Pourquoi François Bayrou prend le risque du suicide politique?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
6h10h garcia bienvenue à vous qui nous rejoignez à suivre vers 9h20 madame langage alias Jean Bordeaux et comme d'habitude on décrypte les mots de l'actu politique. Tout de suite notre question du jour pourquoi François Bairou prend-il le risque du suicide politique ? On en débat tout de suite. [Musique] Bonjour Fier Gisbert.
Bonjour. Bonjour à vous. Bonjour.
Bonjour Johan Gil. Bonjour Laurence Garcia, bonjour France. Bonjour les auditeurs, les auditrices.
Alors France, ça ça fait quoi ? Vous faites partie de ces boomers privilégiés responsables de la dette selon François Baou. Ça fait quoi ?
Oh c'est une sorte de G ça lui a complètement échappé puis ça correspond pas du tout à la réalité parce que si vous voyez bien ceux qui ont le plus endetté la France au cours des dernières décennies bah sont des gens qui n'étaient pas des boomers. Je pense notamment à François Mitteran en 1981. Après ou quelqu'un d'autre Jean Robvois, Pierre Bergovois, c'est un c'est le plus gros endetteur d'ailleurs sur sur un an.
Euh Édouard Baladur aussi pour regarder. Puis le le petit Macron, Emmanuel Macron peut pas dire que ce soit un boomer. Donc les boomers n'ont pas grandchose à avoir là-dedans.
Ce qui est vrai, c'est que bon bah ils sont aujourd'hui plutôt à la retraite hein. Et bah les regards ont tendance à se tourner vers les retraités mais et les retraités n'y sont un peu pour rien. Je pense que ce qui s'est passé, c'est que des générations de de personnalités politiques ont préféré bah endetter la France, c'est-à-dire en fait reporter les décisions à plus tard à l'heure, euh charger les futures générations parce que ce qui a été fait c'est une honte par rapport à aux générations qui arrivent, ça c'est clair.
J'ai toujours pensé, j'ai toujours écrit dans le point, je sais pas si vous lisez le point depuis des années, on fait campagne et d'ailleurs, on tient un discours qui ressemble beaucoup à celui de de François Baou et n'oubliez pas la charge de la dette. La charge de la dette, c'est l'argent qu'on perd. Ça sert absolument à rien.
C'est pour payer les intérêts. Ça sera 67 milliards, il faut rater ces chiffres là, en 2024 et ce sera 100 milliards en 2029. Non, mais il faut arrêter ce délire.
Euh Johan Gill qui n'est pas boomer veut peut-être réagir avant de parler de Oui. Euh alors de conscience, je pense que je pense que l'heure est plutôt à à la convergence des efforts et des imaginations et certainement pas à la stigmatisation d'une génération ou d'une autre. Je pense que un pays, il est indivisible et on n'est pas là pour que les générations se tapent dessus.
Un président de la République comme un premier ministre sont là pour rassembler un pays. Ils sont pas là pour essayer de pointer du doigt. les responsables parce que une génération aurait vécu de telle manière et une autre vit moins bien.
La question c'est qu'est-ce qu'on invente tous ensemble pour le faire ? C'est pour ça que euh il faut toujours regarder les mouvements populaires comme ceux du 10 septembre avec beaucoup d'attention et ça ne se juge pas. C'est un fait c'est un fait d'histoire.
Les peuples se soulèvent de de même de manière très différente dans leur intensité selon les les époques. Mais on n' pas à dire qu'on est pour ou qu'on est contre. Il faut le regarder, il faut le comprendre, il faut essayer de l'orienter de la meilleure des manières.
Bon, par contre, à titre personnel, je suis toujours plus favorable au inventons tout qu'au bloquons tout parce que le blocage ne ne ne ne crée pas l'inspiration nécessairement. Mais euh je peux comprendre la colère. Vous savez, on est en train d'expliquer dans euh ce gouvernement et on en a déjà beaucoup débattu avec France et on a été en désaccord là-dessus que il faut faire faire des efforts à ceux qui en font déjà beaucoup.
Vous savez que je suis partisan de mettre au travail ceux qui vivent simplement des revenus des rentes et puisqu'on parle toujours de la valeur travail et que les gens ne supporte plus le fait qu'on leur fasse toujours le même comment dirais-je le même chantage en disant bon bah comme les très très riches les ultra riches peuvent très bien partir du jour au lendemain bah c'est plutôt vous qui allez payer puisque vous pouvez pas partir. Je pense que les gens n'en peuvent plus de cela. Je crois que c'est ça qui est en question.
Euh François Baou. Bon stigmatis il stigmatise là. Voilà, il a commencé.
C'est toujours comme ça. C'est ces sujets là, on finit toujours par stigmatiser une classe ou une autre. T'inquiète pas, tu étais pas concerné.
Tranquillise-toi. Enfin, j'en sais rien. Mais en tout cas, céit pas l'idée.
C'était pas l'idée. Ce que je crois, je pense que tu seras étonné pourir à mon avis ne joue pas à ça à mon avis. Non plus. ta déclaration d'ailleurs tu nous l'envoyer le revenir au vote de confiance du 8 septembre suicide politique coup de poker démission déguisé pourquoi cette stratégie parce qu'à priori il va forcément tomber avec ce discours faut arrêter complètement avec ce discours.
De toute façon, le vote de conf il a demandé la confiance. On dit que c'est un suicide, il aurait demandé le 493, c'était l'autre solution aussi hein. C'est il aurait pu faire un 493, on aurait dit suicide et en même temps dictature.
Donc dans cette affaire là, de toute façon, on est dans une période politique atroce avec une classe politique lamentable et aucune perspective parce qu'il y a pas de majorité. il y a pas de majorité à l'Assemblée. Donc il était un peu arrivé au bout de son système.
Peut-être qu'il réussira à survivre au dernier moment parce qu'il y a une décomposante de de la majorité qui le sauvera une extrémisme ce que je ne crois pas. Donc de toute façon, voilà, il était arrivé au bout de son histoire et le la la le le problème c'est que il a profité de ce moment aussi pour créer un électrochoc, c'est-à-dire pour dire enfin la vérité, de dire enfin la vérité sur les comptes publics. Je pense que les Français sont un peu surpris, beaucoup de Français n'étaient pas au courant, mais je pense que ça va infuser et je pense que c'est enfin c'est un acte historique cette déclaration de lundi dernier parce que bon même s'il avait déjà dit ça mais de manière beaucoup plus dire aussi moins claire et et là absolument terrible avec cette cette suite de chiffre bah parce que ce sont les réalités d'aujourd'hui.
Il faut qu'on se mette ensemble à un moment donné pour travailler là-dessus. Je pense que c'est pas possible aujourd'hui avec l'effiguration de l'Assemblée nationale. Donc ça ça reporte à je ne sais quand.
Est-ce qu'il y aura une désolution ? Est-ce qu'il y aura pas de dissolution ? Je pense qu'on on va quand même vers une période de tumulte terrible et que nous sommes aujourd'hui tous dans une sorte de grand 8.
Enfin, on est juste au début hein. On est juste au début et ça va aller de plus en plus vite. Le président Macron a dit qu'il n'envisageait pas de nouvelles dissolutions ni de démission.
Ouais. Mais enfin, il peut pas dire le contraire non plus. H mais mais sans se priver pour autant d'aucun outil constitutionnel qu'il était à sa disposition.
François Bairou. François Bairou est un homme qui rêve d'un destin à la Henri 4. Vous savez, il était il était très admirateur et il est toujours très admirateur d'Henry Cat.
Il n'avait pas manqué de rappeler lorsqu'il avait été nommé premier ministre que c'était le jour de la date anniversaire de la naissance d'Henry Cat. Il se rêve en grand réconciliateur. J'ai beaucoup filmé François Bairrou notamment depuis 2012 et il a toujours tendance même dans l'intimité comme ça même en off comme on dit à toujours romancer son histoire et essayer de s'inscrire dans les auteurs dans les grandeurs de l'histoire.
Je me souviens d'un François Bairou qui me racontait en off au lors d'un d'un déjeuner médiatique, si je puis dire, en tête à tête, que lorsqu'il était petit, il montait sur le toit de sa maison pour lire et regarder vers l'horizon et que déjà il fallait peut-être y voir euh le symbole d'un homme qui aimait prendre de la hauteur et tout ça. Il a toujours été comme ça François Bairou. Et je trouve qu'il est très difficile pour les commentateurs que nous sommes d'entrer dans la psychologie des personnages.
Qu'est-ce qui relève du pur pragmatisme ? Qu'est-ce qui relève du destin personnel ? C'est très compliqué.
Est-ce que François Bairou essaie de sortir, on va dire, avec les honneur le 8 septembre pour éviter le déshonneur du poste 10 septembre dont on ne sait rien de ce que cela peut donner ce mouvement. Peut-être sans doute qu'il ne veut pas avoir le même destin qu'en Ricard qui lui a fini assassiné. il veut peut-être y échapper parce que ça même s'il y a des jeunes romantiques un peu excités comme Branco qui prôent le retour de la guillotine parce qu'on en est quand même rendu dans cette période où on essaie véritablement d'exciter les passions par-delà la raison.
Par contre, ce qu'il ne faut pas, c'est que la peur des basses passions nous empêche de raisonner correctement. Le problème, c'est qu'aujourd'hui, on croit qu'on résout les problèmes en mettant encore plus d'austérité. Et c'est là où je suis en désaccord avec Franz que j'aime beaucoup par ailleurs et il le sait, c'est pas contre lui, il le sait très très bien Franz.
Mais ce que je veux dire par là, c'est que ce on ce n'est pas en travaillant plus et en entrant dans l'austérité pour pour régler des problèmes qu'on ne régèlera pas puisque'en fait ils sont pourris à la racine qu'on s'en sortira. La problématique c'est comment est-ce qu'on remet justement les gens dans une bonne dynamique, dans une dynamique de confiance. Explosion de la prise de psychotrope chez les jeunes de 12 à 25 ans.
C'est-à-dire un gros stress aujourd'hui dans le fait simplement de vivre dans ce pays. Explosion de la malbou. Je termine juste par là.
Je termine par là. Euh très rapidement, ce système libéral nous empêche de prioriser l'éducation. On gène l'éducation. prévoyez 4000 arrê ce discours de suppression 4000 postes supprimés on on prévoyait dans l'éducation nationale moi je crois qu'il vaut mieux j'espère pour une fois il en placer une on va le laisser parler puisqueil est parti là pour par une fois j'ai temps de parole de retard mais on n pas juste [Applaudissements] il y a il a repris un peu les méthodes de l'effice c'est-à-dire terrorise terrorise les adversaires, on caricature ses positions.
Moi je ne suis pas par je ne suis pas partisan de l'austérité. Je pense que c'est pas la solution. Je pense que la solution c'est de gérer bien.
C'est que 1 + 1 ça doit faire de et que et que ça ça le problème de la France c'est qu'elle dépense beaucoup plus qu'elle produit. Olivier faudrait qu'elle travaille un peu plus. Ça sont des mesures concrètes qu'il faut prendre et puis le travail doit être bien payé.
Mais là-dessus, c'est moi je veux dire de dire que je suis pour l'austérité mais c'est une caricature. C'està-dire que toute personne qui dit faut arrêter les bêtises c'està dire de de continuer comme ça à à faire des plans sur la comète et puis à faire payer les générations suivantes. Toute personne qui dit faut arrêter ça et pour l'austérité.
Mais non pas du tout. Moi, je suis pour une France gérée et je vais vous dire, non, je vais vous dire, attends, je termine là-dessus quand même. C'est que il y a quelqu'un qui a fait ça en 1958.
À l'époque, les imbéciles disaient c'est de l'austérité. Non, il appelait ça d'ailleurs plan de stabilisation et ou d'affailissement. C'est le général de Gaul en 1958.
Bon et ben ce plan qui s'appelait le plan Piné Ruef parce que c'est surtout le le l'économiste Jacques Ruf qui était derrière ce plan, ce plan, qu'est-ce qu'il a fait ? Bon, c'est vrai qu'il a serré un peu la ceinture une année ou deux pour serrer les déficits, empêcher surtout les déficits. Et qu'est-ce qui s'est passé dans les années qui ont suivi ?
Et bien, vous aviez une croissance économique. C'est pour ça que ça doit profiter à tout le monde. C'est pas des histoires d'austérité.
C'est absurde. C'est une caricature. Et en France, la France n'est pas un pays libéral quand on a 57 % de dépenses publiques.
C'est pas vrai ça. C'est parce que complètement intoxiqué par le discours et par la propagande de l'extrême gauche. La France n'est pas un pays libéral.
La France est un pays euh un peu étatiste, il faut bien dire les choses. Enfin, c'est pas il est pas menacé par le libéralisme. Et donc moi, je je si on si on regarde bien ce qui s'est passé en 1958, c'est qu'après ce plan et ben il y a eu une croissance en France de 5 à 6 %, c'est-à-dire une croissance à la chinoise.
Je pense que il faudra qu'on comprenne un jour, c'est que quand on gère bien un pays, on a de la croissance. Quand on le gère mal, comme l'a fait Emmanuel Macron depuis 2017, et ben on n pas de croissance. C'est c'est le cas aujourd'hui parce que effectivement on fait des déficit partout, on s'endettete et là bah quand on fait le bilan des années Macron, pas de croissance, le bilan des années de Gaulle croissance énorme.
Ça a pas empêché mes 68 et d'autres problèmes mais enfin il y avait une grosse croissance à l'époque. Il faudra peut-être un gouver un nouveau prochain gouvernement technique. Alors du coup s'il y a un aprèsb Oui mais mais mais mais philosoph aussi un petit peu et je sais que ça paraît souvent un gros mot la philosophie des Ouais bah très bien c'est plus ce qu'il me faut.
Euh philosophe, on oublie souvent un petit peu ça parce que vous savez, on parle toujours de croissance. On oublie on oublie souvent de parler de quel type de croissance. Aujourd'hui, on fabrique n'importe quoi juste pour pouvoir fabriquer de la richesse.
Vous savez euh aujourd'hui, on narrête pas de dire il faut serrer la ceinture, il faut une année ou deux comme dit Franz pour pouvoir faire en sorte d'aller mieux. La meilleure manière d'aller mieux déjà, c'est que par exemple les gens arrêtent de bouffer n'importe comment. Vous savez qu'on est quand même sur plusieurs dizaines de milliards qui nous sont coûtés par les maladies euh euh liées à l'obésité, lié au diabète.
Pourquoi ? Parce que parce que les gens mangent pas bien, parce qu'on produit n'importe quoi. Le jour, il y aura une philosophie de la production, on pourra déjà chiffrer en avant ce que coûte le malheur.
On pourra non pour chiffrer ce que coûte le malheur que coûte le malheur. Non non, mais c'est comme ça que ça fonctionne un petit peu aussi. Un peu de philosophie donc de l'économie, du calcul tout le temps.
OK. Un grand merci à à mon boomer préféré, Franz Olivier Gisbert. Merci d'avoir été avec nous tout cet été.
Franz Olivier, merci beaucoup. Belle rentrée. Merci.
B rentrée et Johann bah on vous retrouve demain pour le débat du dimanche avec Mathie Haw.
François Bayrou