"TRAHISON" DE BAYROU : POURQUOI CETTE MASCARADE ÉTAIT PRÉVISIBLE
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Répartition du ton (temps de parole politique)
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« L'espérance de vie à 60 ans ces 10 dernières années, elle n'a pas augmenté. »
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« François Bairou a trahi sa parole, a affirmé Sophie Binet, secrétaire général de la CGT. »
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« Quand vous prenez 2 ans aujourd'hui à quelqu'un, bah vous lui prenez 2 ans très clairement sur sa retraite avant la mort. »
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« L'espérance de vie en bonne santé en France ne se repousse pas contrairement à l'espérance de vie. »
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« On est passé de trois retraités pour 10 actifs à 6 retraités pour 10 actifs. »
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« Si vous voulez passer de 64 à 63 ans, ça coûte 5,8 milliards d'euros. Si vous voulez revenir à 62 ans, ça coûte 10,4 milliards d'euros. »
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« On est passé de trois retraités pour 10 actifs à 6 retraités pour 10 actifs. Le prochain choc, on passe de 6 à 7. »
Temps de parole
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L'espérance de vie à 60 ans ces 10 dernières années, elle n'a pas augmenté. Ce qui veut dire que quand vous prenez 2 ans aujourd'hui à quelqu'un, bah vous lui prenez 2 ans très clairement sur sa retraite avant la mort. Le débat, c'est seulement comment on économise aujourd'hui tant de milliards. Pourquoi ? On sait pas. Non mais on sait pas pourquoi. Pour éviter touché aux recettes par exemple parce que par pure idéologie, on a envie de taper sur les retraites et les Français résistent. Bonjour tout le monde, je suis ravie de vous retrouver pour un nouvel épisode de l'instant porché.
Avec tous les discours qu'on entend autour de nous, notre meilleure arme, c'est de les connaître et de les comprendre. Le média change tout ou presque. On débarque avec quatre nouveaux rendez-vous quotidiens dont trois directs, contre matinal, journal des luttes à 13h et nos rendez-vous du soir. Vous le savez, le média ne vit que par votre soutien. C'est le prix d'une information libre et indépendante. Pour soutenir votre média de manière pérenne, vous pouvez vous abonner à partir de 5 € par mois ou même devenir sociétaire de notre coopérative. Rejoignez-nous dès maintenant sur soutenez.v.fr et abonnez-vous à nos deux chaînes YouTube Leemia TV et le Média 247. Bonjour Thomas. Salut.
Alors avec toi aujourd'hui au programme le conclave sur les retraites promues par Baou commence à prendre l'eau et l'on décrypte la politique d'Emmanuel Macron sur les emplois qui faillit et permet surtout de licencier. C'est
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parti. Le fameux conclave he sur les retraites promesses de François Guou pour éviter la censure tombe-t-il à l'eau ? De plus en plus de participants claquent la porte et dénoncent un jeu de dupe ou une mascarade. Force ouvrière le 27 février, l'Union des TPE et PME puis la CGT. Il y a quelques jours, le Premier ministre a annoncé qu'on ne reviendrait pas sur l'âge de départ à 62 ans au lieu de 64 qui était le point névragique des contestations populaires et politiques. François Bairou a trahi sa parole, a affirmé Sophie Binet, secrétaire général de la CGT. Au lendemain du départ du syndicat des discussions, les retraités se sont réunis à Paris pour manifester. On y a pu rencontrer la CGT.
Les propos du Premier ministre dimanche ont été la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Nous devions pouvoir discuter librement sans totem et tabou. On était bien d'accord que le cadre était déjà insatisfaisant et que c'est pas avec un patronat qui veut nous faire partir à 65 67 ou 70 ans qu'on qu'on allait obtenir grand-chose. Mais là la porte a été complètement refermée par la position de de François Berou qui a dit euh stop euh vous ne toucherez pas au 62 ans.
Et donc évidemment, comme c'est la mesure principale qui est la cause de toutes les mesures qui aggravent la pénibilité, qui aggravent les inégalité femom, il n'était plus possible de discuter dans un cadre où on a discuté que de on ne peut discuter dans ces cas-là que de miettes. Allez au boulot.
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Thomas, comment tu vois ces départs des négociations là ?
C'était prévisible quand quand on a un premier ministre qui dans un discours général euh vous dit que le vrai problème de la dette française, c'est ce qu'on a rappelé ici hein, d'ailleurs, le vrai problème de la dette française, c'est les retraites qui vous sortent des chiffres complètement farfelus et puis après vous dit "On va faire un conclave avec les partenaires sociaux et là qui n'aura ni tabou ni totem et qu'on les laissera faire et puis qu'après il leur envoie une lettre de cadrage puis qu'après il décide de l'âge." Enfin, on avait bien compris que voilà, c'était un une façon peut-être d'avoir un accord politique, une façon de faire comme si on laissait parler la démocratie, mais que au final savait ce qu'on allait faire.
Et c'est assez commun en fait en Macronie puisque Macron l'a déjà fait par exemple pour l'assurance chômage, on dit "On va faire c, on va faire ça, c'est pour que les gens puissent retrouver leur travail plus facilement et cetera et au final c'est surtout pour faire des économies." On l'a fait avec la convention pour le climat, on va laisser parler les gens et puis on va prendre les mesures puis finalement on prend que quelques mesures comme ça et on laisse les autres tomber. Donc en réalité, on savait que il y avait un objectif derrière qui était politique et on savait quel était, on va dire, l'avis du premier ministre sur la question et même de Macron, hein.
Donc faut pas faire semblant de de pas savoir et et faire comme si on voulait écouter la démocratie quand on sait vraiment ce que ces gens pensent des retraites. Et il y a le syndicat euh solidaire qui avait pas du tout été invité autour de la table qui parle d'un jeu de dupe ou d'une mascarade, mais ça depuis le début en fait, même avant que ça commence. Et euh depuis le début, je l'ai dit, plus le conclave avance, plus d'autres organisations arrivent à ce même constat. Euh, tu le dis un peu, c'était du vent et cetera, mais est-ce que c'était prévisible dès le début où fallait quand même y aller ?
Enfin, après, sans juger euh euh le comment les organisations se sont euh ont pris part aux discussions ou pas, mais est-ce que euh il a fallu du temps pour se rendre compte ou dès le début c'était joué ? Non, les les partenaires sociaux ont eu raison d'aller négocier parce que il faut un moment il faut faut discuter, faut être dans le dialogue. Après euh si si Beou avait tenu sa promesse, c'estàdire s'il y avait pas tout ça des jeux politiques pour avoir des accords et pour éviter l'ascension notamment avoir le le le soutien du PS, c'était ça l'idée. Qu'est-ce qu'il aurait fait s'il a s'il avait s'il avait une parole ?
Il aurait dans un premier temps laissé le conclave et les partenaires sociaux discuter. Il en serait peut-être ressorti quelque chose. Chacun avait ses lignes rouges et cetera. Mais après, on aurait peut-être pu aborder aussi des thèmes un peu plus euh enfin tout aussi intéressants euh comme le euh bah le fait que il y ait des différence d'espérance de vie entre un cadre et un ouvrier 7 ans euh que euh les les classes populaires morts plus plus jeunes que les que les classes riches, que les les femmes ont des carrés arrachées et qu'elles ont des pensions de retraite beaucoup plus faibles que les hommes et qu'il y a une vraie inégalité sur les thèmes.
Donc peut-être qu'il y aurait eu même des ajustements là-dessus et puis après la question de l'âge aurait pu être aussi abordée parce que bah on sait très bien enfin aujourd'hui il faut vraiment dire les choses. C'est-à-dire que quand vous décalez l'âge de départ à la retraite sans tenir compte des différences que je viens de dire entre cadre ouvrier entre femmes et hommes et cetera et ben de fait ça va être très injuste pour une certaine partie de la population et notamment la ça va grossir les inégalités déjà existant. Tout à fait. Ça va grossir. Très bien. Ça va exactement ça va grossir les inégalités.
Et il faut vraiment avoir en tête que quand vous donnez 2 ans en fait quand quand vous prenez 2 ans sur la retraite, vous rajoutez 2 ans de travail qui sont extrêmement difficiles. Ça c'est la vérité puisque c'est les deux dernières années. Et en plus vous empêchez aux gens de profiter des deux meilleures années de la retraite qui sont les deux premières années après où vous êtes encore en bonne santé parce qu'après vous arrivez et vous ouvrez statistiquement parlant à plus de chances d'avoir des des des maladies. Donc c'estes deux années qui sont très importantes, ces 624 ans et donc il aurait fallu à un moment que les gens en discutent réellement.
Et là avant même que ces discussion arrive euh en mai hein à à à leur fin et ben qu'est-ce qui se passe ? Bah vous avez le gouvernement qui envoie une lettre de cadrage qui parle d'un âge enfin à la fin qui décide de ce qu'il veut comme conclusion. Et donc là, c'est c'est ça qui est problématique, c'est plutôt l'intervention du gouvernement sur une promesse qui était que le débat entre les partenaires sociaux pouvait avoir lieu. Alors que le gouvernement lui-même nous disait euh je me mêle pas du conclave sur les retraites.
Je me rappelle très bien, on est nous-même, on est allé voir la porte-parole du gouvernement au conseil des ministres qui nous a dit "Nous, on se mêle pas, c'est aux partenaires sociaux de choisir sur les retraites". Et en fait, on voit quand même qu' se mêle. Et autre chose aussi à rappeler que l'espérance de vie en bonne santé en France ne se repousse pas contrairement à l'espérance de vie. Donc c'est c'est bien de rappeler ce genre de chit. Tout à fait. Rappelons aussi une chose, comme on l'a dit ici aussi la dernière fois, c'est l'espérance de vie à 60 ans. Parce que l'espérance de vie à 60 ans ces 10 dernières années, elle n'a pas augmenté. Pour les femmes, elle est restée stable.
Pour les hommes, elle a augmenté de quelques mois. Ce qui veut dire que quand vous prenez 2 ans aujourd'hui à quelqu'un, bah vous lui prenez 2 ans très clairement sur sa retraite avant la mort. S'il a encore, c'est ça la réalité. Donc on dit "L'espérance de vie augmente." Oui, l'espérance de vie, elle augmente pour les nouveaux nés. Donc là, ils vivront plus longtemps. Mais pour ceux qui ont 60 ans et à qui on prend tout de suite là des semaines et d'ici à quelques années, on leur prendra les de années, bah cela ça n'augmente pas. Pu ça fait penser aussi à des députés qui avaient dit "Oui, mais maintenant on vit très bien quand on est vieux et cetera." Bah ça aussi c'est très social.
Ça dépend énormément de la classe sociale et du métier qu'on a fait durant toute sa vie. Cette ce conclave aussi cette volonté de discuter affiché de François Baou en tout cas dans le discours, ça a permis donc au premier ministre d'éviter la censure. On se rappelle de cet épisode comme sa promesse sur les enseignants alors qu'on découvre après des fermetures de classe et des suppressions de poste. On a fait plusieurs reportages dessus donc je vous invite à aller voir. Est-ce que là on voit la population et certains politiques face à une sorte d'autoritarisme libéral incapable d'écouter ? Ça, on l'avait déjà constaté en fait quand on regardait ces 10 dernières années.
C'est-à-dire que ces 10 dernières années, nous avons eu ce qu'on appelait des alternances politiques, hein. C'est comme ça qu'elle s'appelait, c'est-à-dire le la droite, la gauche avec le PS puis Macron et puis là on retour à à la à la au centre droit avec euh avec Beou et qu'en fait malgré ces alternances politiques, il y a pas d'alternative économique. coup. En plus là, on est avec pour rappeler, on est avec un gouvernement qui n'a pas été qui n'a pas gagné les élections et sur une réforme qui est extrêmement impopulaire, qui est majoritairement impopulaire et que le le peuple et les politiques rejettent. Tout à fait. Tout à fait. Voilà.
Que une grosse enfin oui parce que effectivement il est passé en 493, faut faut jamais l'oublier. C'est passé en 493 sinon ça passait pas. et la majorité des Français sont plus sont plutôt opposés à la réforme des retraites. Mais c'est ça qui m'a étonné moi, c'est c'estàdire comment comment faire comme si on était surpris quand vous avez vraiment moi j'étais étonné même qu'il fasse ça parce que pour moi c'était finalement une forme de de euh de bah de de bras d'honneur à à à au parti de gauche qui avait soutenu qui avait dit qu'il ne voterait pas la censure.
C'estàd qu'il a commencé vraiment ce discours en disant le problème c'est les retraites en utilant un chiffre fallacieux que que qui n'est pas reconnu par le corps qui n'est pas reconnu par la cour des comptes qu'on peut 55 milliards de déficit puis 50 % de la dette les 10 dernières années. Donc les retraités sont le principal problème selon François Berou. Et après il dit ça, il fait le conclave et puis il s'en mêle, il s'en mêle et puis et ce qui a amené au fait que et c'est pour ça que les syndicats ont raison aujourd'hui de quitter la discussion parce que les discussions sont perturbées par des prises de position politique et ça c'est problématique.
Alors que là Beau a été contredit et par la Cour des comptes et par le corps et il veut pas que la la démocratie des partenaires sociaux s'exerce. Donc on savait enfin moi je savais enfin on savait tous et lui-même je pense le savait. Il y a que le PS qui devait pas peut-être le savoir ou qu'il le savait mais qu'il l'a fait pour d'autres raisons qui nous échappent. En tous les cas pas économiqu savait très bien qu'il y avait aucune volonté euh de la droite et de de la Macronie qui est de droite de revenir sur sur cette sur cette réforme qu'ils ont passé au Forceep qui a été compliqué.
Je veux dire, la réforme de la retraite à point était avortée dans le premier quen de Macron euh et elle a été reprise avec le décalage de l'âge de départ à la retraite sous sous le deuxième quinquena. Mais ça a été ça a été difficile. Alors là, revenir dessus ça aurait été compliqué mais il fallait promettre d'en discuter pour avoir le soutien je pense d'une partie des forces politiques. Justement sur les arguments économiques, il y a Pierre Moscovici qui est président de la Cour des comptes qui reste confiant malgré tout sur ce conclave. Je le cite, il y a une volonté de certaines organisations de continuer à discuter.
D'ailleurs, nous allons leur présenter un deuxième rapport à la mi-avril sur les questions d'emploi et de compétitivité. Et comme ses paires Pierre Moscouici avance la question des comptes. Le premier président de la Cour des comptes estime qu'il n'est pas possible de revenir à un âge de départ à la retraite à 62 ans sans dégrader les comptes. Je le cite, on l'a chiffré de manière précise. Si vous voulez passer de 64 à 63 ans, ça coûte 5,8 milliards d'euros. Si vous voulez revenir à 62 ans, ça coûte 10,4 milliards d'euros. C'est assurément un coût. Ça ne veut pas dire que c'est infaisable, mais il faudra payer le il faudra payer. C'est souvent ce que ça veut dire.
Thomas, est-ce qu'il y a vraiment pas d'argent ou pour remettre la retraite à 62 voire 60 ans ? Alors, c'est toujours la même question, c'està-dire il y a un problème de rentrée ou il y a un problème de sortie. Voilà, là on voit très bien que pour les gens, ils veulent pas, je veux dire, le problème de rentrée, on doit pas y toucher. C'est le fait de consacrer une plus grosse partie de notre richesse au retraités. par des prélèvements, par l'augmentation, vas-y, des des cotisations, c'est pas possible, c'est pas envisageable pour eux.
Alors que c'est ce qu'on a fait ces 30 dernières années pour préserver le système de retraite, pour faire en sorte que nous ayons le même taux de pauvreté dans dans les populations de retraités que dans les populations d'actifs pour faire en sorte également que nous ayons le taux de pauvreté le plus faible au monde chez les retraités. Je dis pas que tous les retraités roulent sur l'or, mais nous avons le taux de pauvreté le plus faible. Les Allemands ont trois fois plus de de retraités pauvres que nous. Il a fallu euh qu'à un moment on finance, on accompagne cette transition démographique qui a été très forte ces 30 dernières années, qui sera moins forte dans les années à venir.
Sauf que dans les années à venir, on veut plus faire ça. Donc se pose la question de la dépense. Donc soit on bouge l'âge euh euh et on travaille plus longtemps, soit on diminue les pensions, soit on fait les deux, c'est un peu ce qui ce qui est fait. Mais le vrai débat sur l'accompagnement du vieillissement de la population, il il est il est il est pas dit. Je veux dire, à un moment, on a fait des choix. un moment on s'est dit bon un enfant qui n en France il va pouvoir avoir une éducation gratuite jusqu'à 16 ans. Les gens ont dit "Ou là là c'est impossible ça va coûter très cher, c'est un coût très élevé." Aujourd'hui c'est rentré dans les mœurs, on a accepté un investissement surtout.
Voilà, c'est un investissement. Et là on pourrait dire la même chose. À l'époque, nous étions un pays de jeune. Quand on a fait ça, on a dit c'est un investissement, on forme les gens et cetera. Aujourd'hui, nous allons devenir un pays de vieux et c'est une bonne chose. Ça veut dire que les gens vivent plus longtemps. Voilà, c'est un fait, il faut l'accepter.
Donc, il va falloir faire en sorte de financer euh une enfin, me semble-t-il, moi une partie euh des retraites euh enfin ou la totalité des retraites pour accompagner cette transition démographique, ce vieillissement de la population parce que déjà passé en soit le coût du vieillissement le le choc démographique le plus gros s'est fait entre 70 et aujourd'hui. On est passé de trois retraités pour 10 actifs à 6 retraités pour 10 actifs. Le prochain choc, on passe de 6 à 7. Donc le grand choc était derrière nous. Donc ensuite voilà, il faut trouver des financements, on les trouve facilement en augmentant les cotisation.
Il y a vraiment là les solutions elles ont été mises sur la table par exemple que par exemple si on payait mieux les femmes bah déjà si on équilibre le salaire homme-femme c'est ça. Si on reprend en compte tous ceux qui sont dans le hallo du chômage, c'est dire ceux qui qui voudraient travailler plus mais qui sont en travail précaire bah là vous vous avez 14 % de la population active. Vous voyez ?
Donc là c'est c'est important là on gagnerait si je veux dire le but c'est pas de faire trahir les mêmes personnes plus longtemps dans la semaine ou dans le temps dans la durée c'est que les gens qui a plus de gens qui travaillent c'est ça il y a il y a 5 5 millions de chômeur vous avez plein de gens qui sont au travail précaires qui veulent plus travailler vous avez des femmes et qui ont des niveaux de salaires en dessous des hommes et si on rééquilibrait et ben effectivement on compenserait tout en partie donc il y a il y a vrai tout tout ou la totalité ou vraiment la majorité de la de de la majorité de du déficit donc il il y a plein de solutions qui peuvent être mises sur la table mais la vraie question c'est est-ce qu'on veut les prendre.
C'estàd et et moi je pense que c'est ça qu'il faudrait poser comme débat. Nous vieillissons. Est-ce qu'on veut se dire bon ben nous vieillissons, tant pis. C'est-à-dire que les vieux doivent travailler plus longtemps quel que soit l'emploi parce que c'est ça en fait que qu'on est en train de prendre comme voie. Donc vous allez avoir les plus pauvres qui vont mourir avant même l'âge de la retraite, ceux qui vont mourir très rapidement après, ceux qui vont continuer à travailler dans des conditions difficiles et puis ceux qui auront les moyens de payer pour leurs parents.
Ceux qui auront un patrimoine, ils feront fructifier le patrimoine, ils encaisseront des loyers et ils ne pourront plus travailler et il y aura les autres qui devront subir. Moi, je pense pas qu'on fait société comme ça. Donc à un moment, faire société, c'est se dire on produit beaucoup de richesse. Est-ce qu'on va pas en affecter une partie aux vieux parce qu'il y a plus de vieux ? Voilà, une partie à l'assurance chômage, une partie à la santé, c'est ça faire société. Mais aujourd'hui, les débats n'amènent pas à ce type de question. Le débat, c'est seulement comment on économise aujourd'hui tant de milliards. Pourquoi ? On sait pas. Non mais on sait pas pourquoi.
Parce queil est pour éviter toucher aux recettes par exemple. Ouais. Pour tu dis on produit on produit beaucoup de richesse mais en fait le enfin le commun des Français ne le voit pas parce que il y a une financiérisation en fait. Ouais. Il y a une il y a une a bien sûr il y a des inégalités. le le gâteau qui est produit est capté par une plus grosse partie de la pop enfin par une par une minorité de la population mais qui en capte une plus grosse partie maintenant. Et ça c'est ça c'est la vérité. Il y a il y a un vrai problème de de de partage des richesses qui a augmenté en faveur d'une minorité et ça ça il faut le dire.
Mais mais après il faut la réformer parce que il faut la réformer parce que alors on sait plus vraiment pourquoi parce que quand on a commencé à discuter de la réforme des retraites le régime était excédentaire. Alors, vous vous rendez compte, un régime excédentaire et sur des prévisions à 2030 alors que les prévisions du corps, bien qu'elles soient sérieuses, c'est des prévisions toute chose étant égale par ailleurs, on a vu que plein de fois ils ont ils ont dit qu'il allait avoir des déficits et il y a eu des excédents, ça a été le cas en 2020 et d'autres d'autres années. Là, on avait un excédent.
Donc, normalement, tu te dis bon, s'il y a un excédent, il peut y avoir des petits déficits qui sont d'ailleurs dans l'épaisseur du trait. vraiment les déficits là 6 milliards de déficit sur 350 milliards de retraite et puis que si on met ça en point de PIB mais on est vraiment sur des un/ers de points de PIB, on est vraiment sur rien du tout. Bah oui, voilà, là il y a une volonté, bah ça va être grave, ça va être dangereux, on donc il faut absolument réformer pour gagner quelques milliards. Euh je sais pas, enfin moi je je comprends pas ça.
Alors alors même que c'est un système qui fonctionne bien et que et que même dans les prévisions de long terme, on voit quand même que les déficits à part sur un scénario, c'est pas des déficits en cascade comme ça qui deviennent incontrôlables.
Donc il y a plus une volonté politique pour s'attaquer à une partie de la dépense sociale à laquelle les Français sont attachés et que une grosse partie, je sais pas pour des raisons parfois financières, parce que ce serait bien de mettre la main sur 300 milliards quand on est à fond de d'assurance ou parce que par pure idéologie, on a envie de taper sur les retraites et et les Français résistent mais tous les Ça fait 10 ans qu'on leur qu'on leur ressort de manière régulière quasiment tout le temps cette histoire de de retraite.
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Le droit de travail est-il devenu une machine à licencier ? C'est ce que titre Alternative économique dans un article qui analyse la législation autour du droit du travail depuis plusieurs années, surtout sous les années Macron mais pas que. Alter Echo écrit que si l'emploi résiste encore à ce jour un taux de chômage de 7,3 % au 4e trimestre 2024 selon l'INC, les conjoncturistes tablent sur une hausse future du chômage, l'INC prévoit en effet un taux qui atteindrait 7,6 % mi-2025. La Banque de France stable sur 7,8 % pour 2025-2026 et l'OFCE évoque les 8 % pour cette année ainsi que 150000 d'emplois.
Totalement à rebour hein des promesses d'Emmanuel Macron sur le plein emploi et la réindustrialisation qui était son étendard. La CGT recense aujourd'hui 300 plans de suppression d'emploi depuis septembre 2023 avec 300000 emplois menacés ou supprimés. Thomas, est-ce que ces ces plans sociaux, ces taux de chemin et cetera sont-ils du fait de la conjoncture économique et des difficultés ? Où est-ce net de choix politique ? Bien sûr que la conjoncture s'est arrêté, mais il y a eu des choix politiques qui ont fait en sorte que l'on puisse aujourd'hui se séparer plus facilement de ses salariés quand ça va mal.
En fait, ce qui est assez marrant, c'est que la mondialisation a déjà été a déjà été un choc pour beaucoup de salariés. Euh, on leur a parlé de modération salariale parce que il fallait qu'il soit aussi compétitif que des Polonais ou des choses comme ça. Euh donc il y a déjà eu un choc énorme et puis il y a eu des fermetures d'usine. Beaucoup d'usines ont fermé pour ouvrir dans d'autres pays où le coût les le coût de la main d'œuvre et les normes sociales et environnementales étaient moins élevées.
Et là, plutôt que d'avoir un droit du travail qui protège les salariés, qui était face à à une forme de flexibilité déjà du cadre avec la mondialisation, avec la financiarisation, et ben le droit du travail a accompagné ses déséquilibres et à accompagner cette flexibilité. Donc ce qui fait que la seule protection que devait être le droit du travail a été très largement modifiée pour s'adapter au désirs de l'entreprise.
Ce qui fait que alors Macron a a bien sûr euh contribué à ça et même Hollande avec la loi travail, la loi comomerie, la loi travail XXL en fait euh alors que en plus c'estes ces ces lois ont été votées à un moment où la croissance commençait à repartir, c'estàdire on commençait à y voir un peu plus clair, à ressortir de la crise et donc c'est normalement une période où lesù les entreprises emploient parce quand quand il y a des opportunités les entreprises elles emploient, elles ont besoin et on leur a fait croire en fait les entreprises ont été malignes parce qu'elles ont elles ont réussi à faire passer enfin croire c'est un grand Mais elles ont réussi à faire passer euh à ces politiques que il fallait moins de protection pour qu'elles embuchent plus.
Alors que c'était plutôt l'inverse. C'était en fait en réalité quand il y a moins de protection, c'est pas que vous embauchez plus, c'est que vous allez quand ça va aller mal, vous allez beaucoup plus licencier. Et là on a un retournement de croissance. On a un retournement de croissance assez sérieux avec Trump, avec la hausse des taux pour lutter contre l'inflation et cetera. Et donc il y a bah là les entreprises se disent on peut plus facilement licencier. La conjoncture est un peu plus sombre sur l'avenir. Donc quand la conjoncture est sombre, c'est que j'arriverai pas à augmenter mes ventes. Si j'arrive pas à augmenter mes ventes, il faut que je compresse mes coûts.
Si je compresse mes coûts, bah il faut que je commence à licencier, voilà, à licencier des postes et qu'on va après réemployer sur d'autres postes peut-être en en contrat partiel, je ne sais pas. Mais on peut plus facilement se séparer aujourd'hui de de de salariés, ça c'est sûr. Donc le droit du travail en fait euh plutôt que d'avoir allez comment vous dire un effet contrecyclique, c'estàdire quand quand la crise va mal, elle protège les salariés. Aujourd'hui, elle suit tous les cycles en fait. Quand les cycles vont bien, bon bah les entreprises emboucheront de toute façon et puis quand elles vont mal, on peut licencier plus facilement.
Surtout que ces plans de licenciement qui touchent des entreprises, c'est il y en a quand même où c'est des entreprises qui sont bénéficiaires he c'est pas des entreprises qui sont déficitaires. Voilà, donc c'est ça aussi qui est qui est assez surprenant. Enfin, surprenant, on se comprend. Euh Emmanuel Macron misait sur la compétitivité, la réduction du coût du travail, la baisse des impôts de société de production pour dire voilà aider l'investissement, ça va aider l'emploi et promettez justement le plein emploi. On voit que ça prend le chemin averse. Pourquoi ? Vous savez, il y a des pays qui ont beaucoup de réglementation sur le travail, sur la manière d'investir, pour s'y installer.
Et les entreprises, elles y vont quand même. Pourquoi elles y vont ? Parce qu'il y a des opportunités de business, il y a des débouchés. Euh et puis il y a d'autres pays qui qui ont des fiscalités mais vraiment proches de paradis fiscaux qui créent des zones franches qui disent "Vous avez une main d'œufre quasiment à foison qui va bosser comme vous voulez et un coûpaible et les entreprises viennent timidement parce qu'il y a pas d'opportunité." Donc ce qui est important c'est aussi de voir s'il y a des opportunités de déboucher et et il y a pas que la question du cadre de la baisse d'impôts. Je veux dire pas que le cadre à offrir aux entreprises et et Macron il a misé que là-dessus.
baisse d'impôts, flexibilité du marché du travail, j'invite les chefs d'entreprise. Très bien, pourquoi pas ? Mais ce n'est pas suffisant. Et puis il faut aussi à un moment essayer de de savoir pour qui jouent ces grandes entreprises. Est-ce qu'elles ont un des intérêts alignés avec l'intérêt national ? Si elles n'ont pas des intérêts alignés avec l'intérêt national, pourquoi continuer à les subventionner ? Pourquoi continuer à les faire signer des contrats quand on prend l'avion avec le président de la République ? puisque si au moindre on va dire revirement de conjoncture elles sont prêtes à partir ou à faire autre chose c'est pas possible ça.
Ça aussi c'est une question de fond qu'il faut poser. Et cette question de fond normalement elle se pose dans ce qu'on appelle la politique industrielle, la planification, le fait de protéger certains acteurs qui sont des acteurs que l'on considère justement comme alignés aux intérêts de la France de les protéger d'une concurrence internationale. Mais tout ça aujourd'hui n'est plus à l'ordre du jour. Nous jadis nous avons beaucoup parlé de ça mais aujourd'hui c'est plus c'est plus du tout à l'ordre du jour chez nous. Et puis je le rappellerai à chaque épisode s'il le faut, mais on enregistre des records de plans sociaux mais aussi des records de dividendes. Donc c'est important de le dire.
Merci à vous chez vous d'avoir suivi cet épisode de l'instant Porsché. J'attire une dernière fois votre attention avant de se quitter. La situation politique est inédite, historique et le média change tout ou presque. On débarque avec quatre nouveaux rendez-vous quotidiens dont trois directs contre matinal, journal des luttes à 13h et nos rendez-vous du soir. Vous le savez, le média ne vit que par votre soutien. C'est le prix d'une information libre et indépendante. Pour soutenir votre média de manière pérenne, vous pouvez vous abonner à partir de 5 € par mois ou même devenir sociétaire de notre coopérative.
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