L'invité politique Sud Radio - Avec David Lisnard, maire de Cannes, président de l'AMF, président de Nouvelle Énergie et candidat à l'élection présidentielle
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Sud Radio, l'invité politique, Jean-François Aquili. C'est l'heure du grand rendez-vous politique. David Lissnard, maire de Cannes, président de Nouvelle Énergie et de l'Association des maires de France. C'est l'invité de Jean-François Aquili. Messieurs, c'est à vous. Bonjour David Lissnard. Bonjour.
Sur la Coupe du monde de football, allez-vous... Vous êtes un supporter de l'ISCAN et un grand amateur de football. Est-ce que vous allez instaurer un couvre-feu à Cannes ? Il y a déjà deux villes qui ont instauré un couvre-feu. Toulouse, Clermont-Ferrand.
Est-ce nécessaire ? Je l'ignore au moment où je vous réponds, puisque je ne sais pas quels seront les renforts de police nationale qui seront prévus. J'espère que l'État et la préfecture anticipera mieux que ce que l'on a vécu le soir de la finale du PSG, y compris dans ma commune. La police municipale sera mobilisée, mais s'il s'avérait qu'il fallait passer par un couvre-feu, eh bien j'en passerai par là. Pour l'instant, je ne l'envisage pas. C'est chaque maire qui, au regard des réalités de sa commune, prend la décision qui est juge la plus adaptée. Il n'y a pas de jurisprudence PSG après ce qui s'est produit le soir de la victoire. Non, il y a une prudence, en revanche.
Il y a une prudence. Il y a une prudence, parce qu'on voit l'accélération des phénomènes et la massification des phénomènes. Mais il n'y a pas que la Coupe du Monde qui pose problème. Pour les matchs de l'équipe de France, mais vous avez vu la note que l'équipe a produite, qui montre que les pouvoirs publics vont suivre les matchs de l'Algérie, du Maroc. Et après, on vous dit qu'il n'y a pas de lien avec l'immigration. C'est une évidence qu'il y a un lien. Autrement, il n'y aurait pas... Pour vous, il y a un lien. Ce n'est pas pour moi. C'est une évidence, si vous voulez. Alors, il faut l'interpréter.
J'ai un ami algérien qui m'envoyait cette nuit les images de la liesse Alger pour la victoire du Mouloudia Club. C'est le PSG d'Alger. Et c'était, écoutez, une liesse populaire, pas un incident, les gens au milieu de la police. Donc, ce n'est pas lié à l'origine. C'est lié à un phénomène migratoire qui pose problème en France, parce que c'est un phénomène social aussi. et on pourrait en parler. Et puis, c'est lié au fait qu'il y a un effondrement de l'autorité. Moi, je l'ai vu. Des ados qu'on connaît, qui font des doigts d'honneur, qui jettent des pierres sur les policiers. Alors, quand on les attrape, ils se mettent à pleurnicher.
Mais il y a un problème énorme d'autorité qu'on retrouve à l'école, qu'on retrouve dans les... Mais partout. Oui, pourquoi ça ne se passerait pas à Cannes ? J'ai une vie... Non, ce n'est pas seulement un phénomène parisien, on l'a vu dans les îles de France. Ça s'est passé à Montluçon, ça s'est passé à Pau. Voilà, c'est une réalité. Problème d'autorité, vous dites. Mais vous savez, il n'y a pas que la Coupe du Monde. J'avais une réunion avec mes équipes, il y a quelques heures, avant de faire l'aller-retour à Paris, pour la fête de la musique. La fête de la musique, de plus en plus, on a des rixes, des gros problèmes.
Parce que chaque prétexte est bon pour attirer ces voyous qui nous polluent la vie, ces multirécidivistes qu'on retrouve tout le temps, et ça devient insupportable. Vous savez, nous, moi je suis maire, ces réalités, on les vit tous les jours. Et je crois qu'un des grands mouvements de l'époque, c'est ce qui s'est passé pour l'IANA, c'est ce qu'il se passe dans beaucoup de phénomènes, c'est qu'on refuse le fatalisme. Moi, je refuse la fatalité, de l'absurdité technocratique, des émotions à chaque fait tragique, et des mêmes phrases qu'on entend, la République sera intransigeante, plus jamais ça, j'en peux plus, on n'en peut plus. Et il y a plein de maires.
Et on est en train de se mobiliser, voilà, je vous le dis, et on va se faire entendre, y compris pour 2027, et c'est aussi le sens de ma candidature, c'est de faire entendre la voix du terrain, la voix du bon sens, la voix du refus de la résignation, la voix d'une sorte d'espérance pour la France, ancrée dans le réel. La réponse, c'est le choc d'autorité ? Oui, moi, je me méfie toujours de ces formules, parce que dès qu'on m'a dit choc de simplification, à la fin, c'était plus compliqué. Le choc d'autorité, ça fait 20 ans, je l'entends, et puis à la fin, j'ai les mêmes voix dans la rue. Tout simplement, la réponse, c'est la responsabilité individuelle.
C'est le fait qu'on doit assumer ses actes, que lorsqu'on est mineur, soit on assume ses actes, donc on baisse l'excuse de minorité, comme on le propose avec Alexandra Martin, la députée de Cannes, qui fait un super boulot, soit ce sont les parents qui assument. Moi, j'ai des enfants, je dois assumer leurs actes tant qu'ils sont mineurs. Je sais que ce n'est pas toujours facile, mais c'est comme ça, parce que ce n'est pas à la société et aux autres de payer pour ceux qui n'assument pas leurs responsabilités.
David Lissner, vous avez évoqué le meurtre de Liana. Emmanuel Macron a reconnu hier que la question de la confiance dans nos institutions était posée tout en mettant en garde contre toute précipitation. Et puis attention à la démagogie, dit-il. Oui, bien sûr.
C'est une grande forme de démagogie que de dire dans ce genre d'événement attention à la démagogie. J'ai entendu cette nuit, en regardant l'actualité pour être prêt à vous répondre, qu'il avait sorti une phrase, ce qui crie, mais enfin, il n'a pas de gosse. C'est pour ça. Bien sûr que Emmanuel Macron, parce que quand vous avez des enfants, que vous voyez que quelqu'un qui a été mis en cause une semaine avant, neuf mois avant pour un viol, avec des éléments, il ne faut pas le condamner à priorisme, il faut respecter le droit de la défense, évidemment. Mais qu'il n'y a pas eu une seule audition, une seule vérification, et que vous perdez votre enfant qui se fait violer et tuer.
Enfin, vous avez le droit de crier, non ?
Vous avez le droit d'être un peu en colère. Et vous pensez que le président de la République, parce qu'il n'a pas d'enfant, serait éloigné de cette forme de sensibilisation aux enfants ? Je n'interprète pas.
Je dis simplement que quand vous avez des enfants, que vous voyez qu'un enfant vient d'être violé et tué, vous ne pouvez pas dire condamner ceux qui crient et qui expriment une colère. Voilà. Ce n'est pas possible. C'est tout simplement une évidence. Et en l'occurrence, au-delà de ça, pour revenir à une réalité politique, ce fait, il traduit plusieurs choses. D'abord, il traduit dans ce drame absolu une perte de responsabilité individuelle. Les magistrats, qui souvent font bien leur travail, nous rappellent à juste titre à nos responsabilités individuelles lorsqu'ils nous condamnent ou lorsqu'ils nous jugent. Eh bien, ils sont devenus... Cette autorité a voulu devenir un pouvoir.
Il n'y a pas de pouvoir sans contre-pouvoir. Parce qu'un pouvoir sans contre-pouvoir, c'est une dictature. Donc, aujourd'hui, à qui les magistrats rendent-ils des comptes ? Deuxième. Deuxièmement, il y a effectivement des problèmes de moyens. Ça a été évoqué. Mais les moyens de la justice ont été multipliés par deux en 20 ans. C'est encore insuffisant. Vous avez entendu Sébastien Lecornu. Il y a de moins en moins d'affaires qui sont jugées. La justice, en fait, ce que je veux dire, c'est que c'est un problème systémique qui révèle tout l'effondrement de l'État en France. On n'a jamais autant dépensé d'argent public. Et on n'a jamais été... On attend aux urgences plus qu'avant.
On a de moins en moins de policiers la nuit. Ils sont tous bouffés par des procédures démocratiques. Et c'est pourquoi, moi, je propose cette révolution du bon sens qui sera celle... On va sauver l'État en libérant l'État de la bureaucratie. Pour vous, c'est ce que je propose.
C'est le principal déverrouillage des problèmes que nous rencontrons aujourd'hui. Je vous cite Sébastien Lecornu qui a reconnu pour la première fois hier un manque de moyens. Il dit, je vous la fais courte, les premières remontées laissent à démontrer qu'il y a eu des dysfonctionnements dans cette affaire. Mais ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a pas un sujet de moyens pour l'institution judiciaire, c'est du bout des lèvres.
Mais écoutez, ces gens cessent de commenter que vite... Commentent ? Mais oui, parce que... Écoutez, souvenez-vous Elias. Souvenez-vous Lola. Souvenez-vous Matisse. Matisse, son meurtrier, une semaine avant, avait été arrêté pour des faits de violence et des faits de vol. Bien sûr, il ne se passe rien. Elias, ceux qui l'ont tué, avaient 19 condamnations jamais exécutées et étaient dans la rue. Et à l'époque, Lola, c'était une OQTF, bien sûr, qui n'avait pas été exécutée, qui tue Lola. Qu'est-ce qui se passe à l'époque ? On a les mêmes déclarations avec des vibratos dans la voix et des trémolos dans l'expression.
On a un garde des Sceaux qui annonce une inspection générale avec un rapport qui devait être livré en septembre 2025. Qu'est-ce qui s'est passé ? Moi, tout ça, je n'en peux plus. Je préfère qu'on se taise, qu'on respecte le deuil des familles et puis à un moment donné, qu'on prenne nos responsabilités. On va réorganiser le système judiciaire. On va créer des responsabilités individuelles. On va retrouver des moyens à l'État à condition, à condition, qu'on cesse de bureaucratiser ce pays parce que les magistrats sont bouffés par les procédures. Je rencontrerai pour travailler là-dessus avec le procureur de mon ressort dans quelques heures.
Donc, si vous voulez retrouver de la performance publique qui est au cœur de mon projet, vous devez mener la mer des batailles qui n'a jamais été menée, c'est la réforme de l'État. J'ajoute, dernier mot, pardon, que tous ceux qui disent qu'on manque de moyens, cette année, ce sont les mêmes qui ont voté un budget calamiteux, qui ont abandonné la réforme de retraite qui nous est indispensable il y a quelques mois. Nous allons payer tous en tant que Français cette année, 2026, 70 milliards d'euros d'intérêts de la dette de l'État, c'est-à-dire 7 fois plus que pour tout le budget de la justice.
Vous voyez le président de la République qui nous dit qu'il fait des lois Notre-Dame, c'est son dernier truc, il a eu une épiphanie parce qu'il constate que lorsque l'État face à ses responsabilités... Donc, il est accélérateur dossier par dossier. Ce n'est pas l'accélérateur, c'est qu'il constate qu'en fait cette technocratie a mis en place un système qui bloque l'initiative privée et l'initiative publique.
Donc, c'est enjambé
qu'il fasse un plan, une grande loi et un grand plan Notre-Dame pour les 30 000 places de prison qui manquent en France. Le maire de Grasse propose d'étendre la prison de Grasse. Pourquoi ce n'est toujours pas fait ? Le maire de Nice a proposé récemment un système pour une nouvelle prison. Je sens votre exaspération, David M. Brottin. Vous êtes exaspéré. Parce que la situation, elle est exaspérante, parce qu'elle va se reproduire. Vous m'interviewez dans 3 mois, dans 6 mois, il y aura d'autres faits dramatiques, il y aura d'autres expressions de l'impuissance publique. Or, il y a des solutions. Et il faut donner pouvoir à ceux qui ont des solutions, les praticiens, notamment les maires.
Ce qui s'est passé avec le périscolaire parisien, 130 signalements et plus, 52 suspensions pour suspicion de violences sexuelles, est-ce qu'il faut, comme le propose le député LR, Antoine Vermorel, créer un fichier national des agresseurs sexuels sur le modèle des fichiers S, par exemple ?
Oui, ça me paraît pas idiot. Je crois que c'est le cas en Grande-Bretagne, dans certains pays. Parce qu'on en aurait eu bien besoin à Paris. Oui, bien sûr. Mais vous savez, le périscolaire, c'est un problème à Paris. D'ailleurs, j'ai été surpris que ça ne fasse pas plus scandale, mais c'est vrai dans beaucoup de communes. Nous, on fait régulièrement des signalements aussi. Moi, je le vois dans ma commune. Vous pensez qu'il y a eu un manquement de la mairie de Paris ? Je ne sais pas. Objectivement, ce n'est pas à moi de le juger. C'est aux parisiens et aux magistrats. Vous êtes patron des maires de France. Ce n'est surtout pas à moi de le juger.
En tout cas, ce qui est sûr, c'est que cette affaire est sordide et qu'il va falloir identifier les responsabilités individuelles. Mais on s'est retrouvés dans les communes avec la gestion du périscolaire depuis une dizaine d'années et avec l'obligation de recruter des personnels dont on n'a pas véritablement la traçabilité des mœurs et d'éventuelles condamnations qui sont très peu formées. Il y a un problème majeur sur le périscolaire en France et qui est à Paris, mais pas qu'à Paris.
Il y a un contexte national, David Lissnard, autour des violences sexuelles et sexistes sur les enfants, sur les femmes également. Patrick Bruel qui est mis en examen de façon multiple, qui est ressorti libre sous contrôle judiciaire. Est-ce que sa place était en détention ?
Je ne vais pas le dire. Il y a un juge de la détention et des libertés qui a estimé compte que le fait de le mettre sous contrôle judiciaire ne mettait pas en cause l'éclosion de la vérité et la procédure. Ce n'est pas à moi de commenter ça. Ça fait partie du droit. Juste un seul commentaire, c'est qu'il faut évidemment que cette procédure aboutisse, que les femmes qui ont pu être victimes soient considérées comme il convient. C'est une évidence. Je constate qu'il y avait quatre juges d'instruction dans cette affaire, vous l'avez constaté, et que lorsqu'une affaire est médiatisée en amont, on ne manque pas de moyens.
En revanche, Eliana, elle est morte parce que son présumé assassin, très fortement présumé, n'avait pas été une seule fois auditionné après une mise en cause sévère et étayée sur un viol, sur une fillette. David Lissner, c'est le candidat
à l'élection présidentielle qui s'est exprimé tout au long de cet entretien. On entend bien votre engagement. Vous avez rencontré récemment en débat Edouard Philippe, candidat. J'invite chacun à regarder ce débat qui est en ligne. Présenté comme favori à droite. Vous en avez pensé quoi ?
Ça m'a confirmé dans la légitimité de ma candidature et de faire entendre une voix du terrain et de dire que face à la fois au Yaka Faucon extrémiste et au conformisme des technocrates qui nous gouvernent depuis des décennies, on peut proposer la rupture avec un système. Le système est mort. Le système de l'État-providence qui reposait sur une forte démographie pour pouvoir payer les retraites et le système social, pour une maîtrise de l'immigration, on voit bien que ce n'est plus le cas. Et sur des gains de productivité, il est cuit.
Donc il faut inventer un État-performance, que l'État n'asservise plus la société mais soit au service de la société, ne soit plus fort avec les faibles et faibles avec les forts. Et donc pour cela, il faut un, proposer, changer le système, c'est ce que je propose, et deux, changer tous ceux qui nous gouvernent depuis dix ans. Vous n'avez pas eu la sensation
qu'Édouard Philippe était sur ces bases-là également ?
Non mais le problème, c'est que dans les discours, on entend des choses qui peuvent être pertinentes, mais tous les actes au pouvoir ont prouvé le contraire. Enfin, pardon, mais la fermeture de Fessenheim et le lancement de la fermeture de 14 réacteurs nucléaires par Emmanuel Macron, Édouard Philippe et Elisabeth Borne alors qu'ils avaient la possibilité de ne pas appliquer ce qui avait été négocié sur un comptable entre François Hollande et les écologistes, fait qu'aujourd'hui, nous perdons du pouvoir d'achat. Nous pourrions payer moitié prix de l'électricité aujourd'hui. Or, on va avoir une augmentation du gaz dans une semaine ou trois semaines. Donc vous jugez sur les actes
qui ont été accomplis. Juste, la dernière chose avec l'accord de Jacques et ensemble. Bonjour monsieur. Merci de votre léron. C'est une dernière question avec Jacques. Allez-y, allez-y. Bonjour Jacques. C'est une question. Ça se décante quand cette histoire à droite-là ? C'est à la rentrée ? Vous voyez, moi, ça fait deux ans que je plaide
pour une grande compétition, ce qu'on appelle primaire ouverte, qui permettrait non seulement de comparer les discours, mais de comparer aussi les comportements, les bilans, les caractères. Certains qui étaient contre sont pour désormais, je m'en réjouis, mais il faudrait aller assez vite. Autrement, il va y avoir une sorte de darwinisme, de sélection. Mais ce que je propose, moi, c'est une rupture avec 40 ans de social-étatisme que je retrouve partout. Que je retrouve, bien sûr, à gauche, chez les néofascistes des LFI, que je retrouve au RN, qui sera un parti de l'impuissance publique aussi si il gagne, que je retrouve dans une grande partie de LR et que je retrouve dans toute la Macronie.
Donc, j'essaie d'apporter une autre voie et qui est une voie du terrain, une voie de l'expérience, une voie de la pratique.
David Lissnard, vous êtes aussi le seul, d'une certaine façon, dans la proposition pour la prochaine présidentielle à vouloir argumenter sur une dose de libéralisme parce que vous nous dites, et vous l'avez dit au cours de cet entretien avec Jean-François Aquili, on n'a plus les moyens et il va falloir être un peu inventif en matière d'argent. C'est encore un sujet tabou en France, ça. Cette primaire, elle vous permettrait de convaincre sur ce terrain-là ? C'est la primaire
avec Bruno Retailleau. Oui, tous ceux qui veulent venir.
Il faut qu'il y soit. Bien sûr. Notre ancien... Tous ceux qui veulent venir. D'ailleurs, ça a peut-être sa seule chance de pouvoir gagner parce que je pense que c'est mal barré autrement. Pour revenir à votre question, moi, ce que je vais injecter, c'est une grande dose de réalisme et d'espérance et dire que partout où on a mis de la liberté pour les créateurs, pour ceux qui bossent, pour ceux qui travaillent, partout, on va... Ce que je propose, c'est de réduire toutes ces dépenses sociales absurdes. Tout cela, je le documente. Ce n'est pas comme ça du discours en l'air. Je montre comment on peut dès la première année baisser de 80 milliards, pourtant d'entre 200 et 300 milliards.
Et c'est la vertu d'une primaire.
Et de rendre la baisse des dépenses en pouvoir d'achat. C'est-à-dire dépenser moins pour cotiser moins pour gagner plus. C'est tout mon argumentaire. Ensuite, de retrouver un ordre sécuritaire et un ordre migratoire. Et troisièmement, de retrouver une ambition pour qu'on devienne une superpuissance éducative, culturelle, scientifique. Je passe mon temps à dire que le sursaut culturel et éducatif va permettre de rassembler des Français d'origine diverse. Et que moi, je suis un vrai républicain. Quelle que soit l'origine, la croyance, on doit être fier d'être les dépositaires d'une grande culture.
Cette ambition économique par la liberté, cette ambition sécuritaire par l'autorité, cette ambition d'unité par la culture, l'instruction publique et la science, eh bien, je veux l'apporter avec nouvelle énergie.
Merci David Lissard d'avoir été mal barré pour Bruno Retaille aux intendus.
On va justement analyser tout ça dans le prochain quart d'heure. Merci en tous les cas, David Lissard, d'avoir été l'invité politique ce matin de Jean-François Aquilly. Jean-François, vous revenez tout à l'heure, évidemment, à 9h. Dans un instant, Françoise de Goua, Elisabeth Lévy. On parle politique, on parle mondial aussi. Il y a le sondage. Comment allez-vous vivre ce mondial ? Ce mondial à la sauce Trump. A tout de suite. Il est 8h34.
David Lisnard