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Podcast / conversationLCP (sur YouTube)· 14 février 2026 35 minComplaisantActualité / polémiqueEurope & internationalNumériqueDéfenseÉconomie & entreprises

Interdiction des réseaux sociaux aux mineurs - Les plateformes dans le viseur de l'UE | Ici l'Europe

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:01OuverteRéponse directe

    L'Occident ne peut plus imposer ses valeurs. Qu'est-ce que ça veut dire pour l'Europe en particulier ?

  • 5:01OuverteRéponse directe

    90 milliards pour aider l'Ukraine, est-ce que c'est bien ? Comprenez-vous la démarche de Jordan Bardella qui vote contre ?

  • 9:01OuverteRéponse directe

    Est-ce que l'autonomie militaire européenne devient irréaliste ?

  • 13:01OuverteRéponse directe

    Emmanuel Macron plaide pour un grand emprunt européen. Pourquoi l'Allemagne rejette-t-elle cette idée ?

  • 17:01OuverteRéponse directe

    Pourquoi l'Union européenne a-t-elle du mal à s'imposer face aux géants américains et chinois ?

  • 21:01OuverteRéponse directe

    Pourquoi était-il nécessaire d'interdire les réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans en France ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:01Hubert VedrineFait
    « L'Occident ne peut plus imposer ses valeurs. »
  • 5:01Hubert VedrineFait
    « Il faut aider l'Ukraine à tenir bon et à préparer la suite parce qu'à un moment donné, il y aura un compromis douloureux. »
  • 9:01Hubert VedrineChiffre
    « 70 % des dépenses de défense des Européens ne vont pas à l'Europe. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

France 24 LCP public Sénap présente. Bonjour à tous et bienvenue pour Ici l'Europe, votre émission proposée par France 24 et les chaînes parlementaires. Perte de repère dans un monde changeant, diplomatie opaque de nos ennemis mais aussi de nos alliés.

Il y a véritablement un manque de visibilité criant sur le futur des 27 et les réseaux sociaux qui amplifient le tout et nous enferment dans des bulles. Faut-il les interdire pour les plus jeunes au nom de leur santé mentale ? C'est la question que nous poserons dans notre seconde partie, partie débat.

Mais auparavant, je vous propose une mise en perspective. Nous avons le plaisir de recevoir aujourd'hui Hubert Vedrine. Bonjour.

Bonjour. Je rappelle que vous êtes ancien ministre des affaires étrangères du gouvernement Jospin, à l'époque ancien secrétaire général aussi de la présidence de la République sous François Mitterran. Alors vous êtes l'auteur aujourd'hui euh après de nombreux livres de Après l'Occident aux éditions Périn Lafond avec d'ailleurs l'anthropologue Maurice Godelier et vous estimez que je cite l'Occident ne peut plus imposer ses valeurs ?

Qu'est-ce que ça veut dire pour l'Europe en particulier ? Maurice Godelier, notre grand anthropologue après les vistros, est venu me voir il y a quelques années. Donc c'est avant Trump.

Il vient me voir, il me dit "Moi qui ai passé ma vie en Afrique ou ailleurs en Papoisie, j'arrive aux mêmes conclusions réaliste que vous. Moi, j'ai vécu dans la réalité." L'Occident ne peut plus imposer ses valeurs.

Or l'histoire de l'Occident, c'est aller évangéliser toutes les nations, aller démocratiser, aller droit de blomiser, et cetera et cetera et cetera. Et beaucoup de gens en Europe parmi les gens les les les plus convaincus, les plus sincères, les plus généreux continuent à penser comme ça. Et l'anthropologue m'a dit "Ça marche plus, il faut distinguer l'Occident historique, la chrétienté, l'Empire romain d'Occident, la chrétienté modifié un peu par les lumières mais c'est un mélange des deux. la colonisation du monde entier et cetera et cetera et l'Occident contemporain géopolitique, celui qui a été inventé par Churchill et Roosevelt face à Hitler, reconduit après la guerre traité de l'Alliance atlantique face à Staline et qui a vécu jusqu'à maintenant puisque les Européens avaient supplié les Américains de les protéger et qui a vécu ces dernières heures surtout.

C'est ce qu'on va voir. D'où les questions peut-être avec Trumpon, on est obligé de se poser la question parce qu' on n pas sûr de la suite. Justement quelques cas pratique comme chaque semaine, nous vous proposons nous pencher sur des nouvelles choisies.

C'est l'Europe en bref avec Oana Alemande. Face à la Chine et aux États-Unis, Emmanuel Macron plaide pour un grand emprunt européen. Si nous voulons investir suffisamment dans l'espace, la défense et la sécurité, les technologies propres, l'intelligence artificielle et le quantique et transformer notre productivité et notre compétitivité, la seule solution est de recourir à l'émission d'une dette commune.

Il faut selon lui lever 800 milliards d'euros et même 1200 milliards d'euros par an en incluant les dépenses de défense en émettant des obligations ou eurobonde sur les marchés mondiaux au nom des 27. Mais au sommet sur la compétitivité du 12 février, l'Allemagne a rejeté tout endettement en commun avec des pays moins rigoristes. Le chancelier Mertz encourage plutôt la déréglementation pour les entreprises et un effort de productivité.

À ce sommet, les 27 ont listé d'autres mesures phares comme la préférence européenne. Les entreprises bénéficiantes de subvention publiques devront privilégier l'achat de produits européens. Réduction du prix de l'énergie, nécessité de conclure des accords commerciaux selon certains.

Les propositions sont multiples mais les pays membres ne sont pas à l'unisson. En mars, lors du prochain sommet européen, la Commission doit présenter son plan d'action. 458 voix pour, 140 contres et 44 abstentions.

Les eurodéputés ont approuvé le prêt européen de 90 milliards d'euros pour aider l'Ukraine face à la Russie, notamment pour acheter des armes. L'Ukraine ne remboursera l'UE que lorsque les Russes lui auront versé des réparations de guerre une fois le conflit terminé. Jordan Bardella a voté contre, dénonçant entre autres la possibilité pour les Ukrainiens d'acheter des armes non européennes.

Ces détracteurs l'accusent de soutenir la Russie. de son histoire. Alors, Hubert Vedrine, 90 milliards pour aider l'Ukraine, milliards d'euros face à la Russie, notamment acheter des armes alors que Trump a vraiment fermé le robinet.

Euh, c'est bien. Est-ce que c'est bien aussi ? Est-ce que vous comprenez la démarche d'un Jordan Bardella qui qui vote contre ?

Alors, sur l'Ukraine, je voudrais dire ici que je partage de la vie des vieux réalistes américains bien avant Trump. qui considère que les États-Unis ont très mal géré la Russie d'après l'URS et que pendant les 10 12 15 années après avec Keline Poutine 1 et 2 et Medvedf, il fallait agir autrement que de traiter la Russie en quantité négligeable complètement dépassé et cetera et cetera. Donc ces gens comme Kissinger, Brejinski, Mersheimer, Kenan et même encore maintenant Graham Alison, Jeffrey Sax.

Donc ils ont un point de vue qu'on peut confondre avec le trumpisme qui nous choque mais qui est bien avant qui disent en gros il fallait gérer autrement et de toute façon la Russie doit redevenir un interlocuteur. Évidemment l'opinion française et l'opinion européenne en général n'est pas du tout là-dessus. Elle est complètement binaire.

Tout est de la faute de Poutine qui est un monstre, il faut l'arrêter. Bon, en pratique, ça revient au même parce qu'il faut dissuader la Russie. Mais personne de sérieux pense qu'il y aura la guerre mondiale pour aider l'Ukraine à reconquérir le Donbas.

Je parle même pas de la Crimée. Et les gens sérieux en vrai ne pensent pas que Poutine ait les moyens d'attaquer l'Europe. En vrai, au bout de 4 ans de guerre, 4 ans de guerre après des centaines de milliers de morts du côté russe en plus des horreurs infligées aux Ukrainiens, il a même pas conquis.

Donc il faut pas faire un empreint de 90 milliards. Aider l'Ukraine à tenir bon. Alors il y a encore les États-Unis et à se reconstruire après.

Oui, c'est une partie du sujet. Et quand l'Ukraine aura dû se régigner à un mauvais accord, il y aura pas de solution mais il y aura un arrêt des combats à un moment donné sur une ligne comme ça. Il faudra évidemment beaucoup aider l'Uraine, ça c'est bien ça.

Mais c'est c'est pas la solution durable. Il y a pas de solution vraie au fond entre le la Russie et l'Ukraine et les autres. Donc, il faut aider l'Ukraine à tenir bon et à préparer la suite parce qu'à un moment donné, il y aura un compromis douloureux.

Ce que d'ailleurs Zelinski dit en privé aux interlocuteurs européens en disant "Je serais obligé d'accepter un compromis à l'arrivée mais il me faut des garanties solides." Oui. Alors, Hubert Vedrine, vous avez dit "La question centrale des prochaines semaines sera de savoir si Volidier Zelenski est prêt à abandonner le don de basse non, je pas dit Zelenski. une décision qui dépendra des garanties que les Américains donneraient à la coalition des des volontaires.

Trump réclame aussi d'ailleurs des élections anticipées. Donc un peu la tête de Zelinski, non ? Oui, mais c'est conjoncturel ça.

En fait, Trump voulait se débarrasser du sujet. Pour les gens de Trump, la question n'existe pas. Il y a que les Européens qui pensent que le sort du monde dépend de ça.

Les Américains actuels, même les démocrates, ne pensent pas ça. Mais il a pas complètement abandonné. En réalité, depuis un an, il prétendait qu'il allait abandonner l'arme, la financière, les données satellites, machin.

Il l'a pas fait en fait. On est entre les deux et on sait pas ce que ça va donner. Mais enfin, vous voulez bien, il il y a pas 36 hypothèses.

Il y aura une sorte d'arrêt des combats sur une ligne dont on n'est pas sûr. Et notre job à nous européen, l'Union européenne, voir les autres, parce que la Grande-Bretagne fait partie du du schéma aussi, la Turquie aussi. Comment on aide l'Ukraine après ?

Ça c'est sérieux. Donc toutes les décisions dans ce sens sont bonnes si elles sont tenables et financièrement par nous. N'envoyez pas votre argent à quelqu'un d'autre si vous avez besoin de cet argent pour votre compétitivité.

C'est ce qu'a déclaré Victor Orban, le dirigeant hongrois qui est le principal détracteur de l'Ukraine dans le club européen et qui rencontre d'ailleurs Poutine régulièrement. Il a dans son pays dégradé l'état de droit, théorisé la démocratie illibérale, trépine car il va faire face le 12 avril à des élections qui ne sont pas gagné d'avance malgré le soutien de Trump. La suite pour ce hongrois, elle est il est proche de Trump comme vous l'avez dit mais je ferai remarquer que ce que dit Orban et qui scandaliser la plupart des commentateurs en Europe de l'Ouest, c'est qu'un jour ou l'autre faudra reparler à Puine même si on est horrifié par ce qu'il a fait, ça commence à être dit par d'autres pays, y compris Macron, y compris Mertz un peu, des Européens qui disent "On peut pas laisser Trump gérer tout seul les relations d'avenir avec la Russie." Donc pour ne pas laisser Trump, ils vont dire dans certaines conditions, il faut voir comment qui parle comment pour dire quoi par rapport à ça.

Mais sur ce point très particulier, Urban sera moins seul qui le paraissait ces dernières années où en gros là, il y a toute une mobilisation anti-urbane. On verra ce que décideront les électeurs hongrois. C'est à eux de décider, c'est pas à nous.

Or est toujours là. Si les si les médias d'Europe de l'Ouest étaient toutpuissant, il serait plus là. toujours là quand même hein.

Il va peut-être perdre les élections au quel cas ça change la donne, je suis d'accord dans un sens plus positif mais on n'est pas sûr encore. Les ministres de la défense de l'OTAN se déréissaient le 12 février à Bruxelles l'épisode Groenlandais. Est-ce qu'il a assigné le début de la mort cérébrale de l'OTAN ?

Non, le mot mort cérébrale des Emmanuel Macron remonte il y a quelques années quand l'OTAN était incapable de gérer les tensions entre la Grèce et la Turquie qui sont membres de l'OTAN. Il avait raison dans ce mot, faut pas le généraliser par rapport à ça. En revanche, est-ce que c'est la fin de l'Alliance Atlantique, celle de Roosevelt puis de Truman et de Cherchil les Européens ?

À la demande des Européens, il faut toujours le rappeler hein, la défense de l'Europe est assurée par les Américains à la demande des Européens. H c'est pas une anomalie, une une bizarrerie américaine. Bon, est-ce que c'est fini ?

Il y a toujours eu un doute sur le degré d'engagement des Américains, mais c'est un doute pour les Russes aussi. Donc ça quand même ça fonctionnait. Et maintenant, je vois que Trump va pas au bout de sa démarche.

Il montre que l'article 5 qui assure la sécurité collective, il est pas forcément engagé, mais enfin n'est pas sûr. Et les le système militarau, industriel, technologique américain veut garder ce lien parce que 70 % des dépenses de défense des Européens ne vont pas à l'Europe, contrairement au au très à la très bonne ambition de Macron, la préférence européenne aujourd'hui 70 % c'est acheté aux États-Unis. Ils veulent le garder ça.

Donc en théorie non normalement ils ont pas intérêt à compter le lien. Le commandement reste aux mains américaines, vous l'avez très bien et d'ailleurs les nouvelles nominations aussi. Euh du coup est-ce que une autonomie militaire européenne, un pilier européen de l'OTAN, ça devient irréaliste et à quelle échéance ?

Donc ça devient pas c'est ça a toujours été réaliste toujours. D'ailleurs les 150 colloques qui ont lieu en France sur la défense européenne n'ont jamais déboucher sur rien en pratique parce que les Européens veulent garder ce lien quand on commandant un chef militaire c'est un américain depuis le début ça a pas changé ça. Si on dit nous les Européens faire la défense européenne à partir de la France les autres ne veulent pas.

Donc c'est plus malin de dire pilier européen de l'alliance. D'ailleurs, quand Macron externé réunissent la coalition des volontaires éventuelles pour donner des garanties à l'Ukraine, très bien dans l'hypothèse du CC c'est le feu. Tous les participants disent il faut une garantie américaine quand même.

Donc l'autonomie c'est un objectif. Pour avancer, il faudrait dire voilà les forces que nous les Européens. Voilà l'état major qu'on veut créer et voilà qui donne les ordres.

Qu'est-ce qui va donner les ordres d'abattre ou pas l'avion russe ? C'est un élu démocratiquement légitime. Donc c'est c'est pas l'Union européenne du tout. est pas compétente là-dessus.

Donc ce serait si on y arrive, si on avance hein, le pilier une sorte de conjonction en une minute des décision anglais, française, allemande, polonaise, peut-être italienne et suoise mais on arrive pas à 10. En tout cas, voilà le schéma pour avancer. Après, à quelle vitesse ?

On nen sait rien. Ça dépend des décisions des Européens concernés et de la Grande-Bretagne. Alors pour parler de de ces Européens justement, je vous propose d'écouter Hubert Vedrine l'interpellation d'un jeune européen pour notre ligne directe.

Il s'agit de Briux, un citoyen français. On l'écoute tout de suite. Pourquoi l'Union européenne avec presque 450 millions de consommateurs a autant de difficultés à s'imposer comme un acteur économique de poids sur les marchés notamment envers les géants américains et Chinois ? qui semble plus à même de capter les investissements et les produits là où 450 millions de consommateurs, ça devrait être un Eldorado qui devrait être favorable à l'Europe.

Répond Subtedrine. Mais il faut rappeler qu'à l'origine c'est un marché commun devenu l'Union européenne. Mais même Jacques Deor qui a été le grand président de la commission depuis le début qui était très réaliste disait "C'est une fédération d'éthantation.

On verra jamais voir disp on verra jamais disparaître de l'Allemagne. Alors autant cette union n'est pas compétente sur la défense. Il y a rien dans les traités qui leur donne la compétence.

Madame Venerline va trop loin. Son commissaire aux armements devrait s'occuper d'industrie mais pas de question de défense ou d'armée ce qui est complètement irréaliste. Ça fait perdre du temps.

On revance dans les domaines dans la question posée sur la question industrie technologie avancée économique. La commission fait pas mal le job. toutes les euh même s'il y a eu un sommet sur la compétitivité pour dire qu'on était vraiment très très en retard sur les États-Unis, les Chinois, Emmanuel Macron qui appelle justement à cette occasion à créer des eurobondes d'avenir.

Non, ça c'est la question des empreints. Les autres ne veulent pas, ils on n pas en état d'empruntiers en plus surtout vous. Ça c'est la question des eurobondes.

En la compétitivité, on en parle depuis le début mais les Européens ont fait des choix différents. Ils ont voulu travailler moins, investir moins dans l'avenir, désindustrialiser, tout faire fabriquer. Ils ont fait l'inverse d'un programme de compétitivité depuis 20 ou 30 ans.

Pas les dirigeants, les gens les gens les dirigeants suivent les suivent les les gens en fait. Donc attaquer ce sujet maintenant. Très bien.

Est-ce qu'on est dans le domaine de compance de l'Union ? Oui. Est-ce qu'il y a des avancées ?

Oui, par exemple tous les textes inspirés par Thierry Breton, d'où la reine des Américains contre lui sur la régulation des plateformes, c'est le bon sujet. Après, il faut réinvestir euh pas forcément dans printemps puisque les autres veulent pas réinvestir dans des technologies d'avenir qui sont les fois très technologique et très écologique. C'est un chemin de plusieurs années hein.

Si si on si on regarde justement dans le détail plus libéral que nous, le gouvernement de de Friedrich Schmerz en Allemagne est favorable aux accords grands accords avec le mercour et contre les emprunts communs à la différence de nous ou la préférence européenne, il y a évidemment des bisbes avec les Français autour de l'avion du futur scaf. Euh et puis il y a une volonté de d'Emmanuel Macron, vous l'avez mentionné, de dialoguer avec la Russie ou d'une ligne dure face à Donald Trump. On voit cette relation franco-allemande que vous connaissez bien très détériorée selon vous.

Il n'y a plus de couple franco-allemand depuis la réunification. On va pas découvrir le vélo maintenant. Jamais Shroder ne parlait du couple.

Jamais. Madame Merkel n'en parlait que quand elle passait à Paris. Donc il y a eu un couple de goadur Giscar Schmidth mit qui avait choisi de leur ensemble.

C'est fini. Donc il faut comprendre la situation. On est des pays fondamentalement différents.

Si on n'est pas d'accord, rien ne marche. On a des désaccords sur plein de sujets à commencer par l'énergie, notamment la question nucléaire, mais pas que. Un point sain.

Il n'empêche que si on veut que la machinerie européenne qui énerve un peu tout le monde maintenant fonctionne mieux, il faut il faut que la France et la mène soit d'accord. OK, on est différent, on a désaccord. Très bien.

Qu'est-ce qu'on peut faire quand même ? Qu'est-ce qu'on doit faire ensemble quand même ? Et là, il y a beaucoup de choses à faire ensemble.

Il faut abandonner tous les disons le l'approche un peu sentimentale de la question. Il faut être beaucoup plus concret et il y a beaucoup de choses à faire. sentimentalement, on a l'impression quand même que la bromance, elle se passe plutôt entre le chancelier Mertz et l'italienne Mélonie, hein, de la qui vient de la droite radicale.

Est-ce que cette alliance droite euh mainstream, droite radicale qu'on voit se se répéter en Europe, au Parlement pour certains textes, dans des gouvernements et cetera, c'est c'est aussi l'avenir. Alors en effet, il y a une sorte de proximité politique ou idéologique actuelle ou tactique ou conjoncturelle entre la l'Allemagne l'Italie. Il faut pas le négliger, c'est très important, faut pas le traiter de façon polémique, c'est fondamental.

Il y a énormément de sujets où il y a convergence. Bon, est-ce que ça veut dire divergence avec tous les autres parumes ? Non.

Sur la question migratoire par exemple qui a qui a pourri la question depuis des dizaines d'années parce qu'elle a pas été traitée dont les extrêmes s'en servent. C'est évident que tous les Européens vont aller vers une synthèse entre ce que fait Mélonie et ce que fait la gauche danoise. Voyez donc le le contraste c'est la même chose en vrai ce qu'ils font.

Pas tout à fait. Bon la quantité d'immigration légale n'est pas enfin bon en gros la même chose. Donc oui, il faut faire il faut que la France se dise pourquoi est-ce que l'Italie et l'Allemagne normalement il devrai pas converger à ce point pourquoi ils le font.

Ça nous renvoie à nous pas pleurnicher sur la question Italie-Allemagne mais dire qu'est-ce qu'on doit faire nous ? Et évidemment, c'est une sujet peu populaire parce qu'il faudrait que les que les Français travaillent plus finalement investissent plus mais il faut travailler plus, il faut créer de la richesse avant de la distribuer. Voyez tous les éléments de base qui sont quand même contestés par une majorité de gens, pas que dans les extrêmes.

Donc à peu près tous les débats sur l'Europe. Est-ce que ça pourrait pas marcher mieux ? Oui, je suis d'accord aussi.

Ça nous rendrait souvent des questions sur nous. Merci Hubert Vedrine d'avoir été notre invité aujourd'hui. Merci à vous de nous avoir suivi.

Direction Bruxelles maintenant pour notre débat sur la protection des mineurs en ligne. Faut-il interdire ou non les réseaux sociaux aux mineurs ? Merci de nous rejoindre à Bruxelles au Parlement européen pour un débat autour de l'impact des réseaux sociaux sur la Genève.

Beaucoup de spécialistes estiment en effet que ces plateformes font courir des risques en matière de santé mentale, trouble de l'attention, stress, anxiété, exposition au harcèlement et à des images pédopornographiques. Face à ce fléo, plusieurs pays membres de l'Union européenne réfléchissent à une interdiction pure et simple de ces réseaux sociaux pour les mineurs en France. Les députés par exemple ont voté cette mesure radicale pour les moins de 15 ans.

Mais pour réguler ces plateformes souvent américaines, la responsabilité revient à la Commission européenne qui dispose d'outils puissants de directives sur les services et les marchés numériques intitulés DSA et DMA. Elles sont censées lutter contre les contenus violents, la désinformation et protéger les plus jeunes. D'ailleurs, le réseau social X d'Elon Musk s'est vu infliger une amende de 120 millions d'euros par Bruxelles pour non respect de ses règles européennes.

La justice française enquête de son côté sur l'intelligence artificielle de ce réseau social qui détourne des photos d'enfants pour les dénuder. Alors, l'Union européenne pourra-t-elle vraiment encadrer ses big tech américaines au risque de représaille de la part de Donald Trump qui protège ses amis ? Nous en parlons avec nos invités, deux eurodéputés aujourd'hui.

Stéphanie Yoncourtin. Bonjour. Vous êtes française, membre du groupe centriste Ru au Parlement européen.

Face à vous, il va Ival Valchef, pardon, bulgare, membre du groupe des conservateurs réformistes européens à la droite de cet hémicycle du Parlement européen. Alors, justement, parlons de cette France qui a voté l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans. Pourquoi c'était nécessaire en l'année 2026 dans une société du tout numérique ?

C'était nécessaire parce que le constat est partagé unanime. C'est un problème et vous l'avez dit de santé mentale. C'est pas juste cette année que ça se passe.

On voit que le président de la République Macron euh avait il y a 2 ans depuis 2024 lancé cette commission écran et enfant ou enfant et écran. Et dans les mesures de protection des mineurs en ligne, il y avait notamment cette question de majorité numérique, cette question d'interdiction des réseaux sociaux et il a poussé. Il y a une coalition de volontaires d'Étatsmembr et plusieurs Étatsmembres sont en train de prendre la suite euh de ce que fait la France en ce moment au niveau de l'Assemblée nationale.

La Commission européenne, Ursula Vanerle a également dit qu'elle allait réunir des experts et que on allait travailler sur le sujet. Et puis nous au Parlement européen, moi j'étais pour mon groupe rapporteur de fameux rapport qui a été voté très majoritairement au Parlement européen en novembre dernier justement pour appeler la Commission européenne à fixer une majorité numérique harmonisée et pas juste pas uniquement en fonction des différents états parce que c'est un cadeau qu'on ferait aux plateformes et aux réseaux sociaux. Alors, on va écouter ce que pensent les lycéens français de cette interdiction des réseaux sociaux au mineurs de moins de 15 ans votés par l'Assemblée nationale.

Moi, je pense que c'est une très bonne idée. Par exemple, moi j'ai supprimé TikTok parce que ça prenait trop mon temps. J'arrivais pas à faire mes devoirs.

Enfin, j'avais tout le temps la tête ailleurs au lieu de faire mes devoirs. Franchement, moi je trouve que c'est une très bonne idée. D'un côté, je trouve que il devrait peut-être faire de la prévention pour les jeunes et au lieu de mettre des interdictions.

Et d'un autre côté, je trouve ça bien parce que maintenant il y a des contenus abusifs pour les plus jeunes et surtout maintenant on est dans une génération où les téléphone bah c'est enfin c'est ancré en nous donc c'est compliqué de retirer ça à un enfant. De toute façon, il trouvera toujours un moyen pour utiliser un portable ou être sur les réseaux sociaux. Il vaoval chef, on l'entend.

Même les jeunes sont conscients des dangers des réseaux sociaux pour leur santé mentale. Est-ce que vous aussi vous reconnaissez que cela peut nuire gravement à leur bien-être ? Bah oui, il faut être aveugle pour nier un tel problème.

Ça existe et ça c'est un problème vraiment très grave. Mais ce que je ne comprends pas, c'est comment on va faire euh cette interdiction fonctionner parce que j'ai peur que euh ça va pas fonctionner. Non pas parce que ce n'est pas utile, mais parce que vous savez, il y a beaucoup de de gens qui ne seront pas d'accord et qui vont trouver les moyens de bah de de contourner.

Pour moi, bah malheureusement, c'est pas trop bon à dire mais en Bulgarie, on a un proverbe et on dit que la loi c'est une porte au milieu de d'un champ. Et si vous êtes bah si si vous respectez la loi, vous pouvez passer par cette porte mais d'autres façons, vous pouvez juste la contourner et continuer comme ça. Donc on doit se poser la question qu'est-ce qu'on veut vraiment faire ?

Si si on imagine que l'internet, que la vie online c'est un chemin, qu'est-ce que nous voulons faire ? Est-ce que nous voulons créer une barrière qui une fois des conditions accomplies, tu peux franchir, tu peux passer ? Est-ce que nous voulons créer un mur qui ne peut pas euh être ben contourné d'aucune façon ou nous pouvons juste faire nous pouvons être faire comme ça pour être sûr que les gens qui marchent sur ce chemin auront touses les possibilités et auront le droit et le pouvoir de Vous entendez la prévention plutôt que l'interdiction, c'est-à-dire d'abord ils trouveront toujours des moyens de contourner deux yeux.

Vous dites à des jeunes de moins de 15 ans on vous fait confiance mais vous n'êtes quand même pas libre. Mais il faut une protection minimale et moi je pense qu'il faut les deux. C'est-à-dire mais on n pas réussi à prévenir jusqu'à présent ça fait 15 ans que les plateformes s'autorégulent sans aucune responsabilité.

C'est tout le sens du DSA et du DMA en tout cas du DSA pour les contenus dont vous avez parlé. C'est-à-dire que il y aura toujours des contournements. L'interdiction de l'alcool aux mineurs de moins de 18 ans euh qui sur ce plateau n'a pas essayé de boire un peu d'alcool avant 18 ans.

Les contournements existent toujours. La loi des fois on dit est faite pour être violée ou transgressé. Mais il y a il faut une protection minimale, c'est une question de santé publique et euh il y a énormément d'études scientifiques mondiales qui montrent à quel point euh jusqu'à 13 ans alors que les enfants euh sont encore en pleine euh préadolescence, euh même bien avant sont encore des enfants, euh ne sont pas suffisamment matures, n'ont pas le recul nécessaire et moi, j'insiste pour dire déjà que l'âge de 13 ans, c'est l'âge qui est fixé déjà par toutes les plateformes et les réseaux sociaux, il ne se l'applique pas.

Et dans notre rapport au Parlement européen, on a voté ça, c'est-à-dire l'interdiction pure et simple jusqu'à 13 ans des réseaux sociaux, mais c'est ce qui existe déjà pour les plateformes. Et ensuite, entre 13 et 16 ans, une interdiction sauf autorisation parentale. Et c'est là où vient l'idée de la formation, de l'accompagnement.

Et c'est aussi pour ça qu'au Parlement européen, on a eu un vote aussi majoritaire, y compris dans votre groupe. Beaucoup dans notre groupe, il n'y a pas d'une unanimité. euh sur ce sujet parce que bah premièrement chaque pays, il y a ses euh bon c'est ses traditions, il y a ses ses visions mais euh moi je trouve que bah il existe quelque chose de plus grand que juste interdire euh ça parce que il y a beaucoup de questions qui surgissent de tout ça. liberté d'expression, la liberté de chercher de partager de l'information, la liberté d'être informé parce que si euh une personne ne peut pas utiliser euh les réseaux sociaux et et quand quand vous aurez 16 ans ou quand vous aurez 18 ans, on vous dit "OK, demain tu vas voter, maintenant tu peux commencer avec tout ça." Je suis pas sûr que c'est intéressant Stéphanie pourtant parce que les jeunes aujourd'hui ils s'informent uniquement sur les réseaux sociaux.

Du jour au lendemain, on va aller couper du monde peut-être avec cette interdiction. Mais justement, moi je suis maman d'enfant de 9 ans et 17 ans et je suis tout à fait d'accord avec le fait que c'est à nous aussi notre rôle mais sans nous responsabiliser plus que ça. C'estàdire d'abord au cœur de la responsabilisation, ce sont les plateformes, ce sont eux qui apportent ce flux de données et d'information.

Ensuite les parents et effectivement il faut éduquer aussi les jeunes. En Chine par exemple TikTok est interdit dans la version qu'on connaît alors que TikTok est chinois mais la Chine prévoit des TikTok éducatifs. Et moi, je suis d'accord pour dire que les enfants, moi-même je suis la première à dire à mes enfants, quand tu cherches quelque chose, regarde donc sur telle ou telle plateforme mais qui n'est pas forcément un réseau social et qui doit être épuré.

Et c'est pour ça qu'il y a ces obligations de modération qui sont faites dans le DSA pour dire euh euh à X non euh pas de haine en ligne. Interdiction. Écoutons écoutons quand même justement ce que ce que pensent les associations de protection de l'enfance euh sur cette interdiction.

On les écoute tout de suite. Interdiction moins de 15 ans ne sera utile que s'il y a une vérification d'âge solide et robuste qui est mise en place. et on est un peu sceptique au regard de l'interdiction des sites pornographiques au moins de 18 ans et la difficulté de le mettre en œuvre.

Et puis encore une fois, soyons vigilant sur le fait que ça ne résoudra en rien le problème si parallèlement on ne fait pas de l'éducation des enfants et des parents et si parallèlement on ne continue pas la régulation forte qui a été initiée par l'Europe avec le DSA pour contraindre les réseaux sociaux à changer leurs algorithmes, à changer leur modèle économique à tout le moins quand ils s'adressent au mineurs pour lequel ça doit être absolument interdit. C'était un peu ce que vous disiez d'ailleurs. Techniquement, on n'est pas sûr qu'on sait le faire.

Il y a beaucoup de pays européens, l'Espagne, le Portugal, le Danemark, la Grèce. Peut-être votre pays d'ailleurs, la Bulgarie réfléchit à cette interdiction. les 27 ne le font pas ensemble et puis finalement ça pose la question de savoir si on a un vrai système de vérification de l'âge de contrôle de ce qui se passe sur les plateformes.

C'est une autre chose le système de vérification de l'âge parce que en ce cas vous laissez toujours des des trace numérique qui peut être lié à votre personnalité et si un jour quand vous aurez 18 ans, vous vous devenez un euh journaliste ou ben un je sais pas quelqu'un qui qui doit être capable de de se cacher et qui peut peut-être fera quelque chose contre Donc vous êtes contre la vérification numérique, c'est une atteinte aux données personnelles. Bah oui, parce que je ne suis pas sûr. Comment comment ferez-vous euh pour éviter euh la possibilité d'être lié avec votre personne en réalité ?

Et et en plus, c'est ce que je veux dire que j'ai peur que oui, c'est comme ça nous devons créer une protection mais pour le moment, j'ai le sentiment que nous créons peut-être une illusion de protection et non pas la protection elle-même. Stéphanie Encourtin, la réponse à ces arguments qu'on entend dans ce débat sur l'interdiction de ces plateformes, ça va être une attaque à nos libertés et à nos données personnelles. Non, justement d'abord, moi je suis tout à fait d'accord avec Justine Atlant dit enfance.

Tout est tout est dans la mise en œuvre. Si on interdit alors qu'on peut pas appliquer, c'est pour ça qu'il faut le faire au niveau européen, le DSA, la ligne directrice de l'article 28 du DSA prévoit spécifiquement que la mise en œuvre se fait au niveau européen à travers ce qu'on est en train de d'utiliser que cinq pays ont en test le passeport numérique européen qui permettrait effectivement d'avoir une un instrument un dispositif de qui protégerait les données avec une sécurité une interopérabilité et c'est en à la Je suis je suis je suis pas d'accord parce que bah nous avons peut-être en France ça va marcher mais il y a des pays où où je ne suis pas sûr que bah peut-être je dis encore une fois si vous êtes si vous êtes journaliste ou activiste ou quelque chose comme ça bah vous devez être sûr que votre trace numérique Mais là c'est grave parce que ça veut dire que c'est un le pays n'est pas sûr et ne protège pas ses journalistes et ne protège pas ses sources. Donc là, parce que on est dans un dans un problème de santé d'accord avec vous làdessus.

Alors euh question question quand même, avançons parce que est-ce que le problème principal ça n'est pas précisément euh que euh effectivement Elon Musk on lui a infligé cette amende de 120 millions d'euros qui était euh il était pas du tout content. Il a dit d'ailleurs qu'il fallait dissoudre l'Union européenne à cette occasion. Est-ce qu'on ose Est-ce qu'on osera à l'avenir et bien activer cet encadrement des plateformes dont on est tellement content, tellement fier mais qu'on a peur quand même d'activer avec un contexte de Donald Trump impervisible ?

On pousse à le faire au moi j'étais au précédent mandat et j'ai travaillé sur ces dossiers. J'étais rapporteur sur le DMA avec Thierry Breton. Il nous manque un Thierry Breton à la Commission européenne.

Le problème c'est une question de volonté. On a les instruments pour faire le bon gâteau hein mais on n pas le cuisinier. Ursula freine des cas de fer parce que on sait jamais euh il faut pas déplaire à Donald et et aux oligarques de la tech et puis euh Virkinon ne fait rien.

Pardon mais il se passe rien. Il y a pas de volonté. Commiss européenne actuel au numérique la finlandaise il vaov.

Est-ce qu'on a peur de rentrer dans un bras de fer avec Donald Trump et avec ses amis des gens de laattaque américain pour vraiment réguler ses plateformes ? Pour le moment, je pense que pour le moment ce ne sont que des spéculations. On a vu déjà la manière dont euh les Américains dont l'administration Trump travaille avec euh tout le monde.

Bah c'est pour eu ouais c'est c'est dividé est c'est divisé pour euh pour MUGNER. Quand quand nous étions aux États-Unis euh l'année dernière euh avec la commission culte, nous avons compris une chose que les Américains, ils ne veulent pas, ils ne sont pas du tout heureux avec le fait que l'Europe puisse avoir une loi conforme, une loi qui s'applique surt et ce qu'ils veulent que tout cas soit euh résolu cas pour cas euh séparément par pay Oui. pays par pays. diviser pour mieux diviser pour mieux régner.

C'est parce que les États-Unis veulent diviser diviser pour mieux régner sur l'Europe. Je par rapport à ce que vous dites, moi j'étais aussi en Californie et je voulais dire que euh quand vous parlez des Américains, c'est pas tous les Américains. Beaucoup Oui, voilà.

En Californie, en ce moment, des parents euh sont en train de faire des actions collectives de masse contre les géants de la tech, euh les X, les TikTok et pas que les Américains hein, TikTok et plutôt Chinois parce que compte tenu de des graves euh des graves troubles et de de suicides de cas de suicide des notamment des robots conversationnels, les Groc, les Chat GPT qui en fait entraînent des des des gros troubles, des difficultés majeures qui vont jusqu'à l'anorexie et je l'ai dit des suicides. Mais est-ce que vous êtes, c'est un parti souverainiste, est-ce qu'on a manqué justement euh le coch euh de la souveraineté numérique, c'est-à-dire de faire et marcher sur le marché européen un réseau social européen qui serait plus sûr pour nos enfants ? Euh par exemple, on parle en ce moment du réseau suédois W.

Est-ce queil faut que l'Union européenne pousse donne de l'argent peut-être d'ailleurs à ces réseaux pour que on présente un semblant de concurrence ? Mais ça serait très bien d'avoir des réseaux européens, d'avoir des réseaux qui sont euh contrôlés par la loi européenne, mais ça ne peut pas être créé juste comme ça parce que c'est le marché libre. Ouais.

Et c'est ce que nous disent les les Américains parce que ils nous disent que que nous avons trop de surrégulation. Non non mais eux ils en veulent pas du tout. Bon mais ils veulent la jungle dans le marché libre.

Ils sont en situation de monopole quand même. Oui, c'est ça parce que ils peuvent monopoliser tout et et il y a les les petites plateformes par exemple ces plateformes européennes qui c'est pour eux c'est c'est difficile de bah de venir sur ce marché. Peut-être il faut les protéger d'une certaine façon.

En fait le le souci c'est que Trump et ses amis de la tech des régulations. Il faut pas de règle. c'est la loi du plus fort et c'est la jungle numérique.

Nous ce qu'on essaie justement de mettre en place, c'est des règles pour justement pour protéger nos enfants de problèmes de santé mentale. Et donc on dit pas au géants de la tech et on dit pas à Donald Trump de pas venir sur nos marchés. On dit de s'ils veulent venir faire du business pour 4500 on doit aller jusqu'à les couper par exemple s'il ne suivent pas les règles.

Moi j'ai appelé notamment avec d'autres collègues à suspendre jusqu'à peut-être 6 mois en tout cas temporairement au titre du DSA Grock si on voit des femmes dénudées à leur insu. Enfin je veux dire il y a un moment vous feriez ça dans la vie réelle vous déshabillriez des femmes. C'est ce qui se passe.

Donc en fait le principe il est simple. ce qu'on s'est toujours dit notamment avec Thierry Breton, ce qui est interdit dans la vie réelle est interdit en ligne inter et on finira sur ces mots. Merci à tous les deux d'avoir participé à ce débat.

Merci à vous de l'avoir suivi. Restez sur nos antennes. L'actualité continue. [musique]