Du rififi chez Zelensky - JT du jeudi 16 juillet 2026
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Chers amis, je vais vous le dire, le plus simplement du monde, toute l'équipe de TV Liberté veut continuer à vous informer, à vous livrer des informations que les médias du système taisent. Nous voulons poursuivre nos décryptages de l'actualité pour vous livrer le dessous des cartes. C'est notre mission et elle sera d'une importance capitale dans l'année qui s'annonce. Alors reste à savoir si vous, vous voulez que tout cela continue, car c'est maintenant que nous avons besoin de votre soutien. A tous ceux qui nous ont déjà aidés, j'adresse nos plus sincères remerciements. Et à ceux qui veulent le faire, je vous le dis, ne tardez plus pour adresser vos dons.
A ce jour, nous sommes encore bien loin de pouvoir boucler notre budget annuel pour poursuivre notre action. Mais je vous le dis aussi, plus que jamais, nous sommes prêts à recevoir des coûts. Plus que jamais, nous sommes prêts à riposter. Plus que jamais, nous sommes prêts à ne pas reculer. Et vous, peut-on compter sur vous ?
Cette édition, Volodymyr Zelensky, plus franchement prophète, en son pays affaibli par son dernier remaniement, le président en CDI traverse une zone de turbulence. Retour en France, ensuite avec l'euthanasie définitivement adoptée par l'Assemblée nationale. Le texte va désormais passer devant le Conseil constitutionnel. Et enfin, responsable mais pas coupable, Gérald Darmanin gigote cinq semaines après le meurtre de Lyanna. Un remaniement qui provoque la colère en Ukraine. Volodymyr Zelensky, fraîchement revenu de France, a annoncé des changements dans ses équipes dans un contexte continental tendu. Un seul être vous manque.
Le limogé du très populaire ministre de la Défense ukrainien, Mikhailo Fedorov, a provoqué un vif émoi en Ukraine. Annoncé mercredi au cœur d'un remaniement gouvernemental majeur en pleine offensive ukrainienne en Crimée, Ce changement de tête n'est pas anodin. Fedorov, âgé de seulement 35 ans, proche de Zelensky depuis la campagne de 2019, et ancien ministre de la Transformation numérique, a incarné l'innovation et la modernisation d'une armée encore marquée par l'héritage soviétique.
Sous sa direction, depuis janvier, la production et l'utilisation de drones ont connu un bond spectaculaire avec plus d'engins, acquis en quatre mois que durant toute l'année précédente, tandis qu'il avait joué un rôle clé dans l'obtention et la sécurisation des terminaux Starlink d'Elon Musk, y compris en neutralisant leur usage par les forces russes. Son départ, perçu comme lié à des tensions avec le commandant-chef Oleksandr Sierski, est vécu comme un recul par de nombreux Ukrainiens. Des manifestations de soutien, rassemblant surtout des jeunes, ont éclaté le 16 juillet dans plusieurs grandes villes, notamment à Kiev, devant le palais présidentiel.
Pour la première fois, j'ai eu le sentiment qu'une réponse était enfin apportée à l'agression russe, car nous avions commencé à leur infliger de véritables pertes. Auparavant, ils nous détruisaient, ils nous pilonnaient. Je pense qu'il est regrettable d'écarter quelqu'un qui a enfin commencé à prendre des décisions porteuses de résultats. Il est douloureux de sentir que notre nation est, une fois de plus, ignorée. On a l'impression d'être tout simplement abandonnés.
Des voix militaires et politiques, dont celles du chef des forces aériennes, Pavlo Yelizarov, ont publiquement regretté cette décision, craignant un impact sur l'efficacité au front, dans une guerre qui dure et dans laquelle un grain de sable dans la mécanique peut avoir des conséquences mortelles. Cette affaire interne intervient alors que l'Ukraine cherche à consolider son soutien international. Le 14 juillet, à Paris, le nouveau Premier ministre bulgare roumaine, Radev, avait justement annoncé le retrait de son pays de la « coalition des volontaires » initiée par Emmanuel Macron.
Présent au dîner à l'Elysée et au défilé du 14 juillet, Radev plaide pour une solution diplomatique plutôt qu'à la poursuite de l'aide militaire. Je pense que la Bulgarie n'a pas sa place dans cette coalition, car nous ne participons pas à une alliance qui insiste sur une aide financière et militaire continue à l'Ukraine. Nous ne fournissons pas une telle aide, car j'estime que la solution à ce conflit ne réside pas dans sa prolongation par des moyens militaires, mais dans une mission diplomatique forte qui mettra enfin un terme à l'escalade.
La Bulgarie reste toutefois engagée dans certaines mesures européennes, comme la production commerciale de munitions et le soutien aux prêts européens de 90 milliards d'euros. La coalition des volontaires, qui réunit une trentaine de pays, très majoritairement européens, autour d'un renforcement de la défense ukrainienne et de la sécurité collective face à la Russie, montre ainsi des signes de vulnérabilité. Si le soutien de la Bulgarie n'est clairement pas décisif, son départ est symboliquement fort.
Le départ imminent également d'Emmanuel Macron, petit chef d'orchestre de la coalition, pourrait aussi affaiblir le regroupement d'États, d'autant que plusieurs pays membres ou observateurs pourraient connaître des changements politiques majeurs dans les prochains mois. Onze pays de la coalition auront des élections dans les 18 prochains mois, sans compter les possibles dissolutions et élections anticipées. Ce double mouvement, turbulence interne à Kiev et fissures dans le soutien européen, intervient à un moment critique.
Alors que l'Ukraine revendique des frappes réussies en mer noire et poursuit ses efforts d'innovation technologique, l'immogeage de figures réformatrices comme Fedorov risque d'alimenter le doute sur la cohérence de la stratégie de Zelensky. La rue ukrainienne, les réseaux sociaux et une partie de la classe politique expriment leur incompréhension. Dans une guerre d'usure, remplacer un ministre perçu comme efficace par des profils plus traditionnels pourrait coûter cher en vie et en terrain.
Le risque pour le président Zelensky est également de voir ses détracteurs réclamer des élections, alors qu'un scrutin présidentiel aurait dû se tenir en avril 2024 et que des élections législatives devaient avoir cours en octobre 2023. La diplomatie européenne, elle, semble entrer dans une phase de recomposition incertaine également, car dans le reste du continent, les parlementaires et les chefs d'État sont encore élus. L'Assemblée nationale adopte définitivement la mort programmée. L'euthanasie et le suicide assisté sont validés en vote solennel et les recours au Conseil constitutionnel devraient avoir une portée très limitée. Renaud de Bourleuf.
C'est une immense journée pour le Parlement et d'abord une immense journée pour les malades. On les a entendus et on a voté pour eux un droit nouveau. Et ce droit nouveau, ils l'attendaient depuis si longtemps. Ça honore le Parlement, vous voyez, des sensibilités politiques différentes. Et je suis heureux que ce 15 juillet soit un beau moment pour la République.
Beau moment pour la République, peut-être moins pour beaucoup de Français. Mercredi, le vote solennel de la loi instaurant l'euthanasie et le suicide assisté a eu lieu à l'Assemblée nationale. Une courte majorité de 291 voix contre 241 opposants a validé la piqûre mortelle. À l'exception de l'Union des droites pour la République, l'UDR, qui a voté à l'unanimité contre l'euthanasie, tous les groupes ont été divisés. Ce qui n'a pas empêché la présidente de l'Assemblée nationale, Yann Brounbivet, de vanter la qualité des débats au Parlement.
Et moi, je crois profondément qu'il ne faut jamais avoir peur de la démocratie et jamais avoir peur de l'Assemblée nationale et des représentants du peuple que nous sommes.
Ne jamais avoir peur. Certaines peurs, quant à cette législation de la mort programmée, ont tout de même été soulevées par les députés. En amont du vote solennel, Olivier Fessa, Christophe Benz et Justine Gruet ont pris la parole pour les groupes Union des droites pour la République, Rassemblement national et Les Républicains.
Nous découvrirons à postériori des décisions hâtives obtenues sous l'influence de manœuvres successorales, sous la pression silencieuse d'intérêts financiers ou de contraintes budgétaires. Nous découvrirons des morts provoquées par négligence, par défaut d'écoute, par une erreur d'interprétation d'une volonté éphémère. Alors nous saurons que nous aurons permis des mises à mort sur résignation suggérée. Mais ce sera trop tard. Nous serons responsables et coupables. coupables parce que nous nous rappellerons qu'au moment de voter, nous avions pourtant un doute.
Pour ma part, je refuse de m'endormir ce soir avec ce doute insupportable d'avoir permis la mise à mort de personnes fragiles, d'êtres humains qui ne voulaient pas forcément mourir, mais qui ont juste fini par accepter de renoncer à vivre. Alors faisons preuve d'humilité, ce texte est dangereux. Imaginez l'injustice irréversible des milliers de personnes qui demandent aujourd'hui à être soignées, et qui demanderont demain la mort par défaut. Un acte létal organisé, en présence d'enfants mineurs qui n'ont pas le discernement pour consentir à y participer.
Imaginez les conséquences désastreuses, les regrets, les remords, car nous aurions dû faire plus, nous aurions pu faire mieux, mais pas nous résigner au suicide. Cette loi va arracher des vies humaines, des vies soignables, des vies sauvables, des personnes qui demandent la mort, et c'est légitime quand on a trop mal, mais avec des doutes et des troubles dans le consentement, dans la douleur. Arrachez-moi de cette souffrance, je veux partir, même si j'aimerais rester. Cette loi est permissive et expéditive. Sans nul doute, elle va générer des déchirements sociaux, familiaux, affectifs et psychologiques pour ceux qui restent ici encore un peu.
Si demain on vous apprend que votre mère est morte la veille, suite à une injection létale, sans que vous ayez été prévenu, comment allez-vous réagir si vous apprenez en plus que votre frère ou votre sœur lui a fait sentir qu'elle devenait une charge ? Vrai problème de ce texte, qui ne dispose pas d'un contrôle des pressions indues par un juge. Et puis il y a aussi ce jeune voisin, en situation de handicap et majeur protégé, croisé la semaine dernière. Il luttait contre une maladie avec des moments d'espoir. Pourquoi peut-il décider d'une fin de vie en 48 heures, mais ne peut pas être autorisé à faire un simple chèque par mesure de protection ?
Il y a aussi ce patient au fond du couloir, de service de gériatrie qui n'avait jamais de visite, qui se sentait seul. Il ne connaissait pas le médecin qui a instruit sa demande, et oui c'est permis. Et sa petite fille est arrivée pour lui annoncer qu'il allait être grand-père, mais trop tard malheureusement.
Le cas des personnes adultes sous protection pouvant être euthanasiées montre un paradoxe induit par cette loi. Pour Jean-Marie Leménet, président de la fondation Jérôme Lejeune, c'est le résultat d'un long processus d'eugénisme enclenché en France il y a 50 ans. Il y a 50 ans, la France a ouvert déjà un premier chapitre de l'eugénisme en autorisant la suppression des enfants handicapés avant la naissance jusqu'à 9 mois. Tout le monde a oublié tout ça, mais enfin la loi Veil c'est également l'avortement jusqu'à la naissance des enfants handicapés, en particulier des enfants trisomiques qui sont dans la grande quasi-totalité d'entre eux avortés.
On a admis ce principe qu'il y a des vies qui ne méritent pas d'être vécues, donc on n'a pas cessé de dévaloriser ces vies qui ne méritent pas d'être vécues aux yeux du monde, et en même temps on n'a pas cessé de valoriser les intentions pures de ceux qui voulaient donner la mort. Et la loi sur l'euthanasie a été contenue en germe dans cette loi sur l'avortement eugéniste. La France est un pays eugéniste, très eugéniste. Le problème c'est qu'aujourd'hui on ne veut pas comprendre ce mécanisme-là, et on prend ça comme un événement, un réglage social, oui bon il faut faire une loi consensuelle, sage, voilà, personne ne sera obligé.
Non, c'est pas ça, c'est qu'on est dans un pays eugéniste qui prétend qu'il est bon que la démocratie décide de supprimer les pauvres, les malheureux et les malades, qui nous encombrent et qui coûtent cher. Voilà, et ça, ça a commencé il y a 50 ans. Aujourd'hui, un adulte porteur de trisomie 21 pourrait demander la dite aide à mourir sans même que son tuteur puisse bloquer la procédure mettant en avant un discernement altéré. En fait, on a considéré qu'il ne fallait pas exclure les handicapés mentaux ou les gens qui avaient des problèmes de différence intellectuelle, les exclure à priori de pouvoir donner leur consentement libre et éclairé.
C'est ne pas connaître le monde du handicap ou de la maladie psychique que de dire ça. Nous, on connaît particulièrement bien le monde de la trisomie 21. On sait très bien qu'une personne porteur de trisomie 21 est capable de comprendre ça et puis, si on lui dit « mais tu ne vas pas souffrir, c'est pour ton bien », elle sera capable de dire oui, ne serait-ce que pour vous faire plaisir, pour aller dans votre sens. C'est évidemment une grande trahison et en plus, c'est la ministre des personnes handicapées qui a appris la parole sur ce sujet.
Vous savez, il y a déjà des malades porteurs de trisomie 21 qui se trouvent à l'hôpital et menacés de subir une léonétisation, c'est-à-dire une application de la loi Léonetti que nous avons dénoncée, nous, depuis 15 ans en France, en considérant que c'était la première marche de l'euthanasie, c'est-à-dire qu'on considère à l'hôpital que cette personne trisomique, il y a 50 ans, 55 ans, elle a déjà bien vécu pour une personne trisomique et qu'au fond, sa situation et sa qualité de vie n'est pas suffisante et qu'au fond, on lui propose une sédation profonde et continue.
Ce à quoi la personne trisomique ne comprend pas de quoi il s'agit, on lui dit « mais tu vas dormir pour, voilà, tu vas moins souffrir et puis elle ne se réveillera jamais ». La sédation profonde et continue, ça veut dire donner la mort en privant la personne de nutrition, d'hydratation et en l'endormant jusqu'à la mort. Ça s'appelle aussi une forme d'euthanasie, mais c'était déjà dans la loi depuis 15 ans.
Donc en fait, les arguments de ceux qui veulent l'euthanasie aujourd'hui ont eu le beau jeu de considérer que la loi Léonetti n'allait pas assez loin et qu'elle était hypocrite parce qu'au fond, elle faisait moins les gens en plusieurs jours, en les endormant et en les privant de nutrition et d'hydratation. Et ils disent avec raison, ben finalement, pourquoi faire en 5 jours ce qu'on peut faire en 1 heure ? Ben, ils ont raison. Alors ça, il n'y a personne pour parler de tout ça. Personne. Personne. De ces considérations, certains tentent de réagir après le vote solennel de la loi. Une semaine plus tôt, le président du Sénat, Gérard Larcher, annonçait la saisine du Conseil constitutionnel.
Il lance l'alerte sur la protection des plus vulnérables ainsi que sur la clause de conscience des établissements. Rappelons en effet que si les soignants refusent tout acte euthanasique dans leur établissement, ils pourront se voir contraints d'accueillir un praticien pour pratiquer le geste à leur place. La veille du vote, le Premier ministre Sébastien Lecornu, après avoir pourtant accordé le dernier mot à l'Assemblée nationale, a annoncé la saisine du Conseil constitutionnel.
Il pointe notamment la durée du délai de rétractation de seulement 48 heures, incompatible avec le respect de la liberté personnelle et de la dignité humaine, les dispositions concernant les majeurs protégés et leur consentement, ainsi que l'articulation avec la clause de conscience des établissements de santé. Concrètement, le Conseil constitutionnel peut déclarer la loi entièrement conforme, qui sera ensuite promulguée dans les jours suivants, ou la censurer et empêcher sa promulgation. Une troisième voie, ici la plus probable, est une censure partielle. Seules les dispositions conformes seront promulguées.
Rappelons que certains des neuf membres ont déjà, dans le passé, pris position en faveur de l'euthanasie. On peut s'attendre à ce que les sages introduisent des garde-fous ou une véritable clause de conscience, mais le pied sera toujours dans la porte et les parlementaires reviendront par la suite.
Et surtout, une fois qu'on aura mis le pied dans la porte, il faudra revenir tous les ans et dire qu'on veut étendre ça. Parce que, je ne vous apprends pas quelque chose probablement à la plupart d'entre vous, dans la première loi, il n'y aura pas les mineurs, dans la première loi, il n'y aura pas les maladies psychiatriques, dans la première loi, il n'y aura même pas les maladies d'Alzheimer.
Ça va être très difficile pour toutes les familles, on est tous concernés. En fait, ce que la loi dit, c'est qu'un jour vous serez éligible, alors voilà, madame, monsieur, vous êtes éligible. Éligible à quoi ? Vous êtes éligible, on ne vous retient pas, on ne peut plus rien faire pour vous. Il n'y aura pas de choix palliatif, il n'y en a pas assez, pas de santé en tente et douleur, il n'y en a pas assez, vous n'êtes répondant à aucun traitement, vous êtes éligible. Ça veut dire, en gros, vous pouvez vous casser. Personne ne vous regrettera, vous pouvez partir. Vous ne manquerez à personne.
Et ça va toucher les plus fragiles, ceux qui sont isolés, ceux qui sont en rupture de famille, ceux qui sont pauvres, ceux qui n'ont pas les moyens de se faire soigner dans une clinique privée où, effectivement, on va prendre soin d'eux. C'est une loi dégueulasse, il n'y a pas d'autre mot. Un drame qui aura peut-être permis d'enrayer un peu la misère judiciaire française face aux pédocriminels. Cinq semaines après la mort de Liana, le ministère de la Justice a enfin traité de nombreux dossiers, utiles et nécessaires, mais aussi révélateurs d'un système qui s'est déjà effondré.
Jérôme Barrella, principal suspect dans le meurtre de Liana, il y a cinq semaines, a été mise en examen pour viol et meurtre sur mineurs mercredi. Une annonce qui coïncide avec les premiers retours de l'analyse des stocks de dossiers pédocriminels longtemps négligés et enfin traités, à la demande de Gérald Darmen.
Il y a eu exactement 69 626 dossiers d'affaires criminelles connus par les parquets et délictuels qui ont été absolument réétudiés. Plus 15 000 plaintes découvertes, si j'ose dire, chez les services enquêteurs, où les gens sont venus déposer plainte, ce qui porte à 85 047 plaintes aujourd'hui recensées dans les parquets de la République. 83% des affaires, l'auteur a été identifié. Et donc 91% des affaires, malheureusement, non seulement il n'a fait l'objet d'aucune condamnation antérieure, mais pour trois quarts d'entre eux, ils font partie du cercle intime et familial des enfants.
Il y a aujourd'hui 970 dossiers prioritaires, soit 1% du stock qui vont être réglés dans les prochaines semaines.
Un nombre dérisoire par rapport à l'ensemble des affaires, mais un passage nécessaire pour une remise à niveau. Si l'on peut douter de la bonne volonté de l'appareil judiciaire, qui sera toujours mieux disposé à l'endroit de violeurs et de pédocriminels que pour les militants politiques de droite, le garde des Sceaux semble avoir enfin agi. Enfin, car si ces annonces montrent un travail qui a avancé, elles mettent aussi en lumière l'incurie crasse de la machine judiciaire et sécuritaire quand il s'agit de traités de la défense des enfants. Les statistiques détaillées du ministère soulignent la gravité du phénomène.
36% des victimes sont encore mineures aujourd'hui et l'ancienneté moyenne des dossiers s'élève à plus de 14 mois. Près des trois quarts des suspects évoluant dans un cercle intime ou familial, le non-traitement des dossiers veut très certainement dire que des actes criminels ont toujours lieu en ce moment. L'entourage des ministres parle sans trop de gêne d'un « Paris réussi », une petite gloire un peu amère qui révèle cruellement l'impuissance accumulée pendant des années avant l'arrivée d'Emmanuel Macron, mais aussi depuis sa décennie au pouvoir, malgré les annonces répétées sur la protection de l'enfance.
Les outils informatiques qui ne communiquent pas entre police, gendarmerie et justice, les services d'enquête débordés et les parquets sous tension ont permis que des affaires graves traînent dans les tiroirs. Certains magistrats redoutent une deuxième vague en septembre et mettent en garde contre des enquêtes précipitées qui pourraient aboutir à des résultats inaboutis. Il faut avoir ici à l'esprit que, comme pour la vague dite « Me Too » sur les violences faites aux femmes, le risque de voir des règlements de comptes opportuns avec des fausses accusations n'est pas nul. Reste désormais à voir la suite.
Quelle sera l'attitude du successeur de Gérald Darmanin, à moins que celui-ci se maintienne en cas de succès d'Edouard Philippe ? Le prochain gouvernement se donnera-t-il les moyens de traiter le problème ou se cantonnera-t-il à des annonces démagogiques, comme la proposition d'imprescribilité des crimes sur mineurs défendus par Gérald Darmanin ? Passons à présent à l'actualité, en bref, en France. Laurent Nunez dégaine l'arsenal sécuritaire qui devrait se retourner contre les Français. Mercredi, l'Assemblée nationale a adopté le projet de loi dit « Riposte », réponse immédiate au phénomène troublant l'ordre public, la sécurité et la tranquillité.
Le ministre de l'Intérieur a présenté cette loi comme un moyen de réagir plus vite et plus fort face à divers troubles à l'ordre public et formes de délinquance du quotidien. Concrètement, le texte « Fourre-tout » comprend notamment un renforcement des sanctions contre les rodéos, une meilleure coordination des services face au trafic de drogue, ainsi qu'une prolongation de l'expérimentation de la vidéosurveillance algorithmique et un renforcement des interdictions administratives. Autant de mesures qui ne devraient pas affecter la criminalité organisée, mais bien plus les Français dans leur quotidien.
Le texte, déjà adopté par le Sénat, doit passer devant une commission mixte paritaire de sept députés et sept sénateurs. Un pompier pyroman en prison, mercredi soir, un pompier volontaire âgé de 18 ans, suspecté d'un départ de feu en forêt de Fontainebleau, a été mis en examen et placé en détention provisoire. Il avait d'abord avoué avoir mis le feu à des brindilles avec un briquet de l'essence avant de revenir mercredi sur ses aveux. Un autre individu, âgé de 18 ans aussi, a été placé en détention provisoire. Il a admis avoir accidentellement mis le feu en jetant sa cigarette sur un autre lieu de départ de feu.
Ces deux personnes, sans un décédent judiciaire, font l'objet d'une enquête pour destruction par incendie. Le feu a ravagé plus de 2000 hectares de la forêt de Fontainebleau. Des miettes pour les épargnants français. Le taux du livret A va passer à 1,7% à compter du mois d'août, a annoncé mercredi le ministre de l'économie Roland Lescure. Cette hausse proposée par la Banque de France s'explique par le rebond de l'inflation depuis l'agression américano-israélienne en Iran fin février. Avec une inflation moyenne à 1,52% sur les six premiers mois de l'année, le nouveau taux reste supérieur à la hausse des prix.
Le ministre a également relevé le taux du livret de développement durable et solidaire au même niveau. En revanche, le livret d'épargne populaire reste à 2,5%. Ce produit, qui compte désormais 12 millions de détenteurs contre 7 millions en 2020, reste particulièrement prisé des ménages modestes. L'actualité internationale en bref. Une longévité impressionnante pour l'Italie, mais des revers institutionnels. Giorgia Meloni et sa majorité de droite italienne ont subi un sérieux revers.
Mardi à la Chambre des députés, un amendement clé de la réforme de la loi électorale introduisant les « preferenze », c'est-à-dire la possibilité de voter pour un candidat précis sur des listes bloquées, a été rejetée à une voix près en raison de la défection d'une trentaine de députés de la coalition. Giorgia Meloni, qui s'était personnellement engagée sur ce texte, prévoyant une prime de majorité à 42% des voix, a exprimé sa déception sur les réseaux sociaux, dénonçant une occasion perdue et appelant à une réflexion au sein de sa propre majorité.
Ce camouflet intervient après l'échec du référendum sur la réforme de la justice en mars et ravivent les tensions entre Fratelli d'Italia, Forza Italia et la Lega. L'opposition de gauche, menée par Elie Schlin, réclame des élections anticipées. Malgré ce revers, le gouvernement a exclu une démission immédiate. Les discussions se poursuivent à la Chambre et devraient reprendre au Sénat où le vote secret ne sera pas autorisé. Make America Rambu Again. Mercredi aux États-Unis, le ministre de la Défense, Pete Exet, a annoncé que l'armée américaine allait mesurer le taux de testostérone de ses soldats pour identifier un éventuel déficit et leur proposer un traitement hormonal le cas échéant.
L'idée est de leur permettre de retrouver et d'optimiser leurs capacités naturelles, de préserver leur longévité et de s'assurer qu'ils ont les bases biologiques nécessaires pour tenir au combat. Un test qui sera effectué lors de la visite médicale annuelle pour les militaires de plus de 30 ans. Reste à savoir si la testostérone est vraiment liée aux capacités militaires d'un soldat et si cela est la meilleure réponse après les fantaisies encouragées par les démocrates ayant promu des officiers transgenres. De plus en plus, la caricature démocrate semble avoir laissé la place à une caricature républicaine.
Les Américains musclent aussi leurs droits de douane et cette fois, contre le Brésil, Mercredi Washington a annoncé 25% de droits de douane sur un certain nombre de produits brésiliens. La présidence du Brésil a aussitôt rejeté ses droits de douane qualifiés d'illégaux promettant des mesures de réciprocité. En 2025, les Etats-Unis ont imposé des droits de douane au Brésil en représailles aux poursuites judiciaires contre l'ancien président Jair Bolsonaro.
Désormais, Flavio Bolsonaro, fils de l'ancien chef d'État et candidat à l'élection présidentielle d'octobre prochain, affirme que ses droits de douane ont pour effet de renforcer la popularité de l'actuel chef de l'État, Luis Ignacio Lula da Silva. Ce dernier s'érige en défenseur de la souveraineté de son pays face aux Etats-Unis. Ennemis, mais pas trop. La Russie et les Etats-Unis ont décidé de prolonger jusqu'en 2030 leur coopération sur la Station Spatiale Internationale, l'ISS. L'annonce a été faite mardi par le directeur de Roscosmos, Dmitri Bakanov.
Cette extension est intervenue quelques heures après le décollage réussi du Soyouz MS-29 en portant deux cosmonautes russes et un astronaute américain vers l'ISS. La NASA avait déjà estimé que la station pouvait fonctionner en toute sécurité jusqu'en 2030. Les deux agences travaillent également à l'élaboration de normes techniques communes pour leurs futures stations spatiales respectives. Ce rapprochement technique s'inscrit dans un contexte géopolitique tendu en raison de la guerre en Ukraine, mais marque un geste diplomatique notable avec la présence du directeur de la NASA, Jared Isaacman, à Baïkonour.
Malgré les tensions et les désaccords techniques, les deux pays maintiennent donc leur partenariat historique sur l'ISS dont l'exploitation initiale devait s'achever en 2024. Un programme commun prévoit la fin des vols habités vers la station à la fin des années 2030. C'est la fin de cette édition. Merci de votre fidélité. A demain. Sous-titrage Société Radio-Canada