Bourdin Direct - Lundi 15 juin 2020
Audio original de l'émission.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 49 %Attaque 22 %Défensif 29 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 84 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:52OuverteRéponse directe
En hexagone comme en Outre-mer, les crèches, les écoles, les collèges se prépareront à accueillir à partir du 22 juin tous les élèves de manière obligatoire et selon les règles de présence normale.
- 2:19RelanceRéponse partielle
On avait plus besoin de soutien qu'à nouveau des injonctions qui tombent comme ça sans concertation.
- 13:19OuverteRéponse directe
L'école qui va reprendre le 22. Apparemment obligatoire. Qu'en pensez-vous ?
- 14:03OuverteRéponse directe
Pourquoi pleurait-elle, Delphine ?
- 38:02OuverteRéponse directe
Comment le jeu vidéo Fortnite peut venir en aide aux enfants maltraités ?
- 41:54OuverteRéponse partielle
Avez-vous pu localiser géographiquement les enfants en souffrance ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:24InvitéPromesse
« il n'y aura pas d'augmentation d'impôts, promesse du chef de l'État qui a appelé les Français à travailler et produire davantage. »
- 4:23InvitéChiffre
« il n'y aura pas de hausse d'impôts pour financer les 500 milliards d'euros dépensés pendant la crise. »
- 4:09InvitéPromesse
« Il promet la création de nouveaux emplois pour garantir notre indépendance technologique, industrielle et agricole. »
- 4:15InvitéPromesse
« La création de nouveaux métiers tournés vers l'écologie également. »
- 4:18InvitéPromesse
« Et une relocalisation des entreprises, ce qu'il appelle un nouveau pacte productif. »
- 3:27InvitéFait
« Les policiers et gendarmes, ils méritent le soutien de la puissance publique et la reconnaissance de la nation. »
- 4:42InvitéFait
« La France ne déboulonnera pas de statut, a dit le chef de l'État qui a annoncé de nouvelles mesures fortes pour l'égalité des chances. »
- 6:48InvitéChiffre
« Le chiffre le plus faible depuis le début des bilans quotidiens en mi-mars. »
- 10:09InvitéFait
« Pour le Royaume-Uni, les voyageurs doivent observer une quatorzaine avant d'y pénétrer. »
- 28:56InvitéFait
« Car là, je crois que les collègues n'en peuvent plus de changer le protocole tous les quatre matins. »
- 29:02InvitéFait
« Nous ne financerons pas ces dépenses supplémentaires en augmentant les impôts, rassure Emmanuel Macron. »
- 34:19PrésentateurFait
« C'est ce que dit l'OMS. »
- 34:20PrésentateurChiffre
« Le dernier bilan en Inde, c'est 9000 morts. »
- 34:25PrésentateurChiffre
« il faudra au moins 80 000 lits d'ici la fin du mois de juillet. »
- 34:37PrésentateurFait
« de nombreuses victimes n'ont pas été soignées faute de place »
- 34:45PrésentateurChiffre
« 57 nouveaux cas entre samedi et dimanche. »
- 43:37InvitéFait
« on est devenu une colonie numérique de la Chine ou des États-Unis, on peut le dire comme ça. »
- 43:52PrésentateurFait
« Skype, c'est américain, Skype, c'est américain, Zoom, c'est chinois. »
- 44:02PrésentateurFait
« On n'a pas aujourd'hui la capacité en France d'avoir un outil de visioconférence ou en Europe. »
- 44:15PrésentateurFait
« Le gouvernement français a décidé de fournir l'hébergement des données de santé des Français. »
- 44:20PrésentateurFait
« Toutes nos données de santé vont être hébergées sur des serveurs de Microsoft. »
- 45:37InvitéChiffre
« La Chine, ils ont annoncé qu'ils avaient un plan d'investissement de 1 000 milliards de dollars. »
- 46:04InvitéChiffre
« le salaire moyen d'un chercheur ou d'un ingénieur en intelligence artificielle débutant dans la Silicon Valley, c'est entre 300 et 500 000 euros par an. »
- 50:53InvitéChiffre
« Moins de 10 morts ces dernières 24 heures »
- 51:33InvitéFait
« Un rebond qui en revanche ne permettra pas d'éviter les faillites et les plans sociaux »
- 1:03:02InvitéFait
« Tous les enseignants et tous les élèves seront heureux de se retrouver. »
- 1:07:31InvitéFait
« À partir du 1er juillet, nous pourrons nous rendre hors d'Europe dans les États où l'épidémie est maîtrisée. »
- 1:14:22InvitéFait
« Nos policiers, nos gendarmes méritent le soutien de la puissance publique et la reconnaissance de la nation. »
- 1:17:22PrésentateurFait
« Tous les départements français passent au vert. »
- 1:18:00InvitéFait
« La règle de distanciation impose le respect de 4 mètres carrés par élève et l'accueil de 15 enfants maximum par classe en primaire. »
- 1:23:36InvitéChiffre
« Quand l'État a de l'ambition et qu'il fait déménager ses agents secrets de la DGSI pour un plan de 1 milliard d'euros pour 4 000 personnes, 1 milliard d'euros c'est le budget global de toute la police nationale. »
- 1:31:24PrésentateurChiffre
« 60% des personnels soignants en Angleterre qui sont malades du Covid sont des noirs »
- 1:31:40PrésentateurFait
« À l'hôpital, on n'a pas le droit de noter la couleur de leur peau, c'est interdit par la loi, sous peine d'une amende de 300 000 euros et de 5 ans de prison »
- 1:33:51PrésentateurFait
« L'idée c'était ensuite de s'en servir pour faire de la discrimination positive »
- 1:34:01PrésentateurFait
« L'article 1er de la constitution affirme que les citoyens sont égaux devant la loi sans distinction de race ou de religion »
- 1:35:00PrésentateurFait
« Si BNDI pense qu'il faut quantifier les inégalités pour mieux les combattre, qu'il vaut mieux savoir que de laisser prospérer les fantasmes »
- 1:53:22PrésentateurFait
« On a une durée légale du travail qui fait partie des plus basses »
- 1:53:25PrésentateurFait
« Les Français sont quasiment ceux qui partent le plus tôt à la retraite »
- 1:59:22PrésentateurPromesse
« nous serons le premier pays au monde à le faire »
- 1:59:31PrésentateurFait
« je suis assez favorable au nucléaire »
- 1:59:42PrésentateurFait
« je suis dans une région qui en produit beaucoup »
- 2:01:01PrésentateurFait
« le président Sarkozy l'a fait »
- 2:01:07PrésentateurPromesse
« on va renforcer cela »
- 2:03:25PrésentateurChiffre
« 31 milliards d'euros d'argent public »
- 2:03:30PrésentateurFait
« on a nationalisé les salaires plutôt que de licencier »
- 2:05:36PrésentateurChiffre
« aucun gouvernement n'avait fait : vous avez repris un tiers de la dette, 35 milliards d'euros »
- 2:05:49PrésentateurFait
« nous sommes aujourd'hui le premier partenaire de la SNCF »
- 2:05:50PrésentateurChiffre
« nous dépensons 15 milliards d'euros par an dans le chiffre d'affaires de la SNCF »
- 2:11:05PrésentateurFait
« un non-lieu avait été prononcé il y a deux ans »
- 2:12:26PrésentateurFait
« vous disiez : je suis tranquille comme Baptiste »
Temps de parole
- Présentateur74 %
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- Invité 52 %
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Vous écoutez RMC, lundi 15 juin, l'info sur RMC, il est pratiquement 6h, Céline Kalman est là pour les dernières informations, Céline, bonjour.
Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous, tous les feux sont au vert, réouverture totale des restaurants en Ile-de-France aujourd'hui, autorisation des visitants NEPAD, libre circulation en Europe et bientôt le retour à la normale dans les écoles, nous allons décortiquer les annonces d'Emmanuel Macron hier soir, il n'y aura pas d'augmentation d'impôts, promesse du chef de l'État qui a appelé les Français à travailler et produire davantage. Emmanuel Macron qui a fermement soutenu les forces de l'ordre, mais les syndicats de police ne relâchent pas la pression, nouvelle manifestation hier soir à Paris. RMC, 6h, bienvenue à tous.
A partir de lundi prochain, la vie des parents et des enfants scolarisés jusqu'au collège devrait beaucoup ressembler à la vie d'avant.
En hexagone comme en Outre-mer, les crèches, les écoles, les collèges se prépareront à accueillir à partir du 22 juin tous les élèves de manière obligatoire et selon les règles de présence normale.
Jusqu'ici les parents avaient le choix d'envoyer ou non leurs enfants à l'école, le protocole sanitaire drastique qui limitait fortement l'accueil des enfants va donc être très fortement assoupli. Après trois mois sans école pour certains élèves, ce retour juste avant les grandes vacances est quand même une bonne nouvelle, Mahou Bécard-Granier et Marie Meunier. Mariam a 13 ans, elle est élève en quatrième et se réjouit des annonces du président de la République. Trois mois d'école à la maison, cela commençait à faire long. Parce qu'on est dans une famille de trois frères et sœurs et on a cassé l'ordinateur et nos téléphones, c'était dur.
Elle a donc hâte de retrouver enfin ses camarades de classe et ses professeurs avant son passage en troisième, l'année du brevet. Si je ne comprends pas, demande à la prof, c'est l'année la plus dure. Le protocole sanitaire devrait être assoupli dans les établissements mais Mariam va continuer à prendre toutes ses précautions. Je vais respecter la 1 m de distance, masque, laver les mains, je vais faire attention. Colin Gana, enseignant en CM1, ne s'attendait pas à devoir accueillir de nouveau ses 24 élèves. Encore une nouvelle organisation et des contraintes pour cet instituteur. Le lundi 22 juin, on sera à deux semaines des grandes vacances scolaires.
C'est encore de repartir de zéro, d'organiser des réunions, savoir quels enfants vont réellement revenir, quels collègues vont réellement revenir.
On avait plus besoin de soutien qu'à nouveau des injonctions qui tombent comme ça sans concertation.
Ce professeur craint surtout un fort taux d'absentéisme. Pour lui, les élèves décrocheurs ne reviendront pas à l'école avant la rentrée prochaine. Nous allons retrouver notre art de vivre, notre goût de la liberté. En somme, nous allons retrouver pleinement la France, a déclaré le chef de l'État, qui a annoncé que l'ensemble du pays passait au vert. Ce qui veut dire que les restaurants et cafés en Ile-de-France peuvent rouvrir complètement un soulagement pour Valentin Martin, restaurateur à Paris.
On va pouvoir déjà satisfaire la clientèle. On était en terrasse, c'était une contrainte aussi. On a le temps qui n'était pas spécialement avec nous. Tout ça, c'est des contraintes. Je pense que tout ne va pas être à oublier parce qu'il va falloir quand même rester dans une démarche où il ne faut pas oublier ce qui s'est passé. On va quand même respecter ce qu'il faut respecter. Mais quelque part, on sait très bien que ça va être un soulagement aussi de pouvoir rouvrir et d'avoir cette convivialité naturelle qu'on a dans les restaurants sans avoir l'impression de manger à l'hôpital. C'est des choses comme ça qui vont rehausser un peu le standing et rendre le service plus confortable.
Hier soir, lors de son discours, Emmanuel Macron a insisté. Il ne faut pas baisser la garde contre le virus. Mais il a précisé que dans les EHPAD, les visites seraient autorisées partout dès aujourd'hui, sans limite dans le temps. Le chef de l'État qui a donné rendez-vous aux Français en juillet. Il s'exprimera à nouveau pour dévoiler sa feuille de route. Il faut reconstruire une économie forte, écologique et solidaire, a déclaré le président hier soir. Aurélia Manoli, il y a notamment une phrase qui interroge. La France devra travailler davantage. Oui, le chef de l'État a lancé un message aux Français. Il faut faire repartir pleinement l'économie et être mobilisé.
Emmanuel Macron l'a répété, le pays va connaître des faillites et des plans sociaux multiples. Il faudra travailler et produire davantage pour ne pas dépendre des autres. Le chef de l'État veut bâtir un modèle économique durable et fort. Il promet la création de nouveaux emplois pour garantir notre indépendance technologique, industrielle et agricole. La création de nouveaux métiers tournés vers l'écologie également. Et une relocalisation des entreprises, ce qu'il appelle un nouveau pacte productif. Que les Français se rassurent, il n'y aura pas de hausse d'impôts pour financer les 500 milliards d'euros dépensés pendant la crise.
Le gouvernement va donc plancher cet été sur ce plan de relance économique. Il sera présenté à la rentrée. Merci Aurélia. Très attendu sur le sujet du racisme, Emmanuel Macron a assuré qu'il serait intraitable face au racisme, à l'antisémitisme. La France ne déboulonnera pas de statut, a dit le chef de l'État qui a annoncé de nouvelles mesures fortes pour l'égalité des chances. Les policiers et gendarmes, ils méritent le soutien de la puissance publique et la reconnaissance de la nation. Des mots, les premiers du président depuis les manifestations pour dénoncer les violences policières.
Des mots qui n'ont pas suffi à calmer la colère des forces de l'ordre qui se sont lâchées par leur ministre Christophe Castaner. Et qui se sont donc retrouvés hier soir, une nouvelle fois, place du Trocadéro à Paris. Jean-Baptiste Bourgeon y était pour RMC.
Dos à la tour Eiffel, les visages éclairés par la lumière bleue des gyrophares. Les policiers reprennent en cœur la Marseillaise. Malgré les mots bienveillants du président de la République, la colère est toujours palpable, explique Rocco Contento du syndicat SGP Police. Ça fait toujours chaud au cœur de voir notre président de la République qui nous dit qu'il soutient sa police au-delà de ça. Il y a une colère dans les rangs et qui a été exacerbée par les déclarations du ministre de l'Intérieur. Si on ne retire un à un nos moyens de contrainte, lorsque nous devons maîtriser des forcenés, on va faire comment ? Pour faire notre travail, c'est nous qui serons pour le coup en danger.
Manque de matériel, de reconnaissance, c'est ce que dénonce Nicolas, policier à Paris.
C'est vraiment qu'on en a marre en fait, d'être jeté comme ça au feu, sans avoir du matériel concret. C'est le ressenti qu'on a en tout cas, c'est vraiment d'avoir été lâché par le ministre, d'avoir parlé de suspension dès que les soupçons avérées de racisme ont lieu. Et c'est vraiment de nous lâcher au lieu de nous défendre, comme il a pu le faire au moment de la crise du gilet jaune.
Une colère silencieuse qui doit faire du bruit, résume ce policier, qui a déjà prévu de participer à d'autres rassemblements.
Et c'est dans ce contexte qu'une enquête a été ouverte après l'agression à Lyon d'un policier dans la nuit de samedi à dimanche. Selon un site d'information locale, l'homme n'était pas en service. Il rentrait chez lui avec sa compagne. Une voiture s'est arrêtée. L'un des deux occupants l'a traité de sale flic. Des jeunes du quartier se seraient alors joints à la scène en frappant le couple. Le fonctionnaire de police doit être opéré aujourd'hui de la cheville. Concernant l'épidémie de Covid en France, neuf décès enregistrés à l'hôpital ces dernières 24 heures. Le chiffre le plus faible depuis le début des bilans quotidiens en mi-mars.
En Chine, en revanche, le pays a enregistré un rebond des nouveaux cas. 57 recensés, dont 36 à Pékin. Un foyer a notamment été détecté dans un marché du sud de la capitale. Ce matin, 10 nouveaux quartiers ont été placés en quarantaine. 21 au total sont de nouveau entièrement confinés. Dans l'actualité également, un incendie meurtrier hier soir dans un immeuble de la cité des Laurias, Marseille. Bilan de mort, un enfant de 11 ans et sa grand-mère, une femme d'une soixantaine d'années, a aussi été gravement blessée. Et puis un résultat de football avec le championnat espagnol hier soir, le Real de Zidane s'est imposé 3 buts à 1 face au club des bars.
Bien, merci, merci Céline. J'étais perturbé. Merci, merci, merci. Ça me fait plaisir. Légère barrière. Allez, on y va. Voilà, le cadeau. Merci à toute l'équipe. Ah oui, le cadeau. Ah bon ? Non, c'est pas possible. Qui est Félix, Jean-Jacques Bourdin ? Félix, c'est notre pigeon voyageur, mais il est reparti. Il est pas lui, là. Voici Félix. Bon, ben merci, merci. C'est adorable, adorable. Merci. Et un autre cas. L'élevage du pigeon. Merci. Docteur Fournier, vous serez pire pour apprivoiser Félix. Bon, mais il va revenir, Félix. J'en suis absolument certain. Merci à vous tous et à vous toutes. Merci vraiment parce que c'est un tel plaisir d'être avec vous tous les matins.
Vous n'imaginez même pas. Vraiment. Franchement, j'espère que... C'est vrai qu'on est bien avec les auditeurs, avec... Je ne sais plus que dire. Parfois, pourtant, en général, j'ai la parole assez facile, mais là, elle est un peu plus délicate et un peu plus difficile. Qu'est-ce que vous faites, Charles, avec un couteau ? Ah, c'est pour couper le gâteau. Très bien, très bien. Bon, ok. Bon, merci vraiment. Merci à vous tous et c'est un bonheur de travailler avec vous, toutes les équipes, le standard Anne Bingler qui produit cette émission. Vous tous, quoi. Vraiment. Sincèrement. Bon, ben, on va en pas encore quelques passés. Oh là là. Bon, allez, j'arrête.
J'arrête parce que là, ça ne va plus du tout. Il est 6h09, je suis perdu. Il est 6h09. Merci vraiment d'être avec nous. Nous allons reprendre le cours de cette émission. Et de l'information. Évidemment, et de l'information. Nous allons revenir évidemment sur l'intervention d'Emmanuel Macron hier soir, tout au long de la matinée. Allez-y, vous appelez. Vous n'hésitez pas ce matin. Depuis minuit. Depuis minuit, ce sont donc de nombreuses frontières européennes qui se sont à nouveau ouvertes, fermées depuis trois mois maintenant. À cause de l'épidémie, de nombreux pays de l'espace Schengen se sont entendus pour lever les restrictions de passage.
Vous pouvez donc, depuis minuit, vous rendre librement en Belgique, par exemple, en Allemagne, et dans d'autres États qui ne font pas forcément partie de l'Union Européenne. La Suisse ou la Norvège. Il reste des restrictions pour deux pays, l'Espagne et le Royaume-Uni. Hier, l'Espagne a convenu qu'elle ouvrira à nouveau ses frontières à partir du 21 juin. Pour le Royaume-Uni, les voyageurs doivent observer une quatorzaine avant d'y pénétrer. Thomas Chupin, de nombreux Français, sont plus que soulagés de voir ces contraintes liées à l'épidémie disparaître.
Il y a la frontière belge, d'abord, qui fait tomber les barrières, notamment celle installée dans la commune d'Aleun, dans le nord, où les habitants ont hâte d'entendre à nouveau l'accent belge. Certainement, dans la semaine, je vais repasser la frontière. Un petit resto sur un stand où la panne, ça, ça me manque quand même.
En espérant qu'on va retrouver tous nos commerçants. Et puis, oui, à midi, on ira certainement se boire une bonne bière.
En descendant un peu vers le sud, l'Allemagne s'ouvre à nouveau, tout en prévenant qu'il y aura toujours des contrôles. Et puis la Suisse est également libre d'accès. Grand soulagement pour Fabienne. Elle n'a pas vu son compagnon suisse depuis maintenant trois mois. Mardi soir, oui, il est en France.
Ben voilà, enfin, oui, voilà, on va pouvoir revivre ce qu'on vit depuis une dizaine d'années. Et puis ça nous fait réfléchir aussi pour l'avenir.
Il faut peut-être qu'on légitimise notre relation. Officialiser leur concubinage, oui, parce que cette période a été difficile à vivre.
C'était long, ouais. C'est compliqué de ne pas être avec la personne qui fait partie de notre vie, sans être préparée à l'avance. Je suis partie un dimanche, je ne pensais pas que dès le lundi soir, j'allais être confinée et qu'on n'allait pas pouvoir se voir, quoi.
Et puis il y a les travailleurs transfrontaliers qui, depuis des semaines, subissent les contrôles drastiques au passage vers la Suisse. Michel Charest est le président de l'association des transfrontaliers franco-suisses. Bien entendu que c'était un soulagement pour tous les transfrontaliers, puisqu'ils avaient des difficultés pour rejoindre leur lieu de travail. Il y avait des contrôles qui étaient assez poussés, ce qui créait des kilomètres de bouchons. pratiquement parfois deux heures à l'arrêt dans un bouchon, ce qui n'est pas évident à gérer après avec un patron à l'arrivée par rapport aux horreurs de travail.
Et en tout, ce sont plus de 160 000 transfrontaliers qui pourront à présent passer la frontière en quelques minutes et sans avoir à présenter leur permis de travail. Oui, je suis en train de découper le gâteau en écoutant Thomas Chupin sur les frontaliers. Oui, c'est une libération, allez-y, 3216 rmc.fr. Vous habitez à la frontière. J'avais un matin, vous vous rappelez Mathieu ? Oui, il me semble. Un auditeur d'Alsace qui avait sa petite amie côté allemand et qui n'arrivait pas à l'avoir pendant le confinement.
Et je me souviens aussi, il me semble, de Patrick, je crois, un breton qui avait sa petite amie en Belgique.
Oui, exact, même chose, ça y est. Non, je crois qu'il était de Dordogne, quelque chose du sud-ouest. Me semble-t-il, me semble-t-il. Nous allons voir si notre mémoire flanche ou pas. Il me semble qu'il était plutôt de Gironde. Ah bon, du fort, de Gironde. Bon, d'accord, mais très bien. 6h12, qui va gagner ? Je pense que la Gironde... C'est possible. Je crois bien. C'est certain que c'est belge. Ça, tout le monde a reçu qu'il est belge. La petite commune est belge. Ça, c'est sûr. Exactement. Il est 6h12. Merci d'être avec nous, 3216 rmc.fr. Tiens, Delphine est là. Delphine dans la Val d'Oise. Bonjour, Delphine. Ça va, Delphine ?
Oui, très bien. Merci.
Et vous ? Ça va très bien. Vous avez vu, j'ai un beau gâteau et tout. Tout va très bien. Non, non, tout va très bien. Delphine, vous êtes infirmière.
Tout à fait.
Vous avez 3 enfants. Oui. L'école qui va reprendre le 22. Apparemment obligatoire. J'ai bien lu et bien écouté. Qu'en pensez-vous ?
Alors, au début, j'étais honnêtement plutôt contre en me disant que pour deux semaines, je ne voyais pas vraiment l'intérêt. Sachant que moi, j'ai trois filles. Donc, une de 20 ans qui est au chômage, une de 16 qui, elle, ne retournera pas au lycée et la dernière de 10 qui est en CM2 et qui, de ce fait, devra, elle, par contre, retourner à l'école. Oui. Donc, je ne voyais pas vraiment l'intérêt. Oui. Et puis, finalement, hier, en discutant avec ma fille de 10 ans, elle s'est mise à pleurer. Je ne l'ai pas reconnue. Je l'ai vraiment... Moi, c'est vrai que je n'ai pas été confinée. J'ai travaillé tout le temps. Mais elle pleurait.
Pourquoi pleurait-elle, Delphine ?
En fait, elle était angoissée. Ah, angoissée. Oui. Et pourtant, je vous assure que, durant toute mon activité, pendant le confinement, j'ai bien expliqué les choses. J'ai essayé vraiment de les protéger. Mais non. Et j'étais très, très surprise de son comportement, en fait. De sa façon de gérer. Et c'est pour ça qu'au final, je suis plutôt pour. Oui. Pour qu'elle puisse être rassurée.
Se rendre compte. Mais vous avez raison, Delphine. Mais évidemment, évidemment. Moi, je suis totalement sur cette réaction, Delphine. Je comprends très, très bien. Moi, j'ai mon fils, qui est un peu plus âgé, qui a 13 ans et demi. Il a sauté de joie quand on lui a dit qu'il allait retrouver le collège, ses copains, ses copines. Ah, vous voyez. Ben oui. Même si c'est pour 8, 15 jours. Mais ça ne fait rien. C'est un retour à la vie. Tout à fait. C'est un retour à la vie normale et montrer l'importance de l'école. Montrer que même pour 8 jours, l'école est importante.
Tout à fait. Exactement. Oui.
Moi, je trouve que ça, c'est la meilleure décision annoncée hier soir. Je ne parle pas des restaurants en Ile-de-France. Bon, évidemment, sur le plan économique, on avait besoin. Mais hier soir, les écoles, c'était la meilleure. Je me demande si on n'aurait pas dû le faire avant. Mais enfin, ça, c'est un autre débat. On ne va pas rouvrir le débat. Non. Il y en a déjà suffisamment. Il y a juste raison. Merci beaucoup, Delphine.
Ah, ne rien. Merci à vous. Bon courage.
Merci, Delphine. C'est très gentil. Il est 6h15. Vous êtes sur RMC. On va faire une petite pause et on va se retrouver dans deux minutes. A tout de suite.
RMC. RMC, 6h09.
Vos dans direct. Il est 6h19. Vous appelez, évidemment. Le 32-16, notre lien. Mathieu, mangez votre gâteau. Mathieu, elle bouge plein d'huile. C'est très bon. C'est très bon. C'est très bon. C'est très bon. J'en ai mis partout. Il faut que je vous lise quelques messages, quand même, Jean-Jacques. Allez-y. Déglutis, déglutis, d'abord. Philippe, qui veut vous souhaiter.
Philippe, qui veut vous souhaiter
un joyeux anniversaire. Frédéric, pareil. Joyeux anniversaire. Et surtout, restez comme vous êtes, dit Franck. Dimitri, Pierre-Antoine, Karim de Istres aussi. Et puis Kenzo,
qui lui veut souhaiter un joyeux anniversaire et un gros bisou à sa fille Méline, qui a 4 ans. 4 ans, Méline ? Oui. C'est le même anniversaire que vous.
Et ce n'est pas tout à fait le même âge. Pas tout à fait. On embrasse Méline. Tiens, je vais prendre Karim, qui est à l'orgue, dans le Var. Bonjour, Karim. Oui, bonjour, Jean-Jacques. Ça va, Karim ? Ça va et vous ? Je voulais juste vous souhaiter un joyeux anniversaire. Merci, Karim. C'est adorable. Je vous suis depuis longtemps. Depuis 20 ans, presque. Depuis combien de temps, Karim ? Depuis 2004. Depuis 2004. Je vous écoute à la radio. 2004 ? Ah oui, oui. Vous regardez la télé ou vous écoutez la radio ? Oui, la télé depuis 2014. La télé depuis 2014, Karim. Bon, vous êtes artisan, je crois, alors. Je suis artisan, c'est ça, oui. Bon. Karim, ça me fait plaisir, ça me touche beaucoup.
Merci, Karim. Je tenais vraiment à le dire, en plus, comme on avait peur que cette année vous partez, on s'est dit, bon... Vous aviez peur de quoi ? Que vous partez cette année ? Après, on va écouter quoi ? Vous savez, ne lisez pas trop les journaux parce que rien n'est officiel, hein ? D'accord. Oui. Attention, rumeurs. Je t'en ai vraiment à cœur à... Parce que les journaux qui bénéficient de fuites, on ne sait pas d'où elles viennent, ben, rien n'est officiel. Attention, rumeurs. D'accord. Mais pour l'instant, voilà. Pour l'instant, je suis là. Pour l'instant, je suis là. Et dans tous les cas, vous allez me retrouver, vous allez me retrouver pour la présidentielle.
Je ne vais pas vous lâcher comme ça, je vous le dis. Parce que je ne vais pas lâcher les politiques comme ça. Présidentielle. J'ai encore deux bonnes années, là. Deux bonnes années d'interviews politiques, évidemment. Encore sans vous, Jean-Jacques. Oui, mais ne vous inquiétez pas, Karim. Merci beaucoup. Je vous en prie. Merci, Karim. Bonne journée. Et merci, vraiment, vraiment merci pour ce petit message. Marie-Ève est avec nous aussi. Marie-Ève.
Bonjour, Jean-Jacques.
Bonjour, Marie-Ève. Comment ça va à Cork ?
Ben, ça va très bien, merci. En Irlande. Je voulais être là aussi pour vous souhaiter un bon anniversaire, Jean-Jacques.
Merci, Marie-Ève. Merci. Vous savez, vous êtes fidèle parmi les fidèles. Je le sais depuis tant d'années, Marie-Ève. Tant d'années. Vous, là-bas, en Irlande, à Cork, tous les matins, vous êtes avec nous sur RMC. D'ailleurs, je vais saluer toutes celles et ceux qui sont au loin et en profiter pour dire combien ce lien étroit que nous avons, combien cette proximité que nous avons tous les jours est la garantie de... Humainement parlant, c'est plus intéressant que tout le reste.
C'est important pour vous et je sais que l'équipe est... Oui, c'est important pour moi. Très important. C'est important pour nous aussi quand on est à l'étranger, quand on est expatrié. C'est important. C'est vrai qu'on a un lien un petit peu particulier. Moi, je me suis depuis très longtemps. C'est pas facile de créer un lien. J'aime beaucoup l'équipe aussi.
C'est pas facile de créer un lien avec l'auditeur. Ça fait tant d'années que je dialogue avec des auditeurs ou avec des auditrices. C'est pas facile. D'abord, pour créer un lien, il faut les écouter. Vous écoutez. Écoutez ce qui vous arrive, ce que vous vivez. Parce que le plus important, c'est ça. C'est ça. Savoir ce que vous vivez. Vous avez besoin de l'exprimer. Vous avez besoin de le dire. Et les radios, la radio, la radio, c'est un média merveilleux pour cela. Parce que c'est un radio où l'intimité s'installe entre nous. Entre nous, on vous écoute, vous racontez ce que vous vivez. Et ça influe.
C'est important parce que ne croyez pas les responsables, quels qu'ils soient, les politiques, mais pas que les politiques. Écoute ce que vous dites. Écoute vos préoccupations. Écoute vos questions. Vos interrogations. Et ça a une influence sur les prises de décisions. Ensuite, vous savez, Marie-Ève, c'est pour ça que depuis tant d'années, j'aime vous donner cette parole-là. Et j'aime vous écouter. Et j'aime savoir. D'abord, ça m'apprend énormément, moi. Et dans l'exercice de l'interview politique, par exemple, vers lequel je me suis vraiment dirigé ces dernières années, je me suis tellement servi de tous vos messages.
Je me suis tellement servi de tous vos commentaires, de toutes vos remarques.
Vous nous informez depuis très longtemps. On n'est pas toujours d'accord avec vos prises de décisions, avec vos points de vue. Mais vous avez un style de journalisme qui est unique. Et beaucoup, beaucoup de gens vous critiquent. Mais vous êtes vraiment exceptionnels. Et je sais que les équipes ont beaucoup de plaisir à travailler avec vous. Et nous, on a beaucoup de plaisir à vous écouter. Et vous nous manquerez beaucoup. J'espère que vous serez encore là quelques temps, effectivement, si c'est jusqu'aux présidentielles. C'est formidable. Mais on compte sur vous aussi parce que vous êtes là pour nous informer, pour pouvoir nous dire les choses telles qu'elles sont.
Et c'est ce que moi, j'apprécie chez vous. Et je vous laisse en remercier. Avec plaisir de vous écouter. Merci beaucoup.
Merci. Ça me fait vraiment, venant de votre part, ça me fait vraiment plaisir, Marie-Ève, parce que je sais votre fidélité, mais je sais la fidélité de tant d'auditeurs. Je vais prendre vite fait Philippe, je ne vais pas non plus m'attarder trop. Merci, moi aussi, je vous embrasse Marie-Ève. Mais oui, c'est vrai que parfois, certains n'apprécient pas ou d'autres critiquent, mais c'est normal, c'est logique. Moi, je dis ce que je pense et ce que je ressens. Et puis, c'est comme ça. Et puis, je ne veux pas que le journalisme soit sceptisé comme il le devient parfois. Je ne veux pas de ça. Et je veux qu'on reste d'une indépendance. mais c'est être indépendant.
Il faut être un forçat de l'indépendance. Il faut défendre ça. Mais ardemment, ardemment, et ne pas être militant, ne pas défendre telle ou telle chapelle. Un journaliste, il est là pour rapporter des faits. Voilà. Ensuite, il est là pour rapporter des faits. Bien, allez, on ne va pas... Philippe, très vite, puis Charles Magnin a plein d'histoires à nous raconter. Philippe, il est à Quimperlé dans le Finistère. Bonjour, Philippe. Bonjour, M. Bourdin. Je vous souhaite un joli anniversaire déjà. Merci, Philippe. Merci. Et je vous connais
depuis 2014.
Oui.
Je vous suis. Tous les matins quand je prends le boulot, j'écoute. Et sinon, je vous regarde. Et je voulais savoir
parce qu'il y a moyen d'avoir un couteau d'éducation de toute l'équipe. Merci. Merci. On va... Bien sûr. Ne vous inquiétez pas. On va vous envoyer tout ça. J'ai pas trop connu ça. J'ai vu, je travaille tous les jours. Oui. Je travaille 6 jours sur 7 et dans les magasins, il faut que ce soit propre. J'imagine. Vous êtes agent d'entretien, Philippe. Vous faites un boulot. Vous êtes là le matin. Vous êtes là 7 jours sur 7. Pratiquement.
Presque 7 jours sur 7.
Presque. Je vous tire mon chapeau. C'est cette France-là. Cette France-là qu'il faut écouter. à Philippe. Évidemment. Merci, Philippe, dans tous les cas.
Merci. Allez, bonne journée à vous.
Merci. Bonne journée. Je sens l'émotion dans la voix de Philippe. Bien. Tous les matins, trois histoires, trois images avec vous, Charles Magnin. En Seine-Saint-Denis, une statue du général de Gaulle a été vandalisée. Oui. Pavillon-sous-bois en Seine-Saint-Denis dans la nuit de vendredi à samedi. Une statue de De Gaulle et une plaque hommage à la bataille de Biracaï ont été maculées de peinture jaune. Alors, l'acte n'a pas été revendiqué. On ne connaît pas l'auteur ni le motif de ces dégradations. Mais dans le contexte actuel, forcément, ce geste interroge. Ce n'est pas un hasard, dit l'ancien maire de la commune, Philippe Dallier, dans Le Parisien.
Et la municipalité a déposé plainte contre X. Des passagers d'un vol Paris-Nice attendus par les gendarmes à leur arrivée car ils ont refusé de porter un masque. Oui. Histoire racontée par Denis Carreau, le directeur de la rédaction de Nice Matin qui se trouvait à bord de ce vol Air France au départ de Paris samedi. Il explique qu'au moment de l'embarquement, tous les passagers ont bien respecté la consigne, porté leur masque. Mais dès le décollage, certains jugent que le masque n'est plus indispensable et le retire. Les hôtesses viennent leur rappeler la consigne mais ces passagers les ignorent, refusent de remettre leur masque. Le commandant de bord est alerté.
Il avertit au micro si vous ne mettez pas le masque immédiatement. La police sera là à l'arrivée. L'avertissement n'est pas resté sans effet. Le commandant de bord a mis sa menace à exécution. Six membres des forces de l'ordre attendaient les passagers récalcitrants à leur arrivée. 135 euros d'amende chacun. 135 euros. L'histoire du week-end. Un belge aggravit le tourmalet en ballon sauteur. Le mythique col des Pyrénées qui dit mais Frémont Poulidor, Thibaut Pinot ont franchi en tête lors du Tour de France. Eh bien Glenn, jeune kiné belge installé à peau, a décidé d'inscrire son nom dans cette légende.
Lui aussi à la force de ses cuisses mais pas à bicyclette non sur un ballon sauteur orange. Vous savez, ces grosses boules rebondissantes sur lesquelles on s'assoit. Défi lancé pour la bonne cause au profit de l'association Les P'tits Princes qui récoltent des fonds pour exaucer les rêves d'enfants malades. Glenn a donc enfourché son ballon sauteur samedi matin à l'aube. 17 kilomètres d'ascension des passages à plus de 10%. En tout, il a passé 11 heures sur son ballon salué par les cyclistes, les automobilistes. Ça tire un peu dans les jambes a-t-il sobrement expliqué à nos confrères du journal Sud-Ouest. Prochain défi pour Glenn déjà programmé, une traversée des Pyrénées à dos de licorne.
Il est 6h29. Merci d'être avec nous Quentin Vinet. La machine à café 32-16 la touche 5, Quentin. Et le mot matin par SMS au 7-32-16. Mathieu. À suivre, un personnage de jeu vidéo pour venir en aide aux enfants victimes de violences. L'association L'Enfant Bleu a créé son avatar sur Fortnite
discrètement pour interagir avec les jeunes joueurs en réseau. On va tout comprendre avec la directrice de L'Enfant Bleu
Laura Morin juste après le journal de 6h30 sur RMC. Il est 6h30 juste à la seconde près. Pierrick Bonneau est là pour les dernières informations. Pierrick, bonjour. Bonjour Jean-Jacques. Bonjour à tous. L'acte 3 du déconfinement présenté hier soir par Emmanuel Macron. L'ensemble du pays passe au vert et un premier changement très concret à partir de ce matin en Ile-de-France. Les cafés et restaurants peuvent rouvrir leurs salles. Pour les écoles, la prochaine étape c'est lundi prochain. Tous les élèves rentreront en classe partout en métropole dans les écoles et les collèges avec un nouveau protocole sanitaire. Et puis une bonne nouvelle pour tous les amoureux de notre patrimoine.
Les monuments nationaux rouvrent leurs portes à partir d'aujourd'hui. Bienvenue à tous. C'était le dernier obstacle au retour à la normale en Ile-de-France. Les restaurateurs peuvent donc ce matin rouvrir leurs salles tout en faisant respecter la distanciation sociale et les gestes barrières. Symbole donc du dernier acte de ce déconfinement esquissé hier soir par le chef de l'État. Les professionnels et les clients sont-ils soulagés ? Eh bien, pas tant que ça. Vous allez l'entendre. Nicolas Trenou a promené son micro sur les terrasses parisiennes après l'allocution du chef de l'État hier soir.
Attablé dehors
avec un café, Léon sera ravi de pouvoir enfin le prendre sur le zinc à la différence d'Audrey qui continuera de savourer une côte de bœuf frites sur un bout de trottoir.
C'est le bonheur. Les terrasses c'est sympa mais c'est vrai que c'est cool aussi de pouvoir être à l'intérieur. Surtout en soirée quand il commence à faire frais et tout, c'est le plaisir d'être dedans. Je ne pense pas qu'on ne se sera autorisé dîner ou déjeuner à l'intérieur. Le système de terrasse permet quand même une distanciation que l'intérieur ne permettra pas. Prudence.
En salle, comme en extérieur, certaines tables devront être condamnées pour respecter une distance d'un mètre trop stricte pour le restaurateur Bruno Doucet qui attendait beaucoup des annonces d'Emmanuel Macron car il n'a jamais eu assez de place pour installer une terrasse. Il est déçu. Non, ça ne reviendra pas ce lundi. Tant qu'il y a l'histoire de la distanciation sociale, faire un tiers de notre salle, il faut la remplir, ça ne sert à rien. On ne va pas générer suffisamment de chiffres d'affaires pour payer nos loyers, pour payer notre personnel, pour payer la marchandise. Si je dois rouvrir dans ces conditions-là, je serai obligé de licencier du personnel.
Le patron du Régalette Saint-Honoré souhaiterait que le protocole sanitaire impose moitié moins de distance entre les clients pour servir comme avant 65 ouverts. L'autre annonce du président de la République hier soir, c'est un allègement du protocole sanitaire dans les écoles et les collèges. Les établissements scolaires, excepté donc les lycées, devront être en capacité d'accueillir tous les élèves à partir de lundi prochain. La présence sera obligatoire. Les chefs d'établissement vont donc devoir appliquer un nouveau protocole dont on ne connaît pas encore le détail. Il y a seulement deux semaines des vacances d'été.
Peut-être le protocole de trop, selon Jean-Rémi Girard, président du syndicat national des lycées et collèges. À partir du moment où on modifie le protocole sanitaire, forcément, ça crée immédiatement de nouvelles contraintes pour tout le monde et en particulier pour les directeurs d'école. Donc, il va quand même falloir extrêmement rapidement que l'on sache ce qu'il convient désormais de faire. Et j'ai envie de dire, tout le monde espère que c'est quelque chose de simple et qui ne demandera pas de tout rechambouler une troisième, voire une quatrième fois dans le premier degré. Car là, je crois que les collègues n'en peuvent plus de changer le protocole tous les quatre matins.
Le président de la République a rappelé hier soir que 500 milliards d'euros avaient été dépensés pour faire face à la crise. Nous ne financerons pas ces dépenses supplémentaires en augmentant les impôts, rassure Emmanuel Macron, qui a prévenu que les Français allaient devoir travailler plus pour produire plus. Bonjour Jérémy Trottin. Bonjour. Chef du service politique d'RMC. Beaucoup de chantiers sont ouverts pour relancer l'économie. Et le président n'en a pas dit grand-chose hier soir. En fait, Emmanuel Macron a donné rendez-vous aux Français le mois prochain.
Oui, car de l'aveu même d'un proche du chef de l'État,
l'allocution d'Emmanuel Macron n'était en réalité qu'une bande-annonce des semaines à venir. Après la dernière étape du déconfinement, lancée hier soir donc par le chef de l'État, le mois de juillet sera crucial. Et notamment pour les jeunes particulièrement touchés par la crise, un plan d'investissement massif pour l'instruction, la formation et l'emploi sera annoncé dès le début du mois.
Objectif tout faire pour éviter le phénomène de générations sacrifiées au moment de leur arrivée sur le marché du travail en septembre. Des mesures en faveur de l'égalité des chances seront également dévoilées prochainement pour répondre à la mobilisation des jeunes contre les violences. En parallèle, les négociations avec les partenaires sociaux vont se poursuivre tout au long des prochaines semaines et une partie de l'été dans la prévision d'un grand plan de relance économique attendu à la rentrée.
Et autre priorité du chef de l'État, Jérémy, ce qu'il appelle la reconstruction écologique qui va allier production et climat. Là encore, on devrait en savoir plus le mois prochain. Emmanuel Macron ne pouvait pas ne pas évoquer hier soir la mobilisation contre les violences policières et le racisme dans la police. Le chef de l'État qui a tenté de rassurer les forces de l'ordre pointées du doigt depuis maintenant plusieurs semaines. Sans ordre républicain, il n'y a ni sécurité ni liberté. Cet ordre, ce sont les policiers et les gendarmes sur notre sol qui l'assurent. Ils sont exposés à des risques quotidiens en notre nom.
C'est pourquoi ils méritent le soutien de la puissance publique et la reconnaissance de la nation.
Et visiblement, ces propos ne suffisent pas. Plusieurs centaines de policiers ont manifesté cette nuit aux abords du Trocadéro à Paris, gérofards bleus allumés, sirènes hurlantes. Ils ont notamment réclamé la démission du ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner. Avis à tous les amoureux du patrimoine français, la décision avait été prise depuis quelques semaines déjà. Les monuments nationaux rouvrent leurs portes aujourd'hui, toujours avec l'obligation de respecter les gestes barrières. Juliette Pietraszewski.
Des visiteurs timides sur le Mont-Saint-Michel, c'est ce qu'observait depuis le déconfinement Emmanuel Conant. Ce commerçant de l'île au Rocheux se réjouit aujourd'hui de la réouverture de l'abbaye du Mont.
On retrouve le sourire, oui, parce que les gens y viennent d'abord c'est pour voir le cœur de l'abbaye, les jardins, la belle vue qu'il y a en haut de l'abbaye du Mont-Saint-Michel. On va recevoir beaucoup plus de monde pour mieux travailler. Je pense qu'on va avoir une très bonne saison, on va reprendre le travail comme l'année dernière.
Plus de touristes pour l'été 2020 mais dans des conditions inédites, un enjeu pour tous les monuments nationaux. David Madec est administrateur du Panthéon où masques, gel hydroalcoolique et réservations en ligne sont désormais de rigueur.
Je pense que l'enjeu des premières semaines pour un monument comme le Panthéon c'est d'être sûr que les mesures sanitaires mises en place soient efficaces, qu'il n'y ait pas de trous dans la raquette en quelque sorte, de manière à pouvoir être en ordre de marche pour les mois de juillet et d'août.
Autre réouverture très attendue aujourd'hui, celle de l'Arc de Triomphe, premier monument français avec plus d'un million 500 000 visiteurs en 2019.
Et pour compléter cette longue liste des réouvertures ce matin, on ne va pas s'en plaindre. Sachez que la plupart des frontières européennes peuvent à nouveau être franchies librement. Nous pouvons donc nous rendre chez nos voisins allemands, belges ou encore italiens sans restriction. Pour l'Espagne, il faudra attendre dimanche prochain pour ne pas se voir imposer une mise en quatorzaine à l'entrée dans le pays comme c'est le cas aujourd'hui. Un mot du bilan aux Etats-Unis où la situation s'améliore doucement mais sûrement. 382 morts ces dernières 24 heures. C'est le bilan journalier le plus faible depuis des semaines outre Atlantique.
Les courses, Mathieu Rouault qui se passe cet après-midi à Vichy.
Avec une nouveauté, figurez-vous, désormais, les courses sont à vivre en direct tous les jours à partir de 13h50 sur le canal 24 de la TNT sur RMC Découverte. Le pronostic de la Dream Team des courses RMC, favori numéro 10, Crack Money, outsider numéro 8, Ananda,
le 10 et le 8. Il est 6h37. Merci d'être avec nous. 9 morts. 9 morts ces dernières 24 heures en France. 9 morts du Covid. Nous allons regarder quelques infos. Tiens, à l'étranger sur le Covid, une énorme facture pour un malade du coronavirus aux Etats-Unis. Michael Floor. Je vais vous parler de Michael Floor. C'est un miraculé. 70 ans, passé tout près de la mort. Il a carrément fait ses adieux à ses proches au téléphone. Il est resté pendant 62 jours à l'hôpital. Plus de deux mois. Finalement, il a guéri de la maladie. Sauf que, vous le savez, la santé, ce n'est pas gratuit aux Etats-Unis.
Et à sa sortie, Michael Floor a reçu une facture de plus d'un million de dollars de la part de l'hôpital de Seattle, soit 9700 dollars par jour pour sa chambre en soins intensifs. Mon cœur a failli s'il a reçu la facture. Une facture qui devrait quand même lui être financée. En partie, en tout cas, grâce à un dispositif exceptionnel. L'Inde, de son côté, est confrontée à une pénurie de lits. Oui, vous le savez, l'Asie du Sud fait partie des régions où l'épidémie n'a pas ralenti. C'est ce que dit l'OMS. Le dernier bilan en Inde, c'est 9000 morts. Mais à New Delhi, mégalopole de 30 millions d'habitants, il faudra au moins 80 000 lits d'ici la fin du mois de juillet.
Les autorités se préparent donc à transformer des hôtels et des salles de mariage en hôpitaux. Les médias indiens racontent que de nombreuses victimes n'ont pas été soignées faute de place et que certaines familles doivent débourser une fortune pour obtenir un lit. Dans certaines régions, la Chine reconfine. Oui, exactement. 57 nouveaux cas entre samedi et dimanche. C'est le plus haut chiffre quotidien depuis avril
selon les données officielles chinoises. Un nouveau foyer de contamination vient d'être identifié sur un marché de Pékin, celui qui fournit
la capitale en produits frais. Alors, une vingtaine de quartiers ont été reconfinés et le marché en question lui a été bouclé. Bien, Christophe est avec nous. Christophe est dans l'Oise. Bonjour Christophe. Bonjour. Bonjour Christophe, vous êtes conducteur de travaux. Ça va ce matin ? Très bien. Je vous donne l'héritage à M. Bourdin. Merci beaucoup Christophe. Merci, ça me fait plaisir. Dites-moi, je regarde l'affiche que j'ai sous les yeux. Votre première femme est née le 15 juin. Exactement. Et votre seconde, je dis bien seconde, je ne dis pas deuxième parce que, bon, seconde, seconde est née aussi le 15 juin. Tout à fait. Mais c'est fait exprès, Christophe, ou non ? Non.
Un site de rencontre, pas de profil, 15 jours de communication par le biais de... Et jusqu'à ce qu'on parle de... J'ai mots, j'ai mots, d'accord, quand le 15 juin... Écoutez... C'est hors norme. Vous êtes hors norme, Christophe. Donc, j'ai... Amour. Non, mais ça, c'est... C'est plus important, non, Christophe ? Oui. C'est exceptionnel. Merci. Si jamais il y a une troisième noce, on sait qui, ici, est né le 15 juin. N'est-ce pas, Jean-Jacques Bourdin ? Oui, d'accord. Et mon patron, mon patron, mon jeune, qui est mon cousin, est né le 15 juin aussi aujourd'hui. C'est pas vrai. Beaucoup de 15 juins. Eh bien, décidément, vous êtes cerné, Christophe. Vous êtes cerné. Merci, Christophe.
Passez une belle journée. Merci à vous. Merci, Dimitri. Merci, bonjour. À Carabouille. Bah, bah, merci beaucoup, Christophe. Dimitri est là, Dimitri. Salut, Jean-Jacques. Salut, Dimitri. Vous êtes sur la route, Dimitri. Merci, mon cher Dimitri. Merci, ça me fait plaisir. Vous êtes sur la route, Dimitri. Alors,
je suis actuellement sur la route. Mon téléphone,
oui, je me souviens. Je me souviens.
Je vous avais fait
une petite dédicace et je voulais en profiter pour vous dire que vous êtes une votive. Merci. Vous êtes un personnage important de la radio. Merci. Et comme les présidentielles vont bientôt arriver, Jean-Jacques Bourdin, comment vous savez le faire ? Ah bah ça, ne vous inquiétez pas, là, je vais y aller, franchement. Ah oui ? Parce que là, je peux vous dire qu'il y a du boulot. Oui, oui, évidemment, oui, il y a du boulot, oui, ça, c'est sûr. Merci, Dimitri.
Allez, salut, Jean-Jacques. Merci, bonne route.
Salut, Dimitri. Merci beaucoup. Il est 6h42, vous êtes sur RMC. Allez, dans un instant, je suis avec Laura Morin qui est directrice de l'Enfant Bleu, association de protection de l'enfance. Nous allons parler du jeu vidéo Fortnite. Ça vous étonne ? Eh bien, vous allez voir pourquoi. Comment le jeu vidéo Fortnite peut venir en aide aux enfants maltraités ? Mais oui, à tout de suite pour tout savoir dans 2 minutes, 6h42. RMC.
RMC, 6h, 9h. Bonne indirecte.
Bien, il est 6h46, je suis en direct avec Laura Morin qui est directrice de l'Enfant Bleu, association, évidemment, que vous connaissez bien de protection de l'enfance. Laura Morin, bonjour.
Bonjour.
Alors, pendant un mois, au moment du confinement, on vient de l'apprendre. Vous l'avez révélé. Votre association a créé un personnage virtuel dans le jeu vidéo en ligne, Fortnite, que beaucoup, beaucoup, beaucoup d'ados ou de pré-ados connaissent et que beaucoup de parents aussi connaissent parce que pour tirer un enfant qui est installé devant Fortnite et pour l'arrêter, pour l'arrêter, ce n'est pas facile. Bon, l'objectif de l'Enfant Bleu, inciter les joueurs mineurs à se confier et détecter des cas de souffrance ou de maltraitance. Vous avez donc créé un personnage, personnage virtuel qui s'est introduit dans le jeu. Racontez-nous.
Alors, effectivement, c'est une initiative avec l'agence Abbas.
L'idée, si vous voulez, effectivement, c'est qu'on savait que ce jeu était très populaire et c'est vrai que depuis pas mal de temps, l'association L'Enfant Bleu essaie vraiment d'aller finalement là où les jeunes sont puisque l'utilisation des médias est différente pour les jeunes et donc, effectivement, il y a ce jeu, il y a ce jeu très populaire où les enfants jouent énormément et donc, l'idée, effectivement, était de créer un personnage qui s'appelle L'Enfant Bleu qui est très spécifique avec un look spécifique pour que l'enfant ne puisse pas se tromper et l'idée était qu'ils puissent ajouter ce personnage dans leur équipe, l'équipe qu'ils ont justement sur Fortnite et qu'ils puissent échanger avec ce personnage pour pouvoir se confier sur les problèmes qu'ils peuvent rencontrer parce qu'effectivement, pendant le confinement, il était beaucoup plus difficile pour eux de pouvoir se confier et pouvoir parler.
Oui, des bénévoles de l'association se sont donc relayés 7 jours sur 7 pendant un mois de 9h à 22h30, se sont mis dans la peau de ce personnage pour entrer en contact avec de jeunes joueurs. Ça a donné quoi ?
Alors, on est plutôt contents, on est même très contents parce qu'en fait, si vous voulez, on a lancé cette expérimentation finalement sans savoir ce que ça allait donner et finalement, notre personnage a été ajouté 1200 fois. Donc en fait, ça montre vraiment qu'il y a quelque chose à faire avec les jeux vidéo et que ça peut être un nouveau point de contact pour les mineurs pour pouvoir se confier. On est extrêmement contents.
sur Snapchat et Instagram, des messages présentant le dispositif et permettant de reconnaître l'avatar ont été diffusés. Si tu es victime de n'importe quelle forme de violence, ajoute le compte Épique Enfant Bleu sur Fortnite pour discuter discrètement, disaient les messages. Voilà. Bon canal et bon vocabulaire pour que vous soyez compris par les ados ou les pré-ados.
Voilà. Effectivement, il y avait un double challenge. Le premier, effectivement, c'était de pouvoir parler avec leur langage, pouvoir être compris de tous les mineurs, de aussi pouvoir communiquer auprès d'eux via les influenceurs, les gamers qu'ils ont l'habitude de suivre puisqu'on sait, ils vont chercher des astuces, ils vont chercher des nouveautés, etc. Donc on est allé sur ces lieux-là. Et le deuxième challenge était de ne communiquer que par ces canaux-là pour que les adultes soient le moins informés possible de cette initiative puisqu'évidemment, il ne s'agissait pas qu'ils soient au courant pour pouvoir soit, voilà, confisquer le jeu vidéo ou empêcher l'accès à ce jeu vidéo.
Donc il y a eu ce double challenge pendant toute cette période.
Mais est-ce que vous avez pu localiser géographiquement les enfants qui étaient en souffrance ?
Alors voilà, c'est aussi pour ça qu'on lance un groupe de travail pour pouvoir parfaire en fait ce dispositif puisqu'on a rencontré quelques limites et notamment celle-là. Ce n'est pas toujours facile d'arriver à savoir où se trouve l'enfant. Donc il y a des choses comme ça sur lesquelles il va falloir qu'on travaille pour pouvoir justement créer un dispositif qui puisse s'inscrire dans la durée et qui réponde aux différentes limites qu'on a pu rencontrer.
Eh bien, merci beaucoup et bravo pour cette initiative. Je trouve formidable. Merci à vous. Merci Laura Morin, directrice de l'Enfant Bleu, association évidemment de protection de l'enfance. C'est intelligent. C'est intelligent parce que c'est la meilleure manière de parler aux enfants et de recevoir leur confidence. Il est quelle heure ? Il est 6h50, 7h moins 10. Merci d'être là, vous continuez à appeler. Le 32 16, vous le savez, c'est notre lien. Vous êtes avec nous, nous sommes avec vous. Anthony Morel, dans un instant. Oui, qui a tiqué
quand il a entendu Emmanuel Macron prononcer cette phrase l'indépendance technologique et numérique de la France. Jolie formule, dit Anthony Morel, mais est-ce que c'est crédible ? On va voir ça avec lui, c'est déjà demain dans une minute sur RMC. RMC.
RMC. RMC,
c'est déjà demain.
Déjà demain avec Anthony Morel. Hier, Emmanuel Macron nous a parlé de demain. Il veut investir dans notre indépendance technologique, numérique, industrielle et récolte. Bon, la formule est jolie, mais moi, j'aime toujours savoir ce qui se cache derrière la formule. Est-ce que c'est crédible ? La crise sanitaire, Anthony, nous a montré à quel point nous sommes devenus dépendants de la Chine et des États-Unis d'un point de vue technologique ? Oui, même n'ayons pas peur des mots, on est devenu une colonie numérique de la Chine ou des États-Unis, on peut le dire comme ça. Il y a des exemples concrets. Pendant le confinement, la France s'est mise massivement au télétravail.
Pour ça, on a utilisé Skype, on a utilisé Zoom, on n'a utilisé que des outils. Skype, c'est américain, Skype, c'est américain, Zoom, c'est chinois. Non, c'est américain aussi. Avec tous les problèmes d'ailleurs de protection des données, tout ça est un peu douteux, etc. On n'a pas aujourd'hui la capacité en France d'avoir un outil de visioconférence ou en Europe. Exactement, il faut des ambitions européennes, made in France ou made in Europe qui nous permettent de travailler massivement, de nous mettre massivement au télétravail. La France, le gouvernement français a décidé de fournir l'hébergement des données de santé des Français.
Toutes nos données de santé vont être hébergées sur des serveurs de Microsoft. On n'a pas la possibilité, on a aujourd'hui, on a des entreprises françaises, on a OVH qui est un hébergeur français par exemple, mais non, on va vers Microsoft. Donc, on se rend compte aujourd'hui qu'on a quand même une dépendance totale vis-à-vis de ces outils. Alors, ça peut sembler très lointain dit comme ça, mais en fait, c'est aussi important que le fait de dire il faut produire nos voitures en France, produire nos médicaments sur le territoire français. C'est aussi un enjeu très très important. L'enjeu, c'est de faire en sorte qu'on ne soit pas de se jouer entre la Chine et les Etats-Unis.
Oui, c'est vrai qu'Emmanuel Macron, mais il n'est pas le seul, parle beaucoup de relocalisation. Ce qui est clair, c'est qu'on ne va pas faire revenir en France la fabrication des smartphones ou des ordinateurs portables. Ça, c'est clair, on n'en est plus capable de toute façon. On n'a pas le savoir-faire pour faire ce genre de choses. Donc ça, c'est mort. Cette bataille-là, elle est perdue d'avance. Non, il faut se focaliser sur les prochaines batailles, sur les prochaines grandes ruptures technologiques où là, pour le coup, la France, elle a une carte à jouer sur la robotique, par exemple. Oui, on est très fort. On est très fort en robotique.
La santé connectée, l'informatique quantique, ça, c'est des choses un petit peu plus lointaines. L'intelligence artificielle, évidemment, parce que c'est de là de quoi vont dépendre nos futurs emplois, notre future croissance. Et là, on a une vraie carte à jouer, mais il faut mettre les moyens derrière. Il faut savoir que la Chine, ils ont annoncé qu'ils avaient un plan d'investissement de 1 000 milliards de dollars. On n'a même pas l'idée de ce que ça représente, tellement c'est vertigineux ces sommes dans le domaine de l'intelligence artificielle, de la 5G ou du stockage dans le cloud. Nous, en France, à côté, on est quand même un petit peu petits joueurs. Donc, il faut qu'on s'aligne.
Oui, mais nous avons des talents. Nous avons des chercheurs, brillants, des ingénieurs, des mathématiciens reconnus dans le monde entier. Encore faut-il les garder. Oui, alors je vous donne, pour avoir un ordre d'idée, le salaire moyen d'un chercheur ou d'un ingénieur en intelligence artificielle débutant dans la Silicon Valley. C'est entre 300 et 500 000 euros par an. Oui, évidemment. Le sort de l'université, c'est pas mal quand même. Oui, c'est pas mal. Donc, quelle entreprise en France aujourd'hui peut se permettre de sortir des salaires comme ça pour garder ces talents-là en France ? C'est très, très compliqué. On a des entreprises qui sont très talentueuses.
On a ce qu'on appelle les licornes, on a des doctolibs, des blablacars, etc. Mais il faut faire en sorte que tous ces talents-là, ils ne soient pas tentés d'aller bosser chez Google, chez Amazon ou chez Microsoft. Et c'est très compliqué, effectivement. Je disais ce que nous écrit Romain,
il n'a pas tort aussi. Il y a aussi le problème
de la législation en France. Il y a un véritable frein pour tous les inventeurs, pour tous les informataires. Ça, c'est vrai. C'est aussi ce qui les tente de partir aux Etats-Unis ou en Chine où il y a beaucoup moins de barrières. C'est une réalité aussi. Beaucoup moins de barrières. Il est 6h58. Merci, Anthony. C'est passionnant. Voilà un sujet à développer, évidemment. 6h58. Elisa. Bonjour. Oui, bonjour Jean-Jacques. Bonjour, Elisa. Et très, très bon anniversaire. Ah bah merci, Elisa. Le mien, c'est après-demain. Ah bon ? Oui, oui. C'est génial, ça. C'est génial.
Je suis heureuse de vous avoir.
Bah moi aussi, moi aussi. Elisa, vous écoutez la radio ou vous regardez la télé ?
La télé, la télé. La télé. Je suis descendue pour mener mon chien, donc voilà.
Bon, bon, bon. Vous êtes à Neuville-sur-Saône. Oui. C'est pas très loin de Lyon, Neuville-sur-Saône. Non, non, non. Oui, c'est une jolie commune d'ailleurs. Très jolie, oui. Oui, c'est vrai. Très sympa. Elisa, vous avez bien fait de remonter après la balade et de jouer parce que vous avez gagné. Vous avez gagné votre machine à café et les capsules qui vont avec, Elisa. Eh bien, merci beaucoup. En plus, je suis tombée en panne depuis hier soir. Bon. Donc, tout est... Ouais, ouais, ouais. C'est super. Bah, ça tombe bien. Merci, Elisa.
Merci. Encore bon anniversaire et bonjour à toute l'équipe.
Merci, Elisa. Au revoir. Au revoir, Elisa. Et belle matinée. Il est 6h59.
Lundi 15 juin.
L'info sur ANC. Il est 7h01. Merci. Céline Kalman est là pour les dernières informations. Céline, bonjour.
Bonjour à tous. 20 minutes d'allocution pour tourner la page du confinement. Dans ce journal, nous allons revenir sur les annonces du chef de l'État. L'île de France redevient en zone verte. Réouverture dès aujourd'hui des restaurants et cafés et surtout retour en classe obligatoire pour les élèves dès lundi prochain. Sans ordre républicain, il n'y a ni sécurité ni liberté. Les mots d'Emmanuel Macron à l'égard des forces de l'ordre. Les syndicats veulent rencontrer le président. Bienvenue à tous sur RMC. Un changement de couleur plutôt que prévu. L'ensemble du pays est désormais en vert. Exception faite pour la Guyane et Mayotte.
Et une date que tous les parents ont retenue hier soir lors de l'allocution du chef de l'État le lundi 22 juin. Lundi prochain, tous les élèves devront être accueillis de façon obligatoire dans les collèges et les écoles. Ce qui veut dire que les conditions sanitaires vont devoir être allégées. Cette reprise massive était attendue depuis longtemps par ceux qui sont contraints de jongler entre travail et garde d'enfants depuis des mois. Reportage à Sonnet à côté de Vannes de Florian Chevalet.
Pour Anaïs et Jean-Philippe, parents de deux petits garçons, la bonne nouvelle est tombée peu après 20 heures. Les écoles, les collègues se prépareront à accueillir à partir du 22 juin sous les élèves. Deux semaines d'école, donc deux semaines sans être contraints de garder les enfants. Professionnellement, ce n'est pas négligeable pour ces deux travailleurs indépendants. Deux semaines, ça change tout. C'est 80 heures de boulot. J'en fais 20, 25 sur une semaine. Jean-Philippe est couvreur, mais depuis le début du confinement, il est obligé de passer beaucoup de temps à la maison pour garder ses enfants, impossible donc d'exercer son métier normalement.
Ce qui me frustre le plus, c'est que j'ai du travail. J'ai un carnet de commandes qui est plein jusqu'à pratiquement octobre, mais je ne peux pas travailler. Chaque mois, il perd entre 50 et 60% de chiffre d'affaires.
Quelque part, j'ai l'impression qu'on m'a mis une chaîne ou un boulet au pied. Et ce qui me fait le plus mal, c'est que ce boulet, c'est mes enfants en fait.
Et ça, c'est très compliqué à vivre. Anaïs, elle est graphiste à son compte. Elle aussi doit reprendre une activité professionnelle à plein temps, une réouverture des écoles pendant deux semaines, une bonne nouvelle, 8 mai après.
Derrière, il y a deux mois où les colliers de vacances, les accueils du loisir, comment ça va se passer, dans quelles conditions.
Le couple espère pouvoir s'appuyer sur les centres aérés et les grands-parents cet été pour enfin reprendre une activité professionnelle à plein temps.
Et les crèches aussi devront accueillir tous les enfants à partir de lundi prochain. Autre annonce du chef de l'État hier soir, dès le début de son discours, la réouverture des cafés et restaurants en Ile-de-France.
Nous allons pouvoir tourner la page du premier acte, en quelque sorte, de la crise que nous venons de traverser. Tout le territoire,
à l'exception de Mayotte et de la Guyane où le virus circule encore activement, tout le territoire donc passera dans ce qu'il est désormais convenu d'appeler la zone verte, ce qui permettra notamment une reprise plus forte du travail et la réouverture des cafés et restaurants en Ile-de-France. Alors la crise sanitaire en semble s'achever dans notre pays. Moins de 10 morts ces dernières 24 heures, des dizaines de nouveaux cas en revanche et le placement en quarantaine en Chine de 10 nouveaux quartiers. Un foyer a notamment été détecté dans un marché du sud de la capitale. Il faut relancer au plus vite l'économie en évitant les hausses d'impôts. Il n'y en aura pas, a promis le chef de l'État.
Bonjour Jérémy Trottin, chef du service politique de RMC. Jérémy, pour l'instant, Emmanuel Macron n'a pas détaillé le plan de relance mais il y a une petite musique qui résonne, c'est travailler et produire davantage. Oui car l'idée aujourd'hui est bien d'accélérer pour ne pas rater le début de la reprise économique constatée dans certains secteurs comme la consommation courante ou l'automobile. Un rebond qui en revanche ne permettra pas d'éviter les faillites et les plans sociaux a rappelé hier soir le chef de l'État.
Alors pour limiter ces destructions d'emplois estimées entre 800 000 et 1 million d'ici à la fin de l'année, le président de la République prévient « Il faudra travailler et produire davantage ». Une déclaration qui n'est pas passée inaperçue, l'économie française devra se reconstruire pour gagner donc son indépendance dans des secteurs comme le numérique, l'industrie ou encore l'agriculture. Le chef de l'État qui a promis de relocaliser certaines industries veut également réconcilier la production et le climat. Un grand plan
de rénovation thermique devrait bientôt voir le jour pour booster l'emploi.
Merci Jérémy. Hier soir, Emmanuel Macron a promis d'œuvrer à la préservation de l'emploi. Une déclaration qui a dû sonner creux pour les 228 salariés de la papeterie de la Chapelle d'Arbelet à côté de Rouen. Plan de licenciement aujourd'hui, aucun repreneur ne s'est manifesté depuis l'annonce du propriétaire de vendre le site il y a 9 mois. L'usine est la première entreprise française à avoir produit du papier recyclé. Les salariés sont dépités. Alfred Orange.
Seul, au milieu du hangar, Cyril contemple les montagnes de papier à recycler. Là, tout est vide, vous entendez autour de nous, il n'y a pas un bruit. 20 ans de maison et la fierté d'appartenir à une industrie pionnière. Vous ne pouvez être que fiers de travailler ici. Vous dites que je travaille à la Chapelle d'Arbelet et on fait du papier 100% recyclé, vous ne pouvez être que fiers. Vous pouvez expliquer à vos enfants ce que ça doit être l'industrie de demain. Une industrie, ça peut transformer, ça peut faire quelque chose de propre et c'est l'avenir. 350 000 tonnes de papier sont triées ici chaque année avec du matériel de pointe.
Arnaud Doxer, représentant des cadres de l'usine, vante l'utilité du site. Ici, nous transformions, nous étions une solution, nous sommes une solution de recyclage pour plus de 20 millions d'habitants triers. Est-ce que, quelque part, quelqu'un de sensé peut se dire oui, c'est tout à fait normal, passant à autre chose, cette usine est à se bine ? Mais les salariés ne perdent pas espoir quant à la reprise de la papeterie et en appel au gouvernement. Julien Sénécal est le secrétaire général du comité d'entreprise.
Bien sûr, il faut aller jusqu'au sommet d'État. Le président de la République dit qu'il faut remettre le Made in France aujourd'hui. Chapelle d'Arbelet, c'est Made in France, c'est du papier 100% recyclé. Donc, on a le droit
d'avoir une réponse de leur part. Le site ne sera pas démantelé jusqu'en juin 2021 au cas où un repreneur se manifesterait d'ici là.
Après trois mois de fermeture des frontières, les Européens peuvent voyager plus facilement d'un pays à l'autre à partir d'aujourd'hui. Vous pouvez donc, depuis huit nuits, vous rendre librement en Belgique, en Allemagne et dans d'autres États qui ne font pas forcément partie de l'Union européenne comme la Suisse ou encore la Norvège. RMC, 7h06, Emmanuel Macron était très attendu hier soir sur la mobilisation contre les violences policières et le racisme. Le chef de l'État qui a déclaré que la République n'effacerait aucune trace ni aucun nom de son histoire. Aurélia Manoli.
La France ne déboulonnera pas de statut, a prévenu Emmanuel Macron en faisant référence aux tags opposés à poser récemment sur des monuments ou au déboulonnage de statut de personnalités controversées à travers le monde. Il ne faut pas revisiter ou nier ce que nous sommes. Pas question, en revanche, pour Emmanuel Macron de rentrer directement dans le débat sur les violences policières. Le chef de l'État n'a pas eu de mots précis sur les accusations de racisme dans la police. Mais il a apporté un soutien clair aux forces de l'ordre. Policiers et gendarmes méritent le soutien de la puissance publique et la reconnaissance de la nation. Ils sont exposés à des risques quotidiens en notre nom.
Sans ordre républicain, il n'y a ni sécurité, ni liberté. Mais le chef de l'État a aussi assuré, comme s'il s'adressait aux manifestants, qu'il serait intraitable face au racisme et aux discriminations. Il a promis de nouvelles décisions fortes pour l'égalité des chances. Et les mots du président qui n'ont visiblement pas suffi à calmer la colère de la profession qui s'est sentie lâchée par son ministre de l'Intérieur. Arthur, policier, réclamait un acte fort, celui de l'annonce de la démission de Christophe Castaner. Malheureusement, ça ne va pas régler les problèmes qu'on rencontre actuellement.
Il n'y a rien par rapport aux attaques dont on est victime, aux suspicions de racisme avéré et de violences qui nous concernent. Nous, on n'est pas dupes. On n'a pas besoin de ces mots-là pour savoir que la grande majorité de la population soutient sa police. Ce qu'on attendait, tout simplement, c'est qu'Emmanuel Macron, le président de la République, demande la démission de Christophe Castaner. Parce qu'il y a eu trahison de notre corps. On ne peut pas imaginer qu'un ministre tel que lui, après ce qui a été dit, puisse poursuivre son travail en toute confiance vis-à-vis de nous.
Et c'est dans ce contexte tendu qu'on apprend qu'une enquête a été ouverte à Lyon après l'agression d'un policier dans la nuit de samedi à dimanche. Selon le site d'information locale lyonmag.com, l'homme n'était pas en service. Il aurait été agressé et roué de coups par plusieurs jeunes. Le fonctionnaire de police doit être opéré aujourd'hui à la cheville. Le gouvernement va-t-il autoriser les statistiques ethniques ? Le débat est relancé après la déclaration ce week-end de la porte-parole du gouvernement. Sibeth Ndiaye propose de rouvrir le débat de manière apaisée et constructive. Romain Poiseau.
Les statistiques ethniques seraient des outils pour quantifier les inégalités en fonction des origines pour Mounji Rwegia, porte-parole de l'association Coordination contre le Racisme et l'islamophobie à Marseille.
Nous, on veut pouvoir faire ces statistiques-là, pouvoir mesurer les discriminations, pouvoir mesurer
combien de personnes d'origine supposée ont accès aux grandes écoles, quels sont les plafonds de verre qu'on peut rencontrer. Tout ça, on peut le démontrer par des statistiques. Seulement, il faut bien peser les risques et les bénéfices de ces statistiques pour mettre Henri Leclerc, avocat pénaliste et président d'honneur de la Ligue des droits de l'homme. Est-ce que ça ne risque pas de les renforcer, les discriminations ? Est-ce que vous mettrez des études juives, par exemple ? Vous vous rendez compte de ce que ça veut dire ? Vous créerez une ethnie moyenne orientale ? Non, l'objectif, c'est de ne rien faire qui renforce les discriminations.
La répression des discriminations, des actes discriminatoires, c'est plus intéressant, me semble-t-il, que de faire des statistiques ethniques. Plusieurs élus de droite et d'extrême droite ont fait part de leur hostilité aux statistiques ethniques, tout comme le délégué interministériel à la lutte contre le racisme. Bien, les statistiques ethniques, on va en parler avec Nicolas Poincaré tout à l'heure. Céline, à 8h moins 10, ça sera passionnant parce que c'est un sujet passionnant. Est-ce que vous êtes favorable à des statistiques ethniques ? Oui, non ? 3216rmc.fr Et puis, n'oubliez pas mon rendez-vous de 8h30 avec Gérald Darmanin, ministre de l'Action et des Comptes Publics.
Je reviendrai évidemment sur l'intervention d'Emmanuel Macron. Je reviendrai sur ses problèmes personnels. Je reviendrai sur son cumul. Maire, ministre, voilà des sujets à aborder tout à l'heure que j'aborderai d'ailleurs avec Gérald Darmanin, ministre de l'Action et des Comptes Publics, qui sera notre invité. C'est l'homme qu'il fallait avoir ce matin, qui sera notre invité. 8h30 sur RMC et BFM TV. Il est 7h11. Allez, 7h11 minutes, Florence Delannoy est là avec nous, secrétaire générale du Syndicat national des personnels de direction de l'éducation nationale. Florence Delannoy, bonjour. Bonjour. Merci.
Avant d'être avec nous, je voudrais prendre deux auditrices parce qu'elles attendent depuis un moment, Florence Delannoy. Je ne vais pas faire attendre deux jeunes femmes comme Dany et Johan. On va commencer avec Johan qui est marseillaise. Bonjour, Johan. Allô, Johan. Johan. Bon, eh bien, Johan n'est pas là. On la retrouve tout à l'heure. Dany ? Allô ? Johan ?
Oui, tu vous entends ?
Oui, moi aussi, Johan. Bonjour, Johan. Vous êtes assistante maternelle. Bonjour, monsieur Bourdin. Bonjour, Johan. Oui, c'est vrai. Alors, il paraît que vous écoutez la radio depuis un an ?
Oui, tous les matins. Tous les matins, depuis quelques années avec mon époux.
Depuis quelques années, d'accord.
Voilà, c'est mon époux qui m'a fait découvrir RMC. Bon. Et avant de commencer mon travail, en fait, on vous écoute.
Eh bien, c'est génial, ça, Johan.
Je profite également de l'occasion pour vous souhaiter un joyeux anniversaire.
Ah bien, c'est gentil, c'est gentil. Votre fille, je crois, est née un 15 juin, c'est vrai ? Tout à fait.
Aujourd'hui, c'est son anniversaire. Elle a 22 ans. Et en fait, elle fait des études. Actuellement, elle attend ses résultats pour sa licence. Et elle souhaite être journaliste comme vous.
Elle souhaite devenir journaliste. Tout à fait.
Mais elle est en international. Elle voudrait être en international.
Elle a bien raison. Alors là, ça, c'est... Oui, ça, elle a bien raison, Yvonne. Merci, Johan. Vous lui souhaitez bonne chance. Merci à vous.
Merci beaucoup. Une bonne journée. Au revoir.
Merci, au revoir. Je vais prendre Dany vite fait. Et ensuite, nous sommes avec Florence Delanois. Dany ?
Oui, allô ?
Oui, Dany, vous êtes dans le Finistère. Nous traversons la France. Ça va, Dany ?
Oui, oui, très bien. Et puis, Jean-Jacques, je suis... Je me suis permis d'appeler parce que vous êtes un homme, mais formidable. Vous êtes un grand homme. Et je voulais, à cette occasion, vous souhaiter un très, très bon anniversaire.
Merci, ça me fait plaisir, Dany. Ça me fait plaisir. Dany, vous écoutez RMC depuis peu de temps, je crois.
Oui, je regarde la télé à partir de 6 heures. Et ça fera un an le 12 juillet.
Voilà, vous regardez la télé depuis le 12 juillet dernier. Comment avez-vous découvert RMC Découverte ?
On connaissait par la radio. Et puis, on vous connaissait. Et puis, depuis qu'on est ici, je ne regardais jamais la télé le matin. Et depuis qu'on est ici, on vous regarde tous les matins, tous les matins, tous les matins. Vous avez une superbe équipe. Vous êtes un homme vraiment formidable.
L'équipe, ça, c'est vrai que... Dany, merci beaucoup. Et continuez à regarder. D'ailleurs, vous êtes de plus en plus nombreux à regarder RMC Découverte le matin. Il faut quand même le souligner. Et ne pas oublier RMC Découverte, parce qu'on parle de la radio. Mais enfin, comme il y a de plus en plus de téléspectateurs sur RMC Découverte, c'est bien. Ça nous fait plaisir.
Voilà. Et je vous souhaite encore un très, très bon anniversaire, Jean-Jacques. Merci.
Merci beaucoup. Je vous embrasse, Dany. Merci.
Oui, moi aussi, Jean-Jacques.
Au revoir. Merci. Au revoir, Dany. Bien. Pardonnez-moi, Florence Delanois. Parenthèse refermée. Vous êtes proviseur du lycée Charlotte Perriand à Guénet. C'est dans le Nord. 1300 élèves. Mais vous parlez au nom des proviseurs et des principaux de collège aussi. Florence Delanois. Tous les collèges ouverts à tous les élèves, sauf Guyane et Mayotte, mais à tous les élèves à partir de lundi prochain. Il fallait ?
Alors, ça, c'est pour l'instant une annonce du président de la République et on attend d'avoir un petit peu plus de précision quand même, notamment sur l'application des protocoles sanitaires parce que c'est bien ça qui empêchait tous les élèves et tous les professeurs de revenir dans leur établissement.
Si j'ai bien compris, si j'ai bien compris, pardon, je vous coupe, Florence Delanois, mais si j'ai bien compris, le protocole sanitaire, on va un peu l'oublier pour les derniers jours de l'année.
Oui, alors, il devrait être allégé. Alors, on a déjà vu un protocole qui nous dit qu'on passe à une distance d'un mètre entre chaque élève, collégien ou élève en école primaire. Mais même cet espace d'un mètre, ça reste encore un peu flou parce que ça ne nous permet pas, a priori, d'accueillir une classe complète. Mais d'un autre côté, très franchement, à cette époque-ci de l'année, je ne suis pas certaine que nous soyons débordés par une masse de collégiens souhaitant revenir au lycée. On accueillera tous ceux qui voudront revenir. Florence Delanois,
cela concerne évidemment les écoles élémentaires, le primaire, et cela concerne les collèges et pas les lycéens. Mais les collégiens, toutes les réactions que nous avons, même pour 15 jours de classe, les collégiens sont dans l'ensemble, apparemment à travers les réactions, très heureux de retrouver les copains, les copines et de retrouver l'ambiance du collège.
Alors, c'est vrai que je pense que tous les enseignants et tous les élèves seront heureux de se retrouver. Et d'ailleurs, en lycée, il y a un peu de frustration de la part de nos lycéens aussi, notamment ceux de terminale qui vont quitter les établissements. Mais je vous dis, l'ambiance, là, je suis un petit peu moins sûre parce qu'on attend, je vous dis, de savoir exactement ce qu'il en sera du protocole sanitaire et de ses allégements. Parce que s'il n'est pas allégé, eh bien, on reste dans la situation existante, c'est-à-dire très peu d'élèves accueillis. S'il est vraiment allégé, ça sera sans doute un petit peu plus agréable.
Mais pour l'instant, on reste sur une annonce un dimanche soir du président. Donc, nous ne savons pas trop comment on va pouvoir mettre cela en place.
Bien, bien. Le protocole sanitaire, nous verrons. Pour les lycéens, rien ne change vraiment.
Pour les lycéens, on reste sur ce qu'on était en train de travailler. C'est-à-dire essentiellement, dans les lycéens, on travaille beaucoup avec les élèves qui n'ont pas eu le bac automatiquement. tous ces élèves dont la moyenne générale est entre 8 et 10 et qu'il faut préparer à l'examen parce qu'eux vont passer leur fameuse orale de rattrapage. Donc, là, sur les lycées, ça devient la priorité maintenant à 15 jours de l'examen. parce qu'il y a bien un exemple.
Évidemment, évidemment. Merci beaucoup, Florence Delanois. Merci d'avoir été avec nous. Il est quelle heure ? Il est 7h17. Vous êtes sur RMC. Vous continuez à appeler sur tous les sujets. Je rappelle que Gérald Darmanin sera notre invité tout à l'heure de 8h30 à 9h. J'ai des quantités de questions à lui poser ce matin. Je suis heureux de le recevoir pour lui poser des questions, notamment sur ce qu'a dit Emmanuel Macron Macron, à travers l'accélération du confinement, a falloir travailler et produire davantage, a dit Emmanuel Macron hier. Mais moi, j'aimerais savoir ce que ça veut dire. Ce que ça veut dire. Nous verrons bien ce que répond Gérald Darmanin tout à l'heure. Il est 7h18.
Les frontières européennes rouvent aujourd'hui la plupart. Où pourra-t-on voyager cet été ? Réponse avec Marie Dupin, Dupin Quotidien, dans quelques minutes, sur RMC. RMC.
RMC. Dupin Quotidien. Avec Marie Dupin. Marie, ça va Marie ?
Oui, ça va.
Je voudrais quand même, avant de vous donner la parole, expliquer pourquoi j'ai un pigeon à côté de moi. C'est le moment. J'ai un beau pigeon à côté de moi, offert par toute l'équipe. Ça me fait plaisir. Pourquoi ce pigeon ? En peluche. En peluche. Pourquoi ? Evidemment. Pourquoi ce pigeon ? Parce qu'il y a quelques semaines, il est arrivé chez moi dans les Cévennes un très beau pigeon voyageur qui est resté bagué, très beau, qui est resté plusieurs jours. Alors, nous avons appelé les associations de Colombo-Philly pour savoir ce qu'il fallait faire, enfin bon, etc., etc. Il était perdu, m'ont-ils dit. Peut-être pas si perdu que ça parce qu'il est reparti et il est revenu. Et il est revenu.
Et donc, on lui a donné à manger. Anne, ma femme, lui a même donné ses graines de petit-déjeuner. Vous savez, elle mange du bucheli le matin. Moi, je ne connais pas ça. Je ne mange que des baguettes de pain. Mais voilà, elle mange des muchelis. Elle lui a donné. Il s'est régalé. Il a eu. Tout de suite, il s'est régalé.
C'est pour ça qu'il est revenu. Il est revenu.
Il s'est régalé. Il est revenu. Et donc, ce pigeon, il est reparti là. Et j'ai peur, j'espère, j'espère, j'espère qu'il n'a pas été dévoré par des aigles ou des oiseaux de proie, des buses ou autres qui tournent autour de la maison et qui sont là. Il y en a. Et là, il ne pourrait pas se défendre. Alors, on l'a surnommé Félix. Donc, voilà. Je vous présente Félix.
32-16 pour nos rassures.
Si vous voyez Félix. Alors, j'ai son numéro de bague. Vous savez qu'ils sont tous bagués. Est-ce que vous savez, j'ai appris une chose formidable, c'est que si jamais il y a conflit, ils sont réquisitionnés. Si la France entre en guerre, tous ces pigeons voyageurs bagués sont réquisitionnés immédiatement comme supplétifs de l'armée française. Oui, parce qu'ils peuvent transporter des messages en passant à travers tous les systèmes de radars les mieux élaborés du monde. Bien, il est cette heureuse. Marie, voilà. On a refermé la parenthèse pigeon. Marie, vous n'allez pas... Vous avez parlé des frontières, justement. Les pigeons peuvent franchir les frontières.
Est-ce que Félix est parti en vacances
en Grèce ou en France ? Oui, c'est frontières qui rouvrent aujourd'hui, Marie.
Exactement. Avec encore quelques restrictions, on ne va quand même pas pouvoir voyager partout dès aujourd'hui. Mais effectivement, plusieurs pays rouvrent leurs frontières. La France d'abord, puisqu'Emmanuel Macron a annoncé que nous ouvrions nos frontières aux autres pays européens. Et à partir du 1er juillet, nous pourrons nous rendre hors d'Europe dans les États où l'épidémie est maîtrisée. D'autres pays avaient déjà pris les devants, comme l'Italie, où il était déjà possible de se rendre depuis le 3 juin. Aujourd'hui, c'est autour de la Belgique, l'Allemagne, la Grèce, de rétablir la libre circulation avec tous les pays du continent.
La Grèce qui va même plus loin puisqu'elle ouvre aussi ses frontières aux voyageurs étrangers d'autres pays hors Union européenne comme l'Australie, la Nouvelle-Zélande, le Japon, la Corée du Sud ou la Chine. Mais les visiteurs en provenance de zones très touchées comme la région parisienne devront accepter de se faire tester et de s'autoconfiner pendant une semaine.
En Grèce ?
Oui, en Grèce.
Ah oui. C'est peut-être pas pour tout de suite,
tout de suite.
Oui, c'est peut-être pas pour tout de suite, tout de suite. L'Espagne non plus. Mais les Grecs pensent aux touristes aussi.
Ils y pensent, voilà.
Et oui, et à leur économie. La Grèce qui a été peu touchée d'ailleurs par le virus. Pour se rendre en Espagne, il va encore falloir patienter un peu, Marie.
Oui, l'Espagne ne voulait pas rouvrir ses frontières avant le 1er juillet. Finalement, ce sera le 21 juin et en attendant, le pays va tester un assouplissement dès aujourd'hui pour les touristes allemands qui auront la chance de se rendre dans les baléas. Voilà. Et puis au Portugal, les autorités préfèrent jouer la prudence et maintiennent leur échéance au 1er juillet.
D'autres pays de l'espace Schengen maintiennent des restrictions.
La Norvège, par exemple, ne rouvre ses frontières qu'aux pays nordiques et encore pas à la Suède. Le Danemark n'accepte les voyageurs qu'en provenance d'Allemagne, de Norvège ou d'Islande. Pour se rendre en Islande, il faudra accepter de se faire dépister, comme la Grèce. Et puis d'autres pays, comme la Hongrie, la Bulgarie, la Slovaquie, la Létonie, maintiennent aussi des restrictions pour les voyageurs en provenance des destinations européennes les plus touchées. Donc vous voyez, on ouvre les frontières mais un peu en ordre dispersé quand même.
Timidement. Timidement. Bien. Merci Marie. Il est quelle heure ? Il est 7h26. C'est l'heure. C'est l'heure de Charles Magnin et des réseaux sociaux. Mon cher Charles, donnez-moi votre fiche. Elle réussit. Je vous mets la mienne. Alors, l'actu des réseaux sociaux, Charles, ou l'allocution d'Emmanuel Macron, évidemment, était très, très commentée. Première info qui a réjoui les internautes hier soir, désormais, c'est open bar, réouverture des bars, café, restaurant dans tout l'hexagone. C'est tout ce que j'ai retenu. À quelle heure ? Il y a un happy hour ? À partir de 5 ans, à 7h, ça doit déjà commencer un peu à rouvrir. On peut peut-être rentrer dans les cafés un peu partout.
D'ailleurs, c'est tout ce que j'ai retenu, dit une internaute qui a visiblement hâte d'en profiter. Selon un autre internaute, l'excuse du virus pour ne pas aller à la salle de sport prend donc officiellement fin pour les écoliers et les collégiens qui a suscité le plus de commentaires. D'abord de la part des lycéens qui, à en croire, leurs tweets sont visiblement ravis d'échapper à ce retour en classe. Mais pour les plus jeunes, on a surtout pu lire le soulagement des parents. Je vais préparer le cartable de ma fille dès maintenant en criant « Vive la République, vive la France !
» Écrivait hier soir une maman sur Twitter « Je suis déjà devant l'école avec mes enfants pour être sûr de les déposer en premier dans 8 jours, dit un papa. Même si, selon certains, faire revenir les enfants à l'école uniquement pour deux semaines fin juin, c'est clairement une victoire du lobby des Kermesses. » Sur la forme, un détail est retenu l'attention des internautes. La fontaine. La fontaine en arrière-plan. En arrière-plan, oui.
Impossible de la louper.
Hier, Emmanuel Macron s'exprime généralement devant un mur ou une fenêtre fermée. Mais hier soir, certains ont été captivés par cette fontaine. « Je n'ai rien écouté. Trop concentré sur la fontaine, dit un internaute. Je rêve de me jeter dedans, écrit un autre. Fontaine, je ne boirai pas de ton eau ni de tes impôts, écrit un internaute. Quand un autre surnomme Emmanuel Macron l'affable, en un seul mot, de la fontaine. Le côté politique. Chacun, évidemment, y est allé de son commentaire. Grande surprise. Grande surprise. Les responsables des oppositions ont trouvé la locution catastrophique. Les membres de la majorité l'ont jugé fantastique.
Mais plusieurs détails ont retenu l'attention des internautes. D'abord, l'apparition de l'expression « nouveau chemin » qui vient donc succéder à « nouveau cap » et « nouvel acte » du quinquennat. Et puis, en cette période de rumeurs, de remaniements, certains notent qu'aucun ministre n'a été cité par le président de la République. Mais surtout, beaucoup ont eu l'impression d'écouter le discours d'un candidat à l'élection présidentielle. Enfin, les plus taquins auront noté que juste après cette allocution, TF1 avait programmé le film « Rien n'a déclaré. » Ça ne s'invente pas. Bien, merci. Il est 7h28. Merci beaucoup. Charles, expliquez-nous. Nicolas Poincaré. Bonjour Nicolas.
Bonjour, bon anniversaire Jean-Luc. Merci beaucoup Nicolas. Alors, faut-il autoriser les statistiques ethniques ? Alors, c'est interdit en France de faire des statistiques basées par exemple de la peau. Ça fait 40 ans que c'est comme ça et ça fait 40 ans qu'on en discute. Je vais vous dire les arguments de ceux qui sont pour et ceux qui sont contre. C'est un vieux débat français. Faut-il autoriser les statistiques ethniques qui sont autorisées en Grande-Bretagne et qui sont autorisées aux Etats-Unis, bien sûr. Bien, dans les pays anglo-saxons, dans le monde anglo-saxon. Angéline est à la valette du Var, dans le Var. Bonjour Angéline.
Bonjour Jean-Jacques Bourdin. Mon Dieu, je suis la plus heureuse et je me suis permis de vous appeler pour vous souhaiter bon anniversaire parce que je crois que j'en ai le droit. Je vais vous dire pourquoi. Ça fait 60 ans que j'écoute RMC. Combien ? Vous faites l'éloge de ceux qui viennent tout juste d'adhérer à votre émission. J'ai dit, moi, après 60 ans, si je n'ai pas le droit de m'imposer aujourd'hui, je ne le ferai jamais. Voilà. Angéline, vous êtes merveilleuse. moi, par contre, pendant le confinement, qu'est-ce que j'ai fait ? J'ai découvert votre canal 23.
Ah, 24, 24.
J'ai mon âge assez avancé, j'ai beaucoup d'occupation, je sors beaucoup, je conduis, je vais dans les petits balais. Voilà. Je n'arrête pas, je suis une mamie infernale.
Infernale à 84 ans. Vous avez la pêche. Je vous le dis. Bravo Angéline.
Alors aujourd'hui, moi, vous faites partie de ma famille, votre équipe est formidable, mais quand vous n'êtes pas là, il n'y a rien à faire, je suis triste.
Voilà,
je vous l'avoue, je suis triste.
Bon, merci Angéline, merci, je vous embrasse.
Bon anniversaire. Merci,
et toute l'équipe vous embrasse. Merci Angéline.
Je suis fière de faire partie de votre famille.
Ben évidemment que vous en faites partie, toutes celles et ceux qui sont là. C'est le lien que nous avons, Angéline.
Bien sûr, vous savez, ça remet la hurlette et tout ça. Mémet la hurlette. Vous n'avez qu'à voir. J'ai eu gagné d'ailleurs. Depuis de nombreuses années, je ne gagne plus. Je n'ai pas cette chance d'être tiré au sort. J'ai eu gagné. On a adopté une petite fille, puisque ma fille ne pouvait pas avoir d'enfant. On a adopté une petite roumaine à l'âge de 9 mois. Et votre radio m'a permis de recevoir des amis et tout ça, parce que j'avais gagné tout un tas de choses à Monte Carlo.
Merci beaucoup Angéline, on vous embrasse. Merci. Oui Angéline, très très vite.
C'est une période de gloire. Voilà.
Bien. Merci.
Merci Jean-Jacques. Merci d'avoir rappelé.
Merci. Au revoir Angéline. Si vous voulez rester jeune, écoutez RMC.
Nos policiers, nos gendarmes méritent le soutien de la puissance publique et la reconnaissance de la nation. C'est ce que dit Emmanuel Macron. Est-ce que c'est suffisant pour calmer la colère ? On va en parler avec David Lebars, du syndicat des commissaires de la police nationale, après 7h30 sur RMC.
Bien, Pierrick Bonneau est là pour les informations. Il est 7h32. Vous êtes sur RMC. Merci, Pierrick. Bonjour. Bonjour Jean-Jacques. Bonjour à tous. Le compte n'y est pas. La colère des policiers est toujours intacte. Hier soir, après l'allocution du chef de l'État, en pleine mobilisation contre les violences policières, les forces de l'ordre ont manifesté à Paris. Emmanuel Macron esquisse les contours de l'acte 3 du déconfinement. Les écoles et collèges ouverts plus largement à partir de lundi prochain. Les cafés et restaurants peuvent de nouveau accueillir leurs clients en salle depuis ce matin en Ile-de-France. Et puis, une bonne nouvelle pour le tourisme.
Notre frontière avec l'Espagne rouvrira dimanche prochain. C'est 10 jours avant la date prévue. Bon réveil. Bienvenue à tous. Rassurés les forces de l'ordre. Donc, c'était gyrofares allumés et sirènes hurlantes que des centaines de policiers ont manifesté cette nuit aux abords du Trocadéro à Paris. Quelques heures seulement après l'allocution d'Emmanuel Macron qui avait pourtant apporté son soutien aux forces de l'ordre. Policiers et gendarmes méritent le soutien de la puissance publique et la reconnaissance de la nation a lancé le chef de l'État alors que de nouvelles manifestations contre les violences policières ont eu lieu ce week-end d'un peu partout en France.
Les mots du président n'ont donc pas suffi à rassurer. Jean-Baptiste Bourgeon. Dos à la tour Eiffel, les visages éclairés par la lumière bleue des gyrofares, les policiers reprennent en cœur la Marseillaise. Malgré les mots bienveillants du président de la République, la colère est toujours palpable, explique Rocco Contento du syndicat SGP Police. Ça fait toujours chaud au cœur de voir notre président de la République qui nous dit qu'il soutient sa police au-delà de ça. Il y a une colère dans les rangs et qui a été exacerbée par les déclarations du ministre de l'Intérieur.
Si on nous retire un à un nos moyens de contrainte lorsque nous devons maîtriser des forcenaires, on va faire comment pour faire notre travail ? C'est nous qui serons pour le coup en danger. Manque de matériel, de reconnaissance, c'est ce que dénonce Nicolas, policier à Paris.
C'est vraiment qu'on en a marre en fait d'être jeté comme ça au feu sans avoir du matériel concret. C'est le ressenti qu'on a en tout cas. C'est vraiment d'avoir été lâché par le ministre, d'avoir parlé de suspension dès que les soupçons avérés de racisme ont lieu. C'est vraiment de nous lâcher au lieu de nous défendre comme il a pu le faire au moment de la crise du gilet jaune.
Une colère silencieuse qui doit faire du bruit, résume ce policier qui a déjà prévu de participer à d'autres rassemblements. Et il s'agissait surtout pour le président de la République hier soir de rassurer les Français. Emmanuel Macron confirme que nous entrons dans la troisième et dernière phase du déconfinement. Tous les départements français passent au vert alors que le bilan de ces dernières 24 heures est tombé sous la barre des dix morts. Neuf nouvelles victimes du coronavirus en France. À partir de lundi, les établissements scolaires devront être en capacité d'accueillir tous les élèves. Écoutez le chef de l'État, Emmanuel Macron.
En hexagone comme en Outre-mer, les crèches, les écoles, les collèges se prépareront à accueillir à partir du 22 juin tous les élèves de manière obligatoire et selon les règles de présence normale. Bonjour Elia Manoli. Bonjour. On s'attendait effectivement à ce que le protocole sanitaire soit allégé dans les établissements scolaires. Le gouvernement passe à la vitesse supérieure dans les crèches, les écoles et les collèges et ce matin, on ne sait pas vraiment comment ça va se passer.
Alors, dès aujourd'hui, le ministre de l'Éducation nationale va recevoir les syndicats pour travailler sur l'assouplissement de ce protocole sanitaire. Il ne sera pas question de l'abroger totalement mais de l'alléger pour permettre l'accueil de plus d'élèves. Car aujourd'hui, la règle de distanciation impose le respect de 4 mètres carrés par élève et l'accueil de 15 enfants maximum par classe en primaire. Alors, cette règle sera-t-elle levée ? C'est le souhait de nombreux chefs d'établissement qui vont devoir en une semaine repenser toute leur organisation. Mais il n'est pas certain que les classes pourront reprendre à effectif plein. Les règles de nettoyage pourraient être assouplies.
Le port du masque, lui, devra demeurer obligatoire pour les collégiens et l'équipe pédagogique. Enfin, pour permettre à plus d'élèves de retourner en classe, il faudra plus d'enseignants de retour dans les établissements. Le ministère sera donc très strict sur les refus de leur part de reprendre le travail en présentiel.
En Ile-de-France, les restaurateurs vont pouvoir souffler et rouvrir leurs salles tout en continuant à faire respecter la distanciation sociale. Jusqu'à présent, seules les terrasses étaient ouvertes en région parisienne. Stéphanie Posa est vice-présidente déléguée de la CPME et elle aurait souhaité que le déconfinement se fasse plus rapidement.
Déjà, on est rassuré pour les restaurateurs, notamment en Ile-de-France puisqu'ils vont pouvoir redémarrer une activité autre que uniquement les terrasses. Par contre, nous, ce que nous aurions aimé et ce que nous aimerions, c'est que les protocoles puissent être revus. C'est-à-dire qu'à partir du moment, par exemple, où on porte des masques, est-ce qu'on ne pourrait pas revoir cette surface de 4 mètres carrés pour laquelle, pour certaines entreprises, c'est très compliqué et ça réduit énormément les flux commerciaux. C'est un pas de plus, on avance, on aimerait que ça puisse aller un peu plus vite.
Et pour financer les 500 milliards d'euros dépensés pour faire face à la crise, le chef de l'État exclut d'augmenter les impôts, mais il prévient, les Français devront travailler plus pour produire plus, pour ne pas dépendre des autres. Pas plus de détails ce matin, les annonces seront faites le mois prochain. Depuis minuit, la plupart des frontières européennes ont rouvert après presque 3 mois de fermeture. Vous êtes donc désormais libre de vous rendre sans justificatif en Italie, en Belgique, en Allemagne et même en Suisse. Pour l'Espagne, il faudra attendre le 21 juin dimanche prochain.
Au lieu du 1er juillet, la date initialement prévue, une réouverture anticipée et une excellente nouvelle pour les voyagistes français. Valentine Rowe, l'Espagne est la destination étrangère favorite des Français à l'été.
10 jours de vente de séjour en plus pour les agences de voyage françaises. C'est une vraie bouffée d'air frais pour Lionel Abasque, directeur de Terre d'Aventure.
Ça va avoir un vrai impact. Dès l'annonce du déconflinement en France, on a constaté une très forte demande sur la France et donc on considère que sur l'Espagne, à quelques jours des vacances d'été, effectivement, c'est un facteur très important pour permettre aux clients de se décider et on va pouvoir ainsi combler une partie du retard, c'est certain.
En temps normal, 12 millions de Français passent leurs vacances en Espagne chaque été. Jean-Pierre Mas, président du syndicat des entreprises de voyage, espère en voir partir
le plus possible. Le fait qu'il n'y ait plus aucun contrôle sanitaire va libérer les mouvements de la France vers l'Espagne. Au lieu d'avoir une activité pour l'été, l'on estimait à 15% d'une activité normale, la bulle d'oxygène que donne l'Espagne est un très bon signe pour aller au-delà de ce niveau et peut-être atteindre 30 ou 40% d'une saison d'été normale.
Habituellement, les vacances en Espagne représentent 1 milliard d'euros de chiffre d'affaires pour les voyagistes français.
Et ce retour progressif à la normale en France et un peu partout en Europe ne doit pas nous faire oublier que le virus est loin d'être éliminé. En Chine, là où il est apparu il y a maintenant plus de 6 mois, dans la capitale Pékin, 10 nouvelles zones résidentielles ont été placées en quarantaine. Un gigantesque marché avait été fermé la semaine dernière au sud de la ville. Officiellement, 36 nouveaux cas de coronavirus dénombrés en Chine ces dernières 24 heures. Les courses, Mathieu Rouault, c'est à Vichy cet après-midi. à vivre en direct sur RMC Découverte,
canal 24 de la TNT. C'est à partir d'aujourd'hui et ce sera désormais tous les jours 13h50 RMC Découverte pour les courses. Le pronostic favori numéro 10 Crack Money Outsider 8
Ananda le 10 et le 8. RMC Découverte c'est la chaîne 24 c'est le matin tous les matins avec nous depuis 6h à la télé 4h30 à la radio avec Mathieu Rouault et toute l'équipe. David Lebarce c'est là secrétaire général du syndicat des commissaires de la police nationale. Bonjour. Merci d'être avec nous. Vous avez suivi l'intervention du président de la République hier soir. J'ai vu les réactions de nombreux syndicats de policiers. Est-ce que vous demandez qu'ils demandent la démission de Christophe Castaner ? Est-ce que vous demandez la démission de Christophe Castaner ? Non, moi je ne la demande pas parce que ce n'est pas le rôle d'un syndicaliste de demander la démission d'un ministre.
Le rôle d'un syndicaliste c'est de défendre les policiers et la police nationale et je reviendrai sur les propos d'Emmanuel Macron. On attendait des propos forts. Il les a tenus. Il a parlé du soutien de la puissance publique. Il y a même sans doute un message subliminal mais c'est Emmanuel Macron qui décidera du sort de son ministre. Et puis il a parlé aussi de la reconnaissance de la nation. Une fois que ces mots ont été prononcés ce qu'on attend maintenant c'est des actes. Il faut aller au bas des discours. Alors que demandez-vous les actes justement David Levars ? Que demandez-vous ? Ça a été clair devant le ministre.
Il faut que chaque organisation syndicale se rappelle ce qu'elle a demandé. Nous ce qu'on a demandé au ministre et c'est très clair c'est de revenir sur ses propos il l'a fait. C'est de nous maintenir les techniques d'interpellation. Ça a été plus compliqué. Il est allé sur un terrain dangereux c'est celui de la technique et on ne peut pas se substituer aux techniques. C'est-à-dire que vous demandez le maintien de la technique dite de l'étranglement. Ça me gêne un peu le mot. Ça porte très mal son nom. Oui. Les compatriotes doivent comprendre qu'on n'étrangle pas. Vous savez j'ai une petite anecdote. Ça fait 25 ans que mes filles me demandent si j'ai déjà tué quelqu'un. La réponse est non.
Par contre on a sauvé beaucoup de personnes dans une carrière de policier. On est plus secouriste qu'assassin. Ça paraît évident mais il faut être obligé de se justifier là-dessus. C'est dit. Ce qu'on a demandé au ministre et je lui ai dit si ce n'est pas vous ça doit être votre successeur et c'est ce qu'Emmanuel Macron doit nous garantir c'est la mise en oeuvre des grands chantiers qui on voit dans la rue le soir. C'est les policiers du quotidien. C'est le policier de voie publique et c'est celui qui est maltraité. Je vais vous donner un chiffre.
Quand l'État a de l'ambition et qu'il fait déménager ses agents secrets de la DGSI pour un plan de 1 milliard d'euros pour 4 000 personnes 1 milliard d'euros c'est le budget global de toute la police nationale. Donc il y a un moment les moyens il faut les mettre si on veut une police républicaine qui puisse être à la fois efficace et sur laquelle on puisse être exigeant. Vous tombez bien parce que Gérald Darmanin le ministre des comptes publics et de l'action est avec moi tout à l'heure donc je vais lui poser la question. Des moyens pour la police déjà que l'État n'a pas beaucoup d'argent ne m'aime pas d'argent du tout avec la crise économique ça va être difficile à dégager les moyens.
Les moyens vous savez Jean-Jacques Bourdin si je peux me permettre ça fait un an qu'on travaille avec le ministre et qu'on lui a dit qu'on avait beaucoup de choses à faire en interne et qu'on pouvait déjà énormément répartir réorganiser et nous réformer et c'est l'argent qui viendra ensuite compléter là où on a besoin. Les policiers de sécurité publique ont besoin d'argent mais ce ne sont pas des investissements massifs ils ont accepté de nous mettre... Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on investit de l'argent là où il ne faut pas dans la police ? Mais c'est la réalité et c'est ce que je dénonce. C'est-à-dire où ?
En France, Jean-Jacques Bourdin on a deux forces de sécurité intérieure on est 250 000 policiers et gendarmes. Moi je le dis sur ce plateau sans aucune gêne. On a une question de réorganisation de doublon et de capacité à libérer de l'énergie humaine au sein des forces de l'ordre pour gagner de l'efficacité. C'est-à-dire que vous doublonnez parfois ? Bien sûr, c'est une réalité. Entre policiers et gendarmes ? Mais oui, c'est une réalité. Vous avez des villes aujourd'hui qui ont grandi ou sont en concurrence même si nos forces de sécurité intérieure appellent ça parfois autrement au niveau de la hiérarchie. On a des zones où il y a policiers et gendarmes où il faut faire le clair.
On a des endroits où on a concurrence d'unités spécialisées équestres. On a deux unités équestres une au sein de la police et une au sein de la gendarmerie. On a pareil chez les motards on a pareil sur les forces d'intervention. On a beaucoup de choses à revoir pour s'améliorer en interne. Et ça, ce n'est pas de l'argent c'est de la volonté politique. Restructuré. Restructuré, réorganisé et je vous le dis ça fait 30 ans sans doute que la classe politique est courageuse dans son idée de faire une vraie police mais le vrai courage c'est de mettre l'accent sur le policier du quotidien pour arrêter de passer de la police au Karcher ou de la police de proximité. La police c'est les deux.
C'est un pilier répressif un pilier préventif et cette police-là la classe politique ne l'a toujours pas mise en place parce que c'est le policier du quotidien qui est négligé c'est celui que vous voyez dans la rue le soir en train de manifester. David Lebarce, restez avec nous. J'ai plein d'autres questions il est déjà 7h43 vous êtes sur RMC vous voulez interroger David Lebarce compléter vous êtes policier peut-être allez-y 3216 ou gendarme 3216 rmc.fr 3216 c'est notre lien tout de suite.
RMC RMC 6h 9h
vous êtes en direct David Lebarce c'est avec nous secrétaire général du syndicat des commissaires de la police nationale vous représentez les commissaires David Lebarce vous nous parliez des violences alors des violences des violences supposées de la police de la gendarmerie c'est violences quand vous entendez violence le mot violence violence policière comment réagissez-vous ?
pas bien mais avec du recul cette expression-là elle sous-entend politiquement que les violences de la police sont illégitimes donc il faut parler de violences illégitimes voilà il y a des violences illégitimes dans la société les policiers n'y échappent pas même sujet que le racisme il faut arrêter ce concept de violence policière comme je l'ai dit récemment l'ennemi dans la république c'est celui qui transgresse c'est pas le policier le danger la volonté est politique pour vous c'est clair mais je l'ai dit ailleurs la volonté elle est politique elle est organisée il y a une volonté d'affaiblir la police nationale et ceux qui ont cette volonté-là ont une volonté d'affaiblir la république il y a des intentions politiques derrière ça de l'extrême gauche mais oui de l'extrême gauche moi je ne ferme pas les yeux ça fait depuis au moins deux ans si ce n'est plus qu'on assiste à une poussée forte de l'extrême gauche et de cette déstabilisation de la police nationale pourquoi l'extrême gauche qui veut mobiliser par exemple la banlieue à travers l'affaire Adama Traoré ?
il y a eu un concours de calendrier qui fait que c'est monté en puissance ces derniers temps mais on a bien vu certaines sorties médiatiques avec une starlette de la chanson qui est allée clairement sur le terrain des policiers qui assassinent les jeunes dans les banlieues ce qui est complètement improbable et ça a mis le feu dans le débat public et malheureusement il y a eu l'affaire épouvantable de l'affaire Floyd que certains ont transposé de façon politique et très intelligente en ce qui concerne leur schéma avec l'affaire Adama Traoré sans aucune connaissance du fond du dossier fort heureusement il y a encore le secret d'instruction dans ce pays même si elle est un peu longue mais la volonté c'est de mobiliser l'électorat de banlieue David Lebarc en tout cas ce que je vois moi c'est que le mélange entre certains de la classe politique du côté de l'extrême gauche avec les jeunes de banlieue quelles que soient d'ailleurs leurs intentions ils ont le droit de manifester ils ont le droit d'avoir des opinions des idées mais je vois cet amalgame sur certaines affaires et cette cible avec les responsables politiques concernés est très dangereux par rapport au fait qu'on doit vivre en sécurité et en liberté dans ce pays et les menaces qui vont avec il y a des menaces qui vont avec bien sûr on est dans un contexte malsain de menaces et de respect vous êtes menacé non je ne suis pas là pour me plaindre pour votre plateau je vois bien qu'il y a un climat mal je vous dis ça vous êtes menacé parce que vous avez vu ce qui s'est passé en région lyonnaise un policier qui était avec son ami qui est rentré il était en civil et il a été agressé il est reconnu et agressé et il est à l'hôpital c'était hier soir je crois ou avant-hier je lui apporte tout mon soutien je reste toujours très prudent parce que l'enquête débute et on ne sait jamais aussi ce qui peut en sortir mais selon les faits effectivement il aura été agressé sur sa qualité de policier en étant reconnu alors qu'il n'était pas en service il a été tabassé alors qu'il rentrait avec son épouse et si ses faits sont avérés on est dans la conséquence de ce qu'on vient de dire juste avant cette haine qui se répand et surtout le fait qu'il n'y a plus de tabou on va s'en prendre à un flic ou un gendarme parce qu'il est flic ou gendarme ça c'est totalement inacceptable David Lebars est-ce que vous êtes favorable aux statistiques ethniques ?
moi je suis favorable au fait de tout sortir sur la place publique parce qu'on n'a rien à se reprocher quand on me demande si je suis favorable à ouvrir l'IGPN s'il faut le faire faisons-le mettons un comité d'experts pour observer l'activité administrative indépendant ?
non pas indépendant parce que je réponds à ça que l'IGPN elle enquête toujours sous le contrôle de la justice un enquêteur de la police qui est à l'IGPN il ne travaille pas tout seul c'est un magistrat qui pilote les enquêtes en revanche sur l'action de l'IGPN sur le volet administratif il n'y a rien à cacher on a une inspection qui fait son travail moi je renvoie toujours aux autres métiers est-ce que les magistrats est-ce que les avocats est-ce que ces métiers-là ont le même niveau de contrôle d'exigence et de sanction de leur propre personnel on n'a pas à rougir je renvoie le sujet chaque métier a son inspection la note fonctionne ceux qui essayent de décrédibiliser l'IGPN font la même chose que ceux qui essayent d'affaiblir la police nationale et les statistiques ethniques vous y êtes favorable ou pas ?
j'y suis favorable sur les attaques qu'on subit en ce moment où la police ne contrôle que les noirs ou les arabes cet attaque-là est insupportable moi j'ai répondu à une personne il n'y a pas longtemps qu'il faut regarder le prisme différemment quand il y a contrôle systématique c'est le groupe qui pose question qui fait qu'il est contrôlé systématiquement on ne contrôle pas pour la couleur de peau quand on est policier on contrôle par rapport à ceux qui créent des nuisances et des délits et à la demande des citoyens des élus et des associations qui parfois nous surcommandent sur des activités qui sont finalement peut-être un sujet important c'est peut-être celui du continuum de sécurité la police est toujours vue comme étant l'institution méchante et qui réprime y compris dans le bas du spectre il va peut-être falloir aussi se poser la question de nos missions et de savoir si on est dans le régalien ou si on est peut-être sur la sphère du champ autre bien David Lebarce restez avec nous nous allons parler des statistiques ethniques avec Nicolas Poincaré expliquez-nous alors c'est un vieux débat régulièrement relancé en France Nicolas oui faut-il oui ou non autoriser ces statistiques basées sur l'ethnie la couleur de la peau alors prenons une question d'actualité les noirs sont-ils plus exposés au coronavirus que les blancs on sait qu'aux Etats-Unis oui dans des proportions assez spectaculaires en Angleterre aussi oui les noirs sont plus touchés par exemple 60% des personnels soignants en Angleterre qui sont malades du Covid sont des noirs et en France et bien en France on ne sait pas on fait des fiches sur les malades en fonction de leur âge on leur demande leur sexe on leur demande s'ils ont du diabète on leur demande s'ils sont fumeurs ou non fumeurs mais à l'hôpital on n'a pas le droit de noter la couleur de leur peau c'est interdit par la loi sous peine d'une amende de 300 000 euros et de 5 ans de prison c'est un délit et de quand date ce délit cette interdiction ?
alors de l'arrivée des ordinateurs auparavant on avait fiché les juifs sous l'occupation on a fiché les arabes pendant la guerre d'Algérie on a fiché qui on voulait quand on voulait ou presque mais avec l'avènement de l'informatique sous Giscard on a réalisé que ces fichages ou même ces statistiques pouvaient devenir dangereux entre de mauvaises mains d'où la loi du 6 janvier 1978 la célèbre loi informatique et liberté qui interdit donc de collecter ou de traiter des données sur les origines raciales et ethniques mais aussi sur les opinions politiques syndicales ou religieuses mais aussi sur toute question relative à la vie sexuelle ça fait donc un peu plus de 40 ans que toutes ces statistiques là sont interdites toutefois il y a des exceptions oui par exemple lors du recensement on demande aux français leur nationalité antérieure s'ils n'ont pas toujours été français l'INSEE et l'INED qui sont les deux grands organismes d'état qui s'occupent d'observer la population française c'est un peu plus de temps peuvent demander la nationalité des parents pour certaines études et puis ces deux mêmes instituts peuvent aller plus loin mais sous un strict contrôle scientifique par exemple en 2008-2009 ils avaient lancé une grande étude qui s'appelait trajectoire et origine on avait là demandé aux gens la couleur de leur peau et leur ressenti d'appartenance on leur demandait s'ils se sentaient noirs, blancs, métis ou autres et cette étude avait permis de bien mieux connaître les questions de discrimination et d'inégalité pour mieux les combattre les chercheurs les universitaires sont aussi autorisés à faire ce type d'études sous contrôle c'est comme ça par exemple que des chercheurs avaient surveillé de loin les policiers à la gare du nord à Paris sans les prévenir ils avaient constaté que les noirs et les arabes étaient beaucoup plus contrôlés que les blancs en l'occurrence à la gare du nord au moment de cette étude ce débat sur les statistiques ethniques est régulièrement relancé oui sous Nicolas Sarkozy Brice Ortofeu avait même fait voter une loi pour autoriser ces statistiques l'idée c'était ensuite de s'en servir pour faire de la discrimination positive c'est à dire par exemple des quotas dans les universités comme ça se fait aux Etats-Unis c'était une mesure défendue par celui qu'on appelait à l'époque Sarko l'américain mais le conseil constitutionnel avait ensuite invalidé cette loi Ortofeu parce que l'article 1er de la constitution affirme que les citoyens sont égaux devant la loi sans distinction de race ou de religion lors de la dernière présidentielle François Fillon avait indiqué que s'il était élu il légaliserait ces statistiques que ce n'était pas un tabou pour lui mais Hervé Mariton un de ses adversaires à la primaire de la droite à l'époque avait lui expliqué qu'il était contre en donnant son exemple il disait que son père était de la Drôme alors que sa mère était juive pied noire et moi disait Mariton alors je coche quelle case est-ce que je suis juif berbérisé est-ce que je suis berbère judaïsé est-ce que je suis dauphinois comme le gratin et bien voilà il ne pouvait pas répondre à la question donc il était contre auparavant François Hollande lui avait estimé que c'est un débat parfaitement inutile ce débat sur les statistiques un débat comme seuls les français savent en ont le secret oui si BNDI relance ce débat pourquoi ?
et bien parce qu'on parle beaucoup de racisme en ce moment ça ne vous a pas échappé et moi non plus et donc c'est l'occasion de faire des propositions si BNDI pense qu'il faut quantifier les inégalités pour mieux les combattre qu'il vaut mieux savoir que de laisser prospérer les fantasmes elle est en fait assez peu soutenue SOS racisme est contre Marine Le Pen est contre la commission consultative des droits de l'homme contre également avec cet argument principal l'état ne doit pas reconnaître qu'il y a des catégories ethniques la culture française c'est l'universalisme pas le communautarisme et bien nous verrons ce qu'en pense Gérald Darmanas ce sera très intéressant compte tenu de ses origines ce sera très intéressant il est avec nous tout à l'heure de 8h30 à 9h David Le Barthes vous voulez ajouter quelque chose ou pas non ?
non ?
moi je crois qu'il faut aller au-delà des statistiques ethniques parce que moi je vais vous dire en réalité policière le sujet c'est pas la délinquance des étrangers le sujet c'est que 90 ou 85 ou 95% on le sait pas ce sont nos compatriotes c'est des français qui commettent les infractions et le quotidien des policiers quelle que soit leur origine des français le sujet c'est pas de savoir si ce sont les étrangers ou pas les étrangers c'est pas la race je vous dis le sujet c'est quel type d'infraction dans quel secteur géographique et on reviendra sur le sujet sur lequel j'étais avant ça nous aidera aussi à mieux organiser nos forces de sécurité intérieure je vais vous donner une ville comme Toulouse en France j'en parlais tout à l'heure avec mon voisin Toulouse est une ville sous dotée en effectif depuis des décennies alors que c'est une ville à fort taux de délinquance et de criminalité c'est ça le vrai sujet et il faut savoir comment on peut travailler correctement et pour ça certaines statistiques nous aideraient bien merci beaucoup David Le Barthes merci il est 7h57 presque 58 à suivre réouverture totale
intérieur terrasse pour tous les cafés les bars les restaurants en France Alain Fontaine chef du Mesturé à Paris est avec nous juste après le journal de 8h sur RMC
RMC
lundi 15 juin
l'info sur RMC 8h02 Céline Calman est là pour les dernières infos Céline bonjour
bonjour à tous depuis hier soir minuit c'est ouvert plus besoin de se justifier pour passer les frontières la carte de France est désormais toute verte réouverture totale des restaurants et cafés en Ile-de-France et puis dans une semaine l'école redevient obligatoire décryptage des annonces Emmanuel Macron hier soir avec Jérémy Trottin avec nous en studio ce lundi marque aussi la réouverture de nombreux monuments comme le Mont-Saint-Michel ou l'Arc de Trion bienvenue à tous sur RMC c'est un peu comme si l'Europe respirait à nouveau comme si le sang du vieux continent circulait enfin presque normalement fermé depuis presque trois mois maintenant à cause de l'épidémie de nombreux pays de l'espace Schengen sont tombés d'accord pour lever les restrictions de passage Thomas Chupin les français peuvent enfin se déplacer comme bon leur semble
il y a la frontière belge d'abord qui fait tomber les barrières notamment celle installée dans la commune d'Aleun dans le nord où les habitants ont hâte d'entendre à nouveau l'accent belge certainement dans la semaine je vais repasser la frontière un petit resto sur un stand où la panne ça ça me manque quand même
en espérant qu'on va retrouver tous nos commerçants et puis oui à midi on ira certainement se boire une bonne bière
en descendant un peu vers le sud l'Allemagne s'ouvre à nouveau tout en prévenant qu'il y aura toujours des contrôles et puis la Suisse est également libre d'accès grand soulagement pour Fabienne elle n'a pas vu son compagnon suisse depuis maintenant 3 mois mardi soir oui il est en France
ben voilà enfin oui c'était long ouais je suis partie un dimanche je ne pensais pas que dès le lundi soir j'allais être confinée et qu'on n'allait pas pouvoir se voir quoi
et puis il y a les travailleurs transfrontaliers qui depuis des semaines subissent les contrôles drastiques au passage vers la Suisse Michel Charest le président de l'association des transfrontaliers franco-suisses c'est un soulagement pour tous les transfrontaliers puisqu'il y avait des contrôles qui étaient assez poussés ce qui créait des kilomètres de bouchons parfois deux heures à l'arrêt ce qui n'est pas évident à gérer après avec un patron à l'arrivée et en tout ce sont plus de 160 000 transfrontaliers qui pourront à présent passer la frontière en quelques minutes
et sans avoir à présenter leur permis de travail et pour l'Espagne donc il faudra attendre encore jusqu'à dimanche prochain un café en terrasse ou en salle ça y est comme partout en France la région parisienne peut à son tour déconfiner complètement ses cafés et restaurants hier soir au tout début de son allocution de 20 minutes Emmanuel Macron a mis fin au suspense et donc annoncé un retour à la normale une semaine avant la date prévue le reportage de ce matin Gare du Nord à Paris de Benjamin Pelsy
Reprendre son café au comptoir Serge attendait ce moment depuis plusieurs mois Ah c'est super bon ça me fait plaisir de retrouver son comptoir tous les matins je vais ici boire mon café ça fait voir que bon l'épidémie s'éloigne et tout et on reprend la vue normale une vie normale
pas tout à fait pour les gérants des cafés les tables doivent être éloignées d'un mètre les clients doivent porter un masque quand ils se déplacent dans l'établissement Bonjour petit café dans son café hôtel à la Pinte du Nord pris de court Thierry Gard n'a pas encore réorganisé sa salle mais il se réjouit de retrouver le contact avec les clients au bar
et bien c'est une très bonne chose qu'on attendait c'est vrai depuis très longtemps et voilà on peut retravailler normalement avec des conditions sanitaires et puis après on espère que les chiffres d'affaires sont au rendez-vous mais ce qui n'est pas certain c'est sûr il était à 20% au mois de mars-avril maintenant il est monté à 30% au mois de mai et là vous espérez arriver à combien ? je ne sais pas 60% ? 70% ? on attend le retour à le normal on l'attend on ne sait pas c'est le premier jour quand même autour de la gare du Nord les grands cafés ont eux retardé leur ouverture et leurs salles sont encore fermées
lundi prochain nous serons à deux semaines seulement du début des grandes vacances Emmanuel Macron a sonné la cloche rentrée obligatoire pour tous les élèves jusqu'au collège on va y revenir dans ce journal cette décision devra en tout cas permettre aux parents de reprendre le travail à 100% il faut reconstruire une économie forte écologique et solidaire a déclaré Emmanuel Macron hier Jérémy Trottin le chef de l'état a donné rendez-vous aux français en juillet il s'exprimera à nouveau à ce moment-là pour dévoiler sa feuille de route et donc dévoiler des mesures concrètes oui et la première bataille pour l'emploi sera celle du chômage des jeunes un plan d'investissement massif pour l'instruction et la formation sera annoncé dès le début du mois de juillet objectif tout faire pour éviter le phénomène de génération sacrifiée au moment de l'arrivée des nouveaux diplômés sur le marché du travail à la rentrée d'ici là le chef de l'état veut accélérer la reprise économique et annonce la couleur il faudra travailler et produire davantage
peu de détails encore sur ce qu'entend précisément le chef de l'état par cette expression tout sera détaillé dans le grand plan de relance attendu à la rentrée Emmanuel Macron a répété en revanche hier soir
sa volonté de voir relocaliser certaines activités en France rendre l'économie plus indépendante dans les secteurs du numérique de l'industrie ou encore de l'agriculture une révolution en profondeur voulue par le chef de l'état mais qui ne donnera des résultats que dans plusieurs années un moment où l'on attend entre 800 000 et 1 million de chômeurs supplémentaires d'ici à la fin de l'année Jérémy Trottin travailler et produire davantage vous l'avez dit pour ne pas dépendre des autres la phrase interroge forcément du côté de certains syndicats comme force ouvrière son secrétaire général Ali Verrier dénonce une déclaration floue et préoccupante
J'espère que ce qu'on en entend c'est donner la capacité en relançant l'activité en relocalisant de l'activité donner la capacité à beaucoup plus de monde d'avoir un véritable emploi s'il s'agit à contrario de demander à ceux qui ont du travail de travailler plus de faire le sacrifice de congés de jours de repos ou voire de déroger aux 35 heures là ça n'irait pas parce que maintenir un chômage important et une précarité importante ça n'est jamais bon pour la relance de l'économie
La ministre du travail Muriel Pénicaud reçoit justement aujourd'hui représentant des syndicats et du patronat il va être question de l'assurance chômage du travail détaché du plan jeune de l'activité partielle ou encore de la formation professionnelle RMC 8h08 les parents avaient jusqu'ici le choix d'envoyer ou non leurs enfants à l'école le protocole sanitaire drastique qui limitait l'accueil des élèves devrait être fortement assoupli puisque lundi prochain tous les élèves devront être accueillis de façon obligatoire dans les écoles et les collèges c'est Emmanuel Macron qui l'a dit hier soir un retour qu'attendait avec impatience certains élèves Mahoubekin-Granier Marie Monnier Mariam a 13 ans elle est élève en 4ème et se réjouit des annonces du président de la République 3 mois d'école à la maison cela commençait à faire long parce qu'on est dans une famille de 3 frères et soeurs et on a cassé l'ordinateur et nos téléphones c'était dur elle a donc hâte de retrouver enfin ses camarades de classe et ses professeurs avant son passage en 3ème l'année du brevet si je ne comprends pas demande à la prof c'est l'année la plus dure le protocole sanitaire devrait être assoupli dans les établissements mais Mariam va continuer à prendre toutes ses précautions je vais respecter un mètre de distance masque laver les mains je vais faire attention Colin Gana enseignant en CM1 ne s'attendait pas à devoir accueillir de nouveau ses 24 élèves encore une nouvelle organisation et des contraintes pour cet instituteur le lundi 22 juin on sera à deux semaines des grandes vacances scolaires c'est encore repartir de zéro organiser des réunions savoir quels enfants vont réellement revenir quels collègues vont réellement revenir
on avait plus besoin de soutien qu'à nouveau des injonctions qui tombent comme ça sans concertation
ce professeur craint surtout un fort taux d'absentéisme pour lui les élèves décrocheurs ne reviendront pas à l'école avant la rentrée prochaine et il va tout de même falloir éclaircir certaines mesures un décret paru ce matin au journal officiel précise que la distanciation physique d'un maître est conservée dans les salles de classe entre les élèves s'ils sont côte à côte ou de face des consultations débutent d'ailleurs dès ce matin au ministère de l'éducation avec les fédérations de parents d'élèves et les organisations syndicales très attendu sur le sujet du racisme Emmanuel Macron a assuré qu'il serait intraitable face au racisme à l'antisémitisme la France ne déboulonnera pas de statut a dit le chef de l'état les policiers et gendarmes méritent le soutien de la puissance publique et de la reconnaissance de la nation des mots qui n'ont pas suffi à calmer la colère des forces de l'ordre encore réunis hier soir à Paris et qui se sentent plus que jamais lâchés par leur ministre de l'intérieur Christophe Castaner ce matin sur RMC David Lebar secrétaire général du syndicat et des commissaires de police aimeraient désormais que certains propos soient retirés
on attendait des propos forts il les a tenus il a parlé du soutien de la puissance publique il a parlé aussi de la reconnaissance de la nation une fois que ces mots ont été prononcés ce qu'on attend maintenant c'est des actes il faut aller ouvrir des discours nous ce qu'on a demandé au ministre et c'est très clair c'est de revenir sur ses propos il l'a fait c'est de nous maintenir les techniques d'interpellation ça a été plus compliqué il est allé sur un terrain dangereux c'est celui de la technique il y a un moment les moyens il faut les mettre si on veut une police républicaine qui puisse être à la fois efficace et sur laquelle on puisse être exigeant
accélérer la reprise ce 15 juin marque aussi la réouverture de nombreux lieux culturels du patrimoine français abbaye de Mont-Saint-Michel Panthéon Arc de Trion Juliette Pietraszewski des visiteurs timides sur le Mont-Saint-Michel c'est ce qu'observait depuis le déconfinement Emmanuel Conant ce commerçant de l'île au Rocheux se réjouit aujourd'hui de la réouverture de l'abbaye du Mont
on retrouve le sourire parce que les gens ils viennent d'abord c'est pour voir le coeur de l'abbaye les jardins la belle vue qu'il y a en haut de l'abbaye du Mont-Saint-Michel on va recevoir beaucoup plus de monde pour mieux travailler et je pense qu'on va avoir une très bonne saison on va reprendre le travail comme l'année dernière
plus de touristes pour l'été 2020 mais dans des conditions inédites un enjeu pour tous les monuments nationaux David Madec qui est administrateur du Panthéon où masques, gel hydroalcooliques et réservations en ligne sont désormais de rigueur
je pense que l'enjeu des premières semaines pour un monument comme le Panthéon c'est d'être sûr que les mesures sanitaires mises en place soient efficaces qu'il n'y ait pas de trous dans la raquette en quelque sorte de manière à pouvoir être en ordre de marche pour les mois de juillet et d'août
autre réouverture très attendue aujourd'hui celle de l'Arc de Triomphe premier monument français avec plus d'un million 500 000 visiteurs en 2019 voilà on a de quoi s'occuper
désormais on a de quoi s'occuper et puis maintenant en Ile-de-France on va pouvoir aller au restaurant même s'il fait mauvais même s'il fait mauvais parce que les terrasses étaient ouvertes enfin les terrasses tous les restaurants n'ont pas de terrasses mais en plus avec le temps c'était pas si évident que cela pour en parler Alain Fontaine qui est propriétaire et chef du restaurant Le Mesturé à Paris dans le deuxième arrondissement quartier Bourse Opéra vous êtes président de l'association française des maîtres restaurateurs bonjour bonjour merci d'être avec nous ce matin alors ouvert partout en France métropolitaine il n'y a plus que la Guyane et Mayotte qui sont en zone orange ouvert partout c'était attendu vous l'espériez c'est un soulagement énorme c'est un soulagement énorme parce que c'est une situation inédite qui a créé beaucoup d'angoisse partout on sait que ça va laisser des traces mais quand même ce qu'il faut noter d'hier soir c'est le soulagement on a le goût de départ alors tout le monde ne va pas ouvrir en même temps pour des raisons de modèle économique mais on a le goût de départ et ça c'est on respecte tous oui bien sûr il y a certains restaurateurs qui vont ouvrir dans 2-3 jours le temps de tout remettre en place de tout remettre en forme de retrouver le personnel aussi parce que vous par exemple vous avez combien combien de salariés moi j'ai 28 personnes et j'en ai fait rentrer déjà 6 du chômage partiel parce que je suis la vente emportée et que j'ai occupé une terrasse puisque la mairie de Paris nous a permis d'occuper l'espace public donc j'en ai fait rentrer et je vais les faire rentrer les uns après les autres pour être à peu près à 100% de mes capacités dans quelques temps dans quelques temps à 100% de vos capacités les clients sont revenus ou pas ?
voilà on a plusieurs sujets d'inquiétude on a d'abord le protocole sanitaire qui va faire qu'on va pouvoir recevoir autant de clients qu'on le souhaitait avec des écarts de 1 mètre un peu plus d'un mètre avec des gestes barrières et tout et puis de l'autre côté on a non pas des concurrents mais des clients qui ne seront pas là d'abord il y a les touristes et sur des villes comme Paris mais d'autres les touristes seront absents et ça on le sait il y a des hôtels qui vont rester fermés qui vont rester fermés tout l'été vous avez bien sûr le télétravail le télétravail qui s'est bien ancré dans la façon de travailler les opérations ça c'est des clients en moins à la défense il y a déjà des restaurants qui ont fermé leurs portes c'est terminé carrément oui parce qu'à un moment donné ils étaient à peine à 15% d'occupation dans les bureaux ils ont déjà refermé ils ont déjà refermé et puis vous avez bien évidemment ce qui est très important c'est de savoir comment les clients vont réagir par rapport à la stigmatisation qu'il y a eu sur les restaurants comme lieu de propagation ça on est très très inquiet de savoir comment ils vont réagir après il y a le virus bien sûr il rebondit il rebondit pas ça c'est pas on verra bien et c'est vrai que c'est le souci qu'on a c'est qu'on a des paramètres qu'on ne gère pas donc on est sur le goût de départ et puis on pense vraiment qu'on va reprendre une activité à peu près normale à la fin 2020 je pense que les touristes vont revenir parce que Paris est un must déjà les touristes européens vont pouvoir revenir de proximité je parle des Belges des Allemands des Italiens vont pouvoir revenir des Suisses voilà il faut qu'on sache bien les accueillir oui on attend du gouvernement français bon le bouclier économique et le bouclier social ça bravo parce qu'on est quand même privilégié par rapport à l'Europe et au monde par contre on attend beaucoup de promotion de la part des offices de tourisme et du gouvernement français pour que les touristes reviennent il ne devrait pas y avoir beaucoup de mal Paris est un véritable mais Paris et d'autres villes sont des véritables joyaux pour le tourisme donc il ne devrait pas y avoir beaucoup de mal mais il faut que les touristes aient envie de revenir oui en province les restaurateurs qui sont eux rouverts qui ont rouvert les salles depuis plusieurs jours est-ce qu'ils sont satisfaits ?
alors on a des retours d'informations qui sont extrêmement diverses et variées certains ont du mal à redémarrer et d'autres redémarrent très très fort mais très très fort et même sur Paris là on l'a vu cette semaine vous avez des restaurants qui sont vides des terrasses vides et vous avez des terrasses pleines et en province mais ça dépend de quoi ?
on ne sait pas ça dépend de l'emplacement ça dépend du type de prestations que vous proposez mais ce qui a été quand même très très occupé c'est les terrasses les gens avaient ce besoin parce que c'est dans notre patrimoine ça fait partie du patrimoine culturel immatériel c'est pour ça qu'on essaye de le présenter au patrimoine culturel immatériel parce que ça fait partie de notre ADN donc dès que les terrasses sont ouvertes si c'était des terrasses bien placées assez confortables ça a été blindé ça a été blindé malgré le temps malgré le temps parce qu'il y a eu un phénomène de soutien fort les gens en avaient tellement besoin ils manquaient tellement dans le paysage il y avait la liberté constitutionnelle que l'on connait la liberté de parler la liberté de se déplacer mais la liberté naturelle d'aller s'asseoir à une terrasse de café de regarder la comédie humaine qui se déroule tout ce qui se passe dans un café et sur une terrasse ça manquait vraiment et on s'en est aperçu le temps il y a des terrasses qui sont équipées pour cela les autres effectivement les terrasses sauvages moi j'avais une terrasse non pas sauvage si on demande l'autorisation à l'émirée de Paris je l'avais rentré voilà vous l'avez rentré oui il y a même des professionnels qui ont fait sortir des gens du chômage partiel et qu'ils ont fait revenir au chômage partiel ils ont fermé tout de suite on n'a pas eu de chance non plus oui c'est vrai je pense que le cauchemar se termine petit à petit et puis on va essayer on va éviter d'être bien en dessous des chiffres qui ont été annoncés de casse et de faillite c'est ça l'objectif merci beaucoup merci à vous merci d'être venu nous voir Alain Fontaine propriétaire et chef du restaurant Le Mesturé à Paris dans le deuxième arrondissement président de l'association française des maîtres restaurateurs là encore vous continuez à appeler le 3216 rmc.fr il est 8h18 qu'allons-nous faire ?
mais justement il va falloir bosser la France devra travailler
et produire davantage dit Emmanuel Macron mais qu'est-ce que ça veut dire exactement ? le décryptage de Guillaume Paul dans un instant
sur RMC
RMP 6h-9h
Guillaume Paul est avec nous ça va Guillaume ? ça va bien Jean-Jacques ? c'est la petite phrase d'Emmanuel Macron qui n'est pas passée inaperçue il faudra travailler et produire davantage pour ne pas dépendre des autres a-t-il dit hier soir ? mais qu'a-t-il voulu dire ?
ce qu'il a voulu dire c'est que si la France veut rester maître de son destin économique donc ne pas dépendre encore plus de l'extérieur si elle ne veut pas que sa dette continue de s'envoler bah oui il faudra travailler plus pour créer la richesse qu'on n'a pas créée pendant deux mois et puis travailler aussi pour rembourser toutes ces sommes qu'on va emprunter plus que les autres années pour financer les mesures d'urgence à ce chiffre en centaines de milliards d'euros donc travailler plus de toute façon c'est un débat qui revient très souvent vous avez vu le patron du MEDEF qu'est-ce que ça n'avait pas provoqué comme tollé à la mi-avril bah en tout cas c'est pas nouveau qu'on reproche aux français de moins travailler finalement mais est-ce que les chiffres montrent vraiment que les français travaillent moins ?
oui l'OCDE a sorti une grosse étude l'année dernière qui nous dit clairement que des 36 pays de l'OCDE c'est en France qu'on travaille le moins tous les ans par habitant de l'ordre de 630 heures alors comment ça s'explique ?
bah par le fait qu'on a une durée légale du travail qui fait partie des plus basses qu'on a un taux de chômage plus élevé et puis que les français sont quasiment ceux qui partent le plus tôt à la retraite c'est le problème d'ailleurs de la France c'est le pays où non seulement vous entrez dans la vie active le plus tard mais dans le pays dans lequel vous sortez le plus tôt ce qui fait que l'arrivée à la quantité de travail si vous voulez elle est beaucoup moins élevée qu'ailleurs dans le monde c'est pour ça d'ailleurs qu'on a des impôts plus élevés c'est justement pour joindre les deux bouts c'était déjà vrai avant la crise et ça ça l'est sans doute encore plus aujourd'hui Jean-Jacques parce que vous savez qu'on est sorti plus tard du confinement donc on est encore distancé par nos concurrents mais travailler davantage ça pourrait se traduire comment alors c'est là qu'Emmanuel Macron va devoir sortir du bois dans les prochaines semaines à mon avis on ne va pas balayer les 35 heures ça fait des années que les entreprises se sont accommodées les 35 heures par contre est-ce que ça veut dire comme le disait le patron du Medef il y a quelques semaines qu'on va devoir peut-être renoncer à certains jours de RTT de congés payés de jours fériés 6 mois, 1 an 2 ans, 3 ans est-ce que ça veut dire aussi peut-être qu'Emmanuel Macron ne va pas revenir sur certaines de ces réformes qu'on croyait enterrer vous savez la réforme de l'assurance chômage on pensait qu'elle allait passer à la trappe mais c'est une réforme qui permet de faire en sorte qu'on préfère dans tous les cas travailler plutôt que de rester au chômage et la réforme des retraites parce que travailler plus c'est aussi de travailler plus longtemps est-ce qu'on va pas aussi en parler de l'âge pivot ou de l'âge légal de départ à retraite donc on a beaucoup de questions mais beaucoup de pistes vous savez Guillaume-Paul ce qui va se passer ?
ces questions je vais les poser à Gérald Darmanin dans un instant ministre de l'action et des comptes publics puisque c'est lui qui va être l'une des chevilles ouvrières de ce plan de relance de reconquête nationale et plutôt patriotique c'est ce que nous a dit hier le président de la république merci Guillaume merci beaucoup il est 8h26 je voudrais remercier encore une fois toutes celles et ceux qui sont avec nous le matin vous le savez 3216 c'est notre lien vous êtes avec nous nous sommes avec vous et demain matin nous serons là toute l'équipe autour de Mathieu Rouault dès 4h30 4h24 vous prenez l'antenne le matin et ensuite à partir de 6h nous sommes ensemble à la fois à la radio mais aussi à la télévision vous êtes très nombreux merci d'être avec nous et rendez-vous dans un instant avec Gérald Darmanin sinon nous serons là demain vous serez là demain à demain 4h24 Gérald Darmanin ministre de l'action et des comptes publics notre réalité sur RMC BFM TV dans un peu plus d'une minute
RMC Bourdin Direct
Jean-Jacques Bourdin Gérald Darmanin bonjour bonjour merci d'être avec nous j'ai écouté vous avez écouté regarder le président de la république hier soir donc l'économie avant la santé maintenant il est temps de penser à l'économie il est temps de relancer l'économie c'est devenu une priorité l'économie c'est la vie aussi au bout d'un certain temps il faut effectivement reprendre le chemin du travail reprendre le chemin de la production et puis retrouver une vie normale après avoir fait ce qu'a fait le président de la république et qui est quand même extraordinaire comme beaucoup de pays occidentaux il a arrêté l'économie pour le bien-être de nos concitoyens et désormais nous devons reprendre l'économie également pour le bien-être de nos concitoyens donc reconstruire une économie forte, écologique et solidaire a dit hier soir le président de la république toutes les mesures annoncées début juillet c'est bien cela ?
c'est ce qu'a dit le président de la république que va-t-il annoncer début juillet ? je ne vais pas vous demander quelles mesures mais que va-t-il annoncer début juillet ?
on voit bien qu'il y a des grandes orientations qui ont été dessinées par le président de la république d'abord nous n'allons pas augmenter les impôts c'est une chose très importante ça a été dit ça a été redit cette dette il n'y aura pas de contribution exceptionnelle sur les plus riches il n'y a pas d'augmentation de fiscalité et parce que l'augmentation de fiscalité elle décourage l'activité économique l'idéologie fiscale monsieur Bourdin ça fait des chômeurs en plus c'est ça la vérité de nos concitoyens la stratégie fiscale économique du président de la république depuis trois ans elle fonctionnait avant le covid-19 nous avions le chômage le plus bas depuis 15 ans nous avions la croissance parmi les plus fortes des pays occidentaux nous avions des régions comme la mienne dans les Hauts-de-France où on recréait de l'emploi industriel parce qu'on a évité l'idéologie fiscale l'augmentation d'impôts elle tue la confiance des ménages dans la vie économique et la confiance des entreprises donc il n'y aura pas d'augmentation d'impôts c'est une première orientation comment on va payer finalement cette dette alors comment on va relancer l'économie par la croissance par la croissance par le travail par le travail nous allons travailler il faut que les français mais les français le savent c'est un peuple de travailleurs nous allons travailler pour rembourser en partie notre dette et pour payer le sujet de demain qui est notre volonté de vivre dans un pays nouveau mais pas n'importe quel croissance pas la croissance du monde d'avant le président de la république l'a évoqué la croissance verte il a évoqué beaucoup de choses extrêmement fortes hier la rénovation thermique des logements qui est une source de croissance ça veut dire qu'il va appliquer certaines mesures recommandées par le fameux conseil écologique mis en place par Emmanuel Macron ça veut dire qu'il y a effectivement le conseil citoyen qui avait été choisi par le président de la république par un tirage au sort et qui va rendre son rapport fin juin exactement il n'y a pas que ces propositions beaucoup de gens ont réfléchi à c'est quoi une économie décarbonée une économie respectueuse de la nature moi-même ce sera au coeur ça de la relance ce sera au coeur de la relance bien sûr monsieur Bourdin moi-même à la demande du président de la république et du premier ministre je vais présenter pour l'année 2021 pour la première fois un budget vert pas simplement un budget comptable pas un budget avec des chiffres mais aussi un budget pour savoir si ce que nous allons faire comme dépenses fiscales comme dépenses tout court sont des dépenses qui sont utiles à l'environnement et c'est des questions très compliquées si je vous dis je fais du nucléaire des dépenses pour le nucléaire vous me dites c'est quelque chose de très négatif pour l'environnement à cause des déchets mais c'est aussi très positif pour l'environnement par exemple parce que c'est moins de gaz carbonique et donc nous allons présenter à la nation les dépenses et les recettes de l'état pas simplement d'un point de vue comptable pas simplement d'un point de vue comptable mais d'un point de vue de l'utilité pour l'environnement et nous serons le premier pays au monde à le faire et c'est les deux ans qu'on y travaille le nucléaire on va construire d'autres EPR mais c'est une discussion qu'on doit avoir justement vous êtes favorable ou pas ?
moi je suis assez favorable au nucléaire je pense qu'il faut un mix énergétique donc d'autres EPR je ne vais pas faire le débat avant le débat je vais vous poser la question à moi je vous dis je suis plutôt favorable à l'énergie nucléaire je suis dans une région qui en produit beaucoup qui est très industrielle et qui baisse fortement le prix de l'électricité de l'énergie pour les entreprises mais en même temps et c'est un sujet que nous regardons en face il faut encore règle la question des déchets elle n'est pas réglée cette question des déchets elle handicap les générations futures donc les débats annoncés par le président de la république sur l'économie verte ça vous donne une grande orientation du mois de juillet donc grande orientation du mois de juillet parmi les mesures qui sont annoncées en juillet parce que le grand départ c'est juillet finalement bien mais Gérald Darmanin donc je comprends bien reconstruire une économie forte écologique solidaire on est d'accord il va falloir travailler plus j'y reviens et produire davantage c'est ce qu'a dit le président de la république hier ça veut dire quoi travailler plus ?
c'est-à-dire que les français vont travailler plus qu'ils ne travaillent aujourd'hui ?
le président de la république il a dit quelque chose de très important hier je crois que c'est la phrase la plus importante personnellement il a dit nous ne devons pas tout décider de Paris ben vous voyez il faut qu'on arrête de décider tout de Paris et pas de votre micro ou d'un bureau à l'Elysée à Matignon ou à Bercy on ne va pas décider du temps de travail des français comme ça d'une loi on ne changera pas les 35 heures comme Mme Aubry l'a décidé jadis on peut moins travailler dans certaines entreprises quand il y a moins de commandes ou quand il y a plus de valeur ajoutée et on peut plus travailler dans certaines entreprises quand il y a plus de commandes donc dépasser les 35 heures quand il y a plus de commandes c'est déjà fait avec des heures supplémentaires c'est déjà fait le président Sarkozy l'a fait les ordonnances Pénicaud ont réussi à donner on va renforcer cela mais que chaque entreprise décide alors il faut que le patron ou la patronne décide évidemment avec ses salariés il n'est pas question d'avoir une décision unilatérale le droit du travail doit être protecteur et les salariés doivent décider en même temps que leur patron ça c'est un point très important mais ce n'est pas de Paris qu'on va dire combien dans telle usine on doit travailler en horaire nous avons défiscalisé les heures supplémentaires nous avons permis les heures supplémentaires pour tous les ouvriers et les salariés et les employés de France on a permis la liberté dans l'entreprise il va falloir travailler davantage s'il y a plus de commandes et c'est ce qu'on fait dans une entreprise il y a plus de commandes on travaillera plus comment on travaillera plus en faisant plus d'heures peut-être en donnant je ne sais pas mais en abandonnant des RTT c'est possible c'est une négociation qu'il doit y avoir dans l'entreprise mais c'est déjà le cas c'est une négociation qu'il doit y avoir dans l'entreprise ou en abandonnant ou en rognant ses congés de manière générale monsieur Bourdin moi je ne suis pas pour les décisions unilatérales d'accord mais j'ai compris venu de Paris j'ai compris non mais même venu du patron sur les ouvriers j'ai eu l'occasion de dire à quel point j'étais attaché à la participation c'est à cette idée que le capital et le travail doivent être respectés en même temps je suis très dubitatif quand on demande à des employés d'être payés moins alors qu'ils travaillent plus moi j'ai toujours été favorable à travailler plus pour gagner plus il se peut que dans des circonstances il se peut que dans des circonstances exceptionnelles le patron ou la patronne se retourne vers sa salariée pour dire on a un problème pendant quelques mois il faut que chacun fasse un effort je peux le comprendre c'est régi par le code du travail je peux le comprendre mais ça ne doit pas être du tout la règle générale et la contrepartie de produire plus c'est que les ouvriers et les employés de France gagnent plus ce n'est pas la règle générale mais en fait c'est ce qu'a dit Emmanuel Macron hier il faut travailler plus et produire plus et donc il faut accepter il faut accepter de payer plus ses salariés de payer plus on travaille plus on a payé plus qu'est-ce qui se passe si nous n'augmentons pas les impôts et qu'en France on produit plus qu'on travaille plus qu'on gagne plus on peut plus se rembourser on peut plus se rembourser monsieur Bourdin on peut payer davantage d'avenir à ses enfants on peut plus facilement consommer français dont les produits parfois sont un petit peu plus cher que lorsqu'ils sont importés il y a des freins quand même il y a des freins le chômage partiel par exemple n'est-ce pas devenu un frein ?
ça a été formidable le chômage partiel mais n'est-il pas aujourd'hui devenu un frein ? bon d'abord c'est quelque chose d'extraordinaire mis en place par le gouvernement 31 milliards d'euros d'argent public qu'est-ce qu'on a fait ?
on a nationalisé les salaires plutôt que de licencier regardez ce qui se passe autour de nous plutôt que de licencier par centaines de milliers des personnes on a pris en charge le salaire défoncé maintenant nous avons déconfiné nous retournons au travail tous collectivement il y a beaucoup de gens qui ont beaucoup travaillé pendant cette crise on va dire de façon générale ce qui est certain monsieur Bourdin c'est que là encore on ne peut pas tout décider de Paris il y a des secteurs où ça ne va pas bien c'est le cas de l'hôtellerie c'est le cas de la restauration encore c'est le cas du tourisme c'est le cas de la culture c'est le cas du sport il y a des secteurs où ça ne va pas bien ça va être plusieurs mois peut-être un peu plus encore pour retrouver une activité normale là il faut que l'Etat soit au rendez-vous donc il faut qu'il y ait du chômage partiel il y a des secteurs où ce n'est plus le cas où désormais les gens retravaillent correctement les gens produisent correctement les gens consomment correctement l'Etat ne va pas se substituer au patronat et donc effectivement là il faudra sans doute éteindre le chômage partiel vous allez éteindre le chômage partiel dans certains secteurs c'est la négociation que porte aujourd'hui la ministre du travail avec les partenaires sociaux le président de la république l'a évoqué hier et moi je suis certain du bon sens qui va l'emporter l'Etat sera là dans les secteurs où il faut être là l'Etat retirera le chômage partiel dans les secteurs où il n'y a pas besoin à partir du 1er juillet quel chômage partiel toucheront les salariés ?
on ne sait pas encore tout à fait de tout ce qu'on sait c'est qu'il vaut mieux on va baisser un tout petit peu on va se retrouver quoi ? à 60% ? c'est ça c'est 60% au lieu de 70% 60% le 1er juillet mais les salariés M. Bourdin ne verront sans doute pas la différence puisqu'il appartient aux chefs d'entreprise de compenser les 10 ou 15% que l'Etat ne mettra plus alors que l'Etat fait beaucoup d'efforts beaucoup d'efforts pour l'automobile le secteur automobile beaucoup d'efforts pour l'aéronautique on l'a vu 15 milliards d'euros pour l'aéronautique et pour la SNCF est-ce que l'Etat va faire un nouvel effort ? 5 milliards d'euros de pertes depuis décembre M.
Farandou a dit 4 milliards vous exagérez un petit peu mais non j'exagère pas je parle depuis décembre M. le président directeur général de la SNCF m'a demandé rendez-vous je le reçois dans les prochains jours l'Etat a toujours été au rendez-vous de sa grande entreprise d'abord on a repris la dette M.
Bourdin c'est qu'aucun gouvernement n'avait fait vous avez repris un tiers de la dette 35 milliards d'euros c'est pas mal déjà 35 milliards d'euros c'est l'argent des français deuxièmement nous sommes aujourd'hui le premier partenaire de la SNCF nous dépensons 15 milliards d'euros par an dans le chiffre d'affaires de la SNCF c'est bien l'Etat qui paye pour que les billets de train soient moins chers troisièmement si et il y en a des pertes de recettes qui sont nées alors des grèves de décembre puis du Covid de cette période-ci nous serons au rendez-vous de cette grande entreprise nationale on va d'abord retourner geste financier de l'Etat on va d'abord retourner à la normale pour voir comment fonctionnent les choses avec la SNCF et l'Etat sera au rendez-vous ça veut dire geste financier de l'Etat forcément M.
Bourdin il y aura un geste financier de l'Etat qu'il soit directement auprès de la SNCF ou qu'il soit auprès des institutions qui travaillent avec la SNCF je pense aux régions qui vous savez ont des conventions avec les TER les trains du quotidien c'est le cas en Ile-de-France Mme Pécresse fait des demandes au gouvernement que nous étudions en ce moment même et c'est le cas bien sûr dans les régions les autres régions donc que ce soit d'une manière ou d'une autre l'Etat sera au rendez-vous bien les retraites 30 milliards d'euros de déficit ça fait beaucoup là ça commence à s'accumuler est-ce que vous allez suspendre la réforme ou pas ?
le Président de la République prendra sans doute dans le mois de juillet des décisions qui concernent l'assurance chômage la réforme de l'assurance chômage et des retraites il n'a pas voulu l'évoquer hier parce que la réforme de l'assurance chômage ça permet peut-être de travailler plus non ?
non mais attendez moi je suis très favorable d'inciter d'inciter je suis très favorable à la réforme de l'assurance chômage que nous avons portée et à la réforme des retraites maintenant on voit bien que l'assurance chômage modifiée lorsqu'on a quasiment le plein emploi quand on était dans un chômage assez bas il y a 3 mois n'est pas tout à fait pareil qu'une assurance chômage où on a 500 000 chômeurs de plus donc il faut sans doute modifier un certain nombre de choses mais le président de la république aura l'occasion en juillet ce sera au lendemain des élections municipales nous sommes en campagne municipale donc aura l'occasion au lendemain des élections municipales de dire ce qu'il fait sur ces deux grandes réformes sociales des retraites vous êtes favorables à une poursuite de la réforme ?
je ne vais pas préempter ce qu'a dit le président de la république mais moi j'y crois vous y croyez à cette réforme des retraites vous la défendez ? que les agriculteurs de basse circonscription de Tourcoing aient 1000 euros par mois je pense que c'est une grande justice sociale qu'on mette fin à un certain nombre d'inéquités entre les français dans la retraite je pense que c'est une grande réforme sociale bien le Ségur de la santé est-ce que l'état a les moyens d'augmenter les infirmières et infirmières de 300 euros par mois ?
l'état s'y est engagé donc il y a une négociation donc 300 euros par mois l'état s'est engagé aujourd'hui il y a une négociation oui mais oui je vous pose une question précise est-ce que l'état a les moyens d'augmenter les infirmières et infirmières de 300 euros par mois ?
mais c'est un investissement pour l'avenir que de le faire on voit bien que lorsque l'on rogne un peu sur les crédits de la santé même si on peut faire ici ou là encore des réformes notamment dans la bureaucratie du système de santé mais pour les soignants directement on voit bien que ils ont d'énormes investissements pour le capital humain et pour le capital tout court le fait d'aider l'état répondra aux demandes il y a une négociation oui je sais sur plusieurs points monsieur Bourdin depuis trois ans que je suis membre du gouvernement vous me dites vous décidez trop vite trop de paris trop rapidement sans discuter et puis quand je vous dis il y a une négociation c'est décentralisé alors répondez moi je ne veux pas le résultat de la négociation avant la fin Gérald Darmanin je vous dis simplement est-ce que l'état a les moyens d'augmenter les infirmières infirmières 300 euros il faut faire des choix le choix qui a été fait je suis heureux pour eux mais monsieur Bourdin le choix qui a été fait heureux pour nous heureux pour nous le choix qui a été fait par le président de la république c'est un choix courageux il consiste à dire que nous allons revaloriser le personnel soignant les infirmières les infirmiers les aides-soignantes qui font un travail considérable et puis nous allons faire d'autres choix politiques ça veut dire que nous dépenserons moins ailleurs question sur les statistiques ethniques le débat a été relancé par Sibeth Ndi est-ce que vous êtes favorable à des statistiques ethniques Gérald Darmanin ?
ça veut dire quoi derrière l'intervention de Sibeth Ndi ça veut dire qu'on se pose la question de savoir si l'ascenseur social républicain fonctionne encore moi je pense qu'il fonctionne encore mais il est beaucoup plus lent pour aller dans les étages supérieurs qu'avant donc il faut faire quelque chose c'est sûr qu'il faut faire quelque chose Sibeth Ndi à évoquer les statistiques ethniques moi je serais plutôt favorable à la proposition de Julien de Normandie qui évoquait des statistiques pardon par géographie moi je ne suis pas tout à fait certain que ce soit la couleur de peau qui handicap il peut y avoir de la discrimination il y a sans doute du racisme dans la société évidemment mais je ne suis pas sûr que ce soit aujourd'hui ce qui handicap le plus les petits français de s'en mêler comme le disait l'ancien président de réussir j'en suis un exemple en revanche quand vous êtes issu d'un quartier difficile de Roubaix ou de Tourcoing par votre adresse quelle que soit votre couleur de peau c'est plus difficile de trouver un stage que quand vous êtes quelqu'un d'une couleur de peau différente des blancs comme on dit aujourd'hui dans le 7ème arrondissement de Paris vous voyez c'est pas la même chose la classe sociale compte aussi la géographie compte voilà donc moi je serais plus favorable à des statistiques par géographie c'est pour ça que l'état essaye de faire le CV anonyme c'est pour ça que l'état essaye de faire l'ANRU c'est pour ça que l'état essaye de faire les emplois francs dans les quartiers en difficulté il n'a manifestement pas trouvé la martingale l'état et c'est une grande grande difficulté républicaine que de ne pas promouvoir l'ascenseur social Gérald Darmanin la cour d'appel de Paris a ordonné la reprise des investigations concernant une accusation de viol harcèlement sexuel abus de confiance accusation portée contre vous pour des faits remontant à 2009 quelques mois plus tard un non-lieu avait été prononcé il y a deux ans à peu près deux ans non-lieu prononcé mais la cour d'appel estime que le juge d'instruction ne pouvait pas ne pouvait se fonder uniquement sur les résultats de l'enquête préliminaire pour refuser la relance des investigations donc reprise des investigations est-ce que vous souhaitez aujourd'hui une confrontation avec votre accusatrice ?
moi j'ai pas de commentaire à faire monsieur Bourdin je refais pas avant j'en ferais pas maintenant et j'en ferais pas demain parce que j'ai confiance dans l'institution judiciaire j'ai confiance et respect permettez-moi juste de dire vous l'avez fait avec honnêteté qu'il y a eu deux classements sans suite par deux fois par le procureur de la république de Paris il y a eu un non-lieu émis par deux juges d'instruction ça fait trois ans avec ces trois décisions de justice que l'on me calomnie bon ben voilà je répondrai une nouvelle fois s'il le faut à l'institution judiciaire comme n'importe quel citoyen vous n'accepterez une confrontation avec votre accusatrice mais moi je suis monsieur Bourdin à la disposition je suis à la disposition de l'institution judiciaire donc oui mais si l'institution judiciaire monsieur Bourdin il doit y avoir aussi des limites à la calomnie vous savez la calomnie ça blesse ça renforce aussi ces trois décisions de justice rendues en trois ans qu'est-ce que je peux dire d'autre que je suis à disposition de la justice moi je me souviens le 19 février 2018 vous étiez ici ici même après les révélations de ces accusations et vous disiez je suis tranquille comme Baptiste vous êtes toujours aussi tranquille ah je suis tranquille comme Baptiste bien sûr je suis tranquille comme Baptiste monsieur Bourdin vous me disiez aussi les yeux dans les yeux oui c'est vrai comme le célèbre d'ailleurs d'un ministre du budget je n'ai jamais abusé d'aucune femme et je n'ai jamais abusé de mon pouvoir mais vous savez monsieur Bourdin encore une fois je ne vais pas faire de commentaire particulier la politique c'est quelque chose de formidable parce que vous aidez vos concitoyens j'ai été réellumère dans ma commune de premier tour dans une ville qui n'est pas très favorable à ma famille politique on va dire ça comme ça je pense que mes concitoyens ils le voient dans mes yeux que je les aide tous les jours que j'essaye de les aider tous les jours je suis fier d'être parmi eux et parfois il y a des côtés plus difficiles dans la politique c'est les attaques je ne suis pas le premier je ne suis pas le dernier c'est toujours difficile de se faire attaquer de se faire calomnier il y a vos parents qui vous regardent il y a vos amis qui vous regardent il y a votre famille il y a ce que vous êtes et puis vous ne faites pas de la politique pour être calomnier tous les matins donc il faut savoir rester tranquille comme Baptiste quand on n'a rien à se reprocher ce qui est mon cas et en même temps il faut être à la disposition de l'institution judiciaire trois décisions de justice en trois ans pour des choses qui remonteraient à plus de dix ans est-ce qu'on ne se dit pas onze ans est-ce qu'on ne se dit pas qu'au bout d'un moment il faut savoir s'arrêter voilà moi je n'ai pas de commentaire d'autre à faire que de redire ça aux français et aux françaises bien maire et ministre jusqu'à quand ?
le président de la république m'a autorisé pour un temps puisque je l'ai rencontré avant de prendre ma décision ça m'en occumule alors ? monsieur Bourdin on n'a même pas terminé les élections municipales oui le deuxième tour c'est un peu original parce que c'est quelques semaines après le premier tour vous êtes déjà élu oui oui enfin très bien mais il y a encore plein de gens qui seront réélus le 28 juin après le président de la république il va sans doute sans doute dessiner un nouveau chemin c'est ce qu'il a dit hier à la télévision un nouveau chemin c'est quoi ? c'est un nouveau gouvernement ? il a dessiné un nouveau chemin pour vous c'est quoi ?
peut-être y aura-t-il parce que ce qui est plus important c'est le fond c'est les idées oui mais on est d'accord et peut-être y aura-t-il peut-être y aura-t-il c'est un secret de polichinelle de nouvelles personnes qui aideront le président de la république donc vous attendez à un remaniement et moi je quand le président de la république le souhaitera oui mais d'accord mais à nouveau vous savez très bien que vous y pensez vous n'allez pas me dire que vous n'y pensez pas chacun dans sa chacune je pense que j'y pense moins que les journalistes non peut-être moins que les journalistes moi je ne suis pas journaliste politique mais je vous demande je vous demande Gérald Darmanin un nouveau chemin ça veut dire probablement probablement une nouvelle équipe on n'engage pas on ne s'engage pas sur un nouveau chemin avec une équipe ancienne vous êtes d'accord avec moi ?
pour un journaliste qui ne fait pas de politique vous posez beaucoup de questions politiques comme oui monsieur Brunel aussi non mais peut-être y aura-t-il de nouvelles personnes autour du président de la république au moment où le président de la république le souhaitera c'est le principe même de la constitution et moi je suis très lecteur et admirateur de la constitution de la 5ème république donc je la respecte et bien lorsqu'il fera son choix je ne présume pas du choix du président de la république voilà donc le président de la république m'a dit que pour un temps je suis un des ministres qui a gagné des élections municipales très bien les électeurs de tout coin je crois jusqu'à quand ont montré que ça ne les dérangeait pas d'avoir un maire qui par ailleurs avait une voix à Paris je pense d'ailleurs monsieur Bourdin qu'il est pas mal d'entendre de temps en temps la voix de la province moi je me sens je me sens très provincial de là où je suis alors Tourcoing n'est pas Arles n'est pas Nîmes n'est pas Brest voilà mais c'est une partie de la France qu'on n'écoute peut-être pas assez je suis très fier de porter sur le plateau la parole des habitants de la ville de Tourcoing mais par ailleurs je suis très honoré d'être ministre de la république et jusqu'à quand ?
jusqu'à ce que le président de la république en décide en décide est-il vrai que vous souhaitez être à la tête d'un grand ministère en regroupant travail et affaires sociales vous aimeriez ? non moi je suis très bien à la tête de mon ministère qui est tout à fait essentiel monsieur Bourdin pour l'avenir du pays et cette semaine après vous avoir quitté je vais commencer à recevoir mes collègues ministres pour préparer ce budget 2021 qui n'a pas été une masse à faire le président de la république m'a demandé de présenter ce budget je le fais et j'espère le faire jusqu'au bout merci Gérald Darmanin d'être venu nous voir il est 8h54 RMC et BFM TV