David Rachline : "C’est l’intégralité de l’Outre-mer qui a été abandonnée par le gouvernement"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
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- 0:58OuverteRéponse directe
Quel est votre objectif quand vous faites cela, David Rachline ?
- 1:39OuverteRéponse partielle
Vous pensez que sans ce traitement des médias, vous auriez beaucoup plus de voix ?
- 2:16OuverteRéponse partielle
Vous avez le moyen de mesurer la façon dont ça joue ?
- 2:28RelanceÉludée
Vous n'allez pas me faire croire que vous pensez que le Front National et Marine Le Pen sont traités équitablement dans les médias.
- 3:42OuverteRéponse partielle
Et ça vous rapporte des voix, M. Apathy ?
- 4:02OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'il y a eu que Mme Ernotte est la directrice de ce grand ensemble et qu'on connaît ses engagements politiques ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Les médias se déchaînent pour tenter de nous atteindre de leurs flèches venimeuses. »
- 2:01InvitéFait
« Certaines chaînes BFM TV sûrement le feront commenter d'éditorialistes dont ils savent très bien qu'ils sont des militants de longue date contre nous. »
- 2:05InvitéChiffre
« Il y a un classement qui est fait par Reporters sans frontières régulièrement et qui fait passer la France de la 37e à la 45e place dans le domaine de la liberté de la presse. »
- 3:53InvitéFait
« Trois reportages à charge très récemment. »
- 4:10InvitéFait
« Un reportage, un envoyé spécial sur Nicolas Sarkozy à propos de l'affaire Big Malion. »
- 4:17InvitéFait
« Un envoyé spécial sur François Fillon où sa femme disait qu'elle n'a jamais fait de politique. »
- 5:28InvitéFait
« Que les journalistes payent leurs informations. »
- 5:29InvitéFait
« Sur la violation du secret de l'instruction qu'il vient... »
- 5:43InvitéFait
« Le journal qui est détenu par M. Berger qui est l'un des soutiens de M. Macron fasse à ce point campagne en faveur de M. Macron et contre la candidate des patriotes et marines. »
- 10:27InvitéChiffre
« Nous avons une balance commerciale qui est en déficit de 50 milliards d'euros. »
- 14:47InvitéFait
« La réalité, c'est qu'ils se trouvent en Guyane un certain nombre de problèmes qui sont des problèmes structurels. »
- 15:15InvitéPromesse
« La grande problématique qui est celle de l'immigration sur place avec l'acquisition automatique de la nationalité grâce aux droits du sol que nous proposons de remettre en cause. »
- 17:46InvitéPromesse
« Plus aucun SDF en France dans 10 ans contre 150 000 aujourd'hui. »
- 18:49InvitéChiffre
« 100 milliards d'euros d'impôts supplémentaires sur son quinquennat. »
Temps de parole
- Invité61 %
- Invité 214 %
- Invité 38 %
- Présentateur7 %
- Invité 44 %
- Invité 52 %
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France Info. Bienvenue à tous dans l'émission politique de France Info. Une de mes rensembles, effectivement, comme tous les jours, avec Jean-Michel Apathy. Bonjour. Bonjour Fabienne. Avec Gilles Bernstein et Guy Birenbaum. Et notre invité ce matin est directeur de campagne de Marine Le Pen, sénateur maire de Fréjus. Bonjour David Rachlin. Bonjour.
Marine Le Pen était en meeting hier à Bordeaux. Elle a fait huer BFM TV. On écoute Marine Le Pen. Les médias se déchaînent pour tenter de nous atteindre de leurs flèches venimeuses. Et vous connaissez leur méthode dès la fin de la diffusion de ce meeting d'ailleurs. Certaines chaînes BFM TV sûrement le feront commenter d'éditorialistes dont ils savent très bien qu'ils sont des militants de longue date contre nous. Quel est votre objectif quand vous faites cela, David Rachlin ? De dire la vérité. Ce qu'elle a dit là s'est produit. Et en effet, après la rediffusion du meeting de Marine sur BFM, il y avait un plateau avec des éditorialistes hostiles.
Monsieur Roger Petit, qui est particulièrement vénimeux à notre rencontre, c'est vrai que ce n'est pas le traitement qui est réservé à d'autres candidats. Donc on s'en étonne. Pas toujours, pas toujours, Monsieur Apathy. François Fillon dit la même chose. Oui, non mais d'accord. Mais l'intégralité de ceux qui sont sur le plateau ne sont pas en sa défaveur. Ici, c'est souvent le cas. Et elle a simplement fait part de cet état de fait. Vous pensez que sans ce traitement des médias, vous auriez beaucoup plus de voix, beaucoup plus d'audience, que votre campagne rencontrerait un succès plus grand que celui qu'elle rencontre ? Ce n'est pas le problème. Le problème, c'est l'équité.
Le problème, c'est qu'il doit y avoir un traitement qui soit équitable entre les uns et les autres. Et nous constatons que ça n'est pas toujours le cas. Et d'ailleurs, il y a un classement qui est fait par Reporters sans frontières régulièrement et qui fait passer la France de la 37e à la 45e place dans le domaine de la liberté de la presse. C'est un climat général, monsieur. C'est un climat général. Je pense que ça joue aussi. Vous avez le moyen de mesurer la façon dont ça joue ? Que de voir cette concentration dans quelques mains de nombreux médias, je ne suis pas certain que ça aide à l'égalité de traitement entre les uns et les autres.
Vous n'allez pas me faire croire que vous pensez que le Front National et Marine Le Pen sont traités équitablement dans les médias. Mais vous vous trompez. Il n'y a que vous qui ne le voyez pas. Il y a 20 ans, Jean-Marie Le Pen disait que les médias étaient hostiles au Front National. Oui, c'est souvent le cas, M. Apathy. Et le traitement des médias quant au Front National n'est pas celui qui était en vigueur il y a 20 ans. Non, non, bien sûr. Je crois que vous devriez en prendre conscience. Il n'en reste pas moi. Après, on peut supprimer les commentaires sur le Front National si c'est ce que vous suggérez. Ce n'est pas du tout l'objectif, M. Apathy. Je ne sais pas.
Je me demande quels objectifs vous poursuivez. Le fond de ma pensée c'est que vous êtes un grand parti, un quart de l'électorat d'après les sondages, premier parti de France à certaines élections et vous vous comportez quelquefois comme un petit parti. Mais pas du tout. Regardez ce qui s'est passé avec France Télévisions M. Apathy. Regardez ce qui s'est passé avec France Télévisions. Avant d'en venir à France Télévisions, faire siffler des gens dans des meetings, faire siffler un effet de mince, c'est quand même c'est loin de la France apaisée. Les gens ont sifflé parce qu'ils considéraient que le traitement qui nous était réservé était souvent injustifié.
Regardez ce qui s'est passé sur France Télévisions, M. Apathy.
Et ça vous rapporte des voix, M. Apathy. Regardez ce qui s'est passé
sur France Télévisions. Nous sommes à quelques semaines de l'élection présidentielle déterminante pour l'avenir du pays. Trois reportages ont été réalisés. Mais M. Apathy, il y a une troisième. Trois reportages à charge. Laissez-moi juste terminer. Trois reportages à charge très récemment. Ça n'a jamais été le cas pour les autres candidats. Alors je vous répondrai que pour Nicolas Sarkozy quelques jours avant les primaires... Mais moi je vous parle de cette élection-là, monsieur. Mais moi je vous parle de ce que France Télévisions a diffusé. Un reportage, un envoyé spécial sur Nicolas Sarkozy à propos de l'affaire Big Malion. Il en était bien content d'ailleurs. Voilà.
Un envoyé spécial sur François Fillon où sa femme disait qu'elle n'a jamais fait de politique. Par ailleurs, Marine Le Pen est plutôt en avance sur le temps de parole en maman sur France Télévisions. C'est vous qui le dites. Moi ce que je constate c'est qu'il y a eu trois reportages à charge. C'est Gilles Manchstein qui le dit mais c'est la vérité. D'accord. Très bien. J'en prends acte. Trois reportages à charge. Et moi je constate que dans les dernières semaines ça n'a été le cas pour aucun autre candidat. Est-ce qu'il y a eu que Mme Ernotte est la directrice de ce grand ensemble, la présidente de ce grand ensemble et qu'on connaît ses engagements politiques ?
Moi je ne les connais pas par exemple. En tout cas, permettez-nous de nous interroger. Ah, c'est autre chose. Donc là déjà vous ne connaissez plus les engagements, vous vous interrogez. C'est pas pareil. Vous vous êtes interrogé aussi David Rachin, vous êtes directeur de campagne, d'une grande campagne de cette élection. Je tiens quand même à le souligner. Donc il y a un esprit de responsabilité évidemment chez vous. Vous avez suggéré que les journalistes du monde payaient leurs informations, vous l'avez dit vendredi. Alors sur BFM TV d'ailleurs, vous étiez invité cette chaîne Oni que vous faites siffler. Qu'est-ce que... C'était juste une question ? Vous avez des informations ?
C'était là aussi une interrogation importante que nous avons... Mais fondée sur quoi ? Fondée sur la violation... Que les journalistes payent leurs informations. Sur la violation du secret de l'instruction qu'il vient... D'accord. Qu'il paye les informations. Qu'il vient industriel. Et je me demande comment il est possible que ce soit si régulier. Je me demande comment il est possible que... Vous ne connaissez pas la loi sur le secret de l'instruction ? Je me demande comment il est possible que le journal qui est détenu par M. Berger qui est l'un des soutiens de M. Macron fasse à ce point campagne en faveur de M. Macron et contre la candidate des patriotes et marines.
Qu'est-ce qui vous permet de dire que des journalistes payent des informations ? Est-ce que vous avez des informations ? Je m'étonne de voir un certain nombre de mails, un certain nombre de documents être immédiatement transférés sur la boîte mail du monde. C'est très surprenant. Est-ce qu'il y a un système derrière ? Est-ce qu'il y a de la corruption derrière ? C'est une question qu'on peut poser. Mais vous en avez... Mais c'est à vous d'en quitter là-dessus. Vous la posez au hasard comme ça ? Mesdames et messieurs Ça ne vous pose pas un problème ? Vous trouvez ça normal ? Non, ce qui pose un problème, je peux vous en faire avec quatre livres. Ça fait 30 ans que ça existe.
Mais c'est un problème. Mais 30 ans, on n'en déduit pas qui jouent à l'issue pays. Attendez, attendez, l'un après l'autre. Ce qui est intéressant, c'est qu'au départ, vous ne parlez pas des informations, c'est-à-dire que vous détournez la conversation. Le sujet, ce ne sont plus les mails de M. Valrande Saint-Just qui disent... Ah, mais si vous voulez qu'on en parle... Non, mais ce qui est intéressant, c'est cette tactique fameuse qu'on connaît depuis très longtemps dans la politique française où on provoque une autre affaire pour ne pas parler de l'affaire dont il est question. C'est vieux comme la politique. Nous avons répondu de manière extrêmement claire sur ce sujet.
Ce n'était pas si clair que ça. C'est extrêmement clair. La réalité, encore une fois, c'est qu'on a un journal là qui est en campagne, un certain nombre de journalistes qui sont des militants qui sont des militants de manière claire. Je veux dire, ça ne trompe personne. D'ailleurs, mais personne n'est du, monsieur, n'imaginez pas que les gens imaginent que le monde est un journal objectif. Personne n'y croit. Je me demande dans quelles circonstances ces informations, ces documents, ces mails transitent de la police, de la justice au monde de M. Berger, soutien de M. Macron.
Sur la fameuse chanonie dont on ne prononce pas le nom, vous aviez dit que vous portiez plainte contre le monde. Vous l'avez fait ou pas ?
C'est en cours, en tout cas.
On vérifiera.
On verra. Oui, oui. C'est en cours. C'est en cours. C'est comme les canons qui mettent un certain temps à refroidir. Non, le fût du canon. C'est en cours.
On parlera tactique militaire plus tard. Il est 8h40 dans une minute avec Victor Maté.
Un ancien ultra-nationaliste devenu pro-européen à la tête de la Serbie, le Premier ministre Aleksandar Vucic, élu président du pays, 55% des voix dès le premier tour. Le poste de président est en théorie purement honorifique en Serbie. Journée morte en Guyane, les magasins vont rester fermés après l'échec des négociations. Les collectifs réclament désormais une dette de 2,5 milliards d'euros. La ministre des Outre-mer, Erika Barrej, est en route vers Paris. Dans le sud-ouest de la Colombie, les secouristes poursuivent leur recherche d'éventuels survivants. La gigantesque coulée de boue de samedi dans la ville de Mocoa a fait plus de 250 morts d'après un nouveau bilan.
Des petits smileys plus ou moins satisfaits et des cartes interactives. Le site Alim Confiance permet désormais de voir en un clic les contrôles sanitaires réalisés dans les restaurants, les cantines ou encore dans les abattoirs français. Et puis, un petit avion de tourisme contraint de se poser en urgence sur une autoroute. C'était hier entre Perpignan et Barcelone, rapporte France Bleu Roussillon. Il n'y a eu aucun blessé.
France Info Vous avez un thème
de campagne essentielle qui est la sortie de l'euro. Or, les Français, on va le voir sur ce sondage de l'IFOP pour le Figaro du 24 mars, demeurent très hostiles à 72% à la sortie de l'euro. Est-ce que vous n'êtes pas en train d'échouer à convaincre les électeurs sur ce point-là qui, encore une fois, est le point central de votre campagne ? Mais non, il n'y a pas eu de débat sur le sujet. Par conséquent, l'euro est vu aujourd'hui par un certain nombre d'observateurs et par une grande partie de la classe politique comme étant une vache sacrée en quelque sorte à laquelle on n'a pas le droit de toucher alors qu'en réalité, il y a de nombreux économistes qui, eux, discutent de ces sujets.
Ils sont rarement invités des médias d'ailleurs. Je vois peu... Non mais je ne vous excuse pas vous mais je vois peu... Je vois peu, monsieur... Vous trouvez qu'on ne parle pas d'euro dans cette campagne ? Je vois peu, monsieur... Ah si, en main. Pour dire qu'il ne faut surtout pas... Pour faire peur aux gens, pour expliquer que ceux qui contestent l'euro sont des inconscients mais pas pour avoir un débat loyal sur le sujet. Est-ce que vous avez vu monsieur Sapir récemment dans les médias ? Est-ce que vous avez vu les gens qui ne sont pas les partisans de l'euro ? Peu importe. Il y en a en réalité dans les médias assez peu alors que...
Mais qu'un thème ne fonctionne pas sur la faute des médias. Alors que dans les faits, il y a de nombreux économistes qui se posent un certain nombre de questions et nous faisons partie de ceux qui souhaitons en effet mettre le débat sur la table parce qu'on le voit bien, nous avons une modèque qui n'est pas adaptée à notre économie et il nous faut rétablir notre compétitivité. Nous avons une balance commerciale qui est en déficit de 50 milliards d'euros et il nous faut mener beaucoup d'autres réformes. D'ailleurs, il nous faut permettre dans notre pays le patriotisme économique, il nous faut permettre dans notre pays le protectionnisme intelligent, il faut relancer la machine.
Pour ça, nous avons un certain nombre de mesures, bien sûr. La question, David Rachlin, une campagne, c'est un moment de pédagogie, nous sommes à moins de trois semaines du premier tour, est-ce que vous êtes en train d'échouer sur ce plan-là, c'est-à-dire convaincre une majorité de Français que la sortie de l'euro est une bonne chose ? Non, non, c'est ça la question. Moi, je ne le crois pas, M.
Apathy, je vous réponds de manière extrêmement claire, la campagne n'est pas terminée, nous continuons à avancer nos arguments, nous continuons à démontrer l'échec de cette monnaie, l'aggravation de la situation du chômage dans notre pays, l'aggravation de la situation pour nombre de nos compatriotes qui ont des bas salaires pour nos retraités.
Nous voyons bien que c'est le modèle économique de manière générale, d'ailleurs, qu'il faut changer, c'est cette concurrence déloyale qu'il faut faire cesser, cette concurrence internationale déloyale qu'il faut faire cesser, il faut retrouver de la compétitivité avec notre indépendance monétaire, bien sûr, et de manière générale, il faut que notre pays puisse bénéficier de sa souveraineté dans tous les domaines, dans le domaine budgétaire, monétaire, territorial, pour contrôler ce qui rentre sur notre territoire si nous souhaitons voir rentrer un certain nombre de gens, c'est remettre, et j'en termine, remettre la nation au cœur et le peuple au cœur de notre projet.
Et vous pensez que la pédagogie sur ce point avance ? Oui, bien sûr, bien sûr. Mais vous dites cependant que si Marine Le Pen est élue à l'Elysée, ça ne suffira pas pour quitter le franc sans en repasser par un référendum. L'euro. L'euro, pardon. Sans en repasser par un référendum, six mois plus tard. On a du mal à comprendre pourquoi si... Mais pourquoi ? Parce que nous, nous sommes les partisans, nous sommes partisans de rendre la parole au peuple, M. Apathy. Je sais qu'on est habitués un petit peu... Non, non, c'est pas ça. Je sais qu'on est habitués en France à s'essuyer les pieds sur les référendums. Vous ne soyez pas caricatural. Non, non, non. Souvenez-vous...
Je ne suis pas caricatural, M. Apathy. Souvenez-vous en 2005. Vous n'écoutez pas la question. Vous n'écoutez pas la question. Si, si, j'ai écouté la question et je suis en train d'ailleurs de vous y répondre. En 2005, il y a eu un référendum sur la Constitution européenne. Les Français l'ont refusé. Les Français l'ont catégoriquement refusé et quelques mois après, quelques mois après, le gouvernement l'a fait passer en douce. Le traité de Lisbonne, vous connaissez ça par cœur. Nous, ce que nous souhaitons... Depuis le temps que vous le répétez, par cœur. Oui, mais parce que c'est une réalité. Mais ce n'est pas ma question.
Et ce que nous souhaitons, nous, c'est permettre, en effet, aux Français de se déterminer sur ces sujets. Mais laissez-moi reformuler parce que moi non plus, j'ai pas bien compris. Après donc les négociations qui auront lieu et nous allons évidemment essayer de faire évoluer l'Union européenne. Nous n'y croyons pas trop récupérer nos souverainetés, nos souverainetés économiques, monétaires, territoriales, je le disais. De toute façon, en effet, ces décisions seront sanctionnées par un référendum pour savoir si ou non nous devons... Pardon d'y revenir, mais je vais reformuler... Mais si l'Union européenne a évolué positivement, pourquoi pas rester d'ailleurs ?
Je vais reformuler parce que moi non plus, j'ai pas très bien compris. Si vous êtes élu sur un programme à l'intérieur de ce programme disant qu'il faut sortir de l'euro et de l'Union, à quoi bon faire un référendum derrière puisque vous aurez été élu sur ce programme ?
Je viens de vous l'expliquer parce que nous allons négocier avec l'Union européenne si elle évolue positivement, si elle rend sa souveraineté au peuple français, si elle lui permet de contrôler ses frontières, si elle nous permet... Si elle nous permet... Non mais au moins de nous rendre notre souveraineté, si elle nous permet de sortir de Schengen, de contrôler l'immigration, de faire du patriotisme économique, de faire du protectionnisme intelligent... Si elle permet... Dans ce nouvel ensemble... Ça veut dire que si vous pouvez faire Schengen mais pas le franc, vous restez dans l'Europe ? Non, c'est intéressant ce que vous dites. Attendez, je termine.
Dans ce nouvel ensemble qui sera une Europe des nations libres et souveraines, peut-être que nous pourrons rester à l'intérieur. Et si tel n'était pas le cas, alors oui, il faudra sortir clairement de l'Union européenne. Parce que je veux quand même vous dire une chose extrêmement importante. Ceux qui vous disent aujourd'hui qu'ils feront du patriotisme économique, qu'ils lutteront contre le terrorisme de manière conséquente, qu'ils limiteront l'immigration, ceux qui vous disent... Vous parlez moins souvent de l'euro que vous ne pourriez le faire.
Ceux qui vous disent qu'ils le feront dans le cadre de l'Union européenne mentent aux Français parce que l'Union européenne nous interdit tout cela aujourd'hui. Que pensez-vous des propositions faites aux Guyanais cette nuit et la nuit dernière environ un milliard d'euros qu'ils refusent pour l'instant ? La réalité, c'est qu'ils se trouvent en Guyane un certain nombre de problèmes qui sont des problèmes structurels. Et nous, nous souhaitons d'ailleurs pour l'avenir un grand ministère d'État de la mer et de l'outre-mer pour répondre à ces territoires qui ont été abandonnés depuis des années.
Il y a un certain nombre de propositions qui ne sont pas toutes inintéressantes dans le domaine de la santé, des services publics, mais il y a aussi et surtout des choses dont on ne parle pas. Comme par exemple la grande problématique qui est celle de l'immigration sur place avec l'acquisition automatique de la nationalité grâce aux droits du sol que nous proposons de remettre en cause. Et cela, c'est une véritable difficulté parce que cela a une incidence dramatique sur les problématiques de sécurité sur place qui ne sont absolument pas abordées par le gouvernement. Est-ce qu'il y a nos Guyanais ce serait tabou pour vous ? Mais ce n'est pas le sujet.
Les Guyanais sont évidemment des Français. Ils sont là dans le cadre de la République et moi je ne... On ne peut pas accepter de les voir être abandonnés comme cela par le gouvernement. Vous me direz ils ne sont pas les seuls. C'est l'intégralité de l'outre-mer qui a été abandonnée par le gouvernement. Est-ce qu'on peut gérer efficacement ? Et les voir réagir comme ça quelques jours avant l'élection présidentielle ne m'apparaît comme étant pas très sérieux. Est-ce qu'on peut gérer efficacement des territoires de la ville en Chine ? Un certain nombre de mesures structurelles. J'arrive tout de suite. Je termine de vous répondre.
Il faut un certain nombre de mesures structurelles et pour ça il faut un signal fort et ce signal fort ça doit être ce ministère d'Etat de la mer et de l'outre-mer. Jean-Michel. Alors rapidement parce que là sinon on va être... Est-ce qu'on peut gérer efficacement ? Est-ce que c'est une question qu'on peut poser des territoires très lointains aujourd'hui ? Est-ce que finalement ce n'est pas un peu cet impasse-là que montre la situation guillanaise ? Non, moi je ne le crois pas.
Je pense qu'on peut être extrêmement attentif à ce qui se passe là-bas en y allant évidemment régulièrement mais surtout avec ce dispositif qui doit être un dispositif majeur au bénéfice de notre outre-mer au bénéfice de ces territoires et qui sont certainement qui sont certes lointains avec un ministère d'Etat en effet. Ce n'est pas gadget. Ça doit montrer l'intérêt de la République pour ces territoires y compris les plus lointains. C'est des vieilles réponses de la politique. C'est au contraire une réponse du lundi matin qui est très récente. On est lundi, je confirme.
On est bien lundi matin, il est bien 8h50 et voici Victor Maté pour une ministre.
On est d'accord là-dessus. 254 morts dont 43 enfants. En Colombie, le bilan de la coulée de boue qui a dévasté samedi Mocoa dans le sud-ouest du pays s'est alourdi. La guérilla des FARC propose désormais son aide au gouvernement pour reconstruire cette ville. Réunion ministérielle à Matignon sur la Guyane. Ce sera cet après-midi. Malgré le déplacement des ministres de l'Intérieur et des Outre-mer ces derniers jours, les négociations ont échoué. Les collectifs demandent une aide de 2 milliards et demi d'euros. 6000 personnes hier placent de la République à Paris d'après la préfecture. Nouvelle mobilisation après la mort dimanche dernier d'un Chinois de 56 ans tué par la police.
Des incidents ont éclaté en fin de manifestation. Plus aucun SDF en France dans 10 ans contre 150 000 aujourd'hui. C'est possible. C'est en tout cas ce que dit la fondation Abbé Pierre qui présente son plan aujourd'hui. La Ligue 1 de football victoire de Nice contre Bordeaux 2-1. Les Niçois solidement installés à la 3ème place 16 points devant Lyon et puis Roger Federer décidément intouchable après l'Open d'Australie. Après Indian Wells le Suisse remporte le Masters 1000 de Miami en battant en finale Raphaël Nadal.
France Info L'émission politique de France Info c'est jusqu'à 9h avec David Racheline ce matin. Question c'est vous Gilles Bernstein.
La conclusion de Jean-Luc Mélenchon lors du débat sur TF1 nous a surpris je vous propose de l'écouter. Vous aussi. J'assume une mission celle que résume ce programme qui se trouve ici et que moi-même je résume en quelques mots rendre la France aux Français en la libérant de l'oligarchie alors vous étiez déjà à peu près d'accord sur les questions économiques maintenant vous êtes d'accord là-dessus aussi tout va bien non on n'est pas d'accord monsieur pas non plus d'ailleurs sur les questions économiques monsieur Mélenchon il propose une augmentation d'impôts majeurs quasiment 100 milliards la France aux Français qu'est-ce que vous en pensez ?
ça c'est un slogan moi je parle de son projet 100 milliards d'euros d'impôts supplémentaires sur son quinquennat le droit de vote des étrangers une immigration massive et incontrôlée qu'il assume d'ailleurs totalement il n'est d'ailleurs pas clair sur l'Union Européenne et il promet un certain nombre de choses que dans l'Union Européenne il ne pourra évidemment pas faire c'est un projet qui est j'allais dire même inquiétant de ce point de vue là ça mord sur votre électorat ?
il bénéficie il bénéficie incontestablement non pas sur notre électorat il bénéficie incontestablement de la grande faiblesse de monsieur Hamon ça le sert probablement mais je ne crois pas que ces propositions ne soient ni raisonnables ni sérieuses vous étiez sur le plateau de TF1 lors du débat oui tout à fait quand vous l'avez entendu dire ça vous vous êtes dit quoi ? oui écoutez chacun peut sortir les slogans qu'il souhaite mais la réalité ça a toujours été dans l'histoire du sénateur socialiste Mélenchon la soumission totale à l'Union Européenne vous vous êtes dit quoi ? vous avez été surpris qu'il l'utilise votre choix ou pas ?
c'est d'ailleurs encore dans son projet aujourd'hui est-ce que vous avez été surpris qu'il l'utilise non mais il y a toujours une part chez ces gens là du système d'opportunisme au moment des élections vous y êtes aussi dans le système monsieur Rachlin il va falloir vous y faire je ne pense pas monsieur le sénateur Rachlin je ne pense pas cher monsieur parce que ce qui est important c'est les idées que l'on défend dans l'institution dans laquelle on siège et moi je défends des idées qui me semble-t-il sont véritablement alternatives et nous défendons un projet qui est véritablement alternatif quand tous ceux qui sont candidats aujourd'hui d'ailleurs ils discutent ensemble vous avez vu monsieur Valls tendre la main à monsieur à monsieur Fillon qui d'ailleurs l'a accepté monsieur Valls a appelé à voter monsieur Macron monsieur Macron rencontré monsieur Estrosi c'est ça le système ce sont des gens qui sont ensemble les uns appelleront à voter pour les autres lorsqu'ils seront absents du second tour vous voyez c'est précisément cela le système la caractéristique du système c'est que tout le monde le dénonce et que personne n'en fait partie les seuls qui en font partie je pense de l'avis général c'est nous nous sommes les victimes consentantes dans ce discours si vous le dites monsieur Apathy non c'est vous qui le dites le nombre de gens je vous parlais des responsables politiques le nombre de responsables politiques David Racine qui défilent à ce micro et qui mettent en cause le système est considérable donc on en déduit qu'il n'y a personne dans le système mais je vous propose autre chose c'est d'écouter Marine Le Pen qui était devant l'électrice de Femmes Actuelles et qui a parlé de Marion Maréchal Le Pen qui peut-être elle aussi il faut qu'elle fasse attention fait partie selon sa tente du système on écoute Marine Le Pen quant à la place de ma nièce la place de ma nièce elle est députée voilà je lui dois rien enfin je lui dois rien à personne d'ailleurs elle est jeune elle est assez raide c'est vrai le simple fait qu'elle soit ma nièce de toute façon poserait un problème l'amour familial c'est quelque chose comment ?
je dis l'amour familial c'est fort c'est pas le sujet c'est un peu rude quand même vous n'en savez rien du tout des relations privées entre les unes et les autres en l'occurrence je crois qu'elle a pas trop aimé vous qui passez votre temps monsieur Rachid à mettre en avant les relations privées entre X et Y pour dire que c'est des copains là pour le coup ces relations là n'existent plus de ce point de vue là tout est pas bien qu'est-ce qu'elle dit Marine ?
elle dit qu'il y a un certain nombre d'évolutions qu'il y a un certain nombre d'évolutions attendues par l'opinion publique et que l'opinion ne souhaite pas spécialement que l'on travaille dans le cadre d'un gouvernement en famille elle a pris acte de cela et dans le parti c'est autorisé monsieur Alliot avec madame Le Pen vous voulez vous déniez le droit monsieur Alliot vous savez il est élu il a beaucoup d'électeurs qui lui ont fait confiance dans sa région du sud-ouest il est très apprécié il fait des scores spectaculaires aux élections régionales et il est parfaitement légitime est-ce qu'elle est raide Marion Maréchal Le Pen ?
écoutez je pense que les jeunes de manière générale ont une attente telle en maréchal Le Pen une attente telle mais moi je me comprends à l'intérieur parce que je suis jeune aussi et il y a une attente telle vous êtes jeune vous pouvez me laisser terminer ma phrase ou c'est pas possible il y a une attente telle de la part de la jeunesse de ce pays vis-à-vis des responsables politiques qu'effectivement il y a un enthousiasme elle a beaucoup parlé d'ailleurs de la jeunesse hier Marine dans le cadre de son discours vous en parlez peu mais il y a d'un certain nombre de propositions l'augmentation de 25% des APL pour que nos jeunes puissent se loger la suppression de la loi El Khomri le dispositif de première embauche qui doit permettre de supprimer les charges pour les entreprises qui embauchent des jeunes de moins de 21 ans ça ce sont des dispositifs qui sont à mon avis attendus par la jeunesse c'est une réponse intéressante
à la question de Gilles Bernstein qui vous demandait si Marion Maréchal Le Pen était raide
je vous ai répondu je vous ai dit que les jeunes avaient une grande attente de la part des responsables donc c'est votre réponse est-ce que vous attendez un soutien de Philippe de Villiers dans votre campagne ?
nous l'espérons plutôt d'ailleurs il a eu il a fait un certain nombre de déclarations dont il faut bien dire qu'elles étaient plutôt bienveillantes à l'égard de Marine c'est un homme qui est un patriote son parcours de vie et politique l'a démontré il fait partie des gens qui sont oui évidemment intéressants et dont les idées sont proches des nôtres je le crois il n'est pas dans le système non non en tout cas il en est sorti il y a bien longtemps l'organigramme de votre campagne vous avez peut-être le directeur il n'est pas public c'est-à-dire ?
il n'y a pas de nom il n'y a pas de fond si si si il est parfaitement public d'ailleurs vous avez son directeur en face de vous vous avez un conseil stratégique c'est ça l'organigramme de la campagne un conseil stratégique moi je vous parle de politique pas de la cuisine et qui fait les documents de campagne moi je vous parle du conseil stratégique qui est l'organe délibérant et qui met en avant les différents thèmes que nous choisissons qui débat sur le fond des choses sur la stratégie de la campagne et ça je crois que c'est beaucoup plus intéressant que de savoir les histoires de boutique c'est vous qui déterminez ce qui est intéressant dans les questions ?
je vous réponds comme je le souhaite M. Apathy Damien Philippot le frère de Florian Philippot travaille pour votre campagne ? oui bien sûr il travaille à nos côtés et il apporte des choses très intéressantes merci David Rochelle d'avoir accepté l'invitation de France Info merci à vous
merci à tous et on se retrouve demain merci à tous