en colère. Oui, non, mais la douille, quoi. Incroyable. Tu tweetais en même temps ? Oui, non, j'ai dû faire un rage. Je voulais être un peu Mohamed Eni. Je voulais vraiment casser ma télé. Après, je me suis très vite calmé sur les tweets. Non, mais génial. Enfin, c'est fou. Et puis après, le petit switch sur les réformes à venir et tout ça, à savoir, est-ce que tu te... Enfin, on t'est déjà pour l'année prochaine ou quoi que ça.
Enfin, j'étais impressionnant. Enfin, j'étais un peu... Comme on dit dans le jargon de William Stun. J'étais genre... Ah, il l'a fait. Ah, bah, bravo. Voilà. Non, non, ouais. Il continue à bourriner. D'accord. Il nous le dit. Il est content. Ah, il le dit, mais... Énorme mental, le gars. Et ça passe tranquille. Et là, j'étais subjugué, quoi.
Ça t'a subjugué ? Et vous, Juli et Léa, ça vous a surpris ? Cette prise de parole du président de la République ou vous vous y attendiez ?
Euh... Regarde leur pompe, les deux. Non, mais ce qu'on savait que Macron allait faire... On savait qu'il allait parler. On savait qu'il allait parler et que ça allait être plus ou moins... On va en parler après, mais que ça allait être plus ou moins... Ça rentre le lancement aussi pour son dernier, son sprint final. Et on savait qu'il allait vouloir faire un sprint final de bourrin parce qu'il y a tout un électorat de droite auquel il veut parler. Et bon, c'était ça, la deuxième partie du discours, c'était ça. Alors, sur la première partie,
en tout cas, sur la question vaccinale, le fait que le président de la République engage un élargissement majeur du pass sanitaire en créant une quasi-obligation vaccinale, de fait, à partir de la rentrée, une obligation de fait, on va dire ça comme ça.
Oui, je veux dire, le vaccin ne va pas être obligatoire, il va être indispensable.
Oui, c'est très bien dit. C'est très bien dit. Est-ce que... C'est un changement de stratégie, quand même, de la part du président de la République.
Ah bah oui, parce qu'en avril, il nous disait que ce ne sera absolument pas obligatoire. Il ne dit toujours pas que c'est obligatoire, par ailleurs. Il dit qu'en revanche, on pourrait tendre éventuellement vers une obligation. Mais moi, ce qui m'emmerde dans cette histoire, c'est que je préférerais que ce soit presque obligatoire et que toutes les phases de discussion, de concertation avec les personnes concernées, notamment les élus en amont, aient eu lieu. Parce que là, on est complètement passé à côté de ça et finalement, aujourd'hui, on doit légiférer en urgence, personne n'est concerté. C'est vraiment hallucinant. C'est toujours comme ça avec Macron.
En même temps, on sait qu'il va parler. Il y a une petite semaine où on sait qu'il va parler. On est tous là en train de trembler. On se prend tous notre bonne dose d'anxiété.
Même autour de lui, ils ne savent pas ce qu'il va dire. Mais en même temps, c'est une gestion de crise sanitaire. Je comprends aussi le fait que les variants Delta sont en train de monter. L'Institut Pasteur tire la sonnette d'alarme en disant que si on continue comme ça, on reconflue nos premières routes. Le président de la République prend la décision de dire que ça ne va pas assez vite. Est-ce qu'il a raison ou pas de dire que ça ne va pas assez vite la campagne de vaccination ?
Pierre. Oui, mais ils ont leur part de responsabilité là-dedans aussi. Je pense qu'il y avait... En termes de discussion, de vulgarisation, même d'expliquer le vaccin, faire des campagnes vraiment de prévention. Là, on était vraiment à la télé ou tout comme ça, mais faire un peu de la vulgarisation, de sensibilisation. Il y a des gens, j'ai l'impression qu'ils sont à la masse et qu'ils vont voir plutôt Cyrus North que le gouvernement. Mais vraiment, peut-être une campagne même par rapport au complotisme et de prendre ça comme un truc vraiment important qu'il fallait prendre à corps parce que je pense que ça peut faire des morts. Il y a des familles qui s'entretuent.
Je pense que c'est vraiment très violent ce qui se passe. Je pense qu'il fallait au moins se prémunir de ça ou allouer un budget là-dessus. Mais ce taf n'a pas été fait. Et j'ai l'impression que là, c'est genre, ils se déresponsabilisent aussi. Et genre, vous n'avez pas été vite les frères, machin, nan, nan.
Ouais, je vois.
En même temps,
il y a quand même eu 2 millions de prises de rendez-vous dans les 48 heures qu'on suivit son allocution. Preuve que... Est-ce qu'il ne fallait pas un coup de pied au cul à un moment, d'une manière ou d'une autre ?
Oui, bien sûr. Mais preuve aussi que la campagne de communication du gouvernement telle qu'il l'avait envisagée n'a pas fonctionné.
Ouais.
Il y a eu quelques ratés. Je ne sais pas. On peut dire ça comme ça. On peut aussi dire... Quand ils retirent l'AstraZeneca un jour puis après, ils le remettent. Ouais, par ailleurs, déjà. Ouais, il y a eu cet épisode-là. Franchement, moi, j'ai essayé de me faire vacciner. Enfin, ça y est, je suis vaccinée enfin des deux doses. Bravo.
Il y a Kevles qui dit dans le chat de conclusion, tout est de la faute de Macron. Ah bah oui. Ah bah oui. Alors, il n'est pas seul. Il n'est pas seul.
Il n'est pas seul. Mais effectivement, il n'y a quand même une part de responsabilité. Il n'y a pas de responsabilité collective. Le mec, il décide tout seul. Il nous prévient au dernier moment. Et quand je disais autour de lui, même autour de lui, les gars, ils apprennent ce qu'il a dit et ils disent bon, bah, faire ce qu'il a dit. Il faut les voir quand même. Et ils vont sur les plateaux défendre ce qu'ils ont cru avoir compris. Le lendemain, t'as Gabriel Attal en sueur qui est là. Alors, les flics. Alors, les flics. Les flics, non. Pourquoi ? Pourquoi ? Oui, maintenant que vous me le dites. Exactement.
Ils étaient tous là et chiés dans le froc parce qu'il n'y en avait aucun qui avait les bonnes informations. Genre, les 12-17 ans. Ah non, finalement, ce sera à partir de fin août. Enfin non, c'était un zbol total.
Il y a plein de gens dans le chat qui ne sont pas contents qui disent non, c'est trop facile de dire c'est toujours, toujours, toujours de la faute du gouvernement. C'est vrai que la France est réticente à la vaccination. C'est vrai. Mais ça aussi, c'est de la faute du gouvernement. C'est la faute du gouvernement.
Mais non, mais c'est bien sûr, il y a la défiance et des trucs comme ça. Mais justement, tu prends en compte ça. Le taux d'acceptabilité. On n'en a pas beaucoup de parler de l'acceptabilité récemment de toutes les mesures justement du pass sanitaire, etc. On en parlait beaucoup en amont. C'est un mot qui a qui a vraiment disparu des chaînes d'info aussi des éléments de langage du gouvernement. On ne parle plus d'acceptabilité. Comment ça, on ne parle plus d'acceptabilité ? À un moment donné, genre mars, avril, quand il y a eu une...
Ça se mettait en place. C'était le début. Le fait est que ça ne va pas assez vite. Il faut reconnaître ça. Ça ne va pas assez vite. Je ne sais pas si c'est que de la faute du gouvernement. Alors évidemment, ils auraient pu commencer plus tôt. Le fait qu'on ait... Et je dis on. Parce que moi aussi, j'ai pris mon rendez-vous comme un connard après son allocution. Je n'ai aucune leçon à donner à personne. Mais moi, je suis le premier des slackers. Ça fait des mois que je sais que je dois aller me faire vacciner.
C'est pour ça que tu dis que ce n'est pas de la faute de Macron. En fait, il a réussi à te faire culpabiliser toi.
Mais c'est parce que je reconnais effectivement que je fais partie des gens qui ont pris ça peut-être un peu trop à la légère en se disant je ne suis pas prioritaire. Il y a des gens qui sont plus malades que moi avant moi. Je ne sais même pas pourquoi je ne l'ai pas fait. Moi, je préparais le vaccin. Non, mais voilà. J'avais la tête ailleurs. Je savais qu'un jour, je le ferais. Morale de l'histoire, quand il a parlé et que j'ai vu le verre en delta, je me suis dit non, mais OK, en vrai, j'ai déconné. Non, mais c'est vrai, j'aurais dû le faire il y a trois mois. Enfin, ça va. Il y a un moment, je suis un peu en adulte, je me suis un peu dit ça.
Et ça m'a fait chier de me dire que je fais partie de ces deux millions de gens qui ont eu besoin de le moment. Il faut absolument que j'avais les visas en août. Quand après, il dit alors super, Jean, tu ne vas pas pouvoir aller au resto, ça y est, ça te motive. Alors que la mort des gens, ça ne te motive pas. Et c'est vrai, c'est vrai que je dois reconnaître.
C'est vrai que c'est le raconci. Je fais partie de ces gens-là.
Donc le fait qu'on ait été deux millions à se dire « Bon, c'est vrai qu'il a un peu raison, il faut se dépêcher », prouve, je trouve, que tout n'est pas que de la faute du gouvernement, qu'il y a aussi une discipline collective qui est calabre. Bien sûr, mais dans ces cas-là,
est-ce que ça ne valait pas le coup de parler peut-être un peu plus tôt ? Genre, en voyant les chiffres de vaccination en se disant « Ah mince, il y a les gens, ils n'adhèrent pas vraiment à la vaccination. Est-ce qu'il n'aurait pas fallu effectivement prendre la parole plus tôt en disant « Bon, écoutez, là, on va droit dans le mur. Il y a tant de vaccins qui sont encore disponibles. Il y a tant de places qui sont disponibles. On a la capacité de vacciner tant de personnes. En réalité, on n'en fait que ça. Allez-y. » Est-ce qu'il a dû attendre qu'on soit vraiment à 40% de personnes contaminées avec le variant Delta pour ouvrir sa gueule et dire « Allez vous faire vacciner, sincèrement ?
» Il faut regarder qui ne se vaccine pas aussi. Entre-temps, il va faire des roulades et des concours d'anecdotes avec McFly et Carlito. Franchement, c'est sérieux, quoi ? Ceux qui ne se vaccinent pas, ce n'est pas seulement des antivax ou des gens comme toi qui avaient d'autres choses à faire, qui ont repoussé ou je ne sais pas quoi. Il y a aussi des gens qui sont éloignés du premier truc de vaccination possible. Il y a des gens qui sont éloignés aussi des pratiques numériques. Tu leur dis « Doctolib », ils ne savent même pas ce que c'est. Il y a des populations qui parlent plus ou moins bien aussi français qui ont besoin d'aide pour accéder soit à l'informatique.
Il faut vraiment des endroits visibles où les gens peuvent rentrer et aller se faire vacciner. C'est tout. Moi, je dis… Partout des centres de vaccination. Non. Mais oui, mais non. Pas si visibles que ça, Jean. J'entendais… Non, non. Vous connaissez, il faut savoir. Ça ne se fait pas non plus. Je pense qu'il y a un peu qui disait « Moi, le truc le plus proche, c'est à 60 kilomètres, il faut que j'ai une bagnole, il faut que j'ai machin. » Bien sûr. Des gens qui sont dans des situations de précarité qui n'ont pas le permis, qui sont dépendants de là où on peut les emmener ou pas les emmener, etc.
En effet, il faudrait que la vaccination vienne aux gens dans le moindre centre médical de campagne. Il faut qu'ils prennent leur petite bagnole et qu'ils allaient faire des drive-in. Il faut y aller. Ils font ça au Brésil, ils font ça au Stade, ils font ça dans plein de pays. Je me souviens, j'étais en mars en Italie, début mars, je débarque à Rome, à la gare de Rome, énorme tente, vaccins ici, sur place. Tu as vu ça à la gare du Nord ?
Non. Non, non, non, c'est vrai. Franchement, sur la com, c'est pas ouf. Pas que sur la com, d'ailleurs sur l'effectivité de la mise en place. D'ailleurs, on en a déjà parlé au moment des tests PCR, je me souviens. Il y a eu les masques aussi. Il y a eu les masques après. C'est accroisé aussi avec les déserts médicaux. Évidemment, et le maillage territorial. Tu leur en veux aux antivax aussi de faire les campagnes qu'ils font sur Internet ?
Je ne sais pas. Après, tout le monde n'a pas les mêmes ressources, les mêmes outils. Je ne peux pas dire « Ah toi, antivax, je veux tapo » ou quoi que ce soit. Non, non, non, c'est parce que je te demande. Je ne peux pas en vouloir. Après, c'est les camps qui jouent. Je ne sais pas.
Que des leaders d'opinion
se refassent. Moi, des Lallan et des trucs comme ça. Oui, je parle de Lallan. Encore une fois, on est sur un truc d'ego. Je regardais l'émission qui s'appelait « 40 jours et 40 nuits » à l'époque qui suivait Francis Lallan et c'était sur « Joey Star ». Sur Canal, non ? Sur Canal Plus, effectivement. Et tu vois, Francis Lallan, c'est juste un monstre d'ego. Là, c'est des antivax, mais dans deux mois, il trouvera autre chose. C'est vrai que j'en veux à ces gens-là qui veulent vérifier des gens, des gourous. On les retrouve un peu partout. Pourquoi ça marche aussi bien ça passe souvent vers l'ironie. C'est partagé avec de l'ironie, des trucs comme ça.
Donc, il y a du RT, il y a du volume, il y a du riche et tout ça. Et forcément, ça va atteindre des gens à un moment. Je pense que chacun part de ses responsabilités. Là-dedans, il y a des gens, c'est quand même une année compliquée. Il y a des gens qui se sentent isolés, complètement dupères. Tu peux te reconnaître sur certaines personnes et tu peux les suivre. Je comprends.
Je suis d'accord avec toi.
Donc, oui, effectivement, sur ces gourous-là, oui, clairement. Ça, j'ai envie de...
Tu penses que le pass sanitaire peut être efficace quand même pour convaincre la vaccination ou au contraire,
ça peut braquer des gens ? Moi, je pense que ça peut braquer dix fois plus. Puis, il y a un côté, vraiment, on voit un peu ce qu'il y a en trending topics. Des comparaisons assez... Ça, c'est terrible. Non, non, je pense que... Après, moi, je suis un peu comme toi. Allons vers une vaccination obligatoire, je pense. Mais organisé. Mais organisé. Tu vois, il y a Macron avec un gros tableau et Jamy Gourmeau, je ne sais pas, ils font... Ils expliquent l'ARN, qu'ils nous parlent un peu chaque semaine. Il y a tant ça, un truc comme ça, un accompagnement. Dire, il va y avoir ça, cette deadline-là, on vous accompagne.
Mais là, on est sur un truc de genre, les gens, ils sacrifient mes vacances, ils ne pensent pas même que je me protège. Non, j'ai besoin d'aller dans mon lieu de résidence ou de vacances. Sinon, j'ai une année de merde, on va m'empêcher de ça. Et ce n'est pas genre je vais faire le vaccin peut-être pour protéger des gens, peut-être pour faire ça. Et là, réside le problème pour moi. C'est toujours le gros bâton. On en avait parlé quand on avait parlé justement, tu te rappelles, de Macron féministe.
Et on avait dit ce qu'avaient dit les associations féministes au sortir du mandat de Marlène Schiappa quand Marlène Schiappa est au ministère de l'égalité femmes-hommes, que quand il s'agissait de créer des nouveaux règlements, de nouvelles lois, de nouvelles manières de punir, elle est très créative, il y a toujours plein d'idées, donc le harcèlement de rue, machin. Mais dès qu'il s'agit de débloquer du pognon pour mettre en place des trucs qui marchent avec une idée un petit peu d'intérêt général, de service public, par exemple, pour reloger les femmes, machin, là, le pognon n'arrivait jamais.
J'ai l'impression que pour la campagne vaccinale, on pourrait imaginer aussi d'autres manières de procéder, comme on disait un petit peu autrement, mais là, ce n'est pas tant une question de pognon parce que dans l'absolu, ça coûte du pognon. C'est un espèce de réflexe de le coup de bâton. Ah, les Français, ils ne font pas comme rien. Le coup de bâton,
vous êtes pour la vaccination obligatoire. Il y a des gens dans le chat qui disent, en même temps, si Macron avait fait la vaccination obligatoire, qu'est-ce qu'on n'aurait pas entendu sur l'infantilisation, sur la dictature, sur l'autoritarisme, etc. Ah oui, c'est certain. J'ai l'impression que quoi qu'il fasse,
il n'y a rien qui va. Moi, je dis, beaucoup de personnels soignants disent, mais non, non, obligatoire, c'est très bien. C'est encore plus con de la rendre obligatoire juste pour les soignants.
Alors, il y a eu ça, effectivement, la vaccination obligatoire, pour le coup, vraiment obligatoire pour les soignants avec cette déclaration du ministre de la Santé dans la foulée, rappelant qu'au 15 septembre prochain, ce n'est pas compliqué si tu es soignant, tu es vacciné ou tu es plus payé. C'est radical, c'est clair, c'est net. Est-ce que c'est brutal ? Est-ce que c'est nécessaire ? Est-ce que c'est utile ?
Alors, d'autres pays l'ont fait. En Italie, je crois qu'ils ont fait ça aussi. Mais surtout, c'est stigmatiser les soignants. Mais dites que le vaccin est obligatoire pour tout le monde parce qu'on en a besoin collectivement. Il y a un discours là-dessus. Je suis désolé. Même je ne suis pas désolé. C'est tout ce que vous voulez. C'est réglé. Et puis, voilà. Et on va se donner les moyens de faire une campagne pour que vous ayez accès à ce vaccin. Vous faites ce que vous voulez, mais on va punir les mauvais élèves ou ceux qui, pour x ou y raison, n'auront pas pu, ne seraient pas arrivés à se faire vacciner ou ont eu peur ou ils sont braqués parce que... Bon, là, oui, voilà.
Non, mais oui, l'accompagnement, c'est ce que tu disais, Pierre. C'est vraiment accompagner les gens dans cette démarche. Je pense qu'il y a plus
d'hésitants vax qu'ant anti-vax. Oui, oui, clairement, je suis d'accord avec toi. Pour le coup, les gens qui ne sont pas vaccinés ne sont pas tous des anti-vax. L'on a pas, tiens-moi le premier. Non, mais c'est vrai. Et pourtant, je ne suis même pas hésitant en plus. Moi, vraiment, je n'ai aucune leçon à donner. Il y a eu quand même un deuxième sujet dans la prise de parole d'Emmanuel Macron. C'est le retour des réformes économiques. Au début, Emmanuel Macron avait l'intention de faire une élocution à la télévision pour ne parler que de ça, pour tourner la page du Covid et ancrer la suite du programme. La relance, déjà. Déjà, la relance.
Il y a eu le plan de relance qui a été fait entre les deux vagues. Du coup, on a un peu oublié le plan de relance, mais il y a quand même 100 milliards qui sont mis sur la table. Et donc, la relance, la dernière année du quinquennat, le retour des réformes, etc. Parce qu'entre-temps, beaucoup de réformes ont été mises sur pause. Et c'est là qu'on a appris le retour de la réforme des retraites. Alors, retour, pas retour, parce qu'en fait, il y a une discussion avec les partenaires sociaux qui est ouverte, mais Macron a dit qu'il ne la mettrait pas en oeuvre tant qu'il y aurait encore l'épidémie. Je ne sais pas exactement quelle phrase il y a.
Il faut qu'il y ait à la fois les conditions de la reprise et de la sortie de l'épidémie. Et la sortie. Oui, voilà, c'est ça. Donc, un truc un peu particulier. Emmanuel Macron, qui a l'intention de ne pas clore ce quinquennat sans avoir repris son rythme de réforme. C'était un engagement qu'il avait en 2017 d'être un réformateur du début à la fin de son quinquennat, de ne pas faire comme ce qu'on fait avant lui, ce qu'il estimait de ses prédécesseurs, c'est-à-dire, je réforme pendant trois ans et ensuite, je ne fais plus rien, je ne fais que des lois à la con parce que je ne veux pas me fâcher avec l'opinion publique.
Est-ce qu'Emmanuel Macron a raison, selon vous, de vouloir aller jusqu'au bout de son mandat et de continuer ses réformes ?
Comment tu penses qu'elle ait reçu ta question sur le plateau ? Oui, bien sûr ! Oui, oui. Moi, je pense que c'est beau qu'il aille jusqu'au bout. C'est un homme de conviction, c'est beau, Jupiter, je ne sais pas. Parce que des fois, il promet des trucs qu'il ne les fait pas comme McFly et Carlito, le petit portrait, on ne l'a pas eu. Oui, c'est vrai, tout le monde était très déçu. Ce serait bien qu'on ait au moins notre réforme des prêtes. Il paraît que, alors comme il avait promis qu'il y aurait une femme présidente d'Assemblée nationale, une femme première ministre, non plus.
Mais en même temps, c'est intéressant parce qu'on en revient un peu aux discussions qu'on avait la semaine dernière sur est-ce que la droitisation de la politique menée par Emmanuel Macron, en tout cas sur les thèmes économiques, vise un électorat qui peut lui faire confiance en 2022 ? Ou est-ce qu'il va même perdre sur ce truc-là ? À force de... Moi, je n'y crois pas trop. Je ne crois pas.
Je pense qu'il va arriver à laisser dur ou pas ? Non. Je n'y pense pas. Je ne sais pas.
Je pense qu'ils vont retourner voir Xavier Bertrand et que cet électorat de droite-là... Oui, je dis goût Xavier. Mais c'est probable. C'est vrai, c'est probable ? Moi, je pense qu'il va marquer des points avec ce truc-là. Ah, tu ne penses pas ? Non. Le retour de la réforme des retraits, tu penses qu'il va vraiment définitivement se cramer ?
Non, mais en plus, il va se cramer auprès de plusieurs personnes. Parce que d'une part, il faut quand même rappeler qu'en 2017, il disait « Je m'engage à ce que l'âge légal ne soit pas reporté. » Très bien. 2019, fin du grand débat, avril 2019, grosse conférence de presse, « Je m'engage à ce que l'âge de départ à la retraite ne soit pas reporté, ne soit pas décalé. » Pour deux raisons, avait-il dit. D'une part, parce que je l'avais promis pendant ma campagne. OK, très bien. Monsieur le sien s'est promis, c'est fort bien. Deuxième raison, parce que ce serait hypocrite, avait-il dit à ce moment-là, que d'engager une telle réforme tant que le problème du chômage n'est pas réglé dans notre pays.
Donc, s'il faut attendre que le problème du chômage soit réglé dans notre pays avant qu'il engage effectivement cette réforme et que l'âge de la retraite, l'âge pivot, soit effectivement décalé, c'est pas ce qu'il a dit lundi, en fait. Lundi, il a clairement dit « On vit plus longtemps, on travaille plus longtemps, c'est comme ça, ok ? » C'est comme ça, puis c'est comme ça, ça fait 30 ans qu'ils nous disent ça.
Et donc, oui, pour compléter, ce qui est assez étonnant, c'est que là, il se retrouve à arbitrer entre deux positions, entre Bruno Le Maire qui tape à la porte pour dire « Si, si, il faut faire la réforme, il faut faire la réforme des retraites, c'est un bon signal pour la droite, machin. » Et mine de rien, le MEDEF, le MEDEF n'est pas chaud pour une réforme des retraites, là, vite fait, avant l'élection. Le MEDEF, au contraire, ça fait Geoffroy Roux de Bézieux, je me souviens, déjà l'été dernier, il n'était pas chaud. Il n'était pas chaud, je dois en sourire. Ils ne sont pas chauds parce qu'ils n'ont pas envie de se taper un mouvement social.
Et on se retrouve avec un gouvernement de combat, resserré, commando, ils disent toujours ça. On se retrouve avec un Macron idéologue, idéologue, vraiment, qui, à peine la crise...
C'est pas mal, l'idéologie.
À peine la crise terminée, on n'en tire aucune leçon, en tout cas, pour ce qui est de l'économie, alors même qu'on se souvient, dans les premières périodes, c'était « il faudra payer mieux ceux qui sont en première ligne. » Y compris moi, le premier, il faudra changer. Voilà, il faudra changer, etc. On ne va pas sacrifier notre modèle social qui nous protège, machin. Et puis là, non, il est reparti en mode full méthode néolibérale bourrin, alors même que le MEDEF lui dit « mollo, coco, on n'a pas envie non plus de se remanger la CGT dans la gueule à la rentrée. » Parce que pour la relance et la croissance, c'est pas ouf.
En même temps, au sein même de la majorité, c'est une question qui divise. La réforme des retraites divise au sein même de la majorité. Les députés En Marche ne sont pas franchement chauds pour beaucoup d'entre eux. Et ils n'osent pas trop le dire, comme d'habitude, mais ils ne sont pas super méga chauds à l'idée d'avoir un retour de la réforme des retraites. Une réforme aussi clivante à ce moment-là du quinquennat est vue comme une mauvaise idée, un mauvais signal dans une période de crise. Est-ce qu'Emmanuel Macron va être capable de temporiser sur ce sujet-là parce qu'il aura une pression de la part du Parlement ? Honnêtement, je ne suis pas sûr.
Toi, tu penses qu'on va avoir une rentrée sociale à partir du mois de septembre-octobre, que ça va flamber ? Je suis vraiment jour le jour, là. Je suis comme toi, maintenant, c'est l'agrément et tout.
C'est lunaire, ça me paraît en autre monde, mais là, je ne vois pas comment ça peut bien se passer, très clairement.
Honnêtement, je ne sais pas.
En plus, parce qu'il y a la réforme de l'assurance chômage, il ne faut pas oublier après, mais pour le climat social global. Ah oui, oui, oui.
On y vient après, non. On peut y venir maintenant. Il y a aussi, effectivement, la réforme de l'assurance chômage qui, elle aussi, va rentrer en vigueur en octobre prochain. Ah non, non.
Il dit que ça va rentrer en vigueur. Si tu l'aurais écouté, ça serait déjà en vigueur.
Oui, bien sûr, bien sûr. Parce qu'elle a déjà été repoussée deux fois à cause de la première vague. Ensuite, le Conseil d'État a annulé une partie de la réforme, notamment les modes de calcul.
Là, quand il dit que ça va arriver en octobre, c'est soumis au fait que cette fois-ci, ça va passer au Conseil d'État, etc. Il s'avance. En fait, il fait une promesse à son... Quand il dit ça, il le dit aux gens de droite en disant « Je vais vous la faire passer, cette réforme. » Vous allez voir, cette fois-ci, elle va passer. C'est une promesse qu'il nous fait. C'est une promesse qu'il fait aux gens de droite à son électorat. Qui nous fait, Taddy. Attention, tu détrailles tout à même.
J'en reviens à ce que je disais tout à l'heure sur le fait que c'est une promesse qui parle. C'est une promesse qui parle. Oui, ce n'est pas dit que ça passe, mais c'est une promesse qui parle à un électorat. Le côté que toi, tu désignes comme étant bourrin, il y a aussi tout un électorat qui trouve ça courageux, nécessaire. Oui, alors effectivement, Macron va réussir là où Sarkozy a le choix.
Ils ne savent même pas ce que c'est, mais tant que ça emmerde les pauvres, ils sont contents. Ah oui, les modes de calcul, je n'en sais rien, tant qu'ils touchent moins. Non, non, et puis il y a ce côté, effectivement, il essaie de continuer à aller de l'avant parce que finalement, ça, ça décharge. Pour le coup, c'est vrai qu'il n'a rien pu faire pendant la pandémie. Ça, on ne peut pas non plus trop insister là-dessus. On ne peut pas non plus trop lui reprocher parce que gérer une pandémie telle que celle que nous sommes en train de traverser, à mon avis, enfin, je mets au défi qui que ce soit de le faire, clairement.
Du coup, il y a eu cette pause Macron, le réformiste, la start-up nation qui allait tout remettre à plat, etc. Ça, c'est quelque chose qu'il n'a pas pu faire et qui, vraisemblablement, il attend, genre, il a ses dernières petites cartouches pour montrer qu'il a toujours envie de réformer coûte que coûte malgré tout. Et je pense que, oui, clairement, il va tester. Il va tester un certain nombre de choses. Il a un certain nombre de garde-fous en disant, oui, bon, il faut quand même que le contexte le permette, etc. Bon, alors ça, c'est aussi une promesse qui n'engage que lui parce que, finalement, qui est capable de savoir quand est-ce que le contexte le permettra vraiment ?
Ça, c'est une vraie question. Quand on fait le bilan des trois trucs, vraiment, les trois trucs, c'est la réforme des retraites où, très probablement, ça va être un des thèmes de campagne de 2022, mais il ne fera rien avant, très probablement. Pour l'instant, c'est ce qui se dit. L'autre, c'est, du coup, la réforme du mode de calcul de l'assurance chômage. Ça peut encore être retoqué au Conseil d'État. Oui, ça peut. Et le dernier truc, c'est la dépendance qu'il a repoussée. En fait, il nous a dit qu'il allait faire plein de trucs, mais il n'est même pas dit qu'il les fasse. Il n'est pas dit qu'il puisse les faire.
Il n'est pas dit qu'il puisse les faire. Mais en plus, c'est intéressant
parce qu'ils ont fait une petite... Excuse-moi, vas-y.
Non, non, non. Je voulais enchaîner sur le thème suivant, mais tu peux y aller.
Oui, ils ont fait une petite sauterie à l'Élysée, juste après le discours. Donc, il y avait à peu près 300 personnes de la majorité qui étaient présentes, notamment essentiellement des députés de la majorité et aussi Modem et compagnie, pour savoir un peu ce qu'il en était et comment ils rentraient un peu en pré-campagne. Donc, il a annoncé qu'effectivement, ces thèmes seront les thèmes qu'il va essayer de pousser pour les réformes à venir. Et beaucoup de députés... Alors, ce que j'adore aussi avec ce gouvernement et cette législature, c'est que quand on lit des articles de journaux, un député de la majorité, une députée de la majorité, on n'a jamais les noms quasiment.
C'est quand même assez fabuleux. Mais bref, ça, c'est un petit détail, mais quand même assez intéressant et symptomatique de ce qui se passe en ce moment. Et ce qui était intéressant, c'est de voir que beaucoup poussaient et on posait la question à Macron de savoir qu'allez-vous faire des réformes sociétales type fin de vie, allongement, délai IVG. Aucune réponse.
Il y a plein de gens qui demandent l'avis de Pierre Lapin en disant l'avis de l'invité SVP. Là, sûr. Sur le rythme des réformes et ce qu'il attend de tout faire. Et la question suivante que je te pose, c'est la campagne présidentielle a-t-elle commencé selon toi ?
Le timing est short, quoi. Le timing est méga short. Tout lié à la pandémie, je pense que ça va plutôt être les promesses, effectivement, s'il y retourne. Et cette promesse de campagne ou je ne sais pas...
Quel regard rétrospectif tu portes sur le quinquennat d'Emmanuel Macron ? Une violence assez inouïe, quoi. Ouais. Ouais. Terrible. Entre le mouvement des gilets jaunes, le Covid, etc. Tu sens qu'il y a une accélération d'un rythme.
Ouais, la jeunesse, tout ce que son gouvernement, tout ce qui nous a été mis dans la gueule. Enfin, je ne sais pas. Ouais, c'est pas... En termes de radicalisation, ouais, ce gouvernement m'a beaucoup aidé aussi, quoi. C'est très clairement. Mais non, mais c'est vrai. Et puis même là, c'est là où je suis... Je suis commencé à redescendre un peu dans la rue. Quelque chose que je faisais moi et qui n'est pas très myopathe frénie, tu vois. Mais à un moment, on a envie d'aller.
Tu as participé à des manifs
pendant ces années ? Ouais, puis même ce qui s'est passé avec les violences policières ou tout comme ça. J'arrivais à Paris, j'étais en école photo, j'allais faire des photos en manifs genre, waouh, Henri Cartier-Bresson, le gars et tout. Et du coup, je voyais des manifs, mais tu vois, ça gazait en fin de manifs, un truc comme ça, tu vois. Mais c'était genre, oh, j'étais tout chill, quoi. Et j'ai refait des manifs récemment et j'étais choqué d'un défermement de violence, quoi. C'est clair. Et même une fois, ça a marqué à nous toutes, tu vois. Nous toutes, il y avait des putains de LBD, des trucs comme ça, des licences et là.
Avec des facs qui sont bloqués dans un restaurant parce qu'ils veulent se battre et des trucs comme ça. J'étais genre, waouh, les LBD, je me suis retrouvé avec des grenades alors que j'attendais une pote à un coin de rue et des trucs comme ça. Et puis de voir la violence des gens en sang et des trucs comme ça. Et puis de voir, tiens, quand ils sont pas là, ça se passe bien et des trucs comme ça. Est-ce que tu penses
que cette campagne présidentielle va se passer dans une ambiance propice à un débat démocratique ? C'est ça. Non, c'est ce que j'avais dit. Justement, délétère, l'ambiance politique est délétère. T'as l'impression que ça a plutôt tiré que même le débat entre les gens est d'une violence inouïe. Ah oui, bah là,
c'est polarisé à donf. Ça se voit dans le chat, ça s'engueule. Ça va faire des clips de toutes parts, ça va déterrer des trucs et des trucs comme ça. Non, non, mais là, je suis assez pessimiste. Mais après, ça peut pousser, effectivement, peut-être de gens vers le militantisme ou aussi de faire entendre leurs voix et peut-être des rencontres vont se faire et je sais pas, des voix se faire entendre.
Qu'est-ce que tu penses de l'état de la gauche en ce moment ? Parce que... Ouais, t'es team qui, toi ? Ah, mais moi, c'est team. Et surtout, est-ce qu'elle a des chances de faire quoi que ce soit à la gauche ? Parce que là, c'est très, très mal barré.
Je vois rien, tu vois. Je suis un ancien Sixers. Mon premier truc politique, c'était Hamon, un truc comme ça, tu vois. Là, je suis complètement largué. C'est ça, les Sixers ? Ouais. C'est quoi, les Sixers ? Bah, les 6%. Ah oui, pardon, putain, c'est vrai. Alors, je suis une Sixers ? Non, non, voilà, après, la gauche, enfin, tout ce que je vois sous le spectre politique gauche, là, c'est catastrophique sur les... Enfin, des sorties, d'aller voir des gens en manif de flics, des sorties un peu islamophobes, cheloues, et truc comme ça. Enfin, je me retrouve en rien, quoi. C'est terrible.
Bah, t'es pas le seul à te retrouver en rien quand on regarde l'état des sondages. Ça vaut ce que ça vaut les sondages comme d'habitude, mais l'électorat de gauche est loin d'être mobilisé. Par ailleurs, il y a aussi le taux d'abstention. Est-ce que toi, d'ailleurs, tu appelles les gens à voter ? Est-ce que le vote est un truc que tu incites les gens à faire ou tu leur dis « Fais-ce que vous voulez ? »
J'ai ce côté romantique encore à me dire « Allez, allez voter. » Je sais pas, je te pose la question. Bah, tu vois, là, je suis allé voter récemment des trucs comme ça. Ouais, j'ai ce côté, bon, bah, peut-être. Alors, peut-être. Donc, effectivement, après, il y a toujours, enfin, je me rappelle, dès le lycée, abstention, enfin, vote blanc, des trucs comme ça, c'est encore des trucs nébuleuses. Enfin, c'est comme apprendre League of Legends de Je Comprends Rien encore en ce moment, tu vois. Je sais pas, ouais, mon côté romantique, c'est genre, oui, il faut aller voter, tenter, mais effectivement, là, je vais voter pour qui ?
Bah, justement, on va parler de la primaire populaire dans la deuxième partie de l'émission. Absolument. Si tu devais choisir, y compris parmi quelqu'un qui ne s'est pas encore dit qu'il se présentait et qui n'a pas encore annoncé ça, si tu devais choisir, parce que là, c'est ce que propose la primaire populaire, on en parlera après, mais tu prendrais qui ? Est-ce que t'es de la team, par exemple, qui aimerait bien voir Taubira ? Ça te parle, ça, ou c'est pas... Bah, je suis toujours dans ce fantasme-là parce qu'il y a une verve où c'est trop cool, tu vois, un truc comme ça, voilà, bien sûr, elle est là pour casser des culs et j'aime ça, tu vois.
Après, dans le fond, j'ai aucune légitimité à avoir, enfin, d'aller scruter ou quoi que ce soit. Non, non, tu mets évidemment cette femme, oui. Non, mais genre, ton carton ou ta candidate idéale ? So basic, quoi. Là, idéale dans tout ce qu'on m'offre le spectre politique ou genre Carlyto, vas-y. Carlyto, vas-y. Non, non, mais pas moi. Je vais me faire des dingueries, là, une fois qu'ils passent de l'autre côté. Non, mais du coup, moi, j'aurais peut-être le poste de... Si t'es président, est-ce que je peux être ministre des Affaires étrangères ?
Tu seras porte-parole du gouvernement.
Oh, non.
Tu vas aller faire les matinales de radio, c'est moi qui te l'ai dit.
Oh, non, j'aime pas me lever de dos. Alors, attendez,
on va enchaîner avec la partie suivante de l'émission. Je sais même plus s'il y a un jingle, on va passer au quiz à la con, les amis. Ça passe si vite. Je vais te lèver tôt, après tu vois deux morons. Il y a un jingle ou pas ? Je sais plus. Il y a un jingle incroyable. Ça passe vite, hein. Ah, wow. Attends, mais t'as vu ? Wow. Ok, question à la con, les amis. Le quiz à la con, les amis, je vous rappelle le principe du quiz à la con. Je pose une question, vous avez le choix entre quatre réponses que je vous donne. Vous pouvez voter dans le chat en mettant la lettre de la réponse. Réponse A, B, C ou D. Et ensuite, on regarde qui sait qui a la bonne réponse.
Première partie, première question de ce quiz à la con.
Ah, c'est toi. C'est moi qui l'ai dit. Alors, elles s'afficheront là
si tu veux les lire, mais c'est moi qui l'ai dit. Alain Juppé écrivait des poèmes à 16 ans. C'est bien. Bravo à lui. Pour ce faire, il avait emprunté un nom de plume. Oh. Lequel était-il ?
Plume dans le cul.
Réponse A, Pierre Odalo. Réponse B, Diablo X9. Réponse C, Arthur Guérande. Ou réponse D, Léon Coquer. Quel était le pseudo ? Je dirais A, moi. A, Pierre Odalo, ça te parle ? Ouais. Alain Juppé, il signait Pierre Odalo. Moi aussi,
ça me parle,
Pierre Odalo. Je ne sais pas pourquoi. Donc, réponse A pour Pierre Lapin. Réponse A pour... Jules.
Moi, je dis Arthur Guérande.
Arthur Guérande. Réponse C, donc pour Léa.
Moi, il m'a beaucoup aidé sur le côté les fruits qu'il ne faut pas manger puisqu'il avait écrit un bouquin qui s'appelait Nous ne mangerons plus de cerises en hiver. Et donc, c'est mnémotechnique. Pour moi, je pense à Alain Juppé quand je suis au Fruits et Leg. Lui, c'est l'hiver, tu ne manges pas de cerises. Alain Juppé, il ne va pas être content.
On remercie Alain pour ça d'ailleurs. Merci, c'est pas mal. Allez, on va afficher la réponse les amis. La bonne réponse, c'était la réponse A. Effectivement, bien joué. Pierre Odalo. Le chat, vous n'aviez pas trouvé la réponse le chat. Non, non, non. Il y en a 6% qui ont voté pour Diablo X9. C'est beau ce que vous faites. Ça fait poète. C'est ça. Vous ne connaissiez pas la réponse. Vous l'avez bien senti comme ça. Bon, c'était bien senti, bien joué. Bravo. Parce que Guérande, oui.
Alors qu'Alain Juppé, c'est parfait pour un poète.
Alain Juppé, oui, pour un poète.
Deuxième question
de ce quiz à la con. Imagine, Gérard Larcher, il s'appelait Gérard Larcher depuis le début.
Il avait 6 ans le même. Il avait 6 ans et il s'appelait déjà Gérard Larcher.
C'est chaud. Vous êtes chiant, putain. Il devient quoi Diablo X9 ? Bah, il écrit des poèmes, ça se trouve. Deuxième question de ce quiz à la con. Lequel de ces goodies militants n'a jamais existé ? Il y aura les fameuses tongs, normalement. Alors, réponse A, les capotes, les républicains, merci pour ce moment.
Ah si, ça a dû exister.
Réponse B, le mug, What will Jaurès do des socialistes ? Réponse C, le calendrier des chats du Rassemblement National.
Possible que ça existe.
Avec des photos de chats de Marine Le Pen. Ah, c'est possible. Réponse D, le décapsuleur musical qui chante l'international de la CGT. Ça, c'est réel. Celui-là, on l'a tous déjà utilisé. Oui, ça c'est réel. C,
elle est très, c'est une fanzule de chats. Le chat, vous votez.
Alors, réponse A, je vous rappelle, les capotes, LR, merci pour ce moment. Réponse B, le mug, What will Jaurès do des socialistes ? Réponse C, le calendrier des chats du Rassemblement National. J'ai dit B, moi. Moi, je dis A. Lequel n'a jamais existé ? All in sur la C.
Oh.
All in. All in sur la C, le calendrier des chats du RN. Elle adore les chats, Marine Le Pen. C'est peut-être ça la feinte.
C'est peut-être ça la feinte. Parce que le reste, le reste c'est très crédible, ça sent les trucs de, vous savez, en général c'est les jeunes qui ont les idées. Les jeunes LR, ils peuvent être très cons aussi de faire des blagues comme ça. En plus, tu peux être de droite et grivois. Bon, il n'y a pas de raison. Moi, je pensais qu'il baisait son capote à droite, mais enfin bon. Waouh. Non, je déconne. Lol. La baie, c'est quoi déjà ? Le mug, Wadou, j'aurais tout. Vraiment, tu vois, t-shirt de merde peut-être. Ouais, tu viens de chanser. Franchement, les MJS, ils en sont clairement capables. C'est clair. Et la lacée, elle est trop obvious. Alors du coup, réponse, c'est pour user.
Allez, je mets B parce qu'il faut un truc.
B aussi, j'étais ma première, c'était B aussi. Donc le mug, ok. La bonne réponse, les amis, c'était la réponse C, le calendrier des chats du RN n'a jamais existé. Non, mais GG. En revanche, la capote à l'air, alors moi, j'avais une anecdote là-dessus parce que j'avais, quand j'étais étudiant, j'avais une copine, non, pas sur la capote à l'air, mais justement, j'avais une copine qui bossait à l'UMP. On s'en fout alors. Une copine de promo que j'embrasse très fort d'ailleurs qui bossait à l'UMP et elle m'avait offert des goodies des jeunes pop, tu te souviens des jeunes pop, à l'époque. Dans un jambalancard, la grande époque de Twitter, bien sûr.
Et donc, elle m'avait dit l'heure en soirée, elle m'avait ramené des goodies, il y avait le ballon à gonfler, le ballon de Baudruche avec écrit « La gauche me gonfle ». C'est du génie. Le décapsuleur avec écrit « La gauche me saoule ». En vrai, c'est pas mal. Et moi, je l'avais supplié, je l'avais dit « Je t'en supplie, faites des capotes la gauche m'enculent ». Et ils l'ont pas fait. C'est super problématique à mes yeux. Il y a un manque de sens de l'humour.
C'est dommage. Non, mais moi, ce dont je me souviens, c'était leur clip où ils avaient mis quand même comment il s'appelle le chanteur ? Les hip-dopes de l'UMP ? Oui, oui. Tu dis la blague est problématique, mais on s'en fout, c'est la droite. Ils ont le droit. C'est ça, ils ont le droit, c'est la tête. Politiquement incorrect. C'est pas problématique.
C'est pas de plus. Donc, voilà. Mais les ballons, je crois qu'il m'en reste un chez moi. Il faut que je le retrouve. La gauche me gonfle. Ah non, mais je l'adore. Troisième question. Pour prendre du protot. Troisième question de ce quiz à la con. Quel président de la 5ème République a le même signe astrologique que Charles de Gaulle ?
Oh bah, alors là... Non, mais les autres, on pouvait déduire des trucs.
À savoir, scorpion ascendant balance. Est-ce que c'est réponse A, Jacques Chirac ? Est-ce que c'est réponse B, François Mitterrand ? Est-ce que c'est réponse C, Nicolas Sarkozy ? Ou est-ce que c'est réponse D, Emmanuel Macron ? Lequel, le même signe astrologique que Charles de Gaulle ? Je sais même pas.
Les mois, les trucs comme ça. Typique scorpion, le man. Est-ce que t'es quoi, toi, t'es scorpion ? Cancer.
Cancer.
Ouais, je suis cancer, ouais. Cancer. Non, scorpion. C'est quoi, scorpion ? Ouais, moi, t'es balance, hein ? Ouais, je crois que je suis balance, ouais. T'es balance avec toi ? Moi, je dirais Chirac. On sent pas les couches. Mais si, dis-nous, allez ! Non, mais c'est quoi ? Usul, t'es quoi ? C'est sérieux, vous ? Oui. Sagittaire. On est bien avancé. T'en étais pas.
Chirac, non ? Chirac. Réponse A, Jacques Chirac, qu'est-ce qu'il dit, réponse A ? Bah oui, je sais pas. Le mec, il... Au-dessus du particulement. Tu dirais quoi, alors, Léa ? D. Réponse D, Emmanuel Macron. Ok. Quel président de la Ve République a le même signe astrologique que Charles de Gaulle ? Il s'agit de François Mitterrand.
Sable de volo, Mitterrandi. Ouais, c'est ça. Surtout ce qu'est les politiques internationales. Et ils avaient trouvé le chat. Mais comment vous faites pour trouver une phrase ? Mais ils ont internet. Non, vous trichez pas. Non, vous trichez pas. Tu crois quoi ? Moi, j'aurais triché.
Non, vous êtes chiants.
Nous, regardez, on touche à rien, là.
Allez, alors. Question suivante. Là, vous allez pouvoir déduire, vous êtes content. Ok. S'il faut empiler 165 Général de Gaulle pour atteindre le sommet de la Tour Eiffel...
Oh oui, ça, j'adore. J'adore ce genre de questions.
Combien faut-il empiler d'Emmanuel Macron ?
Ah, c'est génial.
Il est plus petit, il est plus petit. Est-ce qu'il en faut ? Combien d'Emmanuel Macron faut-il empiler pour arriver à l'auteur de la Tour Eiffel ?
C'est génial, cette question.
187, réponse A. 157, réponse B. 197, réponse C. Ou 207, réponse D.
Il était très grand, De Gaulle. Oui. Il est très, très grand. Je pense qu'il y a un bel écart. Capricorne. Scorpion, ascendant, balance. Scorpion, ascendant, balance.
Le vote est ouvert, le tchat, vous pouvez voter. Combien d'Emmanuel Macron faut-il empiler pour atteindre la hauteur de la Tour Eiffel ? Sachant qu'il faut 165 Général de Gaulle.
Bon, il en faut. D, c'est peut-être abusé, non ? Attends. On vient lui mettre 15 centimètres dans la vue. Je pense qu'il y a un gros, gros écart. Ça dépend, on parle de l'ego ou de la taille ? Oh, ils ont... Baf, Macron ! 150. Parce que dans ces cas-là, on peut réduire. Moi, je ne sais pas, je dirais assez, moi. Moi, j'ai envie de continuer à l'enfoncer, je vais dire D. Ce soir, je suis lancé.
Donc, réponse D, 207 Emmanuel Macron. C'est moi. Réponse C, 197 Emmanuel Macron. Alors, le cloche, peut-être ? B, 157 Emmanuel Macron.
Bah non ! Bah non !
T'as dit quoi ? Il a dit B. Trop tard. Non, trop tard. Le choc. Bah non, tu peux changer.
Non, mais j'ai pas dit 157. En fait, je vois rien. Ah, c'est quoi alors ? Tu dis combien ?
187, 157, 197 ou 207 ? Ouais, 197. Voilà. Donc, réponse C et réponse D. La bonne réponse, c'était la réponse A.
Ah !
Ah, le chat, vous vous êtes trompé de ouf !
Bah, depuis qu'on leur a dit que ce serveur d'internet, voilà.
C'est vrai, vous n'avez plus droit de tricher. Le général de Gaulle faisait bien 1m95. Emmanuel Macron fait 1m73. Au garrot.
1m73 ?
1m73. Non, non, l'apprends. Je ne sais pas du tout combien je mesure, moi. Au garrot ? Au garrot. Moi, je sais,
ce n'est pas beaucoup.
Moi ?
Non, moi. Oui, non.
Non, je ne sais pas. Je ne sais pas quelle taille je fais par rapport aux hommes politiques. Je ne connais pas ta taille. Je ne connais pas ma taille. Mais ton signe astrologique, oui. J'ai du mal à mon souvenir à chaque fois, mais oui. Ah non, mais attends, mais moi, je ne connais pas ma taille de pompe, je ne connais pas ma taille de fringue, je ne connais pas mon poids. Ah, c'est ta maman
qui t'achète tes chaussures. Mais là, t'as le mot, on va te demander.
Salut ta maman. Oui, on salue ma maman qui est en coulisse.
Pourquoi tu n'as pas un passeport ? Normalement, c'est écrit sur ton passeport.
Mais c'est un passeport qui a été fait à l'époque où je mesurais, je ne sais pas combien. J'ai changé depuis.
À l'époque où tu mesurais combien ? Je ne sais rien.
Je ne sais jamais. De toute façon, tu n'as pas beaucoup bougé. A chaque fois, le médecin général ici me regarde et me dit vous pesez combien ? Je le regarde, je ne sais pas.
Il est là pour te peser.
Il ne fait pas son taf. Ça, ça peut changer. Non, non. Dernière question. Dernière question de ce quiz à la con. Mes amis, le chat de Benoît Hamon et le chien d'Elon Musk ont le même nom. Lequel ?
Ah, tu connais le nom ? Tu connais le nom du chat de Benoît Hamon ? Oui.
Alors, on verra. Ok. Alors, vas-y. Non, mais non. Excusez-moi, je ne vous ai pas donné la bonne question ? Attends, la question. Je vous donne la question, c'est le chat de Benoît Hamon et le chien d'Elon Musk ont le même nom ? Point interrogation.
Oui.
Réponse A, c'est tout simplement vrai. Réponse B, c'est tout simplement faux. Non, mais du coup, je vous ai donné la réponse. Putain, mais quel connard. Réponse C, n'importe quoi, ils font tous les deux des lapins. Réponse D, ils n'ont pas d'animaux.
Bah, il a Benoît. Benoît. Benoît. Ben. Ah, ma vie. Benoît. Il a, logiquement, c'est Floquise, le nom de son chat ? Floquie. C'est nul. Je crois. Mais pourquoi les chats ont toujours des noms pétés ? C'est Floquie, mais je pense pas qu'Elon Musk ait appelé son chat Floquie, son chien Floquie. Je sais pas. Lui, ça va être un truc bizarre, un avion de bombardier. C'est pas la même chose. Benoît. Il y a Floquie aussi.
Bon, donc du coup, le chat de Benoît Hamon et le chien d'Elon Musk ont le même nom. Est-ce que c'est vrai ? Est-ce que c'est faux ? Est-ce qu'ils ont des lapins ? Ou est-ce qu'ils se sont pas des noms ?
Moi, je veux dire que c'est faux.
Moi, je dis que c'est faux. Je sais pas.
Moi, je dis que c'est vrai parce que j'en déduis par rapport à quand tu t'es planté et que t'as dit l'intitulé. Ah bon, allez. Je vais dire un petit peu. Bon, la bonne réponse,
c'était la réponse. Ah oui. Non, mais elle était pas écrite comme ça. Et c'est Floquie. Et c'est bien Floquie. La réponse est bien Floquie. Non, c'est Floquie. Le chat de Benoît Hamon et le chien d'Elon Musk ont le même nom. Il s'appelle Floquie sauf qu'il y en a un qui va dans l'espace et l'autre... Ah, il va dans l'espace. Je sais pas. Est-ce qu'il emmène son chien dans l'espace ? J'espère pas. Les milliardaires sont prêts à faire. Est-ce qu'on peut avoir une petite navette ? J'aime bien sûr.
C'est sûr qu'il va ramener son club dans l'espace.
My Shiba Inu will be named Floquie. Il y a le même chien que Squeezie.
Putain, c'est fou.
Il y a le même chien que Squeezie ? Mais est-ce que le chien de Squeezie s'appelle Floquie ? Voilà, c'est ça la question. C'est le Squeezie chien.
Mais le Shiba, c'est pas le chien du Dogecoin ?
Si aussi, ouais. Ah, mais c'est pour ça. Il y a un copain du web dans le chat qui nous dit que Benoît Hamon possède une Renault Espace de 98, c'est vrai ? C'est une belle info, merci copain.
Ça doit être polluant ce truc.
Tu sais qu'on t'aime, copain. L'autre va à la fête de l'humain.
Il mange des kebabs. C'est la fin de cette première partie de Backseat. Mais what ? Bah merci. T'as vu, qu'elle pense à ma suite ? Bah ça passe super vite. On voulait te remercier,
on voulait te remercier Pierre Lapin de nous avoir accompagné, d'avoir été là. J'espère que ça t'a plu. Bah oui, un grand plaisir. Merci d'avoir été là. Merci à vous aussi d'avoir été là sur cette première partie d'émission. Merci beaucoup à toutes les personnes qui ont donné... Non, non, pas encore. Attends, attends, attends. Attends, parce qu'on va faire une pause. Je vais juste refaire parce que tu sais, je suis un forceur. Je fais la roue du forçage sur le Ulule. On est toujours à 67 241 euros. Merci du fond du cœur à toutes les personnes. En même temps, je vais peut-être faire un petit F5 des familles pour voir si ça a bougé. Oui, ça a bougé.
On est à 120 000.
On est à 76 000. Voilà. Merci beaucoup du coup à toutes les personnes qui ont donné sur le Ulule. N'oubliez pas que vous pouvez contribuer, vous pouvez mettre des commentaires. Merci pour vos commentaires. Je les lis tous les soirs avant de dormir. Ça fait super plaisir. Merci pour toutes vos contributions. Vous pouvez aller dans les news. Vous avez accès du coup à des trucs qui sont réservés uniquement aux personnes qui ont donné, notamment des vidéos sur les backstage. Donc voilà. Merci à toutes les personnes qui ont donné. Je vous rappelle que l'objectif c'est d'arriver à 100 000 balles d'ici la fin du mois. Merci du coup à toutes les personnes qui ont donné.
C'est la fin donc de cette première partie de Backseat. On se retrouve après la pause avec notre invité politique de la semaine. Il s'agira de Mathilde Himmer, la porte-parole de la primaire populaire. A tout à l'heure. De retour les amis sur le plateau de Backseat. J'espère que vous allez bien. J'espère que vous passez une bonne soirée en notre compagnie. Merci beaucoup à toutes celles et à tous ceux qui nous rejoignent. C'était super bien cette première partie avec Pierre Lapin. C'était un vrai plaisir d'échanger avec lui. Il est sympa ce petit jeune. Il est sympa ce petit jeune.
Je veux bien voir des jeunes comme ça.
Quelqu'un de très inspirant qui m'a beaucoup inspiré avec tout ce qu'il fait sur Internet depuis des années. Donc j'étais un vrai bonheur de le recevoir. On s'est bien marré. Et on s'est bien marré et c'était cool. Donc voilà. Deuxième partie de l'émission. Chers amis, on a le plaisir de recevoir notre invité politique de la semaine. Il s'agit de Mathilde Himmer. Je peux y aller. Mathilde Himmer qui est porte-parole de la primaire populaire. Bonjour.
Bonsoir.
Super. Ça va bien. Écoute, ça va bien. Alors, en fait, je vais tutoyer Mathilde parce qu'on se connaît avec Mathilde depuis plusieurs années. On a eu l'occasion de faire un bonhomme de chemin ensemble au sein du collectif Démocratie Ouverte et tout. Mais en fait, c'est un peu bizarre. On s'est posé la question, je vous avoue, avant l'émission en disant mais du coup, on la tutoie l'invité. C'est bizarre. C'est pas trop l'idée en fait de cette émission. On n'a pas envie de tutoyer.
C'est quoi la frontière ? Parce qu'il y a d'autres politiques qu'on a déjà rencontrées et que je ne me vois pas vous tutoyer sur le plateau. C'est très bizarre. Moi, je m'adapte. J'avoue que ça me fait bizarre de vous voyer, Jean, parce qu'on s'est toujours tutoyé.
Qu'est-ce que vous en pensez, le chat ? Est-ce que c'est scandaleux si je tutoie Mathilde ? Est-ce que ça crée une proximité politique entre elle et moi ? Est-ce que ça... Je ne sais pas. C'est vraiment à vous de me dire. Pas de soucis. Si tu le tutois,
tu dois encore plus me poser des questions embêtantes. Ça peut être ça, le deal. Non, mais...
Tu rigoles, mais moi, je pense que en vrai, ça aide. C'est vrai. Mathilde, c'est la première question que je voulais te poser. Mathilde, tu es porte-parole de la prière. Est-ce que tu es une femme politique ?
Je suis une femme qui fait de la politique et qui essaye de réinventer la politique parce qu'elle en a ras-le-bol, comme beaucoup de gens, je pense, de la manière dont se fait la politique aujourd'hui.
Comment est-ce que tu as commencé à devenir ce que tu es aujourd'hui, c'est-à-dire une femme politique ? Là, tu es notre invitée politique. Tu es militante.
À la base, je suis militante sur les questions climat.
Oui, on peut dire ça.
Et j'essaie de découvrir, de voir quelles sont les clés pour faire en sorte que ça bouge vraiment sur ces questions-là parce qu'on a très peu de temps. À la fois dans les assauts de jeunes, à la fois en soutenant le recours en justice de l'affaire du siècle en faisant une vidéo avec d'autres pour soutenir le recours, à la fois en faisant la désobéissance civile, à la fois en poussant cette idée de la convention citoyenne pour le climat, de prendre en compte la complexité. OK, on dit fin du monde, fin du mois. En tout cas, certains le disent. Est-ce que c'est vraiment réconciliable ? Mettons les citoyens au cœur. Et en fait, à chaque fois, tu te prends la porte du politique.
Donc, il y a un moment où tu te dis OK, c'est cool de rester en dehors du jeu politique ou alors tu essaies d'avoir un impact dessus. Tu étais un peu dans un mode lobbying citoyen. C'était un petit peu ça mais en fait, finalement, au bout d'un moment, faire du lobbying, c'est aussi faire de la politique. C'est ça un peu. Oui, sauf que aujourd'hui, je ne me sens pas du tout de rentrer dans le jeu politique, d'être un acteur dans un parti, toujours refusé.
Et tu l'es ?
Non, je fais de la politique mais pas dans un parti. C'est vrai, on va en parler. C'est vrai. Ça ne veut pas dire que tous les partis et tous les gens qui sont dans les partis sont dégoûtants. Je pense que le message tous pourris, etc., ce n'est pas vrai, il y a des gens très bien. Néanmoins, les règles du jeu, en fait, elles sont péraves, elles sont mal ficelées. Et du coup, les gens qui font de la politique sont dans des jeux de contraintes qui font que tu deviens court-termiste, tu n'en as rien à foutre du climat parce que juste tu es élu pour 5 ans, 6 ans et donc tu ne peux pas prendre en compte le long terme véritablement.
Tu es dans une logique où pour gagner une campagne, il faut faire des promesses et donc c'est les règles du jeu pour moi qu'il faut changer. Moi, là où je me sens faire de la politique, c'est comment est-ce qu'on pousse pour un vrai changement
des règles du jeu. Alors en l'occurrence, et c'est pour ça qu'on t'a invité ce soir, Mathilde, tu n'es pas à proprement parler candidate à l'élection présidentielle alors que le but du jeu de cette émission, c'est de recevoir des candidats, mais tu en fait participes à une initiative qui vise à présenter un candidat ou une candidate qui s'appelle la primaire populaire. Est-ce que tu peux nous pitcher la primaire ? C'est quoi ce truc ?
Bon, une phrase, c'est une initiative citoyenne qui a été lancée par notamment des jeunes citoyens qu'on en a ras-le-bol comme moi, la manière dont la politique se fait aujourd'hui, qui vise à une chose, c'est de rassembler, de faire émerger une candidature de rassemblement autour d'un projet écolo, social, démocratique pour 2022 en capacité de gagner, c'est-à-dire avec une vraie envie de gagner et pas l'espèce d'ambiance qu'on a aujourd'hui de culture de la loose, qu'on peut sentir un peu dans... Non, mais c'est vrai, dans notre camp, c'est déjà mort.
Du coup, on est d'accord que le but, c'est de faire émerger une candidature, comme tu as dit, une candidature de gauche ?
Moi, le mot gauche ne me parle plus. C'est-à-dire que c'est la structure qui a un peu incubé la primaire populaire, ça s'appelle la rencontre des justices, c'est une rencontre entre jeunes militants et jeunes entrepreneurs sur plein de sujets différents, climat, antiracisme, justice sociale, bref, on s'est tous rassemblés pour apprendre à se connaître et pour voir qu'est-ce qu'on voulait gagner dans les prochaines années. Et dans les prochaines années, il y avait 2022, on a décidé de prendre notre part finalement dans cette élection.
Et nous, pour nous, ce qu'on essaye de rassembler, c'est ce qu'on appelle le bloc des justices, donc tu peux considérer que c'est les électeurs traditionnels en gros de la gauche et les écolos, mais aussi les gens qui sont déçus de la politique en général, que ce soit de droite ou de gauche, les abstentionnistes qui sont hyper nombreux à fortiori chez les jeunes et ceux qui sont aujourd'hui dans un vote contestataire, qu'on a juste réel bol de la manière dont notre démocratie fonctionne et qui votent aujourd'hui Marine Le Pen sans pour autant être tombées dans un vote raciste et identitaire. Ils sont de moins en moins nombreux mais ils existent encore.
Du coup, ça fonctionne comment concrètement, très concrètement ? J'avoue, moi j'ai regardé un peu vite fait, d'ailleurs j'avais été ajoutée au groupe WhatsApp, je ne comprenais rien de ce qui se passait au début, je dois avouer que ce n'était pas très clair pour moi, du coup ça fonctionne comment très concrètement ? Alors c'est normal qu'au début on ne comprenne rien parce que c'est nouveau. Et c'était un peu pareil au moment de la Convention citoyenne pour le climat, je ne sais pas si tu te souviens Jean, au début les gens ne comprennent pas ce que c'est, comment ça fonctionne, c'est assez simple. Il y a trois étapes.
Une première étape qui était l'écriture d'un socle commun d'une dizaine de mesures. Mais qui écrit ça ? L'idée c'est quoi ? C'est d'avoir des mesures qui rassemblent, qui sont issues d'une espèce de scan qu'on a fait, des propositions des mouvements sociaux de ces dernières années, les gilets jaunes, les mouvements pour la retraite, les questions côté climat, mouvements climat, féministes, Qui a défini ce socle ? C'est l'association 2022 ou jamais qui opère la primaire populaire et qui l'a écrit en demandant à l'ensemble d'un certain nombre de partis politiques qui portent aujourd'hui l'écologie, la justice sociale et le renouveau démocratique de mettre un label de compatibilité.
Donc ils ne décidaient pas quel était ce socle, c'est nous qui décidions, mais on leur a demandé de mettre un label dessus pour voir est-ce que c'est compatible avec votre ligne politique. En gros, si je fais court, c'est les 60-70% de ce qui rassemble aujourd'hui les électeurs du bloc des justices. La deuxième étape, c'est de permettre aux citoyens de faire émerger et de choisir les candidatures les meilleures pour incarner ce projet de société.
Dans cette phase de parrainage citoyen qui a commencé dimanche dernier et qui finira le 11 octobre, tu peux soit, quand tu arrives sur le site primairepopulaire.fr, parrainer un candidat qui est déjà là en disant « moi j'aimerais que lui participe à la primaire populaire ou qu'elle, elle participe à la primaire populaire » ou, si tu n'as personne qui te plaît ou que tu as envie de voir d'autres têtes, tu peux proposer des noms de gens, que ce soit des gens du Sarai politique ou que ce soit des gens de la société civile ou un simple citoyen, tu peux proposer un nom. Si 500 personnes donnent le même nom, à ce moment-là, la personne apparaît sur la plateforme.
À la fin de ce processus, on choisit les 10 les plus plébiscités dans cette phase de parrainage, 5 hommes, 5 femmes, parce qu'il y en a aussi un peu marre d'avoir que des bons hommes à la tête de l'État. Et ces 10-là vont s'affronter dans un vote final qui aura lieu au mois de novembre.
Donc au mois de novembre, il y aura le vote pour choisir le candidat ou la candidate de la primaire populaire qui ensuite devra aller chercher les 500 signatures. Parce que là, on ne parle que de la candidature, la pré-candidature.
Et tout le monde peut voter ? C'est ouvert en ligne ? Tout le monde. Dans la phase de parrainage, c'est 16 ans. Il y a un système de sécurité, donc il faut un mail et un téléphone français pour éviter toute faille. C'est sur la plateforme Néovote qui est utilisée par tous les acteurs politiques aujourd'hui, et sécurisées pour éviter que derrière soit remis en cause le résultat de ce qu'on fait.
Alors du coup, c'est un peu particulier quand on va sur le site de la primaire populaire parce que c'est vrai que les personnes d'ores et déjà candidates ou en tout cas qu'on découvre sont des personnes qu'on connaît déjà. Ça ne sent pas beaucoup le renouvellement. Gérard Filoche, Gaël Giraud, Anne Hidalgo, Yannick Jadot, Pierre Lerouturou, Jean-Luc Mélenchon, Arnaud Montebeau, Eric Piolle, Sardine Rousseau, Fabien Roussel, François Ruffin, Christiane Taubira, toujours les mêmes, non ?
À ce stade, toujours les mêmes. Mais c'est pour ça qu'il y a l'option des gens de dire si aucun de ces visages qui te parle propose d'autres noms. Et il y a d'autres noms qui sont en train d'émerger. Et donc dans quelques jours, à force de revient dans quelques semaines, on aura des nouvelles têtes. Et si c'est Didier Raoult, par exemple, qui est hors ses rails politiques, je te réponds, qui est Gaël Giraud, par exemple, qui a été proposé, François Ruffin et Christiane Taubira sont des gens qui aujourd'hui n'étaient pas dans la petite course aux chevaux, n'étaient pas sondés, n'étaient pas lancèdés et qui ne sont pas candidats.
Vous n'avez pas une crainte parce que souvent, ce type d'initiatives peuvent être hackées. Vous n'avez pas la crainte que ce soit hacké par des forces malveillantes. Des gens qui ont une grosse communauté ou une plateforme... Oui, carrément, genre Zemmour. Vous connaissez, j'imagine, que jeuxvideo.com peut tout à fait faire un topic sur lequel, parce que c'est une grosse plateforme, sur lequel il se donne le mot pour que tout le monde aille mettre le nom de Éric Zemmour ou Didier Raoult ou Francis Lalanne ou Jean-Marie Bigard pour rigoler. Les qui veulent se marier, ils peuvent.
La règle pour apparaître sur la plateforme, c'est d'avoir les 500 signatures et de respecter le socle commun et 10 mesures. 500 propositions à 500 personnes.
C'est-à-dire qu'à partir du moment où quelqu'un a 500 signatures, vous lui demandez de signer les 10 propositions, d'accord, ok. Ça fait un filtre. Ça fait un filtre quand même assez vénère, effectivement. C'est pour ça qu'on a posé le socle, c'est qu'on ne veut pas
élire la primaire populaire de n'importe qui. C'est la primaire populaire autour d'un projet de société où l'écologie, la justice sociale et le renouveau démocratique sont au cœur. Et ça permet de différencier de ce que porte Macron aujourd'hui, de ce que porte Le Pen aujourd'hui. Si, par exemple, la personne qui est élue est une personne qui se présente déjà à une autre primaire, typiquement...
La primaire écolo, en l'occurrence.
La primaire écolo, en l'occurrence, il y a quasiment tous les candidats de la primaire écolo qui sont déjà sur la... Comment ça se passe ? On a un timing qui fait qu'on sait qu'on a adapté le temps de notre primaire au temps des acteurs politiques traditionnels. À nouveau, pas juste parce qu'on les aime, là, c'est pas l'idée, mais parce qu'on veut avoir un vrai impact sur cette élection. Donc, on ne veut pas rester dans une dynamique juste citoyenniste à côté des acteurs politiques. On veut venir les perturber. Et donc, quand on dit ça, ça veut dire qu'on a pris en compte la primaire écolo qui aura lieu fin septembre.
On a dit, nous, on met notre calendrier mi-novembre, du 18 au 21 novembre, c'est les dates du vote qui permettent de prendre en compte les résultats de la primaire écolo. Si je le dis en cours, ça veut dire qu'on se positionne pour les candidats classiques comme le réceptacle, en fait. Une fois qu'on aura le candidat écolo qui sera sorti de la primaire écolo, qu'on aura Anne Hidalgo ou le ou la candidate PS, on a déjà Jean-Luc Mélenchon, on a Fabien Roussel, ils sont quatre. Ils sont quatre qui peuvent porter ces valeurs.
On va rester à quatre, on est sûr de perdre à la présidentielle ou on participe à un processus qui permet de les partager avec en plus d'autres gens qui peuvent incarner différemment, faire de la politique différemment et proposer une autre manière de faire de la politique autour de l'écologie, autour de la justice sociale et autour du renouveau démocratique.
Je crois que Jean-Luc Mélenchon a doucement rigolé quand il a été proposé sur cette plateforme parce qu'il a d'ores et déjà obtenu des signatures spontanées de la part de ses militants pour être candidat. Spontané ou obligatoire ? Jean-Luc Mélenchon est d'ores et déjà candidat à l'élection présidentielle. Il avait fait 19% la dernière fois. Quand on lui a parlé de ce truc-là, il a rigolé.
Mais c'est normal qu'il rigole aujourd'hui ou qu'il râle parce qu'il rigole et il râle. Et ce n'est pas le seul. On est totalement... Mélenchon qui râle ? Non, mais ce que je veux dire c'est que sérieusement on a construit un processus en étant lucide sur le fait qu'au début les acteurs politiques n'allaient pas gentiment dire « Ah oui, je participe à la primaire populaire, c'est génial ce que vous faites. » Non. On sait que ça leur déplaît d'être sur un site où ils n'ont pas le contrôle sur combien de personnes vont aller voter. Évidemment que c'est le cas. Et plutôt tu disais qu'il devait nécessairement adhérer à ce socle commun des dix propositions.
Du coup, ça se passe comment par exemple s'il y a un candidat qui est poussé et qui ne veut pas signer ce socle commun. Là, en l'occurrence, je suppose Mélenchon même s'il râle ou il se moque, peu importe, il a quand même adhéré à ces valeurs. Dans le socle commun, la France insoumise était parmi les personnes qui étaient assises autour de la table et qui ont dit « Moi, je vais coélaborer finalement le socle commun. » C'était d'ailleurs assez actif. Si je prends l'exemple d'une autre personne qui n'a pas coélaboré, la question, elle se pose en effet « Est-ce que tu es compatible ou pas ? » Est-ce que tu fais cette ligne ? Oui, bien sûr.
Donc la manière de faire, c'est qu'on a, sur tout ce qui est juridique et la validation des 500 personnes qui ont mentionné ton nom, c'est une haute autorité de la primaire populaire comme toutes les hautes autorités de primaire, c'est du juriste qui valide, qui sont des garants qu'il n'y a pas de tricherie. La deuxième chose, c'est qu'on a un conseil d'orientation qui, sur la base de la réponse du candidat, est-ce que je me sens moi, je me reconnais moi dans le socle de mesures ? Est-ce que oui ou non, il peut apparaître sur la plateforme ? Est-ce que politiquement, il est dans la ligne de la primaire populaire ? Alors, j'ai une autre question.
C'est assez intéressant. D'ailleurs, dans le chat, je vois qu'il y a beaucoup de gens déjà qui découvrent et qui posent plein de questions, qui se demandent et tout. C'est pour ça qu'on a invité Mathilde aujourd'hui. Je suis content qu'on puisse parler de ce processus. C'est un peu nouveau. C'est voilà. Vas-y.
Je réfléchissais, je me disais typiquement quand il y a une primaire qui est déjà organisée, quelqu'un qui remporte une primaire, notamment, et je pense aux écolos parce que c'est celle qui est à venir, la première échéance à venir, ce sera eux et vraisemblablement, ils répondent pas mal à ce socle commun. Les candidats sont déjà présents, presque. Il manque Delphine Bateau, mais enfin, les trois autres y sont. Et quelle est la légitimité de la primaire populaire en plus de ce qui pourrait se passer au niveau de la primaire élevée, sachant que primaire élevée sera ouverte, en fait ?
La légitimité, c'est tout simplement qu'aujourd'hui, il n'y a plus de parti hégémonique dans ce que certains appellent encore la gauche. Il y a une époque où le PS faisait une primaire, c'était une évidence parce qu'ils étaient au-dessus dans toutes les élections que c'était leur candidat qui allait être porté. Aujourd'hui, ils se font tous la guerre. Et les filles essayent de garder le leadership par rapport à l'élevé qui est en train de monter et le PS se targue d'avoir gagné au régional. On fait quoi ? Est-ce que franchement, le PS va accepter gentiment de reconnaître le candidat qui sort de la primaire écolo comme son candidat ? Vous pensez que vous pouvez les contraindre avec ça ?
Nous, la dynamique, elle est construite en disant qu'on veut être les plus puissants. Pour ça, ça ne dépend pas que de nous. Ça dépend des gens qui nous regardent. Ça dépend de toutes les personnes dans le sens où on ne sera plus puissant que si on est à la fin du mois de septembre, début octobre, à la fin des parrainages, 300 000 sur la plateforme. Pourquoi 300 000 ? C'est qu'aujourd'hui, celui qui a la plus grosse communauté, c'est Mélenchon. Et qu'il est, je crois, 200 000 ou il faudrait peut-être dépasser. Parce que lui, il s'était mis un seuil de 300 000, d'ailleurs, je crois. Je crois qu'il a mis 150 000 et qu'il est arrivé à 200 000 et quelques.
L'idée, ce serait de dépasser n'importe quel candidat qui joue un peu ce rôle hégémonique de manière un peu... Mais au-delà de juste rentrer dans leur jeu cynique, il y a une chose qui est assez basique, c'est que s'il n'y a pas 300 000 personnes, ça veut dire que ce qu'on est en train de construire ne crée pas une sorte de début d'élan populaire. Et si on n'est pas capable de faire ça, on est sûr de perdre. Et ça veut dire que notre proposition de primaire populaire n'était pas la bonne solution. Et nous, on le dit et on le redit partout. Pourquoi pas présenter juste une nouvelle personnalité dans ce cas ?
Parce que là, à t'entendre, j'ai l'impression que finalement, les parties telles qu'elles sont aujourd'hui ne vont pas. les personnalités qui sont présentes sur la plateforme ne vous conviennent pas. Donc, pourquoi continuer avec ces gens-là, en fait ? Déjà, parce qu'ils ne nous conviennent pas à date, mais avec la pression populaire, on va voir s'ils continuent à dire qu'ils ne le viennent pas.
Tout le processus est pensé pour les faire adhérer par la pression populaire parce que tous les acteurs politiques savent qu'une élection, ça se joue sur une dynamique et que refuser de participer à un processus citoyen où on a plus de 300 000 personnes, c'est-à-dire le plus puissant aujourd'hui en termes de nombre en capacité de mobilisation, en termes de dynamique de campagne, ce n'est pas très bon pour celui qui refuse.
Donc, l'enjeu, il est vraiment de rentrer dans leur jeu de rapports de force d'une certaine manière, mais en même temps, en permettant d'avoir un cadre neutre, tiers de confiance pour l'ensemble d'entre eux pour qu'ils puissent vraiment sereinement trouver un ou une candidate qui est capable de rassembler l'ensemble de ses acteurs autour d'un projet écolo. Oui, j'ai l'en. Oui, je voudrais tenter une analyse. Vas-y, allez, je la tente. Allez, deux des vins. Pour moi, vous êtes un petit peu les gilets jaunes bobos, en fait. C'est-à-dire qu'il y a vraiment, tu vois ce que je veux dire ?
J'explicite peut-être pour ceux qui nous regardent, mais c'est ce discrédit pour les partis qui est manifeste. Cette envie de participer à la politique tout en ne se salissant pas les mains dans des partis qui sont perçus comme des machines à alimenter des carrières, des égaux, des projets comme ça qui ne concernent pas les vrais gens. Avec derrière cette idée de nous, on est les vrais gens, comme les gilets jaunes, par exemple, vous vous intitulez le truc populaire, alors que sociologiquement, dans les milieux dans lesquels tu gravites, Cyril Dion, etc., on est quand même sur du CSP+, éduqué de centre-ville et ce n'est pas pour rien qu'aujourd'hui, la numéro 1 sur votre site, c'est Taubira.
Il y a cette espèce de truc, de truc, voilà. Donc, vous êtes le penchant urbain et diplômé de ce que pourraient être des gilets jaunes qui expriment finalement derrière un petit peu la même colère et le même... D'ailleurs, avec parfois des méthodes que j'ai trouvées un petit peu violentes. Moi, quand vous êtes allé, il y a eu un sujet sur Mediapart dans Allaire Libre qui est passé, je ne sais pas si c'était vous, mais il me semble que si, qui était allé devant les sièges des partis avec des fausses une de Libé. C'était vous ou ce n'était pas vous ? Non, ce n'est pas nous. C'était qui ça ? Non, c'était Samuel Gréborski. Non, Samuel, il est primaire populaire.
Non, Samuel, il est primaire populaire. Je ne sais pas de quoi tu parles, moi, je ne vois pas la référence. Par contre, j'aimerais bien que tu répondes, Mathilde. Il y avait quand même un discours très agressif avec les... Enfin, il y a un discours très violent à l'égard des partis politiques et des candidats constitués. C'est un peu ce que je veux de là-bas au gauche et à lui. La réponse de Mathilde. La réponse de Mathilde Limer. Je pense que ton analyse, elle est juste en ce qui me concerne moi. C'est-à-dire que clairement, je pense que je rentre dans ta catégorie Gilets jaunes bobos. Dans le collectif, il y a des gens beaucoup plus différents de moi.
Et donc, je pense qu'on essaie de refaire cette alliance entre ce que Ruffin appelle un télo et prolo. Oui, en fait, parce que le rassemblement autour de l'écologie, autour de la justice sociale et d'une vraie démocratie, c'est un peu ce rassemblement-là, celui du Front populaire de cette époque-là, actualisé au jour d'aujourd'hui. Donc, quand tu vois dans les bénévoles, son sport, parce que tu as à la fois des bobos, tu as à la fois des gilets jaunes, tu as à la fois des anarchistes, tu as des anciens militants en PS, et ce magma-là se côtoie. Est-ce qu'on va réussir à avoir 2 millions avec autant de diversité ? C'est tout notre défi. J'ai envie de dire, c'est un pari.
Si personne n'y croit, ça ne marchera pas. Si on se laisse l'option d'y croire, allons-y, quoi.
Jules, qu'est-ce que tu en penses de l'analyse de si les prolos et les intellos ne font pas à Lyon ?
C'est ce que dit Ruffin entre autres, mais de toute façon, c'est ce qu'on sait en sociologie, le cœur sociologique de la gauche, c'est une partie des classes populaires et une partie des classes moyennes diplômées aussi, les profs. C'est l'ouvrier, les ouvriers, les profs ensemble. Les ouvriers, les profs, c'est ça, le congrès d'Épinay. C'est pour ça que tu vois, dans les soutiens, on a aussi une diversité de personnalités qui sont assez différentes, qui vont d'économistes, d'intellectuels, d'artistes, de militants, d'entrepreneurs, réseaux les uns des autres. Et plus ça va, plus ça s'élargit. Donc je pense que...
Mais je sais pas, il y a des énergies qui pourraient peut-être être investies justement dans les parties. Par exemple, Sandrine Rousseau est un très bon exemple de quelqu'un qui vient de la société civile, qui a des convictions écologiques fortes et qui se dit « je vais changer les choses en allant chez les verres ».
Elle est sur la primaire populaire.
Oui, bien sûr, mais elle est dans un parti aussi. Elle est aussi dans un parti, c'est vrai. Mais c'est très bien, chacun son choix. On est en lien aussi avec des jeunes qui ont choisi d'entrer dans des parties qui sont rassemblées dans Résilience Commune, qui sont de différents partis du bloc des justices, de la gauche, selon les termes que tu utilises. C'est très bien, chacun a sa place. Moi, aujourd'hui, dans les règles du jeu, aujourd'hui telles qu'elles sont, je sais que je deviens une... que je deviens folle, en fait, si je rentre dans le jeu politique classique. Donc je vais pas le faire.
Mais en même temps, je suis pas plus meilleur que les acteurs qui y sont allés et qui sont devenus pas très respectables. On va pas se mentir, le jeu politique actuel ne fonctionne pas très bien. On tape beaucoup sur les partis en disant les partis, c'est galvaudé, ça sert à rien, les partis, ça... Bref, on dit beaucoup de mal des partis. Mais en réalité, aujourd'hui, quand on veut faire une campagne, où est-ce qu'on chope la thune ? C'est les partis. Où est-ce qu'on chope les adhérents, les militants qui vont tracter et compagnie ? C'est les partis.
Donc comment vous faites pour vous, comment dire, vous soustraire d'une telle structure si, admettons, une personnalité émerge et c'est une personnalité qui n'est pas rattachée à une partie ? Comment institutionnellement et matériellement vous organisez véritablement une campagne présidentielle ? Alors, un, on n'est pas anti-parti. Je le redis. Nous, le diagnostic qu'on fait, c'est que les partis aujourd'hui seuls sont trop faibles pour gagner. Ils sont trop décrédibilisés, il y a trop de déconnexions. Même Sciences Po a renommé son baromètre de la confiance dans la politique le baromètre de la déchéance dans la politique. C'est en dit long, quoi.
Non, non, je suis d'accord avec toi. Mais réponds quand même à la question parce que là, en novembre, vous avez un candidat ou une candidate, il y a 500 signatures à trouver. Putain, si tu n'as pas une structure de parti derrière pour aller les chercher.
Admettons, vous avez ce premier step des 500 signatures qui est déjà méga, méga hush. Va encore plus loin et faites en sorte de faire une véritable campagne avec de la thune, des gens. C'est quand même quelque chose. C'est lourd, bien sûr. C'est évidemment lourd. C'est pour ça qu'on a commencé dès maintenant à lever des sous. On a déjà levé 300 000 euros. C'est pas pour rien. On est à combien, nous ? 76 000, nous, les gars ? On va faire de la pub sur la primaire populaire. C'est sympa de ta part. Non, mais plus sérieusement, on sait que c'est compliqué. On a posé un diagnostic qui essaie d'être le plus lucide possible.
On n'a pas la prétention d'avoir la science infuse, mais en fait, on a testé plein de scénarios avant d'arriver à celui de la primaire populaire. Et la conclusion de l'ensemble de ce travail sur différents scénarios, c'est qu'en fait, il n'y a pas de meilleur moyen aujourd'hui de rassembler, d'obtenir une candidature de rassemblement sur nos valeurs que celle-là. Très bien, mais concrètement, qu'est-ce qu'on fait après ? Concrètement, on a déjà entamé toute une réflexion sur comment est-ce qu'on obtient les 500 signatures. Il y a déjà des contacts qui sont pris, premièrement. Deuxièmement, sur les sous, il y a à la fois la levée de fonds qu'on a déjà commencé à faire.
Il y a aussi, le jour du vote, ça coûte 2 euros de participer à la primaire. Je ne sais pas si vous vous souvenez, les Républicains se sont fait beaucoup d'argent sur la primaire.
Et c'était 2 euros. C'était 2 euros, les Républicains, je ne me sens pas. Mais je crois que les gens ont laissé 5 ou 10 balles à chaque fois. Bon, ça, on n'aura peut-être pas chez nous. Chacun donne ce qu'il veut.
En tout cas, des sous, ça peut se trouver. Le dernier élément, c'est que si on arrive, ça c'est l'option un peu miraculeuse, à construire un accord de législature, là je parle des mots barbares, ça veut dire qu'on a les présidentielles, on a aussi les législatives qui sont imbriquées. D'autant plus depuis qu'on a changé le calendrier où les législatives arrivent juste après les présidentielles.
Si on arrive à avoir un accord de législature avec l'ensemble des partis politiques dont les candidats seront présents à la primaire populaire et des acteurs venant de la société civile qui vont se présenter aux législatives en dehors d'étiquettes de partis, il y en a des femmes, des jeunes, des gens de classe populaire qui n'ont pas envie d'avoir une étiquette d'un parti. Si on arrive à avoir cet accord-là, à ce moment-là, les partis peuvent être intéressés pour soutenir la candidature unique. Ça, c'est un peu le scénario rêvé. Dans l'idéal, votre initiative évolue vers un parti politique, en somme. Non. Ça, on n'ira jamais nous vers un parti politique.
Oui, mais c'est un peu ce que tu décris.
L'un des principes des partis politiques, c'est la sélection des candidats. Vous êtes en processus de sélection de candidats.
On est une primaire, mais ce n'est pas un parti politique. Si vous présentez des... C'est vraiment politique. Vous faites de la politique. Si vous présentez des personnes...
Vous cherchez un candidat, ça y ressemble beaucoup. Par ailleurs, mais surtout, si jamais vous présentez... Est-ce que Sondra,
aux Etats-Unis qui a fait monter à AOC et quelques autres est un parti ? Non.
Je vois ce que tu veux dire.
Ils sont rattachés aux démocrates. En effet, c'est un truc nouveau qui n'est ni un parti, ni une association. Ils sont rattachés aux démocrates, on le sait tous. Si on veut réinventer notre démocratie, on fait quoi ? On râle tous les 20 heures après une élection et on va dire « Oh, l'abstention ! Putain, t'as vu, c'est grave ! » Il y a un moment, on se bouge et on essaie d'inventer et donc on est en dehors des clous habituels. C'est intéressant ce que tu dis.
Je regarde le chat depuis tout à l'heure et c'est vrai qu'il y a beaucoup de réflexions du type « Tiens, c'est intéressant, ouais, pourquoi pas ? Je ne connaissais pas des trucs bons plutôt curieux. » Et il y a aussi beaucoup de « Ouais, à quoi bon ? Encore un candidat de plus dans un marasme, etc. » Est-ce que tu le sens aussi ce rejet de la politique qui va jusqu'à vous ? Bien sûr qu'on le sent.
On sait que c'est pour ça. Je le relis.
Et tu penses que cette méthode peut permettre de raccrocher les wagons avec des jeunes qui s'abstiennent en 82% d'abstention régionale ? Tu penses que...
Disons que... Il n'y a pas mieux. C'est un peu comme si tu demandais à la démocratie ce qu'on peut faire mieux. La démocratie, on dit souvent, c'est le pire des systèmes à l'exception de tous les autres. En fait, on a un peu l'impression que la primaire populaire, c'est la même chose. Si on a quelqu'un ou quelqu'une qui vient nous dire « Moi, j'ai trouvé un autre système qui permet d'arriver à ça et gagner, mais on prend et moi, je vais tranquillement retourner en famille. » Tu vois ? Enfin, vraiment, j'en serais très heureuse. Sauf qu'aujourd'hui, moi, je ne vois pas d'horizon et que, pardon, mais je n'ai aucune envie de me retaper Macron.
Je n'ai pas envie d'avoir Marine Le Pen à la tête de l'État et je n'ai pas envie de perdre 5 ans sur les questions climat, sur les questions de justice sociale alors qu'on va se prendre une crise économique qui va être beaucoup plus forte que celle aujourd'hui à la situation du Covid. Et tu n'as pas envie
de rejoindre un parti non plus.
Et je n'ai pas envie de rejoindre un parti non plus. En tout cas, pas dans les règles du jeu actuel, clairement pas aujourd'hui. Et aujourd'hui, être dans un parti, je veux dire... Je ne sais pas si vous avez vu l'ambiance, c'est morose. Ça dépend. Chacun, il voit au midi
à sa porte. Il y en a qui, au contraire, ils trouvent au contraire quelque chose de galvanisant.
Moi, au Rassemblement National, il y a une bête d'ambiance. C'est sûr que je ne vais pas là-bas. Peut-être qu'on devrait aller là-bas. Non, non, mais tu vois, pour connaître un peu les personnes de l'équipe de Sandrine Rousseau, j'étais à son lancement de campagne samedi soir et une belle énergie. C'est vrai, c'est vrai. Vraiment, c'est classe.
C'est un coming out, tu soutiens Sandrine Rousseau ?
Non, non, moi, je ne soutiens personne. Tu vas juste boire des coups. Moi, comme on dit, il y a un cocktail ouvert avec deux, trois écolos. Exactement, il y a des trucs à boire. Ok, je suis là. C'est pour ça que tu es là aussi. Usul voulait intervenir. Oui, moi, en fait, je trouve vachement plus intéressant ce qui a été fait avec la Convention citoyenne, qui est un mélange entre l'innovation démocratique et puis, vous êtes très Civic Tech aussi. Donc, Civic Tech, c'est comment on met des outils technologiques au service de la démocratie pour réinventer de nouvelles formes d'intervention populaire.
Je trouve ça plus intéressant ou même tout ce qui est On est prêt qui s'approche plus d'une forme de lobbying médiatique et politique.
Alors, On est prêt, je précise que tu fais référence à cette campagne lancée sur les réseaux sociaux pour des jeunes en faveur du climat.
Oui, il y a un peu des stars, il y a un peu des youtubeurs, et vous mélangez ça pour créer un espèce de mouvement d'opinion, travailler l'opinion comme savent le faire en fait la presse ou les partis politiques aussi à leur manière, en occupant les plateaux, en impensant leurs thématiques, vous avez tâché de faire ça. Je trouve ça plus intéressant que d'arriver finalement au bout de la chaîne qui est l'élection où tout est quasiment déjà joué précisément par ce climat qui a été planté ou non.
Et moi, j'ai envie de dire, si je ne crois pas du tout en effet à la primaire populaire, je voudrais vous féliciter pour ce que vous avez fait avant, qui pour le coup, d'avoir mis à l'agenda, d'avoir été un des visages médiatiques de ce qui pouvait se passer dans la rue avec Youth for Climate ou le mouvement climat. Ça, je trouve que ça pèse et ça pèse peut-être plus et ça va peut-être peser sur l'élection d'une manière à laquelle vous ne pensez pas nécessairement maintenant. Ce n'est pas improbable. En gros, ce sera ça mon... Non, non, mais c'est intéressant
parce que je continue à lire le chat et encore une fois, c'est super intéressant. Vous êtes très divisé entre ceux qui sont cyniques, qui disent « Ouais, c'est intéressant, mais je trouve ça naïf. » D'autres qui disent « Non, ce n'est pas que c'est naïf. » Au contraire, ça vaut mieux que rien. Bordel de merde, on n'a que ça. C'est intéressant.
Au début de la convention, on avait la même chose.
Tout le monde disait
« Vous êtes des gros naïfs ou vous êtes des traîtres. » On a eu ça aussi dans nos alliés. Je dis « Ah, nous, c'était beaucoup Cyril Lyon, Christiane Hudeski et moi. » Et au final, petit à petit, on a vu le changement de perception. Je ne dis pas que forcément, il y aura un changement d'avis de ton côté, mais j'ose l'espérer. C'est-à-dire que je trouve aussi que le tirage au sort est plus innovant. Mais le fait est qu'aujourd'hui, c'est quoi le résultat de la convention ? C'est des propositions qui sont faites des inguées. On a fait le pari. On était prêts à applaudir. On savait que le sans-filtre d'Emmanuel Macron n'est a priori pas un vrai sans-filtre.
Ce n'est pas de la faute de la convention.
Et à un moment, quand tu essayes de passer par plein de voies et qu'il n'y a rien qui passe, et que tu vois que ceux qui portent tes valeurs politiquement sont complètement émiettés, qu'il y a une ambiance morose, on fait quoi ? On essaie de faire des raillés. Et vraiment, s'il y a une meilleure option, on la prend. Non, mais je trouve que vous avez pris de bonnes options aussi. Je trouve que le aquabonisme, aquabon, c'est des naïfs, machin, c'est ce qui nous fait perdre. Non, mais moi, je n'ai pas dit naïf,
quoi que ce soit.
Je pense qu'il faut qu'on arrête d'être tout le temps dans une dynamique où on croit qu'on va perdre. Parce que, de fait, quand tu crois que tu vas perdre, tu perds systématiquement. Et en fait, ça fait mal quand tu perds. Ça fait mal un quinquennat Macron de plus. Ça fait mal un quinquennat Le Pen. C'est vraiment ça qu'on veut ? Ou tu te dis « Ah bah, ok, je prends 5 minutes d'un truc qui me paraît un peu naïf, mais ça se tente. À la convention climat au début, tout le monde disait « C'est naïf, vous n'allez pas y arriver. De toute façon, 150 citoyens attireraient au sort, ils ne vont jamais réussir à écrire des propositions qui tiennent la route. Bon, on y est arrivé.
Et à moins, si on veut réinventer notre démocratie, il faut aussi faire le pari de choses qu'on n'a jamais vues et qui, au début, sont compliquées à comprendre. Je te rejoins. Voilà, pardon, excuse-moi.
Il y a un autre truc que vous avez... Excuse-moi, Léa. Il y a un truc que vous avez aussi que je trouve intéressante parce que je sais que le tchat m'en parle souvent. Le système de vote pour le jugement majoritaire, c'est le jugement majoritaire.
Ça, c'est vachement intéressant.
Tu peux en parler un petit peu de ça pour celles et ceux qui ne connaissent pas le jugement majoritaire, c'est quoi ?
L'idée, elle est simple, c'est qu'on en a, pour un certain nombre d'entre nous, marre de toujours voter contre ou pour le moins pire ou le vote utile. Le vote au jugement majoritaire, c'est parmi les dix candidats qui seront en vote final de la primaire populaire, au lieu de devoir choisir celle ou celui qui te paraît le plus à même de gagner ou que tu préfères, tu pourras mettre une mention à chacun et chacune d'entre elles. C'est-à-dire, si on a plusieurs que tu aimes, tu peux mettre excellent à plusieurs d'entre eux. Candidat A, candidat B, candidat C, tu leur mets excellent parce que tu trouves qu'ils sont chouettes et qu'ils sont les mieux placés pour porter ce projet.
Et tu n'es pas obligé de choisir entre les trois ?
Si le candidat D, tu trouves qu'il est vraiment nul, qu'il est dangereux, tu le mets à rejeter. Si tu trouves que le candidat F, il est moyen, passable, tu le mets moyen ou passable. Tu as comme ça sept gradients de mention et c'est celui qui a la meilleure mention médiane qui l'emporte. Et ça permet aussi plusieurs choses. Un, d'avoir un seul tour. Un seul tour, ça permet plusieurs choses. Un, moins de tours, moins de clash. On sait que les primaires aujourd'hui sont mal vues, notamment moins à cause de la primaire PS parce qu'elle a créé des clashs indépassables. Oh, pas que chez LR aussi.
Et qu'il y en a qui se sont barrés sur tout. Il y en a qui ont trahi aussi leur parole.
Il y en a qui ont trahi ça et on peut avoir... Parce que j'ai vu aussi dans le chat des gens
dire, et vous faites quoi si un candidat...
Ça, c'est une bonne question et on pourra y revenir. Donc, ça permet... Pardon, je me suis perdue. Non, c'est moi, je suis désolé,
le jugement majoritaire.
Donc, ça permet... D'avoir qu'un seul tour. D'avoir un seul tour, merci. Et deux, ça permet plus facilement, parce que tu as le vrai rapport de force, vu que tu n'as pas besoin de voter utile, de plus facilement constituer une équipe. Aujourd'hui, on a l'impression qu'il y a de plus en plus de gens qui en ont marre de voter pour une sorte de sauveur, de monarque, de roi, tous les cinq ans et qui, au bout de quelques mois, on a tous un peu la gueule de bois. Et donc, de se dire, ce n'est pas pour une seule et unique personne, même s'il y aura quand même un nom unique sur un bulletin, parce qu'on est dans la Ve République jusqu'à l'élection.
Donc, on essaye d'incarner, encore une fois, une manière plus intelligente, plus d'intelligence collective, plus collective, de faire la politique. Donc, c'est aussi comment est-ce qu'on fait sur le chemin de la campagne quelque chose de différent pour parler aux gens qu'on est juste marre de la manière dont ça se passe.
Je reviens sur la question du soutien aux candidats sortants. Si des membres de la primaire, des candidats de la primaire populaire ne sont pas satisfaits du choix fait par les internautes, des citoyens, et ils décident de se barrer et finalement soutenir Méluche ou je ne sais pas qui. Enfin, voilà, changer de bord. Vous faites quoi ? Il y a des méthodes de sanctions ?
Il y a toujours un risque. Après, il y a évidemment des manières de faire porter un risque réputationnel et un risque politique en termes de dynamique. La première et la seule et la plus importante réponse, c'est la dynamique populaire. Plus on sera nombreux, plus ce sera difficile pour les acteurs politiques de travailler. Parce que moins tu auras intérêt à le faire parce que la dynamique, elle ne sera pas derrière toi. Première chose. La deuxième, c'est évidemment de leur foutre la pression réputationnelle avec des actions.
Contrairement au PS qui a laissé, voire incité un certain nombre de personnes qui ont perdu la primaire PS à trahir Benoît Hamon, ce ne sera pas la position qu'on aura nous. La dernière chose, c'est qu'à la fin de la primaire, les données et l'argent, il est détention de 2022 ou jamais. L'organisation qui organise la primaire, pas d'un parti politique. Donc ça aussi, à côté du nombre de personnes, c'est un moyen de rapport de force vis-à-vis des partis. Non, mais l'argent, on sait que ça compte dans un moment où les partis politiques sont faibles et où ont besoin de...
Ça coûte un million d'euros à peu près une campagne à l'élection présidentielle, je le rappelle, c'est très très cher. Mais pas aussi cher que Baxi donné sur le Hulule. Non, le... Toujours forcé. Qu'est-ce que je voulais dire ? Non, une des choses qu'avait le PS aussi pour faire sanction sur les gens qui se sont barrés, c'est de retirer les investitures aux élections législatives. J'ai vu des questions popées dans le tchat qui disaient OK, vous avez un candidat, admettons, il gagne l'élection présidentielle Cocorico, vous faites comment pour les législatives ? Il y a 577 primaires populaires ?
Non, il n'y aura pas 577 primaires populaires. L'idée, ce n'est pas d'avoir un système comme ça. Là, ça devient pour le coup une usine à gaz. En revanche, c'est comment est-ce que... Il y a plusieurs modalités. J'ai envie de dire que ça dépend des acteurs civils, ça dépend des partis politiques. Soit il y a un accord sur avoir un seul candidat dans chaque circonscription qui porte l'écologie et l'astuce sociale et le renouveau démocratique. C'est un scénario qui est idéal mais qui est très peu probable. Soit il y a des acteurs de société civile qui vont vouloir mettre la pression aux acteurs politiques en se présentant en face d'eux dans les circonscriptions.
Soit il y a une bannière commune qui est créée qui peut permettre de créer un élan. À nouveau, celui ou celle qui gagnera aura un impact sur les législatives. On sait que les Français en général donnent leur confiance à celui ou celle qui gagne à l'élection présidentielle. Et donc tu as un peu deux scénarios. Soit notre camp perd les législatives. Dans ces cas-là, il y a un nombre de circons assez limité. Soit on gagne et il y a un nombre de circons beaucoup plus important. Et donc ça, c'est quelque chose qui peut aussi inciter les partis politiques pour y revenir à participer à la primaire populaire.
Parce que perdre l'élection présidentielle c'est perdre potentiellement un nombre de circons et donc c'est perdre de l'argent pour les partis politiques. Mais donc il y a une investiture ? De primaire populaire, non. Il y a une investiture qui pourra être faite par des acteurs sociétés civiles mais pas par nous. Vous faites comment pour présenter les candidats alors si vous les investissez ? Nous, on ne les présente pas. Ils peuvent se présenter par ailleurs. Nous, on se positionne comme tiers de confiance si on est utile pour un accord de législature. On attend la réponse des différents partis politiques pour savoir si on y va ou pas. Le PS a déjà dit oui.
Les acteurs sociétés civiles ont déjà dit oui. On attend la réponse des autres.
Léa.
Petite question que je voulais poser aussi. Est-ce qu'il y a des exemples étrangers de réussite de ce type d'initiative ? Parce que j'imagine que ce n'est pas sorti du chapeau comme ça. Enfin, je vous imagine très créatifs tous les uns et les autres mais peut-être que vous êtes inspirés de ce qui se fait ailleurs, de ce qui s'est fait ailleurs. On a regardé différents types de primaires.
D'abord, celles qui sont organisées chez nous, que ce soit celles organisées par des partis ou que ce soit celles organisées par des acteurs de la société civile comme la primaire pour Org en 2017 et les primaires internationales notamment aux Etats-Unis en essayant de se dire comment est-ce qu'on prend le meilleur de chacun de ces exemples en enlevant les écueils qu'on a pu voir dans les primaires précédentes ? Et donc, c'est pour ça qu'il y a trois innovations majeures. Il y a le vote jugement majoritaire, on en a parlé. Mais il y a la possibilité... Les Républicains en parlent d'ailleurs. Et d'ailleurs, même les Républicains...
Ça prouve que, a priori, la société française est prête à ce type de modalité quand même les Républicains pensent à l'utiliser. Quelque chose de très similaire, en gros. La deuxième chose qui est une innovation, c'est la possibilité pour les citoyens de proposer eux-mêmes les candidats. À nouveau, aujourd'hui, ça se voit assez peu sur la plateforme. Je vous donne rendez-vous dans une semaine, je pense que les candidats ne sont pas les mêmes. Et c'est là où la dynamique, elle devient populaire finalement. Parce qu'il y a une chose qui est importante, c'est qu'on a lancé les parrainages citoyens à un moment pour rentrer dans le temps politique.
Aujourd'hui, les différents candidats, à part Anne Hidalgo, sont officiellement candidats déclarés pour la majorité d'entre eux. Donc on a besoin de rentrer dans le temps politique pour qu'ils ne fassent pas une croix sur notre existence pendant l'été. Mais aujourd'hui, les gens, la majorité d'entre eux, s'en fichent complètement de l'élection présidentielle. Tout le monde pense Covid, vaccins, est-ce que je vais me faire virer à la fin du mois, chômage, vacances, le temps de commencer à penser à 2022, il est à la rentrée. Et c'est pour ça que les parrainages durent jusqu'à la fin septembre, début octobre.
Parce que, pour nous, le gros moment de la com, comme grand public, arrivera en septembre. Jules, une dernière question ? Oui, déjà, je me suis rappelé de qui avait fait les, parce que je suis allé regarder, qui avait fait les fausses une de Libé. C'était un collectif, apparemment, gauche égoïste. Je ne sais pas si ça vous dit quelque chose. Ils avaient placardé des fausses une de Libé avec la tête de chaque candidat devant les sièges des partis. Voilà, la tête de Mélenchon en marquant, il faisait la une imaginaire de Libé si la gauche avait encore perdu. Voilà, donc en partant du principe qu'on allait encore perdre et en disant regardez, c'est de votre faute.
Et bon, mine de rien, ça contribue un petit peu encore, comme je disais, à taper sur la gauche alors même que, finalement, pour gagner une campagne, il faut des militants. Il faut en effet, comme tu as très bien dit, il faut aussi des moyens, des fonds, récolter des signatures, ça demande des forces, etc. Mais ça, les partis les ont, théoriquement. Les partis les ont. Et ce qu'il va faire ou ne pas faire gagner la gauche, c'est est-ce que la gauche va être capable, ou le bloc des justices, si tu veux, si la gauche va être capable d'imposer ces thèmes.
C'est-à-dire, il y a des thèmes sur lesquels on est les meilleurs, les gens sont complètement d'accord avec nous, est-ce qu'il faut manger les riches, est-ce qu'il faut les faire payer, les faire payer pour la crise Covid, les faire payer pour tout. Si la gauche arrive à imposer ça, et on est d'accord que c'est difficile parce que dans un contexte médiatique qui n'est pas du tout favorable à la diffusion de ce genre d'idées, on l'a vu avec l'action de la Samaritaine, par exemple, on a vu Aurélie Trouvé se faire taper dessus par tous les médias.
Et d'ailleurs, c'est aussi, vous, vous n'avez pas le système médiatique de votre côté, Jean-Luc, quand il passe une fois aux 20 heures à TF1, il a les signatures directes. Vous avez backseat, c'est mieux que TF1, mais vas-y. Mais bref, est-ce que dans un contexte où la gauche doit déjà imposer ces thèmes dans un contexte difficile, d'avoir en plus un petit groupe de gens qui est là à leur taper un peu sur les doigts, en leur disant soyez d'accord et tout, ça ne rejoint pas une musique qu'on entend déjà de la part de la bourgeoisie médiatique sur cette gauche qui est toujours désunie. Est-ce que vous n'avez pas l'impression de tirer contre le camp ? La réponse de Mathilde.
Alors nous, on connaît une des personnes du collectif qui nous a demandé des infos sur la situation politique. On n'est pas... Non, mais en posant comme problème principal, c'est ce que fait votre initiative, au-delà du truc de l'affiche, en posant comme problème principal de la gauche sa désunion, vous rejoignez en ça ce que peut dire Léa Salamé, Nicolas Demorand, sur là, vous n'êtes pas unis, alors que la droite elle peut y aller pas aussi. Sauf que l'étape numéro 1 et celle sur laquelle on va beaucoup communiquer dès la rentrée en septembre, c'est le socle commun.
C'est les 10 mesures dans lesquelles il y a un certain nombre de choses sur comment est-ce qu'on va manger les riches, pour reprendre ton expression. Évidemment que la communication elle ne va pas juste être sur les candidats et les candidates. C'est aussi remettre à l'agenda politique et médiatique les sujets qui font qu'on est majoritaire. Quand on regarde les sondages, on voit bien que les propositions écolo, les propositions sur la justice sociale, encore plus sur les questions de démocratie, sont ultra majoritaires. Mais on sait que le problème de la gauche ce n'est pas une question de programme, c'est surtout une question de personnalité en fait.
Moi je crois que c'est un problème délant. Je ne suis pas d'accord. Je ne suis pas d'accord. Non mais attends, il y a plein de propositions qui sont communes à pas mal de partis. Je propose. Clairement à mon avis on peut avoir un socle commun. Néanmoins c'est quand même un jeu d'égo qui est très fort. On a du mal à dépasser. Je propose que ça soit
un sujet pour un prochain backseat. On va donner le point de conclusion à Mathilde Ymer qui nous a fait le plaisir d'être invitée aujourd'hui. Avant de conclure, Mathilde.
Le temps que vous mettiez d'accord sur c'est quoi le problème de la gauche, je vous propose de participer en 5 minutes à la primaire populaire. Il suffit d'aller sur le site parrainage au pluriel .primairepopulaire.fr et vous pouvez parrainer 1, 2, 3, 4, 5, 10 autant de personnes que vous voulez sur la plateforme et proposer des noms si ceux qui sont déjà et celles qui sont déjà sur la plateforme ne vous conviennent pas.
Merci beaucoup Mathilde Ymer d'avoir été notre invité politique sur backseat. On va faire une courte pause d'une minute et d'ailleurs on aura le plaisir de recevoir le candidat ou la candidate de la primaire populaire après novembre du coup sur le plateau de backseat je l'espère. Merci Mathilde. Pause d'une minute. On se retrouve après pour le débrief. Ciao. De retour les amis sur le plateau de backseat pour une petite conclusion en fin d'émission. J'espère que cette émission vous a plu. Comment ça va, Usul et Léa ? Moi j'ai un peu chaud. T'as un peu chaud, d'accord. J'ai mis un pull. Parce que pourtant ça n'a pas été si électrique que ça avec notre invité politique.
Moi je suis content
qu'on ait reçu Mathilde. Alors effectivement comme je disais un peu particulier parce que pas candidaté à la présidentielle mais porteuse, porte-parole d'une initiative intéressante qui essaie de peser sur la présidence. Qui essaie, qui fait ce qu'elle peut et c'est aussi peut-être je pense notre rôle je ne suis pas sûr qu'ils soient invités sur TF1 demain matin donc c'est aussi notre rôle de parfois vous montrer qu'il existe des trucs comme ça. Bon écoutez, faites-vous votre avis ? Ah non je pense qu'on était dans notre rôle. Oui oui en termes d'innovation démocratique
et tout carrément.
Je pense que Backseat c'est pas mal comme émission. Léa toi ça va ? Ça t'a plu ?
Ouais carrément j'ai trouvé ça super intéressant surtout que je ne pigais rien à leur truc et là c'est quand même vachement plus clair et j'avoue je pense que c'était important aussi de clarifier un certain nombre de choses. Je veux juste préciser au chat que je n'ai pas dit que Ruffin, Jadot et compagnie étaient les mêmes. Ce n'est pas ce que j'ai voulu dire. Ce que je voulais dire c'est que les gauches peuvent se rassembler sur un socle commun qui est le bloc des justices typiquement. Je ne dis pas que tous les programmes sont les mêmes et que non non il y a quand même certaines choses sur lesquelles ils peuvent se mettre d'accord. On ne va pas se mentir. Ah voilà.
Non c'était cool pour revenir à ça j'ai trouvé ça assez intéressant. Je ne sais pas du tout où ça va aller leur truc. Je ne sais pas. J'ai un peu du mal à piger un peu le bail dans sa globalité surtout quand on dit 300 000 personnes ok ça veut dire quoi ? Pourquoi 300 000 ? Parce qu'ils disent que c'est plus légitime que Mélenchon qui a déjà 280 000 ou que c'est je n'en sais rien. Il faut bien un chiffre. Oui il faut bien un chiffre mais franchement 300 000 sur le nombre d'électeurs en France est-ce que ce n'est pas
les nombre d'électeurs qui votent ou le nombre d'électeurs invités à voter ? Non non non
inscrits notamment tu vois je ne sais pas. Non je ne sais pas.
Non bon écoutez je ne sais pas la première partie aussi de l'émission était drôlement chouette avec Pierre Lapin comme je disais je suis très content qu'on l'ait accueilli. Vous étiez vachement d'accord tous les deux politiquement sur la première partie. Avec Pierre Lapin ? Alors déjà avec Pierre Lapin mais ça c'est voilà il y a un déséquilibre sur ce plateau en termes de droite-gauche.
Finalement. Enfin. Mais oui qu'est-ce que tu veux qu'on te dise tout le monde ? Non non non j'avais un début d'explication aussi sur quoi ? Et pour rebondir sur ce qu'avait dit Pierre Lapin bon moi j'ai toujours bon moi j'ai toujours eu les positions qu'on me connaît je suis militant depuis que j'ai 15 ans voilà bon donc moi c'est pas une surprise énorme.
On dirait une lettre de motivation qui commence militant depuis mon plus jeune âge Moi ce que j'aime c'est le contact humain passionné par la gauche c'est le contact humain mais je pense que je pense que typiquement des gens comme Pierre Lapin qui a voté Benoît Hamon donc il nous a dit qu'il avait voté Benoît Hamon en 2017 ou Léa qui a pu être plus centriste que je ne l'ai moi-même été ou toi aussi qui es plus centriste aussi Ben c'est moins de gauche moi on sait que je suis plus à gauche que ça tu vois bon bref je pense que en fait l'explication sur le fait qu'on soit quand même pas mal d'accord et pas mal remonté c'est que Macron a radicalisé tout le monde C'est encore la faute à Macron ?
Mais oui ! Macron a radicalisé tout le monde des gens où on aurait pu avoir des débats et ben là il y a un peu moins de débats parce que de toute façon il nous a fâché on a envie de le dégager on a tous envie de le dégager il nous énerve
il y a des gens dans ce pays qui n'ont pas envie de dégager Macron et je pense que ce serait intéressant de les entendre sur ce plateau
qui me perturbe un peu aussi de manière générale lorsqu'on m'invite à débattre souvent on essaie de m'inviter à débattre face à quelqu'un qui n'est pas d'accord avec moi et je ne suis pas certaine que ce soit toujours le meilleur moyen que de débattre pourquoi ? Pour débattre il faut forcément des gens qui ne sont pas d'accord ensemble est-ce que ce n'est pas intéressant d'avancer dans des idées ? Non mais c'est vrai pourquoi aller fondamentalement ce ne sera pas une émission de gauche Non non c'est pas ce que je veux faire dans tous les cas mais pourquoi fondamentalement aller au clash ?
Je ne vois pas pourquoi est-ce que le débat n'est finalement pas stérile si on rentre dans une logique justement de clash ? Franchement je ne sais pas
Je vois ce que tu veux dire et c'est vrai que c'est un truc que je veux éviter sur Baxi qui consiste à mettre les gens dans des postures avant l'émission en disant bah toi à gros soumau et du coup les personnes se retrouvent des caricatures d'elles-mêmes et c'est d'ailleurs pas pour rien que c'est les personnes qui gueulent le plus fort qui finissent par scoter les plateaux télé parce qu'en fait on les fabrique comme ça donc je suis d'accord avec toi pour dire que je ne cherche pas le débat pour le débat pour le plaisir d'avoir du clash sur ce plateau ceci étant moi je souhaiterais un peu plus d'équilibre
Moi je suis tout à fait open j'aime débattre j'aime discuter mais pour faire avancer un peu les choses sans se foutre sur la gueule sans être enfermé dans les postures dogmatiques parce que c'est aussi le risque parfois Ça ne veut pas dire qu'il n'y aura pas de discussion regarde Mathilde Limer qu'on a reçu est une personne plutôt de gauche et on a beaucoup débattu pour autant qu'on ne l'a pas un petit peu secoué Non non non
mais je ne vous reproche rien les amis moi je ne reproche rien à personne je suis encore une fois très content de cette édition de l'émission mais je m'interroge je continue à m'interroger parce que de toute façon c'est une émission qui apprend en marchant si ce n'est plus une très très bonne expression En quoi ?
Non mais voilà la polarisation il y a de très bonnes vidéos de Vox aussi sur comment l'espace numérique américain s'est radicalisé Non non mais j'ai bien conscience que Backseat intervient dans un champ de mine qui s'appelle le débat public sur internet j'ai parfaitement conscience de ça je cherche à lutter un peu contre à ma manière en composant un plateau un peu différent mais voilà je dis juste que
Moi je pense que il ne fallait pas inviter Pierre Lapin c'est tout
Pierre Lapin
il a direct planté un truc
Bon écoutez les amis merci du fond du coeur à toutes celles et à tous ceux qui ont regardé cette émission on fait un dernier regard sur le Ulule pour vous remercier du fond du coeur on est bientôt à 77 000 euros sur un objectif de 100 000 euros merci beaucoup à toutes les personnes qui ont donné merci beaucoup pour votre soutien je vous rappelle que grâce à vous on va réussir si tout se passe bien à financer une émission par semaine à partir de la rentrée de septembre prochain on vous proposera donc Backseat à partir de septembre et pour toute l'élection présidentielle chaque semaine votre rendez-vous du jeudi soir en direct sur Twitch on recevra des candidats l'élection présidentielle on recevra des personnalités politiques de premier plan et on recevra également des potes des streamers des youtubeurs des instagrammeurs qui viendront discuter avec nous de l'actualité politique et surtout de leur rapport à la politique merci beaucoup Ulule et Léa je vous dis à la semaine prochaine merci à très bientôt ciao bye
bye bye merci