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interviewBFMTV· 27 avril 2025 41 min

Présidence LR, meurtre dans le Gard, budget... L'interview en intégralité de Laurent Wauquiez

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:02
Présentateur

BFM TV, BFM politique, Guillaume Daré. Vous êtes bien sur BFM politique, il veut incarner la droite de demain. Quelles sont ses solutions pour répondre aux questions d'insécurité et d'immigration ? Bonjour Laurent Wauquiez. Bonjour. Vous êtes notre invité aujourd'hui dans BFM politique. À mes côtés, Amandine Attalaya, éditorialiste politique de BFM TV. Bonjour Amandine. Et Lucie Robkin, directrice des rédactions de La Tribune. Bonjour Mathieu. La Tribune dimanche, notre partenaire de cette émission. Alors vous allez nous dire dans cette émission pourquoi vous comptez et vous pensez pouvoir incarner la droite de demain.

Quelles sont vos propositions en matière économique pour trouver par exemple les 40 milliards d'économies que le gouvernement souhaite faire. Et puis il y a ces questions effectivement d'insécurité qui sont très présentes dans le quotidien des Français. Vendredi, c'est un fidèle musulman qui a été tué d'une cinquantaine de coups de couteau dans la mosquée d'une petite ville du Gard. Le suspect est toujours en fuite. Il s'est filmé, on l'entend insulter à là. Voilà, j'ai regardé vos réseaux sociaux, vous n'avez pas réagi sur le mort de la jeune fille dans la lycée à Nantes.

Vous aviez réagi, je vais être un peu cash, mais est-ce que c'est parce que quand c'est un musulman c'est moins grave que quand ce n'est pas un musulman ?

1:09
Laurent Wauquiez

Non, c'est parce que précisément ce que je voulais c'est avoir l'information de savoir s'il y avait cette connotation islamophobe. Et puis j'étais à votre antenne, par respect pour vous, je réserve aussi ma réaction, c'est quand même normal.

1:19
Présentateur

Alors justement, le procureur dit que parmi les pistes envisagées, il y a celle d'un acte islamophobe.

1:23
Laurent Wauquiez

J'ai vu précisément, et c'est cette information que je voulais avoir, ça fait partie des pistes qui sont envisagées. C'est un signe de plus, ça peut toucher des mosquées, ça a touché vendredi un lycée, c'est un signe de plus de ce qu'on voit, c'est l'ensauvagement radical de la France. Je voudrais juste qu'on comprenne bien...

1:41
Intervenant

Est-ce que c'est l'ensauvagement général, Laurent Wauquiez, ou c'est un climat islamophobe, en l'occurrence, en France, qui aurait créé, participé à cet événement ?

1:50
Laurent Wauquiez

Ah non, pardon, mais vendredi, ça n'était pas un attentat islamophobe. Lola et Philippines n'étaient pas un attentat islamophobe. Là, on a un attentat islamophobe. De quoi on parle ? On parle d'un pays qui est aujourd'hui le pays d'Europe dans lequel il y a le plus d'agressions. Nous sommes devenus le pays d'Europe qui est un des pays les plus violents. Et ce qui me frappe, c'est qu'à chaque fois, on passe des seuils. Saint-Ouen, où on ferme une école pour laisser vivre un point de deal, les attaques au couteau, les tirs à la Kalachnikov contre des prisons, cette attaque meurtrière au sein d'une mosquée, tout le monde est touché, tous les lieux, il n'y a plus aucune exception.

Et moi, mon raisonnement, il est assez simple. C'est qu'on n'y arrivera pas avec des mots, on n'y arrivera pas en appliquant les recettes antérieures, il y a besoin d'une profonde rupture. Mais est-ce que ce matin, vous apportez votre soutien aux musulmans de France ? Ça va de soi, c'est un crime ignoble. De la même manière que je dénonce l'antisémitisme, de la même manière que je dénonce l'islamophobie, ça va de soi, je ne comprends même pas votre question. Donc il y a de l'islamophobie en France ? Enfin, c'est une évidence.

De la même manière qu'il y a de l'antisémitisme en France, de la même manière qu'il y a un racisme anti-blanc, on a affaire à une société dans laquelle nous n'arrivons plus à faire respecter la sécurité et l'ordre. Et ça ne va pas en s'améliorant, ça se dégrade.

3:03
Présentateur

La France Insoumise appelle à un rassemblement Place de la République pour soutenir les musulmans de France ce soir. Vous irez manifester, Laurent Wauquiez ?

3:09
Laurent Wauquiez

Je ne vais pas manifester avec la France Insoumise, n'en soyez pas surpris, parce que je ne suis pas dupe de leur double discours. Je n'ai pas oublié que Jean-Luc Mélenchon a fait une affiche contre Cyril Hanouna qui reprenait tous les codes des affiches nazis. Donc la France Insoumise qui alimente la haine contre les Juifs, la France Insoumise qui traite nos policiers et nos gendarmes de criminels, n'en soyez pas surpris, mais je ne m'acoquine pas avec ces gens-là. Parce que je pense qu'ils ont une lourde responsabilité dans ce qui se passe. Après, le sujet ce n'est pas de commenter, le sujet c'est de se dire qu'est-ce qu'il faut faire.

3:38
Intervenant

Mais on entend juste au passage déjà dans vos mots qu'il y a une forme de faillite de l'État, et en l'occurrence donc du ministre de l'Intérieur, si la situation se dégrade de jour en jour à vos yeux en France.

3:46
Présentateur

Alors on va le nommer Bruno Retailleau, qui est aussi votre concurrent dans cette course à la présidence pour les Républicains.

3:52
Laurent Wauquiez

On constate tous qu'on a un climat d'insécurité qui va en se dégradant. Enfin, je ne dis rien de neuf sur ce plateau. Tout le monde voit la difficulté du travail qui a été mené pour établir la sécurité.

4:02
Intervenant

La France est moins sûre avec quelques mois de Bruno Retailleau, ministre de l'Intérieur, qu'avant qu'il n'arrive au ministère de l'Intérieur ?

4:10
Laurent Wauquiez

Ne soyons pas caricaturaux. On est sur une tendance longue d'installation de l'ensauvagement dans notre pays. Si nous voulons redresser ça, il faut des ruptures qui sont profondes. Qu'est-ce que je préconise ? Aujourd'hui, nous avons une politique pénale qui n'intervient uniquement au moment des multirécidivistes. C'est-à-dire qu'on laisse des gens être délinquants plusieurs fois, sans jamais faire de sanctions en France. La politique dans d'autres pays, par exemple les Pays-Bas, c'est l'exact inverse. Dès le début, on impose des peines de prison, y compris courtes. Ce que je souhaite, c'est une rupture totale dans notre politique pénale.

Et que nous puissions basculer dans un système où on sanctionne dès le premier délit, y compris pour des courtes peines de prison. Est-ce que ce n'est pas ce que Bruno Retailleau veut mettre en place au ministère de l'Intérieur ? Oui, mais moi, ce qui me frappe par contre, et ça, ça me préoccupe, c'est que je constate que dans le gouvernement, il n'y a rien qui bouge. Et ce qui me préoccupe, c'est que je vois avec François Bayrou une forme d'immobilisme s'installer. François Bayrou fait des grands discours sur la submersion migratoire. Il n'y a eu aucune loi. On a eu des grands discours sur l'interdiction du voile dans le sport.

Je suis en pression contre le Premier ministre parce qu'il m'a lui-même expliqué que finalement, il ne souhaitait plus avancer sur ces sujets.

5:17
Intervenant

Sur les prisons, il y a la création de places de prison avec des préfabriqués. Il y a les prisons de haute sécurité qui vont être mises en place cet été. Ça bouge un peu.

5:25
Laurent Wauquiez

Un peu, vous l'avez très bien dit. Un peu. Et ce dont je pense, c'est qu'on a besoin que ça bouge beaucoup. Que ce dont on a besoin, c'est un vrai projet de rupture. On parle des prisons. Notre pays, je vous l'ai dit, est aujourd'hui le pays d'Europe où il y a le plus d'agressions. Il faut bien qu'on comprenne ça. Le pays d'Europe où il y a le plus d'agressions.

5:41
Présentateur

Mais concrètement, vous avez peur pour vos enfants dans la rue, quand on vous entend ?

5:44
Laurent Wauquiez

Mais vous n'avez pas peur, vous ? Vous pensez que ceux qui nous écoutent n'ont pas peur ? Vous vous rendez compte de ce dont on parle ? Dans ma région, j'ai eu le meurtre de Thomas, à Crépaule, sortir d'un bal de village. Moi, mes enfants vont à des bals en Haute-Loire. C'est un bal de village, dans un petit territoire. Vous vous retrouvez avec un fils qui est poignardé ? Vous avez vu ce qui s'est passé dans le 14e arrondissement ? Bien sûr que les Français ont peur et ils ont peur avec raison, parce qu'ils voient très bien qu'on ne contrôle plus la situation.

6:11
Présentateur

Vous parlez d'immobilisme, dans le gouvernement, juste le renvoqué. Vous parlez d'immobilisme de François Bayrou. C'est-à-dire, très concrètement, vous jugez que le ministre de l'Intérieur, Bruno Rotaillot, est immobile ou impuissant ?

6:20
Laurent Wauquiez

Ce que je considère, c'est qu'aujourd'hui, on ne se donne pas les moyens de reprendre suffisamment la main sur ces questions de sécurité et qu'il y a trop de bâtons dans les roues dans l'action du ministère de l'Intérieur. Et moi, mon travail, parce que j'ai cette liberté, parce que je ne dois rien à François Bayrou et Emmanuel Macron, c'est de mettre la pression pour que les choses bougent.

6:35
Présentateur

Mais qu'est-ce qu'il doit François Bayrou et Emmanuel Macron, Bruno Rotaillot ?

6:38
Laurent Wauquiez

Quand vous êtes au gouvernement, ça s'appelle la solidarité gouvernementale. Pardon. Quand vous êtes dans un gouvernement, il y a une règle que Jean-Pierre Chevènement avait parfaitement exprimée. Vous respectez le Premier ministre, vous ne le critiquez pas. Vous ne critiquez pas le président de la République et c'est normal. Et je n'attends pas ça de nos ministres. C'est logique, ils ont fait ce choix. Moi, j'ai fait le choix de rester libre. Ce qui me permet de dire quand ça ne va pas. On a par exemple un sujet sur lequel je voudrais qu'on puisse parler ensemble. Aujourd'hui, on voit dans notre pays s'installer l'antrisme des frères musulmans.

Avec une problématique d'intégrisme lourde qui est en train de saper les fondements de la République.

7:13
Présentateur

Le ministre de l'Intérieur a annoncé qu'il allait rendre public dans quelques jours un rapport qui était confidentiel jusque-là, dans lequel, effectivement, on dénonce, je cite les personnes qui ont fait ce rapport, une organisation et un mode opératoire qui visent à faire basculer tout un territoire dans la charia, des petites enclaves, un mode opératoire qui s'appuie sur des associations sportives ou culturelles. Il y aurait 130 à 140 lieux de culte musulman affiliés à ces organisations.

7:37
Laurent Wauquiez

Ça, c'est le rapport.

7:37
Présentateur

Il a dit qu'il en ferait sa priorité, le ministre de l'Intérieur.

7:39
Laurent Wauquiez

Oui, mais moi, ce qui m'intéresse, c'est les actes. Qu'est-ce que vous réclamez ? On fait ce qu'on s'est dit. Je considère qu'à l'image d'autres pays, nous avons maintenant le devoir de classer les frères musulmans en organisations terroristes. Dernière, le travail qui doit être mené... Ça, vous demandez au ministre de l'Intérieur de le faire ? Je demande qu'on puisse organiser ça maintenant et que ce soit classé en organisation terroriste. C'est une responsabilité de la place Beauvau.

8:01
Intervenant

Donc, elle doit être dissolue ?

8:03
Laurent Wauquiez

Attendez, vous me permettez d'aller jusqu'au bout ? Et je répondrai ensuite à vos questions. Le classement des frères musulmans comme organisation terroriste, ce qui a été fait par d'autres pays, doit s'accompagner dernière de l'interdiction des organisations qui sont affiliées aux frères musulmans sur notre sol.

8:18
Présentateur

Oui, parce qu'on ne part, c'est marqué « frères musulmans ». On le sait, c'est une idéologie. Est-ce qu'on peut le combattre en disant « on dissout les frères musulmans » ?

8:24
Laurent Wauquiez

Si j'ai, je peux aller au bout de mon raisonnement. Allez-y. Vous classez organisation terroriste l'organisation des frères musulmans. Vous interdisez les organisations qui sont rattachées aux frères musulmans et vous enclenchez la dissolution, notamment du mouvement musulman de France qui a pris la suite de l'UOIF. Nous n'avons que trop tardé sur ces sujets. François Fillon, à l'époque, avait déjà tiré des sonnettes d'alarme. Ça, c'est une démarche systématique qu'on doit mener maintenant. C'est la dissolution de ces organisations. Pour moi, la première, c'est ce mouvement musulman de France qui a pris la suite de l'UOIF. Parce que sinon, qu'est-ce qui se passe ?

8:56
Invité

On sait que ces mouvements peuvent se recréer sous un autre nom. C'est irréaliste de vouloir supprimer ce type de mouvement.

9:01
Laurent Wauquiez

Pardon ? Pourquoi c'est irréaliste ?

9:03
Invité

Elles peuvent se recréer sous d'autres noms très rapidement.

9:06
Laurent Wauquiez

Eh bien, vous les dissolvez. Là, ce que vous êtes en train de me dire, c'est l'apologie de l'impossibilisme. On ne peut rien faire. On est donc là, passif, et on contemple l'installation de l'intégrisme à l'intérieur de nos quartiers. C'est ça ce que vous proposez ? Non, je ne suis pas d'accord avec ça. Je ne suis pas d'accord avec ça. Il n'y a jamais de fatalité. Vous devez inlassablement chercher des solutions. Ce qui est la fatalité, c'est le fait de se contenter de dire et de ne pas faire. Il y a des actes qui sont possibles. Dissoudre le mouvement musulman de France, par le passé, plusieurs politiques l'avaient demandé. Pourquoi on ne le fait pas maintenant ?

Ça permettrait de fermer un certain nombre de mosquées qui sont sous l'emprise des frères musulmans. Ça permettrait de lutter contre des réseaux de financement occultes. Ça permettrait de dissoudre des organisations qui sont dans l'orbite des frères musulmans. Maintenant, il faut qu'on passe à l'offensive. On ne peut pas juste se contenter de rapports et d'être spectateurs de ce qui se passe. Nous devons agir. Et pour moi, c'est toujours la même ligne directrice. Si on veut remettre notre pays dans la bonne direction, il faut assumer un travail de rupture. Mais franchement, vous avez un doute

10:03
Présentateur

sur la volonté de Bruno Retailleau de s'en prendre aux frères musulmans ?

10:07
Laurent Wauquiez

Non, mais précisément, ce que je pense, c'est qu'on doit agir maintenant. On doit agir, vous l'avez dit, ça fait quand même maintenant plusieurs mois. Je suis favorable à ce qu'on passe maintenant à des actes. Et c'est pour ça que je souhaite cette dissolution du mouvement des musulmans de France.

10:19
Présentateur

Il y a une autre proposition que vous avez faite qui a fait beaucoup réagir, et notamment le ministre de l'Intérieur. C'est la volonté d'envoyer les OQTF les plus dangereuses, les personnes sous OQTF les plus dangereuses, dans un centre de rétention qui serait à Saint-Pierre-et-Miquelon, le ministre de l'Intérieur, donc Bruno Retailleau, qui est aussi votre adversaire pour la présidence des Républicains. Je n'ai pas d'adversaire dans ma famille politique.

10:38
Laurent Wauquiez

C'est très important pour moi. Votre compétiteur, alors ? Oui.

10:40
Intervenant

C'est-à-dire qu'il y a des mots que vous venez d'employer, Laurent Wauquiez, c'est quand même difficile de dire que Bruno Retailleau n'est pas un adversaire. Vous êtes extrêmement dur.

10:46
Laurent Wauquiez

Mais pas du tout. Ce que je cherche est à aider à ce qu'il réussisse. Non mais pardon, ça vous fait rire. Moi, l'insécurité ne me fait pas rire.

10:53
Intervenant

Non mais vous avez des propos qui sapent son action constamment.

10:56
Laurent Wauquiez

Il faut bien qu'on comprenne quelle est la situation. Nous avons décidé d'intervenir dans un gouvernement pour épargner à notre pays le chaos. C'est une décision qui n'était pas facile à prendre pour les Républicains. Vous savez très bien les différences qu'on a avec la Macronie. Trop souvent par le passé, on a reproché à la droite de n'avoir que des paroles qui étaient dures dans l'opposition et quand elle était au pouvoir d'avoir des actes faibles. C'est souvent le doute qui s'est installé pour les Français à l'égard de la droite. Je ne veux pas que ça se renouvelle.

Et donc pour moi, ce qui est très important, c'est qu'en étant au gouvernement et en ayant assumé cette responsabilité, il faut que ce soit différent de ce qu'il y avait avant. Ça ne peut pas être une pâle copie du macronisme.

11:35
Présentateur

Aujourd'hui, c'est une pâle copie du macronisme ? Bruno Rotaillot au ministère de l'Intérieur ?

11:39
Intervenant

Et il devrait quitter le gouvernement si c'est un échec ?

11:42
Laurent Wauquiez

Pardon, c'était pour moi difficile d'aller dans tous les sens normal. C'est pareil, c'est un duo, ce n'est pas un duel. C'est comme vous avec Bruno Rotaillot. Vous me rassurez. Vous voyez, vous avez compris ce que je propose. Un duo n'est pas un duel. Et la pression pour faire en sorte qu'on aille chercher ces résultats. C'est pour ça que je suis exigeant. Parce que si je ne suis pas exigeant, je sais trop ce qui va se passer. Dans six mois, on se réveillera et on dira « Mais on n'a pas réussi à être suffisamment ferme. Je veux qu'on soit ferme. Je veux qu'il y ait des actes. Je veux qu'on fasse ce travail de rupture. »

12:05
Présentateur

Alors, votre proposition, Laurent Wauquiez, sur Saint-Pierre-et-Miquelon, d'y envoyer les OQTF les plus dangereuses, je disais. Bruno Rotaillot juge cette idée déroutante. La question n'est pas de répartir sur le territoire français les personnes sous OQTF, mais de les expulser. D'où le bras de fer avec l'Algérie. C'est ce qu'il a dit sur BFM et la Capoline la semaine dernière.

12:23
Laurent Wauquiez

Mais ne faisons pas semblant de ne pas comprendre. Il ne comprend pas. La proposition que je fais est une proposition qui est destinée à mettre fin au laxisme que nous avons en matière d'OQTF en France. Je voudrais juste quand même bien qu'on comprenne la faillite totale de l'État depuis des années sur ce sujet. Nous avons donc des OQTF dangereux dans notre pays. On les met dans des centres de rétention où on ne peut les garder que 90 jours. Dans 90% des cas, nous ne les reconduisons jamais en dehors de France. Et ça ne gêne personne. Et tout le monde considère qu'on peut continuer avec ce laxisme. Moi, ma proposition, c'est d'y mettre fin.

L'objectif, c'est évidemment pas qu'il reste à Saint-Pierre-et-Miquelon. Enfin, ne faisons pas semblant de ne pas comprendre. L'objectif, c'est d'avoir un effet dissuasif. Et que nous les amenions ainsi à enfin comprendre que maintenant, on arrête de jouer et qu'ils doivent rentrer chez eux.

13:09
Présentateur

Mais qu'est-ce que vous répondez à Bruno Retailleau quand il dit que c'est déroutant et franchement, ça ne sert à rien ?

13:13
Laurent Wauquiez

Je vais vous répondre très simplement. Je n'ai pas compris la réponse de Bruno. Pourquoi ? Parce que j'aurais préféré entendre le Bruno Retailleau quand il était sénateur et qu'il dénonçait l'impuissance de l'État sur ses sujets et qu'il dénonçait l'inaction de ses prédécesseurs. Là, j'ai entendu un ministre qui, sur un sujet pourtant d'impuissance de l'État, balayait une proposition sans même mettre de contre-propositions sur la table. Je pense que c'est une erreur. Vous diriez qu'il s'est macronisé ? Non, mais en tout cas, c'est ce que je ne souhaite pas qu'on devienne. C'est pour ça que, je le redis, oui, je suis exigeant.

Parce que je suis conscient des responsabilités et de l'attente des Français à notre égard. Et donc, qu'on comprenne bien, si on ne change pas le système, si on ne va pas chercher des solutions neuves, qui croit qu'on va réussir à reconduire les OQTF dangereux dans leur pays ? Le sujet, ce n'est pas de passer de 10% de reconduite à 15 ou 20%.

14:04
Intervenant

Mais le sujet, c'est de sortir de France.

14:06
Laurent Wauquiez

Mais bien sûr.

14:06
Intervenant

En quoi votre proposition, c'est toujours pareil, elle ne les sort pas de France puisqu'elle les met en France, à Saint-Pierre-et-Miquelon.

14:11
Laurent Wauquiez

Mais aujourd'hui...

14:11
Intervenant

Parce que vous dites que la météo est mauvaise et que personne n'a envie d'y aller. Ça semble un peu court.

14:16
Laurent Wauquiez

Ah non, pardonnez-moi. Parce que je pense qu'il est un peu court, c'est notre système d'aujourd'hui. Ce qui est un peu court, c'est de ne garder que 90 jours, les OQTF dans des centres. Ce qui est un peu court, c'est qu'aujourd'hui...

14:24
Intervenant

On ne peut pas être allongé, la durée de rétention à 210 jours ou plus.

14:28
Laurent Wauquiez

Parfait. Ça fait partie de ce que je demande. Mais qu'est-ce qu'on attend ? Pourquoi cette loi n'est pas inscrite ? Lucie, je voudrais juste... Je voudrais répondre à votre question. Qu'est-ce que ça change ? Aujourd'hui, pourquoi les OQTF dangereux ne font pas le choix de rentrer chez eux ? Mais parce qu'ils ont parfaitement compris le système. Il leur suffit d'attendre 90 jours et ensuite de pouvoir rentrer dans leur quartier et continuer leur activité criminelle.

Si vous leur dites à partir de maintenant « C'est plus en métropole, c'est à 4000 kilomètres d'ici à Saint-Pierre-et-Miquelon, en dehors de la zone Schengen, et il n'y aura donc pas de billet retour sur le territoire métropolitain. » Croyez-moi, je pense que ça va aider tout le monde à réfléchir et que là, on aura un taux d'exécution bien meilleur. Lucie Roca.

15:07
Invité

Bruno Retailleau prépare des mesures concrètes. Il va envoyer une circulaire au préfet pour durcir les conditions de naturalisation. Il faudra parler mieux français pour être accepté en France. Est-ce que ce sont des réponses à la hauteur de ce que vous estimez être un grave problème d'immigration en France ?

15:23
Laurent Wauquiez

C'est un très bon chemin. Et il aura tout mon soutien dessus. Vous avez bien compris, je souhaite qu'on réussisse. Je souhaite qu'on inverse les choses. C'est d'ailleurs pour ça que... Donc Bruno Retailleau agit. Bien sûr, et tant mieux. Mais vous voyez bien quand même que dans le même temps, on a commencé notre propos par quoi ? L'explosion de l'insécurité. On parle des OQTF. Vous voyez bien que dessus, on se heurte quand même à un mur. Et donc moi, ce que je souhaite, c'est aider à ce qu'on aille plus loin. C'est pour ça d'ailleurs que je pense que nous sommes complémentaires. C'est pour ça que quand je dis que c'est un duo et pas un duel, ce n'est pas du tout un trait d'humour.

C'est parce que je pense qu'il faut que chacun soit dans son rôle. Vous voyez bien à travers nos propos la difficulté de la tâche du ministre de l'Intérieur avec l'explosion de l'insécurité et de l'immigration. Ça n'est pas comme il y a 20 ans. Vous ne pouvez pas tout faire. Vous ne pouvez pas cumuler. Et quand vous voulez tout faire, le danger est de ne rien faire de bien.

16:13
Présentateur

C'était plus facile pour Nicolas Sarkozy à l'époque ?

16:15
Laurent Wauquiez

Factuellement, les agressions étaient deux fois moins volées. Il y avait deux fois moins d'agressions violentes à l'époque de Nicolas Sarkozy. Il y avait deux fois moins d'étrangers auxquels nous donnions des titres de séjour à l'époque de Nicolas Sarkozy. Vous savez qu'au cours des 12 mois qui viennent de s'écouler, notre pays n'a jamais donné autant de titres de séjour. Et donc oui, la situation, c'est une évidence, c'est beaucoup plus difficile. On n'est pas comme il y a 20 ans. Enfin, tout le monde le comprend. Et donc aujourd'hui, ma conviction, c'est que le ministre de l'Intérieur, c'est un investissement à 300% et il faut que nous les aidions à réussir.

Et de l'autre côté, pour le parti, il faut qu'il y ait une parole libre qui permette de pousser tous ces sujets sur lesquels vous voyez bien que François Bayrou n'a pas la détermination d'avancer. Et ça, c'est ma parole.

16:55
Présentateur

Vous avez évoqué les OQTF, la question de l'immigration, la question de cet ensauvagement, on le disait, avec notamment ses attaques parfois au couteau. Très concrètement, vous, vous aviez essayé de mettre en place des portiques en région Rhône-Alpes, mais c'est des portiques qui étaient des tourniquets. Concrètement, François Bayrou a dit qu'il faut les développer. Mais à quoi ça sert si ce ne sont pas des détecteurs ?

17:11
Laurent Wauquiez

C'est effectivement un sujet auquel moi je me suis heurté quand j'étais président de région. Et j'ai vu monter cette explosion de la délinquance. À l'époque, comme sur les OQTF dangereux, j'ai donc enclenché une proposition qui consistait à sécuriser tous nos lycées avec des dispositifs anti-intrusion. J'ai connu la même polémique que celle que sur les OQTF dangereux. Cinq ans plus tard, personne ne viendrait contester l'utilité de ce dispositif. Ce que je souhaite, c'est qu'il soit introduit dans tous les lycées de France, c'est-à-dire des dispositifs avec des sas de sécurité, des systèmes de badge, des systèmes de portique qui permettent d'empêcher les intrusions.

Est-ce que c'est la solution miracle ? Non. Ça n'aurait pas empêché le drame de Nantes. J'en suis parfaitement conscient. Mais à l'inverse, l'assassinat du professeur Bernard, le drame qu'il y a eu à Reims, les drames et les attaques qu'il y a eu à Perpignan, ça, ça permettrait de les empêcher. C'est la première chose que je souhaite. Et c'est une proposition très concrète. Il faut juste y atteler tout de suite. La deuxième, aujourd'hui, un chef d'établissement, contrairement par exemple au Royaume-Uni, des agents des lycées n'ont pas la possibilité de fouiller les sacs, par exemple, pour pouvoir supprimer et enlever tous ces couteaux. C'est la deuxième chose que je demande.

Changeons la loi. Aujourd'hui, elle ne nous le permet pas. Exemple de plus, de choses sur lesquelles je ne veux pas qu'on se contente de commentaires. Il faut des actes. Il faut qu'on passe des paroles aux actes. Parce que sinon, je connais trop ce qui s'est passé. On met des propositions sur la table. Très bien. Ensuite, on fait des minutes de silence. On fait des marches blanches. Et il n'y a jamais rien qui change. Moi, ma détermination, c'est que je veux des résultats. Je veux que ça bouge. Je veux que ça change.

18:52
Présentateur

BFM TV, BFM Politique, Guillaume Daré. Vous êtes bien sur BFM Politique. Notre invité, Laurent Wauquiez, patron du groupe des députés droite républicaine à l'Assemblée nationale. Il est candidat à la présidence des Républicains face à Bruno Retailleau. Il veut incarner la droite de demain. Dans un instant, vous nous direz où est-ce que vous pouvez trouver des économies, justement, parce que c'est le casse-tête du gouvernement actuellement. Mais d'abord, cette déclaration de Jordan Bardella ce matin, chez nos confrères du Parisien.

Il n'y a pas d'ambiguïté sur le fait que Marine Le Pen est ma candidate et que si elle devait être empêchée demain, je pense pouvoir dire que je serais son candidat, dit aujourd'hui le président du Rassemblement national. Vous avez toujours dit que vous combattiez le RN parce qu'il n'avait pas les mêmes idées que vous sur le plan économique. On sait que Jordan Bardella est plus libéral, qu'il n'a pas la même ligne économique que Marine Le Pen. Est-ce que ça veut dire que si c'est Jordan Bardella demain le candidat du Rassemblement national, vous pourriez davantage travailler avec lui ?

19:50
Laurent Wauquiez

Justement, c'est pour ça que l'interview était intéressante. En fait, ce qu'il a très clairement exprimé, c'est qu'il resterait totalement dans la même ligne que celle de Marine Le Pen. Et moi, le problème qu'elle me pose, c'est que c'est une ligne qui, sur le plan économique, c'est les propositions de la France insoumise. Mon problème avec le RN, c'est leur programme économique. Par exemple, quand je propose qu'en contrepartie du RSA il y ait des heures de travail, Marine Le Pen et Jordan Bardella sont contre. Quand on dit qu'il faut faire des économies sur la dépense publique, Marine Le Pen et Jordan Bardella disent qu'il n'y a pas d'économie à faire et que ça, c'est des idées de droite.

Mais s'il renonçait par exemple à la progression de la réforme de retraite, vous pourriez travailler avec lui ? Pour l'instant, ce n'est pas le cas. Donc, j'appelle ça de la politique fiction. Ce que je retiens de l'interview, c'est qu'à ce stade, c'est exactement dans le même programme que Marine Le Pen. Moi, en revanche, ce que je veux, c'est que je veux que les Républicains rassemblent tous les électeurs qui partagent les valeurs de la droite. Y compris celle du RN ? Bien sûr, quel qu'ait été leur vote par le passé. C'est essentiel.

Et c'est pour ça qu'il faut porter au niveau de la parole des Républicains dans la refondation du parti un discours total de rupture sur les questions de sécurité comme sur les questions économiques.

20:54
Présentateur

Vous dites « Ma seule différence, c'est le plan économique ». C'est-à-dire que sur les questions d'immigration, de sécurité par exemple, vous n'avez aucune différence avec le RN ?

21:00
Laurent Wauquiez

Non, je n'ai pas dit que c'était ma seule différence. J'ai dit que mon problème avec le RN, c'était sur les sujets économiques. Un parti qui ne veut pas baisser la dépense publique, qui ne veut pas rentrer en lutte contre la Cistana, pour moi, c'est un problème bien sûr.

21:11
Invité

Est-ce que cela sous-entend que si vous prenez la présidence de LR, il n'y aura aucune association de quelque forme que ce soit avec le RN ?

21:17
Laurent Wauquiez

Ce qui est beaucoup plus fort que les paroles que je pourrais avoir, c'est les actes qu'on a eus. Vous savez très bien quelle a été ma position quand la question s'est posée en juin dernier. de famille politique allée au combat des législatives. Quand Éric Ciotti, ex-président des Républicains, a souhaité, il s'est allié avec Marine Le Pen et le RN.

21:36
Intervenant

Ça ne changerait pas avec Jordan Bardella, éventuel candidat ? Il n'est pas plus acceptable à vos yeux que Marine Le Pen ?

21:43
Laurent Wauquiez

Le problème n'est pas un problème de casting, je le redis. Le problème, c'est un problème de ligne politique. Si on veut redresser notre pays, il faut le redresser sur ses deux jambes. Il faut le redresser sur le régalien et il faut le redresser sur l'économie. Si la France est ruinée, notre pays est condamné à la décadence. Et donc, quand vous avez une formation politique qui vous dit non, il n'y a pas d'économie à faire sur la dépense publique, vous vous doutez bien que pour moi qui suis de droite, ça me pose un problème quand même.

22:06
Présentateur

Alors justement, parmi les lignes rouges que vous évoquez, il y a cette question budgétaire. On le disait, le casse-tête du gouvernement pour les semaines et les mois à venir, c'est de trouver 40 milliards d'euros d'économie. Éric Lombard l'avait annoncé ici même à votre place dans BFM politique. La ministre des Comptes publics confirme encore ce matin qu'elle n'exclut pas, notamment de supprimer l'abattement de 10% dont bénéficient les retraités. Est-ce que franchement, ce n'est pas une forme de justice quand on sait que vous ne souhaitez pas davantage taxer les actifs ? Pourquoi ne pas dire ok, on supprime cet abattement pour les retraités ?

22:36
Laurent Wauquiez

Mais enfin, on est fou dans notre pays. Pourquoi ? Mais on est complètement fou. Les propositions qui sont en train de sortir de Bercy sont la tête à l'envers. Vous avez un pays qui a le record de la dépense publique et le record des impôts. Et on va encore aller augmenter les impôts sur les Français. Mais on n'a pas compris il nous faut quoi pour comprendre. On est en train de tuer l'économie française. On est en train de tuer notre compétitivité. On est en train de tuer le pouvoir d'achat tout simplement parce qu'on en prend trop dans la poche des Français.

23:04
Invité

Mais cet avantage fiscal pour les retraités, il est un peu fou lui-même. On offre un abattement pour frais professionnels à des retraités qui n'ont pas de frais professionnels.

23:10
Laurent Wauquiez

Je veux tout de suite casser cette fausse information. Ça n'est pas un abattement pour frais professionnels. Il s'appelle comme ça. Oui, mais c'est totalement faux. Ça n'a rien à voir. Il a été créé en 1978 et avait comme seule logique de compenser la perte de pouvoir d'achat des retraités au moment où ils basculaient à la retraite. Et donc le parallèle n'a absolument rien à voir. Ça n'est absolument pas comparable. Mais ma position, c'est une position de principe. Il y a 40 milliards d'euros à faire. Je veux que ces économies soient faites sur des économies sur la dépense publique. On arrête de prendre dans la poche des Français. Mais ça ne suffira pas

23:44
Intervenant

Laurent Wauquiez. Et il y a deux autres arguments. D'abord, c'est une mesure si on supprime l'abattement qui touchera davantage les retraités plus aisés que les retraités plus modestes. Et deuxièmement, les retraités ont un niveau de vie en France supérieur à celui des actifs. Or, vous avez toujours défendu la valorisation du travail.

23:57
Laurent Wauquiez

Non, mais moi, c'est... Pardon, mais...

23:58
Intervenant

Donc, c'est censé être cohérent.

24:00
Laurent Wauquiez

Ça me met hors de moi, ça. Juste, d'abord, on nous explique « Ah bah oui, mais c'est pas grave, ça va toucher que les retraités aisés. Ah bon ? Un retraité de 1544 euros avec ce dispositif va se retrouver imposable. Vous allez dire en France que quand on a 1544 euros, on est un privilégié en ayant travaillé toute sa vie et en ayant fait des cotisations ? » J'ai eu ce débat, on m'a expliqué « Les retraités en France sont privilégiés. » Pourquoi ils sont privilégiés ? Ah, parce qu'ils sont propriétaires. Ah, très bien. Donc, maintenant, en France, quand on a travaillé toute sa vie, on a bossé, on a payé des impôts, on est propriétaire et en plus, il faudrait s'excuser.

Et la solution du gouvernement français pour équilibrer les retraites, c'est d'aller en plus vous faire sauter votre abattement de 10%. Je suis contre. Totalement contre. Radicalement contre. Je suis contre les augmentations d'impôts sur la France qui travaille. Je suis contre les augmentations d'impôts contre la France qui a travaillé toute sa vie. Et je vais aller jusqu'au bout de ce que je pense. Je ne voterai jamais un budget qui propose une augmentation d'impôts.

Et si le gouvernement de François Bayrou persiste à vouloir augmenter les impôts sur les retraités et sur la France qui travaille, nous aurons un débat avec notre groupe de la droite républicaine pour se poser la question de la participation au gouvernement.

25:08
Invité

C'est ça. Donc si vous êtes président du parti, vous demanderez au ministre LR de quitter ce gouvernement s'il y a des augmentations d'impôts.

25:14
Laurent Wauquiez

Si le gouvernement persiste de François Bayrou à amener un gouvernement qui augmente les impôts, pour moi, il y aura un débat à l'intérieur de notre famille politique qui posera la question...

25:22
Intervenant

Mais qui augmente les impôts. C'est-à-dire, on parle précisément de si cette mesure sur l'abattement fiscal est prise par le gouvernement, s'il la fait sauter, vous demandez au ministre de quitter le gouvernement et vous ne votez pas le budget. Sur cette seule mesure.

25:36
Laurent Wauquiez

Enfin, ne jouons pas sur les mots. Cette seule mesure, vous savez combien est-ce qu'elle coûte ? 5 milliards d'euros qu'on va aller prendre dans la poche des retraités. 9 millions de retraités qui vont être pénalisés. 500 000 retraités modestes qui deviendraient imposables. Ce n'est pas une seule mesure. Pour moi, dans la vie, il faut que les choses soient claires. Je déteste quand on joue avec les mots. Supprimer un abattement fiscal, ça veut dire augmenter les impôts. Et donc, c'est très simple. S'il y a des augmentations d'impôts, c'est non. Pour moi, ce n'est pas acceptable. Après, j'exprime ma position personnelle.

Mais je le dis, je souhaiterais et je ferais en sorte qu'il y ait un débat des Républicains sur cette question parce qu'on n'est pas dans un gouvernement pour augmenter les impôts. Concrètement, Laurent Rotaillot,

26:12
Présentateur

ça veut dire que si cette mesure est retenue, vous demanderez à votre concurrent pour la présidence des Républicains, Bruno Rotaillot, de quitter le gouvernement. Vous savez que, si j'ose dire, le match des Républicains, c'est sur BFM. Bruno Rotaillot sera l'invité de Benjamin Duhamel ce soir. Vous lui demanderez à Bruno Rotaillot de quitter le gouvernement ? Je vous ai dit d'abord

26:35
Laurent Wauquiez

un, ce qui était moi, ma position personnelle. Et deux, je travaille en équipe, ça veut dire qu'on aura un débat à l'intérieur de notre famille politique. Je considère, c'est une question que je veux pouvoir débattre avec les députés de mon groupe et dont on puisse discuter. Mais pour vous,

26:46
Présentateur

si cette mesure est retenue,

26:47
Laurent Wauquiez

est-ce que ça sera acceptable d'avoir encore des ministres ? Vous avez eu ma réponse, elle est très claire. Pour moi, être au gouvernement pour cautionner un budget qui augmente les impôts, c'est inacceptable. J'ai géré ma région pendant 8 ans. La région ouverte en Alpes que vous connaissez très bien. J'ai baissé de 15% la dépense. Ça me permet aujourd'hui d'être la seule région de France qui n'a augmenté aucune taxe, aucun impôt et qui n'a pas augmenté d'un pour cent le poids de sa dette. Donc moi, j'ai une seule ligne. Aujourd'hui en France, il y a un gaspillage hallucinant de l'argent public. Il faut lutter contre ce gaspillage. Et il y en a partout.

On se demande où est-ce qu'on peut faire des économies.

27:21
Présentateur

Ah oui, concrètement, parce que ces 40 milliards, vous, vous les trouvez ou pas d'augmentation d'impôts, on ne touche pas aux retraités. On les trouve, vous, les 40 milliards ?

27:26
Laurent Wauquiez

Mais vous savez très bien qu'on a fait des propositions. Il y a pour moi deux grosses sources d'économies. La première, c'est la lutte contre la bureaucratie administrative. 80 milliards d'euros, 1 000 agences et autorités administratives indépendantes en France. La ministre des Courts publics vient d'annoncer.

27:39
Invité

Ça ne s'est jamais fait.

27:41
Laurent Wauquiez

Oui, et vous savez que nous sommes les seuls, quand je suis arrivé à l'Assemblée nationale, à avoir fait cette liste qui n'avait jamais été faite. Si je peux vous donner le budget que ça représente, le nombre d'agences, c'est parce que dès que je suis arrivé en juillet avec les députés de la droite républicaine et les sénateurs, nous avons tout listé.

27:56
Présentateur

Un tiers des agences et des opérateurs de l'État fusionnés ou supprimés d'ici la fin de l'année annonce ce matin la ministre des Comptes publics.

28:01
Laurent Wauquiez

C'est un premier pas. J'attends de voir parce que, comme vous l'avez dit, à ce stade, j'avais demandé à François Bayrou de l'enclencher dès le début, il ne l'avait pas fait. Mais nous, on aidera dans cette direction. Dernière, il y a des sources de gaspillage partout, y compris parfois sur des sujets qui peuvent apparaître symboliques. On a en France des associations qui sont payées par subvention publique dont la spécialité est de bloquer l'action de l'État. Par exemple, les associations qui ont abouti à bloquer le chantier de la 69 à côté de Castres. Un milliard d'euros de bloqués. C'est financé par les crédits du gouvernement en partie. Je demande qu'on arrête.

Autre exemple, vous avez le ministère de l'Intérieur qui finance un milliard d'euros pour des associations pro-clandestines. À l'image de la CIMAD dont l'objectif affiché est de régulariser tous les étrangers en France, même les irréguliers, même ceux qui sont dangereux. Ils sont aujourd'hui, grâce aux crédits avec lesquels on les paye dans les centres de reconduite à la frontière, où leur objectif est de faire obstacle à la reconduite des OQTF dangereux. Laurent Wauquiez, je vous interromps pour une... Vous demandez ? Ce que je demande, c'est que le ministère de l'Intérieur arrête dès maintenant de financer toutes ces associations pro-clandestines. Sur cette question,

29:08
Présentateur

justement, ça tombe bien à quelqu'un qui souhaite vous interpeller. On donne la parole justement à ceux qui nous regardent et qui sont directement concernés par vos décisions. Regardez Raoula Sidikoula, les réfugiés afghans en France. Il travaille comme traducteur et interprète. À son arrivée, comme beaucoup d'autres réfugiés, il a été accompagné justement par ces associations dont vous parlez pour apprendre le français à avoir accès aux soins. Aujourd'hui, justement, il vous pose une question sur ce que vous proposez arrêter le financement à ces associations. Écoutez-le.

29:33
Auditeur

Bonjour, je m'appelle Raoula, je suis réfugié en France. Je travaille comme traducteur et interprète. À mon arrivée en France, les associations d'aide aux migrants m'ont accompagné dans mon parcours migratoire, entre autres, l'apprentissage de la langue française, l'accès aux soins et hébergement. Ils m'ont orienté vers les services publics et académiques. C'est le cas des milliers de réfugiés en France. Ma question est la suivante. Monsieur Wauquiez, en arrêtant le financement des associations d'aide aux migrants, comment garantissez-vous les droits fondamentaux à l'hébergement d'urgence, la nourriture et l'accès à des soins de santé minimaux ?

Les personnes en grande vulnérabilité et les enfants seraient donc laissées à eux-mêmes sur le territoire ? Merci beaucoup. Qu'est-ce que vous lui répondez ?

30:23
Laurent Wauquiez

D'abord, vous avez choisi un beau témoignage. C'est un bel exemple que vous avez choisi. C'est un exemple d'assimilation, visiblement. Moi, c'est ce que je défends, ça. Mais par contre, ce que je ne supporte plus, c'est que malheureusement, ces associations dont on parle, la CIMAD par exemple, sont installées dans les centres de reconduite à la frontière. J'y suis allé moi-même. Je voulais voir. On parle de mini-prisons où on ne met pas des gens comme celui qui a témoigné. On met des gens extrêmement dangereux qui ont été condamnés pour viol, tirant arme à feu, trafic de drogue.

Et les associations qui sont payées par ces crédits du ministère de l'Intérieur sont à l'intérieur de ces locaux, reçoivent tous ces individus ultra dangereux et regardent avec eux comment est-ce qu'on peut mener une stratégie de guérillage juridique pour bloquer leur reconduite. Là-dessus, je suis désolé. Tous les exemples du monde ne me feront pas changer d'avis. On a donc un gouvernement qui paye des associations dont l'objectif affiché est de faire obstacle à la conduite du gouvernement. Ça n'a pas de sens. C'est totalement schizophrène. Donc il faut qu'on arrête ça. C'est la première source d'économie. La deuxième source d'économie, c'est la question de l'assistanat dans notre pays.

Moi, je suis attaché à notre système social. Je veux qu'on le préserve, des services publics qui marchent, mais un système social qui est fait pour les gens qui en ont vraiment besoin. Or, aujourd'hui, on a dérivé, je l'ai souvent dénoncé, de ce système vers l'assistanat et vers les abus. Ça coûte très cher dans notre pays. C'est 140 milliards d'euros d'aides sociales non contributives. Et on aboutit surtout à cette situation où dans notre pays, ceux qui travaillent ont trop souvent le sentiment de travailler pour payer des impôts pour que d'autres touchent les aides sociales. La différence n'est pas suffisante.

Quand vous êtes avec un salaire de 3 000 euros brut, en réalité, il vous reste à peu près 2 200 euros pour vivre. Et dernière, si vous êtes au RSA avec trois enfants en couple, vous allez toucher 2 300 euros.

32:11
Présentateur

Et ça, c'est votre proposition pour la France ? C'est quoi votre proposition pour la France ?

32:14
Laurent Wauquiez

Ma proposition pour la France, c'est qu'on corrige l'assistanat, on arrête l'assistanat, on revalorise le travail. Je considère qu'on peut économiser à peu près la moitié de notre budget aux alentours de 50 à 60 milliards d'euros. Et cet argent qu'on économise, je souhaite qu'on le rende à la France qui travaille en permettant d'augmenter le salaire net de tous les Français. Ça peut passer par une baisse des cotisations sociales, salariales ou patronales, ou par une baisse de la CSG sur les revenus d'activité.

32:39
Invité

Donc vous sous-entendez que les baisses de dépenses vont finalement financer des baisses d'impôts, ce qui fait qu'on ne réduira pas la dette française ?

32:46
Laurent Wauquiez

Non, ce que je suggère, c'est qu'en faisant ça, on réenclenche la machine à être compétitif et à recréer de la valeur dans notre pays. Vous savez, j'ai beaucoup regardé des pays autour de nous. L'Allemagne, la Suisse, les Pays-Bas, la Belgique. Ce sont des pays dans lesquels les salaires sont meilleurs que chez nous. Pourquoi ? Parce que les charges sont plus faibles. Du coup, au lieu d'avoir des gens qui arbitrent et qui décident de ne pas travailler, c'est beaucoup plus valorisant d'aller travailler. Moi, à ma frontière, de ma région, j'ai 100 000 personnes qui passent de l'autre côté pour aller travailler en Suisse.

Parce que la réalité, on va se la dire, c'est que si vous avez envie d'aller travailler, il faut aller en Suisse. Si vous ne voulez rien faire, il faut plutôt rester en France. Ça, c'est ce que je ne veux pas. Parce que je pense que c'est en train de tuer notre pays. Donc mon objectif, c'est qu'on limite les aides sociales, on limite l'assistanat et on renforce les salaires. On augmente de 10% le salaire net. Ça, je pense que ça permet de redresser le pays et de le remettre dans une dynamique, et je sais que ça vous importe, de création de valeurs, de création de richesses. Parce que nous, on pense que c'est avec de la dépense sociale et des aides sociales qu'on fait le pouvoir d'achat.

Moi, je ne crois pas ça. Je pense que c'est en encourageant l'effort, le mérite et le travail qu'on permet aux Français d'avoir du pouvoir d'achat.

33:50
Présentateur

Laurent Wauquiez, vous allez être en tant que patron de groupe parlementaire invité à rencontrer François Bayrou, notamment cette semaine, parce qu'il va engager une consultation sur la question de la proportionnelle avec les chefs de parti et les chefs de groupe. Qu'est-ce que vous allez lui dire, les Républicains ? Est-ce que vous êtes ouvert à l'introduction de la proportionnelle à l'Assemblée nationale ?

34:09
Laurent Wauquiez

Non, je suis contre la proportionnelle. Le général de Gaulle a sorti notre pays de l'impuissance en supprimant la proportionnelle. La proportionnelle aboutira à ce qu'on va institutionnaliser, le chaos politique qu'on connaît en ce moment et qui deviendra la règle. La proportionnelle, c'est les régimes partisans, c'est les petits accords d'arrière-boutique, c'est les Français qui ne choisissent plus leur candidat. Je déteste ça. C'est totalement contraire à toute la vision gaulliste. Cette proposition de loi portée par François Bayrou, elle relève de la responsabilité du ministre de l'Intérieur.

34:41
Présentateur

Bruno Retailleau,

34:42
Laurent Wauquiez

par ailleurs,

34:43
Présentateur

concurrent pour la présidence des Républicains.

34:45
Laurent Wauquiez

Là, ce n'est pas le sujet, si je peux me permettre, parce qu'on parle vraiment de la stabilité politique de notre pays. On est sur un sujet extrêmement grave. C'est le ministre de l'Intérieur qui est chargé de l'application des lois électorales. Ce que je demande donc, c'est que Bruno Retailleau, dont c'est la compétence, s'oppose à cette volonté de François Bayrou et impose au Premier ministre l'abandon de cette proposition de loi. C'est pour moi fondamental. Et ce que je redoute, parce que je vois bien le piège, c'est qu'évidemment, quand vous êtes ministre de l'Intérieur, vous êtes sous l'autorité de François Bayrou. Vous prenez ses ordres.

Si demain, celui qui porte la parole des Républicains est le ministre de l'Intérieur et qu'on se retrouve dans cette réunion que vous évoquez, à l'arrivée, il va y avoir un conflit d'intérêts. C'est-à-dire que, est-ce que celui qui sera autour de la table aura sa casquette de ministre de l'Intérieur auquel le Premier ministre ordonne d'appliquer la mise en œuvre de la proportionnelle ou est-ce qu'on aura la possibilité d'avoir une parole libre indépendante ? Et Laurent Wauquiez,

35:38
Intervenant

le précédent Premier ministre de droite, Michel Barnier, était ouvert à discuter de la proportionnelle. Alors, quelle est la cohérence de la droite sur ce sujet ?

35:45
Laurent Wauquiez

J'avais exactement le même discours sur Michel Barnier. J'avais la même préoccupation. Et c'est précisément pour ça, vous le comprenez, que je suis convaincu que nous avons besoin pour les Républicains d'une parole libre. Et s'il ne s'oppose pas

35:55
Présentateur

à cette proposition de loi ?

35:56
Laurent Wauquiez

Parce que nous ne pouvons pas dépendre de la volonté de François Bayrou. S'il ne s'oppose pas à cette proposition de loi, Bruno Retailleau ? Ah mais je ne doute pas et c'est vraiment ce que je lui demande, c'est d'imposer au Premier ministre l'abandon de ce projet de loi. On est dans un domaine qui relève de son domaine de compétence, de sa responsabilité. Il ne faut pas se laisser faire. Ce serait catastrophique pour notre pays. On l'a oublié. Mais la France ou la Quatrième République étaient prisonnières d'un régime d'impuissance dans lequel il n'y avait plus jamais de majorité.

36:22
Présentateur

Laurent Wauquiez, l'élection pour la présidence des Républicains qui aura lieu le 17 et 18 mai, on disait deux candidats en un tour. Laurent Wauquiez face à Bruno Retailleau.

36:31
Invité

Voilà, vous n'êtes pour l'instant pas favori. Si par hasard vous perdez cette élection, est-ce que vous abandonnez toute ambition présidentielle ?

36:39
Laurent Wauquiez

Vous savez, je me suis très clairement exprimé dessus. D'abord, je vais gagner cette élection. Et des sondages qui donnaient les issues des combats politiques à l'avance, dans notre famille politique, on en a beaucoup connu. Rappelez-vous, Chirac Balladur.

36:51
Invité

Alors, dans l'hypothèse peu probable, vous perdez.

36:53
Laurent Wauquiez

Merci du complément. On a été très clair et Bruno comme moi et on est très alignés là-dessus. Là, on ne choisit pas notre candidat à la présidentielle. On choisit qui aura le temps, qui aura l'énergie, qui aura la liberté de s'occuper de la parole de notre famille politique. Et vous l'avez compris, moi, ce pour quoi je plaide, c'est cette complémentarité. D'une part, l'action de nos ministres au gouvernement. Il faut les aider à avoir des résultats dans ce contexte difficile. D'autre part, la préparation du projet de rupture qui est attendu par les Français. Ce qui signifie qu'on choisira notre candidat dans un an. Et j'ai été très clair dessus. Je veux un seul candidat de la droite.

On choisira le meilleur. Et si ça n'est pas moi...

37:30
Invité

Par une primaire fermée pour les adhérents LR, quel est le bon système pour choisir le candidat à la présidentielle ?

37:35
Laurent Wauquiez

Et si ça n'est pas moi pour vous répondre, je soutiendrai celui qui sera le mieux placé. Que ce soit Bruno Retailleau ou quelqu'un d'autre.

37:41
Invité

Quelle sera la bonne méthode pour choisir ce candidat ?

37:43
Laurent Wauquiez

Je vais vous répondre. Vous inquiétez pas. Vous n'excluez pas d'être candidat.

37:45
Présentateur

Non, non, mais juste, dans ce processus, vous n'excluez pas d'être candidat. Abondance de questions. Même si vous n'êtes pas élu à la tête des Républicains, vous n'excluez pas, comme le demande Lucie, d'être candidat à ce processus de sélection pour la présidentielle.

37:55
Laurent Wauquiez

Bien sûr. Et on choisira le meilleur. Parce que je veux qu'il y ait un seul candidat de la droite et je veux qu'on gagne. Parce que je vois trop l'affaissement et la décadence actuelle de notre pays. Comment on le choisira ? Moi, je suis totalement contre la primaire. C'est une différence avec beaucoup de soutien de Bruno Retailleau. Je suis contre ce système qui aboutit à diviser la droite, qui aboutit à ce qu'on ne se prépare pas, donc ma réponse, elle est très claire. Ce seront les adhérents de notre famille politique qui choisiront et qui arbitreront. Par un vote.

38:25
Intervenant

Donc il y aura...

38:25
Laurent Wauquiez

Par un vote, mais un vote des adhérents. Et des adhérents seulement. Donc il n'y aura

38:29
Intervenant

par un vote des adhérents le choix d'un candidat LR à l'élection présidentielle qui ira au bout. Quoi qu'il en soit, il y aura forcément un candidat LR à la présidentielle. J'entends par là si par exemple Edouard Philippe ou Gérald Darmanin sont mieux placés. Est-ce que vous les soutiendrez ou pas ?

38:42
Laurent Wauquiez

Moi, mon souhait, et c'est ma conviction, c'est qu'il faut un candidat de la droite qui porte un vrai projet d'alternance et de rupture. Quand je dis ça, ça ne veut dire pas un candidat qui soit en même temps de la gauche, du centre et de la droite. Edouard Philippe,

38:57
Présentateur

il est en même temps de la gauche, du centre et de la droite ?

38:59
Laurent Wauquiez

C'est son projet. Et d'ailleurs, il le verbalise très clairement. Il dit que lui, son objectif, c'est d'aller de Anne Hidalgo jusqu'aux Républicains. Je ne suis pas très fan d'Anne Hidalgo.

39:08
Intervenant

Mais donc avec un Edouard Philippe par exemple qui serait, et c'est le cas aujourd'hui, loin en tête, devant dans les sondages, il y a un candidat LR qui serait à 7, 8, 9, 10 % que sais-je, vous ne soutiendriez pas pour autant Edouard Philippe.

39:20
Laurent Wauquiez

Mais moi, ma bataille, c'est de faire en sorte qu'on ne soit pas à 7, 8, 9 ou 10 %. C'est pour ça que je ne veux pas que la droite soit associée aux compromissions actuelles quand le gouvernement nous emmène dans le mur. C'est pour ça que je...

39:31
Intervenant

Mais la dernière fois, la droite a fini à 4 %, donc on peut légitimement se poser la question.

39:35
Laurent Wauquiez

C'est pour ça qu'on reconstruit. Vous savez, dans ma région, j'ai été réélu deux fois. Un tiers de tous les députés de la droite républicaine viennent de ma région Vendronalp. Pourquoi ? Parce que nos convictions étaient claires, parce que les résultats étaient là. Je suis convaincu que si la droite porte un discours clair, qu'elle a des résultats, que son projet est un projet de rupture, les Français nous feront confiance. C'est ça, moi, ce qui me motive. Et c'est ça ce que je veux qu'on porte ensemble.

39:58
Présentateur

Laurent Wauquiez, on voit qu'effectivement dans cette concurrence avec Bruno Rotaillot pour la tête des Républicains, vous avez des lignes... Et des ambitions différentes. On voit votre stratégie également qui est un petit peu différente. Il est notre invité ce soir également. Qu'est-ce que vous lui diriez à Bruno Rotaillot si vous avez un message à lui adresser ?

40:14
Laurent Wauquiez

Faisons un duo, ne faisons pas un duel. Tu as besoin de t'impliquer totalement dans ce poste de ministre de l'Intérieur. Et on voit comme la tâche est difficile. On ne peut pas tout faire. Et de l'autre côté, pour notre parti, travaillons ensemble de façon complémentaire. C'est ça ce que je veux faire, avec une parole libre pour les Républicains qui ne dépendent pas de la volonté de François Bayrou. Et mon objectif, c'est qu'on réussisse ensemble, en équipe. La droite doit être rassemblée. C'est essentiel.

40:37
Présentateur

Pour terminer, une petite image qui va s'afficher derrière moi. Vous êtes, on le disait, de la région Ronald-Pauvergne. Pauvergne-Ronal. Auvergne-Ronal. Pour la mairie de Lyon. Monsieur le Lyonnais. Voilà, l'ancien président de l'Olympique lyonnais semble avoir des ambitions pour la mairie de Lyon. Est-ce que s'il se présente, vous soutiendrez Jean-Michel Aulas à la candidature à la mairie de Lyon ? Plutôt Aulas ou plutôt Doucet ?

41:01
Laurent Wauquiez

C'est un message qu'a fait Grégory Doucet et qui est une écologie d'extrême-gauche avec malheureusement une ville de Lyon où il n'y a aucun travail sur la sécurité.

41:08
Présentateur

Vous soutiendriez la candidature

41:09
Laurent Wauquiez

Jean-Michel Aulas ? À ce stade, il ne s'est pas décidé. C'est un ami, c'est quelqu'un que j'estime beaucoup. On a aussi des gros talents parmi nos équipes à nous, notamment le maire du 2e arrondissement. Et donc l'objectif là aussi, toujours la même logique, travailler en équipe.

41:22
Présentateur

Merci beaucoup Laurent Wauquiez d'avoir été notre invité.