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interviewLCI (sur YouTube)· 23 avril 2026 24 min

Ormuz : l’Iran gagne-t-il la bataille du détroit ? |LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Trump dit qu'il a le D3 d'Ormose sous contrôle, mais pour vous c'est l'Iran qui fixe le tempo. C'est l'Iran qui a les cl je suis bien incapable de me prononcer sur des enjeux militaires. Nous avons ici des spécialistes qui pourraient en parler beaucoup plus savement que moi.

Je dois dire que je suis un peu impressionné par ces ces informations que vous donnez. Moi, j'avais une idée assez simple, c'est que on était parvenu à une situation de double blocage et que de toute manière, il y a il ne pouvait pas y avoir de de vraie liberté de circulation parce que les armateurs, les assureurs ne pouvaient pas envisager cela à partir du moment où les deux puissances étaient liguées en quelque sorte pour bloquer le le le trafic. Et donc la seule question qui me paraissait se poser, c'est de savoir qui pourrait tenir le plus longtemps.

Prou dit ça dans la guerre de 14. décrit la guerre de 14 en disant le le système c'est qu'elle est celui qui va tenir le plus longtemps. Et et là, on voit bien que Trump prend en fait Trump et les Iraniens ensemble prennent l'ensemble de la planète en en otage avec des conséquences quand même énormes sur le plan humanitaire, sanitaire, alimentaire à à terme et que les les Iraniens sont également complètement pris en otage et on s'en doute des capacités de souffrance de euh imposé par une direction inhumaine qui est beaucoup plus forte.

Mais là, ce que ce que vous me montrez euh alors moi j'avais pensé, si vous voulez, que de toute manière, il faudrait qu'à un moment euh il il sorte ce jeu et qu'il disent un euh euh il faut arrêter ce double blocage, quelque chose d'équilibré et deux qu'on discute vraiment des trois problèmes qui sont en cours, c'est-à-dire en cause, c'est-à-dire les missiles, les proxis et surtout le le stock nucléaire et que ça se rappendrait beaucoup de temps. Et là, ce que vous me montrez est quelque chose qui me sidère, c'est-à-dire que les Iraniens arrivent quand même à faire quelque chose dont je ne les imaginer pas capable. Je sais pas si c'est vrai parce que on est quand même dans un jeu de poker menteur généralisé hein.

Donc il y a des choses qui sont vraies hein. Les deux portecontainers pris en otage c'est vrai. Les 34 pétroliers qui ont réussi à passer jusqu'à maintenant, ils peuvent encore être appréhendés par les Américains.

C'est aussi vrai aussi. Donc on est là dans une enfin ça prouve simplement que effectivement le le président Trump s'est mis dans une situation dont je ne vois pas comment il peut se dégager sans sans dommage politique important pour lui-même et pour son pays. Samanthane Bendern.

En en fait là, on on reprend la dage de de ceux qui travaillent dans le contre terrorisme, c'est qu'un terroriste n'a que besoin de réussir son coût une fois pour créer la terreur. C'est la même chose avec ce qui se passe dans le D3 d'Ormouse. Les Iraniens qui euh qui arrêtent deux bateaux alors qu'il y en a 34 qui passent.

On on ne parle pas des 34 autres qui passent. Il suffit qu'ils réussissent leur coup une fois pour pour réussir pour pour que l'acte de terreur soit réussi. que ce soit en mer ou que ce soit une une bombe dans une ville européenne.

Et c'est ça le problème quand on dans une guerre asymétrique comme ça, c'est clair que les Iraniens ne peuvent pas arrêter tous les bateaux qui passent et les Américains non plus. Ce qui compte c'est la l'ambiance que ça crée et ce qui compte c'est le fait que et bien comme comme monsieur Blandange l'a dit, le monde entier maintenant est pris en otage à cause de de ce qui se passe dans ce détro et ça permet effectivement aux Ianiens d'étaler leur communication, leur récit. Encore une fois, guerre du récit.

Oui, parce que les Iraniens du coup de ces dernières heures revendiquent une marine qui est non seulement toujours là mais qui est très forte et qui tient les Américains en respect. Regardez, écoutez, ils disent "Nous avons détruit votre marine." Cette marine qu'il prétendent avoir anéanti est encore aujourd'hui forte et puissante et l'ennemi se tient à une distance de 300 km d'elle. دریایی همواره Alors peut-être que vous vous pouvez nous y voir plus nous aider à y voir plus clair pardonnez-moi entre les mots et la réalité des faits.

Selon vos informations à vous ancien officiers du renseignement israélien, oui la marine iranienne est toujours extrêmement puissante et redoutable. Non, elle est redoutable parce qu'elle a encore les moyens de nuire. Elle n'est pas extrêmement puissante du tout.

C'était une très grande marine. Euh, on a quand même détruit 160 vaisseaux importants de de cette marine. Euh, l'armée de l'air iranienne n'est pratiquement inexistante aujourd'hui.

Euh et comme on l'a dit, il reste 1000 missiles balistiques. Alors, dans le bras de fer qui s'oppose maintenant entre qui oppose maintenant les Iraniens et les Américains, il y a le D3 d'Ormous qui à mon avis n'est pas du tout un enjeu militaire stratégique. C'est pas important du tout sur le plan militaire de contrôler au Pal des trois d'Ormous, même si ça crée une crise mondiale planétaire et financière d'immense ampleur.

Mais en fin de compte, militairement parlant, si nous nous voulons donner un coup de grâce à l'armée iranienne, le détroit d'ormous nous apporte peu, surtout les Israéliens d'ailleurs. Secondo, dans ce bras de fer, il faut faire la distinction entre le militaire. Les Américains peuvent tenir plus longtemps que les Iraniens militairement, mais politiquement non.

Car Donald Trump est limité. Il est quand même, même s'il est parfois n'en fait qu'à sa tête, le président d'une démocratie. Les gardiens de la révolution, eux, peuvent tenir des mois, des années, ruiner l'économie iranienne euh et continuer ce bras de fer.

Alors que le 1er mai prochain, et bien Donald Trump sera face au Congrès américain. Il a d'après la loi américaine 60 jours de guerre si vous voulez qu'il peut mener au bout desquel il doit demander l'autorisation soit de prolonger de 30 jours soit il doit arrêter d'après la loi américaine en tous les cas les combats. Donc il n'a pas si vous voulez sur le plan politique euh la l'endurance que peut avoir sur le plan politique une dictature.

Par contre, sur le plan militaire, il ne fait aucun doute que les Ianiens ne font pas le poids avec l'armée américaine et j'oserais dire même pas avec l'armée israélienne. On reste ensemble. Raphaël Jérusalemi, est-ce qu'il faut relativiser l'importance du détroit d'ormous dans ce qu'on est en train de vivre ?

Non, mais je crois que l'enjeu militaire, je crois que c'est c'est tout à fait exact, mais l'enjeu n'est pas militaire. Le problème, je me pas citer Clémenceau en 1887 quand il disait du général Boulanger la guerre est une affaire trop sérieuse pour la confi mais la politique en tout cas est une chose qui ne peut pas dépendre d'une supériorité militaire. La supériorité militaire est énorme.

Il semble qu'elle soit un petit peu inférieure à ce qu'on escompté puisque les les Iraniens s'en tirent apparemment de façon assez assez inattendue de échappe partiellement à ce à ce blocus. Mais le problème le seul problème est politique. Qu'est-ce que veut faire ?

Qu'est-ce que qu'est-ce que depuis le début quel est l'objectif pour Israël ? voyez, c'était de détruire, d'affaiblir considérablement le le le pouvoir iranien. Mais quel est l'objectif exact de Trump alors qu'il n'a jamais pris les moyens de détruire les moyens ?

C'était une invasion dont il n'avait absolument pas la possibilité de détruire les l'État aénien. Donc on se on se demande toujours si vous voulez le problème de c'est c'est la la phrase célèbre. Quand quand vous avez un marteau, tous les problèmes ressemblent à un clou.

Mais on peut taper mais les problèmes ne ressemblent ce problème là ne ressemble pas à un clou. Alors la situation est d'autant plus complexe et floue ces dernières heures que alors que les Iraniens démontrent leur force en mer, et bien le patron de la marine américaine lui a été démissionné. Oui.

Est cela un autre aveu d'une stratégie inopérante côté américain ? Le Wall Street Journal révèle cette secousse au Pentagone. John Pelan, secrétaire à la Névi, alors c'est l'homme qui s'occupe de superviser toute la marine américaine, a été poussé vers la sortie sur fond de tension avec Pitex 7.

Il est pas militaire mais c'est l'homme qui gère les portesavion, les sous-marins, les budgets, l'organisation de la flotte. Ben franchement dans le contexte de quoi est-ce le nom ? On aurait pu quand même se débarrasser de P7 parce que ce qui donne comme comme spectacle depuis le début est quand même vraiment pitoyable. général.

D'abord, il faut voir un peu le contexte pourquoi ce ce secrétaire d'état est viré. Il est viré d'abord d'abord un multimilliard, enfin milliardaire comme pas l'oublier qui n'est pas spécialisé dans les questions de la défense. Deuxième point, il a surtout voulu, semble-t-il, externaliser une partie de la fabrication des navires américains donc externalisés à l'extérieur des États-Unis.

C'est-à-dire en fait la politique de Donald Trump aujourd'hui, c'est que les chantiers navals américains reprennent leur place en en fabriquant des navires militaires américains. Et ben ce milliardaire avait dit euh non, je vais externaliser ceci à l'étranger et accepter que d'autres pays finalement très bonne raison pour être virés. Oui.

Voilà. Donc dans le contexte de duarmement américain, la compéten c'est pas grave voilà et de la réindustrialisation et de la récupération des chantiers navales qui don beaucoup été fermé aux États-Unis depuis l'Air Clinton, depuis les démocrates. Et ben aujourd'hui, il faut rétablir ce système et c'est une partie de la raison pour laquelle il est parti.

Allez-y. Il est possible aussi qu'il servent de fusible euh parce que euh les Américains ont vu comme nous nous l'avons vu, les difficultés de d'approvisionnement, y compris parfois en nourriture des des des navires américains. Euh une partie des équipages sont en merde depuis près de 300 jours et ça crée de vraies tensions et tout ça est est relayé dans les médias américains avec les familles qui se qui se plaignent.

Et donc euh c'est peut-être une une un moyen de de répondre à cette à cette à ce mécontentement, non pas sur l'action militaire des des bateaux, mais plutôt sur la gestion de de la de cette de ce conflit au niveau de la Névie. Alors, décidément beaucoup d'aux dans cette émission. Un autre aveu, le déminage du D3 d'Ormous pourrait prendre 6 mois.

Voilà ce qu'a déclaré également le Pentagone au Congrès. Révélation du Washington Post par ailleurs, les parlementaires ont été informés que l'Iran pourrait avoir déposé 20 mines ou plus même dans ce D3 mois pour déminer et c'est pas tout puisque l'on parle maintenant de mine GPS. Alors c'est le moment où j'arrête le temps.

Moi personnellement mine GPS ça ne me parle pas. Kako. Alors si j'ai bien compris parce que je connais pas non plus hein tout sur vous là.

Ah oui, mais je suis pas un marin mais euh la mine GPS en fait ça va déterminer euh quand elle est flottante, on va savoir où elle est et va pouvoir se semble-t-il s'identifier euh identifier un navire et finalement se mettre en position de de d'explos d'exploser à son contact. Donc c'est des mines à priori dérivantes si j'ai bien compris. Non, mais moins intelligente que ça quand même.

Oui, mais c'est vrai présent parce que le mot GPS tout de suite nous [rires] met dans une situation de en fait c'est une vieille mine. C'est une vieille mine. C'est les mines de la Seconde Guerre mondiale.

C'est des sont des mines dérivantes. C'estd qu'elles sont à la surface de l'eau. Elles dérivent avec les courants.

Elles sont munies d'un récepteur GPS qui fait que lorsqu'elles sortent d'un certain périmètre qui leur a été attribué, par exemple le D3 d'Ormous, tout à fait au hasard. Si elles sont dans le périmètre, elles sont actives, un bateau qui les toucherait exploserait à leur contact. Si elles sortent du périmètre, elles deviennent inactives, elles deviennent donc inoffensives.

C'est une manière de gérer le minage de manière un peu intelligente. Est-ce qu'il n'y a pas aussi une réception au son ? C'estàdire qu'ell elles alors ça c'est un autre type de mine qui est elle posée au fond de la mer qui peut être soit électromagnétique donc elle réagit au champ magnétique que dégage un navire en acier qui passerait au-dessus.

C'est pour ça que les anciens des mineurs américains étaient en bois pour ne pas réagir aux mines. Et on a aussi des mines électroacoustiques, effectivement vous avez raison, monsieur Bourlange, qui réagissent au son et qui explosent lorsqu'elles entendent le son. Voilà, et elles différencient peuvent mais il y a même des mines qui au fond de l'eau peuvent compter le nombre de bateaux qui passe et exploser au bout de 8 9 ou 10 bateaux.

Je vous préviens à ce rythme là, vous êtes deux mains devant l'écran [rires] pour nous expliquer à quoi en quoi consiste les mines fin du D3. En tout cas, la preuve que le sujet est absolument majeur pour la Maison Blanche. Un tout petit peu avant le début de cette émission, Donald Trump a ordonné de détruire les bateaux iraniens qui posent des mines dans le D3 d'Ormouse.

On reprend la direction de la Maison Blanche justement pour vous retrouver. Mathieu Carman, vous êtes sur place avec Julie Janus. Mathieu Carman, depuis le début de l'émission, on parle d'aveu de forces américaines.

Ils reconnaissent que les forces iraniennes ne sont pas détruites, en tout cas pas suffisamment. L'Iran qui semble avoir la main dans Hormous, le secrétaire à la marine qui est limogé. Maintenant le D3 miné pour 6 mois.

C'est quoi ? C'est un aveu généralisé dans l'ISM et je vais être beaucoup plus simpliste que ça encore. C'est panique à bord à la Maison Blanche.

En tout cas Mélie, on sent qu'il y a un petit peu de doute ici dans les rangs de l'administration de Donald Trump. Alors peut-être pas une panique générale mais des doutes parce que personne ne sait y compris Donald Trump s'il faut reprendre cette guerre. On sait que Donald Trump, lui, veut ne veut pas d'un conflit prolongé avec les Iraniens et en matière de communication.

Donc ça ne ressemble pas vraiment à une panique général, mais du moins à une inquiétude et une inquiétude qui est lisible lorsque on regarde les les propos des uns et des autres, que ce soit la porte-parole de la Maison Blanche ou de Donald Trump. Hier, la Maison Blanche nous dit et bien que tout va bien, que la situation est sous contrôle, que les États-Unis gèrent parfaitement ce qui se passe au Moyen-Orient. Donald Trump nous dit la semaine dernière qu'une opération conjointe avec les Iraniens a débuté dans le D3 d'Ormous euh pour déminer le D3.

Tout cela, çaavait surpris évidemment euh toute la tous les journalistes qui sont présents à la Maison Blanche. Finalement, on apprend que c'est plus compliqué que prévu et puis Donald Trump tout à l'heure ordonne à la Marine d'aller encore plus vite dans le déminage du D3 d'Ormouse. Et puis il y a ce sujet dont vous parliez il y a quelques minutes à peine, c'est le limogage avec effet immédiatr Navy John Pelan.

Alors officiellement pour désaccord avec le grand chef, le secrétaire à la guerre Pitecchet. Mais tout cela, on sent bien que c'est un très mauvais signal qui est envoyé au régime iranien quand on sait que la grande majorité des marines sont déployées actuellement dans le golfe persy, que le porte-avion George Edge W. Bush est en chemin en ce moment même avec 5000 militaires supplémentaires pour le D3 d'Ormous.

On voit bien et bien qu'il y a un léger flottement ici à la Maison Blanche et que Donald Trump ne sait pas réellement ce qu'il souhaite donner pour la suite du conflit en Iran. Merci beaucoup Mathieu Carman, en direct depuis la Maison Blanche. Merci beaucoup à vous Mathieu. 6 mois 6 mois pour déminer un minima hein le le D3 d'Ormouse.

C'est synonyme d'impact long du conflit quoi qu'il en soit. Et quand par exemple Jean-Louis Bourlange nous dit l'enjeu c'est qui est le plus capable de résister à la pression ? Ah c'est absolument ça. 6 mois après la fin du conflit.

Oui, parce que ce ce que je crois que c'est le B Street Journal qui en a parlé explique, c'est queon peut pas envoyer des bateaux de déminage. Euh, il y a que trois pays qui en ont la la France, on démine pas sous le feu de toute façon pas ça sous le feu. Donc donc 6 mois à partir de quand ?

Donc on voit très bien que c'est que ce problème ne sera pas réglé demain sans parler de ce qui semble être un chaos attérent parce que finalement qui est au pouvoir aujourd'hui avec qui est-ce que les Américains vont négocier et que se passe-t-il à Washington ? Parce que en effet euh John Fan, donc celui le le directeur de la marine qui vient d'être viré, oui, il avait une politique de construction de navire qui ne plaisait pas au Pentagone mais on ne vire pas le directeur de la marine en pleine guerre navale, en plus quelques semaines après avoir viré le directeur des opérations terrestres Randy George au moment où l'on pensait lancer les opérations terrestres. Donc on sent qu'il y a des deux côtés de ce conflit euh un problème de de leadership. 6 mois 6 mois pour déminer à l'issue de la guerre.

Pour beaucoup qui nous écoutent, ça veut dire en lisement. Oui, mais je pense qu'il faut être très prudent parce que déjà à plusieurs reprises, on nous a dit il y a des mines et puis après les irens ont dit non mais finalement on les a on les a pas installé. Vous l'avez rappelé tout à l'heure devant le grand écran, les Iraniens continuent à exporter du pétrole et il exportent pas par avion.

Donc ça veut dire que même s'il y a des 1000 en tout cas il reste des des lieux de passage. À mon avis, le plus inquiétant pour les Américains aujourd'hui c'est que plutôt que de de fermer complètement le D3 comme les Iraniens sont flatté au début du conflit, ils l'ont privatisé. Et donc en fait, il la ils laissent passer leur leur leur bateau et les bateaux amis et les autres comme celui de comme ceux de de du de l'armateur MSC dont on voyait les images tout à l'heure, ceux-là il les bloquent et les Américains eux n'arrivent pas semble-t-il à arrêter tous les bateaux iraniens.

Donc je pense que c'est surtout ça aujourd'hui le problème stratégique des Américains, c'est que ce qui pensait être un contreblocus en fermant le D3, c'est inefficace. qui c'est peut-être que le début, enfin, j'exagère un peu, mais en tout cas l'Iran a encore d'autres cartes dans son jeu. Nous vous en parlions dès hier, il y a une arme invisible de l'Iran qui est peut-être caché au fond du D3 d'Ormouse.

Oui. Sous ses eau, se cache des cibles. Certains parlent d'un trésor crucial.

On parle de câ de télécommunication sous-marin. Et les Iraniens font monter maintenant la musique, ils pourraient les couper. Et là, c'est le capitaine que j'appelle devant l'écran, le spécialiste des mèes.

Donc, Xavier, de quoi parle-t-on précisément ces câbles sous-marins ? Où sont-ils et à quoi servent-ils précisément ? Regardez ce graphique et vous allez comprendre.

Vous voyez tous ces vaisseaux, toutes ces artères et bien en fait ce n'est pas du sang qui circulerait dans un corps. C'est ce qui alimente toute la planète en matière de transmission de données, en matière de données financières, notamment 10 câbles au moins sous-marin dans le D3 DOus. On est dans cette zone là et des câbles, il y en a parties en fait.

On est un peu dans le hub-orient qui va de l'Europe Moyen-Orient et tout ça. Regardez, ça part vers voilà l'Inde, Pakistan, Inde, Asie du Sud-Est, ça irrigue tout. Donc si jamais vous coupez ici ou alors ici, là c'est la mer rouge, là ce sont les outils, bien vous pouvez causer des dégâts irrémédiable. 95 % aujourd'hui de l'internet mondial passe par ce genre de câble.

Alors le régime a-t-il vraiment les moyens de les saboter ces câbles ? Alors c'est pas si facile he il faut quand même tout de suite le dire à nos téléspectateurs. Faut pas avoir trop peur, c'est pas si simple.

Mais c'est déjà arrivé en mer rouge. Les outils ont été accusés, ils ont démenti. On sait pas très bien qui l'a fait.

Mais ici des câbles ont été coupés il n'y a pas si longtemps. On sait aussi que des câbles ont été coupés en Baltique par des bateaux proches de la Russie. Comment ça s'est fait ?

Tout simplement, on laisse filer son ancre. C'est sont des ancres de plusieurs tonnes. Elle racle le fond comme un chalu d'un bateau de pêche et elle finit par arracher des câbles.

Il faut quand même savoir où sont les câbles. Ceci dit, les Iraniens ont d'autres compétences. Ils ont des sous-marins de poche qui s'appellent Gadir qui pourraient descendre.

En plus, ce qui est intéressant pour eux, c'est que il y a pas tellement de profondeur. On est entre 30 et 70 m de profondeur. Ça permet d'agir quand même.

Et avec ces sous-marins, il pourrait aller piéger des câbles, par exemple, les faire exploser ou alors envoyer des nageurs de combat. C'est pas facile, c'est possible mais pour le moment, autant vous le dire, ils n'en ont pas besoin. Il leur suffit de bloquer le D3 d'Ormous.

Merci beaucoup Xavier de Jacomony. Merci infiniment. Il faut qu'on on aide nos téléspectateurs à faire la part des choses, parfois à dédramatiser.

Voilà, typiquement ça c'est le le genre de menace qu'il faut relativiser ou au contraire les prendre très au sérieux. Nous, on a tous parlé sur ce plateau pendant des semaines voir des mois, un espace à menta, des câbles effectivement coupés par les Russes et des conséquences très sérieuses que ça pouvait avoir. Jean-Louis Bange.

Bon, je peux pas me prononcer sur ce sujet, je suis du d'une incompétence encyclopédique. Non, mais je parle pas des câbles à proprement parler. Peut-on les couper ou non ?

Comment fait-on ? Ma question c'est de savoir si effectivement quand on est une position comme par exemple quand vous vous étiez à la tête de la commission des affaires étrangères à l'Assemblée nationale, vous recevez une info comme celle-là. Est-ce qu'il y a une réelle inquiétude à avoir ? parce que on imagine que les conséquences sont quand même extrêmement importantes.

Je crois qu'il y a des inquiétudes à avoir évidemment sur la question que vous posiez tout à l'heure des 6 mois, je pense que Guillaume a dit quelque chose de juste quand il dit que c'est ça met même si ça met 6 mois à éliminer tout cela, on peut très bien vivre quand même à partir du moment où il y a une entente où il y a un accord politique entre les deux parties, on peut très bien, on pourra bien circuler dans le détroit d'Ormuse avec des précautions et cetera. Ça, je crois que alors c'est c'est la preuve est faite par ce qui se passe actuellement. Donc, je pense qu'il faut il faut faire la distinction entre les le fait que ce système est très pollué, mais en même temps, on pourra quand même, je crois, survivre.

Moi, ce qui m'inquiète le plus, c'est véritablement la la prise en otage de l'ensemble de l'économie mondiale et notamment de l'économie alimentaire et et humanitaire de d'un certain les câbles internet, il participeraient. Non, c'est c'est une mondialisation de la guerre en fait. Oui.

Non mais c'est c'est vrai que on peut quand même là avec les câbles, on peut créer un un immense désordre. Vous aviez je voudrais entendre la voix de Samantha. Oui.

Ce sont les nouvelles armes de la guerre hybride, on l'a vu dans la mer Baltique. On l'a vu au large des côtes britanniques et irlandaises juste avant le début de la guerre en Ukraine quand des sous-marins russes avaient été repérés en train de faire une cartographie de tout tous les câbles internet et des câbles électriques de de et de fibreoptique qui traversent. Il y a des a ces endroits cruciaux.

Donc, il y a des nœuds cruciaux dans le monde. Il y a le nœud dans le golf, il y a le nœud atlantique, il y a un nœud baltique. C'est une façon de faire la guerre qui est très intelligente si j'ose le dire parce qu'elle n'est pas attribuable.

Quand vous avez évoqué ces ces navires de la flotte fantôme qui avaient traîné leur ancre sur le fond de la Baltique et qui avait coupé des câbles, c'était impossible d'attribuer ça à la Russie. Est-ce un acte de guerre ? Est-ce un acte qui reste en dessous du seuil de la guerre ?

Et c'est là, si je veux dire, tout le ner de la guerre, c'est qu'on ne peut pas comment est-ce qu'on réagit à un acte comme ça qui peut paralyser des économies et donc avoir un effet qui ressemble à l'effet d'une guerre kinétique. Je viens vers vous tout de suite Guillaume Rocket mais on prend la direction de DOA puisque nous attend sur place Jordan Olivier avec Borden Bka et merci beaucoup à tous les deux messieurs d'être avec nous. Est-ce une réelle inquiétude qui monte dans la région que les Iraniens touchent à ces câbles pour je cite les Iraniens, couper le golfe du reste du monde ? parce que c'est c'est ça c'est ça la menace sur la table.

Oui, forcément Amélie, ici cette menace inquiète les les pays du golf qui dépendent en partie de ces de ces câbles. On estime qu'entre 17 et 30 % des de la connexion internet passe par ces lignes. Alors forcément ce n'est pas rien.

Et si ces lignes étaient endommagées, bien ça aurait une véritable incidence sur l'économie de de ces pays avec par exemple des data centers qui sont situés aux Émirats arabes unis ou bien encore en Arabie Saoudite. D'ailleurs, ces data centers qui pour la plupart sont financés par de très grandes entreprises américaines. Autre exemple à vous donner, les paiements marcheraient au ralenti.

Il ne serait pas totalement interrompu évidemment, mais ça marcherait au ralenti et ça aurait des conséquences sur l'économie de des pays de la région avec quand même une nuance à apporter puisque ce n'est pas aussi facile à faire endommager ces câbles que d'appuyer sur un interrupteur on off. Euh les euh pays du golf ont toujours euh un moyen de se connecter à internet via d'autres chemins. Donc euh forcément, c'est une menace qui est brandie euh par les Iraniens pour faire peur en quelque sorte à ces pays du golf, euh pour dire à ces pays du golf attention, si vous apportez un soutien un peu trop prononcé aux États-Unis, on a un moyen de semer le chaos dans la région via ces câbles internet.

Merci infiniment Jordane Olivier avec Bodan Boutka et vous avez négocié un peu de temps de parole pour vous dire que évidemment l'Iran, on s'en aperçoit bien maintenant sont vraiment les rois pour utiliser la menace, la brandir et puis parfois passer à l'acte d'ailleurs. Mais dans le cas des câbles internet, il y a quelque chose qu'il faut retenir. Vous savez qu'actuellement l'internet est coupé en Iran.

Alors évidemment toute la population ne peut pas s'exprimer, le mécontentement ne peut pas s'exprimer, les manifestations qu'on a vu au début du mois sont totalement impossibles, mais toutes les transactions aussi. Donc l'Iran a besoin de l'internet, donc couper des câbles dans le D3 d'Omous qui servent aussi euh à l'Iran, c'est peut-être pas la meilleure euh des idées.