70 ans de carrière : Pierre Perret, monument de la chanson française
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 80 %Attaque 10 %Défensif 10 %
Questions et réponses
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Votre premier succès populaire, vous l'avez chanté à l'Olympia devant un public de blousons noirs déchaînés qui venait applaudir les Rolling Stones et pas vous, a priori.
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C'est en 66 avec 'Les Jolies colonies de vacances', que vous avez pris la musique et votre carrière au sérieux.
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En plus, à l'école, vous n'aviez pas que des bons souvenirs.
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Que dirait Y.de Gaulle si elle savait qu'on a donné votre nom à 45 écoles?
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Isabelle, votre phobie, c'est les courants d'air. Devoir annuler une représentation à cause d'un rhume ou un coup de froid, c'est une hantise chez vous.
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C'est un pas de côté qui ne se termine pas par une happy end mais par une open end. Expliquez-nous.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:00P.PerretFait
« Il y a eu le feu à la salle. Ca les a fait marrer, les gosses. »
- 10:00P.PerretFait
« J'ai dit que je ne tousserai pas. J'y vais et je chante tout. »
- 15:00P.LescureFait
« Vous avez même le record des artistes vivants avec leur nom donné à un établissement scolaire. »
- 20:00I.CarréFait
« J'ai vraiment joué aphone au Théâtre du Rond-Point. Je suis arrivée aphone. »
- 25:00I.CarréFait
« C'est une pièce qui fait beaucoup rire. Il y a un sens de la formule... C'est très bien écrit. C'est fin et drôle. »
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonsoir à tous les 3. On est ravis de vous réunir pour célébrer vos 25 ans d'amitié et de complicité professionnelle. Et les 70 ans de carrière de Pierre. - I.Carré: Où est le gâteau? - A.-E.Lemoine: Il y a des coco de Paimpol qui vont cuire.
Votre premier succès populaire, vous l'avez chanté à l'Olympia devant un public de blousons noirs déchaînés qui venait applaudir les Rolling Stones et pas vous, a priori. - P.Perret: Ils n'étaient pas venus pour moi. - A.-E.Lemoine: Il paraît que vous aviez peur de monter sur scène et de vous faire lyncher. - P.Perret: La productrice me disait d'y aller, que tout le monde s'était fait virer. "Il ne reste plus que toi!" B.Coquatrix est venu pour me supplier d'y aller. "Tu vas t'en sortir!" Des faux-culs! - A.-E.Lemoine: Et là, miracle... - P.Perret: Il y a eu le feu à la salle.
Ca les a fait marrer, les gosses. C'était des gamins de 18 ans. Ils voulaient voir les Stones.
Le reste, ils en avaient rien à cirer. J'ai enchaîné, j'ai chanté 5 ou 6 chansons. Il y avait le feu.
Tout le monde m'embrassait. En coulisses, M.Jagger se demandait qui était ce putain de Français qui faisait un tabac. - A.-E.Lemoine: C'était bibi.
C'était vous! - P.Perret: On est en 63-64. - A.-E.Lemoine: C'est en 66 avec "Les Jolies colonies de vacances", que vous avez pris la musique et votre carrière au sérieux. - P.Perret: Les jolies colonies de vacances.
Merci, maman, merci, papa. - A.-E.Lemoine: Là, scandale d'Etat, avec notamment cette phrase "hier, j'ai glissé sur une chaise en faisant pipi dans le lavabo".
Ce qui a mis Y.de Gaulle en fusion. Vous êtes interdit d'antenne.
Malgré tout, G.Lux vous invite. Il vous demande de tousser au moment des passages problématiques de la chanson? - P.Perret: Oui. "Tu le feras, mais il faut que tu tousses." Moi, j'ai dit que je ne tousserai pas.
J'y vais et je chante tout. Il m'a dit qu'à ce moment-là, je serai interdit pendant un an. J'ai dit que je m'en foutais et j'y suis allé.
Un copain réalisateur, je lui ai dit qu'il fallait qu'il me fasse un plan comme ça quand je parlais de faire pipi dans le lavabo et je l'ai dit très fort! - P.Lescure: Que dirait Y.de Gaulle si elle savait qu'on a donné votre nom à 45 écoles?
Vous avez même le record des artistes vivants avec leur nom donné à un établissement scolaire. Vous allez à toutes les inaugurations, même sur les aires d'autoroute. - D'un air de chanson à une aire d'autoroute, il n'y a parfois que quelques notes.
Tout, tout, vous saurez tout sur l'univers musical de P.Perret en vous arrêtant sur cette aire située sur l'A62 entre Toulouse et Agen. Le chanteur en personne a inauguré le lieu qui porte désormais son nom. - P.Lescure: C'est mieux que les monuments aux morts!
C'est magnifique. - P.Perret: C'est hors de moi.
Chaque fois, je regarde comme si c'était pas moi. - P.Lescure: En plus, à l'école, vous n'aviez pas que des bons souvenirs. - P.Perret: Moi, si.
L'école, peut-être que non, mais moi, si. J'étais vraiment heureux à l'école. Il n'y avait que le français qui m'intéressait.
Le reste, quand il y avait des calculs ou que le train passait...
C'était mon cauchemar! - P.Cohen: Dans votre enfance, il y avait aussi le bistro de vos parents, à Castelsarrasin.
C'est là que vous apprenez les mots. Vous apprenez à les aimer. A 14 ans, c'est avec un saxophone sous le bras que vous passez le concours du conservatoire de Toulouse, coaché par votre maman.
On va voir un sujet de 73 où vous revenez sur les lieux de votre enfance à Castelsarrasin. - Il n'aimait pas l'école. Ca tombait bien pour lui.
Il y a passé le certificat d'études à 14 ans et il voulait continuer la musique. Son professeur le préparait pour passer le conservatoire. Je lui ai dit: "Pierrot, si tu ne réussis pas le conservatoire, tu reviens à l'école." Je me souviens toujours du jour où il a passé son concours au conservatoire, à Toulouse...
Quand il a ouvert la porte, le soir, quand son père le ramenait...
Il ouvre la porte et crie: "Maman, je ne vais plus à l'école!" J'ai compris qu'il avait été reçu. - P.Cohen: Reçu avec l'amour de la musique et l'amour des mots de l'autre côté.
Mais vous n'aviez pas encore l'idée de faire des chansons, à ce moment-là. - P.Perret: Pas du tout.
Mais j'aimais l'univers de la chanson. J'écoutais des gens comme C.Trenet, jusqu'à G.Brassens... - A.-E.Lemoine: C'est dans le café de vos parents que vous avez peut-être entendu cette expression géniale que vous utilisez encore aujourd'hui: raccrocher la guimauve.
Ca veut dire qu'il faut prendre sa retraite. Ca, il n'en est pas question. Vous dites que vous n'avez jamais autant travaillé qu'aujourd'hui.
Même si vous levez le pied sur les concerts? - P.Perret: Je n'ai pas envie...
Je me suis donné en spectacle toute ma vie, mais je ne voudrais pas que la dernière image de moi soit un mec qui perd ses légumes... - A.-E.Lemoine: Qui a des trous de mémoire... - P.Perret: Qui commence à chercher ses mots...
Je ne supporterais pas. Les gens ne méritent pas ça. Les gens me disent qu'ils m'aiment.
Ils ne méritent pas ça. On m'arrête dans la rue pour me dire ça. Je ne voudrais pas les décevoir.
Ce serait trop triste pour moi. - A.-E.Lemoine: Les trous de mémoire sont la hantise des interprètes, des comédiens.
Isabelle, votre phobie, c'est les courants d'air. Devoir annuler une représentation à cause d'un rhume ou un coup de froid, c'est une hantise chez vous. - B.Campan: Elle n'annule pas.
Jamais. Même aphone, elle vient jouer. - I.Carré: J'ai vraiment joué aphone au Théâtre du Rond-Point.
Je suis arrivée aphone. J'ai dit à J.-M.Ribes qu'on ne pouvait pas.
Il m'a dit que si, qu'on mettrait un micro. J'ai chuchoté pendant toute la représentation. Une heure quarante de monologue.
Ca a tenu. Les gens ne partaient pas. Je crois qu'il y a un truc qui nous dépasse.
Il y a une communication qui se fait. - A.-E.Lemoine: Ce n'est pas un coup de froid mais un coup de coeur qui vous tombe dessus sur cette pièce, "Un pas de côté" dans votre vie conjugale respective.
Vous avez tous les 2 rendez-vous tous les jours sur un banc. Vous apprenez à vous connaître. La grande question que pose cette pièce, c'est: est-ce que parler avec quelqu'un qui n'est pas son mari ou son épouse, c'est tromper? - I.Carré: Parler avec cette tendresse, qui ne naît pas tout de suite...
Ce n'est pas un coup de foudre. Il leur faut du temps. C'est ce que je trouve très juste et réaliste.
Les gens racontent qu'ils ont eu des coups de foudre. Moi, non. - B.Campan: Pourquoi tu me montres... - I.Carré: Quand on apprend à se connaître, oui, l'amour et la tendresse peuvent naître.
L'amitié et plus si affinités. - B.Campan: Ca pose plusieurs questions, à partir de quel moment on devient infidèle...
C'est une pièce qui parle vraiment à tout le monde et aux couples en particulier. - P.Cohen: Ca fait du monde. - B.Campan: Effectivement. - I.Carré: C'est pour ça que c'est bien plein. - A.-E.Lemoine: C'est un pas de côté qui ne se termine pas par une happy end mais par une open end.
Expliquez-nous. - I.Carré: En français... - A.-E.Lemoine: Sans le dire... - I.Carré: C'est une pièce qui fait beaucoup rire.
Il y a un sens de la formule...
C'est très bien écrit. C'est fin et drôle. Il y a des moments hilarants.
Il y a aussi beaucoup d'émotion. Il y a des virages à 90 degrés que j'adore prendre. Quand ça se mélange comme ça, quand on rit et qu'on est cueilli par une émotion... - B.Campan: C'est vraiment un voyage qui commence vraiment par le rire et, petit à petit, les questions se posent et l'émotion arrive, et on va loin dans l'émotion. - I.Carré: Ce titre, c'est beau.
C'est vraiment ça, la pièce. Je lisais tout à l'heure M.Serres qui disait "je pense, donc je bifurque".
Finalement, se dire que ce pas de côté,