«Punchline» : Laurence Ferrari est l'invitée de Culture médias
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Vous préférez poser des questions que d'y répondre ?
- 0:15OuverteRéponse directe
Est-ce un reste de votre passage à TF1 où vous étiez protégée des journalistes ?
- 1:00OuverteRéponse directe
Comment gérez-vous le passage de la télé à la radio dans Punchline ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Vous osez donner votre avis dans vos éditos, est-ce une évolution du journalisme ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Le président Macron a critiqué les médias pour leur traitement des faits divers. Vous sentez-vous visée ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Quels sont les résultats des nouveaux magazines JDD ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00Laurence FerrariFait
« Il faut être deux pour danser le tango. Il faut être deux pour réussir une interview. »
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faire. Et alors c'est l'heure maintenant de mon tango avec Laurence Ferrari parce que je vais je vais me permettre de vous interviewer. Je me trompe si je dis que vous préférez poser des questions que y répondre.
Oui. Alors vraiment ça vous avez bien compris que je préfère 1000 fois poser des questions et me cacher derrière mes questions plutôt que de me livrer dans mes interviews. Mais par exemple exemple d'une interview réussie ce matin Sonia Mabrou Rashidati c'était exceptionnel.
C'était exceptionnel. Il faut être deux pour danser le tango. Il faut être deux pour réussir une interview.
Il faut être d'un très bon niveau. Ce qui est Sonia donc bravo. Échappo à elle.
C'est vrai que vous Laurence, vous ne vous livrez pas facilement et je me suis demandé sans faire de la psychologie de comptoir si c'était n'est pas un reste de TF1 où vous étiez vraiment pour pour chasser par les journalistes, les pasaradis et tout ça et vous protég. C'est un peu ma nature d'être pas à la fois très très latine, très italienne et en même temps de pas trop me livrer. Mais c'est vrai que le vinteur de TF1 a été une surexposition médiatique intense avec un harcèlement lié au paradis.
Donc c'est vrai que j'ai un peu claquer tout ça et que je me je reste bien caché derrière mes barrières. Alors, on vous retrouve tous les jours de la semaine à 18h sur Europe 1 dans Punchline où vous commentez avec vos invités l'actue du jour. Et c'est une gymnastique assez particulière d'ailleurs parce que lorsque vous arrivez sur Europin à 18h en fait votre émission elle a démarré déjà depuis 1 heure sur déjà 1 heure.
Voilà ce qui est génial c'est que je passe d'une heure de télé à 1 heure de radio télé et ça change tout pour nos auditeurs parce que évidemment quand je présente mes invités d'abord il faut que je dise qu'ils sont à chaque fois que quelqu'un parle ben quand monsieur Pichet monsieur le moine Wanissa, vous dites leur nom parce qu'il y a un moment bon ils sont identifiés mais moi j'ai six personnes par demi-heure quasiment en plateau. Donc il faut en permanence situer nos auditeurs. Les reportages même sont pas écrits du tout de la même façon en télé, en radio.
Il je on peut pas dire regarder sur cette image non nos auditeurs ils sont dans leur voiture, ils sont chez eux là peut-être sous la douche pas tous les jours les mêmes personnes autour de vous. Vous avez des experts, des chouas. Donc c'est une vraie technique en fait et j'adore ce passage de 18h où je switch les auditeurs arrivent et là c'est le bonheur.
Ça alors ces dernières années, il y a une évolution aussi dans votre style Laurence Ferrari qui accompagne je crois une évolution plus générale dans les médias qui est que vous osez beaucoup plus donner votre avis à l'antenne avec notamment cette édito de de 18h assez incisif hein parfois. Vous êtes pas seulement arbitre des débats en fait maintenant vous donnez aussi vos points de vue en fait ça fait 2 ans que je le fais mais c'est le seul moment où je voilà je dis voilà moi ce que je pense après j'ouvre le débat et je fais en sorte d'avoir autour de la table des gens qui ont des avis contraires pour que l'auditeur et le téléspectateur se fassent leur avis mais il y a un moment où je pose moi dans le débat sur une minute c'est très encadré c'est très fléché pour ceux qui nous écoutent et je dis voilà moi ce que je pense aujourd'hui voilà ce que je pense qui a été le plus important aujourd'hui hier c'était l'Iran je voilà j'ai fait un message aux Iraniens qui sont un peuple si courageux et qui depuis 1979 vis sous la ferrule des Ayotolas. Donc voilà, chaque jour je j'extrait de l'actualité avec mes 37 ans de carrière ce que je trouve le plus important et sur lequel j'ai quelque chose à dire.
Après que c'est posé après le fait que j'ai posé ça, j'ouvre le débat et après tout le monde s'exprime et chacun se fait son opinion et c'est pas moi qui donne mon opinion. C'est quelque chose que l'on voit de plus en plus dans les médias singulièrement euh sur C News. Ça explique peut-être d'ailleurs en partie le succès de C News et c'est vrai qu'on va entendre Pascal pro, Gautier Lebret donner aussi leur avis par exemple sur sur l'antenne.
Est-ce que vous pensez que c'est une évolution du journalisme et que de plus en plus on va aller vers ça ? Il y a une tendance sur les médias anglo-saxons que j'écoute pas mal effectivement là-dessus mais il y a il faut de tout pour faire un monde. Donc il y a des médias qui sont un peu plus neutres.
J'ai vu qu'il y a même une autre chaîne de télévision qui fait sa pub en disant l'information c'est pas une opinion. Bah si règle le choix de l'information, le choix d'un sujet, c'est déjà être subjectif, c'est déjà avoir fait un choix. Donc c'est bien notre succès fait des envieux et des émules, mais on on en fait on essaie d'exprimer ce que le grand public ressent.
Et les gens quand ils m'arrêtent dans la rue et je peux vous assurer que ils m'arrêtent très souvent, ils me disent "Merci parce que vous dites la vérité, vous dites ce que l'on vit tous les jours et les autres ne le font pas." Donc si ça c'est notre mission, c'est réussi. Vous faites unito au maldisé en tout début d'émission Laurence.
Est-ce qu'en fin d'émission après une heure de débat parce que vous avez toutes les opinions sur votre plateau, est-ce qu'à la fin de l'émission si vous deviez refaire votre édito, est-ce que vous vous êtes déjà dit "Ah, il aurait évolué, il aurait changé avec ce qui vient de se passer en plateau". Oui oui oui bien sûr. Il y a des choses sur lesquelles je dis ah ben je savais peut-être pas cette pan là de l'histoire mais en général je pose plus quelque chose de très personnel sur la table une vision de d'un fait d'actualité et après je laisse les autres en débattre.
Et alors j'imagine que ça vous a pas échappé Laurence Fermi il y a il y a quelques jours dans un entretien à la presse régionale. Le président Emmanuel Macron a pointé du doigt la tendance de certains médias à trop parler de fait d'hiver. Pour lui, c'est du brainwashing, du lavage de cerveau.
Est-ce que vous vous êtes déjà senti visé par cette critique et qu'est-ce que vous aimeriez lui répondre ? Euh oui, on s'est senti visé mais bon, il y a pas que nous. Donc je crois que c'est vraiment le symptôme d'un président qui est complètement déconnecté de la réalité du pays.
C'est terrible. 8 ans de passage à l'Élysée. Quand on est président, on n'ouvre pas une porte.
Il y a des huers qui vous ouvrent une porte. Je pense qu'on a pas une pièce de monnaie dans sa poche. On ne vit plus dans la dans la réalité, dans la vie réelle des gens.
Donc balayé d'un revers de la main toutes ces victimes qui portent des noms d'enfants, qui portent des noms d'adultes, de gendarmes, de policiers en les balayant au rang de fait d'hivers. C'est un mépris absolu. Ce ne sont pas des faits d'vers, ce sont des faits de société.
Ce sont des visages, ce sont des vies qui se sont arrêtées et des vies qui se sont brisées pour toujours. Donc oui, j'ai trouvé ça particulièrement mes présent pour que le lendemain ils disent autre chose complètement à propos des des épidémies de coup de couteau entre sur les mant. Donc voilà, on est habitué à ce que le vent tourne assez régulièrement.
Et alors à côté de vos activités à l'antenne Laurence Ferrari, vous avez une autre casquette en coulisse puisque vous êtes présidente du journal du dimanche, de la marque journal du dimanche et de ses déclinaison donc du JD News. Euh chaque mercredi, ça s'est été lancé en septembre, le JD Mag que vous avez lancé en février. Ça c'est mon bébé.
Voilà. Est-ce que vous êtes satisfaite justement des premiers résultats de ces deux magazines On est très heureux parce que le dimanche on a une belle offre enrichie. C'està-dire qu'on a le JDD, le JD News qui est le magazine et le JDMA qui est le féminin.
Parce que moi j'y tenais beaucoup faire un magazine pour les femmes et puis on a surtout un grand succès en Curque le mercredi avec le JD News alors qu'on nous disait mais la vente de la presse magazine est sinistrée ça ne se vend plus surtout ne vous lancez pas dans les hebdomadaires. Bah écoutez non seulement on a trouvé une place mais en plus elle est plutôt plutôt chouette. les lecteurs sont au rendez-vous, on explose au niveau abonnement que les gens veulent l'avoir le mercredi et pas attendre le dimanche pour l'avoir dans le JDD.
Donc c'est un vrai, on est très heureux et avec Geoffr le jeune et Louis Dragnel qui m'épaule dans cette tâche, on est super heureux et c'est un métier assez différent pour vous finalement ce que vous faites maintenant parce que même si c'est dans le prolongement de votre métier de journaliste, là vous devez vraiment diriger, manager des équipes. Est-ce que à terme vous dites peut-être qu'un jour j'arrêterai carrément de faire de l'antenne pour me consacrer à la direction de média ? Absolument.
Ah oui, vous avez ça en fait. Je vais pas vous donner de date parce que ça va pas porter chance à ceux qui l'ont dit mais en revanche oui, c'est clairement ce que je souhaite faire mais j'aime beaucoup l'antenne quand même. C'est vraiment ma matrice, c'est vraiment là que je suis bien.
Donc on va prendre le temps mais c'est vrai que je me vois bien à terme m'éloigner peut-être un peu des micros et des caméras pour passer à du management complet. Laurence Ferrari qui sera peut-être notre patronne donc vous direz dans quelques Oui. patronne ou même peut-être présidente.
Attendez est déjà présidente du JDD. les imaginez punchline, c'est donc de 18h à 19h sur Europus les jours, ça démarre à 17h sur ces news. Le JD News à retrouver en kiosque tous les mercredis.
Rester encore un petit peu avec nous Laurence parce que il y a l'actualité des médias qui arrive avec Julien P.