Plateau invité : Jean-Marie Le Pen
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteÉludée
Où en êtes-vous précisément ce soir concernant les 500 signatures nécessaires ?
- 2:01FerméeRéponse partielle
Vous pouvez nous dire combien il vous en manque ?
- 4:01OuverteRéponse directe
Est-ce que ça n'est pas le signe d'un affaiblissement du Front National ?
- 6:01OuverteRéponse directe
Si vous n'aviez pas les 500 signatures, quelle serait votre attitude ?
- 8:01OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il n'y a pas un problème de stratégie aussi ?
- 10:01OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il n'y a pas un affaiblissement du Front National ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:01Locuteur 2Fait
« Cette loi avait pour but de filtrer des candidats qui seraient ou ou farfelus ou commerciaux si vous voulez. Or euh, elle a été détournée de son objectif. »
- 6:01Locuteur 2Chiffre
« Le la trahison de Bruno Migret m'a quand même retiré une centaine d'élus régionaux qui avaient été élus sur mon nom. »
- 8:01Locuteur 2Chiffre
« Je suis régulièrement crédité entre 10 et 11 % les deux derniers sondages à 11 % en 3e position et que j'ai fait 2 fois 4 millions et dei voix. »
- 10:01Locuteur 2Fait
« Nous n'avons déjà pratiquement plus de frontières, nous n'avons plus de monnaie nationale et nous n'avons donc plus de moyens de décider de notre propre avenir. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Voilà, la politique maintenant est la présidentielle avec donc notre invité Jean-Marie Le Pen. Jean-Marie Le Pen, tout le monde parle de vous en ce moment parce que précisément on ne sait pas si vous obtiendrez les 500 signatures nécessaires pour vous présenter à l'élection présidentielle. Vous disiez il m'en manque 80 en début de semaine.
Est-ce que vous pouvez nous dire où vous en êtes précisément ce soir ? Non, je ne peux pas le dire parce que je crois que il en manquait en fait plus de 80 à cause des désistements d'un certain nombre de maires qui s'étaient pourtant engagé par écrit à me donner leur parrainage quand ce document leur arriverait. Et je constate que je veux pas croire qu'il est là un complot mais je constate que le respect de la parole donnée est aujourd'hui aux yeux de beaucoup de gens qui pourtant sont des élus.
Ouais quel chose d'assez négligeable. Vous pouvez pas nous dire combien il vous en manque ? Non, je crois qu'il il m'en manque il m'en manque une centaine mais il me reste tout de même Oui, mais il reste quand même près de 20 jours pour les retrouver soit pour que je j'arrive à convaincre les maires qui s'étaient engagé auprès de moi de respecter leurs paroles en quelque sorte qui serait normal.
Vous les appelez vous-même paraît-il ? Oui, j'en appelle. Oui, mais j'ai pas beaucoup de temps et puis ils sont difficiles à trouver parce qu'ils ne sont pas toujours séux, pas toujours dans leur famille ou dans leur mairie.
Alors, je je fais confiance tout de même à leur bon sens et à leur loyauté. Et puis, j'appelle les autres maires à les remplacer si besoin était parce qu'il serait même inconcevable. Et ça, tous les hommes politiques à l'exception de monsieur Chirak et de monsieur Jospin, le reconnaissent.
Ils disent que ce serait un scandale. Monsieur Borlot va même jusqu'à dire qu'il faudrait suspendre la la campagne électorale. On va en parler là.
Vous avez un document à nous montrer parce que vous dites il y a des pressions sur ces mèes. C'est ça. Il y a des pressions sur ces maères et voilà, les maires reçoivent par exemple ce tracte qui est intitulé euh pariner Le Pen, c'est voter pour Jospin.
Et cela ça touche tout de même un certain nombre de de maires d'hivers droites ou ou éventuellement RPR ou modéré. Et c'est tout à fait inexact. Personne ne peut affirmer cela.
Mais de toute évidence, on voit bien isphécide cuiteste, n'est-ce pas ? C'est celui qui le fait, à qui ça profite. Mais monsieur Le Pen, cette règle du jeu, cette règle des 500 signatures, on vous avait pas entendu la contester en 95 ou en 88.
Oui, on l' on pouvait pas la contester. Enfin, à la vérité, cette loi avait pour but de filtrer des candidats qui seraient ou ou farfelus ou commerciaux si vous voulez. Or euh, elle a été détournée de son objectif comme toujours les les hommes politiques, les politiciens s'efforcent de tourner les lois à leur bénéfices.
Et on a on est aujourd'hui devant un paradoxe extraordinaire, c'est que pour atteindre pour permettre aux électeurs qui sont tout de même le peuple souverain de choisir leur président au suffrage secret, et bien ils doivent passer une épreuve, on doit passer par une épreuve qui est un suffrage de 45000 notables, n'est-ce pas ? et et qui est publique car c'est cette publicité qui fait peur au maire. Et d'ailleurs monsieur Chirac a a déclaré que le conseil constitutionnel publiait ça sur internet.
Le conseil constitutionnel dit que ça n'était pas vrai. Jean-Marie Le Pen, est-ce que ça n'est pas le signe cette difficulté de l'affaiblissement du Front National et notamment une conséquence de la ciss et du départ de Bruno Mégret qui avait un certain nombre d'élus chez vous ? Est-ce que ça n'est pas tout simplement ?
Je ne crois pas. En fait, c'est vrai que le la trahison de Bruno Migret m'a quand même retiré. une centaine d'élus régionaux qui avaient été élus sur mon nom, n'est-ce pas ?
Mais ce n'est pas cela qui est le plus important parce que Bruno MGR fait 0,5 ou 1 % dans les sondages alors que moi je suis régulièrement crédité entre 10 et 11 % les deux derniers sondages à 11 % en 3e position et que j'ai fait 2 fois 4 millions et dei voix, je suis donc un candidat sérieux représentant, il faut le dire la le courant national, le courant patriotique, celui qui s'oppose à l'Europe de Bruxelles et qui exige une remise en ordre du pays. P tente en égard eu égard à l'immigration puis égard à l'insécurité ou au fiscalisme. Si jamais vous n'aviez pas les 500 signatures, si jamais vous n'étiez pas en mesure de vous présenter, quelle serait votre attitude ?
Ben, ça serait un drame personnel évidemment parce que j'ai engagé euh au moins 45 millions dans la campagne électorale. C'est à peu près le prix d'une campagne. Ça serait un drame pour le mouvement national et ça serait une je crois une faute extraordinaire de mes adversaires et un scandale non seulement à l'échelle nationale mais à l'échelle internationale.
France démocratique, la France républicaine ne permettant pas au 3e candidat d'être aux élections présidentielles, ça serait inimaginable. C'est pour ça que je ne peux pas croire que cela peut se produire. Mais alors vous dites les maires ou les élus RPR ne veulent pas me donner leur signatures, ils reviennent sur leurs promesses mais vous vous étez Jacques Chirac beaucoup plus que Lionel Jospin.
Est-ce qu'il y a pas un petit problème de stratégie aussi ? Non, général Jacques Chirac. Jacques Chirac est le candidat sortant.
Je voudrais le rappeler. Oui, mais vous avez dit, je ne regrette pas d'avoir dit en 95 que Jacques Chirac est pire que Jospin. La preuve, c'est que c'est pas Jospin qui a ramené Chirac, c'est Chirc qui a ramené Jospin en dissolvant sa propre assemblée majoritaire pour mettre monsieur Jospin à la tête d'une majorité socio-communiste.
Pendant 5 ans, Jacques Chirc avait 15 occasions et 15 moyens de se de déconsidérer la gauche socialiste. Il aurait pu démissionner. Il pouvait ne pas nommer Josmin, il pouvait dissoudre un an plus tard, il pouvait faire énormément de choses.
Il pouvait prendre le pays en quelque sorte en direct à la télévision pour lui dire ce qu'il pensait de de l'affaiblissement de l'armée, enfin de beaucoup de choses qu'il sur lesquelles il attaque aujourd'hui un gouvernement dont il n'a rien dit pendant qu'il était président de la République. Alors, c'est tout à fait normal. Un une campagne électorale, c'est une vraie bataille.
Ce n'est pas une pantomime comme celle à laquelle se livre le premier ministre et et le le président qui font semblant de se lancer des injurettes puis ensuite de s'indigner, de s'accuser de fascisme, ce qui évidemment est dérisoire. Au-delà quand même de cette question de signature, est-ce qu'il n'y a pas euh, j'allais dire pour le Front National un affaiblissement qui est le fait aussi que par exemple vos déplacements ne suscitent plus ni engouement particulier, il y a pas non plus des milliers de personnes à vos meetings ni de la part de vos adversaires ? On a l'impression que le Front National non mais ne fait même plus peur en fait.
D'abord, écoutez, je ne suis plus je ne suis pas le candidat du Front National, je suis le président du Front National. Le Front National me soutient mais je suis candidat de rassemblement national sur des idées fondamentales qui sont celles que doit présenter un candidat à la présidence de la République. Beaucoup de gens confondent toutes les élections et proposent des mesures.
Parie le Pen si vous voulez plutôt que du Front National mais il y a quelques années encore vous faisiez l'événement pour ou contre tout le monde se positionnait par rapport à vous. Aujourd'h on a l'impression que cette page là est trouvez que je ne le fais pas aujourd'hui ? Moi, je trouve que si et je parce qu'on parce qu'on me persécute d'une manière tellement injuste que tout le monde, y compris dans la classe politique reconnaît que c'est inadmissible et que ce n'est pas acceptable.
Par conséquent, j'incarne une une volonté politique qui se trouve justifiée parce que les prévisions que j'ai fait sur l'insécurité, sur l'immigration, sur le chômage se sont révélé exacts et que les gens parlent aujourd'hui comme moi. Certains d'ailleurs de mes adversaires ou de mes concurrents parlent plus haut que moi, propose des solutions plus drastiques que les miennes. Moi je je c'est pour ça que j'ai dit l'autre jour, je me considère plutôt comme un homme de centre droit parce que toute la classe politique française a dérivé vers la gauche voir l'extrême gauche.
Peut-être un homme du centre aussi parce qu'on sent que vous arrondissez les angles. Est-ce qu'il y a pas Est-ce qu'il y a pas un Jean-Marie Le Pen qui s'est notabilisé ? Je vous ai même entendu regretter vos phrases provocatrices.
Oui mais qu'on a qu'on a diabolisé. Moi je ne suis pas diabolisé moi-même. Vous regrettez aujourd'hui vous l'avez dit.
On reconnaît que j'ai raison et des positions qui ont été considérées comme extrêmes il y a 10 ans, il y a 15 ans aujourd'hui apparaissent comme modéré parce que tous les gens ou la plupart des gens pensent comme moi. Ces jeux de mots vous les regrettez, je les regrette. Je regrette surtout l'usage que mes adversaires en ont fait qui Mais vous regrettez de les avoir prononcé combien ?
On regrette toujours quand on a fait je dirais des des phrases qui prêtent à des attaques qui sont injustes. Les gens maintenant savent qu'il n'y avait pas là véritablement de raison de me persécuter. En tous les cas pas pendant 17 ans.
Donc vous dites "C n'est pas moi qui suis plus modéré, c'est l'image qu'on a de moi." Oui, je crois que mon image peut-être a pu changer et je m'en félicite parce que ce qu'il faut me juger sur les propositions que je fais mais je ne m'abstiendrai pas de faire des critiques. Je suis dans mon rôle d'homme politique de critiquer le gouvernement sortant et de critiquer la présidence sortante parce que je trouve qu'elles ont amené le pays à un niveau extrêmement dangereux et surtout plus que tout, elles sont en train d'assassiner la France parce que la France va cesser d'être un pays indépendant.
Nous n'avons déjà pratiquement plus de frontières, nous n'avons plus de monnaie nationale et nous n'avons donc plus de moyens de décider de notre propre avenir. Et moi, je préfère un petit chez moi qu'un grand chez les autres. Je suis pour une Europe des nations, une Europe des patries, une coopération internationale en particulier avec l'Afrique qui est notre ancien espace en quelque sorte d'influence.
Mais je crois que ça ça ne peut se faire que si la France reste la France. Je suis convaincu que le monde entier espère que la France restera la France et ne disparaîtra pas dans cette espèce de magma euromondialiste dont on ne connaît d'ailleurs ni les frontières ni les composantes exactes. Merci Jean-Marie Le Pen d'avoir accepté notre invitation.
C'est la fin de cette édition à
Jean-Marie Le Pen