GAËTAN DUSSAUSAYE : « Nous voulons baisser les dépenses contraintes ! » (France Info)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 52 %Attaque 33 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:01OuverteÉludée
Elle a changé d'avis sur le SMIC, Marine Le Pen ?
- 0:07OuverteÉludée
Est-ce qu'elle est plus rétive à dire qu'il faut l'augmenter aujourd'hui ?
- 1:24FerméeRéponse directe
Vous augmentez ou pas le SMIC, Marine Le Pen, présidente ?
- 2:20OuverteRéponse directe
Les dépenses contraintes, lesquelles précisément ?
- 2:49OuverteRéponse directe
Là, vous arrivez donc davantage sur le coût de la vie que sur les salaires, si je comprends bien la position du Rassemblement National ?
- 4:35OuverteRéponse partielle
Comment on finance les hausses de salaire ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:36InvitéPromesse
« On n'augmentera pas le SMIC. »
- 1:58InvitéFait
« Il faut baisser les dépenses contraintes. »
- 2:17InvitéFait
« Il faut baisser les dépenses contraintes. »
- 2:40InvitéFait
« On n'augmentera pas le SMIC. Mais ce que nous voulons en face, c'est faire en sorte de baisser les dépenses contraintes. »
- 9:08Locuteur 5Fait
« Dépenses contraintes, j'entends baisser les impôts. »
- 12:23InvitéChiffre
« Un an de décalage de l'âge de départ en retraite, ça rapporte 10 à 12 milliards d'euros. »
- 14:18InvitéChiffre
« Il y a 60 milliards de cadeaux fiscaux faits par M. Macron depuis 2017. »
- 26:52Locuteur 7Promesse
« Ce que je propose sur la CSG, c'est du salaire d'aide en plus pour les gens. »
- 27:03Locuteur 7Fait
« On supprime beaucoup d'emplois avec l'automatisation, avec la robotisation et donc le sujet central dans les prochaines années ne sera pas le coût du travail, ce sera le coût de l'énergie. »
- 27:39Locuteur 7Fait
« Quand on a aujourd'hui l'électricité qu'on surpaye en raison du marché européen de l'électricité, il faut maintenant dire les choses. »
- 28:54Locuteur 7Fait
« Il faut arrêter de raser gratis. »
- 31:40InvitéChiffre
« Nous avons une explosion de la dette record, nous avons un nombre record de faillite d'entreprise, on a même le chômage qui est en train d'être augmenté, ce qui fait que la France devient le troisième pays européen avec le plus fort taux de chômage. »
- 31:55InvitéFait
« Ils ont créé, durant 10 ans, mais aussi avec leurs prédécesseurs d'ailleurs socialistes et écologistes, ils ont créé un enfer fiscal et un enfer normatif dans notre pays. »
- 33:41InvitéFait
« Les aides publiques sont essentiellement ciblées vers les grandes entreprises. »
- 33:51InvitéFait
« En 10 ans, ce sont les petites entreprises qui ont essentiellement créé de l'emploi. Les grandes entreprises ont plutôt eu tendance à en détruire. »
- 34:01InvitéChiffre
« Le taux d'imposition moyen des petites entreprises, il est d'à peu près 25% quand il est inférieur à 20% pour les grandes entreprises. »
- 38:06InvitéFait
« Édouard Philippe, il est allé très fort puisqu'il dit qu'il va augmenter de 20% tous les enseignants en 5 ans. »
- 38:50InvitéChiffre
« Les enseignants sont moins payés en France à peu près 20% en moyenne que dans la moyenne des pays occidentaux. »
- 40:17InvitéFait
« Un prof en début de carrière, il est juste au-dessus du SMIC alors que dans les années 80, on était à plus de deux fois le SMIC. »
- 40:32InvitéChiffre
« On a perdu à peu près 20% de pouvoir d'achat en 20 ans et sous M. Macron et donc Édouard Philippe et Gabriel Attal, ça a été particulièrement net. »
- 41:57InvitéChiffre
« Si on voulait rattraper le taux d'encadrement de 2017, il faudrait en recruter 10 000. »
- 43:59Locuteur 7Promesse
« Je propose notamment des économies, notamment de supprimer un degré de collectivité aujourd'hui locale, parce qu'il y a trop de degrés, il y en a 7 degrés. »
Temps de parole
- Invité29 %
- Invité 222 %
- Locuteur 713 %
- ?12 %
- Locuteur 56 %
- Locuteur 86 %
- Locuteur 95 %
- Locuteur 24 %
- Présentateur2 %
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Elle a changé d'avis sur le SMIC, Marine Le Pen ? J'ai cru comprendre qu'il y
a
quelques années, elle était pour l'augmentation. Est-ce qu'elle est plus rétive à dire qu'il faut l'augmenter aujourd'hui
?
Il y
a
un sujet qui fait consensus pour le coup. Je pense qu'il n'y a plus un seul candidat à l'élection présidentielle et un seul parti politique qui ne fait pas ce même constat et qui ne partage pas ce même constat, à savoir que les salaires dans notre pays sont trop bas. Comme vous l'avez très bien d'ailleurs indiqué dans votre présentation et dans l'introduction à ce propos, tout a augmenté au fur et à mesure. L'inflation a connu d'ailleurs des pics assez importants. La Banque de France prévoit d'ailleurs pour cette année 2026 une augmentation des prix, une augmentation de l'inflation de 2,6% pour
2026. On est à 2
,4% au dernier trimestre.
2,4% au dernier
trimestre, mais les prévisions de la Banque de France sont à 2,6% alors que les salaires, eux, ne devraient augmenter que de 2,1%. C'est donc qu'il y a une baisse directe de pouvoir d'achat. Maintenant, la
question, c'est de savoir...
Pour essayer d'organiser la conversation. Maintenant, la question,
c
'est de savoir comment on fait pour remédier à tout cela.
Le
problème, et on avait déjà eu ce débat au moment des législatives anticipées en 2024 sur l'augmentation du SMIC, c'est que comme cela a déjà été indiqué par d'autres, toutes les entreprises ne sont pas logées à la même enseigne et ne disposent pas de la même trésorerie. En particulier, les emplois salariés en France, ces pèses pour deux tiers d'entre eux, sont détenus par des très petites et moyennes entreprises.
Et
par conséquent, on
sait
que les trésoreries ne sont pas aussi extensibles que dans un grand groupe qui serait au CAC 40. Et donc, la question, c'est de savoir comment on fait justement pour quand même répondre à cela. Alors, il y
a
des possibilités d'augmentation de salaire. On en parlera lorsqu'on
sera sur la séquence. Mais la question très simple, on est
marré. Vous augmentez ou pas le
SMIC,
Marine Le
Pen,
présidente ? Nous, la question que l'on pose... Mais
c'est
ma question, là. Oui,
oui, non, mais
bien sûr, je vous réponds. On n'augmentera pas le SMIC. Mais ce que nous voulons en face, c'est faire en sorte de baisser les dépenses contraintes. Parce que c'est le grand oublié, justement, de tous les débats politiques que nous avons. Quand vous voulez permettre à quelqu'un de vivre au mieux, quand vous voulez permettre à quelqu'un d'avoir un mieux-vivre dans sa vie au quotidien, vous avez deux possibilités. C'est ou il gagne plus d'argent, ou alors vous faites en sorte de baisser toutes les dépenses qui s'imposent à
lui
les
factures énergétiques,
le carburant, les factures énergétiques, le carburant, les dépenses en logement aussi, etc. Et malheureusement, toutes les décisions qui ont été prises par nos prédécesseurs au gouvernement, c'est d'augmenter la CSG sur les points d'épargne retraite, c'est d'augmenter les taxes sur les mutuelles, c'est d'augmenter systématiquement et donc de surenchérir
finalement le
coût de la vie. Il faut baisser les dépenses contraintes. Au moment où on se parle,
aujourd'hui... Mais les dépenses contraintes, les quelles précisément
? Précisément. Vous voyez, par exemple, aujourd'hui, on est le 1er septembre, aujourd'hui, le gaz a augmenté depuis trois mois de 12%. Tous les Français qui se chauffent au gaz ont vu leur augmentation, la facture augmenter de 12%. C'est une moyenne à peu près de 100 euros à l'année. Tout ça est absolument insupportable.
Donc
il faut baisser les dépenses contraintes, comment on fait, par exemple, la baisse de la TVA de 25,5% sur l'intégralité des énergies, électricité, gaz, fioul, carburant, ce qui permettra de rendre du pouvoir d'achat directement.
Là, vous
arrivez donc davantage sur le coût de la vie que sur les salaires, si je comprends
bien la
position
du Rassemblement National.
Et ensuite, nos éditorialistes. Philippe
Rappel.
Je voudrais que
vous
réponde quand même à Véronique sur le fond de sa question. Il y
a
la question des salaires, on y a tous répondu. Il
y
a la question des familles monoparentales. Il
faut
quand même qu'on y consacre. Seulement, on aurait dû y trouver, il y a répondu. 25% des familles en France, 83% sont des femmes, 40% vivent sous le seuil de pauvreté. Le grand sujet aujourd'hui social de ce pays, ce sont les mères seules avec leurs enfants. Et nous, moi, j'ai déposé avec d'autres députés, dont ceux du groupe d'Oreille y trouver, une proposition de loi transpartisane pour créer un statut pour les mamans solos, qui vise à à la fois déconjugaliser l'occupation de soutien familial. On propose également de retirer, parce que c'est la question de Véronique, de retirer du quotient familial les pensions alimentaires.
Parce que c'est complètement insupportable qu'aujourd'hui, vous payiez des impôts sur la pension que vous recevez quand vous êtes une mère ou un père qui reçoit une pension alimentaire. Et en plus, c
'est
dans votre quotient pour le calcul des aides auxquelles vous avez droit. Donc
ça, vous vous y engagez. Parce que Véronique
vous regarde,
elle prend des notes
en régie.
Et
elle sera attentive à vos engagements de campagne.
Véronique
a
participé à l'écriture de cette loi parce qu'on avait fait un 8 mars une assemblée des familles monoparentales.
Elle
avait participé,
elle
avait fait des amendements pour construire cette loi. Et on propose donc de faire rentrer les familles monoparentales dans nos services publics, dans le code du travail, dans notre système de logement aujourd'hui, parce qu'il y
a
des très gros problèmes. Je crois que l'élection présidentielle de 2027, elle va aussi se jouer sur le destin de ces femmes qui se sont retrouvées sur les ronds-points des gilets jaunes. Parce qu'on n'en parlait pas des mamans solos avant. Qui se sont retrouvées aussi dans les files d'attente très nombreuses aujourd'hui dans les banques alimentaires au Resto du Coeur, qui se retrouvent aujourd'hui. Un tiers des allocataires du RSA, c'est des femmes seules avec enfants.
La crise des gilets jaunes qui a
presque 10
ans et on en est encore là. Il faut
enfin,
enfin, enfin, Maël Decalan,
et après, on y aura par nos éditorialistes, Gilles Bornstein.
Je voulais
simplement ajouter que Véronique, elle a aussi envie qu'on la prenne au sérieux. Et pendant une campagne électorale, c'est très facile d'empiler les mesures et les promesses, toutes plus précises les unes que les autres. Si jamais on n'y associe pas à nouveau de source de financement, ça veut dire qu'on se moque de tous les gens qui, comme Véronique, sont dans la difficulté. Donc évidemment, il y a un sujet de pouvoir d'achat dans ce pays. Évidemment, quand on est une maman solo, on supporte seul, en particulier, le coût du logement, qui représente quasiment 30% des dépenses d'un ménage. Donc ça, ça fait passer une pression qui est gigantesque sur ces familles.
Mais la vraie question, c'est de savoir, d'une part,
comment est-ce qu'on finance les hauts de
salaire, d'une part. Et puis, il
y a
une autre question.
Je ne sais pas si on aura le temps. Je ne sais pas
si on
aura le temps d'y venir,
pourquoi est-ce qu'en Allemagne, le SMIC est si élevé ? C'est peut-être aussi parce qu'on a une économie qui travaille davantage, qui produit davantage, avec des
entreprises
qui sont en capacité de verser des bons salaires, notamment dans l'industrie. C'est ça, le vrai sujet. Ce n
'est
pas uniquement de savoir comment l'État peut soutenir les gens qui sont en difficulté par des subventions. C'est aussi comment une économie est en capacité de verser des bons salaires. Jean-Paul Chapelle, à ce stade, ce débat, il y
a
beaucoup de sujets. Le salaire minimum, les charges salariales, la question aussi de la production, de notre compétitivité qui va tirer la croissance.
Ce qui est clair, c'est qu'effectivement, on ne peut partager qu'une richesse qui a été créée. C'est très beau de déclarer des augmentations de salaires, mais si elles sont purement administratives, d'abord, les employeurs...
Comme en
Espagne.
C
'est purement
administratif et ça marche.
Oui,
c'est une mesure,
effectivement.
Ce sont les
employeurs qui, a priori, décident d'une augmentation de salaire. Donc, il faut les convaincre que c'est possible. On est dans une économie qui est relativement libre et pas totalement administrée. Le SMIC,
c
'est
un décret.
Dans le SMIC. Alors, le SMIC. En France, on a un SMIC qui, effectivement, suit la hausse des prix. Donc, ce qui se passe, c'est qu'il y a effectivement une conséquence, c'est que ça écrase l'échelle des salaires.
Et
donc, chaque fois qu'on augmente le SMIC, on l'a vu notamment dans la grande hausse des prix de 2022-2023, la proportion de SMIC en France est passée de 12 à 17 %.
Mais
est
-ce que c
'est un frein à l'embauche ? On entend beaucoup ça. Les entreprises disent si vous augmentez le SMIC, je ne pourrai plus embaucher.
On l'a entendu ce matin
de Dominique Schellcher, le patron de l'opérative U, qui dit, moi, si j'augmente, de 100 euros le revenu réel net d'un salarié. Pour donner 100 euros à un salarié ? Ça me coûte, moi, employeur, 483 euros. Alors, en fait, il inclut là-dedans quelque chose qui est la prime d'activité. C'est un système un peu compliqué, mais effectivement, quand le salaire augmente, les droits à la prime d'activité diminuent. Donc, effectivement, pour 100 euros de salaire net et de net à vivre pour le salarié, ça représente un coût pour l'employeur de 483 euros.
D'où ce débat sur les charges.
Donc, il y a ceux qui peuvent et
ceux qui peuvent pas.
Est-ce qu'il
n
'y a pas ? Oui, le pouvoir d'achat, les salaires, ça va être le cœur de cette campagne 2027 avec des propositions de candidats. Et derrière, il faudra les faire voter, ces propositions. Et rien
n'est moins
sûr que d'avoir une assemblée qui sera majoritaire.
Il y
a
étendu ce qui l'a dit. À l'évidence, tous les candidats, même pas que les principaux candidats, tous les candidats disent qu
'il
faut augmenter. Il faut évidemment augmenter le pouvoir d'achat en France. Et cette augmentation du pouvoir d'achat doit passer par une augmentation des salaires. Il est clair que de tout temps, le pouvoir d'achat a été une préoccupation majeure des candidats. Ça l'est d'autant plus cette année, certainement parce qu'on a un contexte international qui a suscité un regain d'inflation. Jean-Paul et moi, qui sommes certainement les plus vieux sur ce plateau, on a connu les inflations à deux chiffres. Beaucoup de Français n'ont jamais connu des périodes d'inflation. Et là, ils redécouvrent l'inflation et donc les candidats s'en emparent.
Vous m'avez demandé, vous avez dit en présentation de cette émission, vous serez chargé de pointer les contradictions, les questions des uns et des autres. Donc, je vous ai écouté, je vais essayer de faire bref. Vous, Gaëtan Dussaucet, vous dites, il faut supprimer les dépenses contraintes. C'est très joli, mais ça veut dire baisser
les impôts.
diminuer les dépenses. En fait, ça veut dire baisser les impôts. Il faut baisser la TVA sur l'essence. Voilà. Mais donc, ça prive l'état de ressources. Ça prive l'état de ressources et vous ne nous dites pas comment vous compenser.
Si vous voulez, je vais vous
proposer, terminer, Gilles, je vous le dis, je vais vous proposer un jeu rapide de questions, réponse rapide, vos financements. Et on ira voir, Véronique. Vous avez tous fait des propositions où vous trouvez l'argent. Préparez-vous, Gilles. Terminé. Voilà. Donc, vous,
dépenses contraintes, j'entends, baisser les impôts. Vous, Philippe Brun, vous dites, baisser la CSG. La CSG, c'est un impôt de droite, vous avez raison, au sens où, vous, moi, Béran Ararneau ou un SMICAR, on paye exactement la même chose. Ça a été créé par Michel Rocard parce que ça s'appuyait sur tous les revenus, y compris les revenus du capital. Donc, je trouve paradoxal pour un homme de gauche de vouloir baisser un prélèvement qui touche les revenus du capital, sachant que ce n'est pas... Mais pour une fois, il y
a
un socialiste
qui promet des baisses d'impôts, on
ne va
pas s
'en... Aurélie, je
vous
le dis.
J'essaie de... Attendez. On
peut répondre, là. C'est pour moi, maintenant. On peut répondre.
Je ne
sais
plus répondre. Il y a quand même... C'est quand même très différent. Quand la CSG a été créée, il
y
avait combien d'actifs par retraité ? On devait être à peu près à trois actifs pour un retraité. Aujourd'hui,
on
a 1,2 actifs pour un retraité. Donc, il faut diversifier le financement de
la
protection sociale. On ne
peut
pas demander seulement aux travailleurs, ils sont 27
millions aujourd'hui, de payer
70 millions de Français. Donc, aujourd'hui, il faut que le capital contribue plus. À l'époque, dans les années 90, quand François Mitterrand et Michel Rocard ont créé la CSG, à cette époque-là, il y avait deux tiers du profit qui allaient dans les revenus du travail. Aujourd'hui, il y a une explosion
à la manière de capital. Véronique vous regarde. Il faut aujourd'hui que
les salariés
soient détaxés et
que le capital, lui, contribue au
financement de la société sociale. On va faire un tour de table
très rapide,
comme promis.
Gilles, vous n'aviez pas terminé.
Pour
Aurélie Trouvé, vous dites, la solution, il n'y a pas que le SMIC, il faut l'indexation. L'indexation, très bien. L'indexation,
je ne
juge
pas. Il n'y a pas que ça favorise...
Ça part mal, déjà.
Ça
part mal,
déjà.
Je voulais savoir si c'était un argument que vous preniez en compte ou non. Et vous, Maël Decalan, vous dites qu
'il
faut baisser les charges uniquement les charges salariales. Non, pas uniquement les charges salariales, les impôts de production aussi. D'accord.
Mais sur la baisse des
charges... Les patrons ne payeront pas moins de charges. Mais ce que le salarié ne payera pas en cotisation sociale, il va le perdre. Ça sera ça de moins qui financera les retraites.
Le modèle social. C'est la raison pour laquelle il faut faire une réforme des retraites pour les financer. La question de savoir comment vous financez
chacun vos hausses de salaire puisque c'est ça que vous proposez tous. Même les dépenses contraintes contribuent à du pouvoir d'achat. Où vous trouvez l'argent ? Vous augmentez, vous baissez les charges salariales. Combien c'est chiffré et où vous compensez ? Mais court, s'il vous plaît. Très court. Un an de décalage de l'âge de départ en retraite, ça rapporte 10 à 12 milliards d'euros. C'est assez compliqué à chiffrer.
Et donc quand Édouard Philippe posera définitivement la réforme qu'il proposera aux Français sur les retraites, vous verrez que cette réforme qui n'est pas populaire, que Édouard Philippe est un des seuls à proposer, elle rapporte plusieurs dizaines de milliards d'euros qui pourront être utilisés à la fois pour
résorber le déficit et augmenter les
salaires
en
travaillant
plus
longtemps.
C
'est très clair.
Parce
qu'Édouard Philippe Aurélie Trouvé, comment vous financez cette hausse du SMIC
?
Déjà, est
-ce
qu'on peut s'arrêter de parler de charges salariales ? Je rappelle que les cotisations sociales, ce que vous appelez des charges salariales, ce sont des cotisations qui permettent à chacun, par exemple, quand on a un enfant et qu'on est en congé maternité, de pouvoir s'arrêter. Sinon, ce n
'est
pas possible. C'est ce qui permet, par exemple, quand j'ai une grippe ou un
cancer, si j
'ai une grippe ou un cancer, de pouvoir m'arrêter. Premier point. Deuxième point, si je pouvais ne pas avoir des leçons de prise de sérieux par les candidats de la Macronie, en l'occurrence, Édouard Philippe, alors que M.
Macron nous avait promis... On n'a
toujours pas répondu
la réponse à la question. Je vais y arriver,
ne vous inquiétez pas. Je comprends que vous soyez impatient.
Non, parce qu'en règle générale, c'est le meilleur
moyen de
ne pas répondre à la question. En fait, si vous voulez qu'on vous réponde, monsieur le représentant du candidat
macroniste, Édouard Philippe, il faudrait ne pas m'interrompre. Je rappelle que M. Macron nous avait dit qu'il n
'y
aura plus personne à la rue avec moi et puis il suffit de traverser la rue pour trouver du travail. Le chômage est à plus de 8%. Le financement. Vraiment,
la prise au
sérieux, je crois que tout le monde a compris que les candidats
macronistes, Jean-Édouard Philippe,
ça ne va pas.
Comment
on augmente
le SMIC ?
Donc, comment on augmente le SMIC ? J'allais dire, dans les grandes entreprises, c'est une question de répartition de la richesse, premièrement, puisque je rappelle que les dividendes ont augmenté de 115% depuis l'arrivée de M. Macron au pouvoir. Deuxièmement, dans les petites entreprises, nous les accompagnerons pour cela, évidemment. Troisièmement, dans la fonction publique, là, effectivement, il y
a
un coup. Je rappelle quand même que l'argent, que d'abord,
il
y a 60 milliards de cadeaux fiscaux faits par M. Macron depuis 2017.
– On parle d'un sujet sérieux. – Oui, on ne parle pas d'un sujet sérieux. – Vous ne
pouvez pas tirer votre pochette surprise d
'un côté… – Vous voyez que le candidat, M.
Philippe, lui-même
descendant de M.
Macron, ne peut pas s'arrêter
de
me… –
Vous avez répondu par la fiscalité sur les hauts revenus. –
Vous avez répondu comment vous financez cette
mesure et il
n'y a aucun financement qui
est associé. – Aurélie, vous l'avez dit, fiscalité sur les hauts
revenus, c'est comme ça qu'on finance l'augmentation
du SMIC. – Est-ce que vous pouvez… – Attends, moi je veux bien… – Véronique vous attend. – Non, non, je veux bien, et
étant en plus la seule femme de toutes ses représentants de parti, que M. le représentant du candidat macroniste
–
Vous
pouvez répéter 200 fois
si
vous voulez, ça ne sert à rien. –
Ne m'interrompt pas parce que vous venez de le faire à présent. J'aimerais pouvoir développer, y compris pour nos auditeurs, c'est le moindre des aspects que vous ne veniez pas m'interrompre. –
Je pense que c'est bien – Véronique vous a écouté. – Vous n'allez pas faire la parole après.
–
Véronique, vous nous entendez, Véronique vous êtes en
direct. Vous avez entendu ces hommes et ces femmes politiques, qu'est-ce que vous en avez pensé ? Quelles sont la ou les solutions qui vous ont le plus parlé dans ce que vous avez entendu
? – Bonsoir.
Alors, peut-être que je ne vais pas vous aider à départager. Effectivement, entre mon salaire brut et mon salaire net, il y a une différence d'environ 300 euros. Donc, effectivement, une baisse des charges, ce serait intéressant. Ensuite, il y
a
une volonté de mon employeur d'augmenter mon salaire. Mais effectivement, il est accablé par les charges d'URSAF, même s
'il
bénéficie de dégrèvements parce que c'est une petite structure et je suis la seule salariée. Ensuite, sur la condition particulière de parents qui lèvent seuls ses enfants, effectivement, pour avoir conclu l'allocation de soutien familial en relais de la pension alimentaire, j'ai pu constater que quand je percevais la pension alimentaire, je perdais 150 euros net, ce qui fait que cette contribution appauvrissait mon foyer. C'est ce que je vous ai expliqué dans la présentation.
Donc, en fait, il y a déjà l'évolution professionnelle et aussi mon employeur ne peut pas me proposer un CDI puisque c'est une association qui dépend des financements de financement alors qu'elle a une utilité publique. Donc, il y a quand même plusieurs aspects qui font que cette situation est la mienne aujourd'hui. Maintenant, j'ai essayé plusieurs emplois. Il y a aussi, quand on a un parcours de formation, quand on passe des diplômes, la difficulté à faire valoriser son parcours, se retrouver avec un nouveau diplôme, être débutant, être proposé, avoir un SMIC proposé comme sur un nouvel emploi sans tirer compte de l'expérience. Voilà. Donc, c'est un sujet qui est transversal.
Ensuite, il y avait la question du quotient familial aussi qui concerne les familles. Comme je vous disais tout à l'heure, la réduction de la prime d'activité fait augmenter le quotient familial avec des factures plus importantes alors que la rentrée d'argent est la même. Donc, quand on est motivé, on continue à se former à vouloir travailler mais effectivement, il y a un côté décourageant parce que... On comprend
qu'en gros,
ils peuvent mieux faire. Il y a quelques pistes qui vous intéressent. Notamment, je retiens baisser les charges salariales, le brut,
le
net, 300 euros, ce n
'est
pas rien. Alors,
vous voulez
répondre une minute chacun. Vous répondez à Véronique. Vraiment, vous tenez la minute parce qu'après, on va aller voir d'autres Français, notamment un entrepreneur.
Peut-être en deux mots. D'abord, la crédibilité du financement. C'est ça que devraient d'abord regarder les électeurs. Est-ce que ça ressemble à quelque chose de solide et d'argumenté ou aux éternelles promesses qui sont bien financées ? On a parlé de charges sociales, on a parlé de différents dispositifs qui existent pour soutenir les plus démunis et les travailleurs qui ne gagnent pas assez. Mais en fait, je pense qu'il
y a
une question un peu plus large que l'élection présidentielle et le moment de trancher, c'est de savoir si un pays peut, comme il le fait depuis 50 ans, travailler de moins en moins parce qu'on baisse l'âge de départ à la retraite, parce qu'on baisse le temps de travail sans s'appauvrir. Et ce que dit Edouard Philippe, qui est le candidat du travail, c'est que si on veut augmenter les salaires, si on veut s'en sortir comme nation, il faudra tous travailler un peu plus, mais que ce petit effort peut nous permettre de nous en sortir collectivement.
Gaëtan Dussault,
c'est
votre réponse à Véronique.
D'abord, je tiens vraiment à la remercier pour son témoignage et ce qu'elle est venue nous apporter directement ici, parce
qu
'au moins, on parle de choses concrètes. Et c'est un peu le problème qu
'on
a, c'est qu'à chaque fois on est dans les débats où on y va sur le technique et puis alors, on perd un temps fou là-dessus et on oublie en fait de parler des choses concrètes. Quand on parlait des dépenses contraintes,
ça fait tout simplement
exactement envoyé. Moi,
je
viens d'un département rural, les Vosges, dans lequel vous ne pouvez strictement rien faire sans la voiture pour emmener vos enfants à l'école en cette journée de rentrée,
pour aller travailler.
Sur le financement, je vais vous en dire deux. Mais ce que je veux dire,
c
'est que typiquement, lorsqu'on a, c'est le cas aujourd'hui, un diesel qui est à 2,25 euros le litre, que vous avez de l'essence qui est à 2 euros parce que fort heureusement encore,
il
est plafonné. Évidemment, c'est 300 euros. Alors vous faites 3-4 plaines dans le mois,
c
'est 300 euros supplémentaires. Et tout ça,
c
'est des charges à supporter.
Comment on finance la baisse de la TDR ? C'est 15 milliards, exactement. Je vais vous répondre là-dessus, si vous
me le permettez. M. Bansheim, on est exactement à 15 milliards d'euros. 15 milliards d'euros, c'est quoi
? C
'est 1% de ce que dépense l'État. Est-ce que l'État n'est pas capable de faire un petit effort pour rendre 1% justement de tout ce qu'il dépense aux Français
et le remettre dans la page directement ? Alors, justement, 15 milliards d'euros, je vais vous faire quelques-unes.
j'avais dit
une minute.
Philippe bras. Oui, mais je n'avais pas eu forcément le temps d'en parler, mais 15 milliards d'euros, c'est par exemple
moins de 20% de tout ce que l'on verse comme argent dans les agences et opérateurs publics. C'est un tiers de ce que nous coûte en fonctionnement
l'intégralité des conseils
régionaux. Tout à fait, on est à 80 milliards d'euros à peu près.
80 milliards d'euros sur les agences dans les agences et opérateurs publics. Vous prenez la même chose, contribution française
au budget de l'Union européenne, on est aujourd'hui à 30 milliards d'euros, c'est la moitié de la contribution française. Tout est une question de priorité, de savoir ce
que vous faites comme arbitrage politique. On diminue notre contribution à l'Union européenne. Je
vois quand même, Jean-Paul Chavelle, qui hausse le sourcil sur les montants.
Oui, alors vraiment, j'aimerais pouvoir les vérifier, mais là, je crois qu'effectivement, ce n
'est
pas tout à fait... Je vous l'envoie sur le rapport de la Cour des comptes et également sur le rapport... Mais
d'une manière générale, je pense que ce n'est pas crédible. D'une manière générale,
moi,
ce
que j'entends, c'est qu'au lieu de répondre effectivement à la demande du salarié qui dit « j'aimerais que mon salaire net se rapproche du salaire brut
»,
il y a un tour de passe-passe, le plus souvent, un tour de passe-passe qui consiste à
dire...
Je peux
vous
parler d'une autre proposition,
mais ça veut dire qu'on a un temps quand même d'un restreint, c'est celle d'arbitrer la priorité des élus. Ce décalage entre le salaire net
et le salaire brut, c'est ce qui, on l'a dit, c'est ce qui finance l'assurance maladie, l'assurance retraite, l'assurance chômage, et sauf à couper dans ses dépenses, c'est un tour de passe-passe. Il faut trouver de l'argent ailleurs. Alors vous êtes très ingénieux les uns et les autres pour dire « bah oui, j'en trouve facilement sous le sabot d'un cheval ».
Alors Gaëtan Dussault, vous répondez rapidement ? Mais ce n'est pas très
crédible.
Je réponds très très rapidement. Si vous voulez qu'on parle du rapprochement entre brut et net, on a une proposition que l'on porte d'ailleurs depuis 2022. C'est un pacte gagnant-gagnant avec l'intégralité des chefs d'entreprise où on leur dit « vous avez la possibilité d'augmenter de 10% l'intégralité des salaires jusqu'à 3 SMIC en échange d'un gel de la hausse prévue des cotisations patronales ». Parce qu'il y
a
un moment d
'un
moment donné, il faut pouvoir… On sait qu'il y a des entreprises, qu'il y a des chefs d'entreprise qui voudraient pouvoir augmenter justement face à la cherté de la vie le salaire de leurs employés. Mais encore faut-il qu'on leur donne ce coup de pouce, un coup de pouce.
Ça c'est bien
parce qu'on va avoir un chef d'entreprise dans un instant. Ça a l'air brun puisque vous êtes candidat à la présidentielle, Philippe Brun, pour les socialistes par le biais de la primaire.
On
a compris, la CSG vous l'a diminué. Ça coûte combien ? Comment vous compensez
? Ça
coûte entre
15
et 17 milliards et on le compense en taxant davantage le capital. Bon,
je
veux dire, aujourd'hui, il y a un problème. On ne
peut
pas demander 66% d
'impôt à quelqu'un
qui travaille et 30% seulement à un actionnaire.
On va demander au chef d'entreprise si il est d'accord avec la taxation du capital.
Et puis, pardon, il faut aussi… Il y
a
un moment, je veux dire, toute la valeur qui est créée sur notre territoire français par Google, Amazon et Facebook, il faut aussi qu'on puisse y contribuer à notre richesse nationale. Tous les emplois qui sont détruits par l'intelligence artificielle, on doit aussi pouvoir y les faire contribuer. Et donc, c'est juste un changement de système.
C
'est-à
-dire
qu'on arrête de financer 100% de la sécu par les travailleurs et on élargit à l'ensemble des facteurs de production et en particulier le capital.
On avait dit une minute, Aurélie Trouvé. Vous réagissez une dernière fois à Véronique et après, on va voir un entrepreneur.
Oui,
donc je redis, les cotisations sociales, c'est du salaire en réalité. Et ne croyez pas ceux qui vous disent qu'il suffit de couper dans les cotisations sociales parce que sinon, vous aurez moins de retraite. Sinon, vous serez moins indemnisé, vous aurez moins… Voilà, quand vous serez malade ou quand vous serez en congé maternité. Donc, il faut évidemment ne pas réduire les cotisations sociales, bien au contraire. Il faut augmenter le salaire net. Voilà ce qui est nécessaire. Et donc, nous disons, nous allons augmenter le SMIC. Nous, le premier jour où nous sommes au pouvoir et indexer les salaires. Deuxièmement, il y a une deuxième façon de
contraindre
et c'est vrai l'explosion des prix des produits de première nécessité, le carburant, etc. Nous nous avons dit le blocage des prix du carburant.
Là
aussi, vous allez me dire comment vous faites ? C'est bien simple. Total, par exemple, a fait 11 milliards de bénéfices en six mois. Donc, il faut faire en sorte qu'on bloque ces prix de l'essence. Total peut tout à fait se le permettre. Et là, vous avez un vrai gain d
'achat. On est déjà
plafonnés dans les stations françaises.
Et
puis,
à 2
,25
euros,
le gazole, c'est complètement hallucinant. C'est bien compris.
On ne va pas
aller voir le patron de Total.
On
va aller voir un entrepreneur, j'allais dire un petit entrepreneur.
Il
va vous donner son salaire. Vous allez voir que tous les entrepreneurs ne sont pas forcément multimillionnaires. Il s'appelle Maxence Laze. Il vous pose sa question. On l'écoute et on débat après.
Bonjour, je m'appelle Maxence Laze.
J
'ai 26 ans. J'ai commencé à être entrepreneur à l'âge de 21 ans avec le premier achat d'une entreprise, puis d'une seconde à l'âge de 25 ans. Aujourd'hui, mon salaire tourne autour des 2 000 euros par mois,
ce
qui correspond à peu près à un salaire classique aujourd'hui en France pour 2026, ni trop haut ni trop bas. Et je m'aperçois qu'effectivement, être entrepreneur aujourd'hui devient de plus en plus compliqué, notamment par rapport aux charges. Aujourd'hui, on ne peut plus investir, on ne
peut
plus recruter face à cette montagne de charges que l'on peut avoir quand on cherche à embaucher ou quand on cherche à investir. Qu'est-ce que vous, vous seriez prêt à mettre en face dès la première année pour contrer ça
? Alors,
le coût du travail, c'est la question que pose Maxence. Est-il encore trop élevé ? Parce que les 10 ans de macronisme ont contribué à tenter, et vous nous direz ce que vous en pensez, de le contenir, voire de le baisser. Faut-il baisser les charges patronales, aller encore plus loin dans la politique dite de l'offre initiée par François Hollande ? Maël Decalon. Alors d'abord, moi je voudrais dire que ce chef d'entreprise, il a beaucoup de courage. Il y
a
une citation de Churchill que j'aime bien. Vous savez,
est-ce
que le chef d'entreprise est une vache à traire ou un homme à abattre, suivez mon regard, ou est-ce que c'est celui qui tire la charrue
?
Et vous savez, les multinationales que la France Insoumise veut en permanence taxer, en réalité, à la fin, c'est les classes moyennes qui payent et c'est les petits entrepreneurs et les PME, notamment de mon département, dans le Finistère. Donc d'abord, je voudrais dire qu'il a bien du courage. Ensuite, est-ce que les charges qui
pèsent sur les entreprises… Est-ce que quand Maxence dit « moi je ne
peux pas augmenter parce que ça
pousse trop cher » ? Il a 150
fois raison et je redis ce que j'essayais d'exprimer tout à l'heure, c'est qu'il y
a
un sujet de charges sociales qui pèsent sur les salaires et qui expliquent que le pouvoir d'achat est comprimé, mais il
y a
un deuxième sujet, c'est que l'économie française au sens large, elle ne crée pas assez de bons emplois, elle ne crée pas assez de richesses. Pourquoi ? Parce qu'on assomme nos entreprises de normes, de charges de toute nature,
Mais quand on regarde la coupe du travail, elle a
baissé. J'y viens tout de suite que Mme Trouvé veut encore augmenter. Il y a une autre politique qui est possible que Edouard Philippe a engagée en 2017 qui s'appelle la politique de l'offre qui consiste essentiellement à alléger les charges et les impôts qui pèsent sur les entreprises, pas pour leur faire des cadeaux. Nous,
on
n'est pas pour faire des cadeaux aux gens mais
parce qu'on pense
que c'est efficace pour relancer l'économie, créer des emplois,
verser du
salaire. puisque c'est notre sujet. C'est un lien qui est très direct sur les salaires.
On
l'a vu tout à
l
'heure quand vous présentiez les chiffres et l'énorme différence qui existe entre l'Allemagne, la France et l'Espagne. Mais bon sang, pourquoi est-ce que vous pensez que les Allemands ont un SMIC qui est considérablement plus élevé que le nôtre ? C'est parce que leurs entreprises produisent davantage d'emplois
industriels et créent plus de richesses. Il faut
aller plus loin, il faut baisser les charges sur les entreprises. On arrête ? Stop ou encore ? Philippe Brasvitz ?
Déjà un, ce que je propose sur la CSG, c'est du salaire d'aide en plus pour les gens.
La vraie question, les entreprises
sont en train de changer. Aujourd'hui, la part de la masse salariale,
c
'est-à
-dire
du salaire dans ce qu'elle dépense est beaucoup plus faible qu'avant. Pourquoi ? Parce qu'on supprime beaucoup d'emplois avec l'automatisation, avec la robotisation et donc le sujet central dans les prochaines années ne sera pas le coût du travail,
ce
sera le coût de l'énergie. Moi, dans mon programme qui s'appelle Produire que j'ai présenté la semaine dernière, je propose de baisser massivement le coût de l'électricité en particulier
en France
en revenant
au
monopole public d'EDF et garantir à nos entreprises
françaises l'électricité. Vous êtes à
côté de la question de Maxence qui vous dit...
Non, il ne parle pas que des charges
salariales, il parle de toutes les charges. Il y a les coûts de l'énergie pour un entreprise. L'énergie, c'est
énorme. Pardonnez-moi,
mais
dans la métallurgie, l'énergie, c'est 40% des coûts, la masse salale, 18%. Donc parlons des vrais chiffres. Quand on a aujourd'hui l'électricité, qu'on surpaye en raison du marché européen de l'électricité, il faut maintenant dire les choses. Retour au monopole public d'EDF, de noire aux entreprises françaises l'électricité, la moins chère d
'Europe, En plafondant les prix
d'énergie, vous pouvez facilement mieux augmenter
le salaire. Il y a un lien, j'essaye de faire le lien. Vous
donnez à l'entreprise quand même des marges supplémentaires et dans la bataille mondiale de l'industrie,
il
faut...
Pourquoi
laisser une énergie qui peut être décarbonée si elle est nucléaire ou si elle est à base d'énergie renouvelable et ne pas baisser le coût des énergies fossiles ? Je trouve bizarre là aussi pour
un homme
de... Juste, Gilles Borchelle, informez-vous, lundi, j'ai présenté un plan pour baisser les prix du carburant en baissant de
transport les prix du carburant. Mais là, vous dites l'électricité.
Je pensais
qu'il fallait
électrifier la France.
Mais il faut... Pour
qu'elle
dépend moins de
Poutine et du Golfe. C'est la
fin du pétrole. Donc on
est en train de le préparer. Mais là, est-ce que vous vous connaissez un
point commun avec
le RN sur ce programme ou pas ? Sur l'énergie
? D'abord,
je
propose ça. Ensuite, sur les entreprises. Elles ont aussi des charges de loyers qui sont très importantes.
Je
veux dire,
vous
êtes commerçant dans les centres-villes, chez moi, dans l'heure. Vous avez des loyers qui sont devenus délirants. Il faut aujourd'hui faire baisser ces loyers commerciaux avec des sociétés foncières publiques. Je sais que c'est fait dans le Finistère, notamment chez M. Decalan, qui permettent de racheter ces casques commerciales pour donner du foncier abordable pour les entreprises. Ensuite, il faut arrêter de raser gratis. Est-ce qu
'on
ne
va
pas non plus... On peut faire ces mesures de pouvoir d'achat ? Je les propose. On ne
va
pas non plus diviser par deux le coût du travail en France. Donc
vous arrêtez la politique de l'hôpital. Non, ce n'est pas de l'offre. C'est-à-dire
des charges qui pèsent sur le
travail des entreprises.
Quand vous baissez le prix électricité en France, il passerait, si Moukram était adopté, en dessous des 60 euros du mégawatt. C'est de
l'offre,
ça aide les entreprises.
Quand
vous
agissez sur les loyers commerciaux, ça
aide les entreprises. Quand vous arrivez, grâce au salaire brun que je propose, à augmenter les
salaires et donc augmenter la demande, vous amenez du chiffre d
'affaires supplémentaire aux entreprises.
Gaëtan
Dussosset, Marine Le Pen était comme les autres responsables politiques devant les patrons il y a quelques jours. Qu'est-ce que vous dites aux entrepreneurs ? Encore une fois, pas aux patrons du CAC 40, j'allais dire aux petits entrepreneurs comme Maxence.
Alors, juste un petit mot d'abord sur ce qui vient d'être dit par mon collègue Philippe Boin. Je suis très content de voir que notre proposition de baisse des prix des carburants, de baisse de la fiscalité sur les carburants et sur l'énergie, de revenir à un prix français de l'énergie soit reprise, que ce sont des propositions qui sont portées historiquement par Marine Le Pen et par le Rassemblement national. Le seul inconvénient, c'est que malheureusement, Philippe Boin, vous êtes candidat à une primaire où vous êtes le seul à faire sa proposition et que personne n
'est
d'accord avec vous.
Alors,
si maintenant,
il y a François Hollande... Il y a porté la loi de l'association de l'EDF que vous avez votée. Oui, d'accord, mais sur le reste,
sur les prix des carburants
et autres,
vous êtes le seul un peu isolé dans votre parti malheureusement. Il y a peut-être François Hollande qui a d'ailleurs repris la mesure dans un bouquin mais on ne sait pas vraiment d
'où
ça sort. Bon, tout ça pose souci. Sans compter en plus que ça, que lorsque François Hollande était quand même président et était aux affaires de 2012 à 2017, il a aussi largement participé à fragiliser notre atout nucléaire puisque c'est lui qui,
dans
un pacte avec les écologistes, a tout fait pour faire fermer Fessenheim
et qui avait des objectifs qui étaient d'ailleurs... Et qui étaient d'ailleurs
partagés... Mais attendez, c'est très important parce que l'énergie
est au cœur de la relance économique. Et c'est d
'ailleurs le point commun qu'il y a entre François Hollande et Édouard Philippe puisque Édouard Philippe, lorsqu'il était Premier ministre, partagé cette réduction de la part du nucléaire dans le mix énergétique français,
c'est-à-dire avoir moins de production d'électricité et d'origine
nucléaire. Alors maintenant,
si
vous voulez, moi quand j'entends des personnes qui ont été aux manettes depuis 10 ans, qui nous expliquent qu'il faut à tout prix mettre une politique en faveur de la création de richesses, de la relance de la croissance, des
acteurs économiques, etc. Et la marché, c'est important, elle a fonctionné. Vous voulez qu'on regarde les résultats aujourd'hui ? Entre 2017 et
2020, les défis
sous-titrage quand Édouard Philippe
était à
Matisse, et
les charges et les impôts qui pesaient sur les entreprises ont baissé. C'est ça qui est important.
Mais
le cas
-là,
un
scoop, un scoop, le gouvernement était
macroniste avec Édouard Philippe, il l'est toujours resté pendant 10 ans, la politique n'a pas changé d'un yoda
entre Édouard Philippe et les résultats d'aujourd'hui. Après la crise du Covid, elle a été remise en cause et c'est bien dommage de la balance commerciale record.
Nous
avons
une explosion de la dette record, nous avons un nombre record de faillite d'entreprise, on a même le chômage qui est en train d'être augmenté, ce qui fait que la France devient le troisième pays européen avec le plus fort taux de chômage. Donc désolé, les résultats sont piteux. Mais vous
ne revenez pas sur les aides aux
entreprises. Je l'ai
emprunté.
Vous
les
conservez, mais vous ne continuez pas davantage. Pourquoi on a cette situation ? Pourquoi on a cette situation ? Tout simplement parce que ils ont créé, durant 10 ans, mais aussi avec leurs prédécesseurs d'ailleurs socialistes et écologistes, ils ont créé un enfer fiscal et un enfer normatif dans notre pays. Certes, il y a des impôts qui sont très importants et qui sont très lourds sur les entreprises, mais il y a aussi toutes ces normes. Cet
impôts papier tribut d'ailleurs pour 3% du PIB, ce sont des dizaines de milliards d'euros que l'on cache chaque année. On comprenne bien le
programme sur les entreprises. Qu'est-ce que vous dites à Maxence qui vous écoute et qui va essayer ensuite de se faire le bilan ? Qui sera le plus convaincant ce soir ? Sur les allègements de charges, Marine Le Pen a été très claire d'ailleurs devant les représentants du MEDEF au moment de la rentrée. C'est un choix de société qui a été fait. Pourquoi ? Parce que nous avions un coût du travail qui était excessivement important et par conséquent, il a été décidé politiquement de créer des exonérations de charges pour essayer au moins sur les métiers peu rémunérés d'avoir une possibilité d'abaisser le coût du travail. Donc nous, nous assumons de maintenir cette politique d'exonération de
charges ce qui n'était d'ailleurs pas le cas du gouvernement Le Corneau qui était le seul à nous proposer l'augmentation du travail. Ils
augmentent toutes les dépenses, ils baissent tous les impôts et ils ne
disent
pas comment ils financent leur programme. Personne ne croit aux propositions du
reste de la soirée. On aurait pu l'y trouver. Maxence, elle est fille,
elle est fille, elle est fille,
elle
arrive au pouvoir. Pour Maxence, on lui baisse ses charges ou
pas ?
Encore
une fois, Maxence,
ce n
'est
pas un patron du CAC 40.
J'ai écouté attentement M. Maxence et j'espère que je ne serai pas interrompue par mes collègues pendant que je lui réponds à lui. D'abord, je veux lui dire et j'ai conscience que 10 ans de Macron ni depuis 10 ans, il est de plus en plus en difficulté puisqu'il y a
la
défaillance de 55 000 entreprises et c'est un malheureux et un très triste record en France. Et je veux lui dire aussi, j'ai conscience qu'en fait, en tant que petite entreprise, il est très défavorisé. Par exemple, les aides publiques sont essentiellement ciblées vers les grandes entreprises. Le crédit impôt recherche, par exemple, c'est essentiellement les grandes entreprises qui touchent le crédit impôt recherche. Alors même qu'on sait, vous savez quoi, en 10 ans, ce sont les petites entreprises qui ont essentiellement créé de l'emploi. Les grandes entreprises ont plutôt eu tendance à en détruire. Donc, ce n
'est
pas juste. Et de la même façon pour la fiscalité. Vous savez que le taux d'imposition moyen des petites entreprises, il est d'à peu près 25 % quand il est inférieur à 20 % pour les grandes entreprises.
Ça,
c'est le diagnostic, les aides aux entreprises, tous les allégements de charges qu'on a appelés politiques de l'offre, de ce décennat. C'est un peu encore. Alors d'abord, vous comprendrez bien que c'est l'importance qu'on se tape, parce qu'ensuite, on va pouvoir en dégager des solutions. D'abord, moi, je veux dire, je suis d'accord d'ailleurs avec Philippe. D'abord, on a un problème sur les dépenses contraintes, là encore, pour les petites entreprises. Le coût de l'énergie, ça ne va pas, ça a encore augmenté. Il faut un tarif réglementaire pour toutes les entreprises. Premièrement. Deuxièmement, il faut combattre la concurrence déloyale.
Par exemple, la commande publique, c'est nos contribuables qui payent. Comment se fait-il, par exemple, que les polos des gendarmes, d'accord ? Eh bien, aujourd'hui, ils vont être fabriqués par une usine au Bangladesh par éminence, plutôt que de favoriser sa petite entreprise de textiles dans le Gard, parce qu'il n'y a pas, on ne priorise pas la production locale dans la commande publique. Ça, c'est un choix politique. Ça aurait pu être fait depuis des années, des années, ça ne l'a pas été. Et troisièmement, non, je préférerais finir, je ne vous ai pas coupé.
Troisièmement, dans les dépenses faramiseuses et la complexification pour les petites entreprises, la facturation électronique, c'est aujourd'hui qu'elle est imposée. Facturation électronique, il
y
a près de 150 plateformes privées et on va imposer aux entreprises de nouvelles charges liées à la facturation électronique plutôt que d'assurer, comme ça avait été promis par l'État, plutôt que d'assurer un service public gratuit.
Ça, c'est vos
propositions.
Gratuit. Mais vous taillez dans les années sur les charges électroniques publiques
et gratuites plutôt que l'usine à gaz que la Macronie a imposée aux
petites entreprises. Les insoumis
arrêtent complètement les aides aux entreprises ? Oui ou non ? Pas du tout. Nous voulons un nouveau pacte productif. Nous voulons que les aides aux entreprises, elles soient conditionnées, elles ne peuvent pas être sans contrepartie. Notamment, nous ferons en sorte que les petites entreprises qui créent de l'emploi, qui font de l'investissement et qui sont dans la transition écologique, eh bien, elles aient ces aides aux entreprises.
Je pense que
Maxence qui lit entre les lignes, il a compris que si Mélenchon arrivait au pouvoir, il pouvait fermer boutique, aller créer des employeurs et
qu'on n'allait
pas améliorer ni le pouvoir d'achat
ni la vie des entreprises
en adoptant la
politique d'économie du Venezuela. Alors, Maxence, on ne vous
répondra pas. On va aller voir un nouveau profil parce qu'on essaie d'avoir comme ça une radiographie de l'ensemble de la population française et de nos téléspectateurs qui nous écoutent. Vous l'avez dit, c'est la rentrée. Vous avez parlé tout à l'heure de la dépense publique des fonctionnaires. Eh bien, justement, on va aller voir un fonctionnaire, un prof, en ce jour de rentrée. On va aller voir Antoine Carrier.
Il
y a plus de 6 millions de fonctionnaires en France, dont les professeurs. Les profs ont été en partie revalorisés, Myriam, leur salaire. Mais le point d'indice des fonctionnaires, on le sait, et je l
'ai
depuis 2023. Écoutez cette question pour vous d'Antoine Carrier et on ouvre le débat après.
Bonjour, je m'appelle Antoine Carrier. On me connaît plutôt sous le nom d'Arieka. J'ai 40 ans, je suis prof de maths en banlieue bordelaise et je touche 3 292 euros brut par mois, soit 2429 euros net. Alors, j'ai deux petites questions à poser. Depuis plusieurs décennies, le pouvoir d'achat et la rémunération des enseignants ont fortement baissé. Au-delà de la question salariale, est-ce que vous mesurez les conséquences de cette dévalorisation sur le statut social des enseignants et donc sur le respect que leur accordent les parents ainsi que les élèves ?
Ça,
c'était ma première question. Et la deuxième question, nous sommes parmi les pays de l'OCDE où les enseignants sont le moins bien rémunérés et pourtant, il faudrait rendre le métier plus attractif et on réduit aussi les moyens d'action. Le Pass Culture Pro est passé de 25 euros à 5 euros par élève, donc on ne peut plus trop faire de projet pédagogique. Concrètement, quelle est votre stratégie pour attraper notre retard par rapport à nos voisins européens et redonner aux enseignants à la fois un salaire et des moyens à la hauteur de leur mission
?
La question est très claire. À quand on va enfin avoir des profs dignement valorisées, rémunérées dans ce pays ? Melle de quel an ? Votre champion, Édouard Philippe, il est allé très fort puisqu'il dit qu'il va augmenter de 20% tous les enseignants en 5 ans. Comment qu'il paye
?
Et là, on entendait 2429 secondes
pour Antoine. Je vais vous faire une réponse
directement issue du terrain du Finistère et puis ensuite dire un mot du programme d'Édouard Philippe. Moi, les fonctionnaires du département, j'en ai 4000 et on réussit à les augmenter parce qu'on fait des économies. Et quand on gère bien les finances publiques, que ce soit au plan national ou au plan local, on a des sous pour augmenter les salaires. Et moi, je trouve que les fonctionnaires ne sont pas assez payés dans ce pays. Mais en revanche, leur promettre
des augmentations...
Attendez, mais promettre des augmentations qui ne sont pas financées par des économies en conséquence, donc je peux vous dire ce que j'ai fait dans mon département, eh bien évidemment, ça ne vaut absolument rien. Alors maintenant, un mot sur le salaire des enseignants. Il a raison.
Il
a raison de dire à la fois que les enseignants sont moins payés en France à peu près 20% en moyenne que dans la moyenne des pays occidentaux. Et il a raison de dire que les enseignants ne sont pas assez payés pour rendre le métier attractif et pour restaurer pas seulement l'autorité mais la dignité des enseignants. Édouard Philippe, pour la rentrée scolaire, il a rappelé que les enfants, c'était à peu près ce qu
'on
avait de plus précieux dans la vie et qu'il fallait peut-être qu'on prête un peu plus d'attention à celles et ceux à qui on les confie. Donc il a fait cette proposition qui a
surpris 20
% de hausse en expliquant là encore...
En travaillant
jusqu'à 67
ans ? Non, mais c'est
sa marque de fabrique. Il explique comment on finance et c'est la différence en particulier avec les deux extrêmes. Il explique comment on finance et pour le dire en une seconde, il va y avoir une baisse très forte du nombre d'élèves en France, un peu plus de 10% de baisse du nombre d'élèves. Donc la question,
c
'est de savoir à quoi est
-ce
qu'on consacre les économies qui pourront être faites ? Est-ce qu'on privilégie les salaires ou est-ce qu'on privilégie d'autres utilisations
?
Lui, il dit je mettrai le paquet sur le salaire des profs pour restaurer leur autorité et leur dignité. Aurélie
trouvait
sur les profs
et
les fonctionnaires d'une manière plus générale.
Alors d'abord, en 10 ans de pouvoir de M. Macron avec plusieurs années de Premier ministre Édouard Philippe et Gabriel Attal d'ailleurs, eh bien on a une dévalorisation, une baisse énorme du salaire des profs. Je suis bien placée pour le savoir parce qu'il se trouve qu'avant d'être députée, j'étais prof. Et donc je sais de combien j'ai perdu de salaire comme tous les profs. Aujourd'hui, il faut savoir qu'un prof en début de carrière, il est juste au-dessus du SMIC alors que dans les années 80, on était à plus de deux fois le SMIC. C'est pour vous dire la dégradation.
En fait, les profs, on a perdu, je dis on parce que j'y l'ai été jusqu'en 2022, on a perdu à peu près 20% de pouvoir d'achat en 20 ans et sous M. Macron et donc Édouard Philippe et Gabriel Attal, ça a été particulièrement net.
Donc les promesses… Ça d'accord. Donc on fait
comment pour les augmenter
? Alors on fait comment ? On parlait du point d'indice que je l'ai depuis 2023.
Un, nous nous engageons, nous, à augmenter directement la première année où nous gouvernerons de 20% le salaire des profs. Deuxièmement, et je le dis, dans les écoles, et ça a été dit, en fait, il dit on ne peut même plus payer des sorties des
élèves. Donc on a 20% en 5 ans, vous, c'est 20% tout de suite. Mes enfants
sont en école publique en Seine-Saint-Denis. Je peux vous dire que parfois, il y
a
des collectes pour des tickets de métro pour pouvoir aller faire des sorties scolaires. Voilà où on en est au bout de 10 ans de M. Macron. Donc c'est catastrophique. Donc oui,
il
faut augmenter de 20% les salaires des profs, il faut recruter des profs, il faut recruter des ESA, je pense à tous ceux qui encadrent les enfants en situation de handicap, il y a des dizaines de milliers d'enfants en situation de handicap qui n'ont pas de solution et les parents non plus en cette rentrée. Et moins
de
profs ? Ça vous l'assumez ? Parce que Mel de Gallet entre les lignes, il nous dit très clairement il y a moins d'élèves, donc d'écoliers, donc moins de profs, donc peut-être plus. Alors
vous
savez combien ? Pour les payer, lui. Alors là aussi, c'est un mensonge parce qu'en fait,
depuis
2017, le taux, le nombre de profs par élève, eh bien, il a diminué. Et en fait, vous savez combien il faudrait recruter deux
profs ?
Si on voulait rattraper le taux d'encadrement de 2017,
il
faudrait en recruter 10 000. Pas touche aux effectifs, vous vous embauchez
sur l'indication nationale. C'est
les indications
des syndicats d'enseignants.
Juste parce que...
Le point commun de toutes les questions qui ont été posées, c'est qu'on n'a jamais...
Antoine nous écoute, il vous répondra en direct, mais tous les deux, vous avez proposé dans des temporalités différentes 20% d
'augmentation. Antoine, 2429 euros netts. pour
les
entreprises qui
allaient
payer,
mais comme d'habitude avec M. Mélenchon, on ne sait pas qui paye. 2429 euros netts. Antoine, vous avez dit, c'est votre salaire avec 20% d'augmentation, ça ferait 3 000 euros netts environ. Vos
propositions
?
Alors moi, dans le programme que j'ai présenté, je propose aussi 20%. J'ai fait 20% avant qu'Edouard Philippe l'annonce.
20% ? À la rentrée de 2027, comme elle est... Oui,
on augmente aussi 20%. Maintenant, disons-le clairement, pour les gens qui nous écoutent et qui ne sont pas profs...
Ça fait beaucoup,
vous
faites rêver
beaucoup des gens qui nous regardent. 20% dans quelques mois, si vous êtes élus... Les gens, vous
pourrez regarder en ligne exactement comment je finance tout cela par la rétention de
la
justice sociale et par d'autres économies. Moi,
je
propose des vraies économies aussi dans mon programme. Maintenant, sur les 20%, il faut en parler, il faut que les profs soient mieux payés et c'est normal. Maintenant, il n
'y a
pas que les profs qu'il faut mieux payer, notamment dans l'éducation nationale parce que ce n
'est
pas les seuls à travailler dans
l
'éducation nationale. Moi, je pense aux AESH qui nous écoutent, qui sont des vrais précaires, qui sont des prolétaires, des précaires de la fonction publique, qu'on paye à coups de lance-pierres,
qui sont à 800
euros,
900 euros,
et qui sont aujourd'hui des gens qui sont aussi importants que les enseignants dans les classes
parce qu'on
a imposé, et c'est une bonne nouvelle, l'inclusion dans toutes les classes. Mais moi, dans toutes les classes de ma circonscription, dans l'heure, même dans les plus petits villages, vous avez 2, 3, 4 enfants porteurs de handicap par classe, y compris dans les petites classes. Et donc, on n'a pas aujourd'hui suffisamment d'AESH. Les maisons départementales des personnes handicapées, elles notifient des droits où il faut octiller 20h, 25h pour un enfant. Et puis, vous avez un AESH qui a seulement 8h, et on le paye au lance-pierres, et on ne le paye pas pendant
les vacances, ils ne sont pas payés
pendant les vacances, et on les fait multiplier, les CDD. On a adopté une loi à l'Assemblée, grâce au
socialiste d'ailleurs, Donc, même question, les 20% d
'augmentation tout de suite,
au-delà même des profs,
il faut augmenter, il
faut trouver l'argent. Il faut
revaloriser, nous, on a un programme de justice fiscale générale, et puis des économies. Moi, je propose notamment des économies, notamment de supprimer un degré de collectivité aujourd'hui locale, parce qu'il y
a
trop de degrés, il
y
en a 7 degrés, il faut maintenant arrêter cette bureaucratie locale. Je propose aussi de faire des efforts sur les achats de l'État, sur l'immobilier de l'État. Je propose également une réforme fiscale.
Mais vous ne touchez pas aux
effectifs
? Non. Vous embauchez au contraire dans
l'éducation nationale.
On ne
va
pas s'en sortir en fermant toutes les classes en milieu rural. Donc, il
y a
un moment, un enfant, un enfant, il
n
'a pas...
Personne ne parle de
faire
des classes en milieu rural. On va rester
sur
le salaire des profs. Il ne va pas faire une heure
de quart le matin à
trois ventes. On va rester sur le salaire
des profs. On s'approche du bingo. Antoine qui nous entend, 20%, 20%, 20%, Gaëtan Dussault.
Simplement 20% parce
que c'est ça l'écart.
Ce n'est pas un chiffre magique. On l'a compris. C'est ça l'écart avec la moyenne... Gaëtan Dussault. Le Rassemblement
National arrive au pouvoir en mai prochain. Antoine, est-ce qu'il a son augmentation
?
Oui, je vais être très court et très concise que je vois que le temps file et nous, pour le coup, on a assez l'habitude d'avoir la parole sur ce plateau mais ce n
'est
pas le cas d'Antoine et je pense que ce serait intéressant qu'il puisse reprendre la parole
après coup. Il va reprendre la parole. Il
faudra vraiment lui laisser la possibilité. Plusieurs choses. D'abord, oui, nous nous proposons l'augmentation de 20% des rémunérations des enseignants.
Donc c'est le bingo, 20
%
Antoine, parce qu
'il faut qu'on rattrape notre retard par rapport à l'OCDE. Ça a été très bien dit. Les pays membres de l'OCDE, aujourd'hui, la France est 23ème sur 35. On ne peut pas se contenter de cette situation. Mais maintenant, pour répondre aussi sur l'autre question qui a
été
posée par Antoine, à savoir celle de l'attractivité du métier. Bon, outre les questions, notamment dans les grands centres urbains, de la nécessité d'un soutien inconditionnel de la hiérarchie académique à leurs enseignants, puisque l'on sait que lorsque les enseignants sont dans une certaine difficulté, parfois, la machine dernière, elle ne suit pas, la hiérarchie ne suit pas et cela, évidemment, ça fait peser énormément de problèmes. Mais il y
a
aussi autre chose. C'est celui des conditions dans lesquelles on exerce son métier et de voir, finalement, la classe, les enfants, le bonheur qu'ils ont de venir. Et c'est vrai que quand j'entends les questions qu'il y a sur la démographie, je suis désolé, mais régler les problèmes de démographie, simplement d'un point de vue très comptable, avec un tableau Excel où on se dit on supprime tant de postes parce
qu'il y a tant d'enfants,
en moins, je
suis désolé, mais moi, je suis dans un département rural. C'est arrêter
de promettre
tout et sans contraire. Les gamins se retrouvent. Écoutez quelque chose de
concret et de pragmatique.
Vous écoutez, M. De Calan, et il y a un peu moins la politesse d'écouter vos adversaires. Il y a un temps du social.
Vous terminez et Antoine
Foucher vous répondra à chacun d'entre eux. C'est d'ailleurs ce qui vous
réunit encore une fois, M. De Calan et M. Brun, c'est que tous les deux vous avez laissé passer un budget qui a supprimé 4 000 postes dans l'enseignement. Quand on fait quelque chose comme ça, dans des écoles rurales, et que vous êtes obligés de fermer l'école à la fin parce que vous n'avez plus qu'une seule classe les gamins sont obligés de se lever à 6 heures et quart pour prendre le bus qui fait la tournée de tous les villages de la vallée pour ensuite finir dans la ville qui est un petit peu plus nombreuse de 2 ou à 3 000 habitants. Ça,
c
'est pas possible parce que c'est pas du bien-être dans l'éducation. Et les profs qui voient ça et qui subissent ça et qui sont au quotidien avec les parents d'élèves, eh bien évidemment, ne le supportent pas.
C'est très clair. Antoine a la parole pour conclure.