Aleksandar Nikolic : "Pour le PS, les clandestins passent avant les Français !" (France Info)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 25 %Attaque 55 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 1:58OuverteRéponse directe
Ce budget est un budget de droite, a dit le PS dans un communiqué. Et pourtant, le PS ne votera pas la censure. Expliquez-nous.
- 2:59OuverteRéponse directe
Auréal Fondary, pour vous, le Parti Socialiste, aujourd'hui, c'est un allié du camp présidentiel ?
- 3:40OuverteRéponse directe
C'est quand même un soulagement pour vous, aujourd'hui, cette très probable non-censure du PS ?
- 4:33OuverteRéponse partielle
Quand même, vous dites que c'est un budget de droite. Est-ce que vous pensez...
- 5:22OuverteRéponse directe
L'autre info du jour, c'est la France insoumise qui crie une nouvelle fois à la trahison du Parti socialiste.
- 7:55OuverteRéponse directe
Vous nous dites en fait qu'il fallait reconduire le budget 2024.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:04Invité politiqueFait
« nous l'avons rappelé, nous l'avons toujours dit, ce budget n'est pas le nôtre. »
- 2:20Invité politiqueFait
« nous avons fait le choix au groupe socialiste de ne pas voter la censure, puisque nous disons qu'il faut un budget pour la France, que c'est notre responsabilité. »
- 3:50InvitéFait
« La France a besoin d'un budget pour fonctionner. Ne pas avoir de budget, ça met l'ensemble de nos concitoyens dans une difficulté immense. »
- 7:06InvitéChiffre
« la contribution sur les 0,1% des ménages les plus riches, donc on parle de 41 000 personnes, ça rapportera à peine 2 milliards. »
- 9:20InvitéChiffre
« Il y a 67 000 boîtes qui ont fermé. Toutes les 7 minutes, il y a une entreprise qui ferme dans notre pays. »
- 10:24InvitéFait
« Pour eux, c'est plus important qu'il y ait un avantage pour les clandestins pour se faire soigner par rapport aux Français, aux étrangers en situation régulière, qu'aux autres qui doivent, aux Français, qui voient l'âge de la retraite augmentée. »
- 13:33InvitéChiffre
« là, on parle quand même d'un budget qui, à la fin de l'année, produira 150 milliards de déficit. »
- 13:45InvitéChiffre
« La moitié du déficit est liée au déficit des retraites. Et privé les finances publiques de 60 milliards de recettes depuis 2022. »
- 19:16InvitéFait
« c'est vous qui allez à gouverner. Nous sommes en désaccord avec le budget, le gouvernement actuellement en place est complètement illégitime. »
- 21:46Invité politiqueFait
« il n'y a pas que les paroles, puisqu'il y a aussi les actes, et notamment les mesures que prend le ministre de l'Intérieur, Retailleau, sur notamment la circulaire, le durcissement des conditions pour la régularisation. »
- 23:54InvitéChiffre
« il manque 3 milliards pour l'hôpital, je ne vois pas pourquoi on attendrait une motion qu'ils n'ont même pas déposée. »
- 25:14InvitéChiffre
« mon collègue Louis Boyard a perdu hier l'élection municipale, mais il a augmenté son score de 10 points par rapport à la liste de gauche de 2020. »
Temps de parole
- Invité28 %
- Aleksandar Nikolic17 %
- Présentateur16 %
- Invité 216 %
- Invité 313 %
- Locuteur non identifié8 %
- Locuteur non identifié 23 %
≈ 3,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Alexandre Nikolic, député européen du Rassemblement National Henri Alfondari, député horizon d'Indre-et-Loire. Sandrine Runel est également avec nous, député PS du Rhône. Et puis Yannick Halimi est à mes côtés ce soir, l'une de nos éditorialistes politiques pour France Info. Le fait politique du jour, bien entendu, ça ne vous a pas échappé, François Bayrou qui a donc engagé cet après-midi à deux reprises la responsabilité de son gouvernement, le fameux article 49.3 de la Constitution, sur les budgets de l'État et de la sécurité sociale.
La France Insoumise, on va y revenir longuement, immédiatement déposer des motions de censure qui ont peu de chances d'aboutir puisque le PS s'est engagé à ne pas les voter. On écoute d'abord le Premier ministre.
Dans les dix jours, la France, à force de bonne volonté, de pas faire les uns vers les autres, d'efforts et de compréhension, la France aura son budget, aura ses budgets, ce qui sera un signal de responsabilité, de stabilité, adressé à ceux qui sont les premiers concernés, à ceux qui s'inquiètent à juste titre, à nos concitoyens. Et c'est de cela que vous déciderez. C'est pourquoi, Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les députés, j'ai l'honneur d'engager, en verti de l'article 49, alinéa 3 de la Constitution, la responsabilité du gouvernement sur le texte de la Commission mixte paritaire, complété d'amendements techniques et de coordination.
Alors, tous les regards étaient tournés aujourd'hui vers le Parti Socialiste. Et on profite de votre présence, Sandrine Runel, pour nous éclairer. Ce budget est un budget de droite, a dit le PS dans un communiqué qui a été publié cet après-midi. Et pourtant, le PS ne votera pas la censure. Ça peut paraître contradictoire, en tout cas pour certains de nos téléspectateurs. Expliquez-nous.
Alors, non, ce n'est pas contradictoire, puisqu'effectivement, nous l'avons rappelé, nous l'avons toujours dit, ce budget n'est pas le nôtre. Ce budget est un budget de droite, fait par un gouvernement de droite, présenté d'ailleurs par le Premier ministre François Béroux. Donc, ce n'est pas notre budget. Et donc, évidemment, nous n'allons pas le voter. Et d'ailleurs, nous ne l'avons ni voté au Sénat, ni en commission mixte paritaire. Donc, il n'y a aucune ambiguïté sur le rejet de ce budget.
Pour autant, en responsabilité, et ce sont des décisions qui ne sont pas faciles, nous avons fait le choix au groupe socialiste de ne pas voter la censure, puisque nous disons qu'il faut un budget pour la France, que c'est notre responsabilité. Même si ce budget n'est évidemment pas le nôtre et qu'il est parfaitement critiquable, nous devons avoir un budget pour la France. Nous sommes déjà au mois de février, donc c'est la responsabilité que nous prenons ce jour. Et donc, nous ne voterons pas la censure mercredi.
Auréal Fondary, pour vous, le Parti Socialiste, aujourd'hui, c'est un allié du camp présidentiel ? Avec cette non-censure ?
Je ne pourrais peut-être pas exagérer. Et puis, le camp présidentiel, il n'y a plus de camp présidentiel. Non, mais pardon, on en revient. Il y a eu une dissolution.
Ça, c'est une information, quand même, monsieur.
Attention, parce que si Emmanuel Macron vous écoute, ça ne va pas lui plaire.
Peut-être que ça ne lui plaira pas, mais il n'y a plus de camp présidentiel du soir de la dissolution. Il y a une majorité très, très, très relative qui a énormément de mal à se constituer. Ça aboutit la dernière fois à une censure de Michel Barnier. Cette fois-ci, vous voyez bien que les difficultés sont les mêmes.
C'est quand même un soulagement pour vous, aujourd'hui, cette très probable non-censure du PS ?
Pardon, ce n'est pas un soulagement pour moi. La France a besoin d'un budget pour fonctionner. Ne pas avoir de budget, ça met l'ensemble de nos concitoyens dans une difficulté immense et les entreprises et donc les emplois dans des conditions extrêmement défavorables. Donc, il est capital d'avoir un budget. Dire que c'est un budget de droite, pardon, effectivement, je suis de droite, je ne vois pas en quoi ce budget est de droite. Et la réalité, c'est que c'est un budget nécessaire, très, très insuffisant par rapport aux enjeux. Et heureusement, oui, le PS, qui fut un parti de gouvernement, se réveille et se dit qu'il y a une nécessité à ce qu'il y ait un budget.
Donc, il ne votera pas la censure. Ils le disent très bien. Ils n'ont pas voté pour ce budget, puisqu'il ne leur convient pas. Mais ils ne votera pas contre pour que la France ait un budget. Donc, c'est plutôt rassurant.
Juste une question. Quand même, vous dites que c'est un budget de droite. Est-ce que vous pensez...
Ah non, moi, je ne pense pas que ce soit un budget de droite, non ?
Ah, pardon, excusez-moi, j'avais mal, pardon, mais ce n'est pas grave. Ma question était, est-ce que vous pensez que ce budget est différent de celui qui aurait pu être voté sous Michel Barnier et que, de fait, le PS a eu véritablement une influence de fond sur telle et telle mesure et sur le budget en tant que tel ?
Si vous voulez, contrairement à ce que dit Éric Coquerel, c'est le même budget que Michel Barnier, avec des lâchés, si on peut dire, c'est-à-dire qu'il n'est plus dépensier pour ça, pour arriver à un accord, pour que les socialistes acceptent de ne pas le censurer. Donc oui, oui, c'est une nécessité.
Alors, l'autre info du jour, c'est la France insoumise qui crie une nouvelle fois à la trahison du Parti socialiste. Le vote de non-censure par l'EPS consomme son ralliement au gouvernement Bayrou. Le NFP est réduit d'un parti. C'est ce qu'a dit aujourd'hui Jean-Luc Mélenchon sur son blog. Vous êtes sur la même ligne, évidemment, ce soir. Le Parti socialiste ne fait plus partie du NFP. C'est ce que vous nous dites ce soir ?
Alors, d'abord, j'aimerais répondre à ce que viennent d'affirmer les collègues, puisque la collègue socialiste nous dit qu'en responsabilité, elle ne votera pas la censure. Et le collègue nous dit que la France a besoin d'un budget. Déjà, il se passe exactement la même chose qu'en décembre. En décembre, quand nous disions que nous allions censurer M. Barnier, vous vous souvenez, il y avait le chantage de Mme Borne qui nous disait que les cartes vitales ne fonctionneraient plus, que les fonctionnaires ne seraient plus payés, que les retraites ne seraient plus versées. Là, il se passe la même chose. On nous dit que la France a absolument besoin d'un budget.
Or, c'est faux, puisqu'en décembre, nous avons voté une loi qui s'appelle la loi spéciale qui permet de reconduire le budget de l'année dernière. Il se passe la même chose en Espagne depuis trois ans. Depuis trois ans, le gouvernement de Pedro Sanchez renouvelle les budgets des années précédentes, faute de majorité. Et renouveler ce budget, celui de l'année dernière, qui est déjà un budget austéritaire, permettrait d'éviter le pire, parce que contrairement à ce que dit M. le budget de M. Bayrou est pire que celui de M. Barnier. Il y a 6,5 milliards d'économies en plus.
Et c'est évidemment un budget de droite, puisqu'on a 2,5 milliards d'économies sur l'écologie, on a 1,5 milliard d'économies sur l'enseignement supérieur, on a 600 millions d'économies. Pardon, mais la contribution des grandes entreprises, la contribution des ménages les plus aisés, ce sont des mesures qui vont dans le sens de ce que vous voulez. La contribution des grandes entreprises et des ménages les plus aisés, elle ne s'appliquera que pendant un an en rapportant un budget dérisoire.
Par exemple, la contribution sur les 0,1% des ménages les plus riches, donc on parle de 41 000 personnes, ça rapportera à peine 2 milliards, ce qui est, pendant un an, ce qui est beaucoup moins que n'importe quel impôt de justice fiscale, comme l'ISF, comme la taxation, parce que vous parlez des contribuines pour les... Les 4 000 postes, madame, les 4 000 postes, les 50 millions... Les victoires que dans ce table le Parti Socialiste... Les Parti Socialiste a soi-disant gagné 400 millions sur 25 milliards d'économies. Sur les 4 000 postes, les 50 millions d'économies, il y avait 50 millions supprimés pour supprimer ces postes.
Ces 50 millions ont été rétablis, mais les 50 millions pour former ces personnes ont été supprimés, donc on arrive à zéro. De la même manière que dans le budget de l'éducation, il y a quand même 200 millions en moins, et il y a 1 400 postes de CPE supprimés. Donc j'aimerais savoir comment l'éducation nationale peut fonctionner...
Vous nous dites en fait qu'il fallait reconduire le budget 2024.
Moi, je dis que dans la situation, nous pouvions... Déjà, là, dans la situation, oui, mais c'est surtout que depuis le début, ça aurait été déjà à nous, le nouveau Front populaire, de proposer un budget. Et le budget que nous avions proposé, les mesures que nous avions votées à l'Assemblée à l'automne, allait dans le bon sens et permettait de réduire drastiquement le déficit avec des mesures de justice fiscale.
Merci, M. Nicolus. Oui, alors... Le RN n'est plus au centre du jeu, d'ailleurs, parce qu'avec cette non-censure, on sait désormais que le vote des députés RN n'aura pas d'incidence sur l'avenir politique de ce gouvernement.
Écoutez, c'est dommage d'ailleurs que les Républicains, sur certains sujets, abandonnent, je pense notamment à la hausse de la fiscalité, je pense sur une baisse de l'aide médicale d'État. Eux, ils sont prêts à participer à un gouvernement qui s'oppose à des idées qu'ils évoquent régulièrement.
On aurait pu peser, justement, en étant, nous, avec eux, par exemple, sur certains sujets, en menaçant, justement, eux, de sortir du gouvernement ou en demandant une motion de censure sur certains sujets qui vont dans l'intérêt des Français, qui vont aussi dans l'intérêt des classes rurales, par exemple, parce que je pense au malus sur les voitures thermiques qui a été validé, je pense à la hausse des taxes sur les chaudières à gaz. En réalité, je ne sais pas ce que ça veut dire, un budget de droite, parce qu'il y a encore une augmentation d'impôts dans ce pays. On a vraiment le sentiment que pour régler les problèmes budgétaires, il faut toujours, toujours augmenter les impôts.
On a battu des records de fermeture d'entreprises en 2024. Il y a 67 000 boîtes qui ont fermé. Toutes les 7 minutes, il y a une entreprise qui ferme dans notre pays. Et on va encore augmenter les impôts sur les entreprises françaises. Derrière ça, il y a des gens qui vont perdre leur boulot. Il y a des gens qui ont souffert.
Vous ne votez pas le budget.
Alors, je vous réponds, ce qui a été dit était pertinent sur un point, c'est qu'effectivement, ce n'est pas la fin du monde. Effectivement, il y a une loi spéciale et il y a un budget 2024 qui se poursuivrait. Nous, on va regarder concrètement, est-ce que c'est plus dans l'intérêt des Français de continuer avec le budget 2024, ou alors est-ce qu'on doit accepter ce budget 2025 qui va, je le disais, pas dans le bon sens sur beaucoup de sujets, mais comme déjà le budget 2024 n'est pas dans le bon sens. Mais juste, parce que j'ai moins parlé, juste si je peux me dire, parce que j'ai écouté tout à l'heure la représentante du Parti Socialiste.
Alors, elle n'a pas évoqué beaucoup de fonds, mais ils ont évoqué un casus belli ces derniers jours. Pour eux, c'était l'AME. Ils ont dit que s'il y avait une baisse de l'AME, alors là, ils voteraient une motion de censure. Je remarque qu'ils veulent aussi une motion de censure spéciale, je n'ai plus le terme exact, pour condamner les propos de M. Bayrou, spontané, pardon, sur la submersion migratoire. Alors, le fait qu'il n'y ait pas de remise en cause de la réforme des retraites avec un conclave organisé, sans savoir vraiment sur qu'est-ce que ça va donner sur l'âge de départ à la retraite, eh bien ça, là, pour eux, ce n'est pas un casus belli.
Je remarque que pour eux, c'est plus important qu'il y ait un avantage pour les clandestins pour se faire soigner par rapport aux Français, aux étrangers en situation régulière, qu'aux autres qui doivent, aux Français, qui voient l'âge de la retraite augmentée. On va laisser répondre, Mme Brunel,
et après, je vous redonne la parole. Mais c'est vrai que certains trouvent que le PS a reculé. Le PS avait dit « pas de 49-3 », le PS avait dit « abrogation de la réforme des retraites » et c'est vrai que sur ces points précisément, le PS n'a pas eu de gain de cause et pourtant, il y a cette non-censure. Qu'est-ce que vous dites ce soir ?
Alors, moi, je rappelle, en fait, là, on parle de la question du budget et puis pour répondre aux collègues qui sont en plateau, en fait, un budget de droite, ce n'est pas un budget de gauche. Et donc, nous, ce que nous disons, c'est qu'évidemment, si nous avions été en responsabilité, jamais nous n'aurions fait un tel budget avec des mesures aussi austères et des coupes aussi sombres. Pour autant, ce qu'on dit aujourd'hui, c'est que nous avons évité le pire. Les discussions qui ont été menées par le Parti socialiste, par les écologistes, les communistes, avec les différents ministres, ont permis d'éviter le pire.
Et donc, nous avons mesuré le budget 2024, les avancées qu'on pouvait trouver dans ce budget présenté, et notamment pour le budget de la sécurité sociale aussi. C'est important d'en parler, puisqu'aujourd'hui, le Premier ministre réactif, il est 2,493 sur les votes de ces deux budgets. Et donc, nous avons en responsabilité, encore une fois, mais c'est important de le rappeler, dit finalement, nous avons évité le pire aux Français, nous avons évité le pire aux classes modestes, aux petites retraites également. Et ce que nous constatons quand même depuis deux mois, et je défie quiconque sur sa circonscription, de me dire le contraire. Nous voyons bien quand même que l'économie est à l'arrêt.
Nous voyons bien dans le BTP qu'il y a des difficultés, que les chantiers ne se lancent pas, que les personnes, les ouvriers sur le terrain, ne sont plus recrutés, les promoteurs sont en attente. Donc, ce que nous disons, c'est que oui, aujourd'hui, il y a une nécessité qu'un budget soit présenté, adopté pour notre pays. Pour autant, c'est en aucun cas un blanc-seing à ce gouvernement, bien au contraire. Et donc, nous aurons l'occasion de pouvoir le censurer. Nous allons évidemment attendre la fin de l'exercice budgétaire, avec la question, bien sûr, du PLF, mais aussi du budget de la Sécurité sociale.
Et puis, ensuite, nous avons un travail d'opposition à mener, et nous continuerons, comme nous l'avons toujours fait à l'Assemblée, à le mener. Mais je rappelle quand même les quelques victoires que nous avons pu obtenir, et qui ont été rappelées par mes collègues socialistes, et notamment sur, bien évidemment, le budget pour les collectivités locales, les économies qui ne seront pas demandées, les efforts qui ne seront pas demandés aux collectivités locales, et ça, c'est important. Également, pour le fond vert, on va laisser aussi nos autres invités s'exprimer,
Henri Alphandari.
Oui, je voulais quand même rappeler à mes collègues que, là, on parle quand même d'un budget qui, à la fin de l'année, produira 150 milliards de déficit. C'est une catastrophe. Il n'y a pas d'économie réelle. Mais qui a créé 1 000 milliards de dettes ? La moitié du déficit est liée au déficit des retraites. Et privé les finances publiques de 60 milliards de recettes depuis 2022. Et la deuxième chose, cher collègue, vous faites une grosse confusion. Une loi spéciale, ça ne me permet pas de porter les crédits d'investissement. Pourquoi la France est à l'arrêt tel que c'est décrit ? C'est-à-dire que tous les programmes, les programmes écologiques dont vous parlez, sont des investissements.
Ils ne peuvent pas être engagés avec une loi spéciale. L'ensemble de l'investissement... Tous les mois, les programmes budgétaires, c'est ici. Non, pas du tout. Vous vous trompez totalement. Ce n'est que les crédits de fonctionnement de l'année 2024 qui sont reconduits. Tous les crédits discrétionnaires et d'investissement sont bloqués. Une loi spéciale ne permet pas de les mettre en œuvre. C'est bien pour ça que tout le monde est extrêmement inquiet et que la France est à l'arrêt. Donc, en fait, vous faites une confusion. Non, il n'y a aucune confusion. Non, non, si, si, totale. La loi spéciale ne permet pas de faire ça. Vous citiez les propos de Mme Borne. Et là, vous avez raison.
Justement, les remboursements de soins ne sont pas des crédits d'investissement. C'est des crédits de fonctionnement. C'est ce qui fait que les gens seront remboursés. Mais pour le reste, tout le reste est gelé. Ce n'est pas une loi spéciale qui le permet. Il faut un budget. C'est pour ça qu'il est responsable de voter un budget, aussi mauvais soit-il. Parce que quand on vient dans un pays qui a 57% de dépenses publiques, vous comprenez bien que tout le monde vit avec de l'argent public. Et que couper ça d'une manière sèche, c'est mettre la totalité du pays à l'arrêt.
Et d'ailleurs, avant de vous donner la parole, il y a plusieurs études, plusieurs sondages ces derniers jours qui montrent que les Français en ont ras-le-bol de cette instabilité et qui veulent en finir avec ce budget.
C'est parce que c'est le récit qu'on leur raconte, qu'il y aura un shutdown. Mais tout cela est faux. Là, certains ministères ont reçu des instructions de prendre des décisions, par exemple de geler les services civiques après le 1er février, de geler les dépenses du pass culture, alors même que le Parlement ne s'est pas prononcé sur le budget. Quand j'entends ma collègue qui dit qu'il faut absolument… – Ça n'a rien à voir, ça n'a rien à voir, ça ne comprend pas. – Si, le gel des services civiques est gelé par l'idée que la France n'aurait pas de budget, alors même que le Parlement ne s'est même pas prononcée. C'est des décisions prises a priori.
– Vous parlez des collectivités locales, les DETR décident des mots horribles que nos concitoyens ne connaissent pas, c'est gelé. – La collègue a parlé de l'histoire sur les collectivités locales. Il y a 7 milliards en moins pour les collectivités. Même le département de l'Hérault, qui a été un département aux mains du Parti Socialiste, a suspendu tout son budget pour la culture en prévision du budget de l'État qui ne serait pas voté. Là, le Parti Socialiste rappelle qu'il a soi-disant eu des victoires. En réalité, il n'y en a aucune.
Par exemple, ils ont parlé aussi de l'agence bio qui coûte 2,5 millions, alors qu'il y a 1,5 milliard d'économies sur l'agriculture et sur l'écologie, ce qui est catastrophique. – Je me permets de vous interrompre.
Effectivement, depuis tout à l'heure, on entend tous les représentants de la France insoumise tenir cet élément de langage qui est de dire qu'on aurait pu, là, ça s'est apparu aujourd'hui, on aurait pu effectivement reconduire les crédits mois par mois. – Oui, ce n'est pas un élément de langage,
c'est les éléments de notre président de la Commission des Finances, c'est pour les éléments d'économistes.
– Non, mais juste, admettons, je pense que vous avez en partie raison et en partie tort, parce qu'il y a notamment les crédits aux collectivités locales qui sont extrêmement importants dans les investissements qui ne pouvaient pas être passés par les douzièmes du budget de 2024. Mais juste une question, admettons qu'on serait restés dans ce contexte-là de budget de 2024, quel est votre scénario politique à la suite de ça ? Ce serait quoi ? Que le PS, donc, du coup, renverse M. Bayrou et ne fasse pas du shutdown, comme vous dites, un alibi pour ne pas voter la censure ? On ne comprend pas…
– Mais oui, le PS n'a pas envie de voter la censure, puisque quand il propose une motion de censure dite 49 alignée à 2, en faisant en sorte que le Rassemblement national ne la vote pas, alors qu'ils ont l'occasion sur le budget de faire tomber et le gouvernement et le budget…
– Mais donc, le gouvernement serait tombé de François Bayrou, et donc ?
– Et le gouvernement, si le gouvernement de François Bayrou était tombé, c'est ce que nous réclamons depuis le début, nous avons remporté les élections législatives, et donc, depuis le 7 juillet, nous devons être appelés à gouverner le pays. – C'est ça, vous pensez que vous auriez plus qu'à gouverner jusqu'au mois du juillet ? – Et donc, les raisons de censurer, elles sont multiples. – Vous restez sur le fait qu'en étant moins que nous additionnés, c'est vous qui allez à gouverner. – Nous sommes en désaccord avec le budget, le gouvernement actuellement en place est complètement illégitime, il ne représente pas les élections, les gens nous en parlent encore.
– Et donc, Emmanuel Macron devrait, à la suite de ça, nommer Lucie Casté à Matignon. – Lucie Casté ou quelqu'un d'autre, quelqu'un que nous aurions choisi.
– Vous avez particulièrement l'impression qu'à travers l'ensemble des élections partielles et intermédiaires, que votre légitimité est jugée suffisante par rapport aux Français ? – Mais quelle élection partielle ? – Je ne sais pas, là, il y a eu des élections municipales, il y a eu des élections législatives partielles,
on est en train de tout mélanger, je voudrais qu'on revienne, on va revenir quand même sur ce qui s'est passé cet après-midi, on évoquera cette élection municipale à Villeneuve-Saint-Georges un petit peu plus tard. – Ce budget va très probablement être adopté, quelle va être l'attitude du RN désormais ? Est-ce que le parti va toujours brandir cette épée de Damoclès au-dessus de François Beyrou à chaque fois qu'un projet de loi ne vous plaira pas ?
– Non mais, on va se concerter, donc, mercredi à 15h, justement pour savoir s'il y aura censure ou pas, en tout cas de M. Bayrou. – Après, comme on l'avait fait avec M. Barnier, on avait exprimé des idées en disant, justement, il faut absolument nous suivre sur certains sujets sans appliquer notre programme.
On est, Lucie, on ne dit pas censure pour censure, on sait qu'il n'y aura pas une application de notre programme, mais cesser d'aggraver la situation, cesser d'augmenter les impôts, par exemple, mettre en place une politique, justement, pour réduire l'immigration et que ça se voit dans les autorisations d'engagement budgétaire, enfin, qu'il y ait des choses concrètes, qui sont demandées d'ailleurs par une majorité de Français, et là, on a toujours le sentiment qu'on mène la même politique, et c'est pareil sur l'énergie, où on voit des choix qui peuvent être réalisés, qui vont encore sacrifier le nucléaire, alors que c'est ce qui nous permet d'avoir une énergie, un prix de l'électricité moins cher.
– Le PS, on l'a évoqué. – Alors que l'article relatif à l'augmentation des prix de l'électricité est toujours dans le budget. – L'article 4, oui. – L'électricité va augmenter pour 10 millions de personnes cette année, et tous les Français en 2026. Pourquoi vous ne censurez pas, puisque vous essayez de la ligne rouge ? – Ça fait partie de ce qu'on avait annoncé comme ligne rouge, bien sûr, et on essaie, et on fait tout pour peser par rapport à ça, justement. Et c'est pour ça qu'il y aura cette discussion, justement, parce que pour l'instant, on n'est pas suivi sur ce sujet, alors que ça nous semble essentiel.
Il y a eu un retour sur l'augmentation de la taxe sur le prix de l'électricité, mais cet article 4, effectivement, pose problème, parce qu'il va engendrer un prix de l'électricité qui va être en augmentation constante, et à partir de cet été 2025. Et c'est ça qui nous intéresse, nous, concrètement. Vous parlez d'instabilité, mais l'instabilité, c'est l'aggravation permanente. Qu'ils nous écoutent, et qu'ils n'aggravent pas la situation des Français par ces hausses de fiscalité, par les sujets que je viens d'évoquer, par exemple, notamment pour les ruraux, qui vont voir encore leur pouvoir d'achat diminuer avec certaines taxes, eh bien, évidemment, on ne censurerait pas.
Et l'instabilité, elle est la conséquence, je suis désolé aussi, d'un mode de scrutin aujourd'hui qui n'est pas adapté à ces trois blocs, parce qu'il n'y a pas ces blocages en région, en commune, où il y a plus de blocs, parce qu'il y a un scrutin proportionnel avec une prime majoritaire qui permet de dégager une majorité. Celui qui arrive en tête, eh bien, a le pouvoir, et peut dicter sa politique, et il n'y a pas ce blocage. Et il est aussi la conséquence, je suis désolé, mais d'une réunion, d'une alliance contre-nature de l'extrême-gauche à LR pour nous empêcher de gagner en juin dernier.
François Bayrou, on le sait, a ouvert la porte, on le verra dans les semaines et dans les mois qui viennent.
Il faut que ce soit avec une majoritaire, parce que sinon, on sera toujours bloqués.
L'autre fait politique de cette journée, c'est que le PS, décidément sous les projecteurs aujourd'hui, a annoncé le dépôt d'une autre motion de censure pour contester les propos de François Bayrou. Vous le savez, on en a beaucoup parlé, sur la submersion migratoire. Je me retourne vers vous, Sandrine Runel. Formule qui, selon le PS, participe à la trumpisation du débat public. C'est quoi la trumpisation du débat avec cette formule de submersion migratoire ? Expliquez-nous.
Alors, oui, ce que nous avons dit, c'est que... Alors, il n'y a pas que les paroles, puisqu'il y a aussi les actes, et notamment les mesures que prend le ministre de l'Intérieur, Retailleau, sur notamment la circulaire, le durcissement des conditions pour la régularisation, notamment des travailleurs sans papier, des personnes quand même qui travaillent, qui cotisent et qui créent de la richesse dans notre pays, mais qui ne sont pas en situation régulière.
Et donc, ce que nous disons aujourd'hui, c'est qu'avec la légèreté, avec la violence des propos qui sont tenus par le Premier ministre, en fait, nous assistons à une surenchère permanente et qui, évidemment, plaît beaucoup au Rassemblement national, mais où chacun peut dire tout et n'importe quoi avec une violence...
Vous savez que cette motion n'a aucune chance d'être votée par le RN ?
Alors, peu importe, en fait, nous, nous ne sommes pas là pour savoir si ça va être voté par le RN, si ça va être voté par Horizon ou par la droite républicaine. En fait, ce n'est pas ça, notre sujet. Nous, ce que nous disons, c'est que nous ne laisserons rien passer à ce gouvernement. Et donc, les propos qui ont été tenus par le Premier ministre, les actes qui sont ceux du ministre de l'Intérieur, mais je pourrais prendre le ministre de la Justice parce qu'aujourd'hui, il y a une surenchère, nous ne les laisserons pas passer.
Donc, nous déposerons, évidemment, une motion de censure, puisque la Constitution nous le permet, sur, effectivement, à la fois ses propos, parce que c'est une attaque à nos valeurs républicaines, à la solidarité, à la fraternité dans notre pays. Et c'est ça que nous appelons, en fait, la traumatisation du débat. C'est qu'aujourd'hui, on dit tout et n'importe quoi et surtout, on essaye de taper sur les plus fragiles et les plus modestes.
Alors, une motion de censure pour protester contre la submersion migratoire, voilà une motion qui pourrait trouver grâce aux yeux de la France insoumise ?
On est sur une motion d'affichage. Moi, il me semble que quand on propose une motion de censure, un amendement, une proposition de loi, quand on est parlementaire, c'est pour que ce soit adopté, ce n'est pas pour faire joli. Donc, à partir du moment où il y a une occasion, dès mercredi, de faire tomber le gouvernement sur le budget, qui prévoit une baisse de 111 millions de l'AME, et je croyais que pour le Parti Socialiste, c'était une ligne rouge et qui prévoit aussi 6 500 places en moins pour les demandeurs d'asile, et je pensais aussi que pour le Parti Socialiste, c'était une ligne rouge.
Quand on peut aussi le faire tomber sur le budget de la Sécurité Sociale, où il manque 3 milliards pour l'hôpital, je ne vois pas pourquoi on attendrait une motion qu'ils n'ont même pas déposée, d'ailleurs, il n'y a aucune date.
Sur le fond, c'est une motion que la France insoumise
aurait pu déposer, sur le fond.
Pourquoi vous ne dites pas tout simplement
qu'on est d'accord avec ça ? Moi, je suis d'accord avec le fait que le gouvernement de M. Bayrou s'est extrémisé. Évidemment, comme toute personne de gauche qui se respecte, je ne peux pas supporter M. Retailleau et M. Darmanin qui font le pont avec l'extrême droite. Mais je ne vois pas l'intérêt, alors qu'il y a 4 motions dans les jours à venir, une sur le budget, une sur la première partie du budget de la Sécurité Sociale, une autre sur la deuxième partie, une autre sur la troisième partie.
Pourquoi on attendrait cette motion qui n'a aucun intérêt et dont le seul but du Parti Socialiste, c'est finalement qu'elle ne passe pas, puisque leur but est d'empêcher que le Rassemblement National la vote. Et sans les voix du Rassemblement National, on ne peut pas adopter une motion de censure à l'Assemblée, il faut être 289.
Je voudrais aussi vous faire réagir, donc on l'a évoqué tout à l'heure, sur ces municipales qui ont eu lieu hier à Villeneuve-Saint-Georges et une défaite de Louis Boyard qui a été battu par la candidate des Républicains. Est-ce que ce n'est pas une conséquence quand même de la désunion de la gauche ? Est-ce que vous n'avez pas peur que ce scénario se répète, se confirme, si la scission se précise une nouvelle fois avec le PS ?
Alors, effectivement, mon collègue Louis Boyard a perdu hier l'élection municipale, mais il a augmenté son score de 10 points par rapport à la liste de gauche de 2020. Les voix de gauche ont augmenté de 36%, alors que celles de LR ont baissé de 18%, ce qui est plutôt un signal très positif pour nous. Pourquoi il y a eu des unions ? Revenons-en au début. Nous avons fait 39% aux européennes dans cette commune. Les communistes ont fait 2%. Les communistes voulaient la tête de liste. Il me semble que quand quelqu'un fait 39% et quand quelqu'un fait 2%, c'est plutôt à la liste qui a fait 39% de prendre la tête de liste, raison pour laquelle il n'y a pas eu d'union possible.
Pour clarifier qui devait avoir la tête de liste, nous avons donc remporté le premier tour. Nous avons appelé les autres forces de gauche qui s'étaient unies dans une autre liste à se rallier derrière Louis Boyard, ceux qu'ils ont refusé. et ils se sont retirés.
Donc à l'arrivée, c'est une illustration que quand la gauche avance divisée, c'est très compliqué. Donc à l'arrivée, c'est l'enseignement. C'est très gentil.
On peut dire aussi que quand elle est menée par LFI, elle plaît. Mais nous avons progressé. Mais moi, ce que je voudrais dire, c'est que cette élection, elle illustre autre chose. Elle illustre que, alors qu'il y aurait dû avoir un cordon sanitaire contre l'extrême droite comme dans le reste des élections de notre pays, de M. Retailleau au macroniste à l'extrême droite, tout le monde a appelé à faire barrage à la Louis Boyard, à la France Insoumise, avec notamment M. Retailleau, qui a pris position dans cette élection, alors même qu'il est le ministre en charge de l'élection et qu'il devrait rester neuf. M. Retailleau n'a pas...
Le candidat RN face à M. Boyard !
La candidate face à M. Boyard, il y avait l'ex-maire de Villeneuve-Saint-Georges qui a fait un salut nazi en plein conseil municipal, donc je ne pense pas qu'on ait une droite modérée. Qui n'est pas la candidate LR. Et la candidate LR qui était l'ancienne première adjointe ayant soutenu ce candidat, soutenu par l'extrême droite. Vous avez bien des gens qui tiennent des propos antisémites autour de vous. Vous avez bien des gens qui tiennent des propos antisémites autour de vous. Excusez-moi, à la France Insoumise, vous en avez quelques-uns. Non, mais on ne vous associe pas à ça. N'associez pas la première adjointe au maire qui a commis un acte répréhensible. Non, mais quel propos ?
Elle n'a jamais tenu le moindre propos. Non, mais j'ai pas dit que... Mais elle était dans la liste initiale... Non, mais elle n'était pas la candidate d'extrême droite. Elle n'était pas la candidate d'extrême droite. L'extrême droite a appelé à voter pour elle pour faire barrage. Aloui Boyard qui nous montre des exemples de tenue tous les jours.
C'était une autre raison du manque d'unité de la gauche. Un manque d'unité relatif tout de même. Ils n'ont jamais appelé au second tour à voter pour la candidate de droite. Je ferme la parenthèse. Une autre raison de la division, c'était la présence sur la liste de M. Boyard, d'un influenceur qui, dès le 7 octobre, avait soutenu le ramasse et l'appelait comme une organisation résistante et non pas terroriste. Donc ça, il faut aussi que vous preniez cela en compte pour votre stratégie, peut-être politique. À venir, juste une question. Il nous reste vraiment 30 secondes.
Je comprends que vous me citiez des 4 octobre qui ont été relayés par des comptes d'extrême droite. C'est-à-dire que vous avez été modifiés, mais tout ça fait partie de la campagne de calomnie dont nous sommes l'objet. D'ailleurs, la semaine dernière, ça a été très peu relayé, mais l'enquête qui visait ma présidente de groupe, Mme Pannot, pour Apologie du terrorisme, qui était complètement risible, a été classée sans suite, comme celle sur Mme Obono. Et M. Bruno Attal, qui a insulté ma collègue Hercilia Soudé, d'antisémite à plusieurs reprises, a été condamné par la justice pour injure publique. Donc voilà nos résultats judiciaires la semaine dernière. Et on doit s'arrêter là.
À la différence de la campagne de calomnie dont nous sommes l'objet.
Et on doit s'arrêter là. Merci beaucoup. Merci beaucoup à tous les 4, à tous les 5, pour votre présence ce soir sur France Info.
Aleksandar Nikolic