Emmanuel Macron présente son plan de déconfinement progressif, à partir du 3 mai
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
19h21, France Inter, 18-20, Pierre Veil. Et c'est le téléphone sonne jusqu'à 20h, bien sûr ce soir. Toutes vos questions sur le déconfinement en quatre étapes annoncées par Emmanuel Macron dans la presse régionale. Alors je vous rappelle les principales mesures, si vous n'avez pas entendu attentivement le journal de 19h de Sébastien Paour. On va y revenir en détail au cours de l'émission avec vos questions. Le 3 mai, fin des restrictions de déplacement, levée des restrictions pour les déplacements interrégionaux, fin de l'attestation de déplacement en journée.
Le 19 mai, réouverture des commerces, des terrasses avec des tables de 6 minimum, réouverture des cinémas, des musées et des théâtres et le couvre-feu décalé à 21h. Le 9 juin, couvre-feu décalé à 23h, télétravail assoupli, réouverture des cafés et des restaurants en intérieur avec des tables de 6 maximum, réouverture des salles de sport, des salons, des foires jusqu'à 5000 personnes avec le pass sanitaire. On a beaucoup de questions à propos de ce pass sanitaire.
Et puis le 30 juin, c'est la fin du couvre-feu, événements extérieurs et intérieurs de plus de 1000 personnes autorisées avec pass sanitaire, fin des limites de jauge selon la situation locale dans les établissements qui reçoivent du public. Alors sur tout cela, on attend vos questions et vos réactions. Pour vous répondre en ligne avec nous, Christine Rousiou qui est virologue, professeure émérite en virologie à l'hôpital Necker à Paris. Bonsoir. Bonsoir. Dans ce studio, Gaël Slimane, président de l'institut de sondage, Autoxa. Bonsoir Gaël Slimane. Bonsoir. Et puis Jaël Gauze, chef du service politique de la rédaction de France Inter. Bonsoir Pierre, bonsoir à tous.
Nous aurons en ligne un peu plus tard au cours de l'émission pour entendre leurs réactions. Ils pourront répondre à toutes vos questions. On aura Didier Chenet qui est le président du gouvernement national des indépendants de l'hôtellerie et de la restauration. Et aussi Marc-Olivier Sebag, délégué général de la Fédération nationale des cinémas français. Joël est en ligne avec nous au téléphone. Il écoute l'émission. Il souhaite y participer. Bonsoir Joël.
Bonsoir Pierre et bonsoir à vos invités. Allez-y, on vous écoute. Écoutez, ma question est toute simple. Au second confinement, c'est-à-dire en novembre, l'objectif était 5 000 contaminations par jour. Début janvier, nous étions à 15 000. Le président de la région Grand Est, par ailleurs médecin urgentiste, et des présidents de métropole de sa région, avaient prôné un confinement strict. Aujourd'hui, nous sommes à 30 000 contaminations par jour. Comment est-ce qu'entre aujourd'hui et le 3 mai, on va arriver à 5 000 ?
Donc, si je vous comprends bien, Joël, vous n'êtes pas vraiment convaincu par ce déconfinement ? Vous estimez que c'est dangereux même ?
Écoutez, notre ancien ami Boris Johnson, qu'est-ce qu'il a fait ? Il a confiné début de l'année. Aujourd'hui, il y a 50 morts par jour et 2 ou 3 000 contaminations en Grande-Bretagne. Voilà.
Alors, sur cette remarque de Joël et sur l'annonce de ce déconfinement en plusieurs étapes jusqu'au 30 juin, Christine Rousiou, virologue, professeure émérite en virologie à l'hôpital Necker à Paris.
Oui, je suis assez d'accord avec la remarque qui vient d'être faite. Pour moi, le pari est vraiment très risqué. Un déconfinement très précoce, c'est beaucoup de risque de continuer à laisser la circulation du virus. Il est beaucoup trop tôt pour se relâcher. Le niveau de circulation du virus est très élevé. Et il faut encore un temps pour la réduire. Donc, pour moi, il y a un risque de quatrième vague. Il faut vraiment dire les choses comme elles sont. Ce risque n'est pas nul, d'autant qu'il y a des variants viraux qu'on ne connaît pas, qui sont assez préoccupants. On ne sait pas comment ils vont circuler en France. Et puis, surtout, la couverture vaccinale n'est pas assez élevée.
Donc, on va devoir, bien sûr, garder les mesures barrières et porter le masque, y compris les vaccinés. Mais pour moi, le plus gros souci, le risque le plus grave, c'est le risque que les maladies graves, ce transfert, retombent progressivement sur la population jeune. Parce que la population jeune n'est pas encore vaccinée, qu'elle est active, qu'elle est donc exposée du fait des déplacements, sans compter le fait qu'elle est en contact avec les enfants par définition et qu'on commence à voir l'émergence d'infections virales chez les enfants. Donc, voilà, il est difficile d'anticiper la météo, les comportements, les échéances de la vaccination.
Les modélisations nous montrent qu'on n'est pas très, très optimiste avec ces mesures de levée de déconfinement. Pour moi, elles sont vraiment trop précoces.
Gaël Siman, président de l'institut de sondage Odoxa, clairement, Emmanuel Macron, là, prend un risque en lançant ces étapes de déconfinement. Mais d'autre part, il savait, il sentait parfaitement que les Français sont à bout et ne supportent plus toutes ces contraintes, toutes ces atteintes à leur liberté.
Effectivement, il doit jongler Emmanuel Macron entre, finalement, le résultat de l'enquête que nous avions réalisée la semaine dernière sur le déconfinement. Il y avait deux éléments qui étaient testés, le pronostic et le souhait. Et on rejoint l'intervention de votre auditeur. A l'époque, c'était il y a longtemps, c'était il y a une semaine, les Français estimaient qu'il n'était pas possible de déconfiner à partir du 3 mai, comme c'était prévu de longue date et comme il l'a confirmé, finalement, tout à l'heure. Mais en même temps, il le souhaite pour les trois quarts d'entre eux, ce déconfinement.
Et vous l'avez dit, Pierre, toutes nos enquêtes montrent que les Français acceptent les mesures de restriction, qu'ils y sont prêts, que dans l'immense majorité d'entre eux, ils les tiennent. Mais la lassitude, elle commence à être très forte. Et après un an de crise sanitaire, on a globalement trois personnes sur dix dans les enquêtes qui nous disent, je ne peux plus respecter, j'en peux plus, je ne tiens plus. Et notamment chez les jeunes.
Yaël Gauze, chef du service politique de la rédaction de France Inter. Ce qu'il faut voir, c'est que depuis l'automne, depuis cette allocution où Emmanuel Macron mettait cette barre à 5000 contaminations par jour, cette stratégie a été abandonnée en douceur. Le zéro Covid, ça n'est plus du tout la doctrine. Ça ne l'est plus depuis janvier de l'exécutif. C'est l'idée, vivre avec le virus, et là même vivre avec beaucoup de virus. Parce que, Emmanuel Macron régulièrement le dit à ses proches, il ne supporte pas qu'on dise qu'il fait un pari, qu'il mène une aventure. Non, ces décisions sont éclairées, pas forcément par la science, mais par l'humain.
Par le rapport, les rapports sociaux, par le fait que nous ne sommes pas seulement des êtres que l'on peut confiner comme ça, mais qu'il faut aussi laisser une respiration pour les jeunes, pour la vie culturelle, etc. Et puis, surtout, l'Elysée insiste sur le vaccin. C'est l'élément absolument nouveau par rapport à l'allocution qu'il avait menée à l'époque sur la barre des 5000 par jour. C'est qu'évidemment, la vaccination monte en puissance, trop lentement encore, mais ça monte, et effectivement, à l'automne, une partie substantielle de la France, deux tiers, auront été vaccinées.
Muriel est avec nous au téléphone. Bonsoir, Muriel.
Bonsoir à toute l'équipe, et merci à l'intervention de la scientifique, je ne sais plus le nom de ce médecin.
Madame Christine Rousiou.
Voilà. Je vous appelle, parce que moi, je suis professionnelle de santé, je suis kinésie, et en fait, je me suis rendue compte sur les trois dernières semaines que j'avais de plus en plus d'annulations des populations jeunes qui sont touchées par le virus de la Covid. J'ai également eu à mon cabinet deux bébés qui ont été touchés par la Covid à un à trois mois et l'autre à cinq mois. Alors la question que je me pose, j'entends bien effectivement que M. Macron veut jouer sur l'humain et qu'il y a trois personnes sur dix qui sont prêtes à prendre des risques.
Mais la question que je me pose, c'est effectivement, si on ouvre les terrasses, si on laisse les jeunes et de nouveau dans la rue se regrouper, pourquoi est-ce qu'on ne vaccinerait pas également la population jeune qui est un transmetteur auprès des plus âgés qui ont 40 ou 50 ans ? Et je ne parle pas de gens très âgés, parce que les gens très âgés, justement, n'osent pas sortir. Et pourquoi est-ce qu'on... J'ai des confrères qui me disaient qu'ils jetaient des doses de vaccins. Pourquoi est-ce qu'on ne vaccinerait pas les gens qui veulent se faire vacciner ? C'est ma première question. Ma deuxième question, pourquoi est-ce qu'on ne vaccinerait pas les jeunes ?
Parce que je suis très inquiète quand je verrai tous ces jeunes autour de terrasses ou même sur la place Stanislas à Nancy qui sont les uns à côté des autres et qui sont des vecteurs de virus, voilà.
Sur ces deux points soulevés par Muriel, Christine Rouziou, virologue ?
Oui, je pense qu'effectivement, la question de vacciner tout le monde est évidemment pour être une priorité. Le problème, c'est la disponibilité des vaccins. Le rythme de vaccination à 350 000 par jour est un rythme assez insuffisant. Il faut vraiment monter à 590 000, 500, 700 000 pour arriver à avoir la population adulte vaccinée. Mais je suis assez d'accord, les jeunes deviennent la cible de cette épidémie et d'autant que l'été arrive, les terrasses, les vacances, voilà. On sait que pour eux, ça va être plus difficile.
Donc effectivement, ce serait vraiment bien qu'on ait beaucoup plus de vaccins et à ce moment-là, on serait quand même plus à l'aise pour aller vers plutôt une endémie plutôt qu'une épidémie. Mais là, la quatrième vague, elle va venir soit à l'été, soit en septembre. Yael Gauze ? La doctrine ne va pas changer, pas tout de suite. L'Elysée va faire des annonces très vite, là, dans la soirée. Ce qui va se passer, c'est qu'il va y avoir une ouverture, à compter du 1er mai, à tous les plus de 18 ans qui ont une surcharge pondérale sérieuse. On va être précis, un indice de masse corporelle supérieur à 30. Ça concerne 2,3 millions de Français. À partir de 18 ans.
Mais on reste sur la même nomenclature, entre guillemets, des gens vulnérables, des Français vulnérables. Yael Siman ?
Alors, deux points, peut-être un, sur ce que vient de dire Yael, et effectivement sur cette annonce sur les personnes en situation d'obésité. Pour dire les choses clairement, c'était, je parle sous le contrôle des experts, évidemment, c'était sans doute une faille dans la politique de prévention ou de vaccination des personnes les plus fragiles, puisqu'il représente des contingents très importants, des personnes qui sont hospitalisées et qui meurent de ce virus depuis un an. Donc, c'était même tout à fait étonnant qu'elles ne fassent pas partie des personnes privilégiées pour la vaccination.
Un autre élément, réaction à l'intervention de l'auditrice il y a un instant, la question peut se poser, effectivement, et choque les Français. Quand on a des pans entiers de la population qui souhaiteraient se faire vacciner et qui ne sont pas encore éligibles, et qu'on leur dit que des vaccins restent sur les bras, si j'ose dire, des services ou des personnes en charge de la vaccination, c'est extrêmement choquant. Quelque chose devrait être mis en place qui permette, au moins si des vaccins n'ont pas trouvé preneur, et bien que les personnes plus jeunes ou normalement non éligibles qui souhaiteraient se faire vacciner puissent le faire.
Et effectivement, il faudrait aussi accélérer sérieusement la vaccination si on veut pouvoir tenir les objectifs. Mais quand même, il y a certaines décisions politiques qui sont sans doute des fautes de ce point de vue-là. Ce qui a été fait avec le vaccin AstraZeneca, c'est-à-dire la suspension de ce vaccin, dans les enquêtes que nous avons réalisées avant-après, on s'est rendu compte que la défiance à l'égard de ce vaccin a explosé à la suite de la suspension. Tout ça pour finalement dire, non, non, finalement, vaccinez-vous avec AstraZeneca, c'est très bien. Mais c'est trop tard, maintenant les gens n'en veulent plus.
Didier Chenet est en ligne avec nous. Il est président du Groupement national des indépendants de l'hôtellerie et de la restauration. Bonsoir Didier Chenet. Bonsoir. Alors évidemment, quelle est votre réaction à l'annonce de ces dates de déconfinement ?
Eh bien écoutez, je dirais, enfin, nous avons un calendrier, nous avons des dates, donc nous avons tout lieu d'être satisfaits d'avoir au moins cette réponse. Par contre, il reste un certain nombre d'inconnus et non des moindres, c'est-à-dire les conditions dans lesquelles nous allons ouvrir nos établissements, les conditions sanitaires, nous ne les connaissons pas, les conditions économiques et les conditions sociales. Sanitaire, nous avons un protocole sanitaire, mais on entend parler de jauge. Est-ce que c'est quelque chose qui viendrait se rajouter à nos protocoles sanitaires ? Pour l'instant, nous ne le savons pas.
Condition économique, quid des aides dont nous bénéficions donc au niveau du Fonds de solidarité et d'autres aides économiques. Là aussi, mais ça fait partie de ce que nous sommes en train de négocier, je le dis tout de suite avec Bercy, la porte est ouverte à la négociation. Et enfin, conditions sociales, quel va être le régime de ce qu'on appelle le chômage ou l'activité partielle ?
Didier Chenet, il y aura donc la réouverture des terrasses le 19 mai et puis la réouverture des cafés et des restaurants en intérieur le 9 juin, à chaque fois avec des tables de 6 personnes maximum. Ce n'est pas un problème pour vous, vous savez faire, vous avez déjà pratiqué ce genre de contraintes lors des précédentes étapes face à ce Covid.
Oui, oui, sur le côté pratique que nous savons faire, c'est notre métier d'accueillir et de satisfaire nos clients. On sait faire. Par contre, vous comprenez bien qu'il y a un équilibre économique à trouver dans toute cette affaire. Et que donc, quand vous ouvrez uniquement vos terrasses et que vous réalisez à peu près 20 à 30 % de votre chiffre d'affaires, vous n'allez pas réembaucher tout votre personnel, remettre au travail tout votre personnel. Donc il faut que l'on continue, pour le personnel qui ne peut pas être encore employé, que l'on continue à avoir le régime de l'activité partielle.
Mais vous sentez bien qu'il faut y aller doucement. Vous avez entendu les réserves de la virologue qui est avec nous ce soir, Christine Rousiou, qui craint une quatrième vague et qui est plutôt réservée face à ces étapes de déconfinement. Eh bien, vous allez rouvrir, mais progressivement, avec moins de monde dans vos restaurants. Est-ce que vous êtes conscient qu'il faut être... On marche siot des oeufs, si je puis dire.
Ah, mais nous en sommes parfaitement conscients. C'est bien pourquoi nous travaillons et nous négocions avec le gouvernement des mesures d'accompagnement, parce que nous sommes parfaitement conscients que nous ne réaliserons pas la totalité de notre chiffre d'affaires. Et qui dit ne pas réaliser la totalité du chiffre d'affaires, c'est bien parce qu'on ne pourra pas accueillir tous nos clients. Je voudrais juste faire une petite remarque, parce que j'ai bien entendu les discussions sur le vaccin.
Vous savez que nous, nous faisons partie des professions, puisque nous avons du personnel qui va être en contact, nous faisons partie des professions qui demandons à avoir la possibilité de faire vacciner nos collaborateurs, tous ceux qui sont en contact avec le public. Deux raisons. La première, c'est de rassurer nos clients et également de rassurer, bien entendu, notre personnel, car nous avons, et je tiens à le dire, bien sûr, vis-à-vis de votre virologue qui est là et également de tous les Français, nous avons la conscience que la sécurité de notre personnel et de celle de nos clients prime avant tout. Yael Gauze, ça va être un des vrais sujets des deux mois qui viennent.
Est-ce que ça vaut le coup, pour certains secteurs économiques, de reprendre dans ces conditions de décélération du déconfinement ? Est-ce que, oui ou non, on peut reprendre, on peut s'y retrouver ? Je crois qu'en France, c'est un restaurant sur quatre seulement qui a une terrasse, donc ça concerne déjà une minorité de la profession. Ce qui est dit à l'Élysée ce soir, c'est qu'à partir du 1er juin, l'accompagnement va se faire au prorata de la reprise d'activité. Ça va être du cause humain, secteur par secteur, avec négociation, effectivement, puisque si on reprend un peu, on est aidé un peu, mais pas autant que quand on ne faisait rien. Voilà, donc c'est ça qui va se jouer.
Cette question se pose aussi pour les théâtres. Les théâtres publics ont plutôt une vision optimiste des choses ce soir, de reprise, et les théâtres privés se disent est-ce que ça vaut le coup de revrir avant septembre ?
Yael Slimane ? Un élément quand même statistique, on a une économie française qui a souffert autour de 5% de ce qu'elle réalise sur cette année de crise sanitaire, mais c'est concentré. Ce n'est pas les grandes entreprises qui ont pu mettre en place des solutions de télétravail. C'est essentiellement l'auditeur que l'on vient d'entendre, les travailleurs indépendants, les TPE, les très petites entreprises de moins de 10 personnes, les auto-entrepreneurs.
Nous avons réalisé un baromètre avec la FG2A auprès de ces publics et auprès des Français, et on se rend compte qu'on est exactement dans la situation qu'évoquait Yael et qu'on entendait de la part de votre auditeur, c'est-à-dire des personnes qui ne demandent qu'à rebondir et à repartir, qui ont plutôt confiance dans l'avenir de la situation si on leur lâche la bride, mais qui en même temps ont accumulé beaucoup de frustration et de colère. Un chiffre, dans ce baromètre, on a une personne sur deux chez les Français et chez les travailleurs indépendants qui envisagerait de participer à un mouvement de contestation sociale, s'il avait lieu à l'automne prochain.
Gaël Slimane, président de l'Institut de sondage Odoxa. On va au standard. Alexandre patiente depuis un bon moment. Il est à Aix-en-Provence et il nous écoute. Bonsoir Alexandre. Bonsoir. On écoute votre question. Allez-y.
Je suis co-gérant de salons de coiffure, les salons au barbie. On a six salons, dont deux en centres commerciaux, qui sont fermés. Et dans les déclarations qui ont été faites aujourd'hui, comme depuis des mois, il n'y a eu aucun mot pour les centres commerciaux. Et donc, on ne sait pas du tout quand est-ce qu'on va ouvrir. Il parle de commerce, pas de centres commerciaux. Donc nous, on a des salariés qui attendent pour travailler, des loyers énormes à assumer. Et on ne sait pas si on va rouvrir ou pas, et à quelle date. Et voilà, on est aussi des petites entreprises en centres commerciaux. On aimerait bien savoir à quelle sauce on va être mangé.
Écoutez, pour l'instant, on n'a pas d'autres informations. On connaît les grandes lignes de l'interview d'Emmanuel Macron. Il parle d'une réouverture des commerces le 19 mai. Yael Goz ? Exactement.
Commerce, pour l'instant. Il y a effectivement quelques secteurs d'activité qui ne sont pas mentionnés dans les quatre étapes. Je pense aux discothèques, par exemple. Il n'est pas question du tout de rouverture dans les quatre étapes concernées. Sur les commerces, en fonction des surfaces, on va se renseigner.
On peut imaginer qu'il y aura peut-être des contrôles à l'entrée des commerces pour qu'il n'y ait pas trop de clients dans ces établissements. On va essayer d'avoir la réponse avant 20h.
On va essayer d'avoir la réponse avant 20h pour notre auditeur.
Marc-Olivier Sebag est en ligne avec nous, délégué général de la Fédération nationale des cinémas français. Bonsoir. Bonsoir. Alors, pour vous, c'est le grand jour. C'est donc le 19 mai.
Oui, effectivement. On attendait cette date. On attendait ces annonces. On est très heureux. C'est une très bonne nouvelle, surtout pour les spectateurs et les Français qui vont pouvoir renouer avec la culture. Et j'ai écouté les interventions précédentes. Ce qui est très important dans ce calendrier qui est proposé, c'est qu'il est progressif. Il est pas à pas. Oui, on ne va pas rouvrir à 100% tout de suite. Oui, on le sait. On va attendre deux mois. En tout cas, jusqu'à début juin. Mais là, pour le moment, la première étape, c'est le 19 mai. Et là, vraiment, on est très heureux d'aborder cette phase.
Mais comment allez-vous vous organiser, là, maintenant, pour cette réouverture des cinémas, pour proposer des films ? Il n'y a pas une sorte d'embouteillage ?
Alors, c'est dans trois semaines, le 19 mai. C'est même un peu plus que ce qu'on craignait ou ce qu'on imaginait. On avait imaginé plutôt qu'un jour. Donc là, c'est une semaine de plus. Ça fait quand même plusieurs semaines qu'on parle de la mi-mai comme date de réouverture. Les distributeurs, parce que c'est eux qui font la programmation des films, les distributeurs ont commencé à s'organiser. Ils ont même eu l'autorisation, l'autorité de la concurrence, de faire un calendrier concerté pour ceux qui le souhaitent, donc d'organiser les dates. Après, oui, il y a beaucoup de films. Oui, mais en même temps, on a une perspective devant nous.
On va rouvrir à 35% de jauge pour garder une sécurité sanitaire maximale, puis 65%, puis 100%. Et ça va être progressif. Et donc, les films, ils vont s'échelonner sur cette période de croissance et tout l'été. Donc, il y aura probablement plus de films, mais qui vont se répartir. En tout cas, nous, on a confiance à la fois dans les outils juridiques qu'on a désormais, dans les outils qu'on avait auparavant, parce qu'on a plusieurs, entre le Centre national du cinéma, la médiation du cinéma. C'est-à-dire qu'on a plusieurs instances qui peuvent contribuer à réguler ces films. Et puis aussi, il faut se rendre compte que ça fait plus de 200 jours, 201 jours que les cinémas ont fermé fin octobre.
Et donc, les distributeurs, les exploitants de salles, ils ont envie de recommencer à travailler. Et ce travail, ils le font très bien, ils le connaissent très bien, et donc, ils ont contribué à passer cette étape.
Le grand jour, ce sera le 19 mai. Tous ceux qui aiment le cinéma voudront se précipiter dans les salles. Mais donc, si je vous entends bien, Marc-Olivier Sebag, il n'y aura pas tellement de place. Les salles ne pourront pas être remplies. Il y aura toujours une distance, entre les spectateurs. 35 %, c'est le chiffre que vous vous donnez.
Exactement. Exactement, 35 % avec beaucoup d'espace et une répartition assez homogène dans la salle. On y travaille. Les déclarations du président de la République, elles sont assez générales, parce qu'ils n'évoquent même pas ces niveaux-là. Mais c'est normal. Nous, on a travaillé depuis deux mois avec le ministère de la Culture sur cette progression des jauges. Mais vous savez, quand on a ouvert en juin 2020, je pense que tout le monde aurait été très content d'avoir 35 % de spectateurs par rapport à la jauge. Ça va revenir progressivement. Les gens vont en venir. Ils ont envie de venir au cinéma. Il faut qu'il y ait des films en face. Après, ils attendront. Ils iront à la séance suivante.
C'est ça qui est bien. Et surtout, on sait que ça dure trois semaines. Oui, réponse à notre auditeur précédent. Le téléphone sonne aussi à Bercy. Réponse, tous les commerces. Tous les commerces, quelle que soit leur taille, au 19 mai, avec la jauge que nous connaissions avant le confinement. Voilà, donc tous les commerces avec les règles de jauge qui ont précédé ce confinement dont nous sortons. Oui, parce qu'on avait,
par exemple, les grands magasins qui étaient fermés. Ils rouvrent le 19 mai. Mais avec un nombre limité de clients à l'intérieur. Effectivement. Il y aura donc des contrôles, sans doute, des jauges pour respecter ce nombre limité. Xavier est au téléphone. Il est à Calais. Bonsoir. Xavier, il écoute France Inter. Bienvenue.
Bonsoir. Alors moi, je vais vous poser une question assez simple. C'est par rapport aux grands événements qui doivent avoir lieu en juillet, en août ou en septembre. Donc, les grands festivals, par exemple, de musique qui rassemblent plus de 5000 personnes mais qui sont en extérieur avec des chapiteaux. Est-ce que ce genre d'événements vont pouvoir avoir lieu ou pas du tout ? Est-ce qu'il y a des mesures particulières qui vont être prises ? Parce que dans les dernières informations qu'on a du gouvernement, ce n'est pas clair sur ces événements-là.
Alors, Xavier, moi, je vous réponds en fonction de l'interview et du compte-rendu que nous avons. Événements extérieurs et intérieurs de plus de 1000 personnes autorisées à partir du 30 juin avec le fameux pass sanitaire. Comment ça va fonctionner ? Il y a, il y a beaucoup de questions autour de ce pass sanitaire. Oui,
parce qu'il va y avoir débat au Parlement quand même sur cette question. Ça va passer par le filtre parlementaire. Mais on voit qu'en l'espace de six mois, c'est vraiment remarquable ce qui s'est passé, l'évolution politique sur le sujet qui était un sujet tabou à l'automne où l'exécutif freinait des cas de fer. On se souvient que la Grèce, en Europe, est le premier pays qui a mis sur la table cette question du certificat vaccinal pour pouvoir relancer sa saison touristique à l'été qui vient, à l'été 2021. La France et l'Allemagne étaient très prudentes, freinaient. Et aujourd'hui, on voit que ça y est, c'est rentré dans les têtes de tous les gouvernants et on y va tout droit.
Alors, pas pour aller voir ses amis ou pour aller boire un verre en terrasse, bien sûr, mais pour assister à des grands festivals ou à des grands rassemblements. ça va être la règle test négatif, PCR ou bien test prouvant la vaccination. Et juste pour, je re-confirme, j'ai enfin l'info définitive sur le 19 mai tous les commerces, c'est une personne pour 8 mètres carrés pour les commerces qui font moins de 400 mètres carrés, une personne tous les 10 mètres carrés pour les commerces qui font plus de 400 mètres carrés de surface. Donc, on revient aux règles d'avant confinement.
Gaëlle Siman, présidente de l'institut de sondage Odoxa, ce pass sanitaire, c'est aussi là une opération politique risquée. On savait, il y a quelques semaines, le gouvernement semblait très réticent lorsqu'on parlait de pass sanitaire. Là maintenant, on sait qu'il va entrer en vigueur, notamment pour ces événements qui rassemblent du monde à l'extérieur, pas pour aller dans un restaurant ou sur une terrasse. Mais est-ce qu'on peut imaginer que le débat sur nos libertés, nos contrôles, ce débat va être relancé et peut être très très vif parce que c'est sans précédent,
un pass sanitaire ? Alors ce qui est intéressant, c'est qu'il y a la raison, ça fait effectivement peur aux politiques que d'aller sur ce terrain-là et on les a vus évoluer depuis l'automne dernier. Mais sans être trop méchants, une fois de plus, ils sont très en retard sur l'opinion puisque dans les enquêtes qu'on fait, on suit chaque semaine les perceptions des Français sur ces sujets. Depuis l'automne dernier où il a été question dans nos enquêtes de ce pass sanitaire, on a expliqué aux Français ce que c'était, on leur a demandé ce qu'ils en pensaient, s'ils y étaient favorables, on a une très large majorité de Français qui y est favorable.
C'est-à-dire qu'il aura fallu des dizaines d'enquêtes sur des mois et des mois pour que le gouvernement se dise, tiens, peut-être que les Français dans leur grande majorité ne seront pas contre ce principe. Une des raisons aussi pour lesquelles le gouvernement était sans doute un peu frileux, c'est qu'il sait que nos concitoyens sont très sévères par rapport à la politique sanitaire mise en place et par rapport notamment à la vaccination.
Et donc le gouvernement se disait, à partir du moment où nous sommes jugés négativement sur la politique vaccinale que nous avons mise en place, n'est-ce pas se tirer une balle dans le pied que de permettre à ceux qui seraient vaccinés de pouvoir accéder à des événements que les autres ne pourraient pas avoir. Mais pour les Français, il n'y a pas de débat, c'est un sujet sur lequel ils sont très favorables.
Il faudra juste gérer, à mon avis, on verra, il faudra voir les preuves des faits, gérer l'opinion de la jeunesse sur cette question. Parce que là, mai et juin, ils ne sont pas prioritaires, sauf, je vous le disais tout à l'heure, à partir du 1er mai, pour ceux qui sont en surcharge pondérale et qui auront un accès aux vaccins, pour les autres, il faudra attendre que les tranches d'âge aient passé leur tour et qu'ensuite il y ait des vaccins pour eux. Donc est-ce que c'est une privation pour eux d'accès à des festivals, à des rassemblements,
à des lieux de sport ? Mais Yael, ils sont déjà privés. C'est-à-dire que ce que nous disent les gens dans les enquêtes depuis très longtemps, c'est la question, effectivement, est-ce qu'on va vivre ça comme une injustice, en gros, ou pas ? À partir du moment où les populations dont vous parlez, quoi qu'il arrive, elles n'ont pas accès aujourd'hui à cela. Elles ne vivent pas, il n'y a pas un sentiment de jalousie qui ferait qu'elles vivraient mal le fait que d'autres qui ne présentent pas de risque pour la société puissent y avoir accès. Mais on rejoint aussi cette idée de qu'il faut permettre une vaccination plus large et notamment pour les jeunes.
Et un PCR négatif suffira à accéder à ces lieux. Ou le fait d'avoir déjà été contaminé. Contaminé, sérologie.
Sur ce dossier du pass sanitaire, Christine Rousiou, virologue, professeure émérite en virologie à l'hôpital Necker à Paris, il y aura une réouverture des salons et foires jusqu'à 5000 personnes avec pass sanitaire à partir du 9 juin. Et puis, je le disais, que les événements extérieurs et intérieurs de plus de 1000 personnes seront autorisés avec un pass sanitaire. C'est une mesure que vous soutenez, c'est important pour retrouver progressivement et en sécurité une vie à peu près normale ?
Oui, pour moi, c'est tout à fait indispensable. Il faut absolument surveiller la circulation du virus et l'empêcher. Et effectivement, il y a beaucoup de discussions sur ce pass sanitaire. Est-ce que c'est un pass uniquement sur un test sérologique, sur le fait que la personne a été vaccinée, sur le fait qu'on a une PCR négative récente de moins de 24 heures ou de moins de 48 heures ? Toutes ces nuances méritent d'être discutées.
Alors, à l'Académie de médecine, nous pensons vraiment qu'un pass vaccinal pourrait être intéressant parce que, d'abord, si ce pass vaccinal pouvait donner des autorisations de réunion familiale, de modifications, de réunions même de la société civile, ça pourrait débloquer quand même certains domaines économiques. Et effectivement, une personne vaccinée est à moindre risque. Donc, on pense qu'en plus, si ça donnait des faveurs, entre guillemets, ça pourrait être incitatif pour les personnes réticentes.
Moi, à mon avis, je trouve que, pour le moment, le gouvernement est trop frileux sur la question de la vaccination parce qu'à l'évidence, les personnes vaccinées devraient pouvoir un peu mieux circuler et même si, à l'évidence, il faut qu'elles se protègent. On a quand même cette question des variants circulants, notamment le variant brésilien, le variant sud-africain, voire le variant indien qui n'est pas encore là. Mais s'il arrive, qu'est-ce qui va se passer ? Au regard de ce qui se passe en Inde, donc on a besoin d'une vigilance extraordinaire des Français, même les vaccinés.
Mais par contre, les autorisés à faire un certain nombre de choses en réunion sociale et familiale, ce serait quand même possible, d'autant que autoriser les déplacements, les événements, les réunions de 5 000 personnes, là, l'enjeu est considérablement différent parce qu'il faut pouvoir surveiller 5 000 personnes qui portent le masque, même s'ils sont PCA moins.
Gaël Siman, pour Rodolphe. Oui, je voulais juste rebondir sur un point qui vient d'être indiqué et qui me semble très important. On a aujourd'hui, dans les enquêtes, plus de 70% des Français qui sont prêts à se faire vacciner, donc il y a une très forte progression de l'intention de vaccination, mais au-delà des moyennes, les populations qui veulent le moins se faire vacciner sont les jeunes.
Et donc, effectivement, à partir du moment où il y aura possibilité pour eux de se vacciner, si le message est tu ne veux pas te faire vacciner parce que tu sais que tu présentes un risque par rapport à la maladie qui est assez faible, très bien, mais par contre, ce sera plus compliqué d'avoir accès au bar, au restaurant, aux boîtes de nuit, etc. Là, ça pourra faire monter la volonté de vaccination des jeunes qui, pour le moment, est autour de 50% seulement.
Des questions, des courriels pour vous, Didier Chenet, président du Groupement National des Indépendants de l'Hôtellerie et de la Restauration. Louis dans le Var, il nous écrit comment fera-t-on pour revenir au restaurant ? Est-ce qu'il faudra donner son nom ? Utilisez un QR code et puis Valérie qui est à Bordeaux, elle nous demande comment ça va se passer désormais dans les hôtels avec la réouverture des restaurants. Est-ce que ça veut dire que dans les hôtels, on pourra de nouveau aller prendre son petit déjeuner au buffet et avoir un dîner ou un déjeuner dans les hôtels ? Didier Chenet. Alors, d'abord, revenir au restaurant.
Beaucoup de questions, mais je voudrais juste revenir sur ce qu'a dit à Edgau tout à l'heure et qui est très important. C'est l'engagement du président de la République que le gouvernement nous accompagne au rythme de la reprise d'activité. C'était une de nos demandes et nous en sommes satisfaits. Alors, maintenant, pour répondre précisément aux questions, pour ce qui concerne les restaurants d'hôtels, oui, vous aurez la possibilité de prendre votre petit déjeuner, de prendre vos déjeuners et vos dîners.
Et en revanche, il y a notre protocole sanitaire prévoit que, pour tout ce qui est buffé, il y a des contraintes extrêmement rigoureuses pour que, effectivement, n'importe qui ne puisse pas plonger sa cuillère dans un bol de ce qu'on peut voir de tout ce qui est...
Est-ce que vous allez distribuer, par exemple, des gants, des gants très très fins ?
Oui, oui, non, mais tout le personnel, ce qu'il faut savoir, c'est que tout le personnel accompagnera, donc, dans le petit déjeuner, parce que c'est le moment le plus délicat. De même, pour tout ce qui est buffé, là, par contre, il y a des contraintes et des interdictions qui sont prévues dans notre protocole. Je voudrais rajouter aussi une chose, parce que, bon, le pass sanitaire, pour ce qui concerne nos restaurants et tout, nous, nous disons qu'on ne peut pas imposer à un client qui vient le pass sanitaire.
Mais ce n'est pas prévu, ça. Ce n'est pas du tout prévu.
En revanche, pour tout ce qui est événements, et là, je pense à nos traiteurs, parce qu'il ne faut pas les oublier, vous savez, les traiteurs et les administrateurs de réception, ça fait un an qu'ils ne travaillent plus. Et tous les événements, les mariages, ce n'est pas des grands, grands événements, ça, ce n'est pas des grands événements, que pour ce type d'événement où vous réunissez 200, 300 personnes, qu'il y ait l'obligation du pass sanitaire, personnellement, ça ne me chanterait pas. par contre, un pass vaccinal, non, parce que là, vous rentrez dans l'intimité de ce que souhaite chacune des personnes dans une famille, ce n'est pas nécessaire de rajouter ce genre de discussion.
Et puis,
question, ce courriel aussi, il n'a plus beaucoup de temps, pardonnez-moi, dit Cheney, Louis dans le Var, il nous demandait comment fera-t-on pour revenir au restaurant ? Je rappelle que la réouverture des cafés et des restaurants en intérieur est prévue le 9 juin. On pourra donc aller au restaurant, mais il y aura peut-être moins de place que d'habitude parce que les tables, c'est 6 personnes maximum.
Bien entendu, mais nous, nous sommes là pour accueillir nos clients, nous serons prêts, encore une fois, pour le faire, bien sûr, nous aurons moins de place. Écoutez, on fera avec.
Mais on n'aura pas besoin de donner son nom, d'utiliser un QR code.
Non, non, le QR code, pour l'instant, nous n'avons pas de nouvelles de l'installation du QR code. Il faut savoir que le QR code, c'est quelque chose qui permet de tracer effectivement celui qui est venu déjeuner, dîner ou quoi dans un de nos établissements, mais qui fonctionne avec l'application Stop Anti-Covid et dont le restaurateur n'a absolument pas ni la maîtrise ni la connaissance. C'est-à-dire que nous ne sommes pas là, nous, pour, je dirais, identifier au-delà de ce que l'on demande lors d'une réservation.
Virginie écoute France Inter. Bonsoir Virginie.
Oui, bonsoir. J'écoute avec intérêt votre débat, mais je m'interroge par rapport au territoire. Vous annoncez les dates, mais est-ce que cela va s'appliquer pour toute la France ou bien en suivant les départements plus ou moins touchés par le virus ?
Réponse de Yael Goz, chef du service politique de la rédaction de France Inter.
Très bonne question parce que c'était le flottement du début de semaine où Emmanuel Macron a donné l'impression de vouloir territorialiser d'abord les réponses puis ensuite de les nationaliser. et bien le final cut finalement, l'arbitrage final, c'est que tout le monde, tout le territoire est libéré en même temps. Ensuite, il y a des marges de manœuvre avec les préfets et les collectivités pour là où il y aurait des coups de frein temporaires à donner, qu'ils soient mis avec un seuil d'assidence dans les départements qui seraient à plus de 400 cas pour 100 000 habitants. Là, on serait en coup de frein donc avec des mesures spécifiques sur ces territoires-là.
ça concerne notamment les départements d'Île-de-France, les Bouches-du-Rhône, la Seine-Saint-Denis a plus de 500 ce soir en incidence. Donc c'est le seuil qu'a fixé Emmanuel Macron. Donc des coups de frein territoriaux là où il faut mais un déconfinement national.
Oui, lever des limites de jauge selon la situation locale dans les établissements en recevant du public ce sera à partir du 30 juin. Donc ça dépend de la situation sanitaire dans chaque région, il y a El Gauze.
Voilà, mais c'est en... comment dire ? La décision est nationale, il n'y a pas une territorialisation là au départ, il n'y a pas de déconfinement territorialisé là maintenant, c'est une décision nationale et ensuite du cas par cas en fonction de l'incidence.
Gaël Slimane ? C'est effectivement une bonne question qui vient d'être posée parce que c'est une attente des Français qui là aussi ne comprennent pas puisque ça fait très longtemps qu'ils sont en demande d'une réponse territorialisée et qui ne comprennent pas que certaines régions ou certains territoires très peu touchés connaissent les mêmes contraintes que les autres et c'est une réponse effectivement du chef de l'État qui est encore une réponse un petit peu jacobine.
C'était le Téléphone Sun. Merci à nos invités qui ont participé à cette émission. Gaël Slimane, Yaël Gauze, Christine Rousiou, Didier Chenet et Marc-Olivier Sebag. C'était le 18-20 sur Inter. La rédaction en chef, Marie-Claude Pinson à la préparation de l'émission, Amélie Stadelman, Amel Meillet, Nathalie Poitvin, Adèle Domas. La réalisation, c'est Fabrice L'Aigle avec Henri Bérec, Ronan Maé et Tiffany Batistel. Merci. Sous-titrage Société Radio-Canada
Emmanuel Macron