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Podcast / conversationUniversité Senghor· 25 juin 2023 14 minComplaisantPortrait personnelCulture, médias & sportÉducation & recherche

Christophe Euzet témoigne

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Défensif 5 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:01OuverteRéponse directe

    Quels sont les souvenirs de votre arrivée à Alexandrie et la configuration du département à l'époque ?

  • 5:01OuverteRéponse directe

    Pourquoi avoir suggéré la création d'une spécialité médias et communication ?

  • 9:01OuverteRéponse directe

    Quels aspects avez-vous considérés comme votre apport au département ?

  • 14:01OuverteRéponse directe

    Comment organisiez-vous l'encadrement des étudiants pour les préparer au marché de l'emploi ?

  • 20:01OuverteRéponse directe

    Quels modèles économiques proposez-vous pour une meilleure viabilité des industries culturelles en Afrique ?

  • 25:01OuverteRéponse directe

    Avez-vous prévu de revisiter Alexandrie dans le cadre de vos nouvelles missions ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:01Christophe EuzetFait
    « on m'avait demandé également à l'époque pour une multitude de raisons d'ailleurs de revoir un petit peu la maquette des cours qui était dispensés dans le cadre du département culture »
  • 14:01Christophe EuzetFait
    « je leur disais toujours oui tout ça c'est très bien c'est très beau mais qu'est-ce que comment vous allez procéder concrètement »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] sur Internet nous vous remercions de nous rejoindre dans cette série d'entretiens dans le cadre du trentenaire du département culture de l'université Sanogo 1992 2022 exactement 3 décennies depuis que la première promotion a posé ses valises à Alexandrie avec cette étudiant et dans le cas de ces célébrations nous entretenons avec notamment les anciens directeurs les anciennes directrices de département et aujourd'hui nous avons la joie de bonheur de nous entretenir de recevoir Monsieur Christophe pesé qui était directeur du département je pense à l'époque gestion du patrimoine culturel entre 2010 et 2012 Bonjour Monsieur aisé bonjour Monsieur le Directeur et merci de me recevoir de quelle ville je viens du sud de la France là je suis à l'Université de Perpignan très bien à l'Université de Perpignan quel est le climat actuellement c'est un climat méditerranéen qui ressemble beaucoup à celui que vous avez à Alexandrie donc pour dire qu'il fait un peu froid comme le témoin de ma tenue il fait un petit peu froid mais en ce moment on a besoin ah c'est bien le beau temps nous permet de pouvoir avoir une belle conversation mais dites nous d'Alexandra Perpignan qu'est-ce qui s'est passé ou quelle est la vie que vous avez entamé recommencer après Alexandrie alors ça c'est une très bonne chose et quels sont les souvenirs comment vous êtes arrivés à Alexandrie votre première rencontre votre arrivée comment ça s'est passé dans quel contexte [Musique] [Musique] et quels sont les éléments où dans quelle situation vous avez trouvé département quels étaient les moments forts vous êtes arrivés en pleine année en pleine révision de programme donnez-nous un peu la configuration à l'époque j'ai eu j'ai eu plusieurs plusieurs événements forts pendant mon pendant mon passage à Alexandrie j'en donnerai trois en fait si je devais si tu devais les résumés d'abord c'est une période durant laquelle l'Université Senghor a expérimenté la technique de délocalisation sur les campus excentrés et donc j'avais été appelé par le recteur de l'époque le professeur Albert lourdon a travaillé à des délocalisations sur le sur le continent africain et extérieur à l'université mais on m'avait demandé également à l'époque pour une multitude de raisons d'ailleurs de revoir un petit peu la maquette des cours qui était dispensés dans le cadre du département culture dont j'avais la responsabilité il y avait la il y avait la filière patrimoine culturel la filière gestion des industries culturelles et le réacteur m'avait suggéré de dans un travail qu'on avait mené en collaboration de créer un master de médias et communication donc j'ai eu la double mission de développer un petit peu ce qui pouvait l'être avec l'extérieur et de transformer à l'intérieur mais l'événement le plus marquant je peux pas le passer sous silence parce que vous fêtez aujourd'hui les 30 femmes de l'université et bien moi j'ai fêté les 20 ans et c'était le département culture qui avait à charge de d'organiser ses 20 ans et je me souviens que nous avons passé plusieurs mois avec le relais des étudiants du département culture organisé un événement festif pour l'ensemble de l'université et nous avions fait un magnifique spectacle qui avait duré près de deux heures deux heures et demi en présence d'Abdou Diouf d'ailleurs secrétaire général de la Francophonie à l'époque et de toutes les instances de la de la Francophonie c'était un événement qui bien évidemment a beaucoup marqué mon mandat ça c'est une c'est une bonne chose et communication média vous a parce qu'aujourd'hui la spécialité n'est plus mentionnée sur le continent mais quel était un peu les motivations qui vous ont conduit à suggérer cette spécialité c'était par rapport à un besoin particulier oui l'idée elle était double quelque part elle était de considérer que pour promouvoir la francophonie il faut aussi avoir à l'esprit qu'il faut la développer en matière communicationnelle et médiatique et d'autre part il s'agissait aussi de de faire en quelque sorte que j'appellerai une une auto promotion c'est à dire de ne pas laisser la question de la communication et de la promotion à des organismes de presse ou médiatique qui soit qui soit extérieur au continent africain mais qui puisse se nourrir lui-même d'une production d'une production endogène c'était quelque chose de vraiment très pragmatique j'ai vu que effectivement cette filière n'existait plus aujourd'hui mais je crois que elle avait été interprétée par les étudiants peut-être pour ce qu'elle n'était pas beaucoup considéré qu'il s'agissait d'une filière de journalisme c'était pas du tout l'objet de ce qui avait été créé c'était vraiment de d'asseoir une politique de valorisation du patrimoine des industries culturels sur des médias maîtrisés et de façon indogène d'accord à part cette spécialité est-ce que à l'issue de votre passage il y a des points ou des aspects sur lesquels vous avez consacré vos efforts qu'on peut considérer comme votre apport au département oui moi je reviendrai quand vous me demanderez ce que je considère comme étant important puisque ce que je considérais déjà comme important à l'époque je continue de considérer que ça allait encore aujourd'hui c'est la question de la valorisation de à la fois du patrimoine et des industries culturelles et je pense que ça passe par des savoir-faire le talent est là les savoir-faire culturels la production culturelle est là il reste le respect de la de la maîtrise c'est un peu bassement pragmatique ce que je suis en train de dire là mais c'est la maîtrise des conditions de production et des conditions de diffusion de ce savoir et de ce patrimoine culturel qui sont qui sont en jeu j'ai assisté beaucoup quand j'étais directeur sur les conditions concrètes dans lesquelles on allait mettre en place tout ça les étudiants m'appelaient monsieur concrètement parce que je leur disais toujours oui tout ça c'est très bien c'est très beau mais qu'est-ce que comment vous allez procéder concrètement et je crois que ça reste un problème un problème encore important aujourd'hui et dans l'encadrement les étudiants comment vous organisez les rencontres la pluie l'accompagnant parce qu'ils sont Alexandrie un peu loin de leur environnement naturel mais qui sont là pour construire un projet professionnel qui pourra leur permettre de pouvoir rebondir sur le marché de l'emploi comment vous organisez à l'époque pour les appuyer au quotidien c'est vrai il y avait il y avait justement un très gros travail de la part du du département et donc de moi-même pour à la fois bénéficier du soutien des enseignants qui étaient de passage dans le cadre de l'Université les professeurs extérieurs les professeurs associés qui viennent intervenir et à qui on demandait d'aller au-delà de leur mission de simples enseignement pour aller dans l'encadrement et puis il y avait toujours cette volonté j'étais vraiment résolument déterminé en ce sens de faire quelque chose de pragmatique et qui mène vers des choses concrètes donc cette idée toujours de développer les liens je prenais contact moi-même bien souvent avec un certain nombre d'encadrant de terrain de façon à faire en sorte qui fait un lien avec ceux qui avaient à charge de diriger notamment le stage pour que ces stages ne soient pas quelque chose de symbolique ou de théorique mais qu'il est bien pour objet et pour finalité de de trouver de l'emploi de trouver des débouchés aux étudiants de notre de notre département et parlons des débouchés les anciens étudiants est-ce que vous les rencontrez dans la vie concrète en France ou dans vos déplacements à l'étranger alors malheureusement techniquement pour moi un temps à Perpignan je suis assez excentré donc moi de manière virtuelle il y a les réseaux sociaux j'ai gardé avec beaucoup d'entre eux des relations qui sont devenues avec le temps des relations amicales j'ai immé arrivé de diriger la thèse de certains de certaines d'entre eux également dans les années qui ont suivi ou par un contact de prendre des thèses sur des suggestions d'étudiants des deux promotions que j'ai connues donc j'ai été contacté contacté par d'autres donc il y a un lien comme ça et puis pour être très honnête avec vous vous demandiez quel était la presse en gorge je vous ai dit que j'avais été député mais je suis désormais au terme de mon mandat député retourné dans mon université et le ministère de l'enseignement supérieur m'a fait l'honneur de me de me charger d'une mission de développement du système universitaire en français dans les pays du Sud et notamment de faire l'état des lieux et de faire un certain nombre de propositions pour la promotion de la coopération universitaire avec les États du Sud donc je suis en train de renouer mes anciennes amitiés dans ma nouvelle mission ça c'est très bien le réseau Alumni et l'université actuellement il accorde vraiment de l'importance voilà c'est 30 ans mais le département doit continuer à vivre doit continuer à progresser selon votre expérience et évidemment les réalités que vous rencontrez actuellement en termes d'orientation qu'est-ce que vous souhaitez rayer que les départs et comme orientation ou comme activité pour davantage d'être pertinent sur le marché de l'emploi sur le marché de la formation en Afrique dans le domaine du patrimoine de industries de la culture je vous le disais je crois que le talent sur le continent africain il ne fait de doute pour personne et savoir-faire on sait qu'il se qu'ils sont là en matière en matière de patrimoine c'est même pas la peine de revenir dessus même en matière d'industrie culturelle il y a un savoir-faire et même dans la transmission des savoirs on sait qu'il y a du savoir-faire le problème je vous le disais tout à l'heure c'est de peut-être de quitter un modèle de développement du secteur Culture qui soit exclusivement centré sur le développement des aspects purement culturels mais également d'arriver à construire des modèles économiquement durables viables et équilibré et quelque part libéré de la de ce que je pourrais appeler la dépendance financière et je crois que s'il y a un gros enjeu j'avais essayé de mobiliser un petit peu ça quand j'étais directeur mais mon passage a été trop trop bref pour des raisons de révolution sur lesquelles on reviendra peut-être j'avais essayé de développer ça c'était l'idée d'aller chercher notamment des moyens endogènes je crois que il y a un certain nombre de gens de personnes de milieux un certain nombre de milieux qui prospèrent sur le sur le continent africain il me semble important de sensibiliser ces personnalités qu'elles soient dans le domaine du cinéma dans le domaine de la culture dans le domaine du sport pour essayer de mobiliser des moyens qui soient des moyens endogènes et pas toujours se reposer sur un financement exogène qui a certains noms d'avantages mais qui créent toujours un climat dépendance je crois que le gros enjeu est celui de l'émancipation à la fois dans la gestion du patrimoine et dans la gestion des industries culturelles vraiment la viabilité financière trouver des modèles économiques pertinents est-ce que vous comptez prochainement revisiter Alexandre est-ce qu'Alexandre vous manque je suis revenu Alexandrie depuis là depuis la fin de mon mandat depuis 2012 je revenais d'ailleurs donné après j'avais donné les décours de management interculturel parce que c'est une passion à titre à titre personnel mais le réacteur Thierry verdel avait exploité chez moi mon volet et mon volet juriste puisque je venais parlé de théorie de l'État de développement et de démocratie dans le tronc commun pendant pendant plusieurs années après évidemment mon mandat de parlementaire a fait que pendant 5 ans je n'ai pas pu je n'ai pas pu revenir il va sans dire que si un jour j'ai l'occasion dans mes nouvelles activités notamment dans ma dans ma mission auprès du ministère de l'enseignement supérieur de revenir à Alexandrie retrouver mon mon université de coeur ce sera ce sera avec une avec une grande joie ça fait un petit moment que j'ai pas vu la corniche j'aimerais bien voir ce qu'elle est devenue très bien la corniche je vous attends monsieur je vous remercie beaucoup de nous avoir accordé cet instant d'échange sur votre expérience vos témoignage à la tête du département culture de l'université à Senghor qui je le rappelle a déjà à totalisé 30 ans à la prochaine occasion et plein succès dans vos nouvelles missions et nous espérons que comme vous l'avez dit que c'est vos nouvelles responsabilités vous amèneront probablement à Alexandrie nous rend l'occasion de vous recevoir dans nos locaux et de discuter avec les étudiants je l'espère un vivement Monsieur le Directeur et je vous remercie et je souhaite à l'université sankor un très bel anniversaire 31 je vous remercie chaleureusement merci merci monsieur [Musique]