"Sébastien Lecornu sait que nous n'avons pas peur de la dissolution", assure Patrick Kanner (PS)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:55Patrick KannerFait
« Monsieur le Cornu est conscient que quand on a 39 ans, ce qui n'était pas le cas de monsieur Barnier ou de monsieur Bairou qui sont des boomers comme moi d'ailleurs, je précise, un peu plus jeune mais quand même des boomers. »
- 1:15Patrick KannerFait
« Il sait que nous n'avons pas peur de la dissolution si elle devait advenir. »
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Patrick Caner, vous irez demain rencontrer Sébastien Lecornu avec euh vos collègues socialistes. Simple courtoisie républicaine ou un accord est possible. Nous allons d'abord dialoguer de manière républicaine pour prendre votre expression avec monsieur le Cornu.
On a toujours accepté même dans les cas de tension très fortes. Je pense à la réforme de madame Born sur les retraites. Nous sommes rendus à plusieurs reprises avec Boris Ballot et Olivier Fort à sa à sa rencontre.
Donc nous le faisons, nous le faisons avec voilà en tête ce mot de rupture qu'il a prononcé, rupture sur le fond, rupture sur la forme, sur la forme manifestement voilà, il prend du temps à à dialoguer, à concerter, c'est très bien. Euh sur le fond, bien on va voir jusqu'à où il est prêt à aller par rapport aux propositions que nous avons faites. La situation est très différente de celle du mois de janvier, février dernier euh avec le gouvernement de monsieur Bairou.
À l'époque, nous étions prêts à laisser, comme on dit, sa chance au produit. Monsieur Berou venait d'arriver, il avait tordu le bras à monsieur Macron pour arriver à son poste à Matignon. Donc on s'est dit tiens, il y a quelqu'un qui est en train non pas de rompre avec le Macroni, mais de prendre ses distances.
Et puis malheureusement tout ça a fait pchit. Et le la non censure que nous avions de collectivement décidé par rapport au budget 2025 ne s'est pas traduite par des réalités fortes pour les Français. Vous avez déjà échangé avec lui ou demain ça sera votre premier échange ?
Vous l'avez déjà eu au téléphone ? Il est pas impossible que je l'ai eu au téléphone. Qu'est-ce qu'il vous a dit ?
Des choses positives sur la forme. Voilà, la volonté de de trouver une voie de passage. Vous savez, je pense que monsieur le Cornu est conscient que quand on a 39 ans, ce qui n'était pas le cas de monsieur Barnier ou de monsieur Bairou qui sont des boomers comme moi d'ailleurs, je précise, un peu plus jeune mais quand même des boomers.
Euh quand on a 39 ans, je crois qu'on a pas intérêt à être censuré au bout de 15 jours et puisque la déclaration de politique générale est à priori affichée annoncée pour le 2 octobre selon un grand journal de quotidien. Euh voilà, ça veut dire juste pas de session extraordinaire. Ah ben vous reprendrez la session en session ordinaire.
Là je n'y crois plus maintenant quelques jours et donc il va falloir mettre tous les textes qui étaient prévus en session extraordinaire dans la session ordinaire. Donc il va faire sa déclaration de politique générale. Euh elle fit déjà a annoncé que qu'elle déposait une censure.
Voilà, ça c'est ça c'est clair. Euh nous on va aller dans ce dialogue et les filles refusent même de amorcer un dialogue. Euh voilà une position de principe ce que moi j'appelle la gauche protestataire et pas toujours fertile en la matière.
Nous, on veut être une gauche utile, mais une gauche utile qui sera très exigeante. Monsieur le Cornus, sait que nous avons nous un projet politique alternatif à celui qui avait été proposé par monsieur Beou premièrement. Deuxièmement, il sait que nous n'avons pas peur de la dissolution si elle devait advenir.
Euh donc, il faut qu'il sache qu'il aura devant lui ni des partenaires, ni des soutiens, ni des suppétifs. Il aura devant lui une opposition, je dis bien une une opposition déterminée à obtenir des victoires pour les Français. [Musique]
Patrick Kanner