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interviewTchatche Aix · 16 juillet 2026 24 min

Bienvenue au Sénat ! Aujourd'hui, Brigitte Devésa nous accueille pour nous nous le faire découvrir .

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Voilà donc on se retrouve aujourd'hui avec Brigitte de Beza qui m'accompagne dans ce merveilleux endroit qui est le Sénat où nous allons passer un moment complet avec Brigitte. Comment vas-tu Bitte ? Bah écoute, ça va très bien.

Merci à toi de ta présence effectivement j'espère pouvoir vous faire découvrir le palais du Luxembourg. Alors déjà la sensation est énorme quand on rentre ici. C'est majestueux.

C'est 48 marches avant d'arriver ici. Oui. Alors je crois qu'elles sont elles sont superbes.

Elles sont superbes. On les monte avec fierté en tout cas. Avec fierté.

Par contre, il paraît que quand on les monte souvent dans la journée, c'est relativement facile. Écoutez, ça fait faire un peu de sport aussi, c'est bien. Ça nous met voilà, ça nous ça nous permet de démarrer en forme, voilà, et de pouvoir affronter les différentes actions que nous allons mener toute la journée au Sénat.

Donc, on arrive dans un lieu qui est alors férique parce que c'est vrai que c'est la salle des conférences. C'est là que tout se passe après les débats. C'est ça.

Avant ou après les débats, tout dépend. Effectivement, c'est un lieu de rencontre notamment parce que vous le verrez certainement dans l'après-midi, notamment le mercredi. Il y a énormément de monde, des groupes qui viennent visiter évidemment le Sénat et qui souhaitent surtout et avant tout participer le mercredi aux questions gouvernement, ce qu'on appelle communément les QAG.

Ça c'est extraordinaire. On a énormément de demandes. Donc vous voyez là, ils sont en préparation et c'est vrai que c'est un lieu effectivement euh vous découvrez ici.

Euh alors justement euh là c'est c'est superbe. Ce sont tous les buses de Marianne tout à fait qui sont présentés. C'est c'est l'histoire en fait de de notre République de Marianne de [raclement de gorge] la République et et on a également une télé qui reste en permanence. public sénat qui est qui est évidemment là euh non stop et souvent sur des grands sujets euh euh lors de de évidemment de séances très importantes.

Toutes les séances sont importantes évidemment, mais vous y en avez qui sont plus particulières que d'autres et donc systématiquement les sénateurs peuvent être sollicités pour faire une interview. Tu as toujours autant de plaisir de venir d'instation. J'ai découvert Oui oui.

Férique, j'ai découvert le Sénat avec Sophie Joissin. Je rappelle qu'elle a été sénatrice pendant 12 ans et donc j'avais découvert ce palais. Je me suis dit c'est extraordinaire et puis évidemment sans jamais imaginer qu'un jour bah j'y viendrai régulièrement.

Donc c'est une belle récompense et c'est quelque chose qui est et chaque fois que je rentre ici je suis émerveillée évidemment. Comment ne pas l'être ? Je dirais voilà et j'ai un profond respect parce que la construction justement de ce palais, la mise en valeur de ce que ça représente, le Sénat, la maison des territoires, on est dans l'hémicycle emblématique.

Emblématique, c'est là où tu sièges. C'est l'hémicycle. Voilà.

Le poste 168. le poste 268 effectivement. Et donc euh avec euh ici tu vois un écran qui nous permet de de voter quand nous devons évidemment voter et puis donc tu vois avec euh le perchoir du président et puis composé donc de la droite du centre jusqu'à la gauche.

Tu as vraiment une répartition. Donc moi, je fais partie avec l'ensemble euh du groupe union centriste de la majorité sénatoriale et donc ça c'est une bonne chose parce que nous avons une majorité ici et que ça nous permet de faire beaucoup de choses qui n'est pas le cas à l'Assemblée nationale. Exactement.

Malheureusement en plus vous êtes 348 pas d'absent possible. Non non et si pour des raisons diverses et variées effectivement euh un sénateur est amené à partir bah ceux qui sont sur la liste et qui suivent. Voilà c'est important.

C'est vrai qu'on prend ici la mesure de de de ce poste de cette responsabilité dans ce hémicycle. C'est vraiment un endroit qui on comprend mieux euh ben la la présence de la pression que peut ressentir un élu ou un sénateur là ce qui se retrouve confronté à ce lieu magique. Voilà.

Tout à fait. Ben je te remercie en tout cas tu vois tu as la possibilité évidemment de prendre la parole au perch. Alors c'est pas le perch c'est juste en dessous.

Et aussi ici c'est souvent le cas quand on a des questions au gouvernement. par exemple cet après-midi euh chaque sénateur qui prendra la parole euh avec un temps limité évidemment tout est chronométré, tout est limité et évidemment le gardien du temps, c'est notre président Gérard Larchet voilà qui fait ça avec vraiment de beaucoup de de d'ardeur et c'est et c'est très bien comme ça. Quel moment magique.

Ou merci pour ce moment. On va donc laisser la place aux autres personnes qui découvrent. Exactement. [musique] [musique] Ici, nous sommes situés sur le grand Péron, tu vois, c'est écrit Péron central, juste en face de la cour d'honneur.

Alors, la cour d'honneur qui est en travaux, réhabilitation. Voilà. Donc, un espace, tu vois, à très aéré.

Tout à fait. pas les travaux, on entendrait les petits oiseaux. Exactement.

On pourrait imaginer être sur une île. Nous sommes bien au palais du Luxembourg et donc dans ce péron central, on y trouve évidemment des salles de travail comme la salle Médicis, la salle Clémenceau, évidemment des noms de grands personnages. Voilà, tout est associé évidemment à l'histoire de notre pays, à l'histoire de la République et évidemment de la construction progressive de ce palais du Luxembourg appelé le Sénat.

Voilà. En tout cas, écoute Brigitte, c'est fort intéressant. Depuis ce matin, on a découvert plein de lieux, on a vu un hémicycle incroyable et on va se retrouver pour ben échanger sur la mission, la mission essentielle du sénateur et puis vous parlerz un peu de moi aussi.

Ben oui, parce que tu as un rôle primordial dans la région d'action Provence et dans le département. Tu évoques très souvent ben ces missions au quotidien quand je te rends compte déjà sur Exprceit. Mais là, je voulais en savoir un peu plus et Tatch est venu spécialement jusqu'ici à Paris pour connaître vraiment cette fonction de sénatrice que tu incarnes parfaitement.

Monsieur le président, madame la ministre, madame monsieur les rapporteurs, mes chers collègues, il est des textes qui obligent à ralentir le pas, à mesurer chaque mot parce qu'il touche à ce que notre société a de plus fragile et en même temps de plus révélateur. Le texte que nous examinons aujourd'hui sur l'accompagnement et les soins palliatifs appartient à cette catégorie. Il parle de la fin de vie certes mais surtout de la manière dont nous choisissons d'être présents collectivement auprès de tu es à ex en Provence.

Tout à fait. Donc même si je ne suis pas née à ex, je suis arrivé à ex. Tu avais quelques mois à peine ?

J'avais quelques voilà quelques mois mais quand ma maman était enceinte, elle était déjà venue sur ex. Donc il y avait une prédisposition en tous les cas à revenir m'installer très rapidement sur ex. Alors un papa militaire, une maman fonctionnaire.

Tout à fait. Tout ceci tuas tu as conservé à ex en Provence et donc tu es devenu une élue de de la mairie d'Ex mais aussi une sénatrice. Avant d'être sénatrice, tu étais une directrice de formation.

Tout à fait. Alors moi j'ai été d'abord avant d'être dans l'enseignement, j'ai été fonctionnaire à la ville d'Ex d'ailleurs, tu vois pendant quelques années. Et puis un jour, j'ai décidé de quitter parce que j'avais besoin de faire autre chose et de m'épanouir dans des domaines qui me ressemblaient.

Donc euh bah j'ai repris mes études, je suis retournée à la fac et puis les années ont fait que évidemment je me suis forgé une personnalité et puis donc effectivement je me suis retrouvée dans l'enseignement ce qui m'a d'ailleurs beaucoup plu puisque j'ai été effectivement directrice de formation euh et que avec le temps, je me suis aussi évidemment engagée politiquement puisque ma priorité comme j'étais quand même je me suis beaucoup engagée dans l'associatif et j'ai souhaité être acteur de ma ville et non plus spectateur. Voilà. Donc je me suis, comment on dit ?

Jetée à l'eau et puis j'ai rencontré de bonnes personnes, des personnes qui m'ont permis euh euh ben d'être présente et de de pouvoir faire mes armes au sein de cette jolie ville d'Ex en Provence que je défends encore aujourd'hui. Et oui, alors surtout que tu avais fait ben Campra, tu étais passé par les bases, tu étais allé donc au collège Camprant et puis après tu as fait les fac, le cursus de droit. Tout à fait.

Mais avant de passer par la FAG, d'abord j'ai fait les écoles maternelles primaires de la Beauauvale des Fenouillée. Une exoise issue d'une famille de cinq enfants. Je suis la seconde sur une fraterie de 5 et effectivement après avoir fait 2 3 ans sur la Martinique puisque mon papa était militaire et que nous avions été mutés donc une partie des études là-bas et puis en revenant en France évidemment enfin en France en métropole plus précisément euh ben j'ai j'ai repris la fonction publique et puis quelques années après, j'ai décidé comme je te l'ai dit de faire autre chose.

Voilà, j'ai repris un cursus universitaire que j'avais laissé tomber il y a bien longtemps et ça m'a plutôt bien réussi. Voilà. Oui, c'est c'est évident que tu as tu as donc œuvré à ex pendant très longtemps.

Tu connais bien cette ville, tu t'y sens bien parce que c'est vrai que on te voit très souvent œuvrer sur les interventions locales hein, que ça soit avec la mairie ou avec l'ensemble des élus. Comment tu la trouves cette ville aujourd'hui à l'heure actuelle ? Elle est magnifique.

Elle a grandi mais dans le bon sens. Alors, on peut toujours juger que les choses ne sont pas suffisantes, mais c'est une ville merveilleuse où on arrive à découvrir d'abord, c'est une ville de jeûne, une ville de ti, il y a une mixité sociale importante. On a une une enfin un système intergénérationnel où les plus jeunes côtoient les plus anciens.

Non, vraiment, je m'y sens très très bien et et j'espère rester sur AX le plus longtemps possible. En tout cas, il y a quelques temps en arrière avec des amis à toi qui s'appellent Medy et August. Oui.

Et ben vous êtes venu un jour devant le Sénat, vous étiez plus jeune. Oui, c'est ça. C'était pendant la période où nous faisions nos études et je me souviens donc M et Auguste hein, je je deux copains de fac euh sur voilà, on a passé des moments formidables et euh je me souviens, on était venu à Paris et on s'était retrouvé devant le Sénat à faire des photos et avec en rigolant évidemment comme tous les jeunes qui font leurs études en disant "Bah tiens et un jour on me dit bah tu te verrais pas sénatrice." J'ai dis oh je sais vraiment c'est des choses qui sont inaccessibles semble-t-il pour moi en tous les cas puisque je viens pas d'une famille qui faisait de la politique et autres.

Donc ça me semblait tellement loin pour moi mais j'étais très heureuse de faire des photos devant l'entrée du Sénat voilà et puis finalement ça m'a porté chance. Oui, toi quelques années après donc tu es tu es au Sénat l'histoire donc c'est la la boucle qui qui se réalise et c'est vrai que c'est vrai que tu tu es quelqu'un ici donc on t'a observé, on t'a suivi depuis ce matin au sein de de ce Sénat tu ben tu as pas mal d'amis tu discutes avec tout le monde tu négliges personne que ce soit les salariés de ce magnifique établissement de Sénat mais aussi avec tes amis élus sénateurs et qui sont pas forcément de ton bord d'ailleurs. Mais je crois que quand on est engagé dans un mandat politique, quel qu'il soit, je veux dire, il y a un moment où on fait un peu de politique, c'est normal.

Euh mais néanmoins, quand on fait partie d'une institution comme celle-ci, moi je je considère qu'effectivement la bonne intelligence voudrait qu'on travaille tous ensemble sur des projets de loi qui font avancer nos territoires et c'est ça l'essentiel. Et en tous les cas, c'est ce qui a mené depuis le début mon action, c'est de défendre vraiment mon territoire et puis donc je côtoie tout un tas de personnes. J'ai pas de de limite, je parle avec tout le monde et j'ai pas de souci de ce côté-là.

Voilà. Ce qui veut dire que tu as gardé une vie normale par rapport à ta fonction. Ben moi je à un moment donné je suis au Sénat, je suis sénatrice, je représente le territoire et puis à un autre moment où évidemment je suis Brigitte de Vesa, une maman de trois enfants, une mamie de 10 petits enfants et donc proche du terrain parce que tu sais les soucis peuvent rencontrer les exois et les Français.

Absolument. Absolument. Le Sénat, c'est la maison des territoires.

Donc notre travail c'est d'être sur le terrain, ce que je fais depuis que je suis élu pour faire remonter tout ce qui ne va pas mais pas seulement auprès des élus et des maire et des élus mais aussi de tous ceux qui font vivre cette ce beau territoire, les entreprises, les collectivités, les associations et et il y a énormément énormément de travail et donc on est le lien au Sénat pour essayer de proposer et faire avancer les choses et chaque sénateur va défendre son territoire, son département du mieux possible. Voilà, c'est ce que j'essaie de faire en tout cas en toute modestie. Moi je suis pas toute seule, je travaille avec une équipe, c'est ça qui est important.

Donc il y a une équipe qui m'aide, qui me permet je dirais de bah d'avancer sur les dossiers. Et là, je sais pas si tu entends, tu entends la sonnette. Donc c'est une sonnette qui vient de de de dire attention, nous sommes mercredi, les questions gouvernement viennent de démarrer.

Donc ouverture par le président du Sénat. Ça veut dire que nous avons obligation euh de nous rendre. Donc c'est ce que je vais faire.

Je vais me rendre aux questions au gouvernement et puis je reviendrai très rapidement pour euh pour terminer cet échange. Madame la présidente, monsieur le ministre, mes chers collègues, le débat qui nous anime ce soir à l'initiative du groupe RDCE est particulièrement d'actualité et je les remercie. Euh vous avez plein de choses à vous dire certainement et ce sont des choses d'ailleurs qui sont enregistrées et qui restent en permanence qu'on peut aller chercher.

Alors oui, j'ai fait une petite interruption je donc repartir aux questions gouvernement. Tout à fait. C'est une présence qui est indispensable évidemment puisque comme je l'ai dit tout à l'heure, chaque sénateur va poser une question à un ministre particulier.

Ça peut être le ministre des transports, les ministres du logement et cetera et cetera, du travail. Bon voilà. Quelle a été ta réaction toi quand tu es arrivé ici ?

Je suppose que ça a été à la fois un mélange de fierté, un mélange de fierté, d'émerveillement parce que le cadre est magnifique mais c'est surtout l'histoire l'histoire de ce Sénat, l'histoire de notre République, l'histoire tout simplement qui fait que nous sommes aujourd'hui très fiers de faire partie de de en tant que sénateur d'être très fier de du travail en tous les cas de représenter le département dans cet hémicycle. En tout cas, alors euh je suppose que tu euh tu aimes tu aimerais en parler aux jeunes de de ce Sénat. Comment tu le présenterait aux jeunes si tu le Bah écoute, c'est simple.

Depuis le début de mon mandat, j'organise en accord évidemment avec soit les collèges, les lycées et soit avec les mairies puisqueaujourd'hui les mairies ont un conseil municipal des jeunes. Euh d'ailleurs, j'ai la chance d'être la marine du conseil municipal des jeunes de de la ville de Venelle. Quand ça m'a été demandé, j'ai été très fière de pouvoir évidemment les accompagner et et leur expliquer comment fonctionnait le Sénat.

Donc très régulièrement, nous avons le mercredi souvent des visites euh des jeunes et les jeunes sont exceptionnels parce que ils pose de très belles questions, ils sont ouverts et ils veulent comprendre effectivement comment fonctionne le Sénat et ça donne peut-être ça va peut-être donner envie à certains jeunes de s'engager mais je trouve que c'était une très bonne chose parce qu'on a tendance un peu à dire que les jeunes n'ont plus d'envie. Alors, il y a peut-être forcément des problèmes aussi à dénoncer de ce côté-là, mais néanmoins, je veux dire, on a une belle jeunesse qui a envie de d'avancer et de comprendre comment fonctionne notre système en tous les cas, c'est important. J'avais aussi une question un peu plus personnelle.

Quand tu as tu as découvert cet hémicycle, tu as tu es une femme de car, est-ce que tu as été impressionné de rencontrer certains cadors ? Ah bah oui oui oui oui bien sûr. Tu sais avant moi il y a eu des noms illustres en tant que sénateur et d'être assis dans cet hémicycle où certains étaient assis il y a 30 40 ans et voir plus.

Évidemment que c'est impressionnant et de se dire que je suis là aujourd'hui où d'autres ont été d'autres qui ont marqué qui ont marqué la France qui ont marqué leur temps et et je trouve ça formidable. Bien sûr. Et quand tu es sur le territoire, comment les gens te perçoivent en tant que sénatrice ?

Est-ce que quand tu vas démarcher les maires euh ils sentent que tu as une mission primordiale pour eux ? Est-ce qu'ils se livrent facilement ? Oui, ils se livrent facilement et puis sont très caches et ils ont bien raison parce que les maires ont un positionnement très difficile.

Euh, ils sont euh je dirais comme dirait euh ils sont à porté d'enguelade avec leur avec leur leurs concitoyens. Et donc euh la tâche est pas simple. Euh, on est beaucoup décrit en tant qu'élu, on est beaucoup culpabilisé, mis en responsabilité et cetera et cetera.

Et donc, ils ont vraiment une vision qui est très lourde et je trouve qu'ils font un travail formidable. Donc mon mon travail à moi, c'est d'essayer de les défendre et du mieux possible. C'est pas toujours facile.

Alors, je suis pas seule à faire ce travail puisqu'on est 348 sénateurs et chaque sénateur dans son département va œuvrer pour que les choses se passent bien. On a fait des tas de choses, on a défendu le statut de l'élu. Là, on va arriver sur le budget où on va encore essayer de défendre, je dirais, les finances de nos de nos de nos maires et de nos collectivités. et on va essayer en tout cas de se battre pour que ça se passe du mieux possible.

Mais alors, on évoquait aussi quand on est monté ensemble dans le train que je te posais la question de savoir combien de temps mettait en fait une en œuvre une loi pour être transformée et pour être mise en évidence et tu me disais que ben ça une nécessité quand même de temps et que c'était quand même assez rapide. Bah quand la la enfin c'est sans rentrer trop dans le détail, je dirais la la le travail d'un sénateur, c'est d'abord de faire en sorte que la proposition de loi en tout cas au sein de son groupe qu'il souhaite mettre en place d'abord cho soit éligible au sein du groupe. On a des niches, on a on a des votes, tout se fait sous forme démocratique, hein.

Voilà, donc c'est ça c'est très bien. Mais bon, après une fois que la la le process est lancé, ça peut aller très vite. Ce qui est un peu plus long, c'est parfois les décrets d'application, voilà, qui nous posent parfois souvent des problèmes où après ça suit pas forcément et derrière il y a quand même une vie, il y a des attentes, je dirais il faut il faut rien lâcher, il faut avancer, il faut se battre tout le temps même ici au sein de notre groupe, au sein de cette majorité et c'est normal pour faire avancer les dossiers et et permettre évidemment qu'une une proposition de loi mette le moins longtemps possible avant d'aboutir évidemment.

Alors quand tu as quand tu as le temps de de te poser un peu dans le Sénat, c'est quoi l'endroit ton endroit préféré ? Bah c'est la bibliothèque. C'est bibliothèque.

C'est là où on se on se ressource, où on arrive voilà à être un peu tranquille. Il y a moins de bruit, moins de voilà. Alors, as-tu vécu un moment dans ton dans ta mission de sénatrice un peu particulière, une anecdote, quelque chose qui t'a marqué et qui euh B, tu sais, il y a beaucoup de choses qui m'ont marqué.

Euh c'est souvent les positionnements qu'on peut avoir dans certains domaines. On a euh parlé des retraites où ça a donné lieu à des clivages entre ceux qui étaient pour, ceux qui étaient contre la retraite à 64 ans. La fin de vie aussi, ça a été des moments très particuliers.

Généralement euh j'essaie toujours de me dire que bah sur tel ou tel sujet, même si je suis pas en accord, même parfois avec mon groupe, je vote toujours en mon âme et conscience et surtout toujours toujours en tenant compte euh de mon territoire. Je voulais conclure sur aussi le la mixité ici au sein du Sénat. Est-ce qu'elle est très représentative ou pas ?

Alors alors ça c'est un vrai sujet. C'est un vrai sujet la mixité puisque alors aujourd'hui il faut savoir que au Sénat nous avons 37 % de femmes, ce qui est pas ce qui est pas mauvais hein, c'est plutôt bien. C'est un vrai sujet.

La parité c'est un vrai sujet. Bon, la loi existe, elle a le mérite d'exister, mais c'est bien aussi de reconnaître le travail d'une femme comme d'un homme qui a la possibilité évidemment de continuer et je crois que ça c'est important, les compétences, voilà. Mais cette parité, elle était essentielle à un moment et en tout cas je je la prends avec évidemment, je peux pas me dire que la parité ne me convient pas, mais enfin il faut quand même se dire une chose, c'est qu'en tant que femme, il faut toujours montrer qu'on est capable de faire, qu'on est disponible.

Bon, moi j'ai la chance d'avoir mes enfants maintenant qui sont un peu grands, enfin qui sont grands. Euh mais il est vrai que quand j'ai commencé en politique, mes enfants étaient beaucoup plus jeunes. Ça a pas été facile, ça a pas été compliqué, ça a été très compliqué.

Mais voilà, je me suis fait un peu confiance et et comme je l'ai dit, je voulais être acteur et plus spectateur de la vie politique. Je me suis dit après tout, on verra bien, je me je me jette à l'eau et on verra bien ce qu'il arrivera. Pour l'instant, je me suis pas trop trompée.

Alors, Brigitte, tu as fait un vrai plaisir que de partager ce moment avec toi ici au Sénat. C'est vrai qu'en montant avec toi, je me suis dit que ça serait un sujet très intéressant à la fois parce que le lieu est merveilleux et est chargé d'histoire et se prête vraiment à cette histoire que de voir que ce que fait une exoise ici à Paris et notamment dans un lieu comme celui-ci. Tu es une sénatrice qui défend le territoire, mais tu es aussi une sénatrice qui défend l'exempleurs.

Euh ça a été un pur bonheur que de sur de découvrir tout ceci et je te remercie. Plaisir partagé. On se connaissait sans finalement trop se connaître. qu'on a appris à se découvrir en 48 he de manière assez réduite.

Et moi, je voulais te remercier parce que bah ça m'a permis peut-être en tout cas d'être de montrer qui j'étais. les gens me connaissent maintenant mais peut-être pas suffisamment et puis c'était important de faire un tour. Alors on on n' pas tout vu évidemment parce que c'est grand et on n' pas eu le temps.

Voilà, on n' pas eu le temps de parler de tous les sujets. Mais ce qu'il faut retenir de de de cette interview, c'est voilà ce que je suis, pourquoi je me suis engagée et je continuerai à défendre évidemment ce territoire, d'aller à la rencontre des maires, d'aller défendre leur tradition et d'être présente tout simplement le jour où et bien je ne me sens plus en capacité physiquement ou intellectuellement de continuer, je saurai m'arrêter parce que il y a pas plus grave et pas plus difficile de voir des des des personnes qui s'accrochent comme ça au pouvoir. Il faut aussi à un moment donné ça arrive hein.

Voilà mais je comprends à un moment donné mais il faut savoir laisser sa place. Il faut aussi permettre aux jeunes de prendre la relève. Dans tous les cas pour l'instant je me sens très bien en forme en forme.

Je suis pas encore trop âgée. Je l'espère en tout cas j'en ai pas l'impression. Je te remercie en tout cas.

Ben écoute ça sera avec plaisir que je vais retrouver à la fois l'élu exoise et aussi la sénatrice quand on sera ex en Provence. Merci en tous les cas d'avoir écouté chat le média soi. On va se retrouver à ex mais vous aurez d'autres surprises à découvrir.

Je vous en dis pas plus, vous le découvrirez plus tard.