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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 9 décembre 2025 25 min

Philippe Paul : « Tous les chemins mènent à Rome, tous les drones mènent à Moscou »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

On va en parler avec vous. Philippe Paul, bonjour, merci d'être notre invité. Vous êtes sénateur LR du Finistère, vice-président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armé ici au Sénatin.

On va évidemment revenir sur un budget particulièrement sur les moyens alloués aux forces de l'ordre dans quelques instants. Mais d'abord, on commence cette interview comme d'habitude par les unees de la presse régionale. On en a sélectionné trois.

D'abord la une des dernières nouvelles d'Alsace, budget de la sécurité sociale en vote sur l'accord de raide, le sort du budget de la SQ qui va donc se jouer à quelques voies près cet après-midi à l'assemblée. Une étape cruciale pour Sébastien Lecordnu et sa stratégie de compromis. La deuxième une, c'est cette très belle une de la dépêche 120 ans de laïcité.

On l'a dit ce 9 décembre qui marque les 120 ans de la loi de 1905 de séparation des églises et de l'État. Et puis la dernière rune, c'est celle de Ouest France, Ukraine, l'Europe sert les rangs face aux États-Unis. Volodimir Zelinski, Carsteimer, Emmanuel Macron, Friedrich Mertz qui était donc réuni à Londres, le président ukrainien qui refuse de céder des territoires à la Russie.

De quelle lune avez-vous envie de nous parler ? La première sur la sécurité sociale, je pense, parce que ça détermine aussi un peu la suite euh pour le budget général euh de la France là. Don, on va voir comment ça va se passer cet après-midi.

Vous pensez qu'il y a un lien si ça passe cet après-midi, ça passera pour le budget ? Bah euh suivant la technique parce qu'il y a de la politique là-dedans aussi. Si ça se passe pas bien, c'est après-midi pour le budget de PLFS.

Pour le PLF après ça risque de se passer de la même manière parce que là on voit bien comme il a pas de majorité à l'Assemblée nationale ben on distribue des petits bonbons à tout le monde mais on fait un budget qui est un peu surmi sans sans goût sans saveur qu'il faudra sûrement rectifier après. Donc on on va voir. Mais de toute façon faut vraiment impérativement que ce budget passe même s'il est pas terrible parce que sinon ça va être très compliqué pour la suite à côté.

Ouais et puis je crois que c'est parce que Bruno Raillo lui il appelle les les députés à pas le voter. C'est une proposition ça sera plutôt abstention. Ouais ça sera plutôt abstention.

C'est pour montrer qu'on est pas d'accord avec un certain nombre de choses mais mais je pense aussi à la population qui commence à en avoir un peu ralbol de tout ce big mac qui qui dure. Mais justement pourquoi ne pas le voter ? Pourquoi les aler ne le votent pas pour aller dans le sens ?

Je pense d'après les échos que j'ai, je crois comprendre même si hier c'était un avis un peu différent, je pense que ça va quand même passer même à quelques ou après donc après ça sera un peu Pourquoi ? Parce que les LR suivront pas les consignes de Bruno Rotaillot. Bah là on voit bien que les consignes sont rarement suies surtout de moins en moins.

Et c'est là-dessus que je Sébastien Lecournu parce que c'est pas parce qu' un prison de d'un groupe dit quelque chose que pour autant tout groupe fait suit les consignes. On l'a bien vu. Je crois que ça va se passer de la même manière.

Sébastien Lecnu qui alerte par pas de budget, c'est 29 à 30 milliards de déficit de la SQ pour pour l'année prochaine. Est-ce que c'est pas complètement incohérent de la part des LR et de Bruno Retaillot qui alerte depuis des mois, des années sur les comptes publics et la dérive des comptes publics ? Mais ça dure depuis des années la dérive des comptes publics, on en parle tous les ans.

Oui. Mais pourquoi aggraver le déficit en disant il faut pas voter ce budget ? Ouais, mais je suis pas certain que bon, on va voir comment ça va se passer cet après-midi puis pour la suite, mais bon, il faut impérativement que les deux budgets passent pour pour qu'on aille de l'avant parce que sinon, on a bien vu dans la précédente édition, j'allais dire que ne pas voter le budget s'entraîner complication tous les côtés, il sera accroit en plus le déficit de l'État.

C'est des milliards à chaque fois qui passent à la trappe. On peut pas continuer comme ça. For a raison de dire il faut voter pour ce budget.

Faut demander ça au socialiste. [rires] Il a eu satisfaction sur un certain nombre de points. Donc il tient un peu le gouvernement à voir quoi.

Allez dans le même temps, le Sénat qui poursuit l'examen du budget. Stéphanier, il était notamment discuté les crédits liés à la sécurité notamment les crédits de la police, de la gendarmerie. Vous avez suivi cette séance Stéphane les sénateurs qui ont donc approuvé un des rares budgets qui augmente avec notamment celui des armées dont on va parler.

C'est le budget dédié à la sécurité. Exactement. Pas de diète hein pour la police et pour la gendarmerie.

Le budget total des deux forces de sécurité augmente de 2,6 % par rapport à l'année dernière. Ça fait une augmentation de 637 millions d'euros pour la police et la gendarmerie avec un budget total qui atteindra donc 25 milliards d'euros en 2026. Et si on regarde dans le détail, Stéphane, les crédits allou à la police nationale augmentent plus que ceux de la gendarmerie.

Oui, la police nationale bénéficie d'une augmentation de son budget de 437 millions d'euros. Ça fait + 3,3 % par rapport à l'année dernière. Pour la gendarmerie, c'est + 200 millions d'euros, c'est-à-dire une augmentation de 1,8 % si on compare à 2025.

Un déséquilibre qui se retrouve aussi sur le nombre de postes créés l'année prochaine. Plus 1000 emplois de policiers, surtout dans la police judiciaire et la police aux frontières pour s'occuper des centres de rétention administrative. Côté gendarmerie, c'est plus 400 postes pour créer de nouvelles brigades.

Ce déséquilibre police gendarmerie inquiète les sénateurs. Ils l'ont beaucoup exprimé hier à la tribune. Écoutez la sénatrice centriste, Isabelle Floren.

Depuis l'année 2009, l'année du rattachement de la gendarmerie nationale au ministère de l'intérieur, une disparité budgétaire subsiste. Il est étonnant que les augmentations annuelles de crédit ne soient pas réparties de manière équitable. Même si ces deux forces de l'ordre contre des difficultés comparables en matière d'équipement et de conditions de travail, la gendarmerie en ressent souvent les effets de manière plus aigue.

Alors sur ce point, le ministre de l'intérieur, Laurent Nunz, n'a pas manqué de répondre et selon lui, c'est un trompleœil. Il faut regarder plus largement au niveau de la LOPMI, la loi de programmation du ministère de l'intérieur. Selon Laurent Nunz, il n'y a donc pas de déséquilibre entre la police nationale et la gendarmerie.

On l'écoute. Cette impression que vous avez qu'il y a une distorsion entre la gendarmerie et la police euh nationale au pluriel et est est éroné, hein, je tiens à le dire. Euh notamment dans la trajectoire de l'alopie, la gendarmerie nationale est bien plus en avance euh que ne l'est la police nationale, hein, puisqu'on avec la gendarmerie nationale, nous sommes en 2026 au-dessus de l'alopie de 158 millions d'euros, là où la police est inférieure à 40 millions d'euros.

Donc il y a une illusion qui est effectivement d à la présentation du budget 2026. Alors Philippe Paul vous vous êtes aussi rapporteur spécial de ces ces crédits. Vous l'avez entendu hier à la tribune Laurent Nunnaise est-ce que vous maintenez quand même que la gendarmerie nationale est perdante par rapport à la police ?

Perdante je dirais pas mais bon je suis pas tout à fait d'accord avec ce que ce qu'a dit le ministère. C'est pas vrai. Ce sont pas à égalité.

Depuis des années, on voit bien qu'il y a un décalage entre les deux forces de de sécurité avec un petit plus pour la police bien évidemment à tous les niveaux, que ce soit au niveau du personnel, au niveau de l'immobilier, de l'entretien et autres. Bon, maintenant euh on n'est pas là pour déclencher une guerre avec les policiers bien évidemment, donc on suit ça de près, on surveille. Mais bon, euh et qu'est-ce qui vous inquiète que les zones rurales soient soient pénalisées par exemple ?

Oh, c'est un petit peu plus compliqué que ça parce que bon, on voit bien cette année, c'est ça a été plutôt assez cru au niveau du budget. On a vous avez évoqué tout à l'heure les créations de postes avec les fameuses brigades nouvelles annoncées avec beaucoup de communication. Bon, il y a les les budgets classiques qu'il faut à tout prix verrouiller tous les ans pour l'immobilier, les véhicules légers.

On est loin du compte et puis bah on a découvert cette année qu'il y avait autre chose qu'il fallait déjà prendre date pour les années prochaines en particulier au niveau des des équipements en famass pour remplacer les fameux FAMAS et puis au niveau des hélicoptères. J'ai posé la question au ministère, j'ai pas eu du tout de réponse. Donc euh on va on va éir justement parce que si les effectifs augmentent, il y a quand même des doutes concernant la gendarmerie sur la création de ces 239 brigades promises par Emmanuel Macron d'ici 2027.

Oui, parce que jusqu'ici he seulement 80 ont ouvert en 2024, en 2025, c'était zéro. À cause du gel des crédits, l'année prochaine, il devrait y en avoir 57. et votre collègue Bruno Belin, rapporteur du budget de la police et de la gendarmerie, indique donc qu'il faudrait en créer une centaine he d'ici 2027 pour atteindre cet objectif.

Est-ce que vous pensez qu'au vu de la situation politique, des difficultés à faire adopter les budgets depuis l'année dernière, c'est cet objectif de création de 239 brigades, il est réaliste encore aujourd'hui ? Bah, il est décalé dans le temps. C'est c'est évident cette année pour les les brigades nouvelles, c'est 58 exactement.

Elles ont été décalées sur l'année prochaine. Pourquoi ils ont été décalis ? tout simplement parce qu'il y avait pas les crédits pour pouvoir recruter le personnel.

C'est 460 personnes qui devaient recruter. Donc c'est décalé sur l'année prochaine. Mais à côté de ça, pour les recrutement entre guillemets classique, création de poste zéro parce qu'il y a autant de sorties du côté des gendarmes que de d'entrée au niveau des écoles.

Donc il y a il y a il y a vraiment il va falloir qu'il y ait un un rattrapage. Mais non, c'est les brigades nouvelles, c'est autre chose. J'étais un peu sceptique à l'origine.

Je vois chez moi, il y a une brigade nouvelle en dur. Bon, elle a été inaugurée, il y a pas de gendarme à l'intérieur. On attend la création de poste.

Donc c'est quand même un peu Et c'est la faute de qui ? Bah il y a pas de sous. Il y a pas de sous et tout est décalé.

Mais enfin bon, on aimerait bien quand même que quand il y a une difficulté et que qu'on va dans le mur qu'on peut pas donner satisfaction, qu'on nous dise bah oui, il y a il y a un problème donc on verra ça après. Mais là, on a fait traîner un petit peu en longueur quoi. Autre inquiétude formulée par les sénateurs au-delà du personnel, elle concerne le matériel dont disposent les forces de l'ordre.

Oui, vous l'avez évoqué d'un mot concernant les hélicoptères et les FAMAS, mais il y a aussi les bâtiments hein comme les commissariats et surtout les véhicules. Côté police, il devrait y avoir 2500 véhicules renouvelés chaque année depuis 2023, mais jusqu'ici ça n'a pas été le cas. C'était plutôt même moitié moins.

Cette année, il y a un rattrapage avec l'achat de 2900 véhicules pour la gendarmerie. Le constat est même pire. Le budget prévoit l'achat cette année, enfin l'année prochaine 2026 de 600 à 700 véhicules alors qu'il en faudrait 3750.

Même chose pour les hélicoptères que vous évoquez. Vous avez le sentiment que le gouvernement prend vraiment ce sujet du matériel à bras lecor parce que hier le ministre de l'intérieur justifiait ce budget hein. Il a pas dit qu'il devait encore augmenter.

Il justifiait les mesures budgétaires qui étaient prises. Oui, mais on est loin du compte parce que bah il y a deux postes qui sont dans l'axe tous les ans. Ça fait 8 ans qu'on en parle, c'est l'immobilier.

Donc avec la nécessité de faire 400 millions de travaux tous les ans en matière d'immobilier que soit au niveau de de la construction de l'entretien. Bon cette année pour l'année prochaine 350 mais les années précédentes qu'une centaine. Grosso modo, les véhicules 3750 bon 600 l'année l'année prochaine et si on regarde sur les trois tr années l'année prochaine cette année l'année d'avant on a un déficit de 10000 véhicules normalement qui aurait dû soit parce que tous les ans 3750 véhicules ça correspond à un 8e du parc donc multiplier si on veut rattraper 10000 véhicules parmi grosso modo 25000 € voyez le calcul ça fait quand même quelques sous plus le reste qui devrait arriver en prévision c'est pour ça que j'ai alerté hier le ministre sur le problème des hélicoptères pour les mois qui viennent et aussi le remplacement des famasses.

Moi, j'ai pas eu de réponse. Vous diriez quoi que les gendarmes et les policiers travaillent aujourd'ans dans de mauvaises conditions ? Je dis pas qu'il travaillent dans les mauvaises conditions, faut quand même qu'ils aient les moyens.

S'ils n'ont pas de véhicule, mais ça arrive dans certaines brigades qui n'ont pas de véhicule qui fonctionne. On a fait le test il y a quelques temps lors des des auditions et puis bah si ils remplissent leur mission, faut des véhicules, faut aussi du matériel. Si les famasses sont actuellement sont cannibalisés pour pouvoir attendre tenu donc il faut acheter du neuf.

Mais là il y a là c'est pareil, il y en a pour sont 10000 € faut acheter 22000 pièces. Donc faut quand même prévoir ça dans le alors dernière question sur le matériel mais cette fois qui concerne la sécurité civile parce qu'il en était beaucoup hier. Il s'agit des moyens de lutter contre les incendies notamment avec des avions bombardiers d'eau qu'on appelle aussi les Canadaires.

Ce budget 2026 prévoit la commande de deux Canadaires de plus qui devraient être livrés à horizon 2032- 2033. Ils s'ajouteront aux deux premiers commandés il y a 2 ans avec des financements européens qui eux devraient arriver plutôt en 2028. Rappelons qu'il y a 12 Canadaires à renouveler.

Est-ce que c'est vraiment suffisant et comment accélérer la cadence alors qu'on voit que les mégafeux se multiplient en France chaque été ? L'été dernier, on était une bonne illustration encore. Oui, tout à fait.

Mais maintenant pour revenir au Canada, c'est une chaîne de fabrication qui a été interrompue il y a plus de 20 ans. Donc faut tout remettre en route et il faut trouver des d'autres solutions. On voit bien que les feux se déclarent de plus en plus avec le réchauffement climatique.

On cherche d'autres solutions. Il y a des solutions qui ont été euh évoquées hier avec des H 400 M avec des poes d'eau à l'intérieur pour pouvoir répandre l'eau. Ça a été c'est pas encore complètement efficace mais il faudra vraiment trouver rapidement parce qu'onira pas dans l'autre sens hein.

Et on voit bien même dans ma dans ma région en Bretagne, il y a des feux qui se déclenchent de plus en plus hein. Mais au final, vous êtes satisfait de ce budget sécurité ou pas ? Disons que ça peut être pire dans le contexte actuel financier ça aurait pu ça aurait pu être mieux mais c'est aussi relativement difficile de faire mieux.

Maintenant bah on tire la sonné d'alarme sur un certain nombre de points et puis en espérant que qu'on prenne du coup rendez-vous financier, j'allais dire pour la suite pour éviter qu'il y ait des ratés quoi. On va parler de la défense, c'est l'actualité dans votre région. On va aller voir ce qui se passe en Bretagne.

Bonjour Philippe Créange, merci beaucoup d'être avec nous. Rédacteur en chef adjoint au télégram. Philippe voulit revenir vous sur un épisode inquiétant en fin de semaine dernière.

C'était dans la rate de Brest le survol par plusieurs drones d'une base qui abrite les sous-marins de la dissuasion nucléaire française. Oui, bonjour Orian, bonjour à tous. Alors, la semaine dernière, euh, en effet, plusieurs drones ont été détectés au-dessus de la base sous-marine de l'île longue, hein, qui borde la la rate de Brest.

L'île longue, c'est cette zone militaire he qui abrite les les sous-marins nucléaires lanceur d'engin, autant dire une zone capitale pour la la dissuasion nucléaire. Il y avait déjà eu des incursions dans de drones dans la nuit du 17 au 18 novembre. Une enquête a été ouverte auprès du parquet militaire de de Rennes.

On ne sait pas à ce stade qui est à l'origine de ces survols. Alors Philippe Paul, est-ce qu'il faut s'inquiéter de cette situation ? Bah oui, il faut s'inquiéter parce qu'on parle du survol de Lille Longue.

L'î long Longue, c'est quand même le site militaire, enfin c'est le site le plus protégé de Bretagne. Et puis il y avait pas qu'un, il y en avait cinq. Il y a eu d'autres sites qui ont été survolés, mais ça c'est pas trop.

On voit bien que c'est je pense c'est des mesures d'intimidation plutôt qu'autre chose montré on est là. Donc on sait pas d'où viennent les drones mais bon on comme on dit dans les milieux autorisés tous les chemins mettent à Rome et tous les drones mettent à Moscou. Donc là sur les cinq drones apparemment il y a un fusil brouilleur qui a été utilisé.

On sait pas si ça a fonctionné, si l'appareil a été récupéré ou pas pour connaître l'origine, mais euh je crois que c'est une démonstration de force pour montrer que bah vous voyez, vous êtes beau protégé, sécurisé, si on veut passer au-dessus de de vos têtes, on on le fait quoi. Donc et puis bah surtout pour ce qui relève des drones et on a du matériel qui est prévu pour ça qui est un peu plus performant qu'auparavant mais quelquefois on est quand même relativement démuni. H et c'est c'est un sujet d'inquiétude sur quel que soi les armées d'ailleurs et et qui peut remettre en cause certains programmes d'armement certainement.

Philippe, vous avez une autre question ? Oui, vous l'avez évoqué, le le bataillon de fusiller marin assurant la la protection de la base a effectué effectivement euh plusieurs tirs en anti drone mais il y a sans sans résultat quand même. Donc euh est-ce que la France est aujourd'hui bien équipée pour lutter contre cette menace nouvelle ?

Ben, il y a des systèmes qui existent euh au niveau des armées. Moi, j'étais corrapporteur d'un d'un projet de loi sur la menace drone avant les Jeux Olympiques avec le système parade qui avait été lancé par la DGA pour un coût de 350 millions d'euros. Bon, le rapport est resté confidentiel puisque tout n'était pas forcément parfait au bout de d'un certain nombre de d'auditions, hein.

Et là, bon, ça se perfectionne et le système en question parade sur le 6 qui six ont été acquis. Il y a neuf qui ont qui vont être commandés maintenant pour protéger les sites. Maintenant bah les drones ça évolue de plus très rapidement et tous les systèmes ne sont pas complètement satisfaisant.

On voit bien à l'î longue c'est un fusil brueur qui a été utilisé et lorsqu'il y a des des des drones en approche comme ça quelquefois suivant le contexte le le le système le plus performant c'est le c'est le fusil à pompe. C'est on est on est là-dessus à l'heure actuelle. Maintenant, bon, ça progresse même si c'est pas complètement parfait à l'heure actuelle, mais euh il faut vraiment avoir les crédits là aussi en face pour euh parce que cette menace va évoluer de plus en plus avec des outils de plus en plus sophisticité.

Puis euh il y a certains drones même avec les systèmes euh de brouillage qu'on a actuellement qui arrive aussi à ne pas être brouillé du tout quoi. Donc ça bouge tout le temps. H dernière question Philippe.

Oui. Euh ces survols interviennent après plusieurs autres cas en Europe. Vous l'avez dit aussi monsieur le sénateur, tout tous les chemins mènent à Moscou. même si on en est pas très sûr, euh est-ce que là encore on est préparé à contrer les ingérences étrangères sur notre propre sol et notamment en russe ?

Bah, c'est un peu la on avait vu avec le survol de drone ou même il y a il y a quelques jours, je crois qu'il y a des avions euh soviétiques qui sont passés au de la frontière polonaise. Donc c'est vraiment pour montrer euh on est là, on est on occupe l'espace au niveau de l'Europe et je crois que par rapport euh à tout ce qui se passe notamment au niveau de l'Ukraine, euh la Russie voit bien que bah la France est un peu en avant par rapport au pays européens de façon à mener tout ce qu'il faut, j'allais dire pour pour aider l'Ukraine. Donc il y a des mesures d'intimidation qui se font de ce côté-là.

Et puis bon, pour montrer aussi que quel que soit le lieu, malgré la surface étendue, bah on montre qu'on est présent ici, on montre qu'on est présent à l'ouest, au nord, euh un petit peu partout avec des des drones ou alors des passages d'avion qu'on qu'on connaît nous au large de la Bretagne, il souvent des avions soviétiques qui qui viennent entre guillemets narguer la chasse de l'andiviso, j'allais dire. Excusez-moi, c'est mon petit côté finen, je suis obligé de ramener ça. Oui, c'est toujours pour montrer, pour intimider.

Merci beaucoup Philippe Créange, merci d'avoir été avec nous la une du télégrammigration l'Europe Servis. C'est à la une de votre journal. On va continuer à parler défense puisque demain a lieu à l'Assemblée nationale un débat sur la défense, sur le budget de la défense.

Est-ce que vous en comprenez l'utilité alors que le Sénat est actuellement en train d'examiner le budget ? Bah moi ce qui m'intéresse là c'est pour cette semaine parce qu'on va jeudi matin il y aura le le budget de la défense qui va être examiné ici au Sénat. Il faut vraiment que ce budget soit voté pour différentes raisons puisque donc on est dans la deuxème loi de programmation militaire depuis 2017.

C'est quand même un saut extrêmement important financièrement pour nos armées qui étaient vraiment à Marvasse auparavant. Donc on avait besoin de de tout remettre en ordre au niveau des matériels, au niveau du personnel et autres. et un effort qui est très très important.

Et donc tous les ans de la dans le cadre de la loi de programmation militaire 2024-2030, il y a un abondement de crédit de pour la première tranche de 3 milliards d'euros tous les ans plus une tranche une marche supplémentaire qui a été promise par le président de la République sur l'année prochaine d'un peu plus de 3 milliards aussi. Donc là cette année, on était à 50,3 milliards d'euros. Normalement l'année prochaine on est à 50,3 + 6,7.

Si jamais le budget n'est pas voté, on revient l'année l'année prochaine sur le budget de cette année. Or, nos armées dans le contexte actuel, il y a des commandes qui sont en cours malgré le le report de charge et puis toute l'aide qui a été apportée à l'Ukraine, il faut vraiment se remuscler. Et c'est pour ça que comme j'ai évoqué tout à l'heure, je par on parlait de technique politique que quel que soient les deux types de budget.

Euh si le budget de la défense n'est pas adopté dans le cas du budget général, ça va être catastrophique pour nos armées parce qu'on peut pas rester à attendre hein dans le contexte actuel. On a besoin des matériels, il faut que le calendrier soit respecté, il faut que les commandes viennent et puis qu'on sauve le personnel et puis que notre armée continue à être formée et qu'on puisse aussi recruter parce que ça c'est aussi un problème à l'heure actuelle dans ce justement puisqueon parle de recrutement, le retour du service militaire volontaire, c'est une bonne idée ou pas ? Service national volontaire.

Bon, j'étais un petit peu surpris quand j'ai vu ça l'autre jour. Maintenant, il y a beaucoup de communications derrière tout ça. Ça me rappelle le nu il y a quelques années quand ça a été lancé.

Alors, les gens sont dit ça c'est c'est formidable. C'est c'était un truc génial en fait. Ça s vu de loin comme ça, ça me semblait plutôt une colonie de vacances et les gens ont pensé avec le nu vu les illustrations qu'il y avait au niveau des médias, c'était le retour du service militaire comme auparavant parce que les illustrations c'était des rangers des an qui défilaient.

C'était pas du tout ça. Donc là on est dans un service national volontaire et non pas un service national obligatoire que demande 64 63 % des Français. Euh et puis les gens se disent ben le s'il y avait un service national, ça serait peut-être bien là où la famille a démissionné, où l'éducation n'arrive pas.

Euh quand il y a des camps entre guillemets un peu difficile, le service militaire, ça permet de donner un bon coup de pied. Bref, et euh et bon, ça était abandonné. On revient pas du tout vers ça.

Moi quand j'avais fait une période de réserve il y a x années, tu Jacques Chirac, j'étais avec le patron des réserves de l'Arbedler et puis qui revenait de Grande-Bretagne où il y avait plus de service militaire, ça avait été annulé. Et donc le général britannique, son homologue, avait dit au général français, il dit "Ah, vous allez supprimer le service un militaire, faites attention parce qu'en France, vous avez le service militaire. Nous, en Grande-Bretagne, on a les houiganes, ce qu'il avait dit.

Donc, on est un peu dans ce schéma-là." Et les gens disent "Mais un service militaire, un service national qui revient au la scène, c'est bien ça va mettre de l'ordre dans Bon, on n'est pas dans ce cas, moi je pense on est plutôt dans un contrat court qu'un service national." On va terminer par un autre sujet à moins de 4 mois des municipales.

Le Parlement a donc adopté hier un texte sur le statut de l'élu qui vise à faciliter l'engagement des maires. Alors que disent justement les maires de cette adoption ? Bonjour Cyril Syber, merci beaucoup d'être avec nous.

Vous êtes maire PRG de Chenvel, président des maires ruraux de la Vienne. Le texte propose entre autres d'augmenter les indemnités, de créer un congé formation, d'offrir aussi une meilleure protection juridique. Est-ce que cette adoption représente pour vous une véritable avancée ?

Mais écoutez, ça fait 40 ans que les associations d'élus et normalement et notamment l'association des maires ruraux de France demandé un statut de l'élu. Donc enfin enfin il arrive. J'aimerais pas qu'on retienne simplement l'augmentation des indemnités parce que concrètement par exemple pour moi merde un petit village de moins de 500 habitants ça va représenter 55 € par mois.

Donc c'est pas ce indemnitél supplémentaire qui fait qu'il faut qu'on va s'engager mieux. Donc il y a vraiment des avancées et puis moi je on a besoin de plus de 500000 candidats et notamment beaucoup aussi de femmes de la parité puisque dans les communes de moins de 1000 habitants va y avoir la parité au prochain aux prochaines élections municipales. Donc il y a plusieurs avancées qui sont mises en place et c'est tant mieux pour la démocratie.

C'est tant mieux aussi pour tout celles et tous ceux qui aujourd'hui se posaient des questions et qui n'osaient pas encore être candidat à l'élection municipale. Justement, est-ce qu'il va répondre à la crise d'évocation ce texte selon vous ? E bien, je pense que oui parce que d'abord ça va permettre avoir euh des autorisés des autorisations d'absence supplémentaires également, ce qui permettra aussi de garder tous les avantage sociaux, d'avoir aussi un mois euh un trimestre supplémentaire euh pour le droit à la retraite.

Et puis également pour préparer les élections municipales, on va passer de 10 jours à 20 jours de congé et puis pour les entreprises qui vont avoir des salariés qui seront élus, ils auront un label d'entreprise citoyennes. Donc ça ça me paraît important que aussi bien le monde économique, les entreprises qui ont besoin des élus et on a besoin de de nombreux élus. Moi je dis souvent que les maires en ruralité surtout nous sommes les maggivers de la démocratie.

C'est-à-dire qu'il faut savoir tout faire avec très peu de moyens et et cette reconnaissance pour moi, comme l'a dit la ministre Françoise Gatel, c'est un peu comme pour les pompiers volontaires, c'est une reconnaissance puisque sans les élus locaux, il n'y a pas de de République au quotidien. Un petit mot Philippa, mais il a entièrement raison. Je entièrement raison.

Il a tout dit. Dit, il a tout dit. Tyber juste un dernier mot rapidement.

Il faut aller encore plus loin que ce texte. Bah je oui, on peut toujours aller plus loin effectivement. Il y a encore d'autres avancé à faire mais prononce qui est déjà là dans un contexte qui est très difficile.

Je pense que c'est moi je bien sûr on remercie les sénateurs d'abord ensuite les députés qui ont qui ont voté cette ce statut de l'élu. On le prend tel qu'il est. C'est très bien.

Par contre, moi j'aurais peut-être une une interrogation une intervention auprès du sénateur qui le président sur le plateau. Chose que j'ai explicité et que j'ai exprimé lors du congrès des maires euraux de France que nous avons organisé fin septembre au palais des congrès du futuroscope. Je pense qu'il serait important que des parlementaires peut-être plus à l'Assemblée nationale puisque 41 % n'ont pas de mandats locaux face un stage de deux à 3 jours dans les mairies parce qu'aujourd'hui le spectacle que l'on a de l'Assemblée nationale pour moi choque un peu les habitants, les administrés.

Ils sont quand on est député de la France, quand on est parlementaire, on est parlementaire de la France et pas d'une étiquette politique. Et aujourd'hui, alors que notre situation est en difficulté, je pense qu'on a besoin que tout le monde travaille ensemble. C'est ce que l'on fait dans les conseils municipaux.

Euh en tout cas en ruralité, peu importe les idées des uns et des autres, le seul parti qui compte, c'est le parti d'avoir envie de faire pour le village. Et le message est passé au député. Merci beaucoup.

Merci Cyril Cber. Stéphan, vous avez réalisé le portrait de Cyril Cber pour le réseau et il sera en ligne sur notre site et tous nos réseaux sociaux à partir du 20 décembre prochain. Et voilà, merci Cyril Cber d'avoir été avec nous.

Merci Philipp d'avoir été notre invité. [musique]

Philippe Paul : « Tous les chemins mènent à Rome, tous les drones mènent à Moscou » — Philippe Paul · Pourquijevote