Philippe Ballard : "Introduisons la présomption de légitime défense pour nos policiers !" (CNEWS)
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 16 %Attaque 64 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 14:49OuverteRéponse directe
Est-ce que vous avez des informations sur ce qui s'est passé, sur les raisons pour lesquelles il y a eu cette fusillade hier avec ce tram au milieu ?
- 17:30OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qu'il faut pour que ça bouge vraiment ?
- 25:31OuverteRéponse directe
D'abord, il faut dire que ce problème des places de prison, on l'a dit, ça touche les détenus qui parfois se retrouvent entassés dans les prisons, mais ça touche aussi vos conditions de travail à vous parce que du coup, c'est de plus en plus dangereux dans les prisons.
- OuverteRéponse directe
Philippe Ballard, vous proposez d'introduire la présomption de légitime défense pour nos policiers. Pourquoi cette mesure ?
- RelanceRéponse partielle
Vous dites que les magistrats prennent en compte les remises de peine. Est-ce que cela ne rend pas votre proposition irréaliste ?
- OuverteRéponse directe
Bruno Retailleau propose de revoir les accords de 1968 avec l'Algérie. Emmanuel Macron le désavoue. Qui a raison ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:54Invité politiqueFait
« Il y a une loi qui est en discussion en ce moment, qui est passée au Sénat sur les narco-trafiquants. »
- 1:40Invité politiqueFait
« Le problème de la police, d'abord, c'est le manque de moyens. »
- 2:12Invité politiqueFait
« Lorsqu'on met les moyens, ça fonctionne. Lorsqu'on ne les met pas, ça ne fonctionne pas. »
- 7:27AuditeurFait
« Si le gouvernement donnait plus de pouvoir aux policiers, je vous garantis, il n'y aurait pas ce qui se passe. »
- 7:47AuditeurFait
« On voit qu'au moins, on a de la sécurité. Ils nous protègent pour notre sécurité, comme je disais, parce que sortir dans l'avenue du lac, ça fait peur maintenant. »
- 8:03InvitéFait
« Les effectifs sont très investis. On est très investis. Nous y sommes tous les jours dans tous les quartiers de l'agglomération dijonèse. »
- 9:11Invité politiqueFait
« Il faut donner plus de pouvoir à la police et plus de moyens aussi à la justice pour pouvoir punir quand on n'est plus dans le droit. »
- 10:43Invité politiqueFait
« Les consommateurs, aujourd'hui, ne sont pas en prison. »
- 10:52Invité politiqueChiffre
« On peut mettre tous les consommateurs de stupéfiants et de matières stupéfiantes en France en prison. Ça fera vraiment... Un million de personnes en prison. »
- 24:09Invité politiqueChiffre
« Au 1er février, la France dénombrait 81 599 détenus pour 62 363 places, soit une densité carcérale de 130,8%. »
- 24:26Invité politiqueFait
« En Europe, seul Chypre et la Roumanie surpassent la France. »
- 29:16Invité politiqueChiffre
« Emmanuel Macron, vous vous souvenez de la proposition présidentielle ? 15 000 places supplémentaires. On en est à 2 700. »
- 31:15Invité politiqueFait
« On fait un tiers de sa peine. »
- 31:43Invité politiqueFait
« Vous savez que les magistrats prennent en compte de toute façon ce qui s'appelle les remises de peine et les aménagements. »
- 38:09Invité politiqueChiffre
« Il y a 150 000 OQTF en France par an à peu près, 147 000. On en vire à peu près 10%. On en exécute à peu près 10%. »
- 38:18Invité politiqueChiffre
« Ce qui est très faible par rapport à la moyenne européenne qui est de 20%. »
- 38:21Invité politiqueChiffre
« Et avec l'Algérie, c'est 5 à 7%. »
- 43:39Invité politiqueFait
« Le ministre de la Santé, M. Noderre, envoie une notification à l'Union européenne pour en demander l'interdiction future sur le marché français. »
- 45:02Invité politiqueFait
« Depuis 20 ans, la pression fiscale n'a eu qu'un résultat probant, c'est celui de mettre le marché parallèle au vu de tous. »
- 45:11Invité politiqueChiffre
« En 2003, le premier plan santé, c'est 0,3% le marché parallèle. Aujourd'hui, nous en sommes entre 35 et 50% selon les villes. »
Temps de parole
- Philippe Ballard85 %
- Présentateur8 %
- Invité3 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Alors je suis député, mais avant j'étais journaliste. Il y a 25 ans, à Avignon, dans le quartier Montclar, il m'est arrivé la même chose. Voilà, on avait sauvé la bêta cam, c'est une caméra de justesse. Alors ça avait peut-être... Ils nous avaient pas pourchassé dans les rues d'Avignon, mais on avait eu des menaces physiques, on s'était fait caillasser. Ça fait 25 ans. Donc qu'est-ce qui s'est passé depuis 25 ans ? Rien, puisque ce qui s'est passé, ce qui m'était modestement arrivé à Avignon, ben là on le retrouve à Dijon, puis dans d'autres villes. Il y a quelques semaines, on commentait ce qui s'était passé à Grenoble.
La médiathèque d'incendier, parce que narco-trafiquants qui tiennent tout simplement le secteur. Et quand le préfet dit qu'il va falloir retrouver notre souveraineté, c'est le mot, employer ce mot de souveraineté pour dire la France doit retrouver sa souveraineté pour contrôler des territoires qui nous échappent, mais on en est là. Donc il y a une loi qui est en discussion en ce moment, qui est passée au Sénat sur les narco-trafiquants. Enfin, on se réveille. Tant mieux, on est tout à fait partisans de cette loi. Alors là, on est en bout de chaîne. Ce qu'il faut, c'est aller saisir les saisies conservatoires.
Vous savez, c'est quelque chose qu'on peut mettre en place parce qu'ils sont à Dubaï. Ceux qui trafiquent sont au Maroc, parfois. Donc il y a la tête de réseau qu'il faut aller topper. Et puis, bah oui, sur le terrain, il faut aussi que les lois de la République s'appuie. Mais vous voyez, en fait, ils pensent qu'ils ont tous les trois, maître Dylan Slama. Ils pensent qu'ils ont tous les droits. Vous voyez, au feu rouge, quand même, c'est intéressant le récit que nous a fait Corentin. C'est-à-dire qu'au feu rouge, à chaque feu rouge, ils descendent de la voiture, ils entourent la voiture de notre équipe et ils leur disent, « Partez maintenant, vous allez mourir ».
C'est-à-dire qu'ils n'ont peur de rien, au fond. Ils sont chez eux. Alors, ils n'ont peur de rien. Sans doute auraient-ils peur de la police si jamais il y avait des policiers. Mais il n'y en a pas. Donc forcément, ils ont peur du rien qui réside dans la ville puisqu'il n'y a pas de policiers, puisqu'il n'y a pas de présence policière et puisqu'il n'y a pas de bleu dans la ville. On entend régulièrement le problème de la police, c'est la justice. Moi, je ne suis pas d'accord avec cette phrase. Mais là, ce qu'on se comprend, c'est que le problème de la police, d'abord, c'est le manque de moyens. Et s'il y avait plus de moyens, effectivement, peut-être qu'ils auraient peur.
Maintenant, malheureusement, et bien que ce soit totalement à déplorer et à condamner, ce n'est pas non plus un phénomène nouveau, vous le montrez. Il y a 25 ans, il se passait la même chose. Alors peut-être que dans l'ampleur, cela progresse, encore que ce n'est à mon sens pas démontré. Mais malheureusement, ce n'est pas un phénomène nouveau. Et donc, il convient de l'endiguer, effectivement, par la répression de la justice, mais surtout par la présence policière. Tant qu'il n'y a pas de bleu dans nos villes, et encore une fois, moi, j'en parle souvent, qu'on a vu avec les Jeux Olympiques, que lorsqu'on met les moyens, ça fonctionne. Lorsqu'on ne les met pas, ça ne fonctionne pas.
Et Jérôme Dubus, on verra juste après le CNews Info un reportage sur ce quartier, justement. Et on va voir que ça fait des mois que ça dure dans ce quartier. Mais juste la réaction sur l'équipe de CNews menacée de mort. Vous partez tout de suite. Évidemment, j'apporte tout mon soutien à ces équipes. C'est absolument inacceptable. On ne peut pas faire son métier dans ces quartiers. Ça, c'est clair, on l'a vu. Vous dites que ce n'est pas nouveau. Oui, effectivement, ce n'est pas nouveau. D'ailleurs, les journalistes sont très courageux d'y aller et d'essayer de continuer à faire leur métier. Et moi, j'apporte vraiment tout mon soutien à ces gens.
Je dirais qu'à Dijon, ça fait des années que la situation se dégrade. Vous vous souvenez de ces affaires avec les Tchétchènes et ces bandes qui, en dehors des émeutes qu'on avait connues en juin-juillet 2023, avant, avaient massacré ce quartier. Bon, ça continue. Donc, je ne sais pas ce qui se passe à Dijon, s'il y a une police municipale digne de ce nom. Je n'ai pas l'impression, mais en tout cas, c'est inacceptable. Et on reverra dans un sens ce qui se passe. C'est bien de rappeler. Mais juste pour rajouter, vous vous souvenez de la façon dont ça s'est déterminé, ces affrontements entre Tchétchènes ? C'était les imams qui étaient intervenus. C'était pas la police, c'était pas la justice.
C'était les imams qui étaient intervenus pour calmer tout le monde. Non, mais juste ça, ça mérite quand même une réflexion. Et on souligne au passage, et vous le disiez, Jérôme, c'est vrai, le courage des équipes qui vont sur place, le courage de nos équipes et de toutes les chaînes, d'ailleurs, qui tentent de faire des reportages dans ce quartier. Mais voilà, courage de ces équipes pour vous montrer la réalité du terrain. Donc voilà, on salue Corentin et Pierre qui étaient sur place. Dans un instant, on va vous montrer ce qui se passe depuis des mois dans ce quartier. Et justement, on a récupéré des images.
Et vous allez voir qu'en fait, c'est un quartier qui, aujourd'hui, on va pas dire c'est un quartier non droit, mais en tout cas, on n'en est pas loin. Tout de suite, le CNU's Info, il est signé Somaïa Labidi.
... jusqu'à 5 ans de prison. ... dans l'intérieur prévoit d'ailleurs de transmettre une liste d'urgence d'Algériens expulsables contenant plusieurs centaines de personnes. Un débat sans vote sur l'Ukraine à l'Assemblée nationale cet après-midi, 17h, pour déterminer la stratégie à adopter. François Bayrou prendra donc aujourd'hui la parole devant les députés. Et demain, le Premier ministre s'adressera au sénateur. Et puis le chanteur de variété Herbert Léonard est mort hier d'un cancer du poumon à l'âge de 80 ans. Il laisse derrière lui des succès populaires comme pour le plaisir, amour au fou, mon cœur et ma maison ou encore quand tu m'aimes.
On revient donc sur ces violences à Dijon. Vous avez entendu il y a quelques instants le témoignage de notre équipe qui a été menacée hier, menacée de mort, qui a été escortée pour sortir du quartier à chaque feu rouge, ces gens qui les entouraient, qui leur demandaient de partir, où ils allaient mourir. Et dans ce quartier, ce n'est pas nouveau justement ces violences. Regardez ce qui se passe depuis des mois dans ce quartier.
Et c'est terrible. Il y a la drogue, il y a les jeunes qui sont assis, qui crient quand la police arrive.
Une situation qui dure maintenant depuis plusieurs années. En juin 2020 déjà, des émeutes avaient éclaté sur place après l'agression d'un jeune tchétchène de 16 ans. Des affrontements avaient eu lieu avec des trafiquants de drogue d'origine nord-africaine. Durant plusieurs jours, de nombreux véhicules avaient été incendiés. Cette année-là, Gérald Darmanin, à l'époque ministre de l'Intérieur, s'était rendu sur place avec le Premier ministre. Les habitants avaient fait part de leur colère. La vérité est vraie, c'est que pendant 72 heures, les gens ici ont été complètement abandonnés. Jean Castex avait alors tenté de les rassurer.
Vous le savez, le gouvernement a fait des efforts sans précédent pour renforcer les moyens mis à votre disposition. Mais les problèmes persistent. En mars dernier, un homme a été blessé par balle sur un point de deal. Il y a deux semaines, deux individus ont été visés par des tirs. Pourtant, comme dans le quartier de la Fontaine-Douche, des opérations Placnet XXL ont été menées régulièrement sur place l'an dernier. Voilà, et c'est intéressant justement ces opérations Placnet, parce que ces opérations Placnet, ça marche un moment, et puis ensuite, dès que les forces de l'ordre s'en vont, ça revient.
Regardez, donc il y a un an, on était déjà à Dijon, on avait suivi une de ces opérations Placnet dans ces quartiers-là. Alors à l'époque, forcément, tout le monde était content. Les habitants étaient contents, les riverains étaient contents. Simplement, après, on voit ce qui se passe aujourd'hui. Donc regardez, il y a un an, opération Placnet dans ces quartiers à Dijon. « Allez les gars, on y va ! » Le top départ est donné. Il ne faut pas laisser le temps aux dealers ou aux éventuels clients de prendre la fuite. Deux personnes sont rapidement repérées, puis contrôlées. « Vous êtes connus les services de police ? » « Non. » « Jamais interpellé, jamais gardé en vue ? » « J'étais mineur.
» « Ouais, c'était pas grave. » « C'était pas grave, c'était pas grave. » En l'absence de drogue et d'argent sur eux, ils seront relâchés après un simple contrôle d'identité. Le quartier Fontaine-Douche à Dijon est dorénavant cerné par les forces de l'ordre. « Est-ce que vous pouvez nous ouvrir, s'il vous plaît, c'est la police ? » Aucun recoin, aucune cache n'échappera au flair des sept chiens entraînés à trouver des stupéfiants, des billets ou encore des armes.
« Très bon, elle marque. On va les fermer. » « C'est bien, petit. » « Ouais ! »
Après avoir minutieusement inspecté les caves, les policiers montent dans les étages et tombent sur des habitants ravis de leur présence.
« Eh ben, ça sécurise. Vous savez que si le gouvernement donnait plus de pouvoir aux policiers, je vous garantis, il n'y aurait pas ce qui se passe. » « On voit qu'au moins, on a de la sécurité. Ils nous protègent pour notre sécurité, comme je disais, parce que sortir dans l'avenue du lac, ça fait peur maintenant. »
Pourtant, la police l'assure, elle mène quotidiennement des actions dans ces quartiers, rongées par le trafic de drogue et l'insécurité.
« Les effectifs sont très investis. On est très investis. Nous y sommes tous les jours dans tous les quartiers de l'agglomération dijonèse. Mais là, étant donné qu'on a beaucoup d'effectifs, c'est du harcèlement des points de deal en XXL. »
Cette opération Place Net XXL à Dijon aura mobilisé une soixantaine de policiers et gendarmes durant une après-midi. Une demi-journée durant laquelle habitants et commerçants ont retrouvé calme et sécurité. « Voilà, c'est très clair. Une demi-journée pendant laquelle ils ont retrouvé calme et sécurité. Et puis on nous explique dans le reportage qu'ils se sont arrêtés. Les dealers se sont arrêtés. Et puis ils se sont relâchés. Ils se sont remis dehors, Philippe Ballard. » « Oui, mais il était très bien le reportage. Parce qu'effectivement, il y a ça. On les contrôle. Ils ont de la drogue. Mais ils repartent.
Puis les dealers, quand ils vont croiser la prochaine patrouille de police, ça sera un bras d'honneur. Parce que ça, on sait très bien ce que nous disent les policiers. Il y avait la dame aussi qui disait qu'il faudrait donner plus de moyens à la police. Alors bon, ça peut être une formule. Mais il faut analyser ce qu'il y a derrière. C'est effectivement plus de pouvoir à la police. Les policiers ne doivent pas partir en patrouille avec la peur aux ventes en se disant « Si je me fais agresser, je vais avoir peur de sortir mon arme. Ils sont raisonnables. Après, s'ils dépassent leurs limites, ils sont sanctionnés. » Et puis il y a la justice aussi. Là, on a peut-être un point de désaccord.
Mais enfin, ce n'est pas normal de relâcher quelqu'un qui est pris avec de la drogue sur soi. Il doit y avoir des suites de données. Et il doit leur présenter pour vous ? Ça dépend de la quantité. Mais je pense qu'il faut être beaucoup plus ferme. Alors on parlera peut-être de la surpopulation carcérale. C'est un autre problème. Mais il faut plus de fermeté, tout simplement. Il faut écouter le bon sens populaire. Oui, il faut donner plus de pouvoir à la police et plus de moyens aussi à la justice pour pouvoir punir quand on n'est plus dans le droit. Maître Dylan Slama, il y a un manque de fermeté. C'est ce que dit Philippe Ballard.
Alors, je n'ai pas entendu, peut-être tellement entendu, ce qu'il avait de la drogue sur eux, les jeunes. Je ne suis pas sûr. Moi, j'ai entendu qu'ils étaient là et qu'ils étaient soupçonnés d'être des guetteurs et donc de faire le guet au cas où. Mais je ne crois pas qu'ils avaient de la drogue sur eux, ce qui est une infraction et ce qui, à mon avis, n'aurait pas justifié qu'ils soient remis en liberté. Ça a arrêté les amendes, vous savez, forcétaires. Non, non, effectivement. Je vais aller dans votre sens, y compris s'ils avaient, entre guillemets, un peu de consommation supéfiante sur eux pour de la consommation. Ils n'auraient pas été en prison pour ça, je vous le concède.
Mais là, en l'occurrence, ce n'est même pas le cas. La difficulté, c'est lorsqu'on a un individu dont on soupçonne qu'il fasse le guet au cas où les flics viennent et qu'il n'a rien sur lui, comment on fait pour le condamner ? On n'a aucune preuve. Mais est-ce qu'il y a du laxisme ? Non, non, mais globalement, Philippe Ballard parle de laxisme. Est-ce qu'il y a laxisme de la justice ? Il se présente comme laxiste le fait de ne pas poursuivre une personne qui n'a rien sur lui et dont on ne sait pas s'il tombe une infraction. Et qui est souvent mineur parce qu'on sait très bien qu'il fasse ça à travers les routes. Non, mais vous dites que c'est du laxisme.
Moi, je dis simplement, on n'a pas de preuve. Et donc, en fait, ce qui fait qu'on le relâche aujourd'hui, c'est ce qui fait aujourd'hui que demain, un enfant qui n'a rien fait... Vous le dites vous-même, c'est que même avec un peu de drogue, il est relâché. Oui, mais là, ce n'est pas le cas. Non, non, d'accord, d'accord. Globalement, sortons un peu, et si on délâche un peu, même avec un peu de drogue, il est relâché. Les consommateurs, aujourd'hui, ne sont pas en prison. Est-ce qu'il y a un laxisme ? C'est la question, c'est ce que dit Philippe Ballard. Alors, on peut mettre tous les consommateurs de stupéfiants et de matières stupéfiantes en France en prison. Ça fera vraiment...
Un million de personnes en prison. Ça fera un million de personnes en prison. Je ne crois pas que même dans votre parti, ce soit ce que vous préconisiez. Donc, je veux bien qu'on réclame la sévérité et la répression, mais mettre tous les consommateurs en prison. Personne ne propose ça aujourd'hui parce que ce n'est pas faisable et parce qu'à mon avis, ce n'est pas souhaitable. Mais laxisme ou pas de la justice ? C'est ça ma question. Mais du coup, non. Premier exemple, c'est quelqu'un qui n'a rien fait, on ne met pas en prison. S'il n'a rien fait, c'est normal. Deuxième exemple, c'est un consommateur, est-ce qu'on le met en prison ? Vous-même, vous dites non.
Donc, excusez-moi, il n'y a pas que moi qui n'utilise pas de laxisme. Non, mais c'est les chiffres visibles, il y a un million de consommateurs. Non, mais il n'y a laxisme ou pas ? Mais vous n'êtes pas pour les mettre en prison, c'est consommateur. Donc vous-même, vous êtes laxiste, finalement. C'est une infraction, vous ne voulez pas les mettre en prison. Oui, mais plus de moyens pour la police. Parce que qu'est-ce que vous faites ? Vous voyez, vous déviez. Vous répondez plus. Ce n'est pas du laxisme de ne pas mettre les consommateurs en prison. Est-ce que c'est du laxisme de ne pas mettre les consommateurs en prison ? Pour certains, oui. Ça dépend de la consommation qu'on en fait.
Est-ce qu'on est revendeur ? Est-ce qu'on est guetteur ? Non, rien n'est pas le consommateur, pas le vendeur. Est-ce qu'on est consommateur ? Là, il y a des amendes qui sont délivrées. Vous le savez très bien. Il y en a un tiers qui sont recouvrées. Un tiers. Les deux tiers ne sont jamais... Donc il n'y a pas de punition. Donc il faut punir quand on n'est plus dans les clous du droit. Voilà. Voilà. Philippe, il y a plusieurs choses dans ce reportage. Très intéressant, d'ailleurs. Premier point, c'est que c'est récurrent. Bon. On a parlé tout à l'heure de l'affaire des Tchétchènes qui sont venus régler leur compte un soir avec un certain nombre d'habitants. Ça a été catastrophique.
Il n'y a pas eu de punition. Je vais vérifier. Il n'y a pas eu de punition. Oui, c'est les mêmes points régler pour le problème. Donc il y a quand même un axis de la justice sur ces points-là. Deuxième point, on nous dit que la médiathèque a flambé deux fois. Deux fois. Deux fois en quinze jours. Qu'est-ce qui s'est passé entre le premier incendie et le deuxième incendie ? Moi, j'aimerais bien le savoir. Est-ce qu'il y a eu des interpellations ? Est-ce qu'il y a eu des condamnations en direct ? Non, mais il y a quand même un vrai bras d'honneur qui est fait aux autorités.
Enfin, faire flamber deux fois la médiathèque en quinze jours, ça veut dire aux autorités, en gros, on fait ce qu'on veut et c'est nous les maîtres des lieux. C'est des gens de non-droit. Et troisièmement, moi, je rends hommage à ce que font les policiers. Les habitants, d'ailleurs, qui témoignent là, nous disent que ces opérations place nette, elles sont appréciées. Après, est-ce qu'elles sont efficaces ? Non, parce qu'on sait très bien que les gens vont pas... Les policiers vont pas rester... Non, mais c'est une journée de tranquillité. Simplement, c'est une journée de tranquillité pour eux. Ils vont apprécier. Pour moi, c'est assez important.
Mais troisième et quatrième point, on sait bien que dans ces quartiers-là, la solution, elle n'est pas à court terme. On sait bien que c'est à long terme. Et que tant qu'on maintiendra cette population qui est la même depuis des années, on aura les mêmes résultats. Ah, attendez, parce que là, on parlait des Tchétchènes et des Nord-Africains. Si vous faites pas le lien avec la politique migratoire, c'est qu'on passe quand même à côté... Moi, je le fais avec la politique. Ah bon, ben voilà, c'est bien de le... Quand je vous dis que ces populations sont concentrées, que ce sont les mêmes, on n'y arrivera pas. Il faut peut-être essayer d'arrêter d'en faire rentrer. Alors, on va changer de ville.
On était à Dijon, on va partir à Avignon, si vous voulez bien. Parce que ce qui s'est passé à Avignon, c'est qu'on a frôlé le drame hier quand même, parce qu'il y a eu une fusillade entre deux bandes, visiblement, avec un tram au milieu, un tram qui était rempli de passagers. Vous imaginez la peur des gens qui étaient dans le tram, la peur du conducteur également. On va aller dans un instant en direct voir ce qui s'est passé sur place, mais tout d'abord, le rappel des faits. Une fin de week-end choquante. Peu après 17h hier à Avignon, des rafales d'armes automatiques ont retenti près d'une rame de tramway. Selon la police, les auteurs ont pris la fuite juste après.
Ils sont toujours recherchés.
Des tirs ont été échangés de part et d'autre de la voie et plusieurs impacts ont été observés sur les façades des bâtiments.
Rapportés par le quotidien à la Provence, les voyageurs, témoins de ces tirs épris de panique, se sont immédiatement plaqués au sol. Le conducteur du tramway est également descendu de la rame en état de choc. Si aucune victime n'est à déplorer,
c'est un nouvel incident qui a lieu sur fond de trafic de stupéfiants. C'est la troisième fois que des tirs surviennent dans le secteur en dix jours.
Cet incident survient également moins d'une semaine après l'agression d'un chauffeur de bus. On est en direct avec David Léraud, qui est responsable du syndicat Alliance Police Nationale dans la région Occitanie. Bonjour, merci beaucoup d'être en direct avec nous. Est-ce que vous avez des informations sur ce qui s'est passé, sur les raisons pour lesquelles il y a eu cette fusillade hier avec ce tram au milieu ? Oui, bonjour. Écoutez, je ne crois pas trahir le secret de l'enquête en vous disant qu'une fois encore, ces fusillades sont en lien avec une guerre de territoire et donc les bénéfices générés par du trafic de stupéfiants.
Je vous rappelle qu'il y a à peine 14 jours, dans la ville d'Avignon, déjà il y avait eu trois fusillades avec un mort, des blessés sérieux dont un gamin de 15 ans. Et là, une fois de plus, des échanges de feu nourris. Un dimanche à 17h avec un temps clément. Donc beaucoup de nos concitoyens qui profitent pour se promener, qui utilisent les transports en commun. Et c'est un miracle que hier, il n'y ait pas eu de mort, parce qu'on a retrouvé des douilles en grand nombre. Le chauffeur du tram a accéléré, évidemment, en se retrouvant au milieu d'une scène, d'une véritable scène de guerre.
Cela aurait pu générer, évidemment, des blessés à l'intérieur du tram, mais aussi un accident de la circulation. On a retrouvé un véhicule d'un particulier où il y avait des impacts de balles. Donc je disais il y a 14 jours que la situation était très grave. Je crois que 14 jours après, elle est encore plus grave. – On comprend qu'on a vraiment frôlé le drame dimanche à Avignon. Est-ce qu'on est dans un quartier particulièrement sensible aujourd'hui ? Avignon, où qu'on soit, est devenu une ville dangereuse. – Je le redis, que ce soit le cœur de ville, où notre collègue M.
Masson avait été abattu par les trafiquants de stupes, ou que ce soit en périphérie de grands centres urbains qui sont connus pour être des points de deal très lucratifs, oui, Avignon, quasiment aucun secteur n'échappe à cette gangrène qu'est le trafic de stupéfiants. Et nous le rappellerons sans cesse, on a vu cet été qu'en noyant un terrain de policiers, de forces de sécurité, de bleus si je peux me permettre, en mettant des OPJ en nombre à disposition pour mener des enquêtes et présenter les auteurs de ce trafic de stupéfiants. On arrivait sur un endroit donné, un périmètre donné, et sur des personnes, à éradiquer le phénomène.
Mais il faut y donner les moyens, et je le redirai toujours pour Alliance, ce n'est pas avec le budget à minima, le budget au rabais de 2025, que nous pourrons nous donner les moyens. Je rappelle aussi qu'à Cavaillon, il y a quelques mois à peine, on avait incendié plusieurs véhicules, le commissariat de Cavaillon, dans le même département, avait été atteint par les flammes. La situation est grave sur ce département.
Il faut en prendre conscience, il faut se donner les moyens, et le moyen, ça passe par un budget, ça passe par des effectifs, ça passe par des moyens technologiques, par des véhicules, par de l'équipement, parce qu'en face de nous, les individus, ils sont à plusieurs, ça tire à la Kalachnikov, ça tire à des rafales, et moi j'ai une crainte pour mes concitoyens et pour mes collègues, au quotidien, sur cette commune, comme autant d'autres malheureusement. – Dernière question, David Léraud, qu'est-ce qu'il faut pour que ça bouge vraiment ? Parce qu'il faut quoi ?
Il faut qu'un jour, on commence cette émission en disant qu'il y a eu deux, trois morts dans un tram de passagers qui se sont pris des balles perdues. Il faut attendre ça pour que ça bouge vraiment ?
– Écoutez, nous, à Alliance Police Nationale, on n'est pas là pour attendre qu'il y ait des drames, pour demander des moyens, pour que nos collègues puissent travailler à la sécurité de nos concitoyens, force est de constater parfois qu'on attire l'attention d'une commune, d'un contexte, d'une situation explosive, parce qu'un drame s'est produit, maintenant il appartient aux responsables politiques, comme à nous, Alliance Police Nationale, il faut nous répondre, il faut répondre à l'exigence de sécurité.
Nos citoyens ont le droit de se promener le dimanche à 17h à Avignon comme ailleurs, ils ont le droit de prendre leur véhicule, ils ont le droit d'aisser les enfants dehors, ils ont le droit de prendre les transports en commun, sans prendre une rafale de Kalachnikov, donc n'attendons pas à un drame, agir plutôt que subir, c'est notre créneau, on le redit, c'est maintenant qu'il faut le faire, on compte sur le ministre, il faut un budget revisité, il faut mettre les moyens, sinon on ne cessera de parler de drame, de nouveau drame, et on n'est pas là pour compter les morts, on est là pour agir. – Voilà, et intervenir avant, comme vous le dites.
Merci beaucoup David Léraud d'avoir été avec nous, responsable du syndicat Alliance Police Nationale dans la région Occitanie, Christelle Niaz, vous êtes maire à Villeneuve-Saint-Georges, on voit qu'on a vraiment frôlé le drame à Avignon, parce que ce tram qui est pris entre des fusillades d'un côté et de l'autre, le conducteur qui est obligé d'accélérer pour sauver les passagers, parce que c'est vraiment de ça qu'il s'agit, en fait on se dit, enfin on n'imaginait pas ça en France, enfin tout à l'heure on voit Dijon, on voit ce qui s'est passé à Dijon, on voit la Mediatek qui est incendie, on voit notre équipe qui est menacée de mort, là on voit Avignon avec ce drame évité,
où va la France ?
C'est toute la question, enfin on ne s'y attendait pas, si, il y a quand même eu le rapport du Sénat qui est sorti et qui parle justement de, enfin moi j'avais déjà été choqué il y a plus d'un an, où on parle quand même de narcotrafic, le terme est fort, France, narcotrafic, ce n'est pas des termes dont on a l'habitude en France, il y a plus de deux ans déjà on avait commencé à alerter sur la nécessité de renforcer les moyens pour nos policiers, pour mettre du monde, du bleu sur le terrain, quand on a des débats encore, moi je les ai encore au quotidien, parce que moi j'ai la France insoumise chez moi, où on remet en question l'intérêt de la police nationale, de la police municipale, et puis on prétend même retirer des caméras de vidéosurveillance, on le constate, il y a la sécurité, on ne peut pas reculer sur ces questions-là, encore moins aujourd'hui.
Mais j'ai l'impression qu'on n'avance pas assez vite, le problème c'est que c'est ça, j'ai l'impression qu'on n'avance pas assez vite, quand on regarde l'actualité, vous voyez ce qui se passe ce matin, vous voyez ce qu'on voit dans l'actualité, on se dit on n'avance pas assez vite, la sécurité, on ne met pas assez de moyens, on n'en met pas assez vite par rapport à ce qui se passe, parce que le quotidien il est terrible le quotidien des Français.
Je pense qu'on est dans une situation où on doit rattraper un retard accumulé, on doit fondamentalement rattraper un retard accumulé, parce qu'on sait laisser culpabiliser sur absolument tous les sujets, de manière parfaitement intolérable, et aujourd'hui on prend la mesure de la gravité de la situation.
de la gravité de la situation, alors malheureusement on en arrive à des, mais c'est inimaginable, c'est lunaire d'entendre que dans des villes très tranquilles, parce qu'on a envie d'avoir toujours cette image des quartiers difficiles, ou c'est de là où il va y avoir des fusillades, mais quand on a une ville très tranquille, et qu'on arrive dans des scènes de guerre au milieu de la ville, on se rend compte que personne maintenant n'est parfaitement sécurisé, et donc qu'on ne peut pas reculer, on ne peut absolument pas reculer, et qu'il faut concéder cet effort au quotidien, y compris, et moi je le dis à plus forte raison, qu'on n'a pas tellement de budget chez nous, mais qu'on doit concéder cet effort à l'échelle communale, pour pouvoir assurer la sécurité des populations au quotidien.
Mais ce que je trouve glaçant, Jérôme Dubus, quand même, c'est que là, à Avignon par exemple, il est 17h, on est un dimanche, il fait beau, c'est-à-dire que vous imaginez que dans le tram, il y a des familles, il y a des enfants, il y a des gens qui sortent à 17h, on n'est pas à minuit, dehors, dans un quartier difficile, on est dans le tram, tranquillement, en train de se balader à Avignon, et on se retrouve au milieu d'une fusillade. On a affaire à des délinquants, à des criminels, parce que c'est des criminels, qui sont prêts à tout. Et je crois que pendant des années, on a sous-estimé, et les gouvernants, et tous les élus, peut-être pas vous, et encore, bon, à voir.
Vous parlez à Philippe Allard du Rassemblement National. Avant, il n'était pas rassé. J'attendais, il n'a pas de la phrase. Donc, c'est pas très grave, il n'y a pas très longtemps qu'il y ait Rassemblement National, mais on ne va pas épiloguer là-dessus. Non, je crois qu'on a sous-estimé le phénomène. On a sous-estimé, alors que les narcotafricains sont extrêmement bien organisés, qu'ils ont des plans établis depuis des années pour conquérir des territoires, et la France en fait partie.
On a sous-estimé, par exemple, le fait que Marseille, le Havre, étaient des ports, maintenant, qui sont complètement gangrénés par la drogue, et qui étaient sur la liste des narcotafricains depuis une dizaine d'années. Bon, donc on connaissait tout ça. Moi, je pense que les ex-renseignements généraux, la DGSE connaissait, la DGSE connaissait tout ça. Bon, peut-être qu'ils ont fait leur rapport, peut-être que ça n'a pas été pris en compte, mais voilà où nous en sommes. Il y a eu une sous-estimation de cette ampleur. Il y a des exemples en Europe, les Pays-Bas, bien sûr. Ils sont quasiment...
Mais ce que je veux dire, c'est que pour beaucoup de Français, on va dire les choses jusque-là, c'était quelque chose qui était extérieur à leur quotidien. C'est-à-dire qu'on se disait, les fusillades, finalement, ça se fait dans les cités un peu lointaines, dans des cités très populaires. Aujourd'hui, ça touche tout le monde. Ça touche les centres-villes, ça touche... Vous êtes dans un moyen de transport en commun, le tram, vous êtes piégés au milieu d'une fusillade. Aujourd'hui, ça touche tout le monde. C'est en ça que les choses ont changé en France. C'est la marée qui monte, en quelque sorte. Avant, effectivement, c'était des règlements de compte. À minuit, voilà. À minuit.
Alors, quand on dit la cité, il y a des gens, et on a vu des images tout à l'heure, avec des gens très bien... Mais qui en souffrent. Qui en souffrent. Premièrement, correctement. Mais si on veut être un peu concret, sans faire de la fiction, mais une patrouille de police qui est à Avignon, qui patrouille, à ce moment-là, elle voit une fusillade éclater. Qu'est-ce qui se passe ? Est-ce que les policiers interviendraient ? Mais ils se font tirer dessus. Personne n'est capable de répondre. Mais moi, je vous réponds de ce qui va se passer. C'est que c'est la patrouille de police qui devient la cible des deux bandes. Et c'est pour ça qu'on est en contre-réponse.
Par exemple, la présomption légitime défense pour les forces de l'ordre. Qu'elle n'est pas... On inverse la charge de la preuve, tout simplement. Parce qu'une patrouille de police qui patrouille hier à Avignon, on ne sait pas ce que ça donne à l'arrivée. On en est là en France, quand même. Et il y a un des soucis, quand même, aussi, c'est qu'on parle du laxisme de la justice, mais c'est qu'il n'y a pas assez de place dans les prisons. Ça, c'est un vrai souci, parce qu'on nous parle de construire des prisons, mais ça met des années pour construire des prisons. Alors, il n'y a pas assez de place dans les prisons. Donc, on fait quoi ? C'est la question qu'on peut poser.
D'abord, le reportage, on en parle après. Au 1er février, la France dénombrait 81 599 détenus pour 62 363 places, soit une densité carcérale de 130,8%. En Europe, seul Chypre et la Roumanie surpassent la France. Cette surpopulation complexifie les conditions de travail des surveillants pénitentiaires. Vous entassez les détenus dans des cellules de 9 mètres carrés. Donc, forcément, cette promiscuité crée des incidents. Et beaucoup d'agents doivent passer à l'ensemble une centaine de détenus dans des endroits où il n'y a que 4 douches. Donc, vous imaginez que cela crée des conflits, cela crée des agressions, des agressions verbales et des agressions physiques au sein des détentions.
Le ministre de la Justice souhaite adapter davantage les peines pour les personnes les moins dangereuses. Peut-être qu'une partie d'entre eux, qui ne sont pas dangereux pour l'extérieur, peuvent le faire davantage dans les centres de semi-liberté, d'incarcération à domicile, augmenter les bracelets électroniques. Aujourd'hui, il n'y a que 1 500 places de semi-liberté en France. Selon les syndicats, l'application d'une directive européenne peut permettre à 4 000 détenus originaires d'un autre pays de l'UE de purger leur peine dans leur pays d'origine. Une directive qui n'est pas appliquée automatiquement.
Alors, on est en direct avec Cyril Huet-Lambing, qui est secrétaire général adjoint au syndicat pénitentiaire des surveillants. Bonjour, merci d'être en direct avec nous. D'abord, il faut dire que ce problème des places de prison, on l'a dit, ça touche les détenus qui parfois se retrouvent entassés dans les prisons, mais ça touche aussi vos conditions de travail à vous parce que du coup, c'est de plus en plus dangereux dans les prisons. Effectivement, plus il y a de détenus, moins il y a de surveillants. Donc, ça commence à être très problématique. Donc, on arrive presque à la barre des 82 000 détenus pour les 62 000 places. Donc, presque 20 000 détenus en plus dans nos établissements.
Et on a de moins en moins de personnel. Les conditions sont de plus en plus compliquées. Donc, les solutions, construire des places de prison, ça, c'est évident. Mais apparemment, ça n'arrive pas comme on voudrait que ça arrive malgré les promesses de tous les présidents qui se sont succédés. Donc, ça, c'est une vérité. Je pense qu'on ne travaille pas assez sur les bracelets électroniques pour les courtes peines. Ça, c'est un sujet. La dangerosité, elle est à son maximum. Je pense qu'on ne peut pas faire pire. Et la population pénale, elle est vraiment violente aujourd'hui.
Parce que les conditions dans lesquelles on les accueille, même si on achète la paix sociale en leur laissant faire un petit peu ce qu'ils veulent, en fermant les yeux un peu surtout, elle est quand même violente. Et plus on leur donne, et plus ils prennent. Donc, on marche sur la tête. C'est intéressant ce que vous venez de dire. Vous dites qu'on achète la paix sociale en leur laissant faire des choses. Par exemple, c'est quoi ? C'est les téléphones ? Aujourd'hui, s'il y a des téléphones dans les prisons, c'est parce que c'est une façon d'acheter la paix sociale ?
Alors, on a un nouveau garde des Sceaux qui est courageux, qui a tenu des propos ambitieux, qui va devoir faire avec un budget pas forcément à la hauteur. Mais en tout cas, elle a le courage de prendre certaines mesures, comme celui d'avoir cessé les activités ludiques dans certains établissements, d'abord parce qu'on n'a pas le personnel pour pouvoir encadrer ce genre de choses, et aussi parce que franchement, ça n'a pas vraiment d'intérêt. Donc ça, c'est une première chose. Donc, nos prisons, elles sont dangereuses, et jusqu'à aujourd'hui, on fermait les yeux sur beaucoup de choses.
Les téléphones, comme des drogues, parce qu'on n'a pas les moyens humains pour aller les chercher, et pas envie de se prendre la tête, parce qu'on n'est pas en force dans nos établissements. Et ça, c'est problématique. C'est ça qui est problématique. On n'est pas en force, et on ne peut pas faire régner l'autorité dans nos établissements. Vous vous rendez compte de ce que je suis en train de dire ? On n'a pas le personnel pour. Et on n'est pas suivi hiérarchiquement, en tout cas, lorsqu'on avait l'ancien garde des Sceaux. Aujourd'hui, les choses sont différentes. On voit qu'on a une politique qui change.
On voit qu'on commence un petit peu à avoir une hiérarchie qui redemande de l'autorité au personnel. On nous parle de police pénitentiaire. Ce sont de jolis projets. Calqués sur les exemples de police pénitentiaire italienne, je pense qu'on va dans le bon sens. J'espère sincèrement que notre nouveau garde des Sceaux arrivera à ses fins et arrivera à mettre en place les mesures dont il a annoncées. Merci beaucoup, Cyril Lombic. Merci, secrétaire général adjoint du syndicat pénitentiaire et surveillant. Merci d'avoir été avec tous. Ce n'est pas très engageant, Philippe. L'état des lieux n'est pas engageant. Il y a un peu d'espoir, on l'a compris, avec le nouveau garde des Sceaux.
Mais l'état des lieux qui vient d'être fait par le secrétaire général adjoint du syndicat pénitentiaire, il n'est pas terrible. Non, mais on ne le découvre pas. Vous faites bien d'en parler parce qu'on parle souvent des policiers, des gendarmes qui sont en première ligne. Mais eux, ils sont en deuxième ligne. Ils travaillent dans des conditions déplorables. C'est été rappelé. Ils ont du mal à recruter. Il y a un point de vue technique parce que maintenant, c'est passé catégorie B. Ils recrutaient au niveau C. C'était plus facile de recruter. Là, maintenant, on a mis la barre un peu plus haut, ce qui est une bonne chose. Ils sont mieux rémunérés. Mais on manque aussi de place.
Emmanuel Macron, vous vous souvenez de la proposition présidentielle ? 15 000 places supplémentaires. On en est à 2 700. On peut rajouter aussi qu'il y en aura 4 000 à la fin. Il y en aura 4 000 à la fin du mandat. Il faut juste rajouter un chiffre également. C'est que 25 % des détenus français, chiffre de la chancélerie, sont étrangers. C'est-à-dire, là, vous libérez 20 000 places. Alors, on ne va pas les libérer parce qu'ils ont été gagnés. Mais après la prison, c'est quand même l'avion. On va en parler dans un instant avec l'adjury. Juste un mot, Dylan. Première chose, c'est quand on voit le record du nombre de détenus, on constate que la justice n'est pas laxiste.
Parce que la justice condamne de plus en plus et condamne de plus en plus sévèrement. Donc, vous voyez, lorsqu'on voit les chiffres, pour le coup, on a le constat que la justice n'est pas laxiste. Ça, c'est la première chose. Mais ce n'est pas la condamnation qui pose problème. La deuxième chose, je ne sais pas, quand on dit la justice est laxiste, c'est quand on dit la remise de peine, c'est qu'il n'y a pas cette place. Les remises de peine ne sont plus automatiques. Ça a été décidé par Règles du Pond-Morédi. Mais elles sont encore là. On a pu dire qu'il est délaxiste. Donc, c'est quand même important. Non, non, mais elles sont encore là. Deuxièmement, la remise des peines existe encore.
Il y a encore des moyens d'aménager la peine. C'est proposé notamment par le garde des Sceaux actuel. Vous disiez que ça allait dans le bon sens avec le garde des Sceaux. Le garde des Sceaux actuel prévoit plus d'aménagement de peine. Pourquoi ? Parce que vous mettez quelqu'un en prison et vous lui disiez, quel que soit votre comportement, vous sortirez à cette date et pas une autre. Qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qui se passe ? Il y a un désintéressement de la peine. Il investit, c'est le terme qu'on emploie, il n'investit plus sa peine. Et donc, il ne fait plus rien. Il ne s'investit plus. Il ne se socialise plus. Il ne paye pas les parties civiles. Il ne va plus voir le psychologue.
Il ne fait pas les travaux d'intérêt généraux qu'il peut faire. Et les parties civiles, quand elles sont indemnisées, c'est aussi grâce à ça. C'est parce que les prévenus et les accusés, lorsqu'ils sont condamnés, on leur dit, si vous les payez, vous sortirez plus tôt. Donc ça a un sens. Les aménagements de peine et les remises de peine, ça a deux sens pour le détenu de mieux préparer sa sortie. Moi, je ne partage pas cette philosophie. Vous ne partagez pas cette philosophie. Mais les parties civiles qui ne seront plus payées si vous ne faites plus d'aménagement de peine, les parties civiles, ne sont plus indemnisées par les condamnés, ce n'est pas un détail.
Parce que c'est ce qui permet de faire en sorte que les victimes soient indemnisées. Vous justifiez les remises de peine comme ça, c'est inacceptable. Je ne participe pas de ça. Les parties civiles qui ne seront plus indemnisées par la préjudice, vous remercie. Fé les ballards. On fait un tiers de sa peine. Nous, on n'est contre aucune remise de peine si on touche à l'intégrité physique d'une personne. Voilà, c'est très clair. Vous êtes condamné à 20 ans. Mais expliquez ça à la victime. Parce que vous nous dites qu'il ne sera pas indemnisé. Mais expliquez à la victime ou à sa famille si vous êtes condamné à 20 ans. Là, on a mis la barre très haut. Il peut sortir au bout de 7-8 ans.
Non, mais c'est incompréhensible. Vous êtes condamné à 20 ans. Vous faites 20 ans. Voilà. Et aucune remise de peine. Et on construit des places de prison, évidemment. Je dis une chose. Vous savez que les magistrats prennent en compte de toute façon ce qui s'appelle les remises de peine et les aménagements. Ça veut dire que si jamais vous dites qu'ils font 20 ans, ils font 20 ans, ils font toute la peine, ils ne compteront plus à 20 ans. Ils compteront à 10 ans, à 12 ans, à 7 ans. Ah bah alors là, c'est la fin. C'est pire que tout là. Ce que vous expliquez, c'est que c'est pire que tout. Là, c'est la fin.
Non, mais moi, si j'ai 15 secondes, on ne s'en prend pas à vous à réagir à ce que vous dites. C'est pas grave. Vous réagissez. Ce que j'explique, c'est que oui, les magistrats, lorsqu'ils condamnent à une peine, si vous appelez ça de la peine, vous appelez ça de la peine. Non, mais là, c'est la culture de l'excuse. C'est la culture de l'excuse. Elle est un pur. On ne peut pas. Non, mais vous avez une lecture. On parle de termes théoriques, là, pour l'instant. Une lecture, alors là, pour le coup, vous êtes très théorique. Vous avez une étude de droit. Vous ressortez vos cours. Mais non, quand on touche à l'intégrité physique d'une personne, on n'a pas à voir de remise de peine.
Voilà, c'est pas plus compliqué que ça. Alors là, la personne qui a été victime ne sera pas indemnisée de votre fête. Non, mais vous mettez ça à chaque fois sur la porte. Attends, il y a indemnisation, indemnisation, l'indemnisation morale, l'indemnisation physique, l'indemnisation psychologique pour ceux qui ont été victimes, pour la famille. Il n'y a pas que l'argent dans la vie. Vous savez que pour les ménagements de peine, j'en fais un certain nombre. Les ménagements de peine, lorsqu'on passe devant le juge d'application des peines, on demande aux victimes ce qu'elles en pensent.
Et je vous assure que lorsque les victimes font des courriers au vitriol pour s'opposer à ce que la personne condamnée sorte, je vous assure que c'est plus que pris en compte. Donc vous prenez des exemples théoriques en disant on fait un tiers de la peine dans la réalité des faits. Ce n'est pas des exemples théoriques. Oui, c'est... Allez, on va faire une pause dans un instant. On va vous parler de l'Algérie. Alors c'est intéressant ce qui se passe autour de l'Algérie et des OQTF aussi puisque Emmanuel Macron semble avoir désavoué la politique de son gouvernement. On entendra Bruno Rotaillot qui était ce matin chez nos confrères de BFM.
On parlera de la colère des buralistes également contre le gouvernement en témoignage exclusif et ce coup de colère vous allez l'entendre sur CNews et puis on parlera de la fermeture de C8 puisque Cyril Hanouna ce matin a chargé Emmanuel Macron en expliquant que c'est Emmanuel Macron qui était bien sûr responsable de tout ça et vous l'entendrez aussi. Tout ça, c'est juste après la pause, la pub de CNews Info et à tout de suite.
C'est sûr sur votre pare-brise. Choisissez Carglass pour le remplacer. Chez Carglass, tous nos remplacements sont garantis à vie. Et oui, à vie. En plus en ce moment, en venant chez nous, on vous offre 60 euros pour laver votre voiture sans effort. C'est sur l'appli WASH de Total Energy. En quelques minutes, votre voiture est propre. Alors, prenez rendez-vous sur carglass.fr ou au 3044.
Café long, espresso, cappuccino, votre coffee shop à la maison en un seul clic. Tassimo reconnaît chaque capsule. Ajuste seule la température, l'intensité et la taille du café. Tassimo s'occupe de vous.
Héroïque menée par l'un des nôtres à Haïfa, réaction du Hamas après une attaque au couteau ayant fait un mort et plusieurs blessés en Israël. Une attaque qui s'est produite dans l'une des gares routières de cette grande ville du nord du pays est qualifiée d'attentat terroriste par les autorités. L'assaillant, quant à lui, a été tué. Colère du préfet du Morbihan suite à de nombreuses dégradations hier à Lorient en marge d'une manifestation contre l'extrême droite. Les forces de l'ordre ont été ciblées par des tirs de mortier et des jets de pierre. Trois personnes ont été interpellées, précise la préfecture.
Et puis le triomphe de Sean Baker, réalisateur d'Anora avec 5 Oscars dont celui du meilleur film. Zoé Saldana décroche celui du meilleur second rôle féminin pour son personnage d'avocat désabusé dans Emilia Pérez de Jacques Audiard.
11h33 sur CNews. Merci d'être en direct avec nous. On va parler de l'Algérie, des OQTF et face au comportement de l'Algérie. Bruno Rotaillot au sloton. François Bayrou menace de revoir les accords de 68. Mais surprise, Emmanuel Macron le désavoue et il a dit ce week-end, non, on ne va pas remettre en cause ces accords de façon unilatérale, dissonant sur la méthode. Ça fait désordre. Ce matin, Bruno Rotaillot a été invité de nos confrères de BFM et voici ce qu'il a dit. si l'Algérie ne prend pas en charge ces ressortissants qui sont dangereux et nous sommes en train d'établir une liste de plusieurs centaines de personnes qui ont des profils dangereux, terroristes,
plusieurs centaines de personnes aujourd'hui sur le territoire français.
Bien sûr. Ils n'ont pas tous la même dangerosité. Mais ces gens-là, nous allons les présenter aux Algériens. Ce sont des gens dont il est établi qu'ils sont des ressortissants algériens. Eh bien, là du coup, ce sera l'épreuve de vérité. Mais qu'on ne me dise pas demain, si jamais il y avait un problème dans les mêmes conditions que Mulhouse, que nous n'aurions rien essayé de faire. Je veux tout faire pour éviter cela. Depuis des mois et des mois, les entreprises françaises sont souvent blacklistées sur la commande publique algérienne. Ce que je veux dire, c'est que le français est éradiqué de l'enseignement primaire au profit de l'anglais.
Ce que je veux dire, ce que j'ajoute, c'est qu'un refrain de l'hymne national algérien très anti-français a été réhabilité. Ce que je dis aussi, c'est que la coopération sécuritaire entre nos services a été au minimum et quasiment arrêtée, y compris au moment des Jeux Olympiques. Vous ne trouvez pas que ça fait beaucoup ? Vous pensez qu'il faut que la France continue à raser les murs, à baisser la tête ? Aucune douleur de l'histoire. Et je sais qu'elles sont vives entre nos deux pays. Mais aucune douleur de l'histoire fut-elle aiguë ne donne un permis d'offenser mon pays, la France.
Jérôme Dubus, vous qui avez longtemps défendu Emmanuel Macron, je ne sais pas si c'est encore le cas aujourd'hui. Bon, enfin, voilà. Tout le monde rigole. Non, non, non, parce que je ne sais pas si c'est le cas encore aujourd'hui ou pas. Je rigole. C'est toujours le cas ou pas ? Vous connaissez la position d'Edouard Philippe et d'Horizon. D'accord. Donc Emmanuel Macron, il est où là-dedans ? Il désavoue Bruno Rotailleau ? Il n'est pas d'accord ? Ce qu'il a dit, oui. Il a dit... Qu'il ne remettrait pas en cause les accords de 68 contrairement à ce qu'a dit Bruno Rotailleau. Oui, mais il y a deux choses dans cette affaire. Dites-moi, expliquez-moi. Premier point, les OQTF. En même temps.
Et c'est là où est le problème. D'ailleurs, l'Algérie n'est pas le seul pays avec lequel on a des problèmes. Tout le Maghreb, les pays du Maghreb, on a des problèmes de retour des OQTF. Maroc, Tunisie, Algérie. Alors Algérie, il y a une crise diplomatique qui s'ajoute à ça. Mais quand vous regardez, il y a 150 000 OQTF en France par an à peu près, 147 000. On en vire à peu près 10%. On en exécute à peu près 10%. Ce qui est très faible par rapport à la moyenne européenne qui est de 20%. Et avec l'Algérie, c'est 5 à 7%. Mais avec le Maroc, c'est aussi 5 à 7%. Et avec la Tunisie, c'est aussi 5 à 7%. D'accord. Mais là, vous me faites un état des lieux.
Moi, je vous demande ce qu'on fait avec l'Algérie. Mais on n'a pas réglé le problème avec les autres pays non plus. D'accord. J'en viens à la crise diplomatique. Allons-y. Mais on ne fait pas un exposé. On n'est pas... Moi, je partage parfaitement ce que dit Bruno Retailleau. D'accord. Simplement, je considère que le ministre... Donc en désaccord avec Emmanuel Macron. Non, non, non. Simplement, je considère que le ministre de l'Intérieur n'est pas le seul à pouvoir s'exprimer en matière diplomatique. Il y a un ministre des Affaires. Non, mais ce qui est bien, c'est quand ils disent la même chose. Il y a un président. Jérôme Dubus, c'est bien, c'est quand ils disent la même chose.
Quand vous avez Bruno Retailleau qui dit, écoutez-moi, je comprends bien. Jérôme Dubus, parce que le problème, c'est qu'ils ne disent pas la même chose. Quand vous avez Emmanuel Macron qui dit, on ne va pas revoir les accords de 68 et Bruno Retailleau qui dit, on va revoir les accords de 68, excusez-moi, ça fait pagaille. Mais les accords de 68, même s'ils sont dénoncés, ne vont pas régler les OQTF. On le sait très bien. Christali, oui, s'il vous plaît. Reconnaissez-la. Non, mais Édouard Philippe disait l'inverse.
Christali, je veux dénoncer. Il y a les accords de 68 et puis il y a le vrai sujet qui est effectivement toute la difficulté qu'on a à se faire entendre sur la question du retour au pays et des OQTF. Et ça, il est très bien notre ministre de l'Intérieur là-dessus. Je tiens à souligner parce qu'il dit les choses et qu'on en a besoin. Mais Emmanuel Macron dit le contraire derrière. On ne comprend plus rien. Oui, mais on a une politique volontariste de la part du ministre de l'Intérieur. Peut-être qu'il faut marcher sur deux pieds. C'est peut-être le principe de la démocratie. Mais en tout état de cause.
Moi, ce que j'entends, c'est qu'on a une politique en matière de sécurité qui est très volontariste et qu'il faut aller au bout de ce sujet. On ne doit pas s'empêcher de parler d'un... D'accord.
Mais qui dirige ? C'est Bruno Rotaillot ? C'est Emmanuel Macron ? Qui fait la politique ? C'est Bayrou ? Parce que Bayrou, il a l'air plutôt d'accord avec Rotaillot. C'est les Français qui n'ont pas donné de majorité au pays. Bah oui. Philippe Ballard. Vous vous prenez quoi, vous ? Emmanuel Macron a sifflé la fin de la partie campagne de com' de M. Rotaillot. Parce que vous avez passé... Ah mais vous, vous tapez sur Rotaillot. Non, non, non. Mais vous, mais je vais vous dire pourquoi. Vous avez repassé le ministre de l'Intérieur. Je vais vous reciter la phrase qu'il vient de... Moi, je l'ai écouté en direct ce matin. Je me suis dit mais il se plante tout seul. Vous m'avez écouté Cénews.
Je vais reprocher... Oui, mais j'avais écouté l'interview de Cénews à l'heure 15 juste avant. On ne pourra pas me reprocher... C'est l'heure. Dit M. Rotaillot. On ne pourra pas me reprocher de n'avoir rien essayé de faire. Bah oui, il essaie. Bah oui. Mais il y a les paroles et les actes. Et c'est quand ? Il arrive quand... Quand vous avez le président de la République qui dit le contraire, qu'est-ce que vous voulez faire ? Mais alors... Mais excusez-moi ! Ok, alors pourquoi il ne démissionne pas ? Ah bon... Parce qu'il essaie. Parce qu'il essaie. Eh bien, il prend sa carte au Rassemblement National. Et puis nous, il aura peut-être une place et il pourra peut-être enfin faire quelque chose.
Mais vous, il n'y a rien, vous tapez... En fait, votre nouvelle cible, c'est Rotaillot. Mais oui, parce que vous avez déparé la bouche. Mais oui, c'est ce qui plante le pays depuis des années. Ce mode... Mais si, cette attitude plante le pays depuis des années. Il est là, il est là, il aura des résultats. Mais il a des résultats. Ah bon ? Quel résultat ?
Pas plus tard que début... Enfin, fait février, quand on a lancé, vous en avez peut-être parlé tout à l'heure, les parts, les fameuses brigades pour la sécurité du quotidien. Moi, sur ma ville, on en a eu. Et je vous dis que ça commence à donner des résultats. Et il faut des politiques volontaristes. On dit, on fait. Et c'est sûr sur quoi on est. Donc, on ne peut pas nous reprocher de juste dire. Là, on a un ministre intérieur qui dit, qui fait, qui met en application. Sur l'Algérie,
ça a l'air de marcher. Mais oui, mais le problème, c'est qu'il n'est pas seul. Il n'est pas seul. Il n'est pas seul. On ne pourra pas nous reprocher de n'avoir rien d'essayer de faire. Mais les Français ne veulent plus qu'on essaie. Ils veulent qu'il n'y ait pas. Et alors, Edouard Philippe, qui dans une interview au Point en juin 2023, nous dit, il va falloir revenir sur les accords de 1968 avec l'Algérie. Moi, j'ai juste une question à poser. Pourquoi il ne l'a pas fait quand il était à Matillon ? Mais pourquoi vous avez censuré Bruno Retailleau ? Mais pourquoi ? Si j'ai un projet de loi, il ne l'a pas fait quand il était à Matillon. Allez, on a perdu deux mois.
Mais c'est parce que c'est un gouvernement. Attendez, M. Retailleau, il siège. C'est l'ouest de joyeux, Conseil des ministres. Avec Mme Borne. Bonjour Mme Borne. Ah, vous êtes contre le droit du sol. Pour le droit du sol. Ben pas moi. M. Valls ? Ah ben vous, c'est pareil. Alors, il démissionne de ce gouvernement. Ça ne va pas. Regardez ce qui se passe à l'Assemblée. Quand sur Mayotte, on veut supprimer le droit du sol, proposition de M. Ciotti, les LR, qu'est-ce qu'ils font ? Ben ils s'abstiennent. Allez, on avance. On revient en France. On revient en France. Ah ben oui, on remet le calme dans la petite classe.
On revient en France et on va parler de la colère des buralistes contre le gouvernement. On va entendre la colère des buralistes qui se sentent étouffés après les prix du tabac qui augmentent, après également l'interdiction des puffs, après l'interdiction également des alternatives au tabac. Eh bien ça devient de plus en plus compliqué. On est avec Philippe Coy, président de la Confédération nationale des buralistes. Bonjour. Merci d'être en direct avec nous. Il y a des tas d'interdictions, comme ces sachets de nicotine également, qui vont être interdits. Vous avez quoi ? Le sentiment qu'on est en train d'étouffer les buralistes ?
Oui, c'est un sentiment d'abandon, de manque de parole de l'État, car le sujet de la nicotine est un sujet sérieux de santé publique, encadré par des réglementations, distribuées par le réseau des buralistes. Et ça fait plusieurs ministres des comptes publics que nous recevons à l'occasion de nos réunions, qui nous dit que nous devons être ce réseau référent de la distribution de la nicotine en France. Nous avons un contrat de gérance avec l'État. Il y a des produits alternatifs qui arrivent sur le marché français. Nous souhaitons un encadrement et une réglementation. Et voilà qu'il y a quelques jours, le ministre de la Santé, M.
Noderre, envoie une notification à l'Union européenne pour en demander l'interdiction future sur le marché français. C'est une incompréhension, un manque de rigueur dans la parole de l'État. Et pour nous, entrepreneurs, aujourd'hui, quelle croyance en l'avenir ? Nous avons engagé un plan de transformation. Vous savez que ces 23 000 entrepreneurs, utiles dans tous les territoires, urbains, ruraux, qui aujourd'hui sont en première ligne de l'insécurité, j'ai suivi le débat précédent, l'insécurité, elle est au quotidien dans le réseau des buralistes. Nous sommes là pour servir, délivrer, accueillir des clients. Pas pour être braqué matin, midi et soir.
C'est une insécurité qui est liée au prix du tabac. Nous avons aujourd'hui un plan d'évolution de la profession à travers les offres alternatives de la nicotine, que ce soit la cigarette, que ce soit bien évidemment les produits vapotage ou les sachets. Et voilà que la parole de l'État se dérobe à nouveau devant notre réseau, ce qui nous amène beaucoup d'inquiétudes. Qu'est-ce que vous demandez précisément au gouvernement ce matin ? Ce matin, je demande de la visibilité, de la stabilité, du pragmatisme, du bon sens. Nous avons au sein de l'Union européenne 17 pays qui viennent d'autoriser la commercialisation avec de la fiscalisation des produits alternatifs comme les sachets de nicotine.
Une fois de plus, la France va se mettre à la marge de l'Union européenne, va créer ce qu'elle a déjà fait depuis 20 ans, un marché parallèle, parce qu'il ne faut pas se tromper. Depuis 20 ans, la pression fiscale n'a eu qu'un résultat probant, c'est celui de mettre le marché parallèle au vu de tous. En 2003, le premier plan santé, c'est 0,3% le marché parallèle. Aujourd'hui, nous en sommes entre 35 et 50% selon les villes. Voilà ce que l'on veut demain d'une France de délinquance où il n'y a plus de respect des règles. Moi, je demande au nom de mes collègues qu'il y ait des règles, qu'il y ait de la fermeté, qu'il y ait de la réglementation.
Et si la nicotine doit être distribuée, elle doit être encadrée dans un réseau officiel qui est celui des buralistes. Nous ne pouvons être à la traîne de l'Union européenne, nous ne pouvons pas être les fervents de ce marché parallèle qui nuit à la santé publique, qui nuit aux recettes publiques et qui nuit gravement également à la pérennité de notre réseau. Eh bien, on va voir si votre appel est entendu. Merci, Philippe Coye, d'avoir été avec nous en direct ce matin, président de la Confédération Nationale des Buralistes. Autre sujet dans l'actualité dont je voulais parler ce matin, c'est la fermeture de C8. Vous le savez, depuis vendredi, 23h59.
Alors ça, c'est sur Alice parce que c'est un écran noir. C'est-à-dire qu'on n'a pas fermé C8 pour le remplacer, Energy 12 d'ailleurs, pour les remplacer par autre chose. On l'a fermé pour mettre un écran noir. Si vous allez sur la 8 aujourd'hui, vous avez un écran noir qui vous dit que bientôt, il y aura une nouvelle chaîne à la place. Il va falloir attendre le mois de juin. Donc on se demande pourquoi on a fermé le 28 février. C'est assez sur Alice. Et ce matin, Cyril Hanouna a été chez Pascal Praud. Cette fois, il a dit clairement que c'est Emmanuel Macron qui était à l'origine de tout ça. Écoutez Cyril Hanouna ce matin, donc chez Pascal Praud.
Ce n'est pas une décision de l'Arc Homme. Roque Olivier Mestre, on le connaît. Roque Olivier Mestre, voilà. Roque Olivier Mestre, quand il commande une baguette bien cuite, il est déjà tremblant. Il ne va pas dire tout seul. On va arrêter la C8, arrêtez. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que c'est Emmanuel Macron ? Oui, vous croyez que c'est qui ? Alors c'est ma mère ? Franchement, bien sûr que oui. Tout le monde me dit qu'il n'était pas au courant. S'il n'était pas au courant, c'est comme si moi dans ma boîte, je n'étais pas au courant de ce qui se passait. Alors oui, il y a un problème. Ou c'est un problème de compétence, ou il est au courant.
Ce qui est certain en tout cas, c'est que c'est lui qui a donné Roque Olivier Mestre. Il peut prendre son téléphone pour dire « C8, faites attention ».
À minima, ce qui s'est passé, à minima, ce qu'on appelle les sages de l'ARCOM, par le biais de Roque Olivier Mestre, a appelé Emmanuel Macron, il lui a dit « je vais enlever C8 ». Donc, ou Emmanuel Macron, ça c'est à minima, ou Emmanuel Macron lui dit « bon, si c'est ta décision, il n'y a pas de problème ». Ou bien, il le savait déjà, il s'en était déjà parlé, et il lui avait dit « voilà, C8, à mon avis, il va falloir faire quelque chose ».
– Christelle Léas, vous avez le sentiment que c'est une décision d'Emmanuel Macron aussi ?
– Très honnêtement, sur ce sujet, je ne saurais pas vous dire si c'est de Macron ou pas, maintenant…
– Vous pensez que l'ARCOM, d'eux-mêmes, ils ont décidé de supprimer deux chaînes de télé en France, dont la première chaîne de la TNT ?
– C'est particulier, effectivement, ça pose question. Ça pose question, maintenant, quel intérêt de supprimer la chaîne ?
– C'est s'attaquer à un groupe qui n'est pas forcément dans les petits papiers d'Emmanuel Macron. – Non, le défenseur d'Emmanuel Macron, Jérôme Dubus. – Non, non, non, mais… – Non, non, non, mais… – Non, non, c'est lui qui m'a fait. – Jérôme Dubus, plus sérieusement. – Je ne sais pas du tout ce qui s'est passé exactement. Cyril Agnouna a l'air d'avoir des choses très précises. – En même temps, c'est assez logique, on ne voit pas l'ARCOM décider seul de supprimer la première chaîne de la TNT en France, enfin. – Mais si, l'ARCOM, non, si ça, c'est tout à fait possible. – Pourquoi voulez-vous, on n'en est plus à l'ORTF ? – Ah ben ça, c'est clair.
– Ah ben on n'en est pas loin là, excusez-moi, quand on décide de supprimer deux chaînes de télé en France parce que ça ne correspond pas à ce qu'on veut, on n'est pas loin de l'ORTF. – Est-ce que Cyril Agnouna a des preuves qu'Emmanuel Macron soit intervenu ? Moi je n'en sais rien. – Dire pas au courant, c'est quand même un peu curieux, par exemple, c'est pas une information particulière, mais dire « je ne suis pas au courant » quand même, ça a suffisamment d'effrayer l'organique. Nous on est plutôt sur la réflexion de l'ARCOM, est-ce que l'ARCOM ne devrait pas se contenter de surveiller le service public ?
Parce que vous savez, les membres de l'ARCOM, nous on a nommé, enfin on a nommé la commission à laquelle j'appartiens, c'est prononcé sur la nomination de deux membres de l'ARCOM. Il faut avoir contre soi les trois cinquièmes, c'est-à-dire avec deux cinquièmes des voix, vous passez, vous êtes nommé, donc c'est facile pour le pouvoir de nommer des monstres, avec 40% vous êtes nommé. – Laissez parler, laissez parler. – Vous êtes nommé, donc franchement il y a une réflexion à avoir sur le rôle de l'ARCOM, et si c'est le cas, si le président de la République a cédé, il a cédé à qui ?
Moi je le vois, encore une fois dans ma commission, c'est l'affaire culturelle et on a les médias, mais l'extrême gauche et les écolos qu'il ne faut pas oublier, dès que vous leur prononcez le mot de Bolloré, ça leur déclenche une crise d'urticaire. Ils sont mais fous furieux, mais ils sont fous furieux quand vous leur prononcez. – Le président de la République ne sait pas que dans son pays, vous parlez de C8, ils font une vie en France. – Une deuxième chose est de décider, ce n'est pas du tout la même chose.
– Je vous donne la parole dans un instant, juste là, on va écouter un autre extrait de Cyril Hanouna, qui dit qu'en gros ça a basculé avec les gilets jaunes, quand il a commencé à donner la parole aux gilets jaunes, et à ce moment-là, ça a commencé à créer quelques crises d'urticaire. – Il y a eu les gilets jaunes, je crois que ça n'a pas plu que je reçois les gilets jaunes
dans pas mal de mes émissions. Il y a eu le vaccin, on a fait énormément d'émissions sur le vaccin, où il y avait des gens qui se posaient des questions, etc. Et puis je pense aussi que l'Arcom a donné raison à la LFI en faisant ça. L'Arcom a donné raison à la LFI. Et il y a autre chose, vous savez, le soir du résultat des élections, c'était le 8 juillet, j'ai appelé mes amis de C8, et je leur ai dit, si j'étais vous, vu le résultat des élections, je ne me présente même pas à l'Arcom. Ça ne servira à rien de présenter un dossier, leur décision est déjà prise.
– Dylan Slama. – Sans me prononcer sur le fond, il y a quand même un souci dans le fait de dire que c'est Emmanuel Macron qui décide. C'est que le président de l'Arcom, c'est une autorité indépendante, qui ne peut pas se présenter, laissez-moi terminer, qui ne peut pas avoir de nouveau mandat. Ça veut dire qu'Emmanuel, il ne peut pas prétendre un nouveau mandat, il ne peut pas être renommé. Ça veut dire quel est l'intérêt pour quelqu'un qui ne doit plus rien à Emmanuel Macron ? – Je ne sais pas. – Il a été recasé. – Où ça ? – Il est au Conseil… – Non mais là, il est recasé, il est au Conseil… – Sur décision d'Emmanuel Macron ? – Non mais sur décision d'Emmanuel Macron ?
– Vous savez bien qu'Emmanuel Macron, il décide de toute façon, il décide de ce qu'il veut. – Je ne sais pas. – Donc voilà, il est recasé, Roque-Olivier Magé. – Une fois qu'il est nommé, il ne peut plus se représenter, donc il ne peut plus qu'émander un deuxième mandat à l'Arcom auprès d'Emmanuel Macron. Institutionnellement, c'est comme ça que ça fonctionne. – Vous vous rendez compte qu'il y a 8 personnes, il y a 9 personnes qui décident que les Français n'ont pas le droit de regarder une chaîne de télé ? – Mais vous parlez du fond, moi sur le fond, je suis d'accord avec vous. – Non mais vous vous rendez compte, c'est grand monsieur Rally.
– Le président de l'Arcom et le président de la République, c'est un peu plus ridicule. – Non mais tout ça pour interdire, tout ça pour interdire à Cyril Hanouna, qui finalement c'est le seul qui va se retrouver sur une chaîne de télé. Et ce soir, il va être sur une chaîne, regardez, il y a toute une liste où il va être ce soir, il va être sur toutes les boxes. – Ceci dit, vous parlez de laxisme tout à l'heure, on est autoritaire qui ici n'a pas été laxiste. – Non mais écoutez-moi, il va être sur toutes les boxes, il va être sur toutes les chaînes de télé, il va être partout, Cyril Hanouna, ce soir, alors que c'est lui qu'on voulait arrêter.
Et tous les autres journalistes, toutes les autres équipes de C8, elles sont au chômage. – Je suis d'accord avec vous. – Mais quelle honte, mais quelle honte. – En tout cas pour le coup, il y a une autorité qui n'a pas été laxiste. – Mais elle n'est pas indépendante puisque… – Elle dépend de qui ? – Ils sont nommés par-ci les membres de l'Arcom, par le président de la République, par la présidente de l'Assemblée nationale, par le président du Sénat, et je pourrais continuer d'égréner la liste. Donc ils ne sont pas indépendants et avec 40% des suffrages, on est élu. – Bien sûr.
– Merci.
Philippe Ballard