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Podcast / conversationyoutube.com· 31 janvier 2026 100 minComplaisantDivertissementSantéSolidarités & famille

CHRISTOPHE FAURÉ - CE QUE PERSONNE N’OSE DIRE SUR LA MORT

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 82 %Défensif 18 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:04OuverteRéponse directe

    Pourquoi notre société a si peur de la mort ?

  • 3:30OuverteRéponse directe

    Comment en es-tu venu à te focaliser sur le deuil et la mort ?

  • 7:46OuverteRéponse directe

    Peux-tu décrire les quatre étapes du deuil ?

  • 10:39OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui te touche dans cette étape de recherche de la personne ?

  • 25:02OuverteRéponse directe

    Pourquoi notre société a oublié ces processus de deuil ?

  • 30:05OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que les VSCD ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:40Chiffre
    « Quand les gens font des expériences de mort imminentes, il y a à peu près 30 % des gens qui retrouvent des proches décédés de l'autre côté. »
  • 49:03Fait
    « Quand la personne meurt, il y a une continuité de sa conscience. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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il y aura toujours un endroit euh de de souffrance. Mais le processus de deuil, il il te permet de passer de 100 % de souffrance qui qui enveille complètement ta vie à progressivement mettre cette souffrance à un endroit, il y aura toujours de la souffrance à un endroit mais autour il y aura de la vie. Pourquoi est-ce que notre société elle a si peur de la mort ? Pourquoi est-ce que la mort est un sujet si tabou ? une quantité tellement énorme de de témoignages de données vérifiables, quantifié et cetera que c'est plus de l'ordre de la croyance, c'est de l'ordre au moment de l'analyse scientifique. Quand les gens font des expériences de mort imminentes, il y a à peu près 30 % des gens qui retrouvent des proches décédés de l'autre côté. Pourquoi ? Parce que les gens sont

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terrorisés par leur propre mort, au-delà de la mort de leur proche. Oui, quand la personne meurt, il y a une continuité de sa conscience. Qu'est-ce qui te touche comme ça ? Bah parce que j'ai jamais entendu parler cette étape. Mais il y a aucune étude qui démontre de façon irrévocable que c'est le cerveau qui produit la conscience. Tous les millions de témoignages qu'on a de personnes qui ont fait des expériences de mort imminentes disent toutes le temps n'existe pas. Est-ce que tu as déjà vu quelqu'un mourir ? Beaucoup. Oui. On se on se pallié, tu vois beaucoup de gens mour. Tu as déjà assisté à un dernier souffle ? Beaucoup. Oui. Oui. Et qu'est-ce que ça a de particulier ce moment ? Aujourd'hui, je reçois Christophe Foret, psychiatre, psychothérapeute et écrivain. Il est

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l'une des plus grandes références en France dans l'accompagnement du deuil. Depuis plus de 25 ans, il marche au côté de celles et ceux qui traversent des ruptures majeures de l'existence. Le deuil bien sûr, mais aussi des séparations irréversibles, les effondrements intérieurs, les fins de vie. Ces moments où tout ce qui faisait tenir s'effondre et où il faut pourtant continuer à vivre. clinicien rigoureux, scientifique de formation. Il a reçu des milliers de patients et publié plusieurs ouvrages devenus des classiques parmi lesquels Vivre le deuil au jour le jour ou après le suicide d'un proche. Des livres largement lus, transmis, utilisés par les soignants parce qu'ils abordent la résilience et les transitions existentielles sans promesses faciles en croisant approche médicale,

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psychologique et une ouverture assumée à la dimension spirituelle de l'expérience humaine. Vient également de créer une plateforme dédiée au deuil. Et c'est une première en France. Christophe Foret n'explique pas l'inexplicable. Il ne force pas la guérison. Il accompagne le passage. Et à force de travailler au plus près de la mort, ce sujet encore si tabou, une évidence est imposée. Il existe des zones que la science ne peut ni mesurer ni nommer complètement. C'est pour cela que je le reçois aujourd'hui pour aller là où la psychiatrie s'arrête parfois à la frontière du visible et de l'invisible. Bienvenue Christophe Foret. Bonjour Audry. Merci beaucoup pour cette invitation. Je suis extrêmement touchée et ému de te recevoir parce que euh tu

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fais partie de des personnes que j'admire le plus. Mon dieu, ton rôle est essentiel. W pour commencer comme ça, c'est c'est Mais c'est vrai, ton rôle est essentiel. Tu accompagnes, d'abord, tu as beaucoup travaillé sur les fins de vie, mais tu accompagnes aussi les gens qui sont en deuil dans ces grandes bascules comme on l'a vu dans la présentation. Et on a besoin de gens qui osent aborder ce sujet. Si tabou qui est qui est la mort. Donc merci déjà. Super. Merci de faire ça parce que vous êtes pas nombreux en fait. On est on n'est pas nombreux. C'est pas beaucoup de psychiatres de psychologues plus psychiatres mais vraiment très très peu avec cette peur justement qui qui qui fait est presque phobique qui fait que c'est très peu

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développé. Du moins dans les pays francophones. pays anglophone, c'est un petit peu différent mais c'est peu encore chez nous. Oui. Mais justement, c'est ma première question. Comment alors que tu es psychiatre, tu en viens à vraiment en fait te focaliser sur euh le deuil et sur la la mort ? Je sais aussi que tu as travaillé dans les soins palliatifs aussi. Justement là quand au tout début de de mes études de médecine, c'était l'épidémie de sida et je travaillais à j'ai été externe à l'hôpital de l'Institut Pasteur qui était un des premiers lieux qui accueillait les personnes touché par le sida. Donc j'étais tout jeune, j'avais 23 24 ans à l'époque et donc je me suis vraiment confronté très jeune à la fin de vie et

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un peu dépassé par la situation, je me suis dit faut que j'aille voir un petit peu plus loin qu'est-ce que c'est que l'accompagnement de fin de vie. Et là, j'ai tapé à la porte de l'unité de soins palliatifs de de Michel Salaman qui est la pionnière des soins palliatifs à l'hôpital Paul Bruce euh à Ville-Juif. Et là, elle m'a dit "Chrophe, vas-y, apprends, apprends tout ce que tu peux." Et donc dans le concept d'es palliatif, il y a l'accompagnement de fin de vie. Donc euh tout ce qui est contrôle des symptômes de de la douleur, tous les symptômes physiques mais aussi psychologiques, la prise en compte également des proches et notamment des proches après le décès. Et donc dans le concept de soin palliatif, il y a le deuil. Donc en en travaillant en soin

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palliatif, on travaille directement dans le deuil. Et je sais pas vraiment sincèrement, je sais pas pourquoi exactement je me suis focalisé sur le deuil, mais il y a quelque chose dans cette dynamique qui fait que ça c'est assez étonnant alors que tout s'effondre, alors qu'on perd son enfant ou son compagnon ou son parent, enfin la personne qu'on aime le plus au monde et que rien devrait ne devrait pouvoir permettre de de se restaurer, restaurer son cœur, restaurer son âme. il y a quelque chose qui se passe et qui en fait en en en travaillant là-dessus c'est révélé comme un processus de naturel hein. Tu te coupes naturellement

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sans que tu es développes la la je veux dire de de de force de volonté de caractère. Tu vas constater que ton qu'il y a une intelligence et une sagesse fondamentale de ton corps qui sait exactement quoi faire au-delà de ta raison, ton raisonnement, ta volonté. Quoi faire pour réparer cette plaie ? Et bien cette intelligence du corps, c'est exactement c'est la même intelligence psychique qui sait quand on a la blessure de la perte de quelqu'un qu'on aime qui sait réparer alors que nous consciemment mais je vais jamais y arriver, je vais jamais pouvoir le savoir faire ça. Bien, il y a quelque chose dans ce processus naturel. Et là, le le fait de de travailler avec les personnes en deuil euh progressivement,

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je me suis ancré dans une certitude absolue parce que il y a 30 ans de pratique derrière, hein, 30 ans de certitude que il y a un processus naturel qui a des étapes he qui sont que c'est douloureux mais c'est pas le deuil, c'est pas le processus qui est douloureux, c'est la perte de la personne qu'on aime. va va se tromper hein, c'est la perte de mon enfant par exemple qui est douloureuse et le processus de deuil c'est le c'est le l'équipe médicale qui est là pour essayer de cicatriser au mieux cette plaît. Il y aura toujours une cicatrice. Il y aura toujours un endroit de souffrance mais le processus de deuil il te permet de passer de 100 % de souffrance qui qui enveille complètement

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ta vie à progressivement mettre cette souffrance à un endroit. Il y aura toujours de la souffrance à un endroit mais autour il y aura de la vie et tu sais pas comment tu as fait et et des personnes qui ont perdu leur petits ou leurs conjoint de euh dans des suicides des des des décès graves comme je c'est ce type de de d'œil que j'accompagne disent mais après 6 ans ou je je vais bien mais je comprends pas comment ça s'est passé mais je sais que je vais bien même si je sais qu'il y a toujours le manque même si je sais qu'il y a toujours un point de douleur qui se réactive à Noël ou la fête des mères ou la Saint-Valentin si les gens va être la Saint-Valentin mais qu'il y a quand même quelque chose de cette intelligence

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cette sagesse fondamentale de de mon être qui s'est mis en œuvre au-delà de ma volonté pour mettre cette souffrance à un endroit et me permettre d'exister à côté. Donc c'est vraiment qui fait son œuvre, c'est c'est le temps et le processus hein. Il y a un processus naturel par des cinq étapes du deuil par exemple que Ellisabeth Cubleros a su pas pas tout à fait les les étapes de Cubleros qui qui renvoient pas tout à fait à cela. C'est plutôt quatre quatre étapes mais mais grosso modo c'est c'est c'est similaire, c'est assez proche. Tu peux nous décrire toi ces quatre étapes ? Alors ces quatre étapes c'est la première étape c'est l'étape de de choc de sidération. vraiment le la personne est vivante et elle est plus vivante.

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L'interruption brutale qui est là et on a le tout début de ce mécanisme de protection qui est que notre esprit il va créer une espèce de dissociation hein. on va se dissocier un peu de façon normale et naturelle pour mettre un peu à distance le le la réalité de cette souffrance avec le avec soi-même comme si on coulait une chapeon entre soi et cette souffrance là pour éviter d'être complètement submergé. C'est pour ça que dans les premières heures ou les premiers jours, on est un petit peu comme un peu zombie, un petit peu complètement ailleurs, un petit peu déconnecté. On sait ce qui s'est passé bien sûr, mais il y a quelque chose en soit qui arrive pas encore à à y croire. Donc ça c'est la phase de de de la phase de choc de sidération. Tu avances dans

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le temps. Je je vais vite he pour pas être trop trop délayé trop. La deuxème deuxème étape c'est à peu près entre à peu près 15 jours jusqu'à peu près 6 8 10 mois. Donc tu vois, il y a quatre étapes et à la et on a déjà on est déjà presque à 8 mois après la la deuxième étape qui est on va chercher la personne. En fait dans la relation quand la personne était vivante, on on se voyait, on se parlait, on communiquait ensemble, on se touchait, on se serrait dans les bras, on échangeait. Ça c'était l'énergie de la relation. Mais c'est pas parce que tu meurs que ce mouvement là qui qui vivrait depuis peut-être plusieurs années va s'interrompre pour autant. il

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va persister et pendant de longs mois, 6 8 mois, je vais continuer à être dans ce dans dans cette quête de toi dans le monde. Quand je dis dans le monde, c'est à l'extérieur cette quête de toi dans le monde. Donc je te vois plus, bah je vais mettre ta photo sur partout sur mes écrans ou mon téléphone. Je t'entends plus, je vais pas annuler mon mon truc de téléphone pour entendre entendre ta voix. Je vais écouter tous tes messages WhatsApp. Je peux plus te toucher, ben je vais mettre tes pulls. Je peux plus t'en sentir, je vais mettre je mettre dans ton parfum et puis je vais parler de toi tout le temps, tout le temps, tout le temps. Donc pendant un certain temps dans cette deuxième étape, on on est à la recherche de la personne et d'une certaine manière, elle continue

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à exister dans dans le monde. Ça te touche, hein ? Ouais. [ __ ] vraiment ça te touche, hein ? Qu'est-ce qui te touche comme ça ? Bah parce que j'ai jamais entendu parler de cette étape, tu vois. OK. Moi, je j'étais j'ai suivi les j'ai lu Élisabeth Cubleros. C'est pour ça que c'est pas la m C'est la première fois que tu mets des mots en fait un truc que j'ai vécu évidemment et que et que j'ai vu d'autres vivre. Ça ne touche pas. Et et et tu et tu vois tu as tu as un exemple parfait là. On sait pas ça si on le savait le fait de garder les photos de son son enfant partout dans dans la maison pendant 6 mois et que les proches ils sont là, ils arrivent à la maison en disant "Oh, c'est relou, elle elle fait un deuil un peu compliqué, c'est c'est anormal." Non, c'est complètement

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normal, mais on a notre société a tellement perdu la connaissance de fond du processus de deuil qu'elle arrive à considérer comme anormal et pathologique des choses complètement prévisibles, normales, souhaitables pour le processus. Donc si je continue là, on va chercher la personne dans le monde. Donc d'une certaine manière, on va pas on va pas bien. On ne sait qu'on est dans il y a le manque et tout mais d'une certaine manière, on va pas si mal que ça parce qu'on continue la faire exister. En plus les proches sont là, ils en parlent, on échange et tout. Mais il y a la troisème étape et et à mon sens, tu vois, c'est là où le la douleur du du deuil commence vraiment, où le manque arrive avec un grand M, où l'absence se fait sentir avec un grand

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A. c'est que c'est à peu près un un une tournure, pas une tournure mais un point de rupture que la plupart des gens ignorent qui survient à peu près 6 8 mois après le décès. Donc transition entre la 2è et la 3e étape. 3e étape de déstructuration où tu vas où progressivement tu as plus de nouvelles photos, tu as plus de nouvelle vidéo, donc tu es en train de perdre le le lien visuel, tu as plus nouvelle nouveau audio, tu es en train de perdre le lien le lien auditif. les les odeurs, les vêtements et tout de continuer à les porter mais il y a les odeurs sont parties. Les gens parlent de moins moins en moins de la personne. On prend prononce plus son prénom, on prononce plus son nom et puis tu as peut-être repris son travail, tu as peut-être repris ton activité. Donc

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extérieurement, les gens, ils peuvent avoir l'impression fausse, hein, l'impression que bon ben ça va mieux et et c'est et quand les gens demandent alors ça va là, on se sent obligé de répondre ça va parce que on sait que les gens ils ont envie qu'on réponde ça va mais dedans on est complètement brisé et on peut être super au travail puis on rentre à la maison et passer sa soirée de devant les photos de la personne qu'on qu'on a qu'on a perdu et ça cette transition 2e 3e étape entre 6 8 mois C'est euh c'est c'est un moment où on se dit mais avec le temps ça ça va pas mieux. Avec le temps c'est pire. Je je suis pire intérieurement, plus dévasté intérieurement maintenant qu'au que

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qu'au début. Et on se dit mais c'est pas normal, c'est pas ça devrait pas se passer comme ça. Qu'est-ce que je fais pas que je devrais faire pour pas ressentir ça ? Et si on sait pas que c'est normal, si on sait pas que c'est complètement prévisible et dans la logique du processus de deuil, on panique, on panique complètement et on commence à dire il faut je suis en train de faire une dépression, faut que je prenne des médicaments et cetera et cetera. Et et c'est pourtant cette troisème étape, elle est elle est nécessaire et moi je suis je me dégumé hein, je suis content quand elle arrive parce que ça veut dire que le processus il est il avance. Et donc cette troisème étape, c'est vraiment le un un moment où tu as qui est le plus dur parce que tu as pas encore comme dit intérioriser la

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relation parce que c'est ça le process de deuil hein. C'est passer d'une relation extérieure à une relation intérieure. Mais la troisème étape, tu as pas encore intériorisé la personne. Donc c'est un peu un land. Quand je tends la main dans le monde, tu es plus là. Et quand je tends la main à l'intérieur de moi, tu es pas là. Donc c'est vraiment presque l'impression de te perdre une une deuxième fois. Et et au bout du compte, c'est cette 3e étape, c'est vraiment le le l'étape où où on a ce qu'on appelle le vécu dépressif qui est pas une dépression, hein. La dépression c'est une complication du vécu dépressif, mais le vécu dépressif c'est vraiment un ressenti qui ressemble à une dépression mais qui est pas une dépression et qui évolue par je vais mieux, je vais moins bien, je vais

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mieux, je vais moins bien. et et on se demande c'est la plus difficile parce que elle va durer longtemps, elle peut durer de longs mois, elle peut elle peut durer quelques 1 an 2 ans parfois tu vois c'est vraiment un temps long surtout imagine ton ton enfant qui se qui se qui meurt par suicide ça peut durer vraiment longtemps et donc comme ça dure tellement longtemps tu te dis mais ça va être ça ma vie maintenant ça va être ça au nom de quoi quelque chose chose va changer. On pense alors que le deuil c'est un état et on oublie complètement parce qu'on sait pas que c'est un processus que à le fait de on se lève le matin, ça fait peut-être 2

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ans qu'on a perdu son compagnon ou ou son enfant et on se dit mais je peux plus respirer quoi, je peux plus exister. Comment je vais avancer dans ma journée ? Mais tout est figé, tout est bloqué, tout est noir, tout est fermé, tout est Je suis dans une impasse et on se dit "Mais c'est foutu, ma vie elle va être comme ça maintenant." Les gens sont persuadés de ça et on oublie qu'il y a un processus parce que il y a un processus parce qu'au fil du temps qui passe et vraiment on traverse les les les des vallées sombres et des cannons, d'obscurité, de souffrance, c'est vraiment c'est inhérent au processus de cicatrisation. Donc c'est j'insiste he c'est pas le deuil qui fait mal, c'est le décès de la personne mais on a l'impression que c'est le deuil qui fait

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mal parce que il y a il y a vraiment ce processus de cycatrisation dans les trèfonds ça travaille et c'est pour ça d'ailleurs qu'on est épuisé hein. Les gens en deuil disent "Je suis épuisé psychiquement parce que je tout le temps là-dedans mais je suis épuisé physiquement et on oublie que le deuil aussi c'est un épuisement physique. qui a toute une composante de prendre soin de son de son corps aussi quand quand on est en deuil. le processus de deuil naturel qui avance parce que cette troisème étape alors qu'on a l'impression qu'on va jamais s'en sortir mais vraiment les gens disent mais écoutez docteur Forêt les autres oui moi jamais la mort de mon petit la mort de mon conjoint mais jamais je vais m'en

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sortir jamais et pourtant il y a une 4e étape. Ça devient ça ça survient tout doucement hein. C'est pas comme ça du tout du tout. Ça seent tout doucement. Et puis ça demande aussi d'être accompagné, d'être travaillé accompagné par des proches, par des associations, par des psy ou par soi-même. vraiment être accompagné en tout cas écrire réfléchir enfin vraiment faire un travail lire lire vraiment lire sur le deuil de des choses comme ça qui progressivement vont vont vont faire que accompagner cette 4è étape qui est l'étape de restructuration où progressivement sans qu'on sache pourquoi, il y a quelque chose de puissant en soi qui

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commence à restructurer les choses. C'està dire que il y a une redéfinition de soi par rapport à la personne qu'on a perdu. C'estàdire que on sait qu'elle existe plus dans le monde. Maintenant on le sait. On a on arrête de d'espérer de la retrouver à l'extérieur. Elle est on sait qu'elle est plus dans le monde. Mais il y a le processus d'intériorisation. On parle de d'introjection de la personne et on se dit "Mais tu es en moi, tu existes. Les gens parlent moins de toi à l'extérieur mais tu es en moi. Il y a quelque chose de toi mais plus de l'heure d'une présence de quelque chose qui comme si on on versait de l'eau dans de l'eau où où on est tissait ensemble comme si tu étais en fond d'écran tout le temps. Tout le temps, tout le temps, toute ma vie pendant 10 ans, 20 ans, 30 ans, tu

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seras toujours en fond d'écran. Mais je continue à à à modifier ce ce lien avec toi, le faire continuer à le faire vivre. Redéfinition de de donc de de moi avec la par rapport à la personne que j'ai perdu. redéfinition de moi par rapport à autrui. C'est-à-dire que j'accepte alors qu'au début c'était insupportable que les autres aient continuer leur vie alors que la mienne elle était elle était arrêtée. Là, je dis "OK, je peux avoir un autre rapport au monde, je peux un autre avoir un autre rapport aux gens, je peux avoir ma place légitime dans le monde, exister pleinement et pas que en référence à ma perte, mais exister pleinement moi en tant que Audrey, tu vois, en tant que

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Audrey, pas en tant que personne qui a perdu un un proche." Donc une redéfinition, retrouver sa juste place dans le monde. Et puis le 3è qui est vraiment et et ça a pas de fin. La 4e étape n'a pas de fin. C'est pour ça que c'est idiot de dire faire son deuil parce que ça s'arrête jamais. La 4rième étape, elle dure tout le temps tout le temps parce qu'on est tout le temps façonné, mal malaxé. Tu dirais quoi toi si c'est si tu faire son deuil ? C'est pas le bon terme, je dirais traverser le deuil. Cette travers, c'est une traversée. Une traversée qui qui est qui est longue et même si on arrive au sur le bord de de de la rive, on continue à avancer. On on reste malaxé parce que on avance sans la personne qu'on aimait dans le monde, même si elle est là intérieurement. Et

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le plus important donc redéfinition de soi par rapport à soi, c'est après toutes ces années cette perte qui je suis maintenant, quelle est cette personne que je suis devenue, qu'est-ce que j'ai reconstruit ? Qu'est-ce qui a encore à retravailler ? Qu'est-ce qui est encore à qu'est-ce que j'ai acquis ? parce que un c'est à un moment donné, on peut se rendre compte qu'il y a eu des gains. En fait, he je j'ai j'ai perdu mon compagnon, j'avais trois petits enfants en bas âge et bien et je me rends compte que bah j'ai pu reprendre mon activité professionnelle et puis je me rends compte que bah ben bah que je suis une maman qui est qui est super et que mes enfants 5 ans après le décès de leur papa ça font bien quoi. Et c'est moi qui ai fait ça mais comment j'ai

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fait ? Je sais même pas. Les gens ils disent "Ah, tu es forte et tout." Mais non, j'arrêtais de dire que que je suis forte, je suis pas forte. Je sais pas comment j'ai fait mais je l'ai fait. Ça j'avais pas le choix. et et il y a un gain qui peut être là de d'estime de soi, de d'espèce de d'humble fierté légitime, de se dire "J'ai traversé ça, je pensais pas" et et avoir la surprise aussi de se dire si on est en âge par exemple, si on a perdu un j'ai beaucoup travaillé avec les parents en deuil pour ça je fais souvent des références avec je sais que tu as travaillé avec les deuils les plus compliqués à faire les suicides les suicides et les et beaucoup les les enfants. peut-être dire mort dit absurde ou enfin parce que un

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accident bête sont absurdes bête des des des des attentats des choses comme ça et et je dire tiens je peux avoir un autre enfant sans trahir l'autre l'autre enfant ce sera le petit frère ou la petite sœur et il y aura un grand frère une grande sœur qui contin et on fait la paix avec ça on peut même si on a perdu son compagnon s'accompagne retomber amoureux sans trahison parce qu'on sait que c'est deux niveaux d'amour qui sont différents, pas l'un plus que l'autre, différent. Un qui existe dans le monde et un qui existe à moi, en moi tout jamais. Donc l'autre personne, elle doit accepter aussi ce chemin là. Il y a aussi un chemin donc il y a une vraie reconstruction. Donc tu vois c'est on est blessé à tout jamais. Il y a cette blessure qui est là. Il y a

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le manque qui qui sera toujours présent. Et et les gens disent parfois mais je ressens le manque par exemple à Noël pendant les vacances choses comme ça et et donc moi j'ai pas avancé dans mon deuil. C'est complètement faux. Le manque fait partie du deuil à tout jamais. À tout jamais parce que le manque fait toujours référence à l'extérieur. Là maintenant tout de suite à ce repas de Noël, tu me manques là à l'extérieur. Je te sens dedans mais tu es pas là. Merci de dire. Et puis euh c'est en lien avec l'extérieur et c'est en lien avec le présent. C'est tu me manques là maintenant et pas tu me manques hier ou tu me manques demain. Tu me manques

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peut-être un peu demain mais tu me m Donc c'est toujours le le manque est toujours et donc comme la personne ne sera jamais plus dans le monde, il y aura toujours le dans le manque tu n'es pas là dans le monde et ce sera toujours au moment où j'aimerais que tu sois là et tu es pas là. Donc il faut surtout pas que si euh 10 ans, 15 ans, 20 ans après la perte de de la personne qu'on aime, on dit je suis dans le manque donc j'ai pas avancer dans mon deuil de se dire que il y a eu un problème. Non, le manque c'est la signature de l'amour qui perdure à tout jamais. Et je voudrais tellement que tu sois présent, tu es pas là. Mais après, grâce au processus de deuil, il y a quelque chose en moi qui a fait la paix avec ça. J'ai dit "OK, cette réalité que je voulais combattre,

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à laquelle je me suis contre laquelle je me suis arquebouté pendant des années pour les les premiers les premières années pour dire je veux pas de ça" et que progressivement on a mis genoux à terre en disant c'est ainsi pour lutter je c'est ainsi et curieusement tu vois quand on lâche la souffrance il y a de l'apaisement qui qui arrive parce que plein de gens au début disent je veux surtout pas lâcher ma souffrance parce que si je lâche ma souffrance, je lâche le lien avec la personne. C'est complètement faux. C'est en fait, c'est la souffrance qui empêche la cicatrisation qui qui qui empêche de percevoir la présence qui est là. La présence est toujours là, mais la souffrance est tellement intense qu'on a l'impression

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que si on enlève la souffrance, on va enlever le lien. Oui. Alors que quand on se rend compte des années plus tard que quand la souffrance progressivement s'estompe, en fait, l'intensité, la plénitude du lien qui n'est plus le lien extérieur mais qui est le lien intérieur continue à exister à exister en moi. Vraiment, j'exhorte les gens à dire restez pas accroché à la souffrance en vous disant que si je lâche ma souffrance, ça veut dire que je je l'imis pas vraiment pas vraiment ou que je le trahis ou que je l'abandonne et c'est complètement faux. Donc tu vois, il y a tu vois des des noçons comme le manque comme quelque chose qui est anormal par rapport au fécule du deuil. C'est pas

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vrai. Le le fait de la souffrance ne crée pas le lien avec la personne, c'est pas vrai. Le le le le deuil qui est plus difficile après 6 8 10 mois alors qu'on on l'impression que c'est que c'est anormal. C'est pas vrai. Tu vois, il y a plein de choses dans le processus de deuil que notre société a complètement oublié. Tu comprends pourquoi je te remercie au début de ce podcast de faire ce travail. C'est adorable. Oui. Oui. Pourquoi ? Pourquoi notre société elle a elle a oublié ça ? Pourquoi est-ce que notre société elle a si peur de la mort ? Pourquoi est-ce que la mort est un sujet si tabou ? Je te le demande à toi parce que tu as dédié ta vie à travailler sur ces sujets. Tu sais au début dans les années à peu près 50 60 on est passé du du de

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l'accompagnement de fin de vie à à de la maison à à l'hôpital et tant mieux parce qu'il y avait des techniques qui se développaient. Donc on a délégué alors que c'était les proches qui accompagnaient à la maison. Il y avait pas les médecins et et donc on c'est devenu à l'hôpital donc de au au chev du lit du malade, il y avait pas en première ligne les proches, il y avait les médecins et les infirmières et tant mieux. C'est c'est c'était c'est indispensable mais on a on a progressivement perdu ce savoir ancestral de l'accompagnement de de de la fin de vie. Et en conséquence, comme on a pris un petit peu de distance par rapport à la mort qui disparaissait des villages, qui disparaissaient des maisons, qui allaient dans les hôpitaux, progressivement on a aussi mis en

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distance le corolaire immédiat de l'accompagnement du du de la fin de vie avec l'accompagnement du deuil. Et on a perdu tout doucement, on participeement depuis à peu près les années 60 70 connaissance de ce qu'est en profondeur le processus de deuil. On a perdu les rituels, on a Je dis pas qu'il faut à nouveau se mettre en noir et tout, mais on a on a perdu quand même des rituels, hein. Euh euh quand tu es en plein été, tu as perdu ton petit euh et puis et tu as ta petite robe d'été parce que parce qu'il fait chaud et personne sait que tu as perdu que tu que tu es brisé parce qu'il y a pas on a plus de signe extérieur qui qui montre qui montre ça. Donc notre société elle a besoin de

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réapprendre des choses. à travers cette plateforme hein de lumière dans ma nuit que j'essaie aussi de de de donner les donner ces informations là pour que les gens se se cette plateforme que tu as créé qui s'appelle une lumière dans la nuit dans ma nuit une lumière dans ma nuit euh dans ma nuit c'est c'est c'est un programme d'accompagnement première en France on s'est posé même la question de savoir si c'était une première mondiale on sait pas mais en tout cas ou en tout cas il y a moi j'ai jamais entendu parler d'une plateforme dédiée au deuil sur laquelle je peux aller pour avoir des plein de choses. Il il y a là ce que je suis en train de te dire là, on on est en en en fin d'écran. Ce que je te raconte là, il y a 16 heures de vidéos comme ça parce que on a besoin de savoir mais comment

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les autres ont fait quoi ? Même si on a perdu son compagnon, on est intéressé par dire mais comment quelqu'un qui a perdu son son petit il a fait ? Parce qu'au bout du compte, même si les histoires sont très diverses et très très singulières, uniques, on se rend compte en fait quand on écoute ces c'est il y a plus de 11 heures de témoignage. On a même des enfants qui ont perdu leurs parents. C'est des audios. C'est des audios. Oui, des audios. Euh oui, il y a vidéo et il y a audio. Euh et bien on se rend compte en fait que au-delà de l'unicité des histoires, il y a on entend le processus de deuil. On dit "Ah oui, mais il est là à chaque fois." et ça corropore ce que je raconte dans les dans dans les vidéos. Et il y a justement aussi une il y a une une rubrique et les ressources toutes les

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associations France, Belgique, enfin tout ce qui est francophone et il y a une rubrique hyper importante qui est la dimension spirituelle du deuil fondamental. Le sourire qui Oui, je vois ou je vois non parce que au au début très psychiatre le psychiatre et tout dimension psychologique du deuil indispensable. Tu as vu ? Parce que c'est c'est pas parce qu'on parle de dimension spirituelle que ça va estomper la la souffrance du deuil. Elle est là. Mais c'est comme un oiseau. C'est que ça la psychologie c'est que une aile de l'oiseau. Il faut une deuxième aile et la deuxième aile dimension spirituelle je dirais à deux niveaux. La la première dimension spirituelle c'est tout ce qui est le questionnement fondamental de la

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quête de sens. Qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi ça s'est passé ? Quel est le sens de ça dans dans ma vie ? Qu'est-ce que je fais de ça ? Non pas au niveau psychologique mais au niveau spirituel. Qu'est-ce que dans la subtilité de mon être, du sens de ma vie, de ce que je suis amené euh amené à vivre dans ma vie ? Quelle est quelle est l'incidence de ça ? Ça c'est le premier volant des dimensions spirituelles et tu as le deuxième volant de de la dimension spirituelle qui est quasi pas tout le temps mais très très très fréquente dans un questionnement sur où est-il ? Où est-elle ? Donc le questionnement sur la continuité de la conscience après la mort. Et ça en

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accompagnant les les personnes depuis 30 ans en travaillant en unité de soins palliatifs, ce sont des choses qui reviennent tout le temps. Et j'étais presque obligé, ça s'est invité dans ma pratique, je le cherchais pas particulièrement mais ça s'est tellement invité avec force la dimension spirituelle du deuil sur questionnement sur la continuité de la conscience après la après la mort que véritablement j'ai commencé à écouter plus attentivement ce que les gens me disaient. Les gend me disaient en parlant par exemple de ce qu'on appelle les signes après le décès j'ai eu des signes ce qu'on appelle les VSCD vécu subjectif de contact avec un défunt VSCD. J'ai une toute petite question excuse-moi de t'interrompre. À la base

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toi quand tu fais ta formation de psychiatre c'est quoi ton rapport à la spiritualité juste pour savoir ? Alors mon mon rapport à la spiritualité, j'ai j'ai un chemin bouddhiste en fait hein, de de euh il se trouve qu'il y a 25 ans maintenant euh j'ai fait un espèce de burnout hein, tu vois un truc truc comme ça et je vous ai dit là je je je suis fo un petit peu sur trop cette souffrance justement d'accompagnement de deuil de fin de vie et et j'ai dit il faut il faut que je je reprenne souffle par rapport à à ça et et je suis allée pendant 2 ans dans un monastère bouddhiste tibétain dans le sud-ouest de la France à TPO Kaguling. Tu as arrêté de travailler ? J'ai tout arrêté pendant un gros sabatique pendant

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pendant 2 ans pour m'imprégner de de pour déjà la méditation, poser mon esprit, prendre soin de moi. Je prenais trop soin je m'oubliais trop dans dans dans le soin au au à l'attention aux autres et vraiment je m'étiolis intérieurement et et et l'approche bouddhiste tibétainne qu'on a quand on entend approche boud tibétain, on entend le livre des morts tibétains, tu vois. Donc donc ça a forcément connecté avec ce que j'avais commencé à entendre quand je travaillais en unité paltive en disant mais tiens c'est marrant il y a des il y a des choses similaires. Donc il y a quand même cette tonalité bouddhiste tibétaine qui était là. Mais pas tant, tu vois, pas tant dans dans le le partager cette dimension làà avec les

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gens. C'est plutôt ce que ça a fabriqué en moi, ce que ça a consolidé en moi, ce que ça a mis en moi comme colonne vertébrale pour pouvoir affronter, je dois dire, plus sereinement, plus paisiblement la souffrance des autres des autres personnes, mais sans forcément que les gens soient au courant, hein, même si j'écris un bouquin là s'appelle Simé enfin mais mais qui qui qui est d'abord c'est pas du tout, j'apporte pas les concepts bouddhistes avec les les les patients, c'est vraiment ça a été ma construction, mon socle et sur ce sole solide, je peux aider là où est la personne hein là en fonction de de ce qu'elle de ce qu'elle croire. Oui.

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Et avant ça, avant ce burnout, avant que tu a commencé à travailler avec un soin palliatif autour de la mort et autour du deuil avant ça, enfant et cetera, c'est quoi ta 13 ans ? Bah 13 ans donc là là il y a il y a longtemps à 13 ans hier. Et avant avanttier, c'est c'est la sortie du livre de Raymond Moui la vie après la vie que plein de gens ont lu. J'imagine que tu que tu as lu et et vraiment il venait de sortir et et j'ai j'ai me souviens quand j'ai eu ouvert ce livre là, c'est marrant, il y a un truc en moi qui me dit mais je connais mais je je sais pas comment mais je connais j'avais 13 ans. connais et il y

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a quelque chose j'ai vraiment je me souviens c'était entre la cuisine et et la et la salle à manger. Je je souviens de l'endroit en disant ma vie va parler de ça. Tu vois, on parle de mission de vie, tu sais, on parle de de de de connaissance très intime de de pourquoi on est sur cette terre-là. Il y a quelque chose là, petite brèche qui s'est fait à ce moment-là qui me dit "Ah, OK, c'est ça." Parce que dans dans la préface, il parlait de l'Éabath Cubleros sur les soins palliatifs et on avait pas internet à l'époque he c'est y avait il y avait encore des dinosaures qui étaient dans dans dans les rues. C'était il y a très très longtemps. Et et et c'est des années plus tard où j'ai fait le lien en disant "Oh, OK."

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Physique Guiman, il dirait que c'est un souvenir du futur. Exactement. Je je pense que c'est que c'était ça. C'était un souvenir du futur que que le que le Christophe du futur était en train de me dire au au Christophe du du du passé disant ça va être ça mon ton chemin mon petit bonhomme. Tu crois que c'est possible ? Je crois que c'est possible bien sûr. Oui, parce que quand quand on quand on travaille avec les les personnes qui font des expérienses de mort euh éminentes et qu'on écoute tous les tous les récit, le temps n'est qu'une donnée de ce monde-là, de notre trois dimens monde en trois dimensions. Notre perception, la réalité via notre cerveau le qui définit le temps et l'espace. Mais tous les témoignages, mais pas un des tous les millions de témoignages qu'on a de

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personnes qui ont fait des expériences de mort imminente disent toutes le temps n'existe pas. Donc il est complètement cohérent que comme le temps c'est un éternel maintenant hein, l'instant présence c'est pas un moment dans le temps, c'est tout ce qui est tout ce qui est dans dans l'instant. Et donc tu peux capter des choses qui dans ta perception chronologique de ta vie être du futur, mais qui dans la perception si on inverse le le le fil du temps euh être simplement une perception dans l'instant de ce qui est dans ta compréhension du futur. Donc les les souvenirs de du futur me semblent

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presque évident. Certains physiciens quantiques disent que donc en effet le temps n'est pas euh euh à l'horizontale mais à la verticale comme une tresse en fait, le passé, le présent, le futur tressé et donc que nous ne sommes pas encore nés et à la fois nous sommes déjà morts. Exactement. Exactement. Ou oui, c'est c'est vertigineux. Et et et d'ailleurs, c'est une petite parenthèse dans la pratique de la méditation, tu tu rejoins ce lieu en toi qui est qui est accessible. Il y a rien de mystérieux là-dedans. Ce lieu en toi de d'éternité en toi et de non espace en toi, de nonemp et de non espace en toi et et tu demeures simplement. Il y a rien à faire particulier. Tu demeures là-dedans, mais

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tu as l'intégralité de tout ton être qui se trouve à ce à ce moment-là. Et c'est en ça que c'est ressourçant. La méditation, c'est que tu sors du du carcan du temps et de l'espace. Et et voilà. Et juste pour revenir continuer le fil, tu parlais des V VSCD. Oui, les VSCD. Alors, les VSCD, ce sont quelque chose qui qui survient, tu peux redire vécu vécu subjectif de contact avec un défunt. Et d'ailleurs, c'est très étudié. Tout ce que je te raconte, ça pourrait paraître complètement barré pour les pour les pour les gens qui ont qui ont jamais entendu parler de de ça. Mais si

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on va dans les pays anglo-saxons, c'est très étudié et notamment il y a une je parle pas angloacon, mais je te parle de d'une femme suisse qui est une amie, Evelyine Elsa SR qui est vraiment la la une chercheuse connue au niveau international pour travailler avec une équipe de l'université de Northampton en Angleterre avec des professeurs d'université, tu vois, c'est pas des des petits rigolos qui travaillent sur les VSCD et ils sont ils ont mené de de une étude. Le premier volant est terminé, le deuxième est toujours en cours sur des études de tous les témoignages de personnes qui ont fait un un VCD. Et qu'est-ce que c'est un VCD ?

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et la perception d'un proche décédé à partir du moment du décès jusqu'à peu près 6 mois, un an après. Il y a des VCD qui sont qui sont plus plus au-delà de d'un an, mais en en moyenne, c'est vraiment euh jusqu'à 6 6 10 mois. Et euh on pourrait se dire "Oui, mais d'accord, c'est une fabrication mentale pour survivre au fauteuil." Oui. Oui. Évidemment. hein, c'est tu es traumatisé par ton par ta perte. Donc tu tu inventes le le que et pourtant les VCD sont on sont très bien calibrés. C'est toujours très court, c'est quelques secondes, tu as pas des VSCD de

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5 minutes, c'est c'est très très court dans le temps. Ça peut être soit euh sensoriel, dire voir la personne, soit flou, soit très direct, soit son visage, soit en entier. Ça peut être sentir tu l'impression d'être touché, tu te retournes il y a il y a il y a il y a personne. Soit brutalement sentir son odeur. Enfin donc ça peut être très sensoriel. Ça peut être aussi avec des phénomènes électriques ou deou de ou de ou de radio. Des des des lumières qui qui qui s'allument, des ordinateurs qui s'allument tout seul, des des radios qui qui se mettent en en marche avec juste la musique qu'on a passé lors de de la cramation. enfin des phénomènes et et même des phénomènes téléphoniques. Et ça

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a été étudié hein. Il y a il a une chercheuse euh à l'université de New York, j'ai oublié son nom euh qui qui a fait une étude sur les coups de téléphone. Mais c'est pas reçu. Non mais c'est hallucinant frisson parce que quelqu'un m'a appelé il y a quelques jours pour me dire je viens de perdre mon beau-père. mon pèreétais au téléphone avec mon copain et d'un coup j'entends le numéro que vous avez demandé n'est plus attribué et je regarde et c'est le numéro de mon beau-père comme s'il l'avait appelé dit mais c'est pas possible je vois pas comment c'est possible exactement oui dans cette étude là et et c'est pour ça tout ça c'est pas de la croyance c'est hyper important que les les gens qui nous écoutent et qui nous voient comprennent que c'est pas des

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croyances c'est étudié et c'est elle a fait une étude étudier parce qu'il y a un trop grand nombre de récits. Oui, mais oui, c'est ça. Si s'il y avait 10 récits, 100 récits, 1000 récits, on se dirait OK, bon voilà. Mais non, tu tu as tu as tu tu as des des des des centaines de milliers de de récits qui parlent tous de la même chose. Et donc si si je reviens sur sur les les VCD, il y a il y a aussi ce qu'on des des des signes, mais ça c'est plus subtil de de papillon. Le papillon revient très souvent, les rouges gorges reviennent très souvent. On a l'impression que euh en plein plein milieu d'hiver, tu tu as il y a un papillon qui qui vient se poser sur ta main dans ton appart ton appartement, je dis mais c'est pas possible comment donc il y a perception

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visuelle, perception avec des phénomènes électrolectriques ou électromagnétiques ou via des animaux ou des synchronicités, des choses qui qui sont qui qui surviennent. tu es en train de parler de ton père et il y a juste à ce moment-là sa photo qui tombe sa photo qui tombe ou à la radio euh une chanson avec euh papa tu me manques et cetera il dit waouh de de quoi alors prisolément évidemment on se dit OK c'est des coïncidences mais quand tu cumules quand tu fais une étude justement avec et que tu as des données qui sont des milliers de données, tu arrives à en faire non pas des simples témoignages mais justement des données analysables. tu peux faire des statistiques où tu peux les explorer en passant à la

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moulinette des de l'exploration scientifique et tu arrives à trouver des récurrences des des des schémas des des patterns, voilà, des des schémas très précis qui qui se vont ça se fait pour les VSCD mais ça c'est exactement ce qui a été fait aussi pour les expériences de mort imminente devant de ça fait depuis 40 ans qu'on étudie ça. Il y a des millions de témoignages et euh si tu prends par exemple le un lieu de référence qui est l'université de Virginie, hein, euh avec le le docteur Bruce Grayson qui est vraiment une des somités pour les expériences de mort imminente, il ils arrivent vraiment à définir très clairement les les les critères qui permettent de définir si une personne a fait ou non une

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expérience de mort imminente. Et c'est analyser, c'est étudier, c'est confronté. Et ce qui est euh étonnant, c'est euh il ils ils étudient aussi l'incidence que ces expériences ont sur les personnes. On parlait du deuil tout à l'heure, les VSCD, vécu subjectif de contact avec un défunt. le fait que la personne dans l'accompagnement de de deuil te parle de la dimension psychologéique de son manque de la souffrance et tout et que parce qu'elle sait que toi en tant que professionnel tu connais ces chosesl et je suis un peu cartésien mais je voudrais vous raconter un truc qui est un peu bizarre qui m'est arrivé vous êtes vous êtes psychiatrez problème pour fol et tout et non allez-y allez-y et la personne te raconte un VCD

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une perception une fois deux fois ou plusieurs fois de la personne. le fait de que la personne se rende compte que tu valides son expérience, tu valides l'importance qu'elle a pour elle cette expérience là et que c'est pas complètement délirant dans sa tête parce que c'est très récurrent et très beaucoup plus fréquent qu'on le qu'on le pense. Bien la la la personne commence à dire tiens, il y a il y a quelque chose qui est là. Ça annule pas la souffrance, j'insiste he c'est ça qui est important. Ça annule pas la souffrance. C'est pas parce qu'on a une une une aperçu de de cette continuité de la conscience après la mort que ça va annuler la souffrance du manque. Sont petit, on peut pas lui faire un bisou le matin.

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Ça annule pas. Mais c'est complémentaire parce que derrière toutes ces ces recherches sur les la continuité de la conscience après la mort qui incluent donc les expérience de fin de vie euh les expériences de mort imminent, les les VCD, enfin toutes ces choses-là dont je parle dans mon livre hein, cette vie au-delà enquête sur la continuité de la conscience après la mort chez Albin Michel. Et bien quand quand tu travailles euh avec ces ces données-là, tu es au bout du compte, il y a une espèce de certitude et c'est et sincèrement c'est ma c'est c'est je suis là maintenant la certitude, même pas la croyance hein, parce que croyance je ve dire on croit quelque chose mais non c'est un une quantité tellement énorme de de témoignages de données vérifiables

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quantifié et cetera que c'est plus de l'ordre de la croyance c'est de l'ordre vraiment de l'analyse scientifique. Pourquoi il y a une telle résistance ? Parce que on est dans un paradigme, c'estàdire un postulat scientifique actuel qui dit et qui n'est pas démontré. Il y a aucune étude scientifique qui démontre ce que je vais te dire. Qui dit le cerveau, c'est lui qui produit la conscience. Mais il y a aucune étude qui démontre de façon irrévocable que c'est le cerveau qui produit la conscience. C'est aussi, pardonne-moi l'expression, bête de penser que ce que tu mets et tu lances une vidéo YouTube sur ton smartphone que ton smartphone qui sera l'équivalent du cerveau génère la vidéo YouTube. C'est

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complètement idiot parce que tu casses ton téléphone, il dit "Oui, regardez, on casse le téléphone ou on éteint le téléphone, il y a plus la vidéo." C'est bien la preuve que la vidéo a été fabriquée par le téléphone. Sauf que tu achètes un autre téléphone et tu lances la même vidéo en disant "Ah, elle réapparaît." Ça veut dire quoi ? Elle s'est réincarnée. Mais non, elle s'est pas réincarnée euh garçon. Euh elle est elle est l'information de la vidéo n'est pas générée par les téléphones, elle est dans le cloud. Et c'est ça ce qu'on appelle la la continuité de la conscience. C'est passé d'un paradigme d'un postulat scientifique qui dit la le la conscience est générée par le cerveau un paradigme qui est que la la de la de la conscience non localisée non

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localisée au cerveau et que le cerveau change de statut. Il n'est plus générateur de la conscience mais il est récepteur. Tout comme une radio est réceptrice de de de des ondes tout comme ton téléphone, il est récepteur de de l'information dans le cloud qui est là. Et euh on est vraiment là dans ce changement de paradigme, un peu une révolutionnicienne, tu vois, où on pensait que la Terre était au milieu de l'univers et qu'elle était immobile. Ah non, elle est pas du tout au milieu de l'univers et elle tourne sur elle-même. Et là, on est en train, on est à ce moment-là, tu vois, de de dans notre histoire. C'est assez passionnant de se dire "Non, la conscience n'est pas localisée au cerveau." C'estàd que quand la personne ça veut dire quoi ? Quand la

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personne meurt, il y a une continuité de sa conscience. Mais tu te rends compte ce que ça change ? C'est énorme. Pourquoi ? Parce que les gens sont terrorisés par leur propre mort au-delà de la mort de leurs proches. Oui. Mais oui. Et du deuil euh indispensable, incontournable, quel que soit notre notre croyance euh qui est pas une croyance, qui n'est pas une croyance. Ouais. Mais je prends toujours des pincettes. Je connais un nombre incalculable de personnes qui sont terrorisées par leur propre mort puisque elles ne donnent aucun sens à leur existence. Ils ont l'impression que euh la fin est décevante. Bah parce que tout ça pour ça. On nous a appris qu'il y avait que du néant, hein. On nous a dans dans ce paradigme, le cerveau produit la

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conscience, mon cerveau meurt, il y a plus rien de moi, il y a plus de continuité. Et c'est pas un un un pitoyable prix de consolation pour se dire "Ouais, mais tu veux te rassurer sur le fait ?" Non. Lisez les études, lisez les témoignages, renseignez-vous vraiment. Si vous voulez critiquer le truc, critiquez-le de façon intelligente. Donc critiquez-le en vous appuyant sur les recherches qui démontrent que c'est pas vrai. Et ben, vous allez ça nulle part. Tu tu prends toute la littérature scientifique internationale qui parle de ces sujets-là, tu retrouveras personne qui te démontre que c'est de la foutise. On est en train de passer donc un autre paradigme qui dit il y a continuité de la conscience. Le cerveau est récepteur de la conscience mais le la il y a

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continuité de de de de la personne. Et partant de là, si on change paradigme là, les VSCD, les vécus subjectifs de contact avec l'indéfin deviennent normaux puisque la personne est décédée mais que c'était pas son cerveau qui générait sa conscience et que sa conscience est dans le le cloud, je dirais, de la le cloud de de de la conscience non localisée, il est complètement normal qu'on puisse la l'apercevoir parfois pour ce qui est les expériences de fin de vie. Les expées de fin de vie, c'est quand il y a des gens qui sont en fin de vie et qui perçoivent des proches décédés qui semblent venir les chercher quelques quelques heures ou quelques jours avant le leur leur décès. Et bien conscience non localisée, c'est

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c'est la continuité de ces consciences-là, de ces de ces personnes-là fait que oui, on peut les retrouver après dans quand les gens font des expériences de mort imminentes, il y a à peu près 30 % des gens qui retrouvent des proches décédés de l'autre côté. Donc tu vois que quand on change de paradigme, tous ces phénomènes qui semblent complètement barrés, sulfureux, à côté de la plaque, fou, irrationnel, deviennent rationnel parce qu'on a changé de paradigme. C'est c'est le c'est le changement c'est le changement de paradigme qui fait passer un truc, c'est cartésien à à pas cartésien. Et je je te parie que dans allez, on va dire 10 ans 10 10 15 ans, le nouveau paradigme sera la conscience est non est non localisé. Et toutes ces

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expériences sur lesquelles les gens rigolent en disant "Ouais mais c'est pour te rassurer, c'est pour" et les gens diront bah c'est normal quoi. C'est c'est complètement Oui, c'est logique parce que l'expérience de mort imminente, les les les signes et tout sont simple la simple traduction qui a continuité de la conscience après la mort. Basta, c'est c'est on va pas discuter davantage. J'entends tous ceux qui n'ont pas justement de vécu subjectif de contact avec un défunt qui qui qui disent et pourquoi pas moi ? Alors ça veut dire que je mérite pas, ça veut dire que moi alors ça on sait pas. Bah c'est pour ça qu'il faut étudier ces phénomènes justement. On ne sait pas on ne sait pas ce qui détermine. C'est c'est pas d'abord c'est sûr que c'est pas lié au

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lien d'amour. Il y a des des gens qui ont qui ont qui ont un fort lien d'amour et qui font des VCD et des gens qui ont un fort lien d'amour et qui font des VCD. Donc c'est pas c'est pas qui n'en font pas, tu veux dire ou qui qui qui n'en font pas parce que toi avec toi tout le monde en fait. Autant mais et donc c'est c'est euh et ça c'est pour ça qu'il y a des des protocoles d'études. Essayons de discerner qu'est-ce qui favoriserait ou pas l'émergence d'un d'un VCD. Après, on nen sait rien. Alors là, c'est complètement spéculatif ce que je vais te dire, mais peut-être que la personne de l'autre côté a-t-elle les moyens ou pas d'entrer en contact ? Je sais pas, il y a peut-être des trucs vibrateur, j'en sais rien. Oui. Mais pourquoi par exemple quelqu'un meurt dans une famille et certains

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membres de la famille vivre des vécus subjectifs de contact avec le défunt et d'autres et d'autres ? Non, pour l'instant au stade actué aux études tel qu'elles sont pour pas extrapoler et et inventer des trucs qui seraient pas scientifiques. Si on reste collé à la littérature scientifique, on pour l'instant on ne sait pas, on n pas la réponse à ça, mais on on avance dessus, on va peut-être trouver trouver de des des facteurs favorisants et donc peut-être que dans l'accompagnement de fin de vie, créer des conditions pour que ce contact puisse survenir plus facilement. Je j'en sais rien mais il y a des incidences, tu vois. Il y a des il

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y a il y a des toutes ces recherches d'expérience de fin de vie, expérience de de de mort éminente et de VCD, c'est intéressant en soi, mais c'est intéressant aussi et je dirais presque surtout parce que ça a une incidence sur l'accompagnement de fin de vie, parce que ça a une incidence sur l'accompagnement du deuil et plus globalement parce que ça a une incidence sur notre vie. Parce que quand on regarde par exemple les expériences de mort imminente depuis des millions de témoignages cumulés de depuis 60 millions je crois 60 millions imagine 60 millions de personnes qui racontent quasiment toute la même chose c'est que à un moment donné il y a cette espèce de tunnel sortie de corp perception d'un tunnel

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façon d'une lumière d'un espèce de d'un être de lumière avec un amour inconditionnel et une revue de vie un panorama de vie où c'est toi et pas une entité extérieur, mais c'est toi qui porte un jugement sur que qu'est-ce que j'ai fait de de mon existence et ce qui ressort toujours toujours deux choses qui servent un peu de boussole pour évaluer si une vie a été accomplie ou non à travers cette revivie. Les gens, tous les gens, c'est ces millions de personnes disent "J'ai compris pendant mon expérience qu'il y avait que deux choses qui déterminaient une vie accomplie. Comment as-tu aimé dans les petites et les grandes choses ? Mais les petites choses, ça peut être juste

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les les toutes petites choses. Mais comment tu as vraiment aimé avec ton cœur ouvert, sans attendre particulière dans les petites et les grandes choses ? Amour. Donc amour, compassion. Et deuxièmement, qu'est-ce que tu as appris ? Qu'est-ce que tu as appris du monde ? Qu'est-ce que tu as appris de toi, de ton être, de ton essence ? Qu'est-ce que tu as appris de la relation à l'autre ? L'intelligence émotionnelle. Qu'est-ce que tu as appris du réel ? Qu'est-ce que tu as appris du du du sens de l'existence ? Donc la dimension de connaissance. Quand quand on lit entre les lignes de tous les témoignages, même pas entre les lignes, quand on lit les témoignages et qu'on les étudie, hein, et c'est l'objet de mon prochain bouquin d'ailleurs, c'est de vraiment essayer de

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voir mais ces enseignements où tout être humain est en quête de sens. C'est quoi le sens de ma vie ? C'est quoi ma mission de vie ? Pourquoi je suis là ? À quoi ? À quoi ça sert ma ma vie ? Et bien si tu proposes un des boussoles qui ne sont pas des boussoles issues d'une religion, d'un dogme particulier, mais qui sont issus d'un autre territoire qui est un territoire je dirais scientifique qui parle de don donc il y a pas de coloration particulière et et et où pourtant est dit de façon récurrente que l'amour et la connaissance sont deux axes essentiels qui définissent une vie accomplie. Bah ça c'est inspirant. tu

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peux dire "Ah tiens, sans référence à une à une religion particulière, je rejette pas les religions mais sans sans avoir à adhérer à un dogme particulier ou quoi que ce soit, il y a dans la littérature scientifique des témoignages récurrents depuis 40 ans qui disent que l'amour et la compag amour, compassion et sagesse, connaissance sont quand ils sont sont des choses qui euh créent une vie accomplie. Ben si j'essayais de mettre ça en œuvre dans ma vie, si j'essayais à chaque jour de ma vie de dire comment je peux œuvrer dans ce sens-là, dans les petites et les grandes choses, bah ça peut donner un sens dans une vie qui a

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pas forcément de sens. Est-ce que ça peut créer de la culpabilité quand on entend quelque chose comme ça de se dire justement euh j'ai mal parlé à telle personne ou je me suis pas très bien occupée de de mes escargots ou je tu vois est-ce que ça peut créer de la culpabilité sachant que la culpabilité alors la la culpabilité c'est c'est un jugement de notre ego sur nous. On est d'une violence absolue de soi contre soi. Quand tu regardes tous les témoignages de d'expérience de mort imminente, les gens qui font cette revue de vie et qui donc ont perçu vraiment qui qui revoit un peu tout tout ce qu'ils ont vécu dans leur existence, il y a il y a il y a jamais de condamnation. C'est toujours qu'est-ce

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que j'ai appris, hein ? J'ai j'ai parlé et donc donc comment ça peut nous être utile dans notre vie quand on apprend ça et qu'on a pas fait justement de d'expérience de mort imminente. C'est dire tiens au bout du compte j'ai parlé de façon un peu sèche, un peu hautine peut-être un peu méprisante avec cette personne-là. D'abord, peut-être est-ce que je peux faire une démarche de excuse-moi de de ça, pardon pour cette parole là, je je je t'ai fait du du mal ou si on peut pas le faire ou si c'est pas approprié de le faire et se dire "OK, prochaine fois je vais essayer de de pas laisser la colère, prendre possession de mon intelligence et et dire OK cette personnel se comporte de façon il se comporte comme

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un bléot pour une raison. Je vais peut-être pas tout de suite me sauter à la gorde au connard et tout mais je il a une raison ici se comporte comme ça. Il a une raison. Ça veut ça justifie pas tout. Parfois faut mettre les limites, faut mettre les cadres mais ça permet d'avoir un autre regard plus intelligent sur la sur la situation. Et la culpabilité, c'est euh une espèce de quête de perfection, mais c'est plutôt notre ego qui qui est qui est là-dedans, hein. C'est c'est vraiment qu'est-ce que j'en apprends ? Mais dans dans le sens euh qu'est-ce que je peux faire mieux à partir de demain ? Même si j'ai vraiment foiré plein de choses, même si j'étais pas attentif à

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mes enfants ou à mon ma compagnon compagnon ou à mes parents ou si j'ai c'est OK, je c'est fait, c'est posé mais prenant connaissance de de de ces choses-là, peut-être que je peux décider une vraie décision de vie de dire je peux essayer peut-être de réformer ça peut-être et et tu vois c'est c'est pas un truc moral, c'est pas un truc religieusement correct. C'est un truc éthique. C'est c'est une éthique de vie he qui est suggérée. On suit, on suit pas, on s'en fiche, mais il y a une suggestion extrêmement puissante qui est faite quand même. Et toi qui est psychiatre, tu sais euh pourtant qu'on peut parfois avoir des histoires de de biochimie euh dans le

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cerveau qui qui font que les choses elles sont difficiles à maîtriser. Donc, il y a des maladies mentales. Euh je pense euh à quelque chose qui n'est pas du tout une maladie, mais dès qu'on est dans des euh euh des des hauts et des bas hormonaux euh à l'adolescence en période de ménopause, tu vois, tu es tu es tu es saisi par euh ou des choses que tu as du mal à maîtriser. Comment est-ce qu'on peut mettre en application ou comment est-ce que tu conseillerais toi justement cette sagesse et cette éthique avec le fait de pouvoir avoir un yoyo émotionnel déjà avoir la connaissance cette dimension de connaissance de il y a un yoyo émotionnel hormonal il y a quelque chose

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physiologique qui se passe dans dans mon corps. J'ai par exemple un un trouble bipolaire et et et donc dans mon cerveau, j'ai des alternances entre état maniaque et état mélancolique. Donc ça c'est vraiment quelque chose, je dois vivre avec ça. Donc il y a il y a toute une intelligence déjà une psychoéducation de de ça pour déjà au niveau simplement psychologique vivre ça. Ça c'est déjà un aspect absolument essentiel au niveau de gestion de de ces choses-là. après la la formation, la connaissance de vraiment du trouble psychique euh tel qu'il est et vraiment la psychoéducation comme dit he pour vraiment véritablement trouver des stratégies pour essayer de de de de contenir ça ou d'accompagner ça le plus

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possible un troupe une personnalité borderline c'est qu'est-ce que c'est une personnalité borderline comment elle se manifeste dans ma vie comment je peux l'identifier quand des des des symptômes de mon de ma personnalité borderline ce ce se ce apparaissent dans l'existence. Donc déjà la connaissance de ça après et c'est pas facile c'est pas facile. Est-ce que je peux et parfois je peux pas parfois je peux pas mais est-ce que je peux si la vie m'amène les bonnes circonstances parce que parfois elle les amène pas. Si la vie a une bonne circonstance, me mettre en relation avec une dimension qui est pas que psychologique de ce que je suis en train de vivre, mais qui est

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peut-être une dimension spirituelle et que là il y a peut-être un chemin où je vais découvrir tiens, je je suis complètement dans dans dans mon tourment émotionnel, mais peut-être qu'une petite pratique de méditation, une petite pratique de cohérence cardiaque, une petite pratique de de ou ou des ou ou des lectures qui me disent "OK, c'est euh est-ce comment ça ça s'intègre dans ma vie ? Comment ça c'est un impact sur moi et sur les autres ? Et quel est mon degré petit ou grand de l'attitude pour faire quelque chose de de de de ce trouble là ? Et là, on bascule pas que dans la dimension

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psychologique, on bascule aussi dans la dimension spirituelle parce qu'on est dans la quête de sens, même si parfois c'est extrêmement difficile de trouver du sens, mais la spiritualité c'est une invitation, c'est pas une donnée à laquelle on doit adhérer. C'est une invitation de dire tiens regarde là, il y a un chemin et la psychologie vraiment c'est un chemin qu'il faut suivre parce que tu as un problème de de de cet ordre là. Mais euh il il y a il y a une dimension spirituelle qui offre d'autres alternatives. Surtout pas substituer l'un à l'autre. Surtout pas rendre spirituel ton chemin psychologique ou rendre psychologique ton chemin spirituel. C'est deux domaines différents, mais ils peuvent vraiment marcher main dans la main de façon

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intelligente. Et c'est pour ça que moi j'exorte le leur déformation de les les les collègues psy à à vraiment ne pas rester que dans du psychologique, dire intégrer une dimension spirituelle et l'existence. D'ailleurs, le psychanalyste Carl Jung, hein, qui s'est fâché avec Il est où ? il est là et qui s'est fâché avec Freud parce que Freud disait que la religion, la spiritualité c'était une névrose hein. Et Yung disait "Non, non, la psych la psychologie et la spiritualité sont deux composantes essentielles de l'être humain. Donc si tu es que dans un focus sur ta dimension psychologique, il te tu passes complètement à côté d'une dimension

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essentielle de ton existence qui est dimension spirituelle. Comment je fais pour même en dépit d'un trouble, même une schizophrénie, je peux quand même introduire une dimension euh spirituelle ? Ça passe souvent par de la méditation ou ça passe souvent par des des des choses qui sont peut-être moins formelles comme ça, mais juste aller dans la nature, te poser dans la nature, voir un lever de soleil ou un coucher de soleil, respirer en conscience et sentir qu'il y a quelque chose derrière là qui pulse et qui te dit tu n'es pas que ce que tu crois être. Tu es pas aussi petit, tu es pas aussi insignifiant que

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tu crois être. Regarde la et la nature, elle est c'est la plus grande le la plus grande enseignante hein qui et qui te dit regarde connecte-toi à ça. Tu as rien à faire d'autre que te connecter à ça. Ça fait comme si on te met une espèce de perfusion et dit regarde le rythme des saisons. Regarde ce qui est tellement plus grand que toi et qui en même temps est toi parce que on est la nature, on est on est la nature, on n'est pas il y a pas la nature et puis nous on est la nature. Connecte-toi, tu t'es coupé. Et beaucoup de de troubles anxieux, de troubles dépressifs aussi sont liés au fait qu'il y a une déconnexion avec la nature. Et

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on a juste à ouvrir sa fenêtre, regarder le ciel et se dire "OK, je pense être séparé de ceci. Mais quelque chose de mon être ultime est en essence identique à ce paysage, identique à je sinon on serait pas touché par un coucher de soleil ou par un magnifique paysage ou par la mer et quand quand la on regarde et puis il y a quelque chose en nous qui est waouh pourquoi ça ? parce qu'on reconnaît quelque chose de nous. Reconnaître qu'on connaît à nouveau. Je reconnaît à travers ce ciel étoilé ou cette la

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beauté de ce coucher de soleil quelque chose de moi que j'ai peut-être oublié que j'ai pas perdu. J'ai juste oublié d'y mettre de de l'attention. Et il y a une invitation constante de la nature en disant viens rentre rentre à la maison. J'ai un truc à j'ai j'ai un truc à dire. pose-toi, imprène-toi, va dans du silence et et et ça va t'apaiser. D'ailleurs, tu tu connais sûrement les les le les bains les bains de forêt de de la tradition la civothérapie qui a été développée dans les années 80 au Japon hein où vraiment qui trouble qui qui traite des troubles anxieux, des troubles dépressifs, mais même des troubles de tensé enfin beaucoup de

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marcher plus dans dans la nature, en pleine nature, se connecter avec la nature et laisser la la la dimension curatrice de la nature soigner le corps tout simplement. parce que on se met en phase, c'est la même fréquence, c'est la même chose que a on mais mais c'est c'est c'est comme un diapason. Tu mets un diapason et et le diapason de la même fréquence va vibrer pareil. Donc tu marches dans dans dans la nature, tu regardes ton gaucher de soleil et tout, quelque chose en toi est ému. Mais quoi est ému en toi ? ton être ultime qui a toujours été là, même s'il est recouvert par des strates et des strates de conflits, de difficultés, de trouble psychique, de de de problèmes de

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neurotransmetteur dans ton cerveau, c'est il y a tout ça, c'est pas des c'est pas dissocié, c'est juste parfois très très caché et un des sens alors je m'avance un petit peu là, mais peut-être un des sens de la maladie que soit la maladie psychique, la maladie physique serait de nous challenger tellement que ça nous dit tu as pas d'autre choix que d'aller chercher ton être ultime. Tu es tellement souffrance physiquement ou psychiquement que dans ta quête de de d'apaisement, il y a il y a il y a une petite voix qui est là en disant "Va voir par là, va voir par là."

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et et et c'est et c'est notre être ultime, tu vois, qui est qui est complètement indifférencié de cette conscience non localisée dont on parlait tout à l'heure. C'est la même chose. C'est pas deux deux notions différentes. Donc on a en nous cette dimension tellement vaste qu'on méconnaît. Et notre société est tellement malade de cette coupée de cette dimension là. Et vraiment là, c'est vraiment je t'en parle presque en terme médical hein, psychiatrique, hein. Euh on on on a besoin de restaurer un lien avec cette dimension ultime de notre être via la nature, via la spiritualité et tout,

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mais sans les mélanger. J'insiste bien là-dessus, sans sans sans sans les mélanger. Et ce que je trouve tellement inspirant dans toutes ces expériences qui parlent de continuité de conscience après la mort, expérience de mort imminente, expérience de fin de vie et et VCD, c'est que sans cesse, ça nous rappelle chaque témoignage te rappelle encore et encore et encore que oui, ton être ultime est grand, vaste, en paix. Ton être ultime est amour par essence. Euh ton être ultime est connaissance fondamentale, est lumière. Enfin, c'est ça paraît débile hein que que qu'un psychiatre il parle de de de choses comme ça, mais à un moment donné, il faut arrêter de de dire c'est n'importe quoi, lisez les témoignages.

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Est-ce que tu avais collègues justement psychiatre ou médecin ou scientifique qui qui te moquent, qui se moquent de toi, qui te prennent pour apprendre sûrement. sûrement c'est c'est évident on peut pas plaire à tout le monde he c'est sûrement mais euh par chance je j'ai j'ai été préservé de ça il y a peut-être une protection qui est là par chance j'étais euh euh préservé de de ça parce que faut voir quand même euh quand tu as des des quand tu fondes ton discours, c'est pour ça que je j'évite d'élaborer des trucs qui sont pas qui sont pas fondés quand tu fondes sur ton discours sur des articles qui sont publiés dans des

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articles dans des des revues internationales scientifiques. Tu as des arguments quand même. Tu as des arguments. Tu tu es tu veux dire "Oui, c'est n'importe quoi." Oui, bah regarde l'article de et et si c'est n'importe quoi, prouve-moi que c'est que c'est n'importe quoi. Ça c'est la force la force de la connaissance hein qui te permet de de dire "OK, c'est c'est c'est vraiment n'importe quoi." Ben non, c'est pas n'importe quoi. C'est toi qui critique. D'où d'où sur quoi argumentes-tu ta critique ? Je renvoie la question. Oh non, c'est pas vrai. C'est c'est simplement une construction de ton esprit. Comme plein de collègues un psi disent quand il y a des gens qui qui rapportent des signes, des VCD, des gens d'uil qui rapportent des signes. Oui, c'est une hallucination votre esprit.

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OK, démontrez-moi que c'est une hallucination. Est-ce que vous connaissez des hallucinations qui durent quelques secondes ? Non. Les hallucinations en psychiatrie, c'est une définition très précise. S'il y a un contexte très particulier, il y a une incidence particulier, ça induit des états émotionnels particuliers. Là, ce qui est décrit ne correspond absolument pas à des critères d'hallucination. Pourquoi tu me dis que c'est une hallucination alors que ça ne correspond pas à la définition scientifique d'une hallucination ? Oui, tu vois, il faut vraiment C'est pour ça que quand quand on a vécu ces choses-là, on se sent très seul parce que on a l'impression d'être complètement fou. Et c'est pour ça que la connaissance est importante pour

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avoir un socle qui permet de répondre sereinement au sceptique sans chercher à convaincre. Il y a absolument personne à à convaincre. C'est juste mettre l'évidence sur la table. les les Non, évidence c'est c'est un un anglicisme les les les preuves les preuves sur la sur la table données. Voilà voilà les données. Après tu étudies les données et tu te fais ta propre idée. Mais s'il te plaît étudie les données avant d'avoir simplement un jugement ou une opinion ou une idée au sujet de sans avoir étudié les données. tu étudies et tu te fais ton intime conviction sur le

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bien fondé ou pas de de ça. Mais s'il te plaît me balance pas c'est que dans ta tête, prouve-moi que c'est que dans ma tête. Il y a une étude qui a été faite et il me semble que tu as mis ton nez dedans. Tu t'y intéressé, j'aimerais beaucoup que tu nous en parles. Sur ces cas reportés, donc c'est pas toi qui a fait l'étude hein, mais sur ces cas reportés d'enfants qui racontent Oui. Voilà. Oui. S'il te plaît, est-ce que tu peux nous parler de ça ? Voilà. Bah ça ça c'est d'enfants qui racontent gros mystère. Gros mystère des alors ça c'est ça c'est là encore avant avant même de commencer à en parler c'est il y a une unité qui s'appelle le DOPS justement à l'université de Virginie aux États-Unis

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qui travaille notamment là-dessus avec anciennement le docteur Jim Tucker qui était pédopsychiatre et qui étudie quoi et qui qui son travail vient la suite d'un autre psychiatre qui est décédé maintenant qui s'appelle Yan Stevenson et qui a créé le le DOPS à l'univers Université de Virginie. Qu'est-ce que c'est ? Des récits de petits enfants qui commençaient donc à parler autour de 2 ans jusqu'à peu près l'âge de 6 7 8 ans et après ils oublient qui raconte des récits de vie vécue avant leur vie d'enfant et qui disent par exemple maman, imagine une petite fille de 3 ans qui dit "Maman, je voudrais rentrer à la

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maison." Bah tu es tu es à la maison ma chérie ? Non, l'autre maison avec mon avec mon mari. Oui. C'est-à-dire bah il s'appelait comme comme ça. On habitait dans telle ville, je faisais tel métier et puis je suis mort comme ça dans un accident de voiture et tout. OK. Qu'est-ce que c'est que ça ? Et Yan Stevenson dans les années 60 a commencé à aller à récolter beaucoup dans les pays asiatiques au début. des témoignages d'enfants qui rapportaient donc des souvenirs de de vie passée et il a fait un travail extrêmement poussé pour vérifier tous les dir des des des enfants, les noms,

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les adresses, tout ce que les enfants se souvenaient, comment les personnes étaient décédées. Mais voilà, je suis décédé, il y a un exemple par exemple, je suis décédé euh avec il y avait une balle, j'étais en vélo, j'étais un professeur et c'est un petit garçon de je crois 5 ans ou 6 ans qui raconte ça. Et je suis mort en vélo en allant à l'école et et une balle perdue qui est rentré par l'arrière de mon crâne et qui est sortie par là. C'est comme comme ça que je suis mort. Et curieusement, ce petit enfant à la naissance avait une marque de naissance qui correspondait exactement à l'entrée et à la sortie. de ce d'être supposé impact de balle et il il ils ont pu retrouver le l'acte d'autopsie de ce monsieur. Ils ont pu

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retrouver toutes les informations qui étaient corroborées et c'est pas deux trois informations, c'était quarantaine de de de de d'informations et qui traduis qui qui montrai dans le rapport d'autopsie que la personne était vraiment décédée de de cette manière-là. Il y a et et il y a il y a des tas tas d'exemples de de de ce type-là où alors au début Yan Stevenson la critique qu'on lui a faite c'est oui mais enfin c'est des en Asie hein donc ten une croyance sur la réincarnation donc c'est et il a commencé donc à étudier les cas euh américains donc qui était pas du tout baigné dans une culture qui parlait de de de réincarnation et c'est ce qui se continue d'ailleurs et donc aux

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États-Unis Et Jim Tocker a écrit plusieurs livres sur des jeunes Américains qui justement se souvenaient de d'autres langues parfois. Oui, d'autres langues et et des souvenirs parfois très très très précis ou un petit garçon par exemple qui qui se dit "OK, mais un tout petit tout petit blondinet qui dit à sa maman mais avant je m'appelais Pam, j'avais des cheveux crépu noirs, j'avais des boucles d'oreilles et puis je suis morte dans dans un dans un incendie à Chicago. Enfin, il donnent plein de données. Les parents contactent, font des recherches, ils contactent le le l'université de Virginie et et ils ont corroboré que

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effectivement il y avait une jeune femme qui s'appelait Pam qui était décédé décédée dans un incendie d'un hôtel dans le quartier afro afro-américain de de Chicago peu de temps avant la naissance du petit garçon et ils ont étalé plein de photos devant le petit garçon disant alors et puis il ça c'était moi et c'était la photo de cette personne. là et et on le voit, tu vois, dans le film Little Bouddha, tu sais, de Bertolucci Berto Bertolucci Bertolucci, hein, où où il y a la reconnaissance hein des on lui dit "Bah, si tu dis que tu étais l'incarnation de ce grand maître, quel était sa sa robe de moine ? Quel était son son et dit ça

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c'était ça c'était ça c'est c'est c'est comme ça qu' reconnaiss c'est la ce qu'on appelle la tradition des des tout le coup qui est dans la dans le bouddhisme tibétain et et en fait ce trucl se retrouve aussi chez des petits enfants complètement américains et c'est et il y a un cumule de plus en plus de de cas comme ça où euh où même il y a des des des souvenirs là c'est complètement fou d'avant naissance dire que des des des enfants qui quand ils commencent à parler, c'est pour ça que c'est seulement à partir de 2 ans, c'est quand les petits enfants commencent à à parler, à dire des choses qui racontent des souvenirs juste avant leur naissance,

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c'est-à-dire du ventre de la mer, c'estàdire. Oui. Ah ! et et qui était j'ai j'ai vu que tu faisais telle chose, telle chose, telle chose, mais extérieurement, pas du point de vue du dans le ventre, extérieurement, tu faisais ça. Tu tu as été à l'hôpital à la maternité au moment de d'accoucher avec tel ami, vous avez dû vous arrêter à la station essence, toi tu étais en pleur, la station essence marchait pas, vous avez été dans une autre station essence et et il raconte ça et et la personne dit "Ben, c'est exactement ce qui s'est passé. Mais comment tu sais ça ? Tu étais dans mon ventre. Tu étais dans mon ventre et enfin et et c'est et c'est ça c'est c'est on n'est pas là, tu vois, on n pas dans la croyance du tout. C'est des

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faits, c'est des données. Alors au début quand on a quelquesuns un petit peu quand qu'on a peu peu d'information, tu dis "OK, c'est complètement fabriqué ou c'est les parents qui on fabriqué et tout mais quand tu en as des plusieurs centaines, je crois qu'il y a au dans le DOPS pour l'instant je je je C'est peut-être plus maintenant 2500 cas et il y a 1700 cas qui ont été identifiés. C'est-à-dire que corroborer ce que les enfants ont dit correspond exactement mot pour mot ou à à lieux, les les les endroits et parfois même il y a eu des rencontres où la petite fille, je pense à une petite fille indienne qui est est allé voir euh accompagné de de l'équipe

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la supposée famille de la personne qui était décédée et qui était en mesure de reconnaître les cousins, qui étaient en mesure de dire "Mais où il est le perroquet ?" dit "Comment ça le perroquet ?" Ben oui, il y avait un perroquet. Dit mais comment c'est comment c'est qu'il y avait un perroquet ? Et il s'était il s il s'enfuit il s'était enfit par la fenêtre après. Enfin si parcation existe, comment ça se fait qu'on a 8 milliards ? Tu vois c'est les questions que je me pose moi parce que là on considérait pour être le même nombre. Alors alors là là, on sort on sort de données scientifiques parce qu'il y a pas de données scientifiques là-dessus, mais on est sur un autre un autre niveau hein, qui est plus les enseignements spirituels que c'est qu'on a notre

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plan terrestre c'est qu'un seul plan et il y a un nombre infini de de de plans, hein. Là là quand tu dis on est 8 milliards ça laisse ta question laisse se poser c'est qu'on se réincarne dans le même dans le même plan hein. Non il peut y avoir peut il peut y avoir plein plein de plans. Ce serait quoi un autre plan par exemple ? Un autre plan, ce serait un autre plan d'existence je sais pas. le le le plan d'existence où irai je guillemets les personnes qui qui sont décédées à qui choisissent de ne pas se réincarner des ou ou qui ou qui ils sont dans un autre plan d'existence qui qui est pas rég l'espace par exemple qui est pas régie par trois dimensions mais qui est

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régie peut-être par d'autres dimensions. La physique quantique nous nous le dit ça. Il y a il y a des des mondes parallèles où il y a il y aurait qu'il y a plus de dimensions que nous nos nos notre dimension de temps espace hauteur largeur enfin et cetera, hein. que c'est c'est c'est pas lié euh l'idée de dire euh l'idée de l'incarnation est fausse parce que on est euh la population mondiale grandit n'est pas un argument parce que euh c'est pas parce que on est dans un dans un grand immeuble avec plein de pièces et que euh on considère qu'une une dans une pièce, il y a une personne qui rentre plus une deuxème trè il y en a 10 qui rentrent que dans les autres pièces il y en a pas

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plein qui rentrent qui sortent et tout c'est et quand on pense à la à la à la beauté de tout ce qu'on est en train de se dire et au sens que ça pourrait amener à l'existence de se dire qu'il y a une vie après la mort, que il y a une vie avant la naissance. Pourquoi alors on est sur une planète qui n'a aucun sens et qui semble marcher sur la tête ? Pourquoi est-ce qu'on a une humanité qui a peur de de la mort à ce point qui détruit son environnement naturel ? Alors toi en tant que psychiatre, c'est quoi ta réponse face à ça ? Ma ma réponse est pas en tant que psychiatre là. Ma ma réponse ça va s'appuyer sur les témoignages des gens qui font des expériences de morts imminentes et qui et qui pendant leur expérience ont posé ces questions là. Pourquoi ? Pourquoi

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c'est absurde ? Et ce qui est rapporté, donc c'est pas moi qui le dit, ce qui est rapporté, c'est que cette ce plan terrestre là, cette terre là, ce serait comme un lieu d'apprentissage. dans l'université, je dirais de de l'univers, il y a une université avec ce cours spécifique qui est hyper dur, qui est hyper violent, mais où on apprend des choses vraiment profondes et ça s'appelle notre notre terre et que on alors je me dis plein de guillemets, on choisirait de prendre secours donc de venir sur cette là cette ter là

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pour apprendre euh euh la la ce cours-là, ce cours qui est difficile pour apprendre des choses qu'on peut pas apprendre ailleurs. Et qu'est-ce que tu dirais ? Et ce serait ça l'idée de ça voudrait dire que on viendrait dans cette dimension là qui ce qui semble absurde mais qui a une fonction qui est d'apprendre ce qu'on peut pas apprendre ailleurs. Et une fois qu'on a appris ce qu'on a appris dans ce dans ce dans ce cadre là et bien on va dans un peut-être dans un autre niveau d'existence où on apprend d'autres choses. C'est d'un de ces témoignages là le l'existence qui semble absurde, qui semble violente, qui

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est violente et tout, c'est le lieu d'apprentissage. C'est c'est la notion d'apprentissage qui qui ressort toujours. Et comment dans cette violence là, comment dans cette obscurité là, comment dans cette absurdité-là, toi tu vas pouvoir en dépit de tout ça développer de l'amour et de la compassion, développer de la compétence. de de la de la connaissance. Donc c'est vraiment euh on est sacrément euh courageux de venir dans cette incarnation là. Et euh d'ailleurs dans dans les expériences de de mort imminente, les les gens qui qui font ces expériences là, à un moment donné de leur expérience, on leur dit "Non, tu dois revenir en arrière. Tu as pas

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terminé ce que tu as fait." Et les gens disent "Mais non, je je veux rester dans ce dans ce truc magnifique." Et là, il dit "Mais pourquoi je devrais revenir ? Tu as pas terminé d'apprendre ce que tu avais décidé toi-même d'apprendre en t'incarnant dans cette vie-là. Ça laisserait supposer d'après ces témoignages que avant de venir sur cette ter, il y a un choix en conscience de ce qui va être vécu. Alors quand on se dit "Oui, mais j'ai perdu mon petit qui s'est fait écraser ou tuer par un par un chauffard. J'ai je je je vis je vis sous l'emprise d'un pervers narcicide. ne viens pas me dire que j'ai choisi ça. Ouais. Tu non

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et bien un autre niveau, c'est exactement ce qui est dit pourtant dans ces millions de témoignages de de personnes qui vont des expériences de mort imminente. C'est euh ça paraît fou hein. Je je c'est presque outrageant de dire ça. C'est presque outrageant de dire ça. On regarde la souffrance qu'on traverse parfois. Mais on va être inconditionnel. Ça aurait été choisi quand même par nous pour apprendre quelque chose qui semble-t-il ne peut pas être appris ailleurs que dans cette classe là, dans ce master là, dans cette université là. C'est le seul endroit où on peut apprendre spécifiquement ce type

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d'expérience là. Et il y a même des expériences, des témoignages de personnes qui ont fait des expériences ruminantes qui qui disent que pendant leur expérience, ils avaient perçu des êtres qui les regardaient et sentaient une espèce d'admiration de waouh, c'est culoté quand même d'avoir choisi ça. Et et quand les personnes décent donc de revenir dans leur corps, évidemment sont revenues parce qu'elles ont pu raconter ce qui s'est passé de revenir, elle me dit je je sentais que certaines entités de cet au-delà étaient très admiratric admiratric pardon admirative de de de moi de d'avoir le courage de revenir dans ce

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lieu d'obscurité et de souffrance parce que j'allais y acquérir une connaissance que eux n'avaient pas. Mais ça veut dire que je je suis ici pour souffrir. Non, pour apprendre. Pour apprendre c'est pas du tout du tout. Faut surtout pas mettre là dans l'idée de la souffrance qui est le truc génial qui va qui va nous faire apprendre. Il se trouve qu'on apprend par la par d'être confronté des choses difficiles. Mais il y a des gens qui ont des vies heureuses ici qui sont pas qui ont pas des vies de souffrance. C'est qu'est-ce que j'aurais conditionnel toujours choisi de vivre qui va servir un propos qui nous échappe complètement, qu'on oublie complètement hein. Il y a une espèce de voile sur le pourquoi on

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est là mais qui a sa raison d'être. Donc c'est c'est très compliqué pour nous à accepter ces notions-là. Et c'est parfois c'est même révoltant pour moi de de de voir de voir une maman complètement détruite par le décès de son petit et de me dire mais c'est pas possible que la dimension ultime de son être ait choisie de vivre ça. Et pour tout te dire, ce qui m'aide à tenir l'accompagnement d'une maman comme ça, c'est parce que depuis des années, je me je suis baigné dans dans dans ces récits qui sont pas des récits de de croyances religieuses ou dogmatiques, mais qui sont des récits de personnes et qui disent encore et encore en dépit de

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l'absurdité de ce qui semble être, cela ne l'est pas. Et j'essaye à ma petite échelle de quand j'accompagne avec des personnes en deuil et des deuils complètement absurde, complètement fou d'enfants, chos comme ça de dire "OK, qu'est-ce qui peut être appris de ça ?" la personne veut dire il y a rien. OK, donc on va laisser le mur le processus murir peut-être un moment donné peut-être 2 ans, 3 ans, c'est encore après OK, j'ai compris ça, j'ai appris ça. Et et tu vois que là c'est important d'être accompagné pour pouvoir cheminer, construire les choses. Euh c'est c'est là où je vois l'impact qu' a eu sur moi

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en tant que thérapeute le fait de baigner dans ces dans ces choses-là, c'est que ça ça me permet de d'avoir un socle de certitude, de paix, de calme qui j'espère a un impact sur le le sur la la personne accompagnée fait passer quelque chose et peut-être ouvre à cette dimension. qu'elle a mais qui est peut-être recouvert par tant de souffrance qu'elle l'aperçoit plus et peut-être l'aider à reconnecter avec cette dimension dimension là. Donc euh tu sais euh tu es le premier en tout cas en France à créer une plateforme pour accompagner le deuil alors qu'on est

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tous euh confrontés un jour ou l'autre à le vivre, tu vois, et ça n'existe pas encore. Donc tu as raison qu'on est en train de de basculer. Je pressends parce qu'au moment où on enregistre ce podcast, la plateforme n'est pas encore sortie mais elle le sera au moment où ce podcast sera diffusé. Une je une lumière dans ma nuit. une lumière dans ma nuit et je pressens que ça va être un outil euh je le sens très fort qui va vraiment parce que faire beaucoup beaucoup de bien en fait il y a a y a il y a deux volants. Il y a un volant pour les personnes en deuil mais aussi un volant pour la formation des psy qui qui c'est pas une formation de psy he mais c'est enrichir leur pratique pour qu'ils puissent avoir connaissance plus de la

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dimension du deuil au niveau psychologique mais aussi prendre connaissance de de de la dimension spirituelle. Quel que qu'est-ce que c'est ? Ils ont quand on accompagne quelqu'un quelqu'un, on n pas besoin d'adhérer à ces choses-là mais au moins que la personne quand elle raconte soit informé et quand quand une personne en deil raconte qu'elle a eu un signe et tout pas aussitôt lui lui dire "Mais c'est une hallucination ou c'est ton esprit perturbé par ton deuil qui te fait fabriquer ou croire croire des des choses." Non, il y a plein d'études qui montrent que ce n'est pas le cas. Donc euh c'est et c'est aidant dans l'accompagnement, c'est aidant de pouvoir valider cette dimension. Je

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remercie déjà d'avance par avance pour cette plateforme, pour toutes les personnes qui vont s'en servir et qui vont apprendre et qui vont trouver une lumière dans leur nuit. Oui. Euh on va on n'est pas loin de de terminer ce podcast. J'ai deux trois questions pour clôturer. La première euh on est dans une période tu es psychiatre. Donc je c'est vraiment important pour moi de te poser cette question, même si je la pose de manière assez récurrente à tous les invités. On est dans une période très anxiogène. Ouais. Politiquement, économiquement, écologiquement, sociologiquement, il y a une espèce d'effondrement. Beaucoup de gens sont terrorisés. Qu'est-ce que tu peux dire et qu'est-ce que tu peux donner comme conseil ou

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comme outil pour aider justement à ne pas s'effondrer et à rester OK dans l'émerveillement ? Déjà, il y a un truc, il y a un proverbe, je sais plus, je crois que c'est un problème, un proverbe hébraïque. Petite ombre, petite lumière, grande ombre, grande lumière. On est dans la grande ombre. Donc il y a une invitation à la grande lumière. Déjà, c'est ça pose ça pose le cadre. Ça rejoint ce qu'on a déjà dit. C'est quand il y a tellement de souffrance, tellement d'absurdité, c'est OK, quel est le fond où sont les fondamentaux ? Tu vois, c'est où sont les fondamentaux ? Euh comment je peux

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du mieux que je peux éviter d'être apé dans la souffrance du du monde ? pas mon mon désintérêt intéressé, mais être complètement happé par trop d'Instagram, par trop de de de chaînes d'info. Comment je peux éviter d'être trop absorbé et et de me diluer dans la souffrance du monde en oubliant mon être qui va se se diluer là-dedans. C'est c'est le retour à soi. Ça ça invite à d'autant plus un retour à cette dimension intemporelle de notre être. Ça invite encore plus à la grande lumière à une plus une dimension spirituelle et

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parce que tu trouves en toi ce socle de de de paix et c'est pas facile hein, j'insiste. de c'est du travail de de de travailler à cette de vrai à construire en soi cette dimension de pas pas construire de révéler en soi cette dimension de de de paix de de quiétude d'éternité d'universalité et c'est parce que tu as ce sole à l'intérieur que tu vas être d'autant plus à même de t'appuyer dessus pour à ton échelle essayer de confronter les les difficultés du monde. Donc c'est pas un machin je me retire du monde et je laisse le monde être en souffrance. Non,

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c'est je me retire un peu du monde pour retrouver ma base, mon mon ultime. Et sur base de cette de cette ultime, je retourne dans le monde d'autant plus fort parce que j'ai un point d'appui solide et et fiable qui n'est pas dépendant de l'extérieur. Parce que quand tu reviens à toi, tu tu sors de tout ce qui dépend de l'extérieur et qui est simplement relié à à à l'essence même de de ton être. Et sur la base de ça, comment je peux aider ? Comment je peux faire avancer ? Comment je peux faire progresser, comment je peux militer, comment je peux faire la différence là où je suis. Comme le petit

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colibri, tu vois, je fais ma part. Vous connaz l'histoire du petit colibri ? Bien sûr, le le le petit colibri qui il y a un grand incendie. Euh le petit colibri, il vient juste déposer une petite goutte d'eau. Il y a quelqu'un qui lu dit "Mais à quoi ça sert ta petite goutte d'eau ?" Il dit "Je sais que ça ser mais je fais ma part." Dans cette grande obscurité, on a à faire notre part. Petite ou grande, peu importe. Mais quand on va mourir et qu'on fera notre revue de vie, je pense que on sera content de voir qu'on a fait notre part, même si c'est une petite part. Et et de l'autre côté, il y aura il y aura peut-être une haa qui va faire le tour du stade et qui dira non bah tu vois dans dans cette obscurité là, tu as

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choisi la lumière. Malgré tout, tu as choisi la lumière et tu as choisi de pas te laisser à paix par l'obscurité, par le par le cynisme, par le par le la la la l'indifférence, par le le la fermeture. Tu as choisi envers et contre tout la petite étincelle de lumière, la petite étincelle juste de gentillesse, tu vois. Juste juste tenir la porte à quelqu'un, juste le le truc le une caresse sur quelqu'un qui est fatigué juste des petites choses comme ça. Mais c'est ta part. Magnifique. Est-ce que tu as déjà vu quelqu'un mourir ? Beaucoup. Oui. On se on se pallié, tu vois beaucoup de mourir.

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Tu as déjà assisté à un dernier souffle ? Beaucoup. Oui. Oui. Et qu'est-ce que ça a de particulier ce moment ? C'est un moment sacré. C'est un moment sacré où euh il y a a y il y a deux choses quand tu y assistes en tant que que que professionnel de santé dans que que tu peux être là dans dans la chambre, il y a il y a il y a un grand mouvement de de grande compassion pour les proches qui vont rentrer dans un processus de deuil. Donc tu tu vois leur souffrance de perdre quelqu'un qu'ils aiment. Et puis il y a le mystère de cette personne, elle est en train dans cet instant-là de franchir le seuil qui est le seuil que nous allons tous franchir et qui va

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ouvrir à quelque chose. Et ce qui est absolument magique, c'est que avec toutes les études qui sont menées maintenant sur la continuité de la conscience et les études des témoignage, on commence à avoir des petites bribes sur ce quelque chose. Et il semblerait que, comme le disent beaucoup de personnes, mourir est paisible. Mourir n'est même si le corps semble souffrir, il y a une dimension de l'être qui prend son essort. Tu vois ? Et ça même si tu as pas de signe, même s'il y a rien qui se passe que tu de juste le savoir, de l'avoir lu encore et encore

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et encore, même si tu perds ta maman qui est en train de de mourir et que tu sais que tu vas devoir avancer toute ta vie sans elle et que tes enfants connaîtront jamais leur grand-mère et et et que tu es et et que il y a une vraie peine, s'il y a une dimension en toi qui s'est familiarisé avec ce témoignage, qui dit que maman continue sur un autre chemin et plus encore on va se retrouver. Tu vois, c'est pas simplement elle n'arrête pas avec son corps qui s'arrête, c'est que moi comme mon corps va s'arrêter, il y aura réunion. On se retrouve. Et ma dernière question

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pour toi Christophe Foret, si tu n'avais qu'un seul message, un tout dernier message à laisser à l'humanité, ce serait quoi ? Je tourne en boucle sur ce que je vais te dire, c'est comment chaque jour dans les petites ou les grandes choses de de ma journée, je mets en œuvre la dimension d'amour. Que ce soit insignifiant ou que ce soit une grande chose, comment chaque jour je prends la décision, je fais le choix conscient de décliner du mieux que je peux en dépit de mes souffrances, en dépit de mes limitations, en dépit de tout ce que je suis. Comment je peux du

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mieux possible mettre en œuvre la dimension d'amour ? Ce serait ce sera vra ser serait vraiment ça parce que et pourquoi je je dis ça ? C'est fondé sur quoi ? fondé sur ces témoignages, ces millions de témoignages qui disent que c'est ça le but ultime d'une existence, l'apprentissage, la volonté renouvelée chaque jour de mettre en œuvre la dimension d'amour dans les petites et les grandes choses. Tu te remercies du fond du cœur. Merci Audre toi. Cet épisode m'a bouleversé. Oui, j'ai vu que tu avais des larmes dans les yeux mais c'est tellement important tellement et mais merci merci de tu sais c'est hyper important qui qu' ait des échanges comme ça parce que là ce qu'on échange

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ça va être diffusé à à à plein de à plein de gens. J'espère que ça va toucher plein de gens et que plein de gens vont dire "Mais oui, bien sûr, je l'ai toujours su ça mais je pensait que j'étais un petit peu un petit peu farfelu mais je l'ai toujours su ou même si j'ai rien vécu de ces expériences là ça raisonne. Tiens, je vais essayer de voir si mettre en œuvre ça, ça fait une différence dans ma vie." Et peut-être que là justement la grande obscurité, elle va commencer à devenir une grande lumière justement grâce à à des échanges comme le nôtre. Merci. Merci à toi. Merci beaucoup d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout avec Christophe Foret. Si vous pensez qu'il peut être utile à quelqu'un, n'hésitez pas à le partager et surtout si vous souhaitez

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voir regarder l'invisible se déployer, abonnez-vous. Yeah.