Aller au contenu
Tous les transcripts
Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 27 octobre 2026 25 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheSolidarités & familleJusticeImmigration & asile

Réforme de Parcoursup, colère sociale, libération de la parole raciste... Le "8h30 franceinfo" de Clémence Guetté

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 62 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteÉludée

    Est-ce que vous saluez cette décision de réforme de Parcoursup ?

  • 1:42RelanceRéponse directe

    Pourquoi vous dites déjà que ça ne servira à rien ?

  • 3:00OuverteRéponse partielle

    Par quoi vous voulez remplacer Parcoursup ?

  • 3:56FerméeRéponse directe

    Vous voulez supprimer toute sélection ?

  • 6:05ComplaisanteÉludée

    Est-ce que ce n'est pas tromper la jeunesse que de leur faire croire que toutes leurs revendications pourront être satisfaites ?

  • 7:57FerméeRéponse partielle

    Vous vous réjouissez du désordre, comme dit Emmanuel Macron ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:26Invité politiqueFait
    « Ah non, pas du tout. Je reprends les termes des organisations lycéennes. »
  • 0:59Invité politiqueFait
    « Le ministre a annoncé, en gros, que c'était un processus de sélection injuste, et en ça, il a raison. »
  • 1:08Invité politiqueFait
    « Les lycéens dénoncent la façon dont ça opère un tri social dans le pays. »
  • 2:29Invité politiqueChiffre
    « 15 000 places. »
  • 2:31Invité politiqueChiffre
    « Les lycéens et lycéennes en demandent 250 000 places. »
  • 2:37Invité politiqueChiffre
    « Ils ont perdu 3 000 euros de pouvoir d'achat en 10 ans. »
  • 4:17Invité politiqueChiffre
    « C'est l'équivalent de 50 000 places dans les universités qui ont été fermées. »
  • 4:51Invité politiqueChiffre
    « Il faut 250 000 places en plus. »
  • 5:01Invité politiqueChiffre
    « Ce serait 5 milliards dès l'année prochaine pour le bâti scolaire et pour la construction et la rénovation. »
  • 8:11Invité politiqueChiffre
    « 10 millions de personnes pauvres, plus 2 millions sous la Macronie. »
  • 8:15Invité politiqueChiffre
    « Plus de 1000 milliards de dettes supplémentaires. »
  • 10:03Invité politiqueChiffre
    « C'est encore 54 milliards de coupes budgétaires. »
  • 10:20Invité politiquePromesse
    « L'augmentation du SMIC, le SMIC à 1700 euros. »
  • 16:40Invité politiqueFait
    « Il disait Mein Kampf, a priori, cet ouvrage-là a été retrouvé chez lui. »

Temps de parole

  • Clémence Guetté63 %
  • Présentateur17 %
  • ?7 %
  • Invité6 %
  • Invité 25 %

≈ 26,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Audrey. Bonjour. Et bonjour Clémence Guettet. Bonjour. Merci d'être avec nous. Le gouvernement a donc dévoilé hier les mesures censées répondre à la colère des lycéens et des étudiants. La plus emblématique, c'est sans doute la réforme, puis le remplacement promis pour 2028 de la plateforme d'accès à l'enseignement supérieur Parcoursup. Est-ce que vous saluez cette décision

0:20
Locuteur

?

0:21
Clémence Guetté

Ah non, pas du tout. Je reprends les termes des organisations lycéennes. Quand elles sont sorties de ce rendez-vous, elles ont dit leur déception.

0:30
Locuteur

Certaines ont dit aussi

0:30
Présentateur

que ça allait dans le bon sens.

0:31
Clémence Guetté

Oui, les organisations lycéennes, notamment représentées par des proches des macronistes, ont dit que ça allait dans le bon sens. Mais les organisations qui se mobilisent principalement

0:41
Locuteur

dans la rue... Ça ne les

0:42
Présentateur

disqualifie pas en soi d'être proches

0:43
Locuteur

des macronistes. D'accord, mais quand vous êtes

0:44
Clémence Guetté

macroniste, vous êtes plutôt satisfait du gouvernement. A priori, il en reste quelques-uns dans ce pays, c'est très rare, mais ça arrive. Toujours est-il, si vous allez me laisser terminer ma réponse, que non, ce n

0:53
Locuteur

'est

0:53
Clémence Guetté

pas une bonne nouvelle, parce qu'en fait, ça revient à un changement de nom de Parcoursup. Le ministre a annoncé,

0:58
Locuteur

en

0:59
Clémence Guetté

gros, que c'était un processus de sélection injuste, et en ça, il a raison. Les lycéens dénoncent la façon dont ça opère un tri social dans le pays, et ils nous proposent, grosso modo, un groupe de travail, et de rendre transparents les critères injustes de sélection.

1:14
Locuteur

Mais les critères injustes,

1:15
Clémence Guetté

ils les connaissent, les lycéens.

1:17
Locuteur

Ils veulent qu'ils soient supprimés. Pour

1:18
Présentateur

la prochaine campagne d'inscription dans l'enseignement supérieur, rendre plus transparents, en effet, les critères, et expliquer les

1:23
Locuteur

éventuels refus. Qui sont déjà connus.

1:24
Clémence Guetté

C'est-à-dire que

1:25
Locuteur

quand vous venez dans un établissement qui a été

1:27
Clémence Guetté

mal noté, vous avez moins de chances d'avoir accès à une bonne filière après.

1:30
Présentateur

Ensuite, il y aura d'abord un débat sans vote organisé par le gouvernement demain à l'Assemblée nationale,

1:35
Locuteur

au cours duquel vous allez pouvoir

1:36
Présentateur

faire valoir votre

1:38
Locuteur

point de vue. Et

1:39
Présentateur

ensuite, des groupes de travail pour construire un nouveau système. Pourquoi vous dites déjà que ça ne servira

1:44
Locuteur

à rien ? Demain,

1:45
Clémence Guetté

nous les parlementaires qui avons des propositions alternatives à faire valoir, et sur lesquelles le gouvernement dit vouloir nous entendre, nous allons juste blablater pendant quelques heures sans voter. C'est un problème. Le gouvernement pourrait faire un 50-1, c'est donc cette forme de débat, mais avec un vote. C'est-à-dire demander aux

2:02
Locuteur

groupes

2:02
Clémence Guetté

parlementaires s'ils sont satisfaits ou non de parcours sup, et est-ce qu'on peut l'abroger dès maintenant.

2:08
Locuteur

Et donc, on ne va pas voter, et ensuite,

2:10
Clémence Guetté

le ministre demande un groupe de travail, et nous verrons

2:14
Locuteur

bien ce que ça va donner. Mais avant même que vous ayez

2:16
Présentateur

discuté, travaillé, vous dites que ça ne servira

2:18
Locuteur

à rien. Je

2:18
Clémence Guetté

dis que c'est de l'arnaque en suivant ce que les lycéens et lycéennes qui ont participé à ces rendez-vous disent, elles et eux-mêmes. Parce que là, on s'est arrêté sur parcours sup. Il y a aussi la question des places dans les universités. 15 000 places. Les lycéens et lycéennes en demandent 250 000 places. Vous voyez bien que le calcul n'est pas bon. La revalorisation des bourses. Ils ont perdu 3 000 euros de pouvoir d'achat en 10 ans. Là, on nous annonce que ça va suivre l'inflation. C'est parfaitement insuffisant. Rien sur la démocratie lycéenne. Rien sur la répression du mouvement lycéen. Bref, ce sont des mesures qui sont totalement insuffisantes.

Et par ailleurs, qui arrivent extrêmement tard. Puisque ces mesures insuffisantes arrivent après un mois, un mois et demi de pourrissement de la situation.

2:59
Locuteur

Réflons

3:00
Présentateur

juste sur parcours sup. Puisque Audrey, et pardon de vous couper Audrey, disait « Par quoi vous voulez remplacer parcours sup ? » Il y en a un qui continue de défendre cette réforme. Puisque c'est la sienne. C'est le premier ministre de l'éducation nationale d'Emmanuel Macron, Jean-Michel Blanquer.

3:12
Clémence Guetté

Un des premiers ministres.

3:14
Locuteur

Qui a été en tout cas

3:14
Présentateur

ministre de l'éducation nationale pendant tout le premier quinquennat Macron 2017-2022.

3:19
Locuteur

Il était

3:19
Présentateur

avec nous sur France Info ce matin. Il a eu un mot notamment sur la position de LFI et de Jean-Luc Mélenchon

3:25
Locuteur

sur parcours sup. Écoutez

3:26
Présentateur

-le, écoutez-le.

3:28
Locuteur

Quand

3:28
Invité

Jean-Luc Mélenchon dit « Ah, ce qu'il faudrait, c'est revenir au bon système que j'avais quand j'avais 20 ans », qu'on comprenne que c'est complètement fou.

3:36
Locuteur

C

3:36
Invité

'est-à-dire qu'imaginez qu'on dise oui à tout le monde. Tout le monde irait dans peut-être une ou deux universités parce que c'est celle qui attire tout le monde. On aurait la moitié de la France à Paris. On assècherait certaines universités. On ferait la queue pendant des heures. Enfin, que l'on essaye de se figurer ce que serait la suite logique des préconisations qui sont faites par l'extrême gauche et par l'extrême droite. Alors, qu'est-ce que vous lui répondez, Clémence Guettet ? Vous voulez supprimer toute sélection ?

4:01
Locuteur

On

4:01
Invité

s'inscrit où

4:02
Clémence Guetté

? D'abord, je trouve que M. Blanquer fait preuve quand même de beaucoup d'audace de venir donner des leçons alors qu'il est un des principaux artisans de la destruction de l'enseignement supérieur et de la recherche. Je rappelle que rien que dans les deux dernières années, ce n

4:15
Locuteur

'était

4:15
Clémence Guetté

pas M. Blanquer, mais les chiffres sont à peu près équivalents, c'est l'équivalent de 50 000 places dans les universités qui ont été fermées. C'est-à-dire l'équivalent de deux petites universités, on va dire, qui ne seraient pas à Paris en nombre

4:26
Locuteur

de places.

4:27
Clémence Guetté

Donc, le problème principal...

4:28
Locuteur

Ce qu'on veut savoir,

4:29
Clémence Guetté

c'est ce que vous vous proposez,

4:30
Locuteur

Clémence Guettet.

4:30
Clémence Guetté

Le problème principal, c'est le nombre de places dans les filières que les étudiants souhaitent pouvoir suivre. Il ne s'agit pas de mettre tout le monde dans les universités parisiennes. Ce serait délirant de penser qu'il n'y a pas une réalité matérielle, le nombre de places, les locaux, etc., qui vient forcément contraindre

4:48
Locuteur

ces choix. Donc, il y a un

4:48
Clémence Guetté

moment où il faut dire non à certaines demandes. Il faut 250 000 places en plus. Il faut rénover

4:55
Locuteur

les universités et en

4:56
Clémence Guetté

construire. Alors, il y a une étude qui a montré que ce serait 5 milliards dès l'année prochaine pour le bâti scolaire et pour la construction et la rénovation. Parce que je rappelle qu'il

5:06
Locuteur

y

5:06
Clémence Guetté

a quand même des locaux qui sont dans des états pitoyables.

5:08
Locuteur

Je pense par exemple au

5:09
Clémence Guetté

campus Pyramide à Créteil dans ma circonscription. Il y a des plafonds qui s'effondrent. Vraiment, j'invite tout le monde à aller faire des tours dans les lycées et dans les universités pour voir dans quelles conditions absolument déplorables on demande aux jeunes d'étudier dans ce pays. Donc, il faut davantage de places. Et vous savez quoi ? Le nerf de la guerre, c'est comme d'habitude, ce sont les moyens. Là, le gouvernement, dans les annonces qu'il fait, le budget, il n'est pas à la hauteur des revendications des lycéens, des lycéennes et des étudiants. Et nous, dans le budget, on a justement déposé 10 amendements qui correspondent aux 10 revendications sur 10 mesures.fr,

5:42
Locuteur

vous savez,

5:42
Clémence Guetté

des lycéens et lycéennes, qui correspondent à 10 milliards. Voilà, c'est des chiffres faciles à comprendre que normalement le gouvernement devrait réussir à comprendre. Et vous savez quoi ? Ça correspond à la réinstauration de l'ISF. Donc, c'est toujours pareil de l'argent.

5:54
Locuteur

Il

5:54
Clémence Guetté

y en a dans ce pays, il suffit d'aller le chercher.

5:56
Présentateur

Le ministre de l'Éducation, de l'Enseignement supérieur, dit il y a quelques minutes que les cours doivent reprendre dès lundi dans les lycées et les universités pour ce qui le concerne. Vous, on a bien compris que vous soutenez, Clémence Guettet, la suite du mouvement de la jeunesse et vous dites que

6:12
Locuteur

les annonces ne sont pas à l'auteur. Mais est-ce que ce n'est

6:13
Présentateur

pas tromper aussi, en quelque sorte, la jeunesse, que de leur faire croire que toutes leurs revendications pourront être satisfaites

6:20
Locuteur

?

6:21
Présentateur

Vous savez que jamais toutes les revendications

6:24
Locuteur

sont satisfaites. Entre toutes

6:24
Clémence Guetté

leurs revendications et aucune qui ont

6:28
Locuteur

des... Il n'y a rien, là, dans ce qu'il y a en ce gouvernement

6:30
Clémence Guetté

?

6:30
Locuteur

Non, il

6:30
Clémence Guetté

n'y a rien. 15 000 places en plus, quand on en demande 250 000.

6:34
Locuteur

Un prêt de 4

6:35
Présentateur

milliards aux régions sur la rénovation

6:37
Locuteur

des collèges et des lycées, un milliard pour la rénovation des universités. Des prêts et un

6:40
Clémence Guetté

milliard, un milliard très concret, en 5 ans. Vous êtes d'accord avec moi ? Donc, ça ne

6:45
Locuteur

fait

6:45
Clémence Guetté

pas un milliard chaque année. Il faudrait 5 milliards chaque année. Donc, ce n'est pas à la hauteur de ce qui est demandé, de ce qui est attendu. Je déplore que la seule stratégie du gouvernement, ça a été de répondre par le pourrissement. On ne répond pas aux revendications. La diabolisation de la France insoumise et la répression.

7:02
Locuteur

Je vous le

7:02
Clémence Guetté

dis, je vous le dis, c'est un triple échec. Aujourd'hui, les revendications et la contestation, elles, s'élargissent. La diabolisation de la France insoumise, ça n'a pas fonctionné. Et nous avons encore plus de soutien dans cette mobilisation que c'était le cas avant. Quant à la répression, le pays entier est choqué par les images de violences policières. Donc,

7:19
Locuteur

c

7:19
Clémence Guetté

'est un triple échec du gouvernement qui doit, là, revoir sa copie

7:21
Invité

très largement. Clémence Guettet.

7:23
Locuteur

Alors,

7:23
Invité

la colère sociale, ce sont les lycéens, ce sont aussi tous ces Français qui réclament des mesures pour leur pouvoir d'achat. Et il

7:30
Locuteur

y

7:30
Invité

en a un qui s'étonne de la mobilisation, de l'ampleur de la mobilisation sociale. À six mois des élections, c'est Emmanuel Macron, hier, lors d'un déplacement à Marseille.

7:41
Locuteur

C

7:41
Invité

'est pas normal qu'à six mois d'une élection présidentielle, notre pays soit dans cet état d'ébullition.

7:46
Locuteur

Il

7:47
Invité

y a des gens qui se réjouissent du désordre, moi non.

7:50
Locuteur

Donc,

7:50
Invité

plus jamais le 17 octobre.

7:52
Locuteur

Le

7:52
Invité

24 octobre est un modèle, on a tenu,

7:55
Locuteur

et

7:55
Invité

c'est ce qu'on continuera de faire. Alors, Clémence Guettet, vous le prenez pour vous ? Vous vous réjouissez du désordre, comme dit Emmanuel

8:01
Clémence Guetté

Macron ? Je trouve qu'il est d'une arrogance folle, à laquelle il nous a habitués, mais ce qui est toujours étonnant à redécouvrir, je rappelle que c'est son bilan qui met le pays dans un état d'ébullition pareil. 10 millions de personnes pauvres, plus 2 millions sous la Macronie, plus de 1000 milliards de dettes supplémentaires, la consommation populaire qui est à l'arrêt, les salaires qui stagnent, le point d'indice des fonctionnaires qui n'a pas été renouvelé, des Français qui se privent de repas, qui se privent de soins, qui se privent de déplacements, parce que le carburant est encore envolé, alors qu'on pourrait bloquer les prix et les marges, comme nous l'avons proposé.

Donc, c'est son bilan, c'est son résultat qu'il commente là.

8:37
Locuteur

Et sur vous, votre

8:38
Présentateur

rôle est sur la

8:40
Locuteur

question ? Notre rôle d

8:41
Clémence Guetté

'opposition politique, c'est de nous opposer à la politique menée par le gouvernement, qui a été absolument désastreuse, qui, après 10 ans, est désormais factuelle. Ce n'est pas un ressenti de la population française que de dire que leurs conditions de vie, puisque vous m'interrogez sur le pouvoir d'achat, c'est dégradé, c'est très largement dégradé. Donc oui, il faut revaloriser les salaires. C'est d'ailleurs pour ça que le 5 novembre, vous le savez, il y

9:00
Locuteur

a

9:00
Clémence Guetté

une mobilisation de l'interprofessionnel, donc les syndicats de salariés cette fois-ci, qui est appelée avec la CGT notamment, qui a appelé à la grève générale ce jour-là et les suivants. Parce que nous sommes dans une

9:12
Locuteur

situation

9:13
Invité

d'urgence sociale terrible. Cette crise sociale, Clémence Guettet, vous qui représentez la France Insoumise, vous portez le programme de Jean-Luc Mélenchon, est-ce que quelque part, ça n'est pas du carburant électoral pour vous qui va possiblement se traduire par des voix en faveur de votre

9:26
Locuteur

candidat ?

9:26
Clémence Guetté

Je n'ai pas cette forme de cynisme. Je ne peux pas me réjouir de la situation sociale dans laquelle sont les Français aujourd'hui. Ce que je déplore,

9:33
Locuteur

c'est que nous, nous avons... Il n'y a aucune arrière-pensée

9:34
Invité

électorale pour vous dans cette

9:35
Clémence Guetté

séquence

9:35
Locuteur

à 6

9:36
Clémence Guetté

mois des élections

9:36
Locuteur

? Mais

9:36
Clémence Guetté

enfin, madame, vous vous rendez bien compte que n'importe quelle force politique devrait avoir à cœur de répondre au fait que des gens se privent de repas, se privent de chauffage, alors même que là, le gaz va à nouveau augmenter de 6%. Vous vous rendez bien compte qu

9:50
Locuteur

'on

9:50
Clémence Guetté

ne peut pas avoir cette forme-là de cynisme qui, sans doute, est celle de la Macronie et la façon dont elle lie la situation. Moi, ce que je leur dis, c'est de regarder leur bilan en face et de faire des choix budgétaires qui sont différents. Parce que là, dans le budget qu'on nous annonce, c'est encore 54 milliards de coupes budgétaires. Nous allons le rejeter, d'ailleurs, en cette fin de semaine. La première partie, c'est-à-dire celle où on trouve des recettes supplémentaires pour le pays,

10:12
Locuteur

nous

10:13
Clémence Guetté

allons la rejeter

10:14
Locuteur

à l'Assemblée nationale. Votre mesure d'urgence sur le

10:16
Présentateur

pouvoir d'achat, là,

10:18
Locuteur

à

10:18
Présentateur

prendre dès demain. Votre mesure d'urgence sur le pouvoir d'achat.

10:20
Clémence Guetté

L'augmentation du SMIC, le SMIC à 1700 euros. Ce sont les plus

10:23
Locuteur

petits salaires qui, ensuite, tirent tous les

10:25
Clémence Guetté

autres salaires.

10:28
Présentateur

une réindexation, en tout cas, une indexation, c'est-à-dire l'augmentation du SMIC autant que l'inflation,

10:33
Locuteur

l

10:33
Présentateur

'augmentation

10:34
Locuteur

du prix. Oui, c'est-à-dire pas

10:34
Clémence Guetté

de gain de

10:35
Locuteur

pouvoir d'achat.

10:35
Présentateur

Donc, d'habitude, c

10:36
Locuteur

'est

10:36
Présentateur

le 1er janvier, elle serait avancée et peut-être un coup de pouce envisagé par le gouvernement.

10:40
Clémence Guetté

Juste pour décrypter ce que vous venez de dire, la revalorisation sur l'inflation, ça veut dire pas de gain de pouvoir d'achat

10:46
Locuteur

pour les gens. Avec peut-être un coup de pouce en plus, est-ce que ce serait une bonne nouvelle ?

10:48
Clémence Guetté

Ça

10:48
Locuteur

veut juste un

10:48
Clémence Guetté

peu moins de pertes. Mais tout est bon à prendre, mais je vous le dis, c'est pas suffisant. Et par ailleurs, ils l'envisagent, ils racontent des trucs. Ça n'est pas prévu dans le budget. Donc, moi, ce que je vous dis, c'est que c'est très concret.

10:58
Locuteur

Ils

10:58
Clémence Guetté

n'ont pas l'intention de le faire. Donc, on se mobilisera. Il y aura vraisemblablement la suite de la mobilisation lycéenne avec les syndicats de salariés ce samedi, le 31 octobre. Et ensuite, le 5, la grève générale demandée par les syndicats. Et vraiment, nous attendons des réponses qui soient plus concrètes que des groupes de travail, des numéros verts et le grand blabla habituel de la Macronie.

11:18
Présentateur

Simplement pour revenir à ce que disait Emmanuel Macron, qui disait que vous profiteriez du désordre. Il y

11:25
Locuteur

a

11:25
Présentateur

les accusations du gouvernement qui dit que vous manipulez le mouvement. Puis, il y a les déclarations de certains de vos responsables, le maire de Saint-Denis, Balibagayoko. La violence peut être légitime, mais chaque fois qu'on peut l'éviter, c'est mieux. Jean-Luc Mélenchon, votre candidat, quand on lui demande s'il reprend à son compte le slogan « A cab, all cops are bastards, tous les flics sont des bâtards », ça dépend des jours et des heures. Vous n'avez jamais eu aucune ambiguïté sur la question de la violence ?

11:47
Clémence Guetté

Non, écoutez, comme mes camarades, je fais des plateaux, je pense que les gens ne sont plus dupes du fait qu'on nous interroge sans cesse. Ce cadrage médiatique qui a été fait sur le mouvement social est absolument déplorable. C

11:59
Locuteur

'est pas légitime qu'on vous interroge sur ces déclarations. Et vous

12:01
Clémence Guetté

emportez d'ailleurs une responsabilité

12:03
Locuteur

importante. Et ces déclarations, on ne les invente pas, Clémence Guitté, elles ont été faites.

12:06
Clémence Guetté

Madame, 78% du traitement médiatique de la mobilisation portent sur la question des violences.

12:13
Locuteur

Concernant France Info, vous avez les chiffres ? Nous les

12:15
Clémence Guetté

avons, comment ?

12:16
Présentateur

Concernant France Info, vous avez les chiffres ?

12:18
Clémence Guetté

Ah, France Info, je ne sais pas, mais à mon avis, vous êtes à peu près comme les autres. Je ne

12:21
Locuteur

crois

12:21
Clémence Guetté

pas. Ah bon ? Quels sont les chiffres, alors, M. Lebar ?

12:23
Présentateur

Mais je suis à l'antenne trois heures par jour.

12:26
Locuteur

J

12:26
Clémence Guetté

'imagine que vous n'avez parlé quasiment que du fond du sujet et des revendications.

12:30
Locuteur

On a très largement entendu les revendications.

12:32
Clémence Guetté

Mais je suis ravie de venir aujourd'hui pour que nous puissions en discuter très largement. Vous m'interrogez malgré tout sur la question des violences. Nous l'avons dit, ce ne sont pas nos méthodes, nous les condamnons. Jean-Luc Mélenchon a fait, je crois, plus d'une dizaine de déclarations pour dire que nous voulions des mobilisations pacifistes, non violentes. Et y compris parce que, je vous le dis, celles et ceux qui en subissent les conséquences dans leur chair, ce sont toutes les personnes qui ont été mutilées et blessées depuis le début des mobilisations

12:57
Locuteur

lycéennes. Et

12:59
Clémence Guetté

encore ce week-end, puisque le 24 octobre est un exemple pour le Président de la République, est-ce qu'une main arrachée par un tir de grenade qui a été réalisé par des policiers, c'est un exemple ? Je ne le crois pas. Il faut en arrêter avec les armes de guerre,

13:12
Locuteur

l

13:12
Clémence Guetté

'utilisation des armes de guerre, la répression des mobilisations de cette façon-là. Moi, je vous le dis, je suis allée dans les mobilisations. Parfois, on y va en ayant peur. Ça n'est pas normal. Le droit de manifester, c'est un droit qui est inscrit dans la Constitution.

13:23
Présentateur

Et les lycéens vont demander dès jeudi au ministre de l'Intérieur qui va aller recevoir l'interdiction des armes dites intermédiaires dans la mobilisation lycéenne. Et ça, on l'a entendu sur France Info, puisque c'est

13:34
Locuteur

chez nous qui l'avent. Oui, parce que ce serait la

13:36
Clémence Guetté

moindre des choses que

13:36
Locuteur

les jeunes

13:37
Clémence Guetté

ne risquent pas de perdre. La moitié de la mâchoire, un oeil, une main. Je veux dire, c'est délirant. Ce sont des enfants.

13:43
Présentateur

Clémence Guettet, députée LFI, vice-présidente de l'Assemblée nationale. Merci d'être avec nous dans le 8.30 France Info. On vous retrouve juste après l'info en une minute à 8h48 avec Antoine Jeuffin.

13:52
Locuteur

Ce

13:53
Invité

sont des mesures totalement insuffisantes qui arrivent extrêmement tard, réagit à l'instant sur France Info. La députée, la France insoumise Clémence Guettet. Il n'y a rien,

14:03
Locuteur

dit

14:03
Invité

l'élu du Val-de-Marne, après les annonces du gouvernement hier. 15 000 places de plus dans l'enseignement supérieur et la fin programmée de la plateforme Parcoursup d'ici 2028. Benyamin Netanyahou va-t-il rester au pouvoir en Israël ? Le Premier ministre espère rempiler pour un septième mandat. Aujourd'hui, 7 millions d'Israéliens votent depuis ce matin pour renouveler leur Parlement. La CNESET, ce sont les premières élections dans le pays depuis les attentats du 7 octobre 2023. Les grands rouleurs peuvent s'inscrire en ligne depuis ce matin sur impôts.gouv.fr pour recevoir cette aide carburant de 100 euros versée par l'État. Ce coup de pouce élargi concerne 5,5 millions de Français.

Si vous avez déjà reçu cette aide cet été, elle vous sera versée automatiquement. Harry Kane, ballon d'or, l'attaquant français de 33 ans, élu meilleur joueur du monde. Hier, à Londres, devant Kylian Mbappé et Lamine Yama, l'haricaine, qui devient le premier anglais depuis Michael Owen, il y a 25 ans, à soulever ce trophée.

15:09
Locuteur

France

15:10
Invité

Info.

15:11
Locuteur

Le

15:12
Présentateur

8.30 France Info. Audrey Tison, Simon Le Baron.

15:15
Locuteur

Nous

15:16
Invité

sommes toujours avec Clémence Guettet, députée de la France Insoumise. Après l'attentat de Trappes, Jean-Luc Mélenchon a pris la parole hier soir. Il appelle à ne pas pardonner ou regarder ailleurs. Et il dit que dans la Nouvelle France, le concept qu'il décline dans son programme, le racisme sera systématiquement pourchassé et puni. Est-ce que vous pouvez nous expliquer ce qu'il y a derrière la tête

15:36
Locuteur

? D

15:37
Clémence Guetté

'abord et avant toute chose, permettez-moi quand même d'avoir un mot pour Pengo Bossio Wengi, qui est le jeune homme de 26 ans,

15:44
Locuteur

qui

15:44
Clémence Guetté

a été tué à Trappes. Un mot en son hommage, un mot évidemment de soutien à sa famille. Et puis un mot aussi pour toutes les familles des personnes qui aujourd'hui encore sont hospitalisées. Je pense à Ramatou, qui est une petite fille qui a reçu 8 balles à peu près partout dans le corps. à la violence extrême qui s'est abattue là-bas et à la peur que peuvent ressentir les habitants de Trappes, qui est évidente puisque c'est un attentat terroriste à caractère raciste et islamophobe, puisque le tueur qui a été arrêté depuis, le terroriste, disait explicitement vouloir venger les commerçants du 17 octobre en ciblant des personnes noires et arabes.

16:25
Locuteur

Il nie

16:26
Présentateur

désormais, je précise juste, en garde à vue,

16:28
Locuteur

il

16:28
Présentateur

nie désormais le caractère raciste

16:30
Locuteur

de

16:30
Présentateur

son acte.

16:31
Clémence Guetté

Oui, mais qui est avéré par ses déclarations, par le fait qu'il était très idéologisé à l'ultra droite. Il disait Mein Kampf, a priori, cet ouvrage-là a été retrouvé chez lui. Et puis le parquet antiterroriste, tout simplement, s'en est saisi pour décrire ma caractère raciste. Revenons

16:49
Locuteur

sur les propos de Jean-Luc Mélenchon. D'abord, ne

16:51
Clémence Guetté

pas pardonner, punir, qu'est-ce qu'il veut dire ? D'abord,

16:54
Locuteur

beaucoup

16:54
Clémence Guetté

d'émotions. Ensuite, dire qu'il y

16:56
Locuteur

a

16:56
Clémence Guetté

une responsabilité aussi à ce contexte, qui est celle du climat médiatique et de toutes les déclarations qui ont pu être faites par des responsables politiques d'extrême droite, notamment depuis le 17 octobre, mais en réalité bien avant. Je rappelle que c'est M. Bardella qui ciblait lui-même la ville de Trappes en disant que c'était une république islamiste en miniature, la ville des djihadistes, vous connaissez ces déclarations. Mais

17:19
Locuteur

qui ont fait port

17:21
Clémence Guetté

aux habitants de

17:22
Locuteur

Trappes, évidemment.

17:23
Présentateur

Et après, on va revenir sur les propos de Jean-Luc Mélenchon. Mais puisque vous en parlez, on était hier avec le député RN, Thomas Ménager, ici même, il était à votre place et il disait, je résume son propos, il faut condamner le racisme, mais cela ne doit pas empêcher de nommer les choses, les départs pour le djihad, l'islamisme, le communautarisme. Qu'est-ce que vous lui répondez ?

17:41
Clémence Guetté

Je trouve que c'est indécent. Je trouve que c'est indécent après que... Alors même qu'on parle de gens qui sont hospitalisés et d'un jeune homme de 26 ans qui a été tué parce que noir. Donc je trouve qu'il devrait pouvoir garder un minimum de décence. Mais je ne suis pas étonnée parce que l'extrême droite est en roue libre, en réalité, sur la ville de Trappes, mais sur d'autres endroits, avec des quartiers populaires, dont la circonscription que je représente. Donc je me sens concernée au même titre que

18:07
Locuteur

les gens avec

18:08
Clémence Guetté

qui j'habite et qui habitent autour de moi et qui ont peur, oui, de sortir dans la rue.

18:12
Locuteur

Je trouve que c'est

18:13
Clémence Guetté

absolument inacceptable,

18:14
Locuteur

évidemment. Vous avez

18:15
Invité

publié un tweet où vous pointez les responsables, ceux qui ont armé, encouragé cette haine meurtrière et qui sont pour vous, je cite, les politiciens racistes de la Macronie à l'extrême droite. Vous mettez tout le monde dans le même pot.

18:30
Locuteur

Je

18:31
Clémence Guetté

dénonce dans ce tweet un processus qui s'appelle l'extrême droitisation dans notre société. Nous avons M. Bardella qui a fait ses déclarations sur Trappes, M. Zemmour qui, le 18 et le 20 octobre, sur différentes antennes, rappelait, enfin, déclarait que c'était des hordes de barbares, des hordes arabo-musulmanes qui avaient pillé les commerces. Donc ça, ce sont des propos racistes qui ciblent des gens, qui instaurent un climat raciste dans lequel les choses se

18:58
Locuteur

disent. Quand vous ciblez la Macronie, qu'est-ce que vous voulez dire ? J'arrive, j'arrive.

19:00
Clémence Guetté

Les choses peuvent être dites sur les antennes. M. Zemmour a parlé du grand remplacement. Théorie qui n'existe pas, complotiste, raciste, islamophobe, que la ministre, Mme Berger, a déclarée pouvant être légitimement discutée. Y compris d'autres macronistes lui ont répondu que c'était scandaleux parce que c'était raciste, etc.

19:20
Locuteur

Elle a dit, pour

19:20
Présentateur

être tout à fait précis, qu'on ne pouvait pas être placée en garde à vue aujourd'hui.

19:24
Locuteur

Non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non. Elle n'a pas dit ça.

19:26
Clémence Guetté

Elle a dit qu'on pouvait en discuter. On ne peut pas discuter de théories racistes, complotistes, antisémites, islamophobes, tout ce que vous voulez. On ne peut pas placer ça comme un sujet de discussion. Et par ailleurs, vous m'avez interrogé sur les macronistes, madame. M. le président de la République, Macron lui-même, quand il disait qu

19:43
Locuteur

'il

19:43
Clémence Guetté

y a trop de mamadous dans les hôpitaux, C'est une déclaration raciste. Toute la Macronie, jusqu'à M. Bruno Retailleau, ancien ministre de l'Intérieur, du gouvernement macroniste, qui fait des déclarations pour dire « abat le voile », tous les dirigeants qui ont une complaisance plus ou moins ouverte avec ces propos racistes, islamophobes, antisémites, sont responsables du climat dans lequel vivent notamment les habitants

20:09
Locuteur

de Trappes, qui

20:10
Clémence Guetté

aujourd'hui encore ont peur.

20:11
Présentateur

Et donc, puisqu'on vous a posé deux fois la question, que veut dire Jean-Luc Mélenchon sur la lutte contre le

20:16
Locuteur

racisme si Jean-Luc Mélenchon a eu le

20:20
Présentateur

pouvoir ?

20:21
Clémence Guetté

Qu'on sera implacable et que cette lutte contre ce type de propos sera implacable quand nous aurons gagné l'élection présidentielle en 2027.

20:29
Locuteur

Notamment, on

20:30
Clémence Guetté

propose par exemple une mesure, je pense qu'il

20:32
Locuteur

y en

20:32
Clémence Guetté

aurait plein, mais nous disons qu'il faut des moyens pour sanctionner évidemment, mais aussi pour prévenir, pour éduquer, pour voir dans toutes les sphères, parce que ça peut être de la discrimination ou du racisme dans la sphère professionnelle, dans l'accès au logement, dans plein de pans. Nous disons par exemple qu'il faut un véritable plan avec des moyens qui soient à coller, nous proposons nous un plan d'un milliard pour répondre à cette question. Parce que comme d'autres formes de discrimination, il faut y allouer des professionnels qui soient formés dans absolument tous les domaines. Aujourd'hui, la Macronie ne fait rien, fait du blabla, fait des déclarations indécentes.

Et donc voilà, nous disons que, et nous le redirons aujourd'hui pendant la question au gouvernement, que oui, il y a une responsabilité dans la libération de la parole raciste à laquelle on a

21:17
Locuteur

pu assister, qui

21:18
Clémence Guetté

aboutit à des conséquences telles que cette attaque

21:21
Locuteur

mortrière.

21:21
Présentateur

Il faut déposer noir sur blanc ces responsabilités, une commission d'enquête parlementaire par exemple ?

21:26
Clémence Guetté

Exactement. Alors moi j'ai déposé, je dépose aujourd'hui plus précisément une commission d'enquête parlementaire. En fait, je la redépose parce que malheureusement, la mort de ce jeune homme n'est pas la première, n'est pas le premier crime dans les dernières années, notamment sous la Macronie, à caractère raciste directement. Il y avait eu, vous le savez, des ratonnades dans la Creuse. Il y a eu d'autres morts qui sont citées dans cette commission d'enquête que nous rappelons factuellement parce que ces agressions, elles augmentent et parfois elles aboutissent à des morts. Donc je dépose une demande de commission d'enquête pour établir les responsabilités.

22:01
Locuteur

Juste une précision, cette commission

22:02
Invité

d'enquête, vous la faites sur votre droit de tirage LFI ?

22:04
Locuteur

C

22:04
Invité

'est-à-dire, elle va avoir lieu ou ça fait partie des multiples commissions d'enquête que vous appelez tous les mois ?

22:09
Locuteur

Je

22:09
Clémence Guetté

pense qu'il y

22:11
Locuteur

a

22:11
Clémence Guetté

besoin de commissions d'enquête sur de nombreux sujets, oui, malheureusement.

22:14
Locuteur

Mais est-ce que oui ou non, elle va avoir lieu ?

22:16
Clémence Guetté

Vous ne le savez peut-être pas d'ailleurs, mais la dernière année de mandat, puisque l'année est plus courte du fait de

22:20
Locuteur

l

22:20
Clémence Guetté

'élection présidentielle, il n'y aura pas de droit de tirage pour les groupes. Donc j'appelle la

22:24
Locuteur

présidente

22:25
Clémence Guetté

de l'Assemblée nationale et les autres groupes parlementaires. Je crois que ça peut intéresser tout le monde que nous traitions enfin ce sujet à la hauteur.

22:31
Présentateur

Clémence Guettet, certains vous disent que pour lutter contre les racismes, il faut être irréprochable sur tous les racismes. Dix mois de prison avec sursis et deux années d'inéligibilité ont été requis contre votre collègue députée européenne Rima Hassan, qui avait cité sur X un terroriste japonais, militant de la cause palestinienne, et auteur d'un attentat qui a fait 26 morts en 72 à l'aéroport de Tel Aviv. Vous pensez ou pas, Clémence Guettet, comme Jean-Luc Mélenchon, que la Macronie, sont ses mots, a cédé aux demandes de Benyamin Netanyahou

23:02
Locuteur

? Alors

23:03
Clémence Guetté

d'abord je pense que la transition que vous faites

23:06
Locuteur

entre

23:07
Clémence Guetté

le sujet que nous venons d'évoquer et celui-ci est parfaitement immonde, donc je veux vous le dire très franchement.

23:11
Présentateur

Pourquoi ? Ce n

23:12
Locuteur

'est

23:12
Présentateur

pas un racisme comme les autres,

23:14
Locuteur

l'antisémitisme

23:15
Clémence Guetté

? Nous venons de parler du meurtre raciste d'un jeune homme, de gens qui sont

23:22
Locuteur

entre la vie et la mort, par un homme

23:25
Clémence Guetté

qui est toujours d'extrême droite, d'ultra droite, ce qui l'a conduit à avoir des crimes racistes. Et là vous me parlez d'un tweet de Rima Hassan. On

23:37
Locuteur

parle d'apologie du terrorisme, mais c'est

23:38
Présentateur

une accusation grave et il

23:39
Locuteur

y

23:39
Présentateur

a des réquisitions lourdes et...

23:41
Locuteur

Des

23:41
Clémence Guetté

réquisitions, comme vous le dites.

23:43
Locuteur

Alors est-ce que vous l'estimez que

23:44
Clémence Guetté

la Macronie est... Non,

23:46
Locuteur

non,

23:46
Clémence Guetté

non, on ne va pas zapper la question comme ça, parce qu

23:47
Locuteur

'elle demande

23:48
Clémence Guetté

un éclaircissement de ma part. Rima Hassan est ciblée par plus d'une dizaine de procédures judiciaires. L'ONU même, cinq rapporteurs de l'ONU, ont dit que le harcèlement judiciaire à l'encontre de Rima Hassan, parce qu'elle défend les voix des Palestiniens et des Palestiniennes, parce qu'elle dénonce sans relâche le génocide qui accourt à Gaza, la colonisation en Cisjordanie...

24:11
Présentateur

Et donc quoi, c'est

24:12
Locuteur

Benyamin Netanyahou qui est derrière tout cela

24:13
Clémence Guetté

? J'y arrive, monsieur, ne vous inquiétez pas.

24:16
Locuteur

Il nous reste quelques secondes, je suis désolé pour ça. Oui, mais je m

24:17
Clémence Guetté

'en fiche, je vais

24:17
Locuteur

vous

24:17
Clémence Guetté

poser des questions outrancières, je vais prendre le temps d'y répondre. Donc Rima Hassan subit une forme de harcèlement judiciaire qui a été donc dénoncée par l'ONU, jusqu'à l'ONU. Et donc aujourd'hui, il y a des réquisitions que nous avons dénoncées parce qu'évidemment, elles sont sans proportion gardées pour ce qui lui est reproché. La justice va suivre son cours, elle, elle va continuer de se défendre et je vous le dis, je réaffirme mon soutien plein et entier à Rima Hassan pour le courage et la détermination dont elle fait preuve.

24:45
Présentateur

Clémence Guettet, députée La France Assoumise, vice-présidente de l'Assemblée Nationale, merci d'avoir été avec nous. Merci. Ce matin, merci Audrey. Merci. Et bonne journée à vous, à demain.

24:53
Locuteur

Sous

24:53
Présentateur

-titrage

24:53
Locuteur

Société Radio

24:53
Présentateur

-Canada