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Podcast / conversationEurope1fr· 18 juillet 2026 4 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Emmanuel ⁠Macron : président en exercice et commentateur de sondages ?

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 38 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:16OuverteRéponse partielle

    Est-ce qu'Emmanuel Macron est dans son rôle, Georges Fenech ?

  • 1:51OuverteRéponse partielle

    Faites confiance au peuple français, ça veut dire quoi, Hélène Roy ?

  • 2:59RelanceÉludée

    Peut-être pas de tous les sondages, pour le coup.

  • 3:16OuverteRéponse partielle

    Emmanuel Macron, un peu fébrile dans cette dernière année de mandat.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:12PrésentateurFait
    « Emmanuel Macron qui appelle à se méfier des sondages qui prédisent la victoire de la candidate du Rassemblement National, Marine Le Pen. »
  • 0:40IntervenantFait
    « Ne vous inquiétez pas, ce n'est pas encore fait, ça ne se fera pas. Jamais la droite extrême, celle de Marine Le Pen, n'arrivera au pouvoir. »
  • 0:44IntervenantFait
    « Mais alors la réponse du chancelier allemand, elle est vraiment, c'est presque camouflet. »
  • 2:16IntervenantFait
    « ça fait 10 ans qu'Emmanuel Macron est au pouvoir. Et en fait, il a tellement tout raté. »
  • 2:28IntervenantChiffre
    « Si Emmanuel Macron avait amélioré la vie des Français depuis 10 ans, vous pensez vraiment que Marine Le Pen, elle serait à 36 % ? »
  • 2:47PrésentateurPromesse
    « Je ferai tout pour qu'il n'y ait plus aucune raison pour voter pour le Rassemblement National, Front National à l'époque. »
  • 3:29IntervenantChiffre
    « François Fillon, qui effectivement a été donné dans les sondages à plus de 30% Porté par une primaire qu'il avait absolument plébiscité. »
  • 3:53IntervenantChiffre
    « Marine Le Pen arrive très largement en tête, notamment contre Jean-Luc Mélenchon, puisqu'on lui donne 70-30% sur un éventuel deuxième tour. »

Temps de parole

  • Intervenant43 %
  • Intervenant 227 %
  • Présentateur21 %
  • Intervenant 39 %

4,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Emmanuel Macron qui était en Allemagne hier à l'occasion d'un conseil des ministres franco-allemands et qui a pris la parole hier sur notre politique nationale, sur la présidentielle. Qui s'annonce ? Emmanuel Macron qui appelle à se méfier des sondages qui prédisent la victoire de la candidate du Rassemblement National, Marine Le Pen. Donc à la prochaine présidentielle. Est-ce qu'Emmanuel Macron est dans son rôle, Georges Fenech ?

0:22
Intervenant

Moi je constate qu'une fois de plus, il s'exprime sur la politique intérieure depuis un pays étranger, même si c'est un pays de l'Europe. C'est vrai, il fait tout le temps ça. Il le fait tout le temps. Il le dit que ça ne se fait pas, mais il le fait tout le temps. On ne peut pas s'en empêcher. Alors on voit notre chef de l'État, donc en commentateur effectivement des sondages. On voit bien, il y a une lecture subliminale à avoir. Ne vous inquiétez pas, ce n'est pas encore fait, ça ne se fera pas. Jamais la droite extrême, celle de Marine Le Pen, n'arrivera au pouvoir. Mais alors la réponse du chancelier allemand, elle est vraiment, c'est presque camouflet.

En disant, ben nous, voilà, qui que ce soit qui sera élu par la volonté du peuple français, nous prenons. C'est ça. Parce que, vous voyez, il faut effectivement toujours considérer que, si on veut une Europe forte, il faut d'une manière ou d'une autre rétablir, ce qui est loin d'être le cas, je crois qu'on va en parler tout à l'heure, d'une relation et d'un moteur franco-allemand. Donc, je crois que le président de la République, pardonnez-moi d'être irrespectueux, a perdu l'occasion de se taire.

1:18
Présentateur

On va écouter, il se tait, mais en attendant, on va l'écouter, le chef de l'État hier en Allemagne.

1:23
Intervenant

Méfiez-vous tout de même des sondages, si je puis me permettre. Je connais beaucoup de gens qui étaient élus en juillet 2016. Ce n'étaient pas les mêmes forcément qu'on a retrouvés en mai 2017. Et donc, mon humble remarque, c'est que l'élection, ce que j'ai compris, elle était en avril et mai 2027. La deuxième remarque, c'est faites confiance au peuple français. Ne lui prédisez pas toujours le pire. Laissez-lui vouloir le meilleur.

1:51
Présentateur

Faites confiance au peuple français, ça veut dire quoi, Hélène Roy ?

1:53
Intervenant

Moi, j'aime bien son expression, mon humble remarque. C'est vrai que l'humilité, c'est vraiment quelque chose qui a caractérisé Emmanuel Macron, et ce, pendant 10 ans, et même au-delà. Non, mais en fait, cette réflexion, en réalité, me choque beaucoup, déjà, de par l'utilisation du mot « se méfier ». Moi, déjà, c'est un mot que je n'aime pas du tout. Je trouve que c'est une sémantique qui est déjà assez forte. Et ensuite, c'est quoi ? Donc, maintenant, on se méfie des sondages. Ah bon, c'est la faute des sondages si Marine Le Pen est donnée gagnante vis-à-vis de n'importe qui au second tour, parce que, pardonnez-moi, ça fait 10 ans qu'Emmanuel Macron est au pouvoir.

Et en fait, il a tellement tout raté. Bien sûr que les oppositions sont fortes. Forcément, en fait. Si Emmanuel Macron avait amélioré la vie des Français depuis 10 ans, vous pensez vraiment que Marine Le Pen, elle serait à 36 %, vous pensez vraiment que Marine Le Pen, peu importe à qui elle est en face, elle serait donnée gagnante ? Ben non. Donc, tout simplement, Emmanuel Macron, aujourd'hui, est terrifié de par « est-ce que je vais donner le pouvoir au Rassemblement National ? » Ben peut-être, mais en fait...

2:41
Présentateur

C'était justement l'engagement inverse qu'il avait pris le soir même de sa première élection au Louvre. Je ferai tout pour qu'il n'y ait plus aucune raison pour voter pour le Rassemblement National, Front National à l'époque.

2:52
Intervenant

Eh ben manifestement, il s'est trompé. Et puis, en plus, cette espèce d'expression il faut se méfier des sondages.

2:59
Présentateur

Peut-être pas de tous les sondages, pour le coup.

3:00
Intervenant

Non, mais c'est ça. C'est-à-dire qu'un sondage ne lui plaît pas, donc il faut s'en méfier. Enfin, ça n'a pas de sens. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, vous avez des rapports au Sénat qui vous expliquent qu'il faut contrôler les réseaux sociaux, vous avez des chaînes de télé qui ferment, vous avez des chaînes d'information qui sont menacées, et maintenant, il faut se méfier des instituts de sondage. Je veux dire que ça va, il y a un moment donné, la démocratie a aussi le droit de le jouer, quoi.

3:16
Présentateur

Georges Fenech, Emmanuel Macron, un peu fébrile dans cette dernière année de mandat.

3:20
Intervenant

Manifestement. Là, il fait référence à ce qui s'est passé, dit-il, en 2016. Mais je rappelle qu'en 2016, il y a eu un accident industriel. François Fillon. François Fillon, qui effectivement a été donné dans les sondages à plus de 30%. Porté par une primaire qu'il avait absolument plébiscité. Donc là, il y a eu un accident, il y a eu vraiment un alignement des planètes pour ce qui le concerne. On ne va pas refaire l'histoire. Les sondages, c'est vrai que les sondages, c'est, comme on dit, une photographie d'un moment, d'un instant.

Ce qui est aujourd'hui une réalité, puisque manifestant tous les sondages, Marine Le Pen arrive très largement en tête, notamment contre Jean-Luc Mélenchon, puisqu'on lui donne 70-30% sur un éventuel deuxième tour. Qu'est-ce qu'il en sera dans neuf mois ? Les choses peuvent évoluer. Mais pour l'instant, tout donne à penser qu'elle est, effectivement, et surtout après sa déclaration de candidature et le fait qu'elle ait retrouvé sa capacité d'être éligible, elle a pris quatre points d'un coup. Une forme de dynamique. On voit bien que ça a provoqué quand même une dynamique. Alors, on ne peut pas la nier. Le président de la République ne peut pas la nier non plus.

4:21
Présentateur

Georges Fenech, ancien magistrat Hélène Rouet, journaliste au JDD jusqu'à 14h. Pour Europe 1, on va marquer une courte...