Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewEurope 1 (sur YouTube)· 24 janvier 2026 7 min

«Jouer le jeu du gouvernement» : retour sur l'altercation entre Gérard Larcher et Sébastien Lecornu

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Europa soir weekend 19h 21h Stéphanie de Muru en compagnie de Raphael Stinville directeur adjoint de la rédaction du JDD Antonin André chef du service politique du JDD avant de parler des thèmes du jour notamment la commémoration du meurtre du jeune IA c'était il y a un an on va voir ce qu'on en a tiré comme conséquence s'il y a eu du nouveau et une évolution dans la loi mais alors avant j'aimerais bien savoir ce que ce que vous faites demain dans le JDD mon cher Antonin Gérard Larchet apparemment qui est très en colère. Le président du Sénat est très en colère. Vous savez que ça a été très compliqué avec le gouvernement.

Sébastien Lecnu lui-même a eu des mots peu amèes avec le président du Sénat pendant la période budgétaire lui reprochant de ne pas jouer le jeu du gouvernement. Et bien le titre de l'article justement c'est une sa de Gérard Archer qui dit "Nous n'avons pas à jouer le jeu du gouvernement et qui se pose en opposant euh du gouvernement sur le budget. Il ne décolère pas contre les hausses de la fiscalité sur les grandes entreprises à hauteur de 8 milliards d'euros. pas plus qu'il ne goûte la réduction des crédits accordés aux collectivités territoriales et il pointe aussi évidemment la dérive des comptes sociaux qui était de 700 millions.

Le déficit de la sécurité sociale c'était 700 millions sous Agnès Busin. C'est 25 milliards d'euros cette année. Je sais pas si les gens se rendent bien compte de la de la gabie financière dans laquelle on est.

Et fort de cette colère, Gérard Larchet envisage que le Sénat n'examine pas le budget la semaine prochaine. C'est-à-dire qu'il peut faire il pourrait faire jouer l'article 44 du Sénat qui soumet aux députés la question suivante euh sur l'opportunité de poursuivre le débat qu'il aurait proposé. Et si les sénateurs répondent non, à ce moment-là, le Sénat passe son tour d'une certaine façon.

Le texte retournera à l'Assemblée pour une deuxième lecture et une deuxième série de 493. le budget sera adopté. Mais en fait la préoccupation ce serait ce serait une première et la préoccupation de Gérard Arché c'est de dire euh on passe à autre chose.

Moi j'ai fait des cérémonie de vœux toute la semaine. Je peux vous dire que les français sont excédés de ces discussions budgétaires sans fin qui en plus ne changent pas grand-chose à leur quotidien et donc on sent une exaspération qui est exprimée de façon assez assez franche par le président du SAS ce qui n'est pas toujours son habitude. Donc je pense que l'interview fera du fera du bruit notamment à Maton.

Absolument. Absolument Raphael Stinville, c'est vrai que on s'attendait pas nécessairement à ça. Gérard Larch n'a jamais mâché ses mots, mais là c'est un éta mais qui sait savoir qui sait parler de manière très franche lorsque les circonstances l'imposent.

Moi, ce qui m'a euh marqué dans cette interview, c'est que euh interrogé par Antonin André et Jules Tor sur les économies que réaliserait le gouvernement et notamment la baisse des budgets des ministères, euh le le deuxème personnage de l'État euh finalement vient balayer le narratif qui essaie d'instyler Matignon et et d'une certaine manière ce se ce moque de de ce de ce de ce mirage euh et Donc oui, enfin vraiment à chaque occasion, on sent qu'il ne retient pas ses coûts et qu'il oui qui qu'il ventil le le gouvernement et notamment le premier ministre. Alors qu'est-ce qui peut se passer maintenant ? Parce que le budget devait effectivement aller au Sénat dès lundi à partir du moment où il le rejette, qu'est-ce qu'est-ce qui alors ? pas sûr qu'il le rejette.

Il va soumettre cette cette idée de l'article 44 au sénateur qui accepteront ou non cette opportunité et si c'est le cas et bien tout s'accélérera très vite. C'estàd qu'effectivement le budget pourra être aller rapidement terminer la session du Sénat et pourquoi pas revenir à l'ordre du jour de l'assemblée assez rapidement ce qui serait une façon d'en finir. Et c'est vrai que si si on regarde un peu en arrière Stéphanie Oui.

Ça fait 2 ans 2 ans que le député ne parle que du budget puisque vous avez eu la chute du gouvernement Barnier. Ensuite, Bairou qui a qui a pris en main le budget en parlant de 4,7 % de déficit, ça a fait ça a occupé tout le printemps jusqu'au discours de François Baou puis retour de François Baou vote de confiance réclamé par François Baou et depuis le budget. C'est-à-dire que tous les autres projets de loi, je vais en citer un, celui sur les polices de proximité qui a été voté dans les deux assemblées en première lecture et qui est un projet de loi consensuel sur lequel tous les députés s'accordent et je vous rappelle que il y a les municipales dans quelques mois.

Ce texte n'a toujours pas été adopté. La vie du pays est à l'arrêt parce qu'on discute de savoir s'il faut taxer les entreprises d'un milliard de plus ou d'un milliard de moins. Projet de fin de vie en revanche et il est il est soumis.

Alors sur le projet fin de vie euh là encore mise en garde de Gérard Arché qui dit attention euh le débat a évolué depuis que le l'Assemblée nationale a statué et notamment il perçoit une une des réticences auprès des soignants, des accompagnants sur cette idée que la fin de vie est un sujet prioritaire alors même que les soins palliatifs devraient l'être. Et il met en garde le président de la République en disant ne brutalisez pas le débat et donc d'une certaine façon ne ne n'enjambez pas le parlement par un référendum parce que ça pourrait mal se passer. Oui.

Raphael Stinville. Oui, sur la sur la question de la fin de vie de l'euthanasie, en fait, ce qui est ce qui est assez troublant, c'est que on s'aperçoit que ce débat qui a qui a été imposé par le parent l'est alors même que justement la la question des soins palliatifs et notamment l'absence de de centre de soins palliatifs dans nombre de départements pour la moitié d'entre eux devrait presque empêcher ce débat. C'estd que tant qu'on n' pas expérimenté et poussé jusqu'au bout la logique du soin euh et des centres de soins palliatifs, on devrait presque s'interdire de de d'imaginer un débat sur la fin de vie.

H Antoin André, vous le disiez, ça fait depuis euh 2 ans qu'on qu'on est sur cette affaire du budget avec pour ma part le sentiment que même si on parle de déficit, bon Sébastien Lecorn insisté sur son défi, c'était à 5 %. On s'en éloigne à chaque fois davantage des des économies. On parle davantage de taxe et François Baou avait au moins le bon goût de parler de d'économie et déficit et de dette.

D'Ur d'ailleurs Gérard Archer réhabilite les 4,7 % de François Baou en disant au moins il disait la vérité. Oui. Et il est vrai que avec toutes les concessions qui ont été qui ont été fait notamment à la gauche sur le budget lât jusqu'au au repas 1 € pour les étudiants, ce qu'il peut se comprendre pour les étudiants les moins fortunés.

Mais enfin, je ne vois pas en quoi les les les enfants de de famille privilégiées qui qui peuvent participer seraient exonérés de participer à à l'éducation de leurs enfants. Euh toutes les concessions qui ont été faites ont alourdi considérablement les dépenses et elles ne sont financées que par des hausses de taxes pour l'essentiel. ce qui pose un problème de paralysie économique du pays parce que si on si on étrangle les entreprises et je vous rappelle que la France souffre d'une désindustrialisation massive et qui est aussi dû à cet matraquage fiscal des entreprises et bien ça risque de se répercuter sur l'économie. la croissance française était de 0,8 % cette année.

Euh, il n'est pas sûr qu'elle puisse se maintenir l'année prochaine et les chiffres du chômage repartent aussi à la hausse. Donc, c'est-à-dire que c'est toute la politique de l'offre promise par Emmanuel Macron qui avait été mise en place sur son premier quinquena qui aujourd'hui est remise en cause avec qui plus est un niveau de déficit colossal. Donc c'est vrai que on se pince un peu lorsque l'on dit que lorsqu'on se gargarise de dire on arrive enfin à maîtriser la courbe de la dette, on en est loin.