Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewLe Figaro (sur YouTube)· 4 juin 2014 13 min

Le «Hollande bashing» fait le jeu de Marine Le Pen, selon Cambadélis

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Le collectif budgétaire, la réforme pénale, la réforme territoriale. Le président de la République est très critiqué par son camp aujourd'hui. On va en parler avec Jean-Christophe Combadellis qui est le premier secrétaire du Parti socialiste. [Musique] Jean-Christophe Comodadis, bonjour.

Bonjour. Député de Paris évidemment aussi. Oui.

Non, c'est la tradition. Comme réponse à trois petites questions, Ortefeu demande à Sarkozi de prendre la présidence de l'UMP. Ça vous fait peur ?

Non. À la faveur des célébrations du Didet, Hollande peut-il réconcilier Obama et Poutine ? Non.

Ça serait pourtant l'occasion. Oui, mais réconcilier. Oui.

Enfin, qu'il fasse en sorte qu'il puisse se parler. Voilà. Un trait d'union sûrement.

Très d'union. Trait d'union. Trait d'union sûrement.

D'accord. Hollande doit-il tout faire pour que BNP Pariba euh ne paye pas cette amende de 10 milliards de dollars que lui demandent les États-Unis ? Il doit faire ce qu'il doit faire, c'est-à-dire qu'il doit euh dire à l'administration américaine que s'il y a une faute, sa réparation ne peut pas être disproportionnée.

Ce qui est le cas aujourd'h d'cord. Mais il doit se mêler du dossier, il doit le faire sans pour autant en faire des communiqués. doit l'évoquer quoi.

Voilà tout à fait. On va écouter maintenant Jean-Marie Logan qui était sur France info ce matin. Il est vrai que on a vu dans un mandat précédent le président de la République tenir des propos à la fois agressif et relativement vulgaires vis-à-vis d'un certain nombre de nos compatriotes.

Et donc à partir de là, certains aujourd'hui se croient tout permis dans un climat de holland bashing d'une façon générale mais sans recul sur le respect nécessaire des institutions. On a c'est votre avis ? Il y a un Hang bashing en ce moment.

Bah enfin franchement, il faudrait être aveugle pour pas le voir. Oui, il y a il y a un l machine, il y a j'aime pas cette expression, mais euh aujourd'hui euh dans les médias euh dans une partie de ce que l'on appelle faussement la classe politique, il est de bon de critiquer euh le président de la République quoi qu'il fasse bien sûr. Est-ce que c'est pas le je enfin est-ce que c'est pas malheureusement Non.

Vous alliez dire le jeu mais c'est c'est un jeu mais je pas Oui. Oui. D'accord.

Mais est-ce que c'est pas la pratique politique actuelle qui fait ça ? Non. Qu'il y ait le droit de critique.

Ça me paraît pas normal on est en démocratie mais la critique est systématique. Surtout que ce que je pense c'est que c'est pas normal. La presse n'est pas responsable elle est irresponsable par objet.

C'est-à-dire qu'elle ne se tue pas des conséquen voilà, c'est pas elle qui est aux affaires. Donc elle critique. Euh mais en même temps, je je suis obligé de dire attention quand je vois les titres quand je vois les titres que le président de la République doit démissionner ou autre.

Je dis dans une situation où l'UMP dans la dans la difficulté que l'on connaît et où le Parti socialiste, le président de la République, le gouvernement ont des difficultés, on veut quoi ? On veut que Marine Le Pen soit président de la République des mois qui viennent enf être aveugle pour voir. Donc il faut non pas en rabattre sur ces critiques, mais faut quand même intégrer de la situation en France est dangereuse.

Attention attention à Marine Le Pen. Alors bien sûr la situation dangereuse mais alors on s'aperçoit que cette critique ne vient pas uniquement de la droite, elle vient aussi de la gauche dans les rangs du Parti socialiste enfin ou de la majorité présidentielle. C'est peut-être formulé un peu différemment, mais sur tous les sujets, son autorité est mise en cause.

Alors, je dirais pas que son autorité est mise en cause. Je dirais que il y a un certain nombre de responsables socialistes qui euh euh en font beaucoup dans dans la critique. D'ailleurs, moi j'app moi j'appelle j'appelle tout le monde à être positif, d'accord ?

C'est-à-dire à faire des critiques s'ils estiment ça nécessaire. C'est pas toujours le cas. Moi, c'est ce que j'ai fait dans ma lettre. euh que j'ai envoyé au Premier ministre sur le débat budgétaire qui va qui va venir.

Il faut chercher à être positif parce que il faut trouver une issue à la France et pas simplement pas simplement le dans le plaisir d'être repéré par ce qu'on critique. D'accord. Et c'est ce que vous dites à vos à vos troupes, au Parti socialiste.

Je dis ça à tout le monde, mais je dis ça principalement au Parti socialiste parce que je suis premier secrétaire mais aussi à l'ensemble de la gauche. Il faut retrouver l'esprit positif pour sortir la France des difficultés. Sais qu'il y a une question qui se pose aujourd'hui que j'ai posé d'ailleurs au grand jury RTL la semaine dernière à Bruno Lerou qui préside le groupe Parti socialiste à l'Assemblée nationale.

Est-ce que finalement les socialistes ont la capacité de gouverner la France ? Ils ont Oui, c'est vrai. C'est vrai.

C'est c'est vrai. Le c'est c'est une des difficultés des socialistes qui est que la question du pouvoir ou la la question de du faire au gouvernement a toujours été une question difficile. Pourquoi ?

Parce que il faut faire des compromis et il faut faire des choix. Ça veut dire de laisser l'idéologie un peu de côté. Alors, à ce moment-là, c'est pas de faire d'idéologie parce qu'on peut agir en fonction de ce que l'on a pensé de la France et de la situation.

Ça, c'est toujours possible. Mais euh à un moment donné, il faut dire on choisit, on prend une orientation et on avance. Et Bruno Lerou disait "J'attends que le président de la République rentre rencontre les parlementaires.

Elle va elle va avoir lieu cette cette réunion." Alors, écoutez, je cis là je peux pas vous répondre. Je nai pas ça me paraît pas anormal.

Ça doit avoir lieu à l'Élysée président président de la République pour mieux ailleurs pour les raisons que vous vous comprenez aisément. Euh mais c'est pas normal tu le président de la République rencontre euh il jamais fait jusqu'à présent. Oui, il ne l' il ne l'a jamais fait parce que le précédent l'avait trop fait.

D'accord. Alors le collectif budgétaire, est-ce qu'il va passer sans problème ? Sans problème ?

Je dirais pas. Il va être voté par votre majorité. Je pense que ça va ça va être voté par la majorité.

Mais mais on va d'abord les le plan d'économie a été adopté Oui. par une majorité de gauche. Oui.

Donc c'est dans ce plan d'économie que l'on s'incrit 41 abstentionnistes hein. Mais 41 abstentionnistes qui n'ont pas voté contre et c'est la gauche qui l'a adopté. Donc le respect le respect de la démocratie, le respect de la majorité doit s'appliquer d'accord à tout le monde.

Après on peut estimer qu'ici ou là faut faire des efforts. C'est ce que j'ai Mais vous redoutez pas une vague de frondeur là qui fasse monter la pression et qui euh je ne pense pas qu'il soit intelligent de jouer la crise aujourd'hui. D'accord.

D'accord. Alors la réforme territoriale, la réforme territoriale, elle est très critiquée, y compris par votre camp. Il y a énormément d'élus locaux et tout qui disent c'est ni fait ni à faire, ça a été fait sur un coin de table, c'est n et puis on a l'impression qu'il y a des considérations politique.

Pourquoi madame Aubri est tout à fait préservée dans son orpat de calais ? Pourquoi c'est Golen Royal obtient Gin de cause ? Non, écout écoutez d'abord, est-ce qu'il fallait faire la réforme ?

Les réponses bien à partir du moment où vous faites la réforme de de notre de notre organisation territoriale, vous pouvez pas mettre tout le monde d'accord. Hm hm. D'autant que les gens sont là depuis très longtemps, ils se battent pour l'avenir de leur région ou de leur département et ils ont pas l'impression que ils ont échoué.

H donc ils défendent ce qu'ils estiment nécessaire. Bien. Mais ceci ne doit pas être contradictoire à la réforme.

C'est simple. Soit on est dans le camp de la réforme. Ouais.

Soit on est le camp des positions acquises. D'accord. Bon, donc c'est d'abord ça et j'observe quand même, je vois qu'il y a des critiques mais j'observe quand même que le nord, le patalais, les de Normandie, le centre, l'Alsace, la Bourgogne, la région Paka ou la régionitaine, ce qui fait quand même beaucoup.

Ouais. Ne se plaignent pas. Bon, d'accord.

Donc ça va être voté. Donc donc il y a ici ou là des sujets qui peuvent être résorbés. Ça va être voté.

Ah oui oui, je pense. Quand quand est-ce que ça doit être voté d'ailleurs ? Là, ça va dépendre. au gouvernement.

Les élections sont en 2015, à l'automne 2015. Oui, si on enfin on en sait rien à cet état. Il y a deux lois hein, deux projets de loi qui vont être présenté, un sur le l'élection et l'autre sur l'organisation.

Voilà. Euh donc il faut quand même un peu de temps. Il faut que ceci soit tout ça soit réglé un an avant hein, donc avant novembre décembre de cette année pour que on puisse fixer les dates.

Mais sur les dates, on sait pas ce que va dire le Conseil constitutionnel. Est-ce qu'on a le la possibilité de repousser de de quelques semaines ? Est-ce qu'on a la possibilité de le faire à l'automne de l'année prochaine ou est-ce qu'on peut aller jusqu'au mois de janvier 2016 ?

On en sait strictement rien. D'accord. Il y a une autre réforme qui fait couler pas mal d'encre et qui oppose le gouvernement à sa majorité, c'est la réforme pénale.

Qu'en est-il de ces peines ? Euh cette contrainte pénale ? Est-ce que c'est c'est une contrainte qui va s'appliquer au condamnés euh au condamnés à moins de 5 ans de prison ou à moins de 10 ans ?

Écoutez, le ministre a la ministre a répondu sur ce sujet et il y a un compromis qui a été organisé sur le texte présenté he pour l'auditeur, c'est un texte qui a été présenté et qui a été amendé en commission. Nous sommes revenus au texte initial et je vais vous faire un s 5 ans. Hier soir au bureau national du Parti socialiste, c'est suffisamment extraordinaire pour le voter.

Ceci a été voté à l'unanimité. À l'unanimité. Tout le monde est pour les 5 ans.

Voilà. D'accord. Très bien.

Euh est-ce que euh il y a beaucoup de de de critiques, hein ? Estos il dit 6000 détenus vont être relâché en cas de réexamen au 23 de la peine effectuée parce qu'il y a une autre disposition dans ce vous voyez c'est ça c'est ça le délire de notre débat politique. C'est pas vrai.

C'est-à-dire que on cherche à faire peur, on en a rien à du résultat. D'accord. Cherche à faire peur auçis pour esser d'impuissanter le camp adverse.

D'accord. Écoutez, c'est une forme politique qui conduit à la montée des extrêmes. D'accord.

Et la va concerner combien de personnes donc cette réforme de la contrainte pénale ? Mais on n sait rien puisque vous avez bien vu vous avez bien vu que la la position de la garde des saut et de dire que c'est une possibilité du magistrat à venir et pas dans le dans le passé. C'est-à-dire que c'est c'est le le magistrat aura la possibilité de maintenir les peines telles qu'elles sont ou d'ouvrir cette PO.

Il aura le choix. Ben oui, là pour le coup c'est le retour du magistrat dans la plénitude de ses moyens, ce qui n'était pas le cas auparavant. D'ord.

Dites-moi tout. Pourquoi il y a un secrétaire d'état qui vient d'être nommé euh la un secrétaire d'état justement à la réforme de l'État ? Parce que à partir du moment où vous organisez tout à fait différemment euh notre administration territorial, il faut que l'État s'y adapte.

Et Valini, il peut pas faire ça. Le secrétaire d'État là. Non non non, Valini euh est aux région et là il y a l'organisation.

Ça va poser un problème, on va aller vite là-dessus, ça va poser un problème du point de vue de l'État de s'organiser, quel type de préfet et cetera, comment on s'organise et ce et ça va poser un problème au parti politique. Je vous aussi c'estàd comment on va s'organiser par rapport à ce nouveau dispositif. Et donc c'est pas pour surveiller Valini ou pour surveiller madame le branchu.

Non non, je crois pas que ce soit ça. Et en même temps, le travail Thierry Mandon dans le domaine de la simplification est extrêmement positive et il faut que le gouvernement puisse aller dans ce sens. La ministre de l'artisanat, madame Fourneron, quitte le gouvernement parce que elle est pour des raisons de santé.

Il y a pas d'autres. Pourquoi le président de la République habite tellement de temps à lui répondre ? Ça, je n'en sais rien franchement.

Je ne suis pas dans le courrier entre les ministres et le président de la République. C'était le T qu'ange le Figaro de Jean-Christophe Cambadelli Cambadellis qui nous a dit beaucoup de choses qu'il fallait arrêter avec le Hollande Baching au moins y mettre les formes parce que bien c'est la démocratie d'une certaine façon qui est un peu en danger comme ça. Ça fait le jeu de Marine Le Pen.

Et deuxièmement et bien il appelle aussi effectivement à ce que le parlementaires PS puissent rencontrer le président de la République à une date prochaine. Merci Jean-Christophe Coradellis. Merci à vous. [Musique]