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interviewLe Média (sur YouTube)· 29 avril 2025 14 min

« JE SUIS PLUS FACHO QUE RETAILLEAU » : CANDIDAT POUR 2027, DARMANIN NE SAIT PLUS QUOI INVENTER

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Et un nouveau candidat à la course à l'Élysée en 2027. Il s'agit de Gérald d'Armanin qui ne cache plus ses ambitions présidentielles. Il en a envie et travaille à un projet.

C'est du moins ce qu'il a déclaré à la presse ce vendredi. Bon, alors l'info est un peu passé inaperçue avec l'actualité danse de ces derniers jours, mais elle a le mérite qu'on s'y arrête. S'il est trop tôt pour savoir qui prendra officiellement le départ de la course à la présidence en 2027, on a déjà une petite idée de qui va se battre pour choper un dossard.

Et à droite, on se bouscule déjà. Petite revue des troupes en plein échauffement. Le premier à avoir dégainé, c'est Xavier Bertrand, le président de la région des Haut-Fance.

En février 2024, il a annoncé sa candidature à Westfrance, fort de sa 4e place à la dernière primaire de la droite. Et depuis, bah tout le monde l'a oublié et c'est sûrement pas pour rien. Au suivant, un peu plus solide sur ses appuis et bien plus crédible comme candidat de la droite, Édouard Philippe, l'ancien premier ministre et maire du Havre, lui aussi a dégainé assez tôt.

Ne faisant pas grand mystère sur ses ambitions présidentielles, il a fait acte de candidature publiquement en septembre dernier. Depuis, il est en précampagne, il cultive sa singularité et prend ostensiblement ses distances avec le président de la République. Plus récemment, on a aussi eu le droit aux ambitions présidentielles de David Linard, le maire LR de Cann qui se rêve jouant les premiers rôles et compte bien se positionner pour une potentielle primaire, rien que ça.

Et le mois dernier, c'est évidemment Laurent Voquier qui s'est déclaré toujours prêt à sacrifier pour sauver le monde. Il l' ambitionne d'accéder aux plus hautes fonctions pour reconstruire le pays. Et nous pouvons désormais compléter la liste des candidats déclarés avec le ministre de la justice en place, Gérald D'Armanin.

À côté de cela, il y a ceux qui s'échauffent encore un peu en coulisse, plus ou moins discrètement, estimant que le bon moment n'est pas encore arrivé pour se déclarer officiellement. De ce côté-là, il y a des poids lourds. On peut entre autres évoquer Gabriel Atal, Bruno Rotaillot ou un potentiel Dominique de Villepin qui connaît un regain de popularité assez exceptionnelle. notamment depuis ses prises de position sur l'international et Gaza.

Et pourquoi pas François Bairou, il serait surprenant que le triple candidat à la présidentiel, grisé par sa récente nomination à Matignon, ne retente pas sa chance pour poser ses cartons à l'Élysée. Si Gérald d'Armanin milite pour la tenue d'une primaire du socle commun, comprenez une primaire qui regroupe les macronistes Horizon, le modèem et la droite LR. Pour l'instant, cette hypothèse n'est pas à l'ordre du jour.

En attendant d'y voir plus clair, pas question de brasser de l'air surtout pour les candidats les plus emblématiques. D'Armanin le sait, l'urgence est de se démarquer de son double maléfique Bruno Retaillot. Si le ministre de l'intérieur est encore occupé pour les 3 semaines à venir avec sa campagne pour décrocher la présidence de LR, cette conquête n'est qu'une étape dans sa stratégie plus globale pour mettre la main sur l'Élysée.

Depuis son arrivée au gouvernement, l'exchef de fil des sénateurs LR enchaîne déplacement et prise de parole médiatique martelant un discours de fermeté qui ne fait pas toujours l'unanimité au sein du camp présidentiel. Il est partout, il prend la parole sur tout et ne cesse de tirer la barre à droite. Du bras de fer avec l'Algérie aux déclarations choc sur le voile en passant par ses multiples prises de position sur l'immigration, Bruno Rotaillot s'impose dans l'espace médiatique comme personne.

Une stratégie qui semble d'ailleurs porter ses fruits. En l'espace de quelques mois, le conservateur a grimpé de la 23e à la 9e place dans le baromètre IfOP des personnalités politiques les plus appréciées. À côté, son prédécesseur à Bovau, Gérald d'Armanin, fait presque pigure.

Avec sa déclaration de candidature, il tente de reprendre la main. Il en a d'ailleurs profité pour essayer de se différencier de son collègue, notamment sur la question algérienne. Questionné sur le possible rapatriement de djihadistes français détenus en Irak, le ministre de la justice a répondu par la positive.

Les nationaux doivent terminer leur peine de prison en France, t'expliqué Darmanin. Avant d'ajouter, j'estime qu'on ne peut pas demander à l'Algérie, au Maroc ou aux États-Unis de reprendre leurs nationaux touchés par une OQTF et refuser de faire revenir les Français détenus à l'étranger. Difficile de ne pas y voir une référence au combat de Retaillot avec les autorités algériennes.

Si Darmanin a longtemps soutenu son collègue de l'intérieur, on pourrait croire qu'il essaie de se démarquer un peu. Avec sa déclaration sur les djihadistes, Darmanin se place comme celui qui prend de la hauteur. La droite dure mais pragmatique.

De fait, il existe une contradiction avec Retailloto. Ce dernier fustige sans cesse le manque de coopération d'Alger alors même que la France agit de la même façon en refusant de récupérer ses ressortissants accusés de djihadisme au Moyen-Orient. En 2022, la Cour européenne des droits de l'homme a épinglé la France pour sa gestion du rapatriement des femmes partir en Syrie pour rejoindre Daesh.

Elle estime que refuser à ses propres citoyens le retour en France, c'est une violation de leurs droits. Alors ça a pas eu d'effets significatifs, pas plus que les propos d'Armanain à la presse. D'ailleurs, du côté du ministère de la justice, on a rectifié rapidement le tir.

Contrairement à ce qu'avait laissé entendre Gérald Armanin, il n'est pas question pour l'instant de rapatrier des djihadistes détenus en Irak. La preuve que ses propos ne servaient que sa stratégie de communication. Face à un retaillot en plein hystérie communicationnelle et à une actualité particulièrement dense, Gérald Armanin n'a pas réussi à s'imposer.

Il a donc remis une pièce dans la machine en allant sur le plateau de TF1 lundi. Et là, il ne s'est pas loupé. Il a misé sur un sujet qui marche à tous les coups chez les droitards.

Serrer la vis dans les prisons. Un peu à la manière de Vquier son idée de renvoyer les personnes sous Oqutf au Bagne à Saint-Pierre et Miclon. DAmanin recycle un vieux principe bien populiste pour le remettre au goût du jour.

On l'écoute. Vous dites que vous voulez améliorer la sécurité dans les prisons. Avec quel moyen avec quel argent ?

D'abord, je remercie le président et le Premier ministre parce que ministère de la justice n'est pas touché par les annulations de crédit. Donc on va pouvoir continuer à construire, à équiper. Mais on part de très bas.

Exactement. On part de très bas mais on met beaucoup de moyens supplémentaires. On va construire des prisons plus vite, plus rapidement.

On va équiper les agents pénitentiaires et puis chacun doit y participer. Jusqu'à 2003, les détenus participaient au frais d'incarcération. Comme il y a un forfait hospitalier, il y avait un forfait de présence dans la prison.

Je vais rétablir, c'est ce que j'annonce dans la lettre ce soir que j'ai mis sur les réseaux sociaux et que je crois vous avez, je vais rétablir ces frais d'incarcération. Aujourd'hui, ça coûte 100 millions d'euros par jour le fonctionnement de nos prisons, quasiment 4 milliards d'euros par an. Les détenus doivent contribuer au frais d'incarcération.

Donc ils vont payer pour être détenus. Combien vont-ils payer ? Ils vont tous payer la même chose.

C'est par jour, par mois de détention. On va en discuter. D'abord, il faut continuer le travail en prison.

Il y a pas de raison que les détenus ne travaillent pas en prison. Une partie d'entre le font. Et puis ils doivent payer ce qu'ils doivent aux victimes, évidemment.

Et puis je pense que la participation, il s'agit pas de faire payer les 4 milliards aux détenus bien évidemment, mais une participation au frait au service public de la justice 4 milliards d'euros sur l'impôt des français me paraît une bonne mesure. Son idée lumineuse est donc de faire contribuer les détenus à leur frais de détention. une sorte de taxe de séjour un peu comme au camping.

L'histoire ne dit pas si une exonération est prévue en cas de surpopulation carcérale, d'insalubrité ou de non respect des droits humains fondamentaux comme il est si souvent le cas au sein des établissements pénitentiaires français. La France a d'ailleurs été plusieurs fois condamnée pour ça. Comme Darmanin l'a lui-même rappelé jusqu'en 2003, certains détenus devaient s'acquitter de frais d'incarcération.

C'est vrai, mais cela ne concernait que ceux qui exerçaient une activité en prison à qui l'ont prélevé alors quelques dizaines d'euros par mois. À ce stade, le ministre se contente d'un effet d'annonce sans trop expliciter les contours réels de sa proposition. Elle n'a d'ailleurs pas manqué de faire réagir et comme vquier plutôt à son désavantage.

La proposition a fait bondir la contrôleure générale des lieux de privation de liberté, Dominique Simon. Quand vous visitez un endroit qui est occupé à 250 % bourré de vermine, vous pensez que ça vaut une participation, a-t-elle questionné ? Au 1er mars, les prisons ont battu un nouveau record avec plus de 82000 détenus pour un total de 62539 places opérationnel, soit une densité globale de 131 % selon les chiffres du ministère de la justice.

Même réaction chez Éric Dupon Boretti, ancien ministre de la justice lui-même qui ne manque pas de mots pour qualifier la bêtise de la proposition. Érésie, course à la démagogie, initiative ubuesque, tout y passe. Pour lui, il faut d'abord aller au bout de la promesse présidentielle, faisant référence à la construction promise par Macron de 15000 nouvelles places de prison.

En l'état, pour l'ex-ministre, ce serait faire payer à des détenus l'indignité. L'observatoire international des prisons juge l'idée brutale et déconnectée des réalités sociales. Il soulligne que la prison participe à la paupérisation.

Les détenus doivent souvent payer pour des besoins de base comme louer une télé, un frigo ou téléphoner alors que seul 30 % d'entre eux ont un travail en détention payé entre 20 % et 45 % du SMIC. Les détenus doivent souvent payer pour des besoins de base en prison comme louer une télé, un frigo ou téléphoner alors que seul 30 % d'entre eux ont un travail en détention payé entre 20 et 45 % du SMIC et que les proches prennent aussi en charge une partie des frais liés à la détention. Pour autant, aujourd'hui, pas loin d'un quart de la population carcérale se trouve en situation d'indigence avec moins de 60 € à disposition chaque mois.

La prison. Géral Armana on fait régulièrement un tremplin médiatique. En février dernier, il avait sauté sur une info bidon lancée par un syndicat et reprise avec enthousiasme par l'extrême droite qui dénonçait une prétendue prison club med avec des massages pour la Saint-Valentin.

Ni une ni deux, le ministre de la justice avait dégainé une circulaire pour interdire toutes les activités ludiques en prison, sauf le sport, l'éducation et l'apprentissage du français. problème, il n'y avait jamais eu de massage, juste des étudiantes en esthétique venu bénévolement pour soutenir une démarche de réinsertion. Un storytelling qui tourne à vide mais qui fait du bruit et c'est déjà ça de prix pour une précampagne.

Dans cette séquence où chacun joue sa partition sécuritaire, Gérald Armanin tente de se démarquer de son encombrant collègue de l'intérieur en copiant sa stratégie de communication. Annonce choc, polémique recyclée, formule taillée pour les plateaux télé. Il cherche à sortir du lot mais s'enferme dans le mimétisme.

Derrière les effets de manche, peu de cap, peu de fond et une promesse en creux, une présidentielle 202 qui s'annonce moins comme un débat d'idée que comme un concours de virilité politique. Reste à savoir si les Français voudront d'un président qui confond agitation médiatique et vision d'avenir. On poursuit avec l'actualité du jour racontée et mise en image par Lydia MZ et on commence avec les élections législatives au Canada qui se sont jouées hier lundi 28 mars.

Un résultat qui semblait impossible en janvier. Donné largement perdant il y a quelques mois, le Parti libéral a gagné les élections législatives canadiennes ce lundi confortant macarné au poste de premier ministre. La voie semblait pourtant toute tracée pour permettre au conservateurs canadiens de revenir aux affaires après 10 ans de pouvoir de Justin Trudeau.

Mais le retour de Donald Trump à la Maison Blanche et son offensive inédite contre le Canada à coup de droits de douan et de menaces d'annexion ont changé la donne. McCarnet s'est publiquement opposé à Donald Trump à de nombreuses reprises et a réaffirmé son engagement contre le président américain dans son discours. Le président Trump tente de nous briser pour que les États-Unis puissent nous posséder. [Musique] Cela n'arrivera jamais.

Le système de commerce mondial ouvert ancré aux États-Unis sur lequel le Canada s'est appuyé depuis la Seconde Guerre mondiale et qui, bien qu'imparfait, a contribué à la prospérité de notre pays pendant des décennies, elle révolue. On poursuit avec la situation à Gaza. L'ONG à Amnestie Internationale publie son rapport annuel et ose le terme génocide. pour qualifier les exactions de l'armée israélienne.

L'ONG Amnestie Internationale affirme dans un rapport annuel diffusé mardi que le monde assiste sur ses écrans à un génocide en direct à Gaza depuis les attaques du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023. L'année 2024 restera dans les mémoires comme celle d'une occupation militaire israélienne plus zéontée et meurtrière que jamais écrit Agnès Calamar, secrétaire général de l'organisation. Les recherches d'amnestie internationale ont montré qu'Israël avait perpétré des actes interdits par la convention sur le génocide dans l'intention spécifique de détruire la population palestinienne de Gaza commettant ainsi un génocide. poursuit l'organisation qui pointe aussi du doigt l'inaction des différents gouvernements.

Les États ont regardé comme s'ils étaient impuissants. Israël tuit des milliers de Palestiniennes et de Palestiniens massacrant des familles entières sur plusieurs générations et détruisant des habitations, des moyens de subsistance, des hôpitaux et des établissements scolaires. Merci d'avoir regardé cette nouvelle édition du Recap.

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