Un élu développe actuellement une application mobile pour boycotter les produits américains|LCI
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Nous avons un nouvel invité sur notre plateau et on va parler justement peut-être de boycotte, de comment peuvent contribuer les consommateurs à à une stratégie globale. Euh j'ai la joie d'accueillir Bertrand Pencher. Bonjour monsieur, merci d'être là.
Vous êtes président du parti utile, ça tombe bien. Et du think Tank décide ensemble. Vous êtes ancien député de la Meuse, ancien président du groupe Elliot et vous êtes à l'origine d'une application qui s'appelle Non merci Non merci aux produits américains grosso modo.
Vous vous appelez justement Baptiste vient de nous le dire pour le boycott des des produits américains. Il faut consommer maintenant local et consommer européen. Voilà on est d'accord.
J'ai résumé. Alors expliquez-nous d'abord merci de m'accueillir aujourd'hui Marie Bretz. Le plaisir de retrouver mon ami Richard Verli donc consommé européen et consommer suisse aussi on est d'accord con bien Richard je connais très très bien Richard et refaire davantage davantage connaissance bon d'abord vous dire que j'ai été profondément choqué scandalisé par la façon dont notre présidente de la Commission européenne a été reçue dans le golfe de de de Trump euh Trump Trumpberry Tur enfin Turneberry de façon vraiment vraiment humiliante pour comment pour pour l'Europe les valeurs qu'on qu'on représente et puis et puis surtout par un manque complète de complète transparence.
La Commission européenne évidemment a le pouvoir unique de négociation. Enfin, c'est quand même dans un cadre qui est très précis par nos institutions. Euh le le le conseil doit donner des directives, la commission des orientations, tout ça, une absence complète de de transparence.
Le Parlement européen n'est pas n'est pas convoqué et les parlements nationaux les parlements nationaux non plus. On va se prendre 15 % de taxe dans des conditions d'ailleurs encore peu transparentes. On sait pas exactement ce qu'il va y avoir dans l'accord et je pense que à un moment quand les responsables politiques ne jouent plus leur rôle, je me satisfais pas du silence assourdissant de de la France dans cette affaire.
Et bien c'est aux citoyens et au consommateurs de le faire. Et donc je je vais lancer une application. Je suis en train de Elle est pas encore lancée.
Elle est euh je travaille je travaille sur je travaille sur l'application. La mise en œuvre de cette application prend quand même prend quand même quelques semaines. J'ai des bénévoles et des professionnels qui travaillent avec moi.
Elle va être mise en place dans quelques semaines. Euh version française, version anglaise. Là c'est version anglaise.
Enfin c'est les deux. No merci. C'est pas Non merci.
Les deux. Elle elle va s'appeler elle s'appelle No no no merci. Non merci. et en fran France anglais sans sans pitié quoi. sans sans enfin sans sans pitié, ça va être très alors l'idée c'est quoi ?
Qu'est-ce l'idée l'idée va être l'idée va être très simple. On va cliquer sur avec nos smartphones malheureusement enfin nos systèmes Android on va télécharger l'application gratuite et on va cliquer sur tous les codes barres euh tout ce qu'on veut, les shampoings, le d c'est américain, tout tout et euh et si ça s'affiche rouge, c'est des produits directement importés des États-Unis. Euh si c'est vert, bah c'est des produits locaux français ou européens d'ailleurs je et européens bien c'est bien ça.
Et les chinois et les produits chinois chinois, on va travailler sans doute sur une version complémentaire par la suite parce que problème américain dont on va parler, il y a aussi le problème chinois qui explique la façon dont l'Europe déf dévise sur le plan économique. On est un géant sur le plan économique, on est un nain sur le plan politique. Moi je me satisfais pas de tout ça quoi.
On avait vraiment la force de le faire, on pourrait imposer tout ce qu'on ce qu'on veut au monde entier. On entend votre colère député penché. Quand on voit la question, quand on voit la posture de Donald Trump, vous en aviez parlé juste avant, la man reçu la Vener, on a vu la presse américaine qui qualifie, on dit que Donald Trump qualifie la présidente de la Commission européenne comme la camalaris des États-Unis.
Donc on se dit, est-ce que boycotter des produits américains, est-ce que vraiment ça peut embarrasser le président américain ? Est-ce que vraiment il va il va s'en préoccuper de ça ? Bah, vous savez euh Donald Trump c'est un homme d'affaires euh déguisé euh en chef d'état.
C'est un homme d'affaires déguisé en chef d'état. Euh il y a que l'économie qui comprend, il y a que les rapports de force qui euh qui comprend. Euh moi je vois son grand ami euh serviteur zellé Elon Musk qui a tout fait pour que Trump soit élu.
Début de boycotte. Début de boycotte des Tesla. Euh, il s'en prend pour 80 ou 90 milliards de dollars.
Il est rattrapé par la patrouille. Et l'affaire comment ? Et l'affaire est réglée.
Moi, je pense réellement mais réellement euh que si les consommateurs euh européens s'en mêlent, les marques sont particulièrement fragiles. C'est pas euh des entreprises euh des entreprises françaises qui sont propriétaires de leur fondateur. C'est tous des entreprises qui sont en bourse, les fonds de pension.
Euh, dès qu'il y a des menaces de boycott, tout commence à s'écrouler. Ça peut faire très très mal. En tout cas, moi, c'est l'arme que je mets à disposition de l'ensemble de nos concitoyens.
J'ai envoyé pratiquement un millier de communiqués de presse à toute la presse française, européenne et même américaine et même américaine. Et je dis clairement, vous utilisez l'arme, vous avez dit l'arme là, c'est bien compris hein. Voilà, l'arme.
Voilà. une arme une arme utile en tout cas pour consommer européen sur les rapports entre Donald Trump et Urzula Verlon, il faut aussi peut-être reconnaître à la présidente de la Commission européenne sa capacité à à calmer un animal fou politique Donald Trump qui et bien peut-être que le rapport de force que voulait la France n'aurait pas amené les résultats à escomptter puisque si on est face à un chien fou où il peut nous mordre si on essaie de de le maîtriser alors que là on a calmé l'animal politique. On va pouvoir entamer des discussions peut-être plus rationnelles, plus raisonnables.
Maintenant que le cadre est fixé, qu'on a accepté les 15 %. Reste à aligner un peu les du puzzle pour savoir et bien filière par filière, qu'est-ce qu'on peut espérer et cetera. Est-ce que c'est pas une stratégie qui infinée à moyen terme serait payante ?
En tout cas, c'est quand même une stratégie qui manque singulièrement de transparence. Je rappelle que le 27 juillet, elle va discuter avec Trump, le 28 juillet, le lendemain, elle réunit les commissaires européens. Il y a pas de compte-rendu, il y a pas de transparence.
On sait pas du tout ce qui va y avoir dans cet accord. J'observe que certains pays européens vont être exonéré de droits de douane. L'Irlande avec notamment les produits pharmaceutiques se pose le problème nous des produits agricoles, se pose le problème également de la question de l'énergie.
Est-ce que c'est une compétence exclusive de la Commission européenne et pas française ? Enfin, il y a quand même singulièrement un manque de transparence. de j'observe qu'on prend 15 % de droit de douane.
On prend 15 % de droit de douane. Il y a des mesures anti coercition qui aurait pu se mettre en place. Elles sont pas comment elles sont pas elles sont pas déclenchées.
J'observe que la l'Union européenne c'est pratiquement même si on a un peu dévissé euh la le le le autant de production que les que les États-Unis, on est quand même une arme sur le plan économique qui est quand même qui est quand même énorme. Mais on va se faire marcher dessus pendant combien de temps comme ça on se fait marcher dessus par les États-Unis quoi. On est quand même une une grande démocratie mondiale.
Dis donc la la France exporte, pour ramener la déchi, la France exporte 49 milliards d'euros de produits aux États-Unis. L'Allemagne, c'est 163 milliards d'euros. Donc, ils sont plus tributaires que nous.
Mais ceux qui ont lu l'art du deal savent que Donald Trump est plus attaché par l'image que va renvoyer une poignée de main et l'image que va renvoyer un deal et qu'après le contenu de l'accord et cetera, ça il laisse ça à ces grats de papier qui vont se charger d'aller négocier. Il est surtout attaché au marché financier. Bon, au mode de comment ? au mode de la finance ou qui n'ont pas décroché.
Bah, je peux vous dire que si ça commence à bouger du côté des achats, regardez quand même ce qui s'est passé avec Musque. Ça a été quand même réglé très rapidement ce fanfaron qui donnait des leçons à tout le monde, qui a remballé les Gaules comme on dit chez nous à la campagne et qui a été rattrapé par la patrouille. Rattrapé par la patrouille.
Euh Richard Verlivier, qu'est-ce que vous pensez de cette application qui incite à consommer européen ? Est-ce qu'on est-ce qu'il y a une case spécifique pour la Suisse ? parce que la Suisse c'est pas tout à fait.
Non, je crois que la Suisse a pris une bonne couche. Elle a pris alors justement par vous vous ralliez sur les 15 % eux c'est en tout état de cause dans une alors je connais pas je connais pas le détail de l'application mais les produits suisses la Suisse a un accord bilatéral qui vient d'être signé et qui sera bientôt soumis au peuple parce qu'en Suisse on vote sur les accords avec l'Union européenne et qui permettra à la Suisse et à l'Union européenne de se rapprocher encore plus. Ça c'est pour l'aspect elvétique.
Donc les produits elvétiques mériteraient d'être caractérisés européens. Alors peut-être qu'il faudra ajouter une croix blanche au milieu des étoiles dorées. Euh pour ce qui est de peut-être plusieurs choses, je réagis à ce que disait Bertrand puis après j'aurai une question.
Première chose, je suis pas tout à fait d'accord sur la transparence. Je pense que le gouvernement français notamment et d'abord le gouvernement français est quand même assez isolé dans son rejet global de cet accord ou dans sa désapprobation parce que c'est pas un rejet, c'est une désapprobation de l'accord. Voilà, c'est la c'est le c'est le gouvernement français qui est le plus vocal.
Il y a quand même une grande part d'hypocrisie. Une grande part d'hypocrisie. Vous pouvez reprocher peut-être à la commission le manque de transparence, mais les gouvernements et en particulier le gouvernement d'un grand Étatmembre avait tous les moyens avait tous les moyens de s'assurer que les informations lui sont transmises.
Alors, il y a eu la veille le la rencontre a eu lieu le dimanche sur le golf. La veille, le samedi, il y a eu une réunion des ambassadeurs, c'est-à-dire les représentants des pays membres de lieu à Bruxelles. Et dès le lendemain, comme ça a été dit, il y a eu des informations, il y a eu un briefing qui a été fait.
Donc dire, c'est la Commission européenne qui n'a pas informé, c'est faux. Dire contre qu'elle a pas assez informé ou qu'elle a pas assez bien suivi les recommandations qui avaient été transmises, ça c'est autre chose. Je note par ailleurs que Emmanuel Macron n'a pas convoqué ou demandé la convocation d'un conseil extraordinaire des chefs d'État et de gouvernement.
Il aurait pu le faire. Ça se fait en visio. Ça s'est fait à plusieurs reprises en vision sur l'Ukraine.
Il aurait pu, si vraiment l'accord était mauvais le demander et que même l'ambassadeur, le représentant permanent de la France à Bruxelles n'a pas non plus demandé une réunion extraordinaire du comité des représentants permanents. Donc oui, la commission a peut-être mal négocié, elle a peut-être pas suffisamment respecté les vœux de dureté, de fermeté de la France, mais la transparence, c'est aussi celle qu'on obtient. Quand vous êtes membre, vous pouvez l'obtenir la transparence.
Donc là, il y a peut-être eu de la part de la France et je pense qu'il y a pas mal d'hypocrisie. Une deuxième élément sur le boycotte. Alors, moi je pense que ce qui compte dans tous les cas de figure, c'est de s'assurer que ce boycott vis-à-vis des États-Unis, ce ne sera pas un boycott politique.
C'est-à-dire que si on affiche, pourquoi je dis ça ? Parce que si on affiche en Europe la volonté de boycotter les produits américains, vous pouvez être sûr que Donald Trump aura des mesures de rétorsion. Or, la morale de l'histoire pour le moment, c'est qu'il a le plus gros marteau quand même.
C'est lui qui a le plus gros marteau et qu' avait il a quand même une bonne plus grande chance d'enfoncer le clou que l'Union européenne ne le peut. Par contre, instyer à travers une application comme ça chez les consommateurs européens un réflexe européen, c'est-à-dire acheter européen, ça c'est pas du boycott. Acheter européen, c'est les consommateurs.
Donc ce qu'il faut en gros, c'est laisser les produits américains sur les étagères ou sur les vitrines des supermarchés. surtout pas les empêcher d'arriver parce qu'alors là Trump s'en prendrait mais que les consommateurs décident d'acheter tel shampoing ou tel autre, c'est leur droit le plus absolu. Ensuite, j'avais une question euh euh pour Bertrand, c'est-à-dire qu'à ce stade maintenant où donc vous êtes pas tout à fait d'accord, hein.
Non non, je pense je pense simplement que je pense qu'il y a de l'hypocrisie premièrement à dire que la Commission européenne a caché les informations. Les informations quelquefois il faut aussi les obtenir. C'est vrai.
C'est toujours vrai comme ça. Et deuxième chose que il faut que le boycotte soit un boycotte au niveau des consommateurs mais pas au niveau des gouvernements. Faut pas empêcher les produits américains d'être dans les supermarchés parce qu'alors là on ouvrirait une guerre commerciale.
Et ma question elle est assez simple, c'est-à-dire est-ce que une application comme celle-ci, est-ce que des changements de cons de comportement des consommateurs, ça peut être obtenu à court terme alors que Trump lui vit dans le court terme ? Oui, en tout cas, les questions demeurent et on aura peut-être les réponses sur d'autres plateaux et dans d'autres journaux. Merci beaucoup à vous tous d'avoir été là.
Merci à vous derrière vos écrans. Tout de suite le journal avec Quentin BR. resté avec nous LCI midi.
Xavier Bertrand