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Audition parlementaireSénat (sur YouTube)· 25 juin 2025 115 minContradictoireFond programmatiqueDéfenseÉconomie & entreprisesNumériqueEurope & international

Dassault Aviation : audition d'Éric Trappier, PDG

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 27 %Défensif 13 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les avantages concurrentiels du Falcon 6X et du Falcon 10X face à Gulfstream et Bombardier ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Vos ventes aux États-Unis sont-elles affectées par la guerre commerciale de Trump ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Quels leviers urgents activer pour augmenter la production malgré les retards et tensions de recrutement ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Quelles difficultés identifiez-vous sur vos sites de production français ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Qu'attendez-vous des pouvoirs publics pour améliorer la compétitivité industrielle ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Le renforcement de votre présence en Inde est-il une inflexion durable de la production ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Éric TrappierFait
    « le rafal était évolutif et qu'évidemment on peut pas dire que le rafale tel qu'il était hier était le bon pour contrer les menaces d'aujourd'hui. On a évolué. On va encore évoluer dans le standard F5. »
  • 6:00Éric TrappierFait
    « la gouvernance du neurone a six pays qui est qui est supérieure à trois pays. Mais c'est la bonne puisqu'elle a donné la performance. »
  • 12:00Éric TrappierFait
    « on a réussi à développer une filière de ce type. Euh on a même failli avoir des F18 sur le porte-avion français, je rappelle tellement il y avait une volonté de de ne pas mettre l'effort sur la l'industrie française. »
  • 14:00Éric TrappierPromesse
    « nous avons l'ambition de pouvoir faire un assemblage final de Falcon 2000 en Inde. Pourquoi on fait ça ? C'est que si on arrive à faire ça et qu'on le et qu'on est capable de le démontrer, on pourra aussi faire un assemblage final de rafale. »
  • 16:00Éric TrappierFait
    « aujourd'hui le nombre de données qui arrive dans un poste de pilotage devient absolument euh incapable de gérer par un seul pilote. C'est de plus en plus. »
  • 18:00Éric TrappierFait
    « l'algorithme que l'on fait à toutes les étapes de décision, l'homme est dans la boucle. Il peut être au sol ou dans l'avion rafale par exemple. »
  • 20:00Éric TrappierChiffre
    « on a baissé extrêmement fortement euh les consommations entre à l'époque un un Falcon 900 et un aujourd'hui un Falcon 6X par exemple. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

collègues euh mes chers collègues, est-ce que voilà, est-ce que Vous pouvez prendre place s'il vous plaît. Notre audition va débuter et je vous remercie de d'ors et déjà de votre présence bien évidemment et voilà, je pense que on peut peut-être fermer les portes si vous le voulez bien et puis nous allons donc débuter notre audition. Charlotte, je vais pas vous embêter.

Merci. Merci beaucoup aux uns et aux autres. Monsieur le président Éric Trapier, madame la vice-présidente de la commission de la défense des affaires étrangères, ma chère Catherine Dumain, mes chers collègues, je suis particulièrement heureuse donc d'ouvrir cette réunion et bien évidemment la présidente Catherine Duma s'exprimera après mon intervention liminaire et nous sommes réunis ce matin pour cette audition commune des deux commissions : Commission de la défense des affaires étrangères et la commission des affaires économiques.

C'est une audition que nous avions convenue avec le président Cédric Perin car et qui je sais je le salue à distance mais Catherine il reviendra parce que je sais que il suit notre audition qui est diffusée en direct sur le site du Sénatin et bien évidemment en vidéo. que je salue le président Périn à distance et voilà quand on s'était entretenu tous les deux euh nous avions convenu euh de pouvoir organiser cette audition car la commission des affaires économiques qui est compétente en matière industrielle, en matière numérique et spatiale pensait qu'il était plus qu'intéressant dans le contexte international et géopolitique que nous connaissons d'examiner la situation de l'industrie de défense qui relève d'abord et avant tout bien évidemment ément de la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées dans son contexte beaucoup plus large. Dans cette perspective, nous avons le plaisir d'accueillir aujourd'hui monsieur Éric Trapier qui est le président directeur général du groupe d'Assut de DAO Aviation et également président de l'Union des Industries et métiers de la métallurgie UIMM.

Je vous remercie très chaleureusement d'être venu à notre rencontre afin de nous exposer les enjeux de votre industrie à un moment, je le disais, géopolitique que l'on pourrait qualifier de point de bascule. Le groupe d'assaut que vous dirigez, fondé en 1929 par Marcel d'Assaut incarne un siècle d'innovation aéronautique française. Il est aujourd'hui principalement constitué de d'assaut aviation spécialisé dans la conception, la vente et le soutien des avions militaires mais également d'affaires et des systèmes spatiaux ainsi que de d'assaut système initialement créés pour informatiser la conception d'avion mais aujourd'hui spécialisé dans la conception de logiciel professionnel dans tous les domaines.

Et nous avions d'ailleurs auditionné le 27 novembre dernier le président Bernard Charles. En 2024, le chiffre d'assaut, pardon, le chiffre d'affaires de d'assaut aviation est passé de 4,8 à 6,2 milliards d'euros par rapport à 2023. Cet écart de 33 % est notamment porté par l'augmentation des ventes de rafales.

En effet, votre carnet de commande composé de 79 Falcon et de 220 rafales pour un total de 43,2 milliards a atteint un niveau et un nouveau record. S'agissant de vos avions d'affaires Falcon, comment vous positionnez-vous face à vos deux gros concurrents, grands concurrents que sont Gulfstream et Bombardier ? Vos ventes aux États-Unis sont-elles d'ors et déjà affectées par la guerre commerciale lancée par l'administration Trump ?

Quel premier bilan faites-vous de la commercialisation du Falcon 6X et où en est le développement du Falcon 10X ? Quels seront ces avantages concurrentiels par rapport aux autres avions d'affaires déjà disponibles sur le marché ? Alors que l'industrie de la défense française, mais également l'industrie aéronautique civile sont soumises à une pression accrue pour augmenter leur capacité de production.

Quel levier vous semble-t-il les plus urgents à activer dans un contexte où persistent des retards dans vos chaînes d'approvisionnement et des tensions sur le recrutement ? Quelle difficulté identifiez-vous sur vos sites de production français ? Qu'attendez-vous aujourd'hui des pouvoirs publics pour améliorer la compétitivité du tissu industriel national notamment en matière de fiscalité, d'énergie, de commande publique ou de politique de formation.

Le renforcement de votre présence en Inde, tant que de Falcon, correspond-il à une inflexion durable dans la répartition géographique de la production chez d'Assu ? Monsieur le président, vous portez la volonté de créer un cloud souverain enrichi d'intelligence artificielle, physiquement localisé en France et hors de portée des législations extraterritoriales afin de rompre la dépendance aux géants américains. Arrivez-vous à être compétitif sur un marché sur lequel les gafames bénéficient d'économie d'échelle qui permettent de pratiquer des coûts très attractifs ?

Pour terminer, vous avez dévoilé la semaine dernière lors du salon du Bourger le projet Vortex, un véhicule spatial habitable destiné à opérer dans un environnement suorbital puis orbital capable de manœuvrer dans l'espace et de revenir sur Terre. À quel horizon estimez-vous possible la concrétisation de ce projet ? Avec quel partenaire entendez-vous le réaliser alors que l'espace apparaît plus que jamais comme un terrain de compétition scientifique, stratégique et économique entre les grandes puissances ?

Quelles conditions vous paraissent indispensables pour que la France et l'Europe puissent tirer leur épingle du jeu et conserver leur souveraineté dans ce domaine ? Voilà, monsieur le président, déjà de nombreuses questions que je souhaitais vous poser et évoquer en préliminaire de ce que va dire la présidente bien évidemment Catherine Duma à laquelle je vais laisser la parole sans plus tarder et puis ensuite on ouvrira le débat à l'ensemble des commissaires des deux commissions en prenant si vous le voulez bien les questions alternativement trois par trois afin que vous puissiez y répondre et encore un grand merci d'avoir accepté de répondre à cette invitation et à cette audition commune à nos deux commissions. Ma chère présidente Catherine Duma, je te laisse la parole.

Merci beaucoup madame la présidente, chère Dominique, monsieur le président, bonjour mes chers collègues des deux commissions. Permettez-moi de redire un mot pour le président de la commission des affaires étrangères de la défense et des forces armées, Cédric Périn, qui bon vous le savez regrette de ne pas être avec nous ce matin et qui bien sûr va suivre nos échanges et qui m'a demandé bien sûr de vous saluer. Alors que l'édition 2025 du salon de l'aéronautique et de l'espace vient de s'achever au Bourget, nous sommes très heureux donc de vous recevoir ce matin en audition avec nos collègues de la commission des affaires économiques, monsieur Éric Trapier.

Les circonstances de cette audition sont particulières et nous invitent à prendre la mesure des enjeux des enjeux auxquels nous sommes confrontés. Depuis 2 semaines, les opérations aériennes menées avec IS par Israël avec le concours des États-Unis contre l'Iran sont venus nous rappeler l'importance de la composante aérienne dans les conflits modernes. Or, l'acquisition, la préservation de la supériorité aérienne requiert à la fois une expertise technologique, des investissements conséquents et également une volonté politique constante.

Avec le groupe d'assaut, la France possède sans nul doute un des tout premiers acteurs mondiaux qui lui permet à la fois d'assurer sa sécurité et également de conserver son indépendance stratégique. Il est donc vital pour notre pays, la France, d'accompagner ce groupe et de lui permettre de préparer l'avenir. Si notre BTD ne se résume pas au groupe d'assaut, il en est un floron, un symbole.

C'est une réalité que nous devons avoir à l'esprit, mes chers collègues, au moment où l'on s'interroge sur la constitution d'une Bitd européenne et au moment où le président de la République a annoncé l'augmentation de l'effort de défense de 2 % du PIB à 3 ou 3,5 %. D'assauut constitue en effet aujourd'hui la colonne vertébrale de notre BITD. Le groupe possède 26 % de Talès qui est l'un des principaux électroniciens mondiaux.

Talè possède 35 % de Naval Groupe qui produit, vous le savez, nos sous-marins propulsion nucléaire, nos frégates et également le futur porte-avion de nouvelles génération. Par ailleurs, les avions rafales, tout comme les frégades produites par Naval Group sont des plateformes qui embarquent des radars produits par Talè et des missiles de haute précision fabriqués par MBDA. Dassau constitue donc à la fois le premier actionnaire de la BITD française et l'un de ses principaux intégrateurs.

Comme on avait coutume de dire en parlant de l'économie française, si le bâtiment va, tout va. On serait tenté d'ajouter concernant notre BITD, si d'Assu va, tout va. Alors, monsieur le président, d'ailleurs, vous nous pourrez nous dire comment vous allez.

Euh cette très forte intégration de notre BITD, si elle constitue indéiablement une force, une garantie de souveraineté, représente aussi une fragilité et une complexité. Nous sommes en effet dans l'obligation de maintenir notre niveau technologique pour conserver notre place dans le concert des nations. Cela signifie que l'État doit faire les bons choix, investir suffisamment, ne pas oublier de commander, payer les matériels nécessaires.

Cela signifie également que les coopérations internationales doivent être choisies avec soin pour augmenter notre capacité à initier des programmes coûteux et ceci sans remettre en cause notre souveraineté sur les segments les plus stratégiques. Pour Dassao, si le présent est au rafale F4, l'avenir a pour nom le F5, son drone de combat, également le scaf. de projets qui sont encore loin euh d'être parfaitement balisés.

Concernant le standard F5 du Rafale, le drone de combat, pourrez-vous nous rappeler les enjeux, le rétro planning également les attentes en terme de commande ? Si la LPM 2024-2030 prévoit bien cette évolution fondamentale, rien n'a été prévu dans la loi en terme de crédit concernant l'évolution de Trex du moteur M88 produit par Safran et également l'enveloppe récemment accordée par la DGA pour des études qui semblent insuffisantes pour financer ce développement. Est-ce que vous êtes néanmoins confiant pour mener à terme cette évolution du rafal qui est attendue pour 2035 ?

Est-ce que vous avez déjà des clients à l'export qui pourraient être intéressés par ce nouveau rafale et ce et son drone de combat ou alors est-ce que c'est encore trop tôt ? Le second défi concerne le chasseur bombardier du futur qui est attendu pour 2045 qui fait l'objet aujourd'hui d'un projet européen scaf. Ce projet est à la fois le symbole d'une coopération européenne que nous souhaiterions ambitieuse.

L'illustration de la complexité à faire travailler ensemble des entreprises concurrentes, n'ayant pas le même niveau d'expertise technologique, pose forcément un certain nombre de problèmes. La France a besoin de pouvoir disposer d'un avion ayant des capacités de pénétration importante pour pouvoir délivrer le futur missile nucléaire et sa version marine tandis que nos partenaires européens privilégient pour leur part l'interopérabilité avec les États-Unis. Vous avez fait part de la nécessité de revoir la gouvernance du projet et je sais que un certain nombre de collègues souhaitent vous interroger sur ce sujet.

Je ne reviendrai pas sur le projet Vortex qui vient d'être évoqué, sinon pour indiquer qu'une délégation de notre commission a pu découvrir la maquette de cette navette au Bourget sur le stand de d'assaut. Nous saluons l'ambition de développer cette nouvelle compétence à un moment où la très haute altitude et l'espace deviennent des dimension véritablement stratégique. Pour conclure, monsieur le président, je pense utile que nous puissions bénéficier aussi de votre regard sur l'évolution de la dangerosité du monde.

La LPM 2024-2030 n'a pas été précédée par la rédaction d'un livre blanc et l'actualisation de la revue nationale stratégique qui est en cours ne prévoit pas le format capacitaire de nos armées si ce n'est à la marge. Alors que nous nous rapprochons de l'échéance de l'élection présidentielle de 2027, pouvez-vous nous dire quel quels seront selon vous les enjeux pour notre pays pour la prochaine décennie en matière de défense et aussi quels sont les choix que nous devons réaliser ? Monsieur le président, je vous laisse la parole et je rappelle à tous que cette audition est captée et diffusée comme ça a été dit sur le site de Public Sénat.

Oui, voilà, c'est bon. Madame la présidente, madame la vice-présidente, monsieur le président Cédric Pin à distance et vous tous mesdames et messieurs les membres de ces deux commissions. D'abord, permettez-moi de vous remercier de de m'inviter, de pouvoir m'exprimer devant vous.

Je pense que la la partie la plus importante sera les échanges qu'on aura à l'issue de ce propos liminaire. Je voudrais revenir sur le contexte qui est tout à fait nouveau par rapport aux 10 dernières années. Une guerre en Ukraine toujours pas terminé avec des enseignements ou pas liés à ce contexte particulier de cette guerre aux marches de l'Europe.

La guerre entre Israël et l'Iran qui elle aussi est d'une nature très différente mais qui pose un certain nombre de de questions. Et le troisièmement, quelque chose d'un petit peu différent, la guerre commerciale que les États-Unis et le président Trump nous ont entre guillemets déclaré et sur lesquels je m'exprimerai sur un certain nombre de sujets. J'ajoute à ça, mais vous connaissez mieux que moi, potentiellement l'instabilité politique de notre pays qui fait que ce contexte est assez d'une certaine manière anxiogène pour le monde industriel.

Le monde industriel a besoin de stabilité, a besoin de savoir se projeter sur du long terme. C'est un ce sont des entreprises en général qui investissent. Pour investir, il faut avoir une certaine capacité à anticiper et cette stabilité est sûrement nécessaire pour que les investisseurs, quel qu'ils soient, français ou étrangers puissent euh venir développer leur leurs activités ici en France ou en Europe.

Sur le monde industriel de la défense, donc la la fameuse Bitd, la problématique est un petit peu différente. un c'est aujourd'hui aller en en monté en puissance qu'on appelle, c'est-à-dire une capacité à répondre favorablement l'ensemble des demandes qui sont faites du fait de la de des crises ou des guerres que j'ai cité avant. Sachant une première parenthèse que quand on quand on s'arrête pendant pas mal d'années, redémarrer, réaccélérer n'est pas forcément chose facile et c'est ça à quoi on s'emploie aujourd'hui.

Cette industrie est répartie un petit peu partout sur le territoire. Le l'aéronautique est plutôt à l'ouest, mais on a aussi nous d'assaut des usines dans le nord, dans les Alpes, à Argonet, à côté d'Ansy, dans le sud-est, un petit peu dans tous les territoires en réalité. Et nos sous-traitants qui sont au nombre de 400 euh très directement sont aussi eux très répartis et le nombre de PME derrière qui sont au nombre de plusieurs milliers, travaillant exclusivement sur les les avions rafales par exemple, sont aussi très répartis. et peuvent d'ailleurs adresser plusieurs plusieurs domaines.

On voit aujourd'hui que l'effondrement de du monde industriel de l'automobile, du fait du passage du moteur thermique au moteur électrique euh va aussi euh nécessiter des reconversions de dans au sein des sociétés pour passer d'un domaine à l'autre et donc de compétences vers d'autres compétences, on pourra y revenir après. Qu'est-ce qui fait que ce modèle français fonctionne ? C'est avant toute chose l'effort qui a été fait, même s'il a baissé un petit peu depuis la chute du mur, l'effort qui est fait dans l'innovation, l'effort qui est fait dans la volonté de faire des des armements de de bon niveau et tout ça est tiré, je me suis souvent exprimé ici devant vous par le fait que nous avons à servir la dissuasion nucléaire.

C'est vrai des avions, c'est vrai des sous-marins, les deux composantes de de cette dissuasion nucléaire qui tire la nécessité de technologie en France et qui finalement irrigue aussi les capacités conventionnelles en tout cas dans le domaine aérien et dans le domaine marine. Donc on est moins dépendant d'autres pays et en particulier des États-Unis. Et pour cause, quand on touche au nucléaire, on se doit par la demande de nos services officiels d'être indépendant de toute technologie extérieure.

Donc ça c'est un c'est un vrai sujet et une vraie chance. Le deuxème point de de réussite, c'est euh l'export. Euh bien sûr, le modèle français est pas énorme si on compare avec les États-Unis qui ont des des productions beaucoup plus grande, on a besoin donc d'aller chercher à l'exportation la taille en terme de capacité de de production et c'est ce qu'on a toujours fait nous chez Dasso depuis l'ouragan qui s'est vendu en Inde jusqu'à aujourd'hui le rafale qui se vend dans h pays étrangers en plus de de la France.

Donc c'est bien cette dynamique de d'innovation de dissuasion nucléaire qui tire la technologie en France, l'irrigation dans les dans les capacités françaises et l'exportation qui nous permet de de réussir ce modèle. Je reviendrai sûrement sur le modèle européen qui est très différent qu'on factuellement dans dans dans le moment puisque c'est un modèle qui malgré tout se base sur la défense au travers l'OTAN. l'OTAN, tout le monde sait que c'est quand même quelque chose qui est très dominé par les par les par les États-Unis.

Et donc on voit bien sûr la le les équipements américains partout dans les pays d'Europe et un peu moins en France compte tenu du fait justement de cette indépendance nationale voulue et reprise par tous les présidents de la 5e République. pour nous. Donc la la question, ça a été dit en introduction, le carnet de commande est rempli puisque nous avons les commandes française que nous livrons à petite vitesse, non pas parce que on veut pas livrer à grande vitesse, mais parce que on nous a demandé de livrer à petite vitesse il y a de ça quelques années.

Et nous montons en puissance par l'export. Nous sommes aujourd'hui à la à la cadence 2 pour le rafale, déjà trois en amont puisque vous savez pour le temps de faire un avion, il faut commander des pièces, commander à nos sous-traitants, commander à nous-même les fabrications des pièces de puzzle qui feront l'assemblage final à la fin du à la fin de l'assemblage final. Euh donc on est déjà à cadence 3 en amont, on est à cadence 2 à l'assemblage final et on est en train de monter tranquillement euh avec sur trois, sachant qu'on montera à cadence 4 dans les dans les années qui viennent.

Et j'ai dit et c'est ce que nous faisons, on regarde le passage à cadence 5 mais aujourd'hui on n pas besoin de passer à cadence 5. Vous l'avez rappelé, on a en carnet de on a vendu 533 rafales, un peu plus de 300 rafales à l'exportation, 323 pour être précis, de plus de 200 rafales ont été commandés par le par la France. Il nous en reste pas mal à à livrer.

Donc on a ce qu'on appelle un carnet rempli. vous l'avez aussi euh cité. Donc on a à peu près encore autour de de 250 avions à livrer. 246 pour être précis.

Euh donc ça nous donne un une charge de travail compte tenu de cette montée en puissance euh pour les les 5 à 7 ans à venir. les difficultés qu'on a dans cette montée en puissance ça a été une de vos questions, je peux déjà répondre, c'est d'abord de faire monter l'ensemble de la chaîne de fabrication, c'est-à-dire non seulement nous d'Asso, mais nos partenaires Talès, Safran, mais tous les sous-traitants de Dassau, de Safran de Talè dans dans cette augmentation de de fabrication qui d'une manière générale est une très bonne nouvelle. Donc les les sous-traitants répondent favorablement.

C'est difficile. Pourquoi ? parce que on a eu, on le dira jamais assez, la difficulté du Covid qui a arrêté les fabrications pendant un certain temps, qui a malgré la PLD arrêter un certain nombre de de de compétences dans dans et le redémarrage fort post Covid principalement 2021-2022, non seulement dans le domaine de la défense, mais aussi dans le domaine aéronautique qui est un domaine aussi qui qui voit son développement très fort. fait que c'est c'est un petit peu difficile.

Au même moment, certaines PME doivent rembourser les emprunts qu'elles ont pris, les fameux PGE pendant le Covid. Et donc quand vous montez en puissance, vous devez avoir du BFR, vous devez avoir du de l'argent pour être capable de de faire les outils qui vous permettront de cette montée en puissance. Donc vous devez rembourser les PGE, vous devez investir dans votre outil de production, vous devez poursuivre votre modernisation numérique puisque de plus en plus le numérique s'installe dans l'industrie en général et tout ça fait peser sûrement sur un certain nombre de de PME, des difficultés.

On doit aussi se dire que à un moment donné euh les taxonomies diverses ont freiné la finance sur le l'investissement dans les industries de défense. Donc c'est pas les grands qui ont souffert de ça, c'est plutôt les petits. Et il y a eu une inflexion récente qui fait que je l'espère un certain nombre de fonds iront vers ces vers ces petites sociétés et que les banques doivent maintenant jouer le jeu aussi de ce soutien.

D'autant que il y a des commandes. Donc s'il y a des commandes, il y a du chiffre d'affaires. S'il y a du chiffre d'affaires, il y a de l'activité.

Et donc on voit pas pourquoi ces sociétés n'obtiendraient pas les prêts dont elles ont besoin pour arriver à passer ce cap de la montée en puissance. Puisque l'activité là, on peut le comprendre quand les sociétés sont en décroissance ou en quasi faillite. Mais voilà.

Alors, on a quelques difficultés. le Gifas qui est le groupement des industries de l'aéronautique s'est mobilisé dans un fond aéronautique. On aide donc un certain nombre de société à par une augmentation des fonds propres pour être capable justement aussi de répondre en parallèle à ces problématiques de de fonds propres et donc de de de monté en puissance.

Sur les Falcon, j'en profite là aussi, on a une difficulté. On a parlé de de la guerre commerciale. Nous sommes touchés bien sûr par la guerre commerciale très directement.

Euh nos concurrents sont des Américains, ça peut être des Canadiens, des États-Unis ou même le Brésil. Euh nous n'avons pas de concurrents en Europe. Donc la la problématique pour nous, c'est d'arriver à rester compétitif.

C'est un marché civil. Là, on n'est plus dans le dans la défense d'être compétitif face à ces grandes sociétés américaines par exemple que son Gostam que vous avez cité, mais aussi bombardier au Canada et je vous rappelle qu'entre les États-Unis et le Canada, il n'y a pas de droit de douane sur le l'aéronautique. Donc les les Canadiens ne sont pas touchés.

Ce qui nous touche donc nous très directement, c'est les droits de loin qu'on pourrait avoir à payer et qu'on a à payer du reste quand on vend euh et quand on livre surtout un avion à des clients américains. Or, dans l'aviation d'affaires, euh le le marché américain est un marché important, même si c'est pas le principal. le nombre d'avions vendus en Europe est supérieur au nombre d'avions vendus aux États-Unis.

Mais malgré tout euh ça nous ça nous amputerait d'une partie de nos clients puisque je ne vois pas comment nos clients pourraient accepter de payer 10 % plus cher alors même déjà que la compétitivité entre les États-Unis et la France est au moins de 35 % meilleure qu'en France. Là vous allez me demander pourquoi ? Bah c'est assez simple à calculer.

D'abord ils travaillent plus. Deuxièmement, ils ont moins de charge sociale. Je ne me fais pas le défenseur du modèle américain, bien au contraire.

Et on avait à peu près rétabli les impôts à bon niveau pendant la période précédente euh à 25 %. La sûr taxe de l'impôt sur les sociétés aujourd'hui nous remet à 10 % de plus. Et donc la compétitivité mesurée à 1 € 1 dollar.

Vous voyez qu'aujourd'hui le dollar est en train de de de baisser, ce qui est une mauvaise chose pour les exportations françaises et une bonne chose sur les exportations américaines. Ça crée d'autres soucis mais en tout cas d'un point de vue industriel c'est pas une c'est pas une bonne nouvelle. Fait que on accentue cette capacité à la compétitivité.

Alors, on le compense par des avions qui sont d'un très bon niveau, bien connus, qui bénéficient d'un bureau d'étude commun au aux avions de combat et aux avions business jet. Mais malgré tout, le différentiel de compétitivité est important et donc on est inquiet sur ce sur ces droit de douane complémentaire qu'on ne pourra pas absorber et donc on sera obligé de faire payer à nos clients américains si il accepte ce qui est une question qui se pose. Donc nous on plaide euh avec le Giface pour un retour aux accords de 1979 où les États-Unis et l'Europe s'étaient mis d'accord pour qu'il n'y ait pas de droit de douane croisé. entre les différents avions de l'aéronautique et des composants aussi moteurs, équipement qui puisse se faire puisque c'est une industrie civile globalisée et que en cas ça serait euh bon ni pour l'Europe ni pour les États-Unis.

Euh on peut avoir des Chinois qui tirent profit de cette de cette bataille. Donc il faut aussi faire attention. On si vous observez bien ce qui s'est passé dans l'automobile, les Chinois ont pris l'avantage.

Donc comme ils prennent l'avantage dans l'automobile, ils peuvent aussi et c'est pas qu'un problème de compétitivité, ils savent faire des des belles choses maintenant. Il faudrait pas qu'ils prennent aussi l'avantage dans le secteur aéronautique. C'est pas tout de suite, mais c'est une tendance qui est en train d'arriver sur laquelle il faut être très prudent.

Voilà pour alors la feuille de route future puisque le le la question qui a été posée là nous suivons les recommandations et les demandes de la DGA très directement sous sous le le le commandement des des forces armées et du ministère des armées. Nous sommes en train de livrer le 4e standard. Je crois que la force du rafale, c'est de pouvoir évoluer par standard successifs.

Euh ce qui est le 4e standard est en cours de livraison. Le dernier la dernière partie de ce standard sera liv, ce qu'on appelle le F4-3. Nous sommes déjà en train d'étudier le standard F5 dont vous avez parlé qui est avec une levée de risque qui nous a été contractée par la par la DGA.

Donc qui devra être au rendez-vous de 20335 euh qui est aussi la date de de la modernisation de la composante nucléaire aéroportée et nous avons proposé d'y adjoindre un drone de combat. Euh tout ceci ayant fait le euh le ayant eu des annonces de la part du ministre des armées, en particulier lors de de la visite qu'on a eu l'année dernière euh sur la base de ce de Saint-Disier euh sur lequel cette annonce a été faite. Donc euh nous n'avons pas encore de contrat de développement, nous avez des nous avons des contrats d'étude dans ces domaineslà.

Et euh pour arriver à 2035, c'est maintenant que ça se joue aussi. le futur avion de combat, le ce qu'on a appelé alors il y a le scaf, je vous rappelle juste que le scaf c'est on est dans le cadre d'un démonstrateur de d'avion de combat. Ce démonstrateur n'est en rien un développement.

Euh il y a une première identification des besoins opérationnels qui sont conformes à à ce que les armées françaises souhaitent. Donc c'est divisé par piliers. Il y a un pilier 1 qui est l'avion euh qui donc donne lieu à un démonstrateur.

Dans ce casre de cette démonstration, ce que nous cherchons à faire, c'est de trouver les bons compromis entre la furtivité et la l'aérodynamique. Un avion de combat doit rester très manœuvrant. Donc c'est là-dessus qu'on va qu'on va accentuer cette démonstration.

Si vous êtes discret, vous avez besoin d'avoir une grande soute d'armement. Donc c'est aussi ça qu'on va qu'on va tester. Ce programme est fait à 3, vous l'avez rappelé.

Et euh les règles de gouvernance de ce programme, on pourra y revenir après, c'est euh il y a des leaders. La France est dite leader du programme, d'Assu est dit leader de ce pilier 1. Mais vous avez une répartition par 3 1/3 1/3 1/3.

J'ai eu l'occasion souvent de m'exprimer ici. Et donc quand vous avez qu'un tiers et que vous êtes leader et que les deux autres ont 2/3 et que vous appliquez le système de la démocratie et non pas euh de l'efficacité technique industrielle, et ben ça pose des questions. Ces questions se débattent tous les jours.

On y arrive mais c'est long, difficile. Et donc la prochaine étape dite de de la phase 2 après la phase actuelle dite de 1B, on avait une phase avant contractualisée de 1A. Voyez, c'est vraiment des, je reprends l'expression que j'ai eu dans la presse, tranche de cake, euh il faut il faut arriver à faire un quake entier pour voler et euh mettre un objet de ce type très ambitieux et c'est normal, on est là pour travailler pour nos forces armées dans le futur.

Euh cette ambition doit avoir un leader, on appelle ça un architecte. C'est comme quand vous construisez un grand building au milieu d'une ville ou quand vous construisez n'importe quel objet industriel, vous avez besoin d'un d'un architecte. Cet architecte peut ou pas être maître d'œuvre.

Nous, tout le monde souhaite qu'on soit architecte maître d'œuvre. Pour se faire, un architecte maître d'œuvre a et doit avoir le choix de ses sous-traitants. Ce qui ne veut pas dire que on va faire tout le travail en France, mais ça veut dire qu'on doit pouvoir choisir les meilleurs athlètes pour arriver à faire le le meilleur avion.

Ceci est difficile aujourd'hui de par les règles qui nous ont été imposées et c'est pour ça que de temps en temps vous pouvez voir un certain nombre de questions que je pose à nos officiels pour essayer d'accélérer et d'améliorer ce programme. Dans le cadre de la France, on nous demande d'avoir plus d'avions de combat pour la France, ce qui est normal puisque voilà, je rappelle juste que les précédentes LPM ont vu le nombre d'avions se décaler, que la deuxième partie de la tranche 4 a été même très décalée et que heureusement, on a eu l'export pour éviter la la rupture de chaîne. En 2020, la cadence du rafale était à moins de 1 euh par mois.

Euh et maintenant, on doit euh on doit monter en puissance et on doit fabriquer des nouveaux avions. Y a-t-il une commande de 30 avions supplémentaire que vous avez pu euh voir dans la presse ou pas ? La réponse est non.

Aujourd'hui, nous n'avons pas de nous n'avons pas de contrat dans ce domaine-là. Nous n'avons pas de négociation de contrat dans ce domaine-là. Nous avons des demandes.

Bien sûr, si on nous demande de livrer des avions demain pour remplacer ceux qui n'ont pas été euh prévus euh il y a de ça quelques années, et ce sera extrêmement difficile puisque entre-temps, on a pris des engagements vis-à-vis d'un certain nombre de pays étrangers en totale coordination et accord avec l'État. Donc aujourd'hui, malgré cette montée en puissance, on peut évidemment et on serait très heureux de d'augmenter le nombre d'avions à fournir aux armées françaises, mais il y a un certain délai pour le faire. Un avion, ça se fabrique en 3 ans et demi et encore, ça fait longtemps qu'on fait des stocks de matière pour éviter les les problèmes de pénurie malgré les problématiques qu'on a eu à voir sur ces domaines de d'approvisionnement de de matière.

Voilà sur les leçons qu'on peut tirer des guerres dont on a parlé avant. Je suppose que ça vous intéresse beaucoup. En tout cas, on essaye et on est prudent puisque c'est toujours difficile de l'avoir à chaud de leçon.

Le la guerre en Ukraine, c'est pas facile parce que c'est une guerre de position avec beaucoup de terrestres, beaucoup de vous avez vu des chars, des obus, des lignes de front stabilisées. Euh peu d'activités aériennes si ce n'est celle des petits drones mais qui sont vraiment de très limité. C'est plus intéressant de regarder ce qui se passe entre Israël et l'Iran.

On voit en ce qui nous concerne en tout cas l'utilisation massive de l'arme aérienne euh avec euh la nécessité d'avoir du renseignement pour savoir où on va, où est-ce qu'on bombarde et euh comment on passe les défenses ennemies puisque c'est bien ça le sujet de de demain. Des défenses solaires renforcées. Là, on n pas encore des avions de combat en l'air, mais dans la réalité de d'un monde moderne, on aurait aussi des avions de combat en RR qui serait là pour freiner la progression d'un raid.

Et donc, c'est bien tout ce sujet-là qui est en train d'être étudié. Le combat collaboratif qu'on est en train de développer déjà dans le cadre du standard F4 se poursuit. L'adjonction d'un drone de combat furtif permettra justement de mieux passer ses ses défenses, qu'elles soient RR ou Air Sol.

Euh on aura besoin de d'aide au pilotage car le nombre de données devient de plus importante et donc on travaille sur des algorithmes pour euh être capable de donner au pilote les commandes non seulement de son avion, de sa mission, mais aussi des drones qui l'accompagneront. Donc tout ça est en cours de de développement mais pas encore réellement dans la dans la programmation tel que les commandes le sont. On parle de la mission SID aussi, c'est-à-dire la mission de destruction des des défenses ennemies.

Tout ça est en cours d'étude avec la DGA et les et les armées sur l'Inde. Je suppose que vous allez me poser la question. Euh on n' pas les on n' pas les retours exacts de ce qui s'est passé.

Simplement la satisfaction des Indiens sur la réalité des missions qu'ils ont faite. Il faut s'attendre dans les conflits modernes à avoir des pertes d'avion, à avoir des pertes de matériel. on le voit en Ukraine euh et comme je l'ai dit un petit peu avec le le ton de l'humour, euh la réussite de la deuxième guerre mondiale par les alliés ne s'est pas fait sans perte.

Donc malheureusement c'est on s'est habitué à ce que les guerres ne génèrent pas de pertes. En réalité les guerres génèrent des pertes et c'est très malheureux. Tout tout ce qui fera qu'on évite ces guerres sera bon à prendre en particulier la dissuasion de faire les guerres dans le domaine du renseignement.

Donc nous sommes engagés dans un programme, on a trois Falcon. Le programme dit archange qui arrivera donc à livraison en 2027. On est aussi engagé dans les programmes de surveillance maritime.

Là aussi très important avec sep avions dans un premier temps. Les premiers se livreront en 2026 et on discute d'une option de plus 5 avions avec la DGA. Sur l'avion spatial. un mot euh loin de moi l'idée de remplacer les lanceurs.

Il faut des lanceurs sûrement de toute taille. Euh il faut des satellites sûrement aussi de toute taille et en particulier des constellations qui permettent d'obtenir un certain nombre de de capacités. On l'a vu chez nos amis américains avec Starlink.

Donc tout ça c'est nécessaire. Mais ce qu'on ajoute nous dans notre projet, c'est de dire qu'un jour viendra, il faudra être mobile dans l'espace, il faudra pouvoir y aller, revenir. Et le fait de pouvoir se reposer sur une piste d'atterrissage, c'est beaucoup plus agréable que de toujours aller chercher la capsule au milieu de la mer et de et de subir les chocs.

On a des applications civiles et militaires en ligne de mire. civil parce que de plus en plus je pense que une grande station orbitale où on y mettrait des Américains, des Chinois et des Russes, c'est plus pour demain, c'est plus le le sujet à l'ordre du jour. Donc on aura plutôt des petites stations orbitales, on aura plutôt des gens qui vont dans l'espace et qui veulent avoir une certaine autonomie et par conséquent, il faut être capable d'aller alimenter ces stations orbitales.

Il faudra même aller un petit peu plus loin sur l'exploration. Et là aussi, le fait de pouvoir mettre l'homme dans un véhicule qui va et qui vient et qui ne retombe pas de manière balistique sera quelque chose d'important. Dans le militaire, nous proposons ça à nos à nos autorités.

Euh il est évident que malheureusement le la problématique géopolitique du moment et la militarisation de l'espace est en train de se faire. le ni serait nous mettre dans une situation de d'infériorité par rapport à ce que sont en train de faire en particulier les Chinois et que les Américains rattrapent euh avec leur capacité. C'est là le le dans l'espace que ça soit les lanceurs, les satellites ou bientôt cet avion spatial, c'est l'échelle européenne qui est nécessaire.

Comme on part de zéro entre guillemets, on a des compétences qu'on a développé quand on étudié la la navette spatiale Hermè. Euh mais le ma volonté et celle des Européens, c'est de se lancer dans cette aventure. On a déjà euh eu des contacts nombreux depuis plusieurs années avec euh l'Agence européenne de l'espace qui soutient notre action et c'est bien dans ce cadre qu'on souhaite s'intégrer.

Mais les règles européennes veulent que le son propre pays doit s'intéresser au sujet pour que l'Europe s'intéresse à votre sujet. Donc c'est bien dans ce sens qu'il fallait le faire. On se n'est conscient des problématiques budgétaires bien sûr et donc on démarre avec une petite étape qui devra être relayé ensuite par les autorités européennes.

Nous sommes dans la recherche de partenaires. On a déjà des des discussions avancées, je les révélai pas aujourd'hui, avec les Allemands, les Italiens et d'autres pays pour justement mobiliser une équipe sur ce sujet qui me semble très stratégique euh sur l'Europe, je reviens. J'ai toujours été un petit peu critique sur les programmes européens et en particulier les dernières les derniers outils que la Commission met en place et DIIP et et safe.

Pourquoi ? Mais parce que dans tous ces cas-là, l'argent européen ne va pas exclusivement des Européens. Et si vous essayez de vous positionner sur le marché américain, vous savez très bien que l'argent américain va vers les industriels américains.

Donc le fait d'ouvrir la porte vers des industriels non européens euh moi m'a toujours posé problème. Ça fait plus de 20 ans que je milite pour une préférence européenne. Le l'idée fait son chemin et même il y a maintenant un certain nombre de de prises de conscience mais la réalité contractuelle n'est pas encore là et je le maintiens aujourd'hui.

Je pense qu'en Europe, il y a toujours une préférence américaine. Ces outils néanmoins vont exister s'ils peuvent abonder des programmes qui auraient été développés dans un certain nombre de pays qui soient en coopération ou pas, aidera l'Europe parce que quand on achète un F35, on demande pas s'il y a une coopération entre plusieurs européens pour acheter le F35. C'est une relation bilatérale.

Donc je pense qu'il est quand même plus intéressant et je le mets même si l'Europe pouvait soutenir les efforts qu'on fait aujourd'hui dans le domaine de la défense française par une mise en place d'argent et sans trop de contrainte parce que derrière les contraintes existent et quand vous lisez les petites lignes des contrats ce que les politiques font pas toujours, vous apercevez que vous vous retrouvez avec plein de fils à la pâte qui sont pas forcément souhaitables pour la souveraineté d'un pays. vous je vous rappelle que aujourd'hui ces outils, c'est 60 % européens et 35 % non européens avec de l'argent 100 % européen. L'OTAN, on peut pas ne pas en parler, c'est l'outil de défense de beaucoup de pays en Europe, pas de la France.

Même si on est dans cette alliance militaire intégrée, nous ne nous ne comptons pas exclusivement sur l'OTAN grâce à la dissuasion nucléaire. Et évidemment l'OTAN, on peut dire on fait les pays d'Europe dans l'OTAN. Enfin, l'OTAN c'est les Américains.

Si les Américains disent quittent l'OTAN, il y a plus d'OTAN. Donc donc on voit bien que les Européens craignent que cette autant soit délaissée par les États-Unis et je pense que les États-Unis ne laisseront pas tomber l'autemp puisque ça leur permet d'avoir ce qu'ils souhaitent vis-à-vis de ces pays européens. Et on voit un certain nombre de pays européens d'ailleurs dans la crainte de ce détachement des Américains d'une défense européenne, aller encore plus vers l'Amérique pour leur montrer que il faut surtout pas lâcher euh l'Europe.

Je n'ai pas de jugement de valeur. Je je ne fais qu'un qu'un constat factuel. Néanmoins, on a quand même des pays d'Europe avec le rafale.

On a la la Grèce et la Croatie qui sont dans l'Union européenne et dans l'OTAN. Et la Serbie qui est en Europe mais qui n'est pas dans ces deux pays, qui est plutôt un pays dit non aligné. Et je pense que d'ailleurs d'un point de vue géostratégique, la réussite du rafal tient à une certaine position de la France depuis de nombreuses décennies vers ces pays non alignés.

Si vous prenez la route du rafal, vous retrouvez pratiquement la route des non alignés. et on a toujours un rôle à jouer dans ce domaineelà. C'était aussi pour répondre à une des questions sur le sur le futur.

On essaie néanmoins d'aller toquer à la porte des Européens qui dont on dit qu'ils se sont réveillés, les fameux wakeup coal. Et on s'entend souvent dire, quand je dis souvent, c'est presque exclusivement, on vient d'acheter du F35. Donc on est on est très fan d'acheter européen mais vous reviendrez quand le F35 sera en bout de course, c'est-à-dire dans 40 ans.

Bon ça sera pas moi, je vous rassure. Je beau avoir une certaine longévité, dans 40 ans, je n'y serai plus. Donc donc on voit bien qu'il y a entre les mots et les actions toujours une certaine différence, ce qui ne veut pas dire qu'il y a pas cette prise de conscience, mais il faut vraiment qu'elle soit suivie des faits.

On travaille beaucoup avec le Portugal pour essayer justement parce que eux n'ont pas encore signé le F35 même s'ils étaient sur le point 2 pour essayer de regarder s'il y a pas une opportunité dans cette dans cette Europe là. Voilà ce que je voulais vous dire en proposinaire. Il y a beaucoup d'autres choses que je voudrais vous dire mais je pense qu' le but est de vous laisser la parole pour répondre à un certain nombre de questions que en particulier de certaines questions qui ont peut-être été posées dans vos propos préliminaires et sur lesquelles je n'ai pas forcément répondu dans mon propos préliminaire.

Merci beaucoup monsieur pour tous ces débuts de réponse. Alors on va passer directement au rapporteur. Je donne la parole à Pascal Alizard pour le P14.

Merci madame la présidente, monsieur le président Trapier. Merci pour vos propos. C'est toujours extrêmement intéressant que de vous écouter.

Notamment deux sujets sur lesquels j'ai particulièrement travailler la problématique des financements et financement des PME, PMI et rappeler que une croissance de commande publique, c'est une croissance de carnet de commande mais aussi une croissance de BFR. C'est une évidence que tout industriel connaît. C'est pas forcément toujours reconnu dans la haute administration française.

Et si nous sommes un peu sortis du déni sur le fond, je peux vous dire que rien n'est réglé du point de vue des PME PMI que nous pouvons rencontrer. Ça c'était le premier point. Le deuxième point, très rapidement, vous avez évoqué le problème de la politique européenne.

On travaille avec ma collègue Hélène Codouet sur un rapport sur la BDE et croyez bien qu'on est très sensible aussi au propos que vous venez tenir. J'en viens à ma question qui porte sur le standard F5 du Rafale qui sera, vous l'avez dit, accompagné d'un drone de combat furtif qui s'appuyera sur les acquis du démonstrateur. Alors, je vais prononcer neuron mais c'est plutôt n euro n et qui il faut le mentionner constitue un exemple de coopération réussie entre la France, l'Italie, la Suède, l'Espagne, la Grèce et la Suisse.

Ça mérite quand même d'être signalé. Il peut y avoir parfois des bonnes nouvelles sur le point de vue européen. Monsieur le président, pourriez-vous nous préciser l'état actuel d'avancement de ce drone de combat dont vous l'avez dit, une maquette a été présentée au dernier salon du bourger.

D'assoation sera-t-il l'unique maître d'œuvre ? vous avez presque répondu à la question. Par ailleurs, outre sa furtivité, quelles seront les principales caractéristiques techniques et opérationnelles de cet appareil ?

Et surtout, pourriez-vous nous éclairer sur les types de missions qui lui seront confié ? Merci. Il y a tr je peux OK.

Donc euh d'abord un effectivement un une remarque sur le neurone. Euh vous avez raison de rappeler que ça a été fait à 6 pays et pourquoi ça a marché dans un budget extrêmement étroit et avec infin des performances largement supérieures à des performances qui nous avaient été imposées en nous disant c'est pas grave si vous les tenez pas d'abord parce que c'est les petites équipes. On a fait une neurone chez Dasso à 20 30 40 personnes.

Alors on dit toujours ça fait sourire aussi small is beautiful mais c'est la réalité. On peut pas d'un côté vouloir les start-up et de l'autre côté vouloir avoir un Boeing européen. Ça c'est ma première remarque.

Deuxièmement et pourquoi ça réussit cette coopération à six pays ? parce que les gens qui ont travaillé avec nous ont dit dès le début la France il y a pas de doute, elle est leader dans le domaine des avions de combat et d'assau, il y a pas de doute et leader dans ce domaine là. Donc on reconnaît, c'est pas simplement un contrat, c'est on reconnaît la compétence de Dasso pour être l'architecte.

Et à partir de là, tout s'est engagé tout à fait bien. Et si je prends mes amis suédois, ils ont fait quasiment la l'intégralité du de l'avion qu'on avait dessiné. Ça s'est très bien passé avec eux.

Les Italiens ont fait leur job, les Espagnols ont fait leur job et nous n'avons pas eu de conflit de "Oui, mais moi je veux être co-chef, je veux être cococo, je veux si et puis on est et il faut un retour géographique." Bien sûr qu'il y a eu le retour géographique. À partir du moment où des pays mettent de l'argent, il serait quand même bizarre de pas les faire travailler.

Et ça s'est fait dans une ambiance, je dirais réellement de de confiance et de respect des compétences de chacun et non pas de vouloir être le calife à la place du calife. Le le deuxième chose, c'est que la c'est la DGA qui a contracté au nom des six pays. Il y avait bien une agence exécutive maître d'ouvrage représentant les intérêts des des six états des pour arriver à à ceci.

Donc quand je parle de gouvernance sur un autre programme donc que j'ai cité tout à l'heure, c'est bien de ça dont on parle sur la réalité du drone de combat. Quand on a fait le neurone, on s'est dit on a trois ambitions. La première c'était entre guillemets de dire on s'est on s'est coopéré puisqu'on nous accuse toujours d'assaut de jamais vouloir coopérer.

On est prêt à coopérer. Deuxièmement, c'était de de réaliser des drones parce que nous travaillons sur des drones depuis la fin des années 90. Contrairement là aussi une légende qui dit que les français s'intéressent pas au drone.

Si si s'y intéresse, c'est il y a peut-être d'autres composantes du secteur officiel français qui ne s'y intéressaient pas et qui voyaient dans les drones des gadgets. Nous, on s'y est intéressé et là où on a des compétences, c'est plutôt dans les gros drones parce que c'est on est plutôt des avionneurs que des faiseurs de de de tout petit drone. Donc on avait cette deuxième ambition de faire un un drone de combat et trois bien sûr le cœur du cœur c'était la furtivité.

Donc cette furtivité, on a réussi à la faire à quelques-uns et on n pas les on n pas les légions romaines américaines, mais on a cette capacité à gagner des compétences assez rapidement avec des hauts niveaux d'ingénieur et les mesures qui ont été faites dans les centres de la DGA de cette furtivité nous ont réellement démontré que on savait faire. Alors maintenant, pourquoi on le transpose aujourd'hui ? si vous voulez à court terme, moi quand je dis court terme, excusez-moi, c'est 10 ans.

J'ai pas les mêmes échéances que vous, c'est 10 ans. Ça c'est du court moyen terme, entre guillemets. Si on veut augmenter les capacités de nos avions de combat, en particulier en y intégrant de la furtivité, la seule moyenre de faire, c'est d'adjoindre un drone de combat.

Refaire un avion, ce que nous, on rêve de faire en tant qu'avionneur. Mes ingénieurs, ils sont très contents de refaire un avion. Mais là, le problème de refaire complètement un avion de combat euh c'est plus une échéance de 20 ans qu'une échéance de 10 ans.

Donc voilà, il y a une alternative qui se présente à nos à nos forces armées, à nos politiques, tous vous comme le ministère des des armées, le président de la République, chef des armées, c'est de dire si on doit accélérer, on peut accélérer avec un drone accompagnateur de rafale qui lui dans la mission opérationnelle fera d'une certaine manière toutes les missions que fait un rafal, pourra l'accompagner et surtout l'éclairer. L'éclairer, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que comme il est furtif, c'est lui qui va se frotter aux défenses ennemies dont je vous parlais tout à l'heure, qu'elle soit aérienne ou solaire parce que justement il est totalement furtif, il est capable d'emmener des emports donc lui il aura l'effet de surprise et les rafales seront un petit peu derrière.

Voilà, c'est ça le c'est ça l'idée et c'est plus qu'une idée. On le simule et on est capable de de le développer. On a proposé un plan de développement et donc on travaille sur ce sujet avec les équipes de la de la DGA et euh du ministère des des armées.

Euh les autres rapports tu continues avec des rapporteurs ? Oui oui bien sûr. Et puis après on prendra les questions.

Giselle Jourda également pour le P144. Merci madame la présidente. Monsieur le président directeur général comme n l'ont rappelé nos deux présidentes en introduction d'assoviation a présenté au salon du bourger un projet d'avion spatial habitable Vortex.

Une convention de soutien au développement de ce démonstrateur a été signé avec le ministre des le ministère des armées. Pourriez-vous nous préciser quelles pourraient être les applications militaires de ce véhicule spatial ? Par ailleurs à votre connaissance, d'autres entreprises ou État développent-il des projets similaires à celui-là ?

Merci beaucoup. Alors oui, on on commence à intéresser le le domaine militaire, mais on n pas encore des missions très particulières qui nous ont été demandées. On est plutôt dans la boucle Amont qui consiste à dire voilà nous ce qu'on sait faire messieurs les militaires, on va vous le démontrer par des par par une démonstration en l'occurrence plusieurs démonstrations par phase.

Voilà ce qu'on pourrait faire à la fin, c'est-à-dire quelque chose qui peut aller assez loin et qui peut revenir en avec telle taille. À partir de là, on vous fait la démonstration et bien sûr ça va générer la réflexion stratégique et militaire dans le domaine. Donc on sait pas encore.

Ce que je peux vous dire c'est que les projets qui se rapprochent le plus de ce qu'on propose sont plutôt les projets de cargo. Vous allez entendre parler des donc le cargo, c'est une une capsule, elle part sur une fusée et puis elle revient dans l'eau. Bon et il y aura sûrement des applications sur ces domaines là.

Nous c'est un petit peu différent. On cherche pas à concurrencer des des programmes qui existeraient déjà. C'est c'est vraiment la capacité d'être dans l'espace avec une capsule habitée, un avion habité et de revenir.

Et l'avantage de pouvoir revenir, c'est que le reconditionnement est plus rapide. Vous pouvez vous pouvez repartir plutôt avec des petites fusées qu'avec des grosses fusées selon la taille de la de de l'avion qu'on fera plus tard. et avoir des missions autonomes de gens qui vont, on a des laboratoires qui nous ont déjà contactés, faire des médicaments dans l'espace, c'est ça offre dans le vide, ça offre tout un tas d'avantages.

Donc eux, ils disent "Bah nous, on aurait on aurait ça, on y va, on revient." On n pas le choc le choc de le de l'amérissage qui qui est assez brutal en réalité, qui peut euh perturber d'une certaine manière la l'état de de la de la fabrication de ce qu'il ferait. Donc ça c'est dans le domaine civil par exemple, c'est un des exemples.

Dans le domaine militaire, on peut avoir de l'imagination et beaucoup en train de se préciser. Nous ce qu'on essaie de démontrer, c'est une capacité technologique. Bien merci.

Et enfin Huxori pour le P146. Merci madame la présidente. Monsieur le président.

Alors effectivement, je suis rapporteur du programme équipement des forces avec Colen Conway Mouret qui n'était pouvait être avec nous ce matin. Donc je vais commencer par lire ces ces questions avant de vous poser les miennes. Euh la prise de distance du président Trump vis-à-vis de la relation transatlétique et de l'OTAN pose la question du renforcement de la B TDE européenne et de l'établissement d'une préférence européenne dans les achats d'armement.

Or, il semble que nos voisins continuent à continu à préférer acheter américain F35 patriote en négociant des licences ou des chaînes de production en Europe. Comment faire évoluer cette préférence américaine aux préférence européenne ? Alors, malgré vous l'avez vous l'avez dit tout à l'heure, malgré l'absence de fléchage vers le matériel européen, est-ce que les mécanismes européens en cours d'élaboration comme CF qui prévoi une maîtrise européenne de l'autorité de conception vous semble satisfaisant ?

Vous avez dit que non, mais comment peuvent-ils être améliorés ? Sa deuxième question, c'est lors du récent conflit entre l'Inde et le Pakistan, l'Inde aurait eu à déplorer la perte au combat d'un rafale si aucune communication officiel n'a été faite sur cet incident. Une large campagne a été lancée par certains compétiteurs pour dénigrer l'avion français.

Que pouvez-vous dire sur cet incident qui est inhérent à tout conflit de haute autorité ? Je pense qu'il y aura une autre question qui vous sera posée. Et dans quelle mesure ces campagnes utilisant des trôles euh usant de trôles et de moyens grossiers peuvent avoir un impact négatif sur la crédibilité du rafale ?

Quelles sont les marges d'action pour contrer ces opérations sans entrer dans une surenchère médiatique et maintenir la crédibilité du rafal à l'export comme en opération ? Et puis enfin euh mes deux questions. Euh dans une interview récente au Figaro, vous avez insisté sur la nécessité de revoir la gouvernance du SCAF avant d'envisager de passer à la phase 2 de réalisation.

Vous avez utilisé une métaphore que vous avez reprise ce matin sur l'architecte maître d'œuvre qui a la vision d'ensemble et qui est responsable et aussi le maître le maître d'ouvrage qui lui décide pour le compte de la puissance publique. Pouvez-vous nous dire euh nous en nous dire nous en dire plus sur cette nouvelle gouvernance que vous appelez de vos vœux ? Est-ce qu'elle concerne seulement les modalités de pilotage du projet ou bien également la répartition capitalistique dans laquelle la France ne compte plus que pour un/ers ?

Quand selon vous faudra-t-il décider de maintenir le scaf ou de privilégier une solution purement nationale ? C'est une question que nous nous posons souvent dans notre commission. Puis enfin, un rapport publié récemment par la commission des défenses à l'Assemblée nationale a a proposé de reporter la commande de porte-avion de nouvelle génération.

Cette proposition fait écho à des prises d'opposition au sein de l'État, remettant en cause l'intérêt même de doter la France du successeur du Charles de Gaulle. Alors que le conflit en Iran met en évidence le rôle des portesavions et que d'assaut produit la version marine du rafale qui vient d'être exportée en Inde avec succès, donc que pensez-vous de cette proposition ? Est-il envisageable de se priver du savoir-faire qui exige un porte-avion nucléaire ?

Je vous remercie. Alors, beaucoup de questions sur l'Europe. Je pense que je vais redire ce que j'ai dit au départ, je pense qu'il vaudrait mieux avoir moins d'argent de la Commission européenne mais mieux cibler.

Si vous mettez vous mettez moins d'argent mais vous faites de du 100 % européen, vous allez vers la préférence européenne. Si vous dites "Je vais mettre beaucoup d'argent" mais ça peut se dissiminer partout euh c'est un risque que après on va faire des comptes d'apothicaires qui seront compliqués et puis si les 35 % donné en dehors d'Europe vont dans des domaines plus stratégiques ou plus sensibles en technologie, vous voyez ce que ça veut dire derrière ? parce que si c'est juste pour dire qu'il y a 65 % derrière sans technologie, c'est pas tellement intéressant.

Et je j'en viens au à la question qui a été défendu par la France sur le design, sur le le essayer de mettre dans ces dans ses règles le design et je crois qu'on n pas gagné. Donc donc c'est ça prouve bien le fait qu'on ait pas gagné, c'est un sujet mais le fait qu'on est pas gagné démontre que ce sujet est sensible. Pourquoi ne pas dire que le design doit être européen quand on dépense de l'argent européen ?

Moi ça me ça me voilà. Alors quand je le dis, je me fait assassiner par tout le monde. C'est pas très grave.

Voyez, je suis encore vivant et je le redis. Je ne comprends pas. Donc c'est on s'est battu, on n pas gagné ni ni la France.

Euh après, est-ce qu'on doit accepter euh parce que parce qu'une majorité veut toujours bah voilà, c'est toute la question sur la préférence européenne. Si on fait euh la démocratie, je suis un grand démocrate, je suis pour, mais si on vote, je crois que il y a plus de pays en Europe qui préfèrent rester américains que de pays qui veulent une autonomie européenne parce qu'ils ont peur. C'est c'est un je veux dire, je ne les juge pas, je juge, je suis dans le dans le constat.

Donc tant que ce cette inversion n'aura pas été faite et ça explique ce que je disais tout à l'heure sur l'OTAN, l'OTAN c'est quand même le paraplui. sur la la deuxième question sur l'Inde, je pense avoir déjà euh plus ou moins répondu euh ça ne gêne pas ceux qu' ont des rafales parce que ceux qui ont des rafales, ils savent que c'est faux ou c'est pas ça peut nous gêner dans certaines campagnes de de de prospection pour dire "Ah bon mais alors et cetera et cetera." Mais je vais vous dire, vous en arrivez à la conclusion quand vous écoutez ces ces cette désinformation qui est et alors vous faites quoi ?

Donc vous achetez un américain ou vous achetez 100 % chinois ou russe, on revient à la même problématique qu'avant. C'est politique. Il y a un moment donné c'est politique.

Donc je pense qu' ce sujet est un est un faux sujet et que comme on est dans le temps long, les agitations des quelques jours de cette guerre informationnelle ne n'a n'a pas du tout pris ni sur les utilisateurs de rafale aujourd'hui, ni chez les futurs utilisateurs de rafale. Il y a eu un moment d'inquiétude. Moi la réponse que je fais c'est que le rafal était évolutif et qu'évidemment on peut pas dire que le rafale tel qu'il était hier était le bon pour contrer les menaces d'aujourd'hui.

On a évolué. On va encore évoluer dans le standard F5. cette évolution n'est est une évolution de retour d'expérience de nos forces armées qui je crois en France sont quand même de bon niveau, je le dis quand on compare dans le monde et le retour d'expérience aussi de nos utilisateurs qui sont aujourd'hui dans différents pays.

Donc quelque part ce F5, ce drone de combat prend en compte justement un certain nombre de choses. que dans dans dans cette idée de l'épée du bouclier, bien sûr, le bouclier s'épaissit, l'épée se s'éguise et puis c'est un jeu permanent et cetera. Il faut donc être flexible dans le dans l'évolution. sur le point 3 sur le Figaro et le le la problématique de gouvernance, je vais vous dire, j'ai presque déjà répondu, c'est le neurone.

La gouvernance qui a marché, c'est le neurone. Donc aujourd'hui, vous avez un bel article, je vais citer la concurrence du monde hier soir qui pose la problématique de la gouvernance. Il y a soit une gouvernance de type Eurofighter défendu par Airbus Allemagne et Airbus Espagne et pour cause ils sont dans le programme Euro Fighter.

Et c'est même dit dans l'article que les gens d'Airbus peuvent pas accepter la gouvernance qu'on propose parce que ça voudrait dire qu'ils se sont trompés dans la gouvernance de l'Euro Fighter. Voyez le le raisonnement un peu spécieux. Et nous on dit la gouvernance du neurone a six pays qui est qui est supérieure à trois pays.

Mais c'est la bonne puisqu'elle a donné la performance. On n'est pas en train de faire des savonnettes et du marketing. On est en train de faire des équipements de très haute valeur qui coûtent beaucoup d'argent pour nos forces armées et être capable de les exporter pour arriver à avoir une équation économique pas idiote.

Donc faut faire les meilleurs. C'est comme ça qu'on a toujours travaillé. Faut faire les meilleurs.

On n pas la puissance américaine qui va faire des B2, des F22. D'ailleurs, je fais une remarque, les Américains, ils font pas toutes leurs missions avec des F35, hein. Ils ont tout un toute une panoplie d'avions différents.

Les les F35, c'est bien pour les Européens. le donc donc quelque quelque part cette problème de gouvernance pour moi est au cœur du sujet et on a euh dans cet article du monde hier des déclarations de de des gendirbus qui disent mais nous on veut d'une certaine manière la gouvernance d'Europe Fighter. La gouvernance d'Eur Fighter c'est qu'on fait une JV tout le monde met ce sa propriété intellectuelle au milieu.

On donne tout à tout le monde et puis on fait un avion qui finalement répond aux besoins de chaque industriel. Est-ce qu'il est le meilleur au monde ? Demander à nos demander à demander à nos pilotes, demander à nos à nos militaires.

C'est est-ce qu'il va sur un porte-avion ? Non. Euh est-ce qu'il a cette capacité à s'exporter parce que il est moins cher ?

Non. Est-ce que les États ont dépensé moins parce qu'ils étaient à 4 ? Non.

C'est c'est factuel tout ça. C'est les cours des comptes de chaque pays qui l'ont dit. C'est-à-dire que ça a coûté plus cher à chaque pays de faire l'Euro Fighter à 4 que à la France de faire le rafal.

Et regarder le résultat du rafal. D'autant qu'aujourd'hui, je peux rajouter que le Rafal quand il se vend à l'export, il rapporte de l'argent aux caisses françaises. Il rapporte de l'argent à Dasso et à tous ses tous ses partenaires bien sûr, mais il rapporte de l'argent en caisse française.

On paye nos impôts en France, donc quand on exporte, bah on paye ses impôts sur on paye nos charges sociales en France puisqu'on fabrique en France. Donc honnêtement, c'est que du bonheur. Donc ça c'était pour le programme de gouvernance.

Si on change pas de gouvernance, moi je serais toujours très réticent à rentrer dans une logique qui fait qu'on va dépenser plus. on sera moins performant et onxortera pas sans compter les fils à la pâte que vous connaissez tous en terme de composants ITAR, en terme de et cetera et cetera que certains laissent passer pour des raisons ABCD. Donc honnêtement, je pense que la bataille est devant nous.

On est que dans un démonstrateur donc c'est moins grave mais quand même si on doit s'engager dans un vrai programme, il faut quand même se poser les bonnes questions de cette de cette gouvernance sur le porte-avion. Bah oui, on est on est on est on a toujours été favorable à développer des avions pour la marme, non pas parce que ça nous amuse mais parce que c'est la demande de nos de nos forces armées. Donc ça a été avec le super étendard, on a réussi à développer une filière de ce type.

Euh on a même failli avoir des F18 sur le porte-avion français, je rappelle tellement il y avait une volonté de de ne pas mettre l'effort sur la l'industrie française. Il y a eu aussi des atlantistes proaméricains au sein des de la France. Heureusement, ça le politique l'a arrêté et à l'époque, je redirais pas qui.

Et on a eu un un avion rafale qui a été sur les portes-avions français, Charles de Gaul et c'est très bien comme ça. Faut-il un futur porte-avion nucléaire ? c'est l'affaire des pouvoirs publics et de et la vôtre de de le décider compte tenu des des menaces géopolitiques.

Bien sûr, on accompagnera nos amis de Naval Groupe pour apporter les spécificités de ce qu'est un avion et de son environnement euh marin dans ce domaine-là à Naval Group pour remplir la demande de la Marine nationale et de la DG. Merci. Donc on va commencer le les questions qui sont posées par l'ensemble des commissaires et pour la commission des affaires économiques.

On commence avec Bernard Bui. De ton côté, tu as d'autres ? Oui.

Oui. Alors, on a le terme, on tu annonces et on prend les questions tr par tr si tu veux bien. D'accord.

Donc après moi j'aurais Philippe Folio et après donc Philippe Folio pour la commission d'affaires économiques Eveline Renault Garabédian. Merci madame la présidente. Monsieur le président, rapidement, j'aurai trois questions.

Ma première porte sur l'intelligence artificielle. Quel sera l'impact liant de la robotisation et de la simulation sur la structure de l'emploi au sein de Dassaut aviation ? Une question sur les départements d'outremè et territoires d'outre mer.

Comment d'assaut aviation envisage d'associer les territoires d'outremè notamment en matière d'implantation industrielle, de formation ou de retombée économique dans ces futurs projets de développement aéronautique ? Quel défi spécifique rencontrez-vous dans les territoires d'outre mer en terme de connectivité, de compétences, de financement, d'infrastructure ou autres ? Et ma dernière question porte sur la durabilité.

Quels objectifs concrets avez-vous fixés pour réduire l'empreinte carbone de vos sites de production et de vos produits d'ici 2030 voire 2050 ? Le suivant ? Oui, monsieur le président, directeur général, avec euh notre vice-présidente Catherine Duba, avec Marie Harlette Carlouti et Hug Souri, euh nous sommes rendus mimé en Inde.

Et en complément de ce que vous avez dit sur les actions de désinformation, toutes les autorités indiennes que nous avons rencontré, politique, parlementaire et autres, toutes nous ont dite la satisfaction qui était la leure par rapport donc au mirage et je veux dire de manière plus générale par rapport à l'ensemble des équipements militaires que qui qu'ils avaient acquéris auprès de la de la France. Euh un point et un élément qui caractérise, je veux dire la la volonté de l'Inde, c'est le making in India. Et et par rapport à cela, il y a déjà un certain nombre d'éléments des rafales qui sont fabriqués sur place, des composantes.

Euh mais il y a aussi leur volonté et vous aviez semble-t-il à l'époque ouvert la porte par rapport à cela qu'il puisse avoir une ligne d'assemblage de raflale en Inde. Est-ce que vous pourriez nous préciser un certain nombre d'éléments par rapport à cela sur le cadre des opportunités que cela va représenter ? des contraintes peut-être notamment en terme de transfert de technologie euh et et en matière de de qualité, j'allais dire de fiabilité donc de de de ces avions euh donc qui pourraient être fabriqués dans ce dans ce cadre.

Et ensuite euh quels sont euh quelle serait la nature d'engagement euh j'allais dire des partenaires Talè et Safran ? parce qu'on sait que sur un avion de combat euh c'est les équipements qui représentent une grosse partie de la valeur ajoutée dans le cadre de cette même stratégie donc du MEC in India par rapport à ce partenariat euh et ce pays avec lequel nous avons un partenariat qualifié de stratégique. Merci.

Et dernière intervenant de cette première série de questions, Eveline Renogarabédian. Merci madame présidente. Monsieur le directeur général, jeis revenir sur l'aviation d'affaires dont vous avez parlé. dans votre propos liminaire qui connaît aujourd'hui des évolutions euh euh très rapides reprises à la suite du Covid, les tension géopolitiques et les montées des exigences gouvernementales.

J'aimerais savoir comment vous analysez aujourd'hui l'évolution de la demande de mondiale en aviation d'affaires notamment selon les opérateurs, opérateurs public ou opérateurs privés. Et face à vos concurrents dont vous avez parlé tout à l'heure, Goldstream notamment et Bombardier, comment se situe le le l'avion spécial qui Falcon de DAO, notamment en matière de prix, de service et notamment et surtout en matière d'innovation. Merci de votre réponse.

Voilà, monsieur le président, directeur général pour J'ai une belle liste sur l'intelligence artificielle. Alors, j'ai tendance à dire qu'on a plusieurs applications d'intelligence artificielle. Il y a le le côté un petit peu plus basique qui consiste à dire que dans une entreprise, il y a de plus en plus de données qui se balade un petit peu partout.

Nous, on a aussi des contraintes de sécurité de il faut être très prudent dans dans ce domaine du numérique, mais de plus en plus, on a l'ensemble de ces données. On développe effectivement de l'IA où on achète à nos amis par exemple chez Système des capacités à gérer ces l'ensemble de ces données pour la les besoins internes de l'entreprise. La deuxième chose c'est que dans l'intelligence artificielle, on a aussi besoin de travailler avec des extérieurs.

Donc là, les problèmes se posent en matière de sécurité. C'est pour ça que avec d'assau système et d'assaut aviation, on a voulu faire un cloud de souveraineté et non pas de confiance parce que la confiance c'est on fait un cloud avec les gafas. La souveraineté c'est qu'on fait un cloud sans les gafas.

On l'a souhaité pour par exemple, on a des demandes fortes de nos militaires de plus en plus dans les opérations d'être capable d'échanger des données pour que eux aient accès à nos informations et que nous aussi on ait accès à certaines informations. Pas question de tout échanger mais pour avoir une un meilleur rendu d'un débriefing de mission, d'une capacité de performance, d'une simulation et cetera. Donc on est en train de de le faire dans un big data de soutien.

C'est tout un travail qui est fait dans le cadre des contrats Ravel, donc des contrats de de MCO de de des avions de combat rafale qu'on fait donc avec les armées, la DMAE et euh les l'ensemble des des opérationnels que sont la l'armée de l'air et de l'espace et la marine nationale. Et puis il y a la troisème IA, celle-là qui est beaucoup plus sensible et qu'on développe chez nous avec nos nos ingénieurs, même si on utilise de temps en temps des start-ups et des capacités extérieures. C'est qu'on va faire rentrer dans les codes pit civil et militaire.

La vérité, c'est qu'aujourd'hui le nombre de données qui arrive dans un poste de pilotage devient absolument euh incapable de gérer par un seul pilote. C'est de plus en plus. Donc on est en on est en limite, on a fait des filtres, on a voilà et donc il va falloir avoir des des équipiers de code pit, c'est-à-dire une intelligence artificielle qui va pouvoir aider le pilote.

Dans le militaire, c'est l'aider à faire sa mission particulièrement si inducable. J'en ai parlé tout à l'heure, sachant que l'algorithme que l'on fait à toutes les étapes de décision, l'homme est dans la boucle. Il peut être au sol ou dans l'avion rafale par exemple.

Et euh il faudra démontrer à nos officiels que euh c'est vraiment l'homme qui décide et non pas un deep learning qui est capable de d'envisager tout euh tout seul et et faire quelque chose qui inquiéterait nos concitoyens. Dans le domaine civil, on va le faire aussi. Euh ça commence déjà dans un nombre de capteurs euh pour la météo par exemple, pour tout un tas de choses, le trafic aérien, on va être capable de mettre de l'intelligence artificielle et là, il faudra démontrer aux autorités de certification, le has pour l'Europe, la FA pour les États-Unis en particulier, que en faisant ça, on ne défiabilise pas l'avion, au contraire, on le fiabilise vis-à-vis de des problématiques d'accident, sachant que de temps en temps, les pilotes peuvent être dans des situations difficiles, voire dramatiques. avoir le stress qui les empêche de bien réfléchir, l'aide et peut les aider à comprendre ce qui se passe.

Tout ça c'est en cours de développement et ça donnera lieu à des à des développements futurs. On le fait petit à petit parce qu'on parle de choses qui sont les algorithmes seront à ce moment-là chez nous. on veut pouvoir les contrôler sur la durabilité de de nos produits.

Oui. Alors d'abord de nos usines le les les demandes de nos services il y a 2 ans 2022 de sobriété nécessaire parce que le prix de du gaz et l'électricité avait explosé, rappelez-vous, euh nous permettent d'avoir effectivement vraiment reréfléchi à la manière dont on produit et utiliser un petit peu plus de d'électricité que de gaz. être capable quand on refait un toit de le faire plutôt en panneau solaire quand et cetera.

Donc effectivement, on a été capable de baisser très fortement l'énergie dans l'ensemble de nos usines. Pour nos produits, là je vais vous dire euh sur le civil, il y a qu'un sujet. Il y en aura plusieurs.

C'est-à-dire que évidemment il y a les sujets traditionnels, c'est-à-dire acheter des moteurs, développer des moteurs qu'on mettra sur nos futurs Falcon qui sont de moins en moins consommateurs de kérosène. C'est ce qu'on fait déjà. on a baissé extrêmement fortement euh les consommations entre à l'époque un un Falcon 900 et un aujourd'hui un Falcon 6X par exemple.

Donc ça c'est la le développement des moteurs qui fait que on consomme moins. Deuxièmement, nous faisons nos avions déjà aujourd'hui. Toutes les fabrications de nos avions, tous nos avions Falcon sont capables de 50 % de carburant alternatif. vous savez les carburants alternatifs qui peut être euh bio euh ou qui pourront demain peut-être être à base d'électrolyse d'hydrogène euh et ce qu'on appelle les ifioles euh et qui permettront à ce moment-là de réduire de 50 % les avions actuels.

Le Falcon DX sera natif 100 % capable de saf. Là, ça me met en colère parce que quand je fais ça par rapport à il y a 10 ans, je je vais dans le bon sens. Je ne suis pas dans la taxonomie européenne alors que la taxonomie dit qu'il faut se mettre en route pour décarboner.

Voilà. Donc il y a une une volonté politique de dire c'est un avion d'affair, on s'en fout, c'est pas dans la taxonomie. Bon, c'est ridicule.

Je suis le seul avionneur européen à être capable de faire ces avions là. Et bien la Commission européenne me casse les me casse les genoux. Si vous êtes Goldstream, vous n'avez aucun problème.

Donc le jour où les Commission européenne défendra les industriels européens, je changerai de vocabulaire. Je voyez, je suis assez fâché sur ce domaine là. Donc, on a intenté une action juridique de recours pour démontrer que les conditions et les critères de la taxonomie devrait nous intégrer dans cette taxonomie et que dans l'affaire, il y a rien de politique.

C'est très technique, on va vers la décarbonation et voilà, nos avions sont utilisés à 80 % dans le monde par des entreprises. Elles sont utilisées à 5 6 7 % par les gouvernements. et l'utilisation privée, c'est le reste, c'est-à-dire c'est beaucoup moins.

Bon, on voit bien que dans le domaine ou alors faut me dire j'arrête et puis ou je vais aux États-Unis, je veux dire, vu la guerre commerciale, j'aurais tout intérêt à envoyer toutes mes fabrications de Falcon aux États-Unis. Si c'est ce qu'on veut, faut me le dire. Il vaut mieux vaut mieux avoir un dialogue franc que de laisser croire que non, on veut on veut la fabrication en France mais vous êtes des salopards.

Et je le dis haut et effort parce que c'est comme ça la taxonomie, c'est vous êtes voilà. Bon donc je monte un peu en tension sur ces sujets là parce que honnêtement je le comprends et quand je le dis à haut niveau à la Commission européenne dire oui oui vous avez raison vous avez raison. Oui mais alors les actes sont où ?

Ah bah oui mais vous savez que c'est difficile. Tout est difficile quand on est à Bruxelles. Je sais.

Euh j'ai donc répondu à la durabilité et donc je passe à la deuxième série de questions qui est l'Inde. Oui. Alors l'Inde, je le redis, ils sont satisfaits de la manière dont les rafales ont fait la mission.

Et je crois que dans une guerre, l'important c'est comment je fais la mission. Si on peut la faire sans perdre, c'est encore mieux. Mais c'est quand même la réalité de la de la mission.

Euh sur le Mekin India, on s'appuie sur trois piliers pour faire le Mekin India. Un pilier civil Falcon euh dans lequel on a on s'est installé à Nackpour parce que on a essayé de s'installer à à Bangalor mais Bingalor est totalement saturé. Euh si vous avez la chance d'aller en Inde, vous verrez que Bagalor c'est terrible.

Euh à côté de D, c'est pas très facile non plus. Et donc Nakpour, c'est central en Inde dans un grand état qui est celui euh qui qui inclut aussi Mumbai. Et on avait euh une chance de pouvoir s'installer à côté d'une piste d'atterrissage.

Pourquoi à côté d'une piste d'atterrissage ? d'abord pour faire venir tout un tas de de choses, mais deuxièmement, nous avons l'ambition de pouvoir faire un assemblage final de Falcon 2000 en Inde. Pourquoi on fait ça ?

C'est que si on arrive à faire ça et qu'on le et qu'on est capable de le démontrer, on pourra aussi faire un assemblage final de rafale. Pourquoi on ferait un assemblage final de rafale en Inde ? parce que c'est une condition qui va nous être demandée s'il y a une commande, une grosse commande par exemple si c'est une centaine de rafales et de toutes les manières en ce moment on a plutôt des du mal à être capable de les de les faire traditionnellement à Bordeaux.

Ça sera s avion en plus des autres. Donc ça n'enlèvera pas de l'emploi à Bordeaux et ça permettra de gagner un contrat supplémentaire qui fait qu'au global quand même beaucoup de choses reviendront en Inde en France pardon et permettront aussi de de poursuivre des fabrications en France. Donc ça c'est le premier pilier.

Le deuxième pilier, c'est que on a débuté euh des transferts avec la société Tata qui est une grande société aussi et avec lequel on n pas pu lier euh et se lier préalablement puisqu'ils étaient associés à d'autres avionneurs que nous, pas des Français d'ailleurs. Donc ils étaient pris dans ce dans ces accords qu'ils avaient passés à l'époque de de du de l'appel d'offre des 126 avions. Donc on je pense qu'ils ont dû s'en libérer et donc on revient vers vers une capacité de travailler avec Tata et donc on leur fait faire des fuselages.

Voilà. Et le troisème sujet 3è pilier c'est que nous travaillons avec un ensemble de de la supply chaîne avec notre supply chaîne à nous pour travailler un petit peu partout en Inde en fonction des en fonction des opportunités que nos sous-traitants sont prêts à prendre et que nous-même on on guide aussi. Alors ça peut être un peu à Bangalore, ça peut être à Iderabad, à Lecno, dans un certain nombre de de villes déjà aéronautiques pour être capable de d'alimenter ce making India.

Nos fournisseurs viennent avec nous, y compris Tales qui fait alors ils appellent pas ça le mec india, ils appellent ça le go to India. et Safran aussi qui a des ambitions dans le domaine des moteurs en Inde. Je pense que dans le contexte actuel, c'est ma position, il vaut mieux aller en Inde qu'en Chine.

Et le troisème groupe aviation d'affaires euh COVID, la demande Oui, la demande continue à grimper principalement dans les pays où l'économie se porte bien. En fait, l'aviation d'affaires, ça va bien là où il y a une économie qui se porte bien. Et ça me paraît très logique.

C'est-à-dire que les entrepreneurs qui utilisent ce genre de d'outils d'avion, c'est parce qu'ils font des tourner et que c'est beaucoup plus pratique pour eux d'avoir un avion et de changer au dernier moment en fonction des rendez-vous et d'aller faire des sauts de puce après avoir fait des longs voyages et de continuer à travailler dans l'avion parce que vous êtes avec votre propre équipe et vous êtes pas au milieu d'un avion avec du monde autour qui écoute tout ce que vous dites. Donc effectivement là où l'économie se développe, voilà, donc on a aussi une envie de se développer en Asie et donc on a on vend des avions, c'est pas encore haut niveau, mais je pense que indépendamment de la Chine, un certain nombre de pays qui sont en train de de se développer vont vont acheter beaucoup des avions d'affaires et on est capable à ce moment-là de bâtir avec eux pour répondre à la question de de faire un certain nombre de maintenances. Alors pour les pour nos territoires outreem, alors le le premier sujet qui me vient à l'esprit, c'est bien sûr le renouvellement des Falcones de surveillance maritime dans ces territoires là qui va arriver avec le programme dont je vous parlais au début de de livraison de de Falcon 2000 de de surveillance maritime.

On regardera comment on aide à faire la maintenance localement là-bas parce qu'effectivement c'est loin de de la métropole. Donc c'est dans ces domaines-là qu'on peut évoluer. Je pense que pour eux, il est fondamental de pouvoir avoir la marine nationale qui a une observation du paysage marin autour et une maîtrise de de la sécurité maritime aux alentours de l'ensemble de nos de nos territoires.

Donc c'est ça le le sujet fondamental qu'on peut avoir nous en direct avec la Marine nationale. Merci beaucoup. Donc une nouvelle question pour la commission des affaires économiques avec Fabien Gay.

Après Catherine, je ne sais pas. Oui merci madame la onc François Bonau après en deux. Oui et après Laurent Duplom.

Fabien je te laisse la parole. Compris. Merci mesdames les présidents, monsieur le président directeur général.

Deux questions. Bah en fait c'était une première réflexion. J'étais assez surpris que vous attendiez la fin de votre intervention introductive pour venir sur EDIP.

Et en vérité ce que je partage avec vous, c'est que l'argent européen doit servir à l'industrie d'armement et de défense européen. Ça c'est une véritable question. vous l'avez redéveloppé après, mais moi je crois que derrière ça, il y a une vraie bataille politique qui est en train de se nouer, c'est est-ce que les États vont conserver la prérogative de la défense et de l'armement ou alors on va séparer la doctrine et l'emploi de la force compétence étatique et la question de l'industrie de défense et armement Commission européenne et là-dessus après il y a un vrai débat et vous avez raison les Français, les Cypriotes et les Grecs sont sur on pourra rappeler le conception pleine et entière de A à Z parce que vous allez avoir un problème, c'est que si demain on va vers la conception où on peut permettre de donner de l'argent, y compris par exemple, bon c'est les missiles patriotes américains construit en Allemagne ou les chars sud-coréens K2 construit bientôt en Pologne.

Sauf que si vous faites ça derrière un jour, vous aurez un problème pour son utilisation. Vous connaîtrez des restrictions, y compris sur les questions de modification et d'entretien. Et donc nous serons pied point liés aux Américains et à d'autres et nous serons les seuls parce que vous avez raison les autres c'est sur cette question de défense et d'armement ils mettent de l'argent ils y mettent beaucoup d'argent et en réalité ça bénéficie à leur industrie.

Alors évidemment vous c'est complexe parce que vous êtes partie prenante mais je pense que vous devriez intervenir dans le débat pour donner de l'argumentaire au pouvoir politique sur cette question parce que aujourd'hui c'est 1 milliard 5 mais on nous parle de 500 milliards à dans d'ici 10 ans. Donc ça veut dire que toutes les décisions en réalité sur l'industrie d'armement et de défense se joueront au niveau européen et si c'est pas notre conception qui l'emporte mais celle des autres. Bon ben après euh vous ouvrez une fenêtre dont on sait jamais comment elle se refermer.

Ça c'est mon première ch. La deuxième très vite ça va être votre autre casquette en tant que patron l'IUMM puissante fédération au sein du MEDF. Tout le monde le sait.

Euh une question de souveraineté et de stratégie. Euh on parle beaucoup de sidérgie euh Arcormital pardon. Je sais qu' dérange l'UMM mais euh il y a il y a 10 ans, c'était 21 au fourneau en Europe, c'est plus que 12 aujourd'hui.

S'il y a pas la décarbonation en 2030, ça sera zéro. Euh je le dis ici parce qu'on a un débat depuis 3 mois avec l'ensemble des collègues. Euh on a reçu monsieur Alain le grille de la salle et dans différentes commissions d'enquête mais aussi à la commission des affaires économiques présidées par madame Estros Sasson.

Euh, il nous a fait des promesses qui n'étaient pas déjà celles de il y a quelques mois puisque ça devait être deux haut fourneau pour 1AR850 millions. Çaen est plus qu'un. Je le dis ici à tout le monde, il y a 3 jours, les mêmes promesses qui avaient été faites en Allemagne sont tombées.

Il vient de dire que il y aura pas de décarbonation en Allemagne et en réalité, ils le savent très bien, il y aura pas de décarbonation des haut fourneau à Dunkerk et il attend un peu pour que en réalité le climat social retombe et faire l'annonce. Donc quel est le débat au sein de l'UMM ? parce que s'il y a plus de s'il y a plus de de souveraineté de stratégie sur cette question de l'acier, compliqué d'après d'aller nous vendre la question la réindustrialisation de la France dont je partage, il y aurait beaucoup de choses à dire la question du marché, l'électricité, la stabilité et cetera et cetera mais en pas d'acier, pas d'industrie.

Donc est-ce que vous avez des débats et est-ce que sur la question de la nationalisation de cet outil industriel comme d'autres, vous regarderez ça pas d'un mauvais œil pour une fois ? Je réponds. Oui.

Oui. Euh mesdames les présidentes, monsieur monsieur le le PDG, euh même sujet exprimé peut-être autrement. Dans le cadre de RAR MU, il y a il y a le programme CF avec 150 milliards d'euros.

Euh qu'en pensez-vous avec deux contraintes, vous le savez, il faut associer deux pays dont un européen et 65 % de de composants européens. Et deuxème question euh concernant l'achat par le Danemark des F35 pour se protéger menace potentiel qu'en pensez-vous ? Et dernière série d'intervenants pour cette série de questions avec Laurent Duplomb.

Merci madame la présidente. Monsieur le président, peut-être une crainte d'être hors sujet mais une question qui me qui me qui me qui me parcourt l'esprit depuis quelques jours. Quand on regarde le coût de nos avions, la technologie qu'on y met, on est sur des montants qui sont colossaux.

Quand on voit par exemple le bombardier furtif qui est intervenu en Iran américain à 2 ou 3 milliards d'euros, quand on voit le prix d'un rafale à 70 ou 100 millions d'euros et quand on voit ce qui s'est passé en Russie avec une intelligence remarquable des Ukrainiens d'avoir mis 50 drones dans deux containers qui sont venus comme ça à 4000 km de l'Ukraine bombarder des avions qui étaient tout simplement posés sur une piste d'atterrissage. Je me dis comment fait-on pour protéger ces investissements là ? Est-ce que c'est quelque chose qui n'arrive parce que c'est la qui n'arrive que parce que c'est la Russie et qu'elle n'a pas su protéger ses aéroports ou ses pistes de décollage pour ses avions militaires ?

Est-ce que c'est quelque chose qui peut arriver en France ? Et est-ce que ça peut se développer de façon exceptionnelle ? Il semblerait, alors j'ai aucune technique sur ces sujets là ni aucune expertise mais semblerait avoir ce qu'on a pu en lire ou ce qu'on a pu en écouter qu'ils aient détruit des centaines de millions d'euros d'investissement avec quelque chose qui a coûté 50000 € et beaucoup d'intelligence sûrement beaucoup d'organisation euh et c'est dommage de le dire peut-être devant une vidéo parce que malheureusement ça pourrait donner des idées à beaucoup Mais comment on se protège de ces éléments-là ?

Parce qu'imaginez-vous si un drone peut parcourir quelques kilomètres, être téléguidé à des milliers de kilomètres pour venir détruire n'importe quelle cible, qu'elle soit euh militaire, euh civil, privé ou autre, je me dis mais dans quel monde rentrons-nous ? Donc je sais pas si cette question correspond à vos capacités et à ce que vous mettez en place, mais en tous les cas c'est quelque chose qui moi m'interpelle beaucoup parce que en étant un investisseur, en étant agriculteur, je sais ce que c'est que de travailler toute une vie pour avoir investi et que si c'est possible de détruire ce que j'ai investi en quelques secondes parce que tout à fait parce que impossible à protéger, je me pose quand même des questions sur l'avenir. Merci Laurent.

Monsieur le président, directeur général, c'est à vous. Alors, sur la souveraineté euh et l'Europe, je pense que j'ai déjà beaucoup parlé, mais je veux je veux bien renforcer ce que j'ai dit. Oui, nous sommes au combat si j'osais dire.

Vous le connaissez mon franc parler. Ça me vaut d'être avec mes amis de Talè du reste et et un ou deux autres d'être très minoritaire très très minoritaire à Bruxelles dans les associations ou les regroupements de tous les Européens et même on est vu comme des comme des empêcheurs de tourner en rond puisque on on va contre la Doxa, ça nous empêche pas d'y aller. Ça a toujours été le cas d'assaut, on a toujours été contre la Doxa.

Donc honnêtement, c'est pas très grave et on le fait et on l'assume. Mais croyez-moi, la majorité pour des raisons très différent, il y a celui qui est pro américain, OK, il assume, il y a celui qui vous dit "Oui, mais je suis pas proéricain, mais il faut quand même mettre le doigt dedans parce que il faut négocier, il faut un consensus, il faut et cetera et c'est mieux que rien." Bon, nous on est contre c'est il faut faire ça parce que c'est mieux que rien.

Donc on dit afficher la couleur euh 1 € européen doit aller euh à l'Europe. Peut y avoir des peutuler à ce momentl on traitera cas mais si vous en faites une règle c'est cuit. D'autant plus que sur le design pour nous, c'est quelque chose d'important parce que effectivement on voit bien poindre l'idée que une un certain nombre d'industriels seront des sous-traitants de grandes sociétés américaines qui d'ailleurs auront des ce que j'appelle moi des fonets, c'est-à-dire vous aurez des sociétés américaines qui seront et cetera.

Nous, on se pose souvent la question de savoir si telle ou telle société purement américaine, des grands conglomérats américaines, doit être connu comme une société européenne parce que elle fait travailler des industriels au fin fond de de l'Europe de l'Est par exemple. Bon, donc ça ça pose question, le débat existe mais pour l'instant il va plutôt dans le sens de la majorité. C'est la démocratie.

Donc donc la majorité se contente de dire "Oui, mais bon, c'est pas grave si on a si on a des voilà." Bon, nous on est plutôt contre et on est on est assez euh assez isolé dans le paysage, dans ce domaine-là, ce qui ne nous dérange pas. Sur la souveraineté des matériaux et en particulier nos amis d'Arcélor Mital.

Bon, je les ai moi autour de table à lui-même, donc je sais. Ils se battent matin, midi et au soir et croyez-moi, ce sont des gens très engagé pour la fabrication d'acier en France et en Europe et qui sont pas du tout ceux qui veulent licencier ou je ne sais quoi. Le problème est global, c'est simple.

D'un kerc, d'un kerk ne survit que s'il y a décarbonation. C'est exactement ça. Pourquoi il y a pas de décarbonation ?

Mais parce que d'abord il faut beaucoup d'énergie, ça sera sûrement de l'énergie nucléaire. Donc il faut le temps que ça arrive, ça prend du temps. Je voudrais pas rentrer dans un débat qui anime d'autres instances parlementaires en ce moment, mais c'est nécessaire et il faut les subsides de l'Europe justement et ça c'est encore pas complètement acquis.

Voilà, c'est pas complètement acquis. Donc euh je pense qu'il faut le quand on discute avec eux, ils nous disent que c'est pas complètement acquis mais c'est en cours. Donc normalement d'un kerk doit exister.

Est-ce que c'est vrai ou pas ? Moi je suis pas capable de vous dire euh mais le plan il est là. On en discute en permanence à lui-même, on en discute avec nos amis de la mécanique parce que le problème c'est il est très différent, c'est qu'aujourd'hui dans la mécanique c'est la catastrophe.

Parce que l'acier chinois, vous quand vous achetez de l'acier, c'est le prix marché hein, il y a pas de il y a pas de protection des prix. Donc c'est l'acier chinois. Donc on a inventé un mécanisme européen qui s'appelle le MACF qui ne protège en rien l'acier fabriqué en Europe.

Et puis en plus vous avez l'acier américain avec les droits de douan et cetera et cetera. Bon donc aujourd'hui qu'est-ce que fait l'Europe ? C'est ça la c'est ça la vraie question.

Comment elle réagit à ça et comment la mécanique va se prémunir de de l'achat de pièces qui auront été faites et cetera. auront été faites avec les mêmes règles, les mêmes normes que ce qu'on nous impose ici en Europe ? La réponse est non, on sait.

Donc donc c'est c'est cette disparité de de marché de capacité de produire est un vrai sujet euh à l'échelle européenne puisque les normes sont faites sur le marché à l'échelle européenne et non pas à l'échelle euh française. Donc oui, on en discute et ça a fait des débats euh passionnés au sein de l'UMM et surtout de France Industrie, hein. pouvez auditionner Alexandre Sobot, il est intarissable sur le sur ce sujet-là et je vous invite à l'inviter sur euh la deuxième série d'intervention.

Donc on était sur RARM Europe 150 milliards d'euros. Effectivement ça fait rêver mais on verra c'est-à-dire on verra comment ils sont utilisés ce réarme. Si c'est pour acheter à deux pays des F35.

Je reviens à la question d'avant. C'est c'est j'espère que ce cet argent ira plutôt en Europe. Le but c'est de c'est de se grouper un peu et de bon pourquoi pas honnêtement peut pas non plus condamner complètement toutes les initiatives qui vont vers vers le vers le bon sens.

Il y avait une question sur le F35. J'arrive le Danemark. Je suis je vais dire que je comprends.

C'est-à-dire vous êtes attaqué par un autre pays et vous dites à l'autre pays si je t'achète des armes, est-ce que tu m'attaques pas ? C'est tout. C'est c'est ça.

Ils sont menacés par les US et ils demandent à acheter plus d'armement aux US. Me demandez pas d'expliquer, il faut aller leur demander à eux. Je pense que c'est le le un des problèmes de certains pays en Europe, pas que donc les pays qui sont à la frontière russe, mais aussi des pays, voyez, plutôt alors ils ont une frontière par le nord, hein.

C'est sûrement ce qui aussi peut-être les inquiètes, mais quelque part ce vide créé par la volonté américaine qui ne date pas de Trump hein, qui date de Obama, donc faut pas croire que Trump c'est c'est le diable incarné. C'est c'est il y a la politique américaine, il y a pas que et ce la volonté de dire on va on va quitter l'OTAN ne donne pas envie à certains Européens de dire bon bah OK, on s on s'est peut-être un peu fourvoyé, on va surtout essayer de faire autrement. Non, c'est au contraire, pitié continue à nous protéger.

Bon, je j'arrête là. Euh mais c'est leur droit hein, je veux dire, moi je rentre pas, c'est la c'est la souveraineté des pays. On a parlé avant de de savoir comment ils veulent se se défendre sur le prix des avions de combat.

C'est toujours très cher. C'est toujours trop cher. Tout est relatif dans la vie.

Si vous en si vous envoyez des cosmonautes dans l'espace, c'est aussi très cher si vous comparez à effectivement et cetera. Un B2, ça coûte 2 milliards d'euros 2 milliards de dollars pardon pièces. C'est très cher.

Mais ce qu'on fait les Américains qu'ils aient réussi ou pas leur mission, c'est pas à moi de le dire, mais ils ont cette capacité là que personne d'autre a priori, si vous prenez le le rafale, vous avez cité vous-même 70 millions de d'euros, 70 80 millions d'euros, moi je vous dis c'est pas cher. C'est pas cher parce que quand les Américains eux-mêmes se sont dit ça va coûter cher, c'était Norman Augustine qui le disait, ils ont dit "On va lancer le programme JSF, on en fera tellement que ça coûtera pas cher." Aujourd'hui, le F35 coûte plus cher que le Rafha et il a coûté en développement alors je vous 10 fois plus que le Rafal et de loin 10 fois plus.

On appelle d'ailleurs ça même plus le trillon de dollars de programme, c'est maintenant le 2 trillion de de dollars. Bon, c'est pas à moi à juger où il faut mettre l'argent. C'est c'est voilà, c'est à la politique de le faire, les représentations parlementaires et bien sûr le gouvernement et le président.

Ce qu'il faut essayer de faire, c'est le meilleur avion au meilleur prix. Le rafale est une réussite pour ça, contrairement à tout ce qui a été écrit par certains journalistes. Pourquoi ?

Parce que premièrement euh il est moins cher que les autres. Il est moins cher que les autres. Il est plus performant que beaucoup d'autres.

Troisièmement, il est fabriqué en France. En partie, même si on va un jour en fabriquer en Inde, c'est quand même principalement en France. Quand il est fabriqué en France, qu'est-ce qui se passe ? c'est que l'euro que vous avez reçu pour le développer, pour en acheter, il est compensé et très largement par le fait que en l'exportant, vous touchez de l'argent qui n'est pas de l'argent français, vous payez vos impôts, je l'ai dit tout à l'heure, vous payez z aujourd'hui une société comme d'assaut paye plus à l'État qu'elle n'a reçu de l'État.

C'est ça, c'est la balance commerciale, même si pas comptabilisé dans la balance commerciale, mais ça veut dire qu'aujourd'hui on gagne plus chez d'Assu par de l'argent extérieur 85 % on vend à l'extérieur entre les Falcones et et les Raphaales. Donc vous avez mis de l'argent mais quelque part le pays, pas simplement la défense, pas simplement Brienne et reçoit plus que ce qui par la réussite des ventes. Donc c'est cet équilibre permanent et je pense que la polyvalence a été un choix sûrement difficile pour nos armées il y a de ça très longtemps mais que maintenant il s'avère être alors on n'est pas meilleur qu'un B2, on n'est pas meilleur qu'un F22, on n'est pas toujours meilleur qu'un F35 mais on est souvent meilleur qu'un F35.

On n'est pas meilleur forcément que tous les avions russes ou tous les avions chinois. Encore que les avions chinois, la réponse est oui. Mais on fait tout avec un seul avion, donc un seul type de maintenance, un seul type d'entraînement et cetera et cetera.

C'est plutôt une performance économique extraordinaire indépendamment de la performance euh militaire. 3e série de questions. Donc je crois que c'était ça la Oui.

Alors oui, c'était le Alors c'est difficile à comparer. Il y a l'effet de surprise. Si un gars tout seul avec une bombe fait sauter euh un building, ça arrive.

Effectivement le coût quand vous le prenez économique hein, je fais pas du c'est énorme. Donc c'est l'effet de surprise. Peut-être que les Russes sont un peu trop sûr d'eux et que il de temps en temps, vous l'avez vu sur le bateau qui a été coulé, qui s'est peut-être un peu trop rapproché, il sous-estime peut-être un peu ses actions euh ukrainiennes et bravo aux ukrainiens d'une certaine manière parce que quelque part il il bénéficie de de de cette volonté.

Mais à la fin, est-ce que les Ukrainiens vont gagner la guerre ? C'est une question que je pose. Donc il y a il y a est-ce que les Russes par l'action qui a été faite sont totalement neutralisés ?

Voyez c'est malheureusement dans la dans dans la guerre, il y a des batailles gagnées, des batailles perdues. Bon, c'est pas à moi à juger et je le ferai pas de de savoir de Mais il y aura toujours effectivement. Alors, comment on réagit pour pour ce problème particulier ?

Dans une guerre, quand vous êtes menacé à distance, vous avez un bouclier. Vous voyez aujourd'hui en Israël le bouclier et cetera. Le bouclier est pas à 100 % mais il y en a un.

Et deuxièmement, bah vous mettez pas tous vos aux avions au même endroit. Mais ça c'est pas à moi à le faire et à le dire, c'est à nos armées. Du côté de la commission.

Alors, il y a une OK. Une dernière question. Michel Gréum.

Merci beaucoup monsieur Draptier. Dans une période où les finances publiques sont sous tension, nous ne pouvons ignorer que l'État voit via la DGA, la BPI, l'Europe soutient massivement la filière aéronautique. Ces aides directes et indirectes ainsi que les commandes publiques appellent selon nous des contreparties fortes notamment en matière d'emploi, de formation et de relocalisation industrielle.

D'autant plus que les pénuries de composants et de matériaux stratégiques affectent votre secteur comme beaucoup d'autres. D'ailleurs, cela révèle la nécessité de relocaliser, de réinvestir dans nos capacités productrices en France et de soutenir notre tissu PME. Le nord de la France et plus largement les Haut-Es ont payé un lourd tribut, comme le disait tout à l'heure mon collègue à la désindustrialisation avec des milliers d'emplois perdus. dans la métallurgie, l'aéronautique et les industries mécaniques.

Aujourd'hui, cette région dispose d'un tissu de formation solide, de savoir-faire historiqu de fonciers industriels disponibles dans le contexte de la relocalisation et de renforcement de notre souveraineté industrielle. Cette région a toute sa place. Dasso viation envisage-t-elle de participer à l'effort de réindustrialisation des Haut-es France, soit en développant des activités industrielles, soit via des implantations de centre de formation ou de recherche.

Êtes-vous en lien avec les collectivités territoriales ou les acteurs locaux pour explorer ce type de projet dans les zones en reconversion ? Merci. Oui, merci.

C'est un c'est un sujet qu'on sur lequel on a bien sûr travaillé. Alors la réindustrialisation pour d'assau, c'est pas c'est pas tellement l'heure du jour parce que on fabrique principalement en France et dans les Haut de France, on a une usine qui s'appelle Seclin dans laquelle on a investi depuis longtemps qu'on a agrandi récemment dans les depuis depuis 5 ans. On a transféré d'ailleurs des activités de l'Île-de-France vers ce clin parce queon y trouve une main d'œuvre motivée, une main d'œuvre efficace qui aime travailler.

J'ai toujours tendance à citer mes les chaudronniers de ce clin en aéronautique sont des des gens exceptionnels. Donc on est très content d'être à ce clin et c'est toujours un exemple pour nous cette usine de ce clin qui s'est développée. on a élargi son périmètre puisque certains sous-traitants qui avaient des difficultés, on on a intégré pour être capable justement de de de palier à ces difficultés qu'ils avaient et donc toutes nos pièces primaires sont faites aujourd'hui à ce clin pour nos Falcon comme pour nos rafales.

Donc on est on est très heureux de cette implantation des Haut de France et évidemment ça attire autour de ce clin donc de l'île he pour ceux qui connaissent pas ce clin c'est l'agglomération lilloise qui est une agglomération relativement dynamique permet justement d'attirer d'autres types d'industries au titre de l'UMM j'ai pu le voir puisque j'ai visité certaines usines automobiles qui continuent à se développer dans ce dans ce territoire on est en lien avec les les collectivités locales pour les aides potentielles qu'on peut avoir de temps en temps quand on a besoin de de se développer ou pour les besoins de formation. Là, je prends ma casquette plutôt UMM où on a des UMM dans le dans les Haut-Fances qui sont justement sur ce combat de la de la formation d'une d'une population effectivement qui a pu être traumatisée à une certaine époque comme celle de l'Est avec par les haut fourneaux avant et qui est toujours très méritante pour le travail. Et donc ça c'est quelque chose de très important dans lequel on est très attaché nous à l'UMM et chez d'ACO et d'ailleurs ça a un lien quand même he c'est cette volonté de formation.

On est actuellement dans des dans des discussions d'ailleurs avec les partenaires sociaux de la reconversion. Bon l'ambiance est pas très facile en ce moment à cause d'autres choses mais mais euh la reconversion est un sujet fondamental. La difficulté de la de la reconversion, c'est la mobilité de nos de nos concitoyens et la problématique du logement.

S'il y a pas de logement facilement accessible avec des aides ou avec des des offres dans les territoires où on a besoin de créer de de l'emploi, c'est beaucoup plus difficile. Les gens restent plutôt Mais je vais vous citer un exemple qui va vous faire plaisir. Il un jeune chaudronnier qui a voulait absolument travailler pour d'assaut et il habite sur la côte ouest plutôt sud-ouest.

Et donc il s'est adressé à moi parce que je passe de temps en temps des vacances là-bas et que ça arrive qu'on me reconnaisse même en short. Et euh il a dit moi j'aimerais bien travailler pour d'assauto, je suis chaudroné. Je lui ai dit pas de problème, tu vas à ce clin haute de France, voyez pour un gars du sud-ouest.

Il y a été, sa famille le voit plus. Il est heureux, il a trouvé localement à se marier, à faire une vie et il est heureux comme tout. Vous voyez ?

Donc il y a quand même des belles histoires. Moi j'aime bien les belles histoires. C'est pas à tout le monde malheureusement mais voilà la mobilité chez les jeunes, il faut le il faut le l'inspirer.

Mais il faut effectivement trouver je pense que dans le nord peut-être que l'habitat est un peu moins cher que si on va travailler dans le sud-est ou à Biaritz ou je sais pas où. Et bien merci beaucoup monsieur le président directeur général pour cette audition, pour la précision des réponses. Je crois que vous n'avez oublié ni éludé aucune question mais bien évidemment on connaît votre franc parlé, votre franchise et il pouvait pas en être autrement.

Catherine, je te laisse le mot de la fin. Oui, merci beaucoup. Et c'est vrai que dans un contexte de guerre commerciale avec les États-Unis, dans un contexte de conflit, c'était particulièrement intéressant de vous entendre et comme l'a dit la présidente Estrosie, on a reçu un certain nombre de réponses et d'autre part ben des questions sont en suspend et on a bien noté aussi celle qui vous préoccupe.

En tout cas, merci beaucoup. Bah c'est moi qui vous remercie d'avoir pu pouvoir m'exprimer et répondre aux questions et et à bientôt je l'espère. Oui, bien sûr.

Merci