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interviewAssemblée nationale· 29 janvier 2025 118 min

🔴 Audition du directeur de l’agence ministérielle pour l’intelligence artificielle de défense

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

de défense entre la France et Djibouti le bureau de notre commission réuni le 15 janvier dernier a décidé que le rapporteur pour cette ce rapport pour avis serait issu du du groupe horizon et indépendant et ce dernier m'a fait savoir qu'il présentait comme candidate Madame Anne leénanf comme vous le savez notre collègue a eu en sa qualité de rapporteur pour avis du programme 140 4 l'occasion de suivre attentivement les négociations autour de cet accord s'il n'y a pas d'opposition je vous propose d'enteriner la nomination de Madame Anne leénonf comme rapporteur pour avis sur ce traité je ne vois pas d'opposition donc je vous remercie félicitations chers collègues le point suivant la nomination de il nous apptient en fait de également de nommer un remplacement pour notre collègue Fabien léné dans sa fonction de corapporteur de la mission d'information sur l'artillerie à l'ône du nouveau contexte stratégique comme vous le savez monsieur Fabien Lenet suppliant de jeunevève dari que je salue et je suis très content de revoir parmi nous notre collègue fabien lénet a quitté donc notre assemblée suite à la nomination du nouveau gouvernement berou le groupe les démocrates auquel le bureau avait confié cette fonction m'a fait savoir qui aucun de ces commissaires n'était disponible pour prendre la suite de Monsieur Fabien lené en conséquence l'autre corapporteur monsieur Mathieu bloc appartenant à un groupe s'étant déclaré d'opposition je me suis tourné conformément à ce qu'il avait été décidé lors de notre bureau du 15 janvier vers les autres groupe politique du socle commun ceuxci m'ont fait savoir hier qu'il s'était mis d'accord pour confier cette fonction de corapporteur au groupe droite républicaine et plus précisément à Monsieur Jean-Louis tiriot don nous saluant le retour parmi nous voilà quel coordination voilà pour ceux qui voient pas mais monsieur tiriot vient d'arriver donc chaleureux à nos deux collègues madame Dar et Jean-Louis tiriot s'il n'y a pas d'opposition mes chers collègues nous allons donc acter la nomination de Jean-Louis tiriot en remplacement de Fabien léné comme corapporteur de la mission d'information l'artillerie à l'ône du nouveau contexte stratégique je ne vois pas d'opposition je vous remercie nous venons donc maintenant au point principale de notre ordre du jour avec l'audition de Monsieur Bertrand Rand piierre directeur de l'agence ministérielle pour l'intelligence artificielle de la défense que l'on appelle l'Amade dans la création remonte au 1er mai 2024 Monsieur le Directeur je vous remercie pour votre présence parmi nous ce matin votre audition a été demandée presque par l'ensemble des groupes politiques composant notre commission il est vrai que vous êtes à la tête d'une agence dans la vision revet une importance cardinale pour l'avenir de notre défense et notre capacité à gagner les guerres de demain notre responsabilité c'est de continuer de voir loin à annoncer le président de la République lors des vœux aux armées depuis le commandement de l'appui terrestre numérique et cyber de Cesson sévignier et votre agence y contribue ce serait une grave erreur de réduire l'intelligence artificielle effet de mode elle est sans doute un des tournants technologiques des plus fulgurants de ces dernières décennies les état-majors direction et services du ministère des armées enant d'ailleurs pleinement conscience nous en sommes nous aussi tous ici convaincus que passer à côté d'une rupture technologique comme l'intelligence artificielle serait dramatique pour notre sécurité je fais volontiers mien les propos du ministre des Armées Sébastien lecnu qui a eu cette formule laconique au sujet de l'intelligence artificielle de défense soit l'armée française prend date soit elle décroche votre rôle Monsieur le Directeur et donc de faire en sorte que l'armée française prenne date et ne décroche pas à cette fin le ministre des armées a annoncé une stratégie ministérielle ambitieuse pour l'intelligence artificielle de défense ce sont plus de 2 milliards d'euros qui seront consacrés à l'horizon 2030 pour le financement de plusieurs projets d'envergure parmi lesquels le futur super super calculateur asgar qui veut dire architecture souveraine de génération d'intelligence artificielle pour la recherche et la défense en rappelant que Paris va recevoir à compé du 6 février prochain un international pour l'action sur l'intelligence artificielle je vous laisse la parole monsieur le directeur pour que vous nous expliquiez les enjeux qui animent votre votre agence et comment comptez-vous la faire fonctionner je vous remercie à vous la parole merci monsieur le président mesdames messieurs les députés commissaires à la Défense nationale aux forces armées alors évidemment je suis je suis ravi d'être là c'est ma première audition et pas un exercice auquel je me suis prêté régulièrement vu mon âge et mon expérience comme cel-là ne vous a pas échappé alors effectivement merci pour cette introduction ça m'économise pas mal de de propos que je voulais faire autour de l'IA je voulais pas vous faire Laffont d'expliquer ce que c'est qu'a ou l'importance qu'elle revait parce que je pense que vous avez eu pas mal d'interlocuteurs qui ont eu l'occasion de faire ça en revanche effectivement l'instancier dans le cadre de notre ministère me semble être quelque chose d'important euh je pense qu'il y a un caractère absolument critique effectivement on dit c'est pas un effet de mode ça c'est clair il y a évidemment je pense un moment il a les 48 dernières heures avec 10 que je pense refond encore une un moment encore plus important que ce qu'on a vu ces derniers temps en tout cas dans le point de vue actualité donc effet de mode autant d'un point de vue je pense capitalistique pour des raisons qui ne vous échappent pas mais toujours est-il que d'un point de vue technologique on assiste à une vraie rupture qui fait que dans l'intégralité des applications qui intéressent les armées direction et services on est face un Game changer comme l'a dit ministre mais à une réalité qui fait qu'on a besoin de s'en saisir et moi j'ajouteraiis que ça me dicte un autre impératif parce que en matière d'IA je pars du principe tous les jours dans mes fonctions que tout ce que l'on imagine qui pourrait se passer se passera ce que je veux dire par là c'est que on est face à des puissances voire des groupes qui ont accès à des technologies de façon proliférante grosso modo et ce que ça signifie très concrètement c'est que nous en tant que ministère des armées il faut qu'on se prépare à ce que ceux qu'on affronte potentiellement se saisissent de ces technologies sans se poser la question nécessairement des les mêmes questions éthiques que ce que nous on se poserait et ça c'est un impératif et donc ça nous impose d'être évidemment au rendez-vous donc partant de ce principe effectivement vous l'avez dit monsieur le Président donc stratégie a du ministère dont j'ai la charge d'un point de vue exécution euh je vais essayer de la résumer autour de de trois axes qui me semblent clés le premier bon c'est les usages c'est-à-dire que vous l'avez dit ma mission essentielle c'est de faire en sorte que l'intelligence artificielle soit une réalité pour les armées direction et services donc ce que ça signifie c'est que même si j'ai une dimension recherche sur laquelle je vais venir c'est que ma maîtrique de succès ce qui nous permettra de dire que j'ai réussi ma mission correcte c'est que les armées auront des produits avec de l à l'intérieur qui leur permettront d'accomplir leur mission mieux on les a classé en gros autour de trois dimensions la première c'est donc lia organique alors c'est ce que je dis à chaque fois le ministère alors c'est une entité qui est une entreprise comme une autre si je peux le dire comme ça et donc on a les mêmes besoins que certainement vous avez dans vos services ce que vous avez connu également par le passé et donc surtout ces usages on a besoin pour nos agents au quotidien d'avoir de l'IA efficace donc ce qu'on a appelé l'IA organique ensuite ce que j'appellerai l'a en temps réfléchi c'est que le ministère les armées ment des opérations donc elle collecte de la donnée sur le terrain elle collecte du renseignement il y a des troupes des matériels qui se baladent sur le terrain et il y a une appréhension du champ de bataille donc lia en temps réfléchi c'est toute lia qui va permettre de façon générale d'appréhender la conduite d'opération sur le terrain y compris les dimensions logistique par exemple en gros tout ce qui est mené des opérations et pour terminer li embarqué c'est qu'en gros là on est sur sur des systèmes critiques systèmes temps réel donc on peut penser à tout ce qui est missile tout ce qui est avionique parce que forcément quand vous embarquez de l'IA dans un autodirecteur de missile dans un Rafale c'est pas exactement la même chose que quand on le fait au sol dans un data center sur un ordinateur autre chose donc l'activité de l'agence elle est structurée autour de ces de ces trois piliers d'un point de vue usage avec quelques enjeux absolument majeur pour arriver à délivrer des produits pour ces piliers donc le premier c'est la réinternal tion de la compétence ça a été une des dimensions assez structurantes et assez nouvelles de la stratégie a du ministère à savoir que pour être compétent en matière numérique en tout cas c'est c'est ma conviction mais heureusement je ne suis pas le seul dans ce cas on a besoin d'être compétent pour être compétent on a besoin de faire de faire ça signifie qu'on a forcément chez soi du coup des experts donc des gens qui sont capables de produire des produits dire thèse qui est je pense corroborée par la nature des acteurs dans le domaine civil qui font de l'IA Mistral notamment avec qui on va travailler mais je reviens dans dans un petit moment donc l'idée de toute cette stratégie je pense l'idée majeure s'il y en a une à retenir c'est la réarsenalisation la réinternalisation de la compétence parce qu'on a un ministère qui se concentre historiquement sur le faire faire enfin ce ce qui n'est pas une critique mais je dire par par construction en tout cas dans les dernières décennies c'est comme ça que ça a fonctionné et le numérique nous impose de de changer de paradigme et du coup lia étant moi je pense le paroxisme du numérique ça nous impose de de penser autrement donc réinternalisation faire et du coup on a une agence qui est censé qui est censé produire on a plusieurs en mode c'estàd que il y a le faire c'est faire au sein de l'agence il y a le faire faire parce qu'il faut quand même le faire c'est travailler avec des partenaires et j'y reviens sur les enjeux industriels qui sont externe au ministère et faire avec j'y reviens aussi parce qu'on on parle d'intelligence artificielle on parle de données puisqu'on parle de données on parle de données du ministère de données confidentielles et donc donc on ne peut pas faire circuler librement comme vous le savez vous vous en doutez euh et puis évidemment des enjeux autour de domaine de souveraineté quand on parle d' pour les dissuasions par exemple il paraît évident pour tout le monde que il y a des choses qui ne pourront pas sortir de ce ministère et donc d'où l'importance d'avoir une capacité à faire en interne donc cette rarsenalisation elle est critique parce que ça ça commande aussi la façon dont on structure l'agence j'y reviens et dernier enjeu que je voulais citer c'était l'enjeu industriel j'en ai parlé une seconde la BITD hein comme on le dit pour l'IA n'est pas la BITD classique c'est pas un affront de le dire c'est pas du tout un jugement sur nos grands maîtres d'œuvre industriel simplement et je pense que j'apprends rien à personne ici on voit bien que les entreprises qui sont compétentes et dont entend parler en matière d'IA dans ce pays et en Europe c'est pas nos mettre d'œuvre industrielle pour la défense et donc ça c'est pas un problème c'est juste une réalité à prendre en compte et donc par nature ça signifie que au sein de l'agence on a besoin de se conditionner pour travailler avec des acteurs différents et donc au travers de de ce que je viens de dire il y a une thématique assez majeure qui revient et qui reviendra c'est faire autrement c'est-à-dire que on voit bien réarsenaliser c'est faire quelque chose qu'on a plus fait depuis un petit moment travailler avec d'autres acteurs ça veut dire forcément pratiquer des marchés publics par exemple exemple de façon différente euh faire avec avec ça veut dire qu'on a des modes de collaboration avec l'industrie donc tout ça c'est des choses qu'on doit alors j'is pas dire jusqu'à inventer parce que je serai un peu présent tuux mais en tout cas c'est des modes de travail qu'on a besoin de réimplémenter et de mettre en place et donc sur la constition de l'agence je disais c'est la réaralisation notamment dicte notre façon de travailler c'est-à-dire que euh puisqu'on parle de réarnaliser et dans de d'avoir des experts pour faire ça veut dire qu'on embauché donc ça ça a été c'est probablement la mesure principale d'investissement qui a été euh euh décidé par le ministre des Armées c'est mettre les moyens pour recruter des experts qui soient capabl de faire cette réarsenalisation elle passe aussi par une dimension très technique c'est qu'aujourd'hui dans les embauches qu'on fait moi je me fixe une un chiffre qui est approximatif mais j'essaie d'avoir une agence qui a composé à 75 % de profil technique c'est que le but c'est pas de faire une administration en fa ce qui n'est pas un jugement on a un ministère qui a toutes les structures qu'il faut pour nous supporter ce qu'on a pas en revanche c'est des experts qui sont capables de faire et donc d'un point de vue embauche ça veut dire qu'on a a besoin d'attirer des profils différents on a besoin de faire différemment et puisqu'on attire ces profils et donc j'en viens à un point que sur lequel je voulais répondre d'avance qui est pourquoi on crée un truc pourquoi on crée une agence dans un contexte qui est pas forcément propice à cela c'est parce que du coup on a besoin d'embaucher des gens on a besoin de changer la culture on a besoin d'attirer les gens sur une mission différente sur une culture différente sur une façon de faire différente et donc on a besoin d'un portage politique on a besoin d'un appui et donc d'où le sens de créer une agence qui a ses moyens qui soit au niveau du ministre et qui soit capable de porter ces problématiques il y a une dernière une autre dimension à ce portage politique c'est le la prise de risque parce que j'ai dit il s'agit d'embaucher il s'agit de faire forcément on va se planter parce qu'on a besoin de réinventer des modes de travail donc il faut accepter le risque du fait que justement on va se planter parfois euh en matière de marché public par exemple je parlais de travailler avec d'autres acteurs que laabéité des classiques donc faire des marché public un peu différent fa un peu plus léger donc forcément on va essayer de faire des choses qui sont un petit peu différentes de ce qu'on fait d'habitude et par nature on va avoir une prise de risque particulière et ça ça a été aussi une des dimensions critiques dans la constition de l'agence c'est avoir une agence et donc ind directeur en l'occurrence qui est capable d'endosser le risque et de ne pas le faire porter nécessairement par les autres pour terminer mon propos liminaire je voulais parce que du coup ça fait maintenant un an qu'on existe depuis le 1er mai officiellement donc moi j'aiété embauché au 1er février 2024 donc j'ai un j'ai quasiment un an à ce stade et la bonne nouvelle c'est que enfin moi je me félicite vous me contredirez peut-être sur notre célérité à mettre en œuvre des choses c'est qu'on a une agence qui est créée au 1er mai 2024 on a on n pas parti de zéro parce que on a récupéré des équipes qui étaient on a concentré des équipes qui existaient au sein du ministère donc une cinquantaine d'experts qu'on a mis au sein de l'agence donc on a eu un petit mouvement enfin un gros mouvement RH pour être honnête qui nous a amené grosso modo au 1er septembre 2024 à une capacité opérationnelle c'est-à-dire que on avait des gens qui dont j'étais l'employeur et donc du coup le le commanditaire euh au 1er SEP septembre donc 40 45 50 experts aujourd'hui donc au 1er janvier on était 105 donc 105 effectivement arrivés donc qui sont dans nos locaux à Bru euh et je crois 115 quand on prend en compte les contrats et donc ceux qui vont arriver le le mois prochain et les mois suivants euh donc on est allé assez rapidement dans le montage de cette agence donc aujourd'hui on est en régime enfin quasi permanent au sens où euh notre activité on a des projets on est en train de délivrer on a S de choses sur lesquelles on pourra revenir avec un chatbot ministériel qui a été livré euh l'année dernière on travaill avec l'armée de terre avec la stat on a présenté au cours d'un exercice dans le Larzac enfin ils sont présentés l'ARM mire au cours d'un exercice dans l' Larzac un certain nombre de moyens brouillage de drone lutte antidrone avec un canon qui permet de faire de l'assistance à la visée ce genre de chos donc on a déjà euh des produits qui existent et euh donc des choses qui sont faites alors évidemment c'est à la hauteur du nombre de moins qu'on on a passé c'est qu' on peut pas s'attendre non plus à avoir 3 ans de travail en quelques mois mais en tout cas on a déjà des réussites en tout cas si vous interrogez les chefs d'état-major je crois qu'ils me contredrediront pas en disant que c'est une manipe qui a eu du succès de ce point de vue-là euh un choix aussi alors je je v l'ai mentionneré sur la recherche c'est qu'on a une localisation qui est aussi un choix fort on réindustrialise on réarsenalise on embauche des experts on les embauches en Bretagne donc sur le site de Bru j'y suis moi-même basé au passage et ça c'est aussi un choix fort c'estàd que on a attirer des gens sur une mission et en plus dans une région qui est assez propice parce qu'on a tous un écosystème sur lequel on pourra revenir qui nous permet justement d'avoir accès au talent et à l'écosystème qui est nécessaire pour entreprendre comme on le fait dans l'agence donc en regardant dans le rétroviseur je pense que alors je sais pas si on peut dire que c'est un succès à ce stade ce ser peut-être prématuré mais en tout cas je pense qu'on est très largement sur un chemin de de succès ou en tout cas sur un chemin qui nous montre que les directions qu'on choisit sont assez pertinentes rien que le fait qu'on soit qu'on soit arrivé à embaucher donc 50 à 60 experts dans les quelques mois d'existence ça montre quand même que la formule a un sens et fonctionne donc je le disais réalisation concrète donc je l'ai mentionné on fait de la lutte antidrone on fait de la cyber alors évidemment ce je crois l'audition est publique donc on peut pas rentrer en l'état dans le dans des sujets secrets défense mais évidemment on pourra apporter des compléments ultérieurement si nécessaire donc on a pas mal de projets sur ce domaine sur ces domaines perspective industrielle on a un partenariat avec mistral qui a été annoncé justement dans cette logique d'exécuter de travailler avec d'autres acteurs différents ça en fait partie et je voulais conclure avec des perspectives pour ne pas euh pour pas laisser la place aux questions euh donc je pense qu'il y a un fait numérique qui est absolument critique parce que moi ma mission c'est de faire de l'IA en revanche il faut pas se se leurer faire de l'IA ça se fait pas exnilo on a besoin d'avoir des infrastructures numériques on a besoin d'avoir des machines donc cétait cité par Monsieur le Président sur le le supercalculateur qu'on achète euh les acronymes sont pas toujours très parlants mais donc le super calculateur hasgard le il a s'appuie sur des choses ça s'appuie sur des machines sur des données sur du stockage sur de la capacité de calcul et tout ça c'est pas c'est pas uniquement la miade c'est tout un écosystème au sein du ministère qui est en train de bouger et de se mettre en position pour être capable d'équiper le ministère d'un point de vue numérique et à la fin surtout nous permettre et moi y compris en tant que réalisateur d'AP pour ministère nous permettre d'être au rendez-vous et de déployer des produits parce que grosso modo un des critères de réussite c'est pas tant moi à Bru montrant des algorithmes qui tournent parce que ça pas grand intérêt en tout cas je considère pas que ce soit une réussite d'un point de vue mission juste de s'arrêter là je l'ai dit le but c'est que ce soit opérationnel donc sur des machines opérationnel sur le terrain sur les théâtres en métropole et donc tout ça ça s'appuie sur des infrastructures numériques qui sont pas complètement transparentes et je m'arrête sur un dernier point qui est que l'agence donc elle est basée à Bru pour la partie pôle technique on a un pôle Recherche qui est sur le site de l'École polytechnique à palzo dont la vocation c'est de faire de la recherche pour le coup donc de publier des papiers d'exister dans l'écosystème scientifique et je suis ravi de vous donner plus de détails sur ces différents sujets au fil des questions je vous remercie de m'avoir écouté merci beaucoup Monsieur le Directeur des questions vous allez en avoir merci pour votre propos introductif je retiendrai l'audace qu'on entend à travers votre propos je pense qui qui qui nous ravie parce que je pense que c'est nécessaire on dosser le risque faire autrement enfin c'est c'est des mots qui nous parlent mais je suis persuadé que vous rencontrerez certainement beaucoup de nombreux c'est pas possible en face de vous qui vont vous déclarer qu'il y a un risque pénal pour eux individuel qui est souvent faux parce queà chaque fois je demande à nos nos intervenants qui sortent cette excuse de nous l'étayer on trouve jamais de réponse à à ça vous allez être confronté certainement à des périmètres de pouvoir parce qu'une nouvelle agence comme ça va bousculer un petit peu l'écosystème et puis comme vous le savez les adultes sont souvent rétiscents au changement donc beaucoup de travail j'imagine pour vous mais on va je suis persuadé vous suivre attentivement je laisse la parole la parole à nos groupe et nous commençons par le groupe national en commençant par Florence Gou pour 2 minutes le groupe rassemblement national alors le groupe national pour le changement donc merci monsieur le Président Monsieur directeur c'est moi excusez-moi c'est pas Florence Gou qui était inscrite mais c'estil quiend la parole merci pour changement donc intervient comm comme un levier stratégique essenti pour la compétitivité économique et la souveraineté technologique de la France tandis que le rassemblement national encourage activement le développement de technologies souverain sécurisé et innovante notamment dans des secteurs stratégiques comme la défense si des coopérations européennes peuvent être envisagées elles doivent impérativement préserver les intérêts français et garantir notre indépendance industrielle dans cette perspective il est crucial que les projets d'avenir comme ceux liés au drones de combat autonome s'inscrivent dans une logique de maîtrise nationale et de monter en puissance rapide pour ne pas perdre du terrain face à nos compétiteurs Inter internationaux le PLF 2025 prévoit une enveloppe significative de 700 millions d'euros d'AE sur la ligne ucave cela témoigne d'une ambition affirmé pour renforcer notre souveraineté dans un domaine stratégique sui des drones de combat pourtant il est crucial de souligner que malgré plus d'une décennie de démonstrateurs en Europe je pense au Barracuda neuron ou encore Taranis aucun nuucave n'a encore été mis en service opérationnel ce retard s'explique en grande partie par le manque de maturité du socle d'autonomie nécessaire pour exploiter pleinement leur potentiel capacitaire aujourd'hui nous sommes un tournant technologique l'intelligence artificielle et plus précisément l'apprentissage par renforcement est désormais mature pour des application concrète comme en témoigne la récente démonstration de combat autonome réalisé aux États-Unis avec le x62 Vista mais il est important de noter que cette rupture technologique ne provient pas des acteurs traditionnels de l'industrie de défense aux États-Unis ce sont des entreprises comme shield ai ouur enduril jeune agile et spécialisé qui portent ses innovations et investissent massivement pour passer à l'échelle en Europe en France particulièrement cette recomposition industrielle autour des logiciels doit nous interpeller sommes-nous prêts à tirer parti de ces nouvelles dynamique pour ne pas rester spectateur dans une course où chaque année compte ma question est donc double quelle part des 700 millions d'euros d'AE ucaf pour 2025 est dédié spécifiquement au développement des technologies d'IA nécessairire pour conférir à ces systèmes l'autonomie capacitaire dont ils ont besoin 2è question quelle stratégie industrielle le ministère des armées met-il en place pour accélérer cette feuille de route en SA appuyant non seulement sur nos grands groupes traditionnels mais aussi sur des acteurs émergents et spécialisés je vous remercie merci la parole est à vous Monsieur le Directeur merci monsieur le député effectivement enfin je je vois bien de quoi vous parlez puisque c'est un sujet qui m'occupe alors je dirai pas au quotidien mais en tout cas sur lequel on est en train de travailler parce que en fait c'est pour ça que je citer Rafal dans mon propos introductif c'est qu'à un moment donné on voit bien que la dronisation général donc forcément l'autonomie on a un théâtre en Ukraine qui montre que on est brouillé en quasi permanence donc la il y a une nécessité de l'autonomie dans tous les vecteurs aériens qu'on va déployer alors sur la part dans les 700 millionons d'euros sur le programme alors peut-être je vais juste faire un tout petit détour avant de vous répondre euh d'un point de vue finance c'est qu'il y a ce qui est à ma main et ce qui ne l''est pas c'estd que aujourd'hui il y a un Pat chia qui a été mis dans la l'exercice d' 2 pm 2024 donc sur lequel on pourra revenir donc pour le coup qui consacre un certain nombre de crédit entre guillemets à ma main par contre on a fait un choix sur les 100 milliard 8 qui ont été annoncés par ministre qui a été de ne pas en gros attraper tous les crédits et de les mettre à la main de la mi directement donc je pour pour être clair ça signifie que sur tout pas mal de programmes dont celui que vous citez euh enfin ils sont toujours à la DGA et pilotés par les programmes habituellement alors pour autant ça me dédoine pas mais simplement c'est pour dire que je ne suis pas pilote de ces différents efforts et donc du coup je j'ai le même titre de questionnement et ça a été dit par le le président à l'instant on rencontre des réticences un peu partout que vous imaginez bien bon sur cette question des des drones effectivement alors je partage le constat sur l'apprentissage par renforcement en fait et la question qu'on pose et qu'on se pose aujourd'hui avec l'armée de l'ER mais à laquelle j'ai pas de réponse à ce stade c'est comment on passe à la vitesse supérieure et tout de suite c'est-à-dire que on vous on parlait à l'instant de c'est compliqué donc effectivement en fait j'ai j'ai posé la question parce qu'il y a des acteurs que vous connaissez certainement y compris en France qui effectivement font des proposent de faire des démonstrations donc la question que j'ai posé bah est-ce qu'on peut faire voler quelque chose puisque ça fonctionne donc alli est-ce qu'on peut le faire en 2025 que elle était 2025 moi j'ai pas de problème avec ça et donc les là on tombe dans le oui mais c'est compliqué euh parce que pardon voilà euh c'est c'est compliqué parce que il faut faire voler un avion sécurité il y a une question de pilote il y a quand même deux trois questions qui se posent pour autant je pense que c'est pas une excuse c'està-dire que c'est pas ça qui doit nous ralentir mais on on on se heurte effectivement à à des des des pratiques aussi qui sont ce qu'elles sont et qu'on doit du coup traiter en tant que tel donc sur la part des crédits dédiés à ça euh j'ai pas de réponse ce que je peux enfin j'ai pas de réponse en tout cas ce que je peux dire c'est que moi au titre des crédits que sur lesquels j'ai la main et sur lesquels on arrive à faire quelque chosees je n'en ai pas à ce stade donc maintenant la question qu'on se pose avec d'autres acteurs effectivement c'est une démarche en deux temps c'estd que dans un premier temps pour mettre l'accent sur le l'apprentissage par renforcement que vous citez donc peut-être pour l'expliciter un peu en gros ce qui fait que ces technologies d'autonomie fonctionne c'est parce que on a des environnements dans des simulateurs donc ça a été fait par exemple sur le jeu de Go alors vous me direz quel rapport mais il y en a un c'est c'est qu'en fait vous avez un environnement de simulation dans lequel vous êtes capable de jouer de faire jouer un objet contre lui-même contre la machine et donc en l'occurrence pour le combat aérien ces techniques d'apprentissage par renforcement elles permettent dans un cas de simulation en fait d'entraîner une machine bah à faire voler un avion à opérer des systèmes d'arme dans dans le simulateur et donc quand vous êtes capable de le faire en simulateur vous le faites en en vol et donc la question qui se pose c'est celle-ci donc déjà je pense qu'il y a une démarche en deux temps donc sur la première il y a la question de la simulation c'est-à-dire que pour arriver à produire l'effet que vous indiquez on a besoin de faire d'être capable de faire jouer de ces algorithmes dans des environnement de simulation donc là c'est en l'occurrence on est en train de travailler avec l'armée de l'air pour qu'il soit mis à disposition de la miade et déjà que je sois capable de faire cet exercice euh y compris en coopération avec d'autres d'entraînement et de test d' en environnement de simulation parce que déjà si on n'est pas capable de faire ça c'est pas envisageable de faire voler un avion et ensuite en parallèle effectivement on se pose la question ok une fois qu'on est capable de faire la simulation comment on fait voler quelque chose et à ce stade je n'est pas de on n pas de j'ai pas de plan très concret pour le faire mais c'est un effet qu'on souhaiterait obtenir mais à ce stade je n'ai pas de horison merci la parole est à Emmanuel Hoffman pour le groupe Ensemble pour la République merci monsieur le Président Monsieur le Directeur chers collègues au nom du groupe Ensemble pour la République je souhaite commencer par vous adresser nos remerciements pour le temps que vous nous accordz et la présentation extrêmement claire et énergique que vous venez de faire en mars 2024 la la France s'est engagée dans une ambitieuse initiative visant à devenir le numéro 1 européen et intégrer le top 3 mondial en matière d'intelligence artificielle militaire les objectifs affichés par notre pays sont résolument ambitieux cette quête de leadership s'accompagne d'une volonté ferme d'assurer une maîtrise souveraine de technologie d' de défense et d'un budget conséquent de 2 milliards d'euros vous l'avez rappelé tout à l'heure entre 2024 et 2030 au cœur de cette stratégie se trouvait la création de laamade dont vous êtes le dir directeur et sous votre direction vous avez pour objectif de recruter 300 experts d'ici à 2026 témoignant de l'importance accordée au talent dans ce domaine crucial et vous avez explicité effectivement la répartition de ces talents cette annonce a marqué un tournant stratégique majeur dans la manière dont la France envisage sa défense future de plus le ministère des armées a annoncé en octobre 2024 l'acquisition d'un supercalculateur dédié à l'intelligence artificielle militaire prévu pour être opérationnel fin 2025 ce projet ambitieux fruit d'une collaboration entre youulet Pacard entreprise et orange vise à doter la France de la plus importante capacité de calcul classifié dédié à l'a en Europe dans un monde en grande mutation où la menace cybè est plus présente que jamais alors que la guerre en Ukraine et au moyenne Orient rabattent les cartes l'innovation et les sauts technologiques pour paraphraser notre ministre sont indispensables pour répondre aux nouvelles menaces j'ai donc plusieurs questions à la veille du sommet pour l'action sur lia en France tout d'abord première comment la France peut maintenir une approche éthique tout en ne se faisant pas distancer dans cette course par l'innovation on l'a vu avec les dernière révélation encore hier deuxièmement le ministre des armées a annoncé que votre agence allait travailler avec mistralia iï vous l'avez rappelé quel détails pouvez-vous nous donner sur ce partenariat futur et comment envisagez-vous de développer d'autres partenariats avec le secteur privé dans une objet gagnant gagnant enfin le besoin de main d'œuvre qualifié en red immense pour répondre à ces enjeux que met en place la miad pour attirer des talents et garantir surtout nos capacités d'innovation c'est vrai que vous avez rappelé qu'il y avait 75 % des profils techniques merci la parole est à vous Monsieur le Directeur merci madame la députée effectivement alors commençons par l'approche éthique parce que effectivement c'est une question qui nous occupe euh il a il y a deux éléments de réponse bon déjà il y a enfin vous le savez il y a un comité d'éthique qui est qui existe au sein du du ministère et justement qui réfléchit à ces questions il est venu nous voir l'année dernière et donc on a évidment une collaboration assez claire sur ce sujet avec la précaution qu'il font prendre de ne pas être jugé parti c'est-à-dire que d'une certaine façon enfin moi je suis au service du ministère mais c'est pas moi qui enicte les principes éthique pour autant ça me dédoine pas mais simplement pour dire c'est pas l'Amade qui construit l'éthique de pour ministère donc je pense que il y a deux choses donc il y a il y a une doctrine éthique qui est celle du ministère et donc qui me enfin qui s'applique à moi exactement de la même manière que au l'ensemble du ministère et ensuite il y a une pratique c'est-à-dire que dans notre façon de faire alors je je l'ai pas explicité mais on s'inspire des on s'inspire en tout cas je j'invente rien je reproduis les canons qui sont faits dans la tech et dans ce domaine et donc on a des équipes produits un des objectifs c'est de réduire la distance entre le concepteur donc les gens de la miade et l'utilisateur les les personnes des forces et donc pourquoi je je parle de ça en matière d'éthique parce que du coup ce que ça signifie concrètement c'est que c'est pas moi qui développe des systèmes en disant tenez maintenant euh mes mesdames messieurs des armés direction service débrouillez-vous avec le système tel qu'il est en fait on a toute une logique de coconstruction et donc du coup une question une question qui est absolument critique qui se pose et celle du commandement c'est qu' gros demain euh comment les forces armées vont se saisir de ces outils et justement dans notre démarche de conception avec les utilisateurs finaux on se pose ces questions sur quel est l'usage le commandement le contexte d'emploi et cetera et donc moi je n'en suis pas le prescripteur mais c'est une réflexion collective que j'outille d'un point de vue technique que j'outille d'un point de vue développement parce que je je développe des outils justement pour qu'il répondent à un besoin et pour que les armées puissent en saisir et d'ailleurs au passage je le dis mais personne dans ce ministère n'accepterait de d'utiliser un outil qui soit pas compris en tout cas maîtrisé d'un point de vue commandement donc donc de ce point de vue-là donc à la fois la doctrineque du ministère plus cette coconstruction et pour terminer un certain nombre de principes éthiqu c'est que nous ce qu'on fait en interne dans notre démarche de conception en fait on s'applique ce qui est fait à en gros ce qu'on exige déjà nous-même c'est d'être à l'état de l'art tout ce qui est examen explicabilité documentation enfin tout ce qu'on attend de l'industrie civile on se l'applique à nous-même donc ça déjà c'est c'est pas des questions tranchées mais du coup j'en suis pas le seul dépositaire mais c'est bien une démarche qui est très profondément ancrée dans la démarche de conception et de mise en œuvre des produits sur le partenariat avec Mistral ce que je peux en dire c'est que d'une part ce qu'on essaie de faire c'est pas de compétition c'est parfois on me on me dit on me fait dire quelque chose que je ne dis pas qui est de mettre en compétition avec le privé c'estàd qu'en fait ce que je cherche à faire c'est avoir des acteurs industriels qui sont au bon niveau au bon prix au bon timing et en fait à partir du moment où j'ai des acteurs qui sont qui respect ces trois conditions j'ai aucune raison d'armer des équipes chez moi pour faire des produits au contraire et donc du coup dans la logique de du partenariat avec Mistral en fait on fait ce constat c'estàdire que déjà d'un point de vue compétence souveraineté avoir des modèles qui soient maîtrisés faits par un acteur en tout cas français européen voire international mais en tout cas qui a ses racines en France c'est évidemment critique ils sont au meilleur niveau sur le plan international de toute façon je ils ont un antériorité que nous n'avons pas donc on aurait tort en fait d'essayer de refaire le travail de Misral enfin ce serait absolument stupide et surtout on a donc là dans la logique gagnant gagnant que vous explicitez euh ce qui est intéressant pour eux en tout cas en tout cas il faudra leur poser la question directement mais ce que je comprends dans les ce qui est intéressant pour eux c'est travailler avec le ministère c'est bon un gage de sérieux parce que développer quelque chose au profit des forces armées c'est c'est un label qui a une certaine importance de deux on a des cas qui sont un peu particuliier c'est que d'un point de vue métier d'un point de vue compréhension en fait eux ça leur apporte aussi du grain à moudre dans leur modèle dans leur démarche business si je prends l'exemple de l'imagerie hiperspectrale imagerie satellite oui ça c'est des choses que ils vont pas trouver dans chez beaucoup de clients et donc en fait c'est une façon de robustifier en fait leur différents cas d'usage de voir si ce qu'ils font est capable d'être utilisé dans certains domaines et puis derrière il y a un enjeu d'export qui est assez qui est assez évident donc on est vraiment sur une perspective gagnant gagnant c'estàd que à la fois euh moi je tire meilleure partie la technologie qui existe de je leur je les aide à monter en compétence sur le périmètre du ministère et dans une relation saine au sens où je les transfe pas en acteur de la défense parce que ça c'est aussi je pense un des problèmes qu'il faut éviter c'est de à trop spécialiser des acteurs justement de Lia dans le domaine défense en fait on on les fait diverger de leur business initial ce qui je pense est bon pour personne euh et donc dernier point sur la main d'œuvre qualifiée effectivement donc il y a deux choses pour attirer déjà euh il y a le positionnement donc sur la région Bretagne je l'ai dit parce qu'en fait on a une plaque parisienne qui est extrêmement compétitive je pense pas qu'on aurait réussi à faire la manite d'embauche qu'on a faite si on s'était placé sur la plaque parisienne sans parler des coups d'infrastructure et cetera donc là on est sur la région Bretagne sur le site de DGA maîtrise de l'information donc on s'appuie en plus sur de l'Infra qui existe ça coûte moins cher au contribuablebl je pense ce qui est souhaitable et ça attire parce que du coup on est sur une offre un peu différenciante que on est sur une mission qui est d'habitude plutôt centralisée à Paris on est en région et donc du coup avec un un bassin qui est qui est qui a plus d'opportunités d'un point de vue talent en plus numérique enfin je veux dire il y a toutes les écoles tous les acteurs qu'on veut donc tout ça fait que ça fonctionne bien alors maintenant un deuxième enjeu sur lequel je peux pas dire que j'ai encore fait quelque chose mais qu'on a bien en tête c'est la circulation c'est-à-dire que on part pas du principe que les talents vont rester chez nous à vitam etnam au contraire enfin évidemment qu'il y en a qui resteront plus longtemps et c'est très bien le but pour nous c'est de leur offrir des carrières long sur long terme au ministère des armées s'il le souhait en revanche moi j'aiintgre dans la construction de l'agence le fait que les gens vont venir quelques années et repartir parce qu'on est sur un système un écosystème dynamique et moi je me féliciterai que des gens de chez moi a che Mistral etpoquement par exemple alors sous réserve de toutes les contraintes de déontologie bien évidemment mais en tout cas du coup arriver à avoir justement cette circulation de talent au sein d'un écosystème français bon au voir européen et souverain ça je pense que c'est une manipe alors on sera pas les seuls contributeurs mais si on arrive à obtenir ce cet effet je pense que ce sera une grande réussite pour l'écosystème Ia et à minima pour l'écosystème défense merci la parole est à Aurélien saintoule pour le groupe la France insoumise nouveau front populaire merci monsieur le Président merci monsieur le directeur pour votre présentation au nom de mon groupe je tiens vraiment à vous remercier dans la mesure où nous avons je crois été très tôt demandeur de de cette audition évidemment je va pas répéter ce qu'on dit tous nos collègues nous avons bien conscience queil s'agit avec l'a de technologie de rupture dans jeux de Game changer et cetera et la création de laamade pose des questions d'ordre organisationnel je vais commencer par celle-là euh parce que pour l'instant ça n'est pas très précis dans ma tête qui sont vos donneurs d'ordre exactement bien sûr on voit bien que vous dépendez du du ministre mais comment finalement interagissez-vous avec les différents services euh qui ont en charge le le numérique dans les armées à la DGA et cetera la deuxème question porte sur la capacité industrielle et stratégie industrielle globale vous avez bien souligné et d'autres collègues l'ont fait aussi que cet écosystème ce monde de Lia n'est pas celui de la bitidé ordinaire néanmoins certains acteurs sont des acteurs enfin on a nécessairement besoin comme vous l'avez dit de très gros acteurs qui sont capables de fournir des infrastructures critiques il y en a pas énormément en réalité en France qui qui fournissent des garanties de de souveraineté donc j'aimerais savoir comment vous interagissez réellement avec ceci comment vous vous inscriit dans la stratégie plus globale pour l'intelligence artificielle qui date quand même déjà de 2018 et qui devrait avoir porté ses fruits même si on en est pas tout à fait certains et puis revenir encore brièvement sur la question de de l'éthique je le poserai pas forcément en terme d'éthique je m'interroge plutôt sur les notions de régulation parce que il y a un enjeu vis-à-vis de au niveau international de régulation alors le le sujet clé c'est celui des des robot tueurs comme on dit de façon un peu tr est-ce que vous vous êtes conseiller de du des Affaires étrangères est-ce que vous êtes sollicité pour les négociation sur ces sujetsl ou est-ce que d'une certaine façon vous êtes plutôt mis sous pression ou sous le sous la coupe de de ces services qui eux vont être plus prescripteurs à votre égard merci merci vous avez la parole merci monsieur le député effectivement je suis pas revenu dans mon propos liminaire mais c'est une excellente question sur la question des donneur d'ordre parce que effffectivement la difficulté de ma position c'est bien justement que je suis en suspension au niveau du ministre mais que je ne peux pas travailler tout seul et ce sera un échec de de travailler tout seul justement alors la bonne nouvelle et encore une fois vous vous pourrez interroger les principau concernés mais je pense que une des choses dont je me félicite c'est que on a construit de très bonnes relations notamment avecah avec les armées direction service mais particulièrement avec les armées parce que elles sont nos clients finaux donc par nature elles ont eu un rôle assez particulier et donc donc dans l'intérac en fait d'une certaine manière mon positionnement au niveau ministre fait que entre guillemets je fais ce que je veux ce qui est pas tout à fait exact mais en tout cas ça théoriquement c'est c'est le cas euh je fais ce que je veux mais disons plutôt j'ai la liberté de faire des choix sur ce que je pense être la bonne chose à faire d'un point de vue à ministère en pratique on a tout un processus de partage de consultation d'échange avec en fait t les services du ministère donc le les armées la DGA le SGA notamment pour ne citer queeux sur leurs différents besoins pour arriver à synthétiser en gros qu quels sont les besoins de chacun quelles sont les directions et alors chose que je n'ai pas dit mais qui est très importante on a évité dans la construction de laamade l'effet de préemption parce que ce qui aurait été tout à fait dommageable ça aurait été de dire bon ben maintenant lia c'est la miade et c'est plus vous donc attendez que laamade travaille voilà et donc on a eu une on a une démarche distribuée qui est que la miade en fait porte les sujets qui sont niveau les problématiques de niveau ministériel c'est-à-dire que pour vous donner un exemple tout ce qui va être infrastructure homologation c'est une information qui est une problématique parce que quand on data centré on perc pas mal de paradigmes habituels en fait ça aucune armée aucun centre d'armée n'est capable de trester ces problématiques euh et donc ça c'est typiquement le genre de chose que on fait à notre niveau parce que eux ne peuvent pas faire en revanche une de mes missions c'est de faire en sorte d'équiper l'ensemble des armées et centes pour que eux aent l'autonomie de faire des choses et donc une des un des critères de réussite je pense sur la ce qu'on fait à la miade c'est arriver à autonomiser tous les services et tous les direction du ministère pour arriver à faire des choses en matière d' seul à partir de leur donné et en gros se retourner vers nous quand les problématiques son complexe je caricature à peine mais en gros faire un dashboard en gros déjà avoir les données et faire un dashboard avec en présentant des indicateurs ce genre de chos par exemple sur la logistique il y a pas besoin que ce soit l'amat qu'il fasse si jamais j'arrive à outiller la ST par exemple pour le faire c'est très bien et c'est exactement ce qu'on essaie de faire donc les donneurs d'ordre en fait moi j'échange régulièrement avec tous les grands subordonnés du ministère justement pour faire le point sur les les différents besoins les différents programmes ce qu'on a besoin de faire ou pas et ensuite moi faire la synthèse et ensuite suite de construire une feuille de route sur chacun des domaines qui permett de répondre aux besoins du ministère mais le truc important c'est bien de d'avoir en tête que en tout cas la façon dont je le construit c'est un dialogue c'est-à-dire que je je je ne prends pas de commande qu'il y a une évidemment une priorité opérationnelle parce que ma mission c'est de servir les armées mais je fais la synthèse aussi de ce qu'on me demande pour aussi pour un facteur d'efficacité parce que si je prends chaque demande et que je la traite individuellement je tiens je tiens je prends j'utilise pas la la la capacité de massification d'avoir des choses qui se ressemblent et en fait de tirer par de trucs qui qui peuvent servir plusieurs clients par exemple donc c'est c'est un exercice on va pas se mentir c'est un exercice d'équilibriste je pense qu'à ce stade ça fonctionne bien mais c'est c'est un exercice d'équilibriste c'est c'est très clair sur la capacité industrielle en fait effectivement vous avez raison euh je vais faire une une réponse en deux temps déjà il y a une réponse un peu philosophique c'est-à-dire que quand je parle de travailler avec 12 industriel effectivement j'ai un moment donné si vous voulez faire un sous-marin vous pouvez vous énerver comme vous voulez je dire c'est pas un gros plan de PME qui va le faire on est bien d'accord là-dessus donc là c'est là que je pense qu'on a un rôle à jouer en tant que ministère c'estàd que à un moment donné si jamais vous voulez avoir des acteurs différents qui font des sous-parties notamment des parties algorithmiques qui soient mises dans un sous-marin dans un avion ce que vous voulez en fait nécessairement ça veut dire qu'il y a un dialogue avec au moins trois acteurs qui sont bah du coup les acteurs nouveaux du domaine de l'a les grands maîtres de industriel parce que c'est eux les dépositaires vous l'avez dit effectivement de tous les systèmes complexe critique et l'État qui doit prendre ses responsabilités aussi et donc là on reboucle sur un tas de problématique qu'on pourra creuser si vous voulez sur tout ce qui est ouverture des systèmes par exemple c'estàdire que faire en sorte qu'on puisse intégrer des algorithmes faits par des acteurs plus petits en fait ça nécessite de concevoir les systèmes de façon un peu différente et donc là rôle de l'État enfin rôle du ministère et rôle auquel je contribue de prescrire différemment d'acheter des objets différents et donc ça c'est évidemment un dialogue c'est c'est pas c'est pas si simple il s'ag pas juste moi dans mon bureau de dire faut faire comme ça ensuite derrière évidemment que c'est un dialogue avec les industriels mais ce que je dirais c'est que c'est pas si simple dans tous les cas mais par contre je pense que sur ce pivot en fait de euh de la bascule du du physique vers le numérique si on peut l'appeler comme ça c'est qu'en fait ce qu'on voit dans le civil c'est que le l'objet numérique prend de plus en plus de place nos industriels qui font beaucoup de physique mais pas que il ils l'ont compris et donc à cause de ça on n'est pas sur on n'est pas sur des acteurs qui tiennent des positions sans bouger en fait donc il y a un constat qui est partagé maintenant la question c'est juste de le rentre opérant et de le faire et ça il faut qu'on en reparle dans quelques mois quand on aura des premiers cas concrets où on aura fait des choses effectivement parce que à ce stade j'ai pas un exemple concret pour vous dire voilà ça on a réussi à le faire sauf les objets très numérique c'estàdire que insérer des objets faits par d'autres dans un dat Center ça c'est pas très compliqué en réalité j'ai pas répond dans votre question j'ai pas répondu non plus on travaille évidemment avec tout ce qui est DIRISI par exemple sur la partie infrastructure évidemment tous ceux qui sont dans l'écosystème numérique évidemment que j'ai une relation très privilégié avec eux mais on est dans une dynamique similaire donc c'est c'est une plus une coconstruction qu'autre chose donc en en jeu industriel qui n'est enfin qui qui est complexe mais surtout qui doit se mettre en œuvre et ça fait partie du rôle que que j'ai sur la régulation euh effectivement alors je alors c'est pas moi qui porte les enjeux de régulation mais effectivement je suis conseiller au sens où bah heureusement on est dans les enfin le l'amiade est conçu pour être l'expert référent du ministère donc naturellement on est consulté déjà au sein du ministère et aussi par par d'autres ministères en tout cas par l'un qui passe par les les voies interministérielles pour le faire moi je je je vois le la question de de la régulation internationale de d'assez loin mais en fait je pense que je me pose la question d'une façon un peu différente c'estàd que d'une part ce que je disais en introduction à savoir ça va se passer c'est-à-dire que on peut faire ce qu'on veut on peut parler de régulation n'empêche que moi à un moment donné je me prépare à donner à nos forces des moyens de faire face en fait au cas où on a quelques enfin robot tuur autre chose he parce qu'il y a beaucoup d'autres choses qui ne sont pas aussi entre guillemets caricaturales que que ce cas-là parce que par exemple en matière de dans le cyberespace c'est pas du physique mais il y a déjà plein de choses qui sont assez dangereuses donc déjà moi dans tous les cas je me mets en position de faire en sorte qu'on puisse faire face à cette menace donc ça ça c'est déjà un point de départ ensuite je je le disais sur la question sur la question de l'éthique de toute façon nous on a une position qui est claire sur le fait que on ne développe pas ce genre de technologie pour autant pour y faire face on est quand même obligé d'y réfléchir de se poser la question de à quoi ça ressemble donc on a évidemment un enjeu technologique de ce point de vue-là et ensuite d'un point de vue régulation donc nous d'un point de vue expert on fournit des avis on explique comment on voit les choses comment technologiquement qu'est-ce qui peut avoir un sens ou nonom et ensuite il y a des instances dont c'est le travail de mener ces dialogues et là bah nous on est à leur service mais c'est pas nous qui le menons directement merci la parole est à Sébastien Saint-Pasteur pour le groupe socialiste et apparenté oui merci monsieur le Président chers collègues monsieur le directeur pour comprendre la révolution de l'intelligence artificielle il suffit de regarder les flux financiers colossaux et l'accélération de l'investissement aux quatre coins du monde j'y reviendrai nul ntici besoin de développer à outrance les bouleversements technologiques qui poussent aussi nos armées à s'adapter plus encore à chaque jour à cette nouvelle donne nous avons déjà parlé à de nombreuses reprises dans cette commission des super calculateurs des clouds de combat de qui fabrique les GPU les processeurs graphiques ou encore de l'agence ministérielle pour l'intelligence artificielle de défense récemment créé dont vous avez pris la direction l'a de défense est en effet devenu un enjeu majeur pour la supériorité tactique des armées en ce qu'elle facilite la préparation au combat le ciblage et l'optimisation des forces les États-Unis et la Chine investissent massivement dans ce secteur dans l'objectif de consolider leur leadership mondial pour l'anecdote NVIDIA a perdu près de 600 milliards d'euros de capitalisation boursière après l'annonce de la start-up chinoise dipsic hier dans ce contexte la France ne peut faire l'économie d'une stratégie déterminée en la matière conscient de ses atouts mais aussi de ses faiblesses à cet égard deux axes apparaissent comme déterminant 1 assurer la fiabilité des systèmes pour éviter les défaillances critiques de garantir leur traçabilité pour comprendre et maîtriser les décisions prises dès lors ma première question sera la suivante le ministère des armées vous semble-t-il aujourd'hui suffisamment outillé humainement financièrement et industriellement pour faire face au défis mondiaux de l'intelligence artificielle nous convoquons parfois le génie français et nous pouvons être fiers de nos talents mais est-ce suffisant face à la puissance financière de certaines nation j'en parlais à l'instant et la deuxième question sur le volet éthique qui a déjà été abordé à à plusieurs reprises bien que le rôle de l'agence ministérielle pour l'a de défense est essentiellement technique je crois que votre expertise légitime un éclairage de votre part vous avez parlé du comité d'éthique est-ce suffisant au regard des enjeux et de l'extrême rapidité des changements des roboteurs au soldats augmentés donc ma question elle est au niveau national et au niveau international car si science sans conscience n'est que ruine de l'âme défense sans conscience ne pourrait être demain que ruine de l'homme je vous remercie bravo Monsieur le Directeur merci monsieur le député effectivement l'épisode de ces derniers jours est assez assez édifiant vous l'avez dit notamment sur un point de vue flux financier euh je je veux pas m'aventurer à avoir un jugement sur enfin en tout cas c'est pas ma place d'avoir un jugement sur notre stratégie nationale européenne parce qu'il y a beaucoup d'enjeux qui nous qui me dépassent en tout cas pour être très clair vous l'avez mentionné sur la question des des machines enfin en l'occurrence il ne m'appartient pas enfin vu les la mission que j'ai et les moyens je veux dire je seraai ravi de travailler sur des questions de hardware par exemple mais ça dépasse très largement mon périmètre d'action et ma capacité à faire après en tout cas dans dans dans le l'état actuel des choses donc en fait mon attitude pour vous répondre c'est euh un raisonnement assez pragmatique c'estàd que en fait aujourd'hui je regarde ce que j'ai ce que je suis capable de faire avec ce que j'ai déjà c'est que d'un point de vue investissement euh finance qu'entre les l'effort qui est consenti par le ministère et surtout les l'effort humain parce qu'en fait le je pense que ma principale ressource c'est vraiment les gens qu'on embauche donc sur la sur l'ensemble de l'agence euh c'est c'est ma première ressource et donc ça j'ai envie de dire si déjà en 2026 avec les 300 experts on est capable de délivrer ce queon est capable de faire dans le privé avec ce volume d'experts je pense qu'on aura déjà accompli une bonne partie de la mission et ce sera une bonne chose alors bon la bonne nouvelle c'est que je dis il y a pas il y a un si mais c'est pas ainsi évidemment il est pas question que nous n'accomplissions pas la mission ça tombe sous le sens mais tout ça pour dire que il y a aussi un enjeu je pense à avancer aussi par la pratique parce que ce qui est problé enfin ce que je pense problématique peut-être que je j'ai une liberté de ton qui qui m'appartient on a tendance souvent à jeter des enfin des questions de de finance dis qu'est-ce qu'on ferait si on avait plus de bonhomme si on avait plus de finances et je pense que ce qui est important dans un premier temps c'est surtout arriver à faire à partir de ce qu'on a c'est qu'en gros on a déjà alors je je je veux pas dire du retard mais en tout cas on a beaucoup de travail à faire pour être au rendez rendez-vous de la mission que que j'ai à ce stade et les je pense que les moyens qui nous sont consacrés sont suffisants c'est que aujourd'hui pour la mission que j'ai et pour l'ambition qu'on a on est largement capable entre les finances et les les personnes qu'on a surtout de faire énormément de choses donc en 2026f en tout cas j'espère que quand on tirera le bilan on aura énormément de succès à notre actif en tout cas je je n'en doute pas mais du coup c'est ce raisonnement en fait il est important parce que en fait oui avec plus on peut toujours faire plus c'est clair ensuite quand on regarde de un point de vue ordre de grandeur parce que je je comprends bien le sous-entendu de la question c'est que on achète un super calculateur vous regardez ce qui a été annoncé aux États-Unis là dans les dernières semaines on dit quid des ordres de grandeur alors non effectivement on n'est pas dans les mêmes ordres de grandeur en même temps on n'est pas non plus sur les mêmes bases industrielles je pense et sur les mêmes types d'acteurs impliqués chose que on peut regretter par ailleurs en France et en Europe mais justement en fait la la réponse à ça je pense en tout cas pour encore une fois la la mission qui me concerne à savoir celle du ministère je pense que on a largement les moyens déjà de faire monter des acteurs et de en fait d'avoir un effet d'écosystème c'est que aujourd'hui je pense que là on peut être vraiment très bon c'est arriver à créer un effet d'entraînement un effet d'écosystème sur beaucoup d'acteurs c'est que c'est pas juste un partenariat avec mistral qui va créer un acteur d'envergure sur ce domaine là mais par contre c'est arrivé à faire travailler ensemble tous nos acteurs donc ceux de la BITD donc nos grands maîtres l'industriel notre écosystème de Lia qui n'est pas un écosystème de Lia défense d'ailleurs qui est un écosystème de Lia civil arriver à les faire travailler sur des problèmes de défense et en fait le jour où on arrivera déjà à utiliser l'argent correctement avec ses acteurs à faire travailler donc à faire en sorte qu'on est aussi des flux financiers qui nous permettent d'alimenter nos industriels de l'IA avoir des collaborations qui a un sens des collaborations qui soient gagnant gagnant ça qu' arriver comme je le disais tout à l'heure sur le cadmistral arriver à faire monter des industriels sur le vertical défense pour qu'en puisse derrière en fait il puisse aussi exister en France à l'international sur différents verticaux métiers en fait déjà si on a fait ça je pense que on aura été est très bon d'une part et surtout on pourra se poser la question de qu'est-ce qu'on faire de plus alors peut-être qu'on ça posera la question avant donc je enfin j'ai bien conscience que je je dévie un peu la question mais euh je en tout cas pour moi le le le volume de ressources alloué n'est pas une enfin n'est pas une vraie problématique à ce stade en tout cas c'est pas une qui me conditionne euh donc sur l'éthique ensuite alors euh est-ce que c'est suffisant au niveau national alors je suis pas sûr qu'il m'appartienne de de me prononcer alors par contre je reviens sur un point que vous avez mentionner qui est laamia un rôle essentiellement technique c'est pas que technique c'estd que évidemment qu'on a un rôle technique en tant que producteur c'est que à la fin en fait si c'est moi qui produit des systèmes évidemment que je suis redevable des des que ce soit du point de vue réglementaire éthique et cetera de ce qu'on de ce qu'on fera mais ce rôle technique en fait c'est aussi un rôle d'expertise c'est-à-dire que et justement je pense que c'est ça le travail qu'on a fait avec le comité d'éthique qui était très intéressant mais vous leur poserez la question pas besoin de me prendre au mot c'est que justement en fait on a réussi à avoir un dialogue entre la réflexion éthique et la réflexion technique et évidemment que je veux dire si on doit si on doit faire un une séparation entre les deux thème évidemment que le comitééthique est plus sur le penchant éthique que je ne le suis réciproquement je suis plus sur le penchant technique que le comité d'éthique l' mais c'est justement parce que on s'est mis ensemble autour d'une table qu'on a partagé déjà ce qu'on faisait la façon dont on faisait la façon dont on voyait les choses la façon dont eux voyaient les choses et qu'on a ancré ça dans leur réflexion dans le réel en fait c'était un peu plus qu'un rôle de technicien c'était un rôle justement d'expert qui fait qu'on a construit un dialogue autour de l'éthique qui à la fin avait un sens donc est-ce que c'est suffisant euh alors pour ma mission je pense que c'est suffisant c'estàd que on a on va enfin on a en tout cas on a un nouveau travail là qui était en cours donc on a une doctrine qui est claire on a des principes qui sont claires on a aussi euh moi je pense qu'on a bien avancé aussi sur une un exercice des modalités qui est clair c'est que c'est pas juste on est allé au-delà de de on na pas juste dit on va pas faire de robot tuur enfin je dire ce qui a été déjà fait il y a il y a quelques années on est rentré un peu plus dans le détail de quel type de garantie il faut offrir et du coup quel type de d'arrière entre de moyens de moyens techniques on a besoin de mettre en place à notre niveau pour faire en sorte de garantir que les principes d'éthique sont sont sont sont appliqués et donc justement je pense que là c'est ce qui est moi ce que je pense suffisant enfin je pense qu'à ce stade c'est suffisant parce que du coup on a aujourd'hui une capacité à exécuter et du coup à être redevable bah notamment devant cette commission c'est que si enfin demain si vous me posez les questions sur un système je seraai capable de vous fournir les différentes preuves en en tout cas de la mise en œuvre de la démarche d'éthique et ça je pense que en tout cas c'est d'une part un net progrès et c'est quelque chose de très concret de très pragmatique donc pour moi à ce stade c'est suffisant ensuite il y a des dialogues qui me dépassent très largement donc il m'appartient pas de qualifier si c'est suffisant ou non mais je pense que d'un point de vue objectif qu'on se fixe pour le ministère des armées d'un point de vue redevabilité sur la mission que nous avons moi je pense qu'on est déjà c'est suffisant et en tout cas on a une démarche qui est pragmatique et qui pour moi est efficiente à ce stade merci la parole est à Jean-Louis tiriot pour le groupe droite républicaine merci monsieur le Président merci Monsieur le Directeur de vos propos j'ai retrouvé le l'esprit d'audace et de risque qu'on avait entendu dans le discours je crois assez fondateur de Sébastien le cor nuU à Vert le Petit deux question portant spécifiquement sur votre agence et puis une question un peu plus large l'une des richesses et la force de votre agence c'est le recrutement et la qualité des hommes sous quel statut vous recrutez vos personnel on sait bien que pour recruter les meilleurs talents les grilles de la fonction publique sont problématiques parfois donc comment vous dépassez ce ce problème deuxème question l'un des outils d'efficacité de l' de l'IA c'est la capacité à agréger des données et agréger des données de sources très différentes donc quel est votre politique d'agrégation des données avec toutes les armes direction et services du ministère ce qui n'est pas une mass tachche je crois enfin dernière question plus macro concernant l'écosystème de l'IA ça a été un peu évoqué on a entendu tous les effets d'annonce outre atlantique Stargate et et quelques autres où les les évolutions de cours sur dipsic face à la différence d'échelle qui est évidente est est-ce que vous croyez ou pas au-delà même de la mission de l'Agence qu'on a un risque de décrochage technologique c'est-à-dire des capacités tout simplement parce qu'on a pas les moyens de les financer qui ne nous permettrai pas demain de rester dans la course merci Monsieur N alors euh effectivement sur le pardon sur le recrutement et sur la qualité qui est effectivement la la la ressource première on on parle d'un constat très pragmatique c'est que moi je j'ai pas de religion sur les statuts hein pour être honnête ce qui m'intéresse c'est la mission et ma capacité à exécuter ma mission euh forcé de constater que du coup on a en fait tous les catégories qui sont représenté au sein de l'agence donc on a des fonctionnaires des militaires et des civils euh la fonction publique n'est pas très dotée en talent d'un point de vue Ia c'est qu'on a des corps de l'État euh qui en ont un petit peu qui sont aussi une ressources rares mais donc du coup on on n' pas une abondance de talent dans la fonction publique ensuite d'un point de vue militaire même chose et donc forcément on se tourne vers le civil donc effectivement avec la problématique que vous soullignez alors la bonne nouvelle c'est que la la la dinum donc sorti des des grilles des référentiels de rémunération euh qui nous aident enfin qui déjà qui partent du constat que vous faites et qui du coup nous ont donné une certaine latitude en tout cas une capacité à nous mettre en conformité ave en tout cas à nous mettre alors pas aligné avec le privé parce que c'est pas possible et accessoirement c'est pas souhaitable en revanche euh et d'ailleurs je peux le dire maintenant avec quelques mois d'embauche euh les grilles qu'on a mis en place alors qui sont pas exactement les grd d'inum mais qui sont cohérentes avec la grille d'inum pour être tout à fait précis euh nous ont permis avec tous les talents tous les candidats qu'on a reçu de ne jamais avoir la question du salaire comme un obstacle sur l'embauche de ceci et et ça je pense que ça a été un progrès parce que l'expérience de mes de mes collègues qui euh en fait parce que les les équipes d'IA ont étaient déjà là depuis quelques années en tout cas des des premières euh instances euh en fait on a quand même eu régulièrement le cas de gens qui en fait euh alors je vais le dire euh cash qui s'offusquait des propositions salariales en disant que c'était tout à fait inacceptable et souvent on perdait des candidats en fait même à la proposition c'est qu'il y a même pas de négociation tellement c'était pas cohérent avec le marché donc dans dans la stratégie avec ce qui a été fait justement on a donc il y a la ressource sur le volume et effectivement il y a sur le la qualité et la rémunération où on s'est pas aligné avec le marché mais en tout cas on a fait une des prositions qui sont cohérentes ce qui fait qu'aujourd'hui les gens qui veulent nous rejoindre quand ils prennent en compte la local isation parce que mine de rien c'est quand même pas un détail la rémunération et la mission surtout parce que par exemple l'année dernière on a des gens qui ont embarqué sur le le for sur le Forbin donc en cadre du groupement aéronaval c'est pas des choses qu'on fait dans le privé et donc en fait la combinaison de ces facteurs fait que fait que ça fonctionne donc à ce stade donc du fait de l'alignement accès référentiel ça ça fonctionne bien en tout cas c'est pas c'est pas un sujet d'attention ou problématique à ce stade je l'ai pas dit on embauche des militaires moi j'ai un objectif j'ai avoir à peu près 10 % de l'agence qui soit militaire donc ça nous fait une trentaine à la fin 2026 euh donc là avec l'exercice du PAM 2025 qui se pose pour faire venir beaucoup plus de militaires des forces avec un avec un double enjeu je le dis parce que c'est important militariser un peu l'agence pour bien comprendre le métier parce qu'en fait ça quand on fait venir des ingénieurs quand on fait venir des gens qui viennent du domaine de l'IA ils sont pas forcément au fait de ce que sont les armées de ce que sont les systèmes de ce qui est la pratique du terrain donc c'est très important de faire venir cette expertise au sein de l'agence et aussi dans cette logique d'écosystème et de de circulation des des talents c'est aussi une façon de former les décideurs de demain en fait et c'est ça que je discute avec les che étatmajor c'est qu'en fait les gens qui me amènent chez moi pendant 2 ans grosso modo 2 ans 3 ans à voir en fait c'est pas forcément des numériciens c'est des gens qui sont des opérationnel et du coup ça veut dire qu'on équipe nos décideurs des armées de demain avec une connaissance de ce que c'est qu' a du coup des produits et donc ça c'est une manœuvre qui est évidemment bénéfique et sur lequel je pense que encore une fois personne me contredira sur l'intérêt de la chose donc importance de la militarité euh pas parce que pas parce que par par dogme mais parce que il y a un vrai intérêt partagé moi à avoir des militaires et aux armées avoir des militaires qui se forment dans C domaine là et donc sur l'écosystème de Lia bon effectivement le le constat sur l'échelle bon il est ce qu'il est mais disons que moi je je le prends un peu comme je disais précédemment je le prends comme donnée d'entrée c'estàd que pour autant je dire c'est pas il faut pas s'arrêter en disant bon bah on n'est pas à la même échelle mais en fait avec les moyens qu'on consacre on est déjà capable de faire ement de choses pour être très concret ce que ça change en fait pour moi l'échelle notamment d'un point de vue machine he parce que c'est quand même ça qui concentre beaucoup de discussions d'investissement euh en fait plus de machines c'est euh plus de capacité à yer vite c'està dire que aujourd'hui euh si je prends un exemple un peu caricatural si jamais je te fais faire l'exercice avec Mistral ou sans Mistral de réentraîner un modèle de fondation par exemple un LLM un modèle de langage géant euh pour des besoins défense euh il faudrait mobiliser l'intégralité du calculateur qu'on a aujourd'hui pour le faire dans un temps à peu près raisonnable donc ça veut dire que la ressource que je consacre et donc un calculateur qui est bloqué pour faire ça je l'utilise pas pour autre chose et donc en fait cette ce passage à l'échelle il conditionne ma capacité à mettre des choses en production et ma vitesse d'itération c'est que si j'ai 10 calculateurs en fait je peux faire 10 modèles en parallèle par exemple alors c'est un poil schématique mais je pense que c'est comme ça qu'il faut réfléchir donc d'une certaine manière mon premier sujet c'est de faire en sorte déjà de tirer les meilleure partie des moyens que j'ai et en la réalité encore une fois c'est que vu le point d'où on part c'est qu'il y a énormément de choses à faire pour les armées d'ailleurs probablement beaucoup de choses plus basiques que ce que la technologie nous permet qui nous permet d'apporter beaucoup de services dans un premier temps et je pense que pour ça les investissements qu'on fait aujourd'hui euh ils sont ils sont suffisants en tout cas ils me permettent d'accomplir ma mission encore une fois si on a plus évidemment qu'on fait plus maintenant je pense que surtout je pense pour cette commission ce qui est intéressant à avoir en tête c'est qu'il y a des questions de renouvellement ça que parce que le problème l'informatique et ses calculateurs c'est qu'ils ont des durées de vie limitées c'est que dans 10 ans la machine qu'on achète cette année euh elle sera désuettes bien avant he d'ailleurs enfin donc il y a il y a aussi une question d'investissement dans la durée c'est que c'est pas juste un un un one shot en 2024 2025 pour sortir des moyens la question c'est aussi comment on soutient cette capacité dans le temps éventuellement comment on l'a fait croître en fonction de ce qu'on voudra faire de ce qu'on fera euh les besoins vont augmenter très probablement et donc ça je pense que aujourd'hui j'ai pas de réponse c'est justement une démarche qu'on a de construire cette euh cette road map cette feuille de route sur le futur de des Capac c'est calcul les capacités numériques du ministère euh donc c'est une réflexion à voir qui n'est pas tranchée parce qu' il y a des vraies questions de fond sur comment on fait ça concrètement et ça je pense que c'est un paramètre très important pour cette commission à avoir en tête donc en en synthèse on est capable de faireement de choses malgré les questions d'échelle mais effectivement c'est une question qui se pose je pense et notamment pour cette commission et les données ah oui pardon les données excusez-moi et les données oui je je je l'ai pas dit parce que euh donc quand je mentionnais tout à l'heure ces questions de sécurité d'homologation en fait on percute qu'en fait Leok ok la gestion du secret de défense en fait aujourd'hui est beaucoup calqué sur le papier enfin si je veux dire c'est qu'on a des papiers on les met dans des coffres on ferme le coffre et puis voilà en matière de données effectivement vous l'avez dit on va devoir assembler notamment pour ce que je disais sur l' a des opérations à un moment donné on va vouloir avoir des données de renseignement des données tactiques sur ch de bataille de la logistique tout ça vivant dans des silos différents avec des classifications différentes donc moi ma politique c'est en fait on a besoin de ces données maintenant c'est pas un exercice simple c'est qu'on percute les principes de sécurité on per percute les principes d'architecture des systèmes formation donc on fait pas grand-chose qui soit aligné avec les canons alors pour autant ça veut pas dire qu'il faut pas le faire on rentre dans ce qu'on disait en introduction ce que président disait en introductiontion donc c'est compliqué effectivement j'ai beaucoup de gens qui m'expliquent à longueur de journée que c'est compliqué maintenant pour autant on n' pas le choix c'est qu'à un moment donné à moins qu'on me dise non non pour mener les opérations on n' pas besoin d'avoir accès à toutes ces donnéesl je pense que personne me le dira il va bien falloir le faire donc moi mon enjeu en 2025 c'est déjà de commencer par proposer des solutions techniques technologiques ça dire comment on le fait très concrètement et derrière se poseront des questions de pratiqu de prise de risque peut-être de réglementation mais je suis même pas sûr en réalité à ce stade mais ça c'est un vrai enjeu vous avez raison merci beaucoup la parole est à Damien Gérard pour le groupe écologiste et social merci monsieur le Président Monsieur le Directeur l'intelligence artificielle est un enjeu majeur pour notre souveraineté nationale cétait rappelé à multiples reprises ce matin elle est un outil pour l'efficacité de nos armées elle elle appuie la prise de décision participe au renseignement et intègre directement les équipements comme des drones déjà en 2018 le rapport vilan désigne la défense comme l'un des principaux champs d'application de cette technologie et appelle à la construction d'une stratégie nationale sur le sujet notamment par des zone franche Ia je voudrais spécifiquement vous interroger sur sa contribution à la lutte informationnelle notre débat public est en effet menacé à la fois par ces technomilliardaires tels kon musk et par des opérations de déstabilisation de la part de régime autoritaire David chavaria soulligne l'urgence de prendre cet enjeu au sérieux dans son ouvrage toxique data la récente nouvelle fonction d'influence des armées et la création de service chargé de la protection contre les ingérences numériques étrangères viginum démontre un une prise de conscience quoique tardive de la France ma question est donc la suivante quel rôle pour jouer peut jouer l'intelligence artificielle pour protéger notre débat public et participer à la lutte informationnelle quel lien de l'État et notamment de l'Amade avec les innovations et compétences existant au sein de la société civile en matière d'influence je vous remerci alors je vous rassure liya joue déjà un rôle fort heureusement ça fait partie des des gammes de produits queon met déjà en œuvre au profit des des forces du COM cyber aussi en l'occurrence alors en audition publique je peux pas rentrer dans certains détails en tout cas enfin pour prendre un exemple pour le coup qui est tout à fait concret euh et ouvert euh rien que pour faire face aux campagnes que vous mentionnez il y a une question de la détection c'est qu'en fait à un moment donné on est sur de liage générative qui permet de générer du contenu en grand volume à très grande vitesse avec très peu de d'humain derrière pour le faire et donc évidemment que un des enjeux déjà c'est de détecter euh ces de détecter ces campagnes d'influence qui sont exercés qui sont mis en œuvre par d'autres donc arriver à détecter des fausses images des fausses vidéos des fausses bandes son euh le faire à l'échelle parce qu'en fait c'est pas juste la question de t'en prendre une en disant et celle est-ce que c'est une vraie fa la question de mettre en œuvre des des systèmes qui nous permettent de faire ça à l'échelle et puis derrière évidemment euh c'est là où j'élaborerai pas de construire des réponses évidemment que c'est clé parce que si jamais on n'est pas capable de détecter on peut pas faire toute la chaîne qui est derrière et donc là je pense qu'on est sur un très bon exemple euh du du mode de travail que on essaie de mettre en œuvre au sein de la mia c'estàdire que euh moi je ne suis pas un service opérationnel donc c'est pas moi qui met en œuvre ces outils et donc dans notre façon de faire on a dialogue qui est soutenu et Contin continu avec l'ensemble des armés direction servic comme je le disais donc en l'occurrence alors pas avec viginium en tout cas à ce stade en tout cas pas directement mais avec le com cyber déjà au au premier plan et du coup un dialogue opérationnel c'est qu'on travaille avec les opérationnels du COM cyber en disantfin gros quel est votre métier de quoi vous avez besoin enfin donc je rentre pas dans le détail et en fait nous derrière ça nous permet de construire des outils et voir même des suites d'outils qui permettent justement au comsber d'être plus efficace de mettre en œuvre tous les dispositifs dont ils ont besoin et de faire ça à l'échelle avec les personnels qu'ils ont parce que enfin vous encore une fois vous l'avez dit massification de de de ces de ces campagnes avec des arraches en fait qui sont toujours limité c'est qu'en fait à un moment donné on peut pas avoir une croissance exponentielle du nombre d'opérateurs qui doit traiter ces chosesl donc la bonne nouvelle c'est que tout ça est déjà pris en compte on a déjà des produits qui sont opérationnels et qui le sont depuis un moment donc là même enfin depuis l'année dernière donc c'est c'est pas nouveau et donc là les questions qu'on se pose sur lesquel on travaille c'est le passage à l'échelle de ces diff différents produits c'estàdire que on a des choses qui existaient et une démarche qui est extrêmement importante et intéressante c'est que c'est c'est pas seulement de prendre chaque besoin individuellement c'est que aujourd'hui justement c'est de prendre la problématique dans son ensemble c'estd de dire donc sur le champ de la lutte informationnelle quels sont les effets qu'on cherche à obtenir et du coup où est-ce que l'IA peut nous aider à apporter plus d'efficacité plus d'efficience dans dans les différents plans des opérations euh pour encore une fois prendre un exemple qui soit ouvert et un peu concret je le disais détecter par exemple deep fake c'est que on peut s'arrêter et dire bon bah ok on va vous donner des outils pour déte détecter des deep fake évidemment que si on s'arrête là c'est un petit peu limité et donc tout l'intérêt c'est d'avoir ces briques là mais surtout de mettre en œuvre en fait des systèmes un ensemble de systèmes qui soi orchestré animés par de Lia appelons ça comme on veut mais du coup qui soient pas juste des briques individuelles mais qui on du coup soient capable de mettre en œuvre et de concevoir une réponse et à la fin d'obtenir un effpérationnel je suis désolé c'est un poil c'est un poil abstrait mais je peux pas exactement dans le détail on est et on sera ravi de développer si vous voulez ensuite dans un autre contexte merci la parole est à jeune FIEV d'iosc pour le groupe les démocrates merci monsieur le Président euh Monsieur le Directeur je vous remercie vous avez développé beaucoup de choses et j'avoue que tout cela est bien technique euh est tellement technique que moi je suis un petit peu éloigné de de la compréhension pas des enjeux mais en fait voilà de la technicité euh au-delà de tout cela je vois qu'il y a des des enjeux stratégiques importants des enjeux opérationnels des enjeux de souveraineté également et des enjeux éthiques dont on a beaucoup parlé euh et moi les enjeux éthiques euh me paraissent essentiels on en a beaucoup de de mes collègues à nen parler jusque-là est-il possible d'envisager une réglementation internationale des règles internationales il y en a plus aucune aujourd'hui euh qui soit respecté donc euh cela me paraît quelque chose de d'un peu illusoire mais qui pourtant serait certainement essentiel comme il y a des règles pour le nucléaire par exemple euh et quand on voit un petit peu le développement possible et les actions possible avec l'intelligence artificielle on peut se poser des questions autre question on a une ambition de déploiement d'une d'une d'une Europe de la défense euh et j'ai compris que l'ambition du ministre du ministre des Armées était de déployer l'intelligence artificiel de faire de la France un pays moteur dans le domaine y a-t-il là aussi au niveau européen une architecture commune à pouvoir déployer ou est-ce que ça a un intérêt ou aucun intérêt hein je vous dis moi j'ai pas de de connaissance technique je je souhaiterais avoir des réponses par rapport à tout cela et on parle souvent d'interopérabilité est-ce qu'il y a a une incidence sur l'interopérabilité et il me semble essentiel si c'est le cas de pouvoir l'assurer au niveau au niveau européen parce que si chaque pays doit se débrouiller et déployer seul j'ai peur que nous arrivions dans des situations qui soient des situation en fait très négative pour chacun merci alors sur cette première partie de la réglementation S c'est une enf je je veux dire au moins à titre personnel que je suis pas sûr qu'on ait besoin de plus de réglementation pour ce qui me concerne après il y a des enjeux internationaux qui me dépassent et sur lesquels je je je enfin j'ai pas forcément à me prononcer en l'occurrence euh je pense par contre qu'il y a un point très important à avoir en tête c'est la question de la prolifération parce que vous avez cité le le nucléaire et je pense qu'il y a une dimension qui est différenciante et qui est tout à fait clé c'est que on a liya n'est pas une tech en fait il y a une technologie qui est massivement proliférente c'est qu'en fait aujourd'hui euh n'importe qui enfin moi y compris euh d'un point de vue perso en fait vous pouvez mettre en œuvre chez vous sur votre ordinateur des algorithmes quasiment aussi compliqués qu'il soit euh et aussi puissant qu'il soit et en gros sans enfin et vraiment sans exagérer je pense que un individu un peu motivé peut créer à lui tout seul une campagne massive de de Deep fake voir d'ailleurs enfin peut-être pour prendre un exemple concret pour le coup je pense que un des risques par exemple c'est sur tout ce qui est scam téléphonique enfin téléphonique mail et cetera en fait le problème Ctait technologie c'est que du coup aujourd'hui n'importe qui peut faire des campagnes de mail téléphone massives pour faire de l'arnaque à l'échelle bon là ce qui est loin de mes sujet défense mais mais pour dire que on n pas sur une on est sur une technologie où on n pas un un comme pour le nucléaire des combustibles ou des éléments sur lesquels on est capable d'avoir une maîtrise à Mont sur cette prolifération donc ça alors je enc une fois je suis pas un théoricien ou un technicien du domaine mais je pense que c'est une dimension qui est assez clé qui fait que dans tous les cas on aura du mal à maîtriser ces objets informatiques et donc à la fin euh si réglementation si examen de quelque chose il y a je crois que ça s'applique forcément à la partie usage et objet c'est un peu ce que a fait lesct dans le domaine civil je crois que c'est essentiellement orienté sur l'usage parce qu'en fait l'amont est très difficilement maîtrisable donc du coup si je reviens dans mon rôle du point de vue ministère je pense qu'il faut pas négliger un truc aussi c'est qu'il y a quand même un corpus règlementaire et documentaire qui réglementaire qui s'applique pour ministère qui est pas complètement anodin la lcéité des armes par exemple estce qu'on a eu la discussion en l'currence sur le sujet est-ce que lia remet en cause les examens de licéité des armes je à titre personnel je pense pas par contre ce que ça remet en cause ce qu'il a un vrai point c'est le la catégorie des preuves qu'on est censé amener c'est que pour le coup un système qui a de Lia à l'intérieur dans le cadre de son examen de lycéité il y a un certain nombre de preuves techniques et de choses que là pour le coup moi je suis d'une part sur laquelle on doit être en réflexion de quelle est la nature de ces objets pour que l'examen puisse être fait et techniquement en fait ça nous impose pas mal de choses pour être capable de le faire par contre mon opinion en tout cas à ce stade et des échanges que j'ai et encore une fois au niveau qui m'appartient j'ai l'impression qu'on est quand même capable de faire énormément de choses à partir des corpus dont on dispose déjà ensuite euh sur sur le il faut pas négliger non plus je pense la question du commandement c'est-à-dire que en fait parfois il y a enfin je peut-être que c'est c'est illusoire de ma part de le penser comme ça mais parfois il y a il y a commême une impression une petite musique qui est que lia pourrait nous échapper en fait et aujourd'hui en tout cas moi ce que je peux dire c'est que les technologies sur lesquelles nous on travaille et là pour le coup c'est un avis technique je parce que je enfin une réponse d'ingénieur je n'ai pas l'impression qu'aujourd'hui on a des technologies qui soient à disposition sur lesquelles la techno nous échappe au sens on a des ingénieurs qui produisent un truc et ils savent très exactement ce que le système fait ou ne fait pas et donc en gros on est capable de dire aujourd'hui ce truc en fait si vous lui demandez de faire n'importe quoi il fera n'importe quoi en fait ça c'est des choses qu'on sait expliciter dès aujourd'hui et donc derrière c'est pour ça qu'on renvoie énormément la question du commandement c'est qu'en fait je pense que il faut bien se mettre dans l'idée à mon avis que le commandement est responsable et en fait justement doit se mettre en situation de responsabilité c'est que aujourd'hui alors pareil pour essayer de prendre un exemple sur un on a parlé d'autonomie tout à l'heure avec la question des drones on peut penser aux munition téléreopéré et donc je pense que un cas en tout cas que moi j'ai en tête c'est sur un terrain entièrement embrouillé vous avez un drone de reconnaissance une mission téléreopérée que qui partte sur le terrain que vous voulez faire so enfin voulez faire feu vous envoyez un drone mission téléopéré en fait il y a une décision qui peut se poser de plusieurs manières le commandement peut dire on peut dire en fait il faut que au moment du feu le commandement valide de la décision de faire feu c'est une façon de voir les choses et c'est pour ça que je parle de la coconstruction c'est c'est pas à moi de décider ça c'est vraiment une question de commandement il y a une autre façon de faire qui est euh en amont de donner un ordre clair c'est de fixer à la machine les conditions dans lesquelles le feu est fait notamment dans un contexte complètement brouillé c'estd que si jamais vous avez pas la Radi commmande pour pouvoir piloter le drone au moment de la frappe en fait vous pourrez pas avoir cette boucle de rétroaction à la fin en disant oui en fait j'accepte de faire fait ou non donc forcément ça veut dire que en amont il y a une dimension de commandement qui est absolument clé et du coup une décision qui est absolument clé qui doit fixer le cadre d'emploi la façon de faire et la façon dont le système doit se comporter et du coup ça c'est quelque chose que moi en tant qu'agence je suis censé fournir au commandement c'est que c'est les moyens d'opérer effectivement le commandement et la responsabilité sur les systèmes qui mettront en œuvre et pour le coup ça ça c'est un impératif mais ça pour moi c'est pas dicté par une règlementation enfin c'est dicté par le fait que on a des chefs qui ont besoin de porter une responsabilité une responsabilité claire et du coup si jamais on ne met pas ces moyens pour eux de l'exercer les systèmes ne sont pas utilisés et moi j'aurais raté ma mission à la fin merci la parole j'ai j'ai pas répondu sur l'Europe ex Je vous je vous en prie alleci excusez-moi j'aiis oublié sur l'Europe donc je l'Europe de la défense c'est pas un sujet sur lequel on est enfin je suis consulté à ce stade puis j'en suis assez loin en revanche j'ai une opinion sur la dimension européenne parce que je parlais tout à l'URE de la de la de l'écosystème intelligence artificielle et aujourd'hui les enfin les entreprises du domaine elles sont quand on a de la chance française parfois européenne voire internationale et donc moi ce que je pense je prends en fait comme un en tout cas une bonne idée en tout cas une nécessité c'est le fait que par définition l'a de défense au moins dans sa dimension industrielle devra avoir une dimension européenne c'est que demain même d'un point de vue enfin si on parle très simplement d'un point de vue euh finance souveraineté et finance pour ce qui nous concerne au premier chef et ce qui vous concerne aussi au premier chef en fait avoir des acteurs qui sont purement franco-français de Lia ça veut dire que derrière en fait si le ministère desésormis doit des armé doit porter à lui tout seul le business de l'a de défense ça passe pas à l'échelle et donc forcément on doit avoir des acteurs qui sont capables de passer à l'échelle et donc on peut espérer au moins à l'échelle européenne et donc ça je pense que à minima l'échelon européen c'est l'échelon qui a du sens d'un point de vue d'un point de vue business et et donc forcément si c'est d'un point de vue business aussi d'un point de vue défense ensuite la nature des collaborations il y a un enjeu d'interopérabilité qui je pense est pas dimensionnant c'est alors il est pas dimensionnant pour l'IA au sens où c'est une contrainte c'est qu'effectivement on pe on peut pas ne pas être interopérable ça c'est certain donc de la même manière ça nous impose de prendre cette contrainte et c'est déjà le cas notamment sur les questions de données qui étaient mentionnées tout à l'heure euh donc ça ça se prend en compte par contre la façon dont ce sera fait tous les pays européens même à l'international d'ailleurs avancent sur l'A de défense à une certaine vitesse donc la bonne nouvelle c'est que ça c'est c'est en train d'être construit donc on n'est pas euh on n'est pas en retard mais oui il y a des questions qui se posent mais la dimension européenne évidemment et moi je pense surtout d'un point point de vue industriel a énormément de sens merci la parole est à Anne leenanf pour le groupe horizon et indépendant merci monsieur le Président Monsieur le Directeur je vous remercie pour votre présence parmi nous aujourd'hui vous savez l'intérêt que je porte au sujet de l'intelligence artificielle de défense particulier donct nous avons déjà eu l'occasion euh de discuter en septembre dernier à ma qualité de rapporteur du p144 lors de ses vœux aux armées le ministre des armées a annoncé la création d'un futur commissariat au numérique de défense plusieurs entités du Ministère en charge du numérique ont vocation à être regroupé au sein de ce futur commissariat on m'a par exemple indiqué que la bascule de l'agence de numérique de défense qui dépend actuellement de DGA vers ce futur commissariat était à l'ordre du jour je crois comprendre également euh qu'il devrait en être de même pour la dégénume pour la dirisie pour la miade donc la CRÉ de ce commissariat au numérique de défense a vocation à rationnaliser le millefeuille organisationnel du ministère des armées en matière de numérique et ce que je ne peux que saluer toutefois les conséquences de sa création pour la gouvernance de la politique ministérielle en matière de numérique et donc y compris en matière dit à défense suscite des interrogations de primeabord la création de ce commissariat semble complexifier davantage encore la gouvernance de la dite politique dont la clarification était une des recommandations que je portais dans mon rapport pour avis sur le programme p144 elle interroge surtout quant au degré d'autonomie dont disposera dorénavant lamade qui est pourtant directement rattaché au ministère au ministre des Armées et au rôle qu'elle sera amenée à jouer pour le pilotage de la politique ministérielle en matière d'intelligence artificielle de défense je souhaite dès lors vous poser deux questions premièrement quel sera le positionnement de la miade vis-à-vis de ce futur commissariat au numérique de défense et deuxièmement quelle conséquence la création de ce futur commissariat au numérique de défense aura-t-elle sur le rôle et les prérogatives de laamade en matière de gouvernance de la politique ministérielle d' de défense je vous remercie merci Monsieur le directeurement alors si ça peut vous rassurer je je suis quand même partie prenante et j'y passe en plus de mon Dieu enfin en plus d'essayer de faire fonctionner la miade je passe beaucoup de temps sur cette réforme pour faire en sorte que ce soit bénéfique pour ensemble du ministère c'est que les convictions que je porte en fait je les porte de la même manière pour le CND mais j'y reviens dans une seconde donc sur le positionnement de la miade on a fait un choix qui a été auquel j'adère parce qu'on m'a on m'a quand même demandé mon avis et je la réalité est que je j'avais le choix de me positionner autrement on a fait le choix de dire que la miade rejoindra à terme après sa montée en puissance c'estd que on essaie de pas ajouter parce que déjà que la mission qui m'appartient est compliqué si en plus on rajoute la réforme l'intégration et cetera effectivement on s'en sortira pas donc on a été assez pragmatique de ce point de vue-là donc moi je reste dans mon positionnement actuel donc à minima en horizon fin 2026 et date à partir de laquelle on regardera comment opérer une convergence le cas échéant euh cette rationalisation alors je je pense que c'est probablement un échange qu'il faudra avoir aussi avec les champ préfigurateur ou ultérieurement parce que je suis pas le enfin j'en suis partie prenante mais jeen je n'en suis pas le le porte-parole euh je pense que cette rationalisation en fait elle est assez clé et à vrai dire euh justement moi elle répond à pas mal de mes problématiques en tant qu'amiade justement et je crois on a parlé sur le fait que j'ai besoin que le numérique fonctionne dans ce ministère pour accomplir ma mission euh et donc avoir une entité en fait qui joue un rôle d'opérateur et qui sot capable de mettre à disposition de laamade les services numériques dont j'ai besoin c'est-à-dire que le le super calculateur l'hébergement les pil logiciel un truc qui ressemble vaguement à un Cloud un peu moderne plus toutes les pratiques autour de la sécurité du déploiement de la conception d'application et cetera en fait il y a énormément de choses qui aujourd'hui enfin si je les prends à mon compte en fait pour le enfin si je prends pr à mon compte c'estes problématiqu pour le faire au sein de l'agence c'est pas 300 personnes qui va me falloir c'est c'est beaucoup plus donc moi euh ce que je ce que je salue alors les en plus les les contours du du commissariat sont en train de se dessiner donc les enfin je veux dire il faudra aussi voir avec les les les les quand les décisions seront prises justement de la forme exacte que ça prend en tout cas moi ce que je salue c'est que on on va quand même vers une rationalisation au sens on met ensemble les acteurs qui vont de la politique en gros de quels sont les principes la stratégie et cetera jusqu'à l'exécution et en fait ce qui pose problème au quotidien en l'occurrence me concernant enfin dans les choses qui posent problème il y a le fait que aujourd'hui entre ceux qui disent ok voilà la stratégie ce qu'on essaie de faire moi qui en tant que client j'ai besoin d'avoir certain d'infra d'hébergement et cetera et ensuite l'exécution en fait c'est pas les mêmes acteurs et donc un des principes de ce commissariat c'est justement de rassembler tout ce mondelà pour ensuite le le mobiliser sur une mission et un effet à obtenir et je pense qu'il y a aussi dans la ce mouvement un effet un truc qui est très important et que en tout cas je porte mais je suis pas le seul en tout cas je je je porte une voix particulire dans ce domaine là c'est euh le résultats et les l'effet à obtenir je je m'explique il s'agit vraiment de faire en sorte qu'en fait le ministère soit efficient en matière numérique c'est c'est pas de créer de la comito on est en train justement de regarder comment tuer à peu près toutes les comitos qui existent aujourd'hui pour faire en sorte que ce soit plus efficace et surtout laisser travailler les gens et donc la même logique que je mentionnais tout à l'heure me concernant sur l'IA c'est pas le commissariat qui prend tout pour tout le monde mais c'est le commissariat qui un est capable de donner à l'ensemble des clients qu'on ont besoin les services dont ils ont besoin pour que eux puissent travailler et derrière avec un enjeu d'efficience pour faire en sorte que il y ait pas des centaines de commissions différentes qui fassent en gros du chronométrage pendant que certains essayent de travailler moi à ce stade je trouve que ça va dans la bonne direction donc enfin je je pense que vous avez des des un questionnement qui est tout à fait justifié et et qui mérite d'avoir une discussion dédiée en tout cas pour la partie qui me concerne à savaramiade moi j'en suis le premier bénéficiaire c'est qu' avoir cet opérateur si ça fonctionne et en tout cas on fait en sorte que ça fonctionne euh ça va faciliter grandement ma mission et ça va décupler mon efficience ma capacité ma célérité et ma capacité à déployer développer développer et déployer des produits et surtout me concentrer sur ma mission parce que aujourd'hui j'ai beaucoup de mes personnels en fait qui passent leur temps sur des sujets qui sont beaucoup plus numériques qu'il y a et qui du coup sont entre guillemets alors je veux pas dire que la ressource est gâchée mais je ce que j'aimerais c'est que les les experts que j'embouche pour faire de l'IA facee de l'a et bon aujourd'hui alors c'est là c'est un choix de ma part c'est que comme je me concentre parce que je pourrais dire bon bah tant que ça fonctionne pas je fais rien mon choix c'est que je veux qu'on développe des produits et qu'on les mette en production donc en fait je suis obligé de me coller toute la problématique de l'infrastructure d'hébergement jusqu'à la mise en PROE de l'application mais à terme ce que j'aimerais c'est pouvoir me concentrer sur la partie en tout cas à ce stade je fais les deux donc moi je je sais enfin moi je suis soutien et partie prenant de cette réforme enfin j'y passe cet après-midi encore toutes les semaines euh donc donc moi j'ai pas beaucoup d'inquiétude à ce sujet-là euh et ensuite sur le les rôles et les prérogatives il y a plusieurs choses qui je pense vont dans le bon sens aussi il y a un sujet autour de la donnée parce que du coup vous le savez dans mon périmètre moi j'ai l'a mais j'ai pas la donnée alors ce qui peut poser questions parfois euh l'idée aussi c'est qu'il y ait possiblement une rationnalisation autour de ça c'est que d'une façon ou d'une autre la donnée qui soit dans le commissariat du coup ça rapproche quand même les acteurs et ça donne à la mien une main particulière sur la question de la donnée qui est absolument clé en matière d'IA euh et ensuite sur mes prérogatives a a priori il y a pas de changement c'estàdire qu'aujourd'hui dans la la en dehors de l'appui entre guillemets dont je bénéficie en tant que directement rattaché au ministre en fait demain dans la Contin continu d'émission il n'est pas prévu de rupture ou de changement particulier sur ce qu'on va faire par contre plutôt en fait un recentrement c'està que quand ce que je viens de dire à savoir moi me concentrer sur ma mission il a éventuellement donner demain et moins numérique parce que aujourd'hui je suis un peu sur tous les fronts et donc en fait c'est pas tant c'est pas tant une remise en cause dans mon périmètre actuel que au contraire sa consécration et ma capacité à me concentrer dessus quasi exclusivement si on peut le dire comme ça merci la parole est à Édouard Benard pour le groupe Gauche démocrate et républicaine oui merci monsieur le Président Monsieur le Directeur merci pour votre présentation et vos réponses qui soulèvent de nombreux enjeux de souveraineté nationale européenne de défis géopolitique et éthique al étant l'un des derniers orateurs de groupe je vais tenter d'éladier mon propos sur le plan géopolitique tout d'abord il a est incontestablement un outil de puissance les États-Unis dominent avec des investissements de 200 milliards de dollars sur 10 ans tandis que la Chine prévoit 150 milliards d'ici 2030 on a déjà parlé de l'impact de de dipsic tout à l'heure les efforts européens restent modestes malgré un Fond Européen de défense doté de 8 milliards d'euros et des projets comme Ga x lancé en 2020 qui vise à sécuriser les données sensibles en Europe via une infrastructure de cloud souveraine la mutualisation des ressources est un élément de réponse à une réduction de la dépendance étrangère notamment pour les semi-conducteurs s'agissant du développement d'une stratégie européenne claire et ambitieuse pour assurer la souveraineté technologique et garantir la souveraineté des données dans un contexte géopolitique de plus en plus tendu je partage vos propos et le rôle de la France est évidemment crucial reste plusieurs questions le plan national pour l'intelligence artificielle était évoqué tout à l'heure al quels sont les résultats de sa première phase la deuxème phase qui vise à intégrer l'IA dans l'économie a-t-elle porté ses fruits comment la France peut-elle véritablement prétendre à une souveraineté technologique quand elle dépend très largement des semi-conducteurs asiatiques quelles mesures concrètes sont donc prévues pour remédier à cette dépendance et annoncé en 2022 le programme Artemisia confié à Thalès et et Athos n'a toujours pas démontré de de résultats concrets alors pourquoi ce retard est-ce le le signe de la difficulté structurelle à faire avancer les projets d'intelligence artificielle en France et enfin la France compte le nombre le plus élevé de laboratoir d'IA en Europe 81 nous avons beaucoup parlé de talent et d'enjeux de formation des décideurs de demain vous avez fait référence à un objectif de 10 % d'agences militarisées euh à cette fin alors où en sommes-nous de cette ambition de cet objectif je vous remercie merci bon alors je c'est une position un petit peu délicate qui est la mienne en tant que directeur d'agence mais alors sa que ça vous a pas échappé mais je plaide coupable pour une partie de du rapport vilani et je PLRE coupable aussi pour Artémisia mais revenons-y dans une seconde euh je pense que dans les Ch dans ce qui a été réussi notamment en 2018 il y a quand même une prise de conscience c'estàd que le je pense pas que en fait aprs je sais pas si c'est le rapport mais en tout cas il y a un moment il y a eu quelque chose qui s'est passé à ce moment-là qui fait que il y a plus eu un seul décideur public ou privé euh qui n'it pas compris que lia était un enjeu c'est que et je pense que c'était pas vrai parce que moi j'ai commencé ma carrière il y a pas très longtemps mais donc du coup c'était plutôt dans les années 2014 ça vous a ça vous a pas échappé euh mais du coup à cette époque- làà lia était pas du tout un sujet et d'ailleurs moi je me je me souviens quand je prospectais dans l'industrie après ma formation en matière d'IA euh souvent on me disait bon c'est pas vraiment un sujet donc je pense qu'il y a il y a eu quand même ce moment clé qui est indénniable et qui a vraiment été une réussite c'est que la la prise de conscience en déjà ça a été enfin je je pense que ça a été un exercice très réussi de ce point de vue-là ensuite il y a eu quand même beaucoup d'investissements c'est que entre eu notamment je pense à la partie recherche sur les instituts d'intelligence artificielle enfin il y a quand même eu une une mise en position de l'ensemble de l'État pour faire en sorte d'exécutter sur sur ce volet làà euh ensuite alors pour ce qui me concerne directement sur la partie défense effectivement il y avait un volet en 2018 euh auquel je je ne suis pas étranger et euh effectivement en fait ça a été il y a eu une première stratégie à épque qui avait été mise en œuvre avec des enfin avec quand même un certain nombre de réussite c'estàd que quand quand quand j'ai pris mes fonctions l'année dernière il y avait déjà à peu près 400 cas d'usage c'est que heureusement les armées ont pas attendu pour se saisir du sujet et en fait je pense que le en fait la question que vous posez enfin en tout cas la façon don je vous réponds sur ce sujet là c'est qu'est-ce qui a changé en fait depuis 2018 parce que dire on a refait en 2024 est-ce qu'on a refait la même chose non fort heureusement donc 2018 prise de conscience première stratégie remise en œuvre du ministère c'est quand même une grosse machine donc pour arriver à aligner les planètes ça prend aussi un petit peu de temps et en fait 2024 ce qui s'est passé c'est la nécessité de mettre en prod plus vite c'est qu'en gros là où on se plantait mais comme tout le monde c'est pas une c'est pas un jugement de dire ça c'était l'arrêt à la preuve de concept c'est que montrer que ok on est capable de faire quelque chose ça a un intért opérationnel mais ensuite comment je fais pour que sur le théâtre sur le terrain ce soit effectivement enfin la technologie et les outils soient effectivement accessibles et ça en fait c'est vraiment le enfin je dis pas que c'est la le le point quasi unique mais c'est vraiment le point d'or de cette stratégie de 2024 et du coup de la mise en œuvre et de la création de la made c'est l'exécution et et j'y reviens dans 2 minutes sur ce sur cette dimension là euh donc c'est l'exécution et c'est vraiment ça qui a changé et qu'on me demande de faire c'est vraiment transformer justement tout ce qui a été fait depuis 2018 et faire en sorte que ce soit mis en production et rendu effectivement disponible sur Artemisia donc je disais je je plaide coupable parce que c'est à peu près moi qui a conçu ce projet à une époque où c'était pas un sujet hein pour être honnête enfin moi j'ai commencé à créer ce truc c'était en 2015 c'était bien avant l'heure je pense qu'on a été on a eu tôt probablement on a eu raison un petit peu trop tôt et un petit peu en avance mais il faut aussi comprendre un truc c'est qu'en fait Artéis en fait à l'époque ça avait été construit parce que on voyait venir la question du alors cétait du à l'époque on parlait pas de Cloud mais en fait on voyait venir la question des infrastructure c'est qu'en fait aujourd'hui ce qu'on on discute en matière de calculateur par exemple et de d'infrastructure de calcul en fait on voyait bien qu'il y avait une questions qui éta des questions critiques autour de la donnée c'est que comment on stock de la donnée en masse comment on la traite en masse comment on met des des processeurs de calcul alors à l'époque c'était encore moins à la mode donc des GPU pour faire du calcul en matière d'IA et en fait ce programme Artemis avit vocation à répondre à cette question de dire on est dans le ministère des armées on pourra pas se mettre dans des infrastructures publiques donc à un moment donné il faut qu'on ait une capacité logicielle en fait à stocker des données à les traiter et ensuite à développer des applications d'IA dessus euh on aon on a eu raison un peu trop tôt c'est-à-dire que on l'a fait avant que les technos soi matures on l'AV fait avant que l'écosystème soit mature donc on est parti un petit peu avant l'heure donc je je suis pas donc du coup moi je l'ai repris en boomerang si je peux le dire comme ça parce que du coup quand j'ai pris mes fonctions effectivement j'ai retrouvé le programme que j'avais laissé quand j'avais quitté le ministère à l'époque mais par contre je serais pas aussi sévère sur le le résultat je pense qu'il y a des question qui se pose sur les montants consacrés sur la vitesse d'exécution et cetera mais il m'appartient pas de me prononcer là-dessus et je pense que vous avez votre propre avis sur la question par contre je pense que moi pour ce qui me concerne le résultat final c'est pas acheter enfin je pense qu'il y a il y a quand même un certain nombre de de sujets sur lesquels on pourrait se poser la question mais là il y a un vrai travail qui a été fait et aujourd'hui en fait c'est typiquement ça parce que je du coup je détaille un petit peu ce que j'ai mentionné sur le chatbot ministériel honnêtement en 2024 on peut pas se féliciter d'avoir déployer un chatbot je c'est ce que tout le monde fait mais en fait c'est parce que ilut ce qu'il faut voir c'est l'effort qui est derrière c'est qu'en fait ce qu'on a fait c'est pas tant le chatbot qui a été enfin le réutilisation de modèles qui ont été fait une spécialisation en qui a un vrai travail technique derrière mais entre guillemets il y a beaucoup de gens qui le font en tout cas on peut pas s'en féliciter par contre ce dont on peut se féliciter à mon avis c'est l'alignement de toutes les planètes et de toutes les directions en fait pour faire en sorte de faire atterrir cet objet c'est-à-dire acheter les machines les poser les faire héberger les refroidir euh amener l'électricité parce que c'est pas un détail vu les machines dont on parl euh déployer dessus des petits logiciels qui soient homologués qui nous permettent de maîtriser les données qui nous permettent de maîtriser les traitements euh faire en sorte queon ait une direction du ministère donc là en l'occurrence c'était le le SGA plus le le ma qui avait avait travailler à un modèle qui avait déjà conçu une plateforme la déployer sur cette pile et ensuite la rendre disponible sur l'ensemble du ministère c'est qu'aujourd'hui vous êtes sur le portail Intradef vous pouvez accéder au chatbot ministériel en fait tout ça c'est un exercice dont le le enfin qui est pas si évident que ça dans ce ministère et je c'est là où je pour ça que j'ai disais l'exécution j'y reviens en fait en matière de stratégie et c'est aussi un des différention depuis 2024 en fait la question que moi je enfin ce qui m'occupe au quotidien c'est l'exécution c'est qu'en fait je veux pas dire que je me fous de la stratégie parce que évidemment qu'il sair dans quelle direction on va mais ce qui pêche euh en fait essentiellement dans dans dans dans dans la c'est la mise en œuvre c'est que c'est au quotidien et puis je je je peux le dire assez sobrement mais je pense que une des valeurs roueté que j'apporte c'est bon à la fois avec avec la tête que j'ai enfin je dire il y a pas grand monde qui se doute que je suis chef quand on me connaît pas et donc du coup en fait notamment en étant à Bru en fait je vais voir les gens je vais voir les techniciens en fait je parle autant aux délégués au cheféeur des armées que je parle aux techniciens qui sont en train de faire le boulot dans les bureaux euh et en fait euh la la question qui se pose souvent c'est pas une volonté une stratégie c'est concrètement comment on fait en sorte pour que tous les acteurs qui ont besoin de faire ce soit outillé et les moyens et le mandat et la volonté et en fait justement encore une fois c'est un des intérêts d'avoir une agence qui soit au niveau où elle est ça fait que je suis capable d'aligner les planètes des grands chefs décideurs qui sont enfin avec lesquels on est très largement aligné sur la façon de faire et ensuite faire descendre dans les différentes strates dans l'exécution c'est-à-dire que quand on a dit qu'on voulait des machines qui soi posées avec une pile logique logiciel dans un mois en fait que ce soit fait et ça ça demande une énergie au quotidien qu'il ne faut pas négliger euh les labodillas en Europe je l'ai je l'ai dit donc c'est on fait un pe recherche alors je quand même le le le dire aussi on crée pas un nouveau truc c'est-à-dire que c'est une collaboration qu'on fait avec les existants donc le CEA l'iniaria le CNRS justement pour pas recréer des objets et faire en sorte que on ajoute à l'écosystème c'est que moi j'apporte on embauche des tésards des postdoc mais au profit de l'écosystème et en travaillant avec les autres et pas en créant un nouveau labo et ça c'est un point important à avoir en tête dans toute la démarche merci la parole est à Bernard schx pour le groupe UDR merci monsieur le Président Monsieur rondpierre au nom du groupe UDR permettez-moi d'abord de vous remercier pour votre participation aux travaux de notre commission l'intelligence artificielle est probablement le plus grand défi technologique du 21e siècle les progrès spectaculaires réalisés nous amènent à une conclusion déjà une conclusion les grandes puissances qui feront le monde de demain ne pourront se passer du modèle dia compétitif sécurisé et efficace quelques récents exemples sont édifiants comme le développement du modèle chinois dipsic aussi performant que la la dernière version de chap GPT mais dont l'entraînement nécessiterait un coûp de financier bien bien inférieur la Chine et les États-Unis prennent ce véritable tournant technophile qui fondera leur puissance de demain au groupe UDR nous sommes convaincus que la France France doit si ce n'est pas se maintenir du moins déjà entrer dans cette course technologique faute de quoi elle sera dépendante d'autres puissance incapable de défendre ses intérêts les plus vitaux c'est pourquoi nous accueillons avec bienveillance la stratégie ministérielle pour l'intelligence artificielle de défense nous soutiendrons les efforts budgétaires envisagés par la loi de programmation militaire de l'ordre de 2 milliards d'euros d'ici 2030 l'obtention d'un super calculateur pour l' militaire devient donc incontournable pour nos armées cependant ces sommes seront-elles suffisantes aux États-Unis les 200 milliards de dollars annuels dépensés par les gafem seront complétés par les 500 milliards prévus par le président des États-Unis pour les infrastructures dans l'IA par ailleurs on constate que de nombreux jeunes ingénieurs français se précipitent aux États-Unis faute de financement descend de leurs travaux dans l'exagon ma question est simple face à ce double phénomène de fuite des cerveaux et d'investissement comment votre agence pourra-t-elle se maintenir dans la course technologique ces réalités font-elles obstacle au projet du super calculateur le plus puissant d'Europe en lien avec le tandem HP orange je vous remercie merci Monsieur le Directeur alors sur le la question de la alors ça vous a pas échappé si vous regardez mon parcours j'étais chez Google deep mind juste avant de prendre mes fonctions et ce que je peux dire c'est que moi j'ai quand même vu un un un retour à la souveraineté de la part de pas mal de d'ingénieurs du domain c'est que effectivement le sur le phénomène que vous indiquez il est il est réel enfinon c'est c'est un état de fait par contre ce dont je on peut se féliciter ou en tout cas ce queon peut noter à minima c'est que il y a un un désir de retour à la enfin probablement d'ailleurs du fait un peu de la situation géopolitique mais il y a un désir de retour des ingénieurs du domaine et pas que des ingénieurs ENF en tout cas des experts du domaine vers euh alors leur pays d'origine au moins l'Europe et je pense que c'est ça qu'on peut observer notamment avec des acteurs comme Mistral en fait quand vous regardez qui va chez Mistral enfin il y a beaucoup de Français et d'étrangers qui étaient dans des boîtes de l tech beaucoup plus grosses et donc ce phénomène il est vraiment pas il est vraiment pas à négligé à mon avis et nous on en bénéficie assez directement avec une dimension supplémentaire c'estàdire que enfin moi j'ai les discussions avec ces gens-là que que je connais par par ailleurs euh on voit que dans la mission en fait la mission a un vrai sens c'est-à-dire que non seulement il il s'engage sur le le domaine mais le fait de dire pendant quelques années je suis capable de contribuer à une mission qui a un sens pour mon pays donc en l'occurrence la mission de défense ça a un vrai sens et ça a une vraie efficacité et moi j'ai été assez frappé parce que la question se posait après la les annonces qui ont été faites par le ministre et dans la durée du nombre de personnes qui nous contactent pour pour postuler chez nous et et d'ailleurs ce qui est assez aussi assez édifiant c'est que d'un point de vue recrutement pour être honnête on n' pas fait un gros effort de publicité c'est que on n pas démarché toutes les écoles très activement dans la région montagne ou ailleurs en fait on a déjà Desf on a des centaines de CV qui tombent quasiment sans avoir rien fait alors ça ne signifie pas qu'on n'a pas une en ce moment une manipe sur comment on fait un peu plus de publicité et cetera mais donc du coup il il y a un vrai phénomène qui je pense montre qu'on est en train de changer de dynamique de ce point de vue-là alors après il est évident que pour les raisons que vous évoquez évidemment qu'on va continuer d'avoir des flux sortant si on peut le dire comme ça euh mais pour autant je pense que ce qui est important c'est de voir que maintenant il existe un flux rentrant et d'où l'importance de ce que j'aiexpliquéis tout à l'heure sur cette capacité à orchestrer au sein de l'écosystème un flux de talent c'estàd que si on arrive enfin c'est c'est le but et j'ai eu des discussions avec pas mal d'industriels pas que de la défense d'ailleurs dans à ce sujet-là si on est capable d'avoir des gens qui se forment y compris chez nous ou chez les autres et qui circulent en fait enentre des acteurs avec des alors je veux pas dire des schémas préfléchés mais en gros quand on crée de bonnes relations en fait entre acteurs donc et encore une fois pas de défense et qu'on est capable de s'envoyer des profils c'est que quelqu'un qui veut évoluer qui vient à la miade et qui dit bon benah voilà maintenant je suis venu quelques années j'ai appris ce que je voulais apprendre j'ai envie de changer d'air je sais pas quoi en fait on peut faire deux choses on peut dire bah très bien merci beaucoup au revoir ou dire bah écoute si jamais tu cherches on connaît bien toutes ces entreprises là qui sont françaises européennes et elle elle cherche des talents et en fait c'est vraiment un truc qui intéresse en vous pour leur poser la question les industriels y compris les plus gros et ce du domaine c'est est-ce qu'on est capable en fait d'orchestrer ce fluit talent parce que c'est aussi une des raisons de la fuite des cerveaux c'est pas que une question d'argent c'est aussi une question d'absence d'opportunités ou en tout cas de d'opportunités pas forcément très CLA et évidente pour ceux qui travaillent dans dans cet écosystème euh donc je enfin bon la situation est- ce qu'elle est mais je je pense qu'on a quand même on jouit de d'une situation qui est quand même beaucoup plus positive qu'elle l'a été il y a quelques temps et y compris parce que la la France et l'Europe met en œuvre une stratégie autour de l'IA qui a un sens et qui commence à à porter ses fruits euh du coup d'un point de vue obstacle moi j'en vois pas vraiment en fait c'est que enfin j'en vois pas vraiment en fait je pense enfin je pense avoir les moyen de mettre en œuvre la mission que j'ai et donc notamment d'un point de vue recrutement attirer les talents c'est qu'aujourd'hui je me dis pas je paye pas assez je me dis pas j'ai pas une mission assez intéressante au contraire je pense qu'on est exactement dans le bon créneau et donc à ce stade pour moi j'ai aucun obstacle d'un point de vue talent ensuite alors je sais pas si sous entendu la question d'un point de vue hardware euh calcul et cetera là pour le coup on est sur une situation qui me dépasse très largement c'estd que là je je prends pour acquis la situation telle qu'elle est comme l'a dit le ministre vers le bon le il on a quasi monopole qui est Nvidia donc de toute façon les puces comme tout le monde on est obligé de les acheter chez eux par l'intermédiaèire de nos partenaires sur sur ce marché et ça oui je enfin je le regrette comme tout le monde mais à ce stade j'ai pas de enfin je sais ni dans mon mandat ni dans mes capacités ni faire quoi que ce soit et ceci dit je je vous rassure et je pense que vous le savez mais il y a quand même des discussions de beaucoup plus haut niveau que ce soit au niveau de l'Élysée de Mercy sur justement comment qu'est-ce qu'on fait cette situation et nous on est évidemment très intéressé et on a d'autres projets en interne pour le coup mais vraiment sur un plan plus exécution de comment on fait pour arriver à séparer les questions de logiciel et de hardware c'est qu'en gros si demain on a un acteur européen français qui voulait qui est capable de fournir une alternative il y a un enjeu êt capable d'utiliser ça c'est que demain au ministère des armées il est pas évident dans l'état actuel de l'écosystème logiciel notamment d'être capable de prendre un nouvel acteur de dire oui on va utiliser votre solution voir ce que ça donne et donc moi j'ai un enjeu de monter en compétence et de d'un point de vue logiciel je développerai pas parce que c'est pas c'est c'est c'est tech c'est technique et c'est en fait tout bref bon je délorai pas mais sur cette pile logiciel en fait on a un enjeu d' se rendre transparent et le jour o on arrive à avoir des acteurs alternatifs re capable de travailler avec eux et si on a pas ça on sera pas capable de le faire donc ça par contre c'est un enjeu que j'intègre dès aujourd'hui et sur lequel j'ai action des actions très concrètes à court terme merci alors mes chers collègues nous avons encore trois questions donc trois questions d'une minute et je commence par Caroline Colombier ah vous n'êtes pas d'accord donc je vous en prie merci monsieur le Président Monsieur le Directeur c'est bon c'est bon l'Union européenne continue d'encadrer strictement l'usage de l'intelligence artificielle dans les dans le domaine de la défense et notamment en interdisant des drones autonomes alimentés par l'IA capable de repérer et cibler des objectifs humains et matériels alors on dit pas que c'est c'est pas une critique hein c'est juste un constat et pendant ce temps les bigtech et les big States comme les États-Unis ou la Chine avance sans frein elles innovent expérimentent et repoussent les limites de l'IA de l'IA de défense pardon en voulant aller toujours plus loin et notamment en développant ses drones donc dans ce contexte ma question est la suivante comment la France peut-elle rattraper son retard et rester compétitive si les réglementations européennes imposent des limites qui brident l'innovation et ne risquons-nous pas de sacrifier notre souveraineté et notre capacité d'action face à des adversaires qui ne s'imposent pas les mêmes contraintes merci Monsieur le Directeur alors je je vais plaider une une je suis pas complètement sûr sur le Conseil l'Union européenne moi j'ai une compréhension mais du coup que je feraiis vérifier après cette séance pour moi le domaine de la défense relève de l'exclusion sur le droit européen pour le coup donc c'estent une exclusion en tout cas c'est ce que j'en ai compris donc pour moi sur les systèmes d'armes nous ne sommes pas sujets directement à cette réglementation là alors ce qui signifie pas que il y a pas d'autre chose mais du coup euh enfin je vais vérifier mais je je crois que du coup de ce point de vue là ça ne pose pas de problème sur le plan de défense parce que en revanche là où vous avez raison c'est que le ministère des armées pour autant a des usages qui ne sont pas purement militaires parfois donc c CIV enfin j'ai doné un exemple tout bête celui des Ressources Humaines j'ai l'exercice de l'IA dans le cadre des ressources humaines on fait la même chose que tout le monde donc ça il est pas clair que ça relève du domaine de l'exclusion militaire donc euh la la question effectivement par contre qui se pose c'est rattraper le retard et se et par rapport notamment à ce que font les autres et donc là encore une fois le la politique qu'on porte enfin que je porte c'est d'une part on d'un point de vue recherche développement on est obligé de s'intéresser à la question euh dans l'absolu alors pas hors de tout réglementation mais d'un point de vue réponse à ce que les adversaires feraient et donc toutes les questions d'autonomie euh de enfin d'autonomie plus ou moins complète en matière d' et cetera évidemment qu'on les prend en compte dès le début d la conception pour savoir qu'est-ce qu'on y ferait en face euh donc pour moi en fait la question qui se pose c'est c'est donc qu'est-ce qu'on y fait et demain là où je ne sais pas exactement enfin en tout cas il faudra en reparler dans quelques temps c'est la même chose que sur les drones autonomes euh concrètement qu'est-ce qu'on est capable de sortir là en 2025 je ne sais pas mais à ce stade on n' pas d'obstacle en tout cas de ce point de vue-là mais je je prends le point et je je je vais vérifier ce que merci pour cette réponse à la question de Catherine Rambert du coup donc nous avons encore trois questions je vais les prendre d'affilé parce que il nous reste 10 minutes et vous répondrez d'un bloc donc je commence par Catherine Hervieux pour une minute euh monsieur le Président Monsieur le Directeur merci pour votre exposé l'intelligence artificielle interroge évidemment l'éthique et le respect du droit international mais aussi les enjeux environnementaux et énergétiques l'a doit rester un objet opérationnel et la décision doit rester celui de la décision par des femmes et des hommes or au sein de l'armée israélienne les opérateurs humains n'examineraient que très brièvement les cibles suggérées avant d'ordonner les frappes première question donc quel regard de l'amiad sur l'utilisation de l'IA embarqué par Israël en terme de retour d'expérience deè question comment l'Amade prend en compte les impacts environnement de l'IA par rapport aux Data Center qui ont des besoins énergétiques énormes sans compter le coût du numérique en ressources notamment en eau et matériaux rares merci pour vos réponses merci la parole est à Giselle lelouis merci monsieur le Président euh Monsieur le Directeur l'élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis en janvier 2025 a rabivé les débats sur la dépendance de l'Europe vis-à-vis des États-Unis en matière de défense dans ce contexte la souveraineté de la France dans le développement de ses systèmes de défense notamment en matière d'intelligence artificielle revit une importance cruciale le rassemblement national a toujours plaidé pour une stratégie d'indépendance technologique et de maîtrise des outils stratégiques pour n pour notre pays par notre pays pardon l'agence ministérielle pour l'intelligence artificielle de défense que vous dirigez joue un rôle central dans cette ambition toutefois des questions subsistent quant à la capacité de la France de développer de manière autonome des technologies d'A de défense sans dépendre de puissance étrangère ainsi pourriez-vous détailler les mesures que l'amiad met en place pour assurer la souveraineté technologique de la France en matière d'IA de défense notamment en ce qui concerne le développement interne des technologies la protection contre les ingérances étrangères et la collaboration avec des partenaires européens partageant cette vision d'indépendance stratégique je vous remercie merci si la parole est à Yannick chenevard merci monsieur le Président Monsieur le Directeur on a beaucoup parler d'A pour faire de l'a faut de la data il faut beaucoup de Data et demain pour le cantique il va falloir faire tourner beaucoup d' et donc avoir beaucoup de Data en clair beaucoup d'énergie est-ce qu'on a aujourd'hui une réflexion sur besoins énergétiques pour faire tourner tout ça à terme dont on peut considérer qu'ils sont éminemment stratégiques je vous remercie merci oui vous avez non pardon je vous en prie Monsieur le Directeur vous pouvez répondre alors sur donc Israël alors je je commenterai pas l'actualité internationale par contre sur ce que vous évoquez effectivement il y a un enjeu donc on parle beaucoup de la boucle Oda observation orientation euh décision et action et en fait un des enjeux de l'ya c'est de raccourcir cette boucle c'est d'aller plus vite et donc la question que vous posez est légitime et elle se pose d'ailleurs Israël ou non c'est que si jamais on fait tendre le la durée de cette boucle vers zéro à un moment donné l'humain ne suit plus et vous avez absolument raison c'est une question qui se pose donc le en fait et là je reviens sur mon point de tout à l'heure c'est qu'il y a un enjeu de conception c'est que ça c'est pas une fatalité c'est qu'en fait à un moment donné il y a un choix de conception et de mise en œuvre qui est de pas laisser le temps à un opérateur de faire quelque chose et du coup de ne pas lui permettre d'exercer une responsabilité comme je l'aiindiquais tout à l'heure qui est un sens donc d'où l'importance de l'exercice qu'on fait à la miade qui est de la coconstruction et de la enfin de la coconstruction avec les forces parce que justement en fait cette boucle on a besoin de l'outiller et on a besoin de faire en sorte que les forces en fait et toujours dans tous les cas la capacité à prendre des décisions qui est un sens et du coup de pas se retrouver dans la situation que vous indiquez euh pour autant c'est un choix technique et technologique c'est que ça c'est pas une fatalité ça se conçoit mais par contre d'où la l'importance du la démarche qu'on a et euh d'où l'importance des de de mettre bien le commandement au centre de la responsabilité de l'outiller correctement donc ça c'est pas c'est une réalité mais c'est pas quelque chose qui m'inquiète au sens où c'est pas une fatalité c'est un choix et puisque c'est un choix il se il se décide et il se discute ensuite sur l'impact environnemental alors vous avez raison he c'est un alors heureusement ou malheureusement je ne sais pas on est à des échelles comme ça a été discuté depuis le début qui font que l'impact environnemental est pas exactement comparable à celui qu'on a aux États-Unis et ailleurs en tout cas pour ce qui concerne concerne le ministère des armées par contre on a évidemment nous ce qu'on prend en compte c'est un enjeu de frugalité à plusieurs titres parce que par exemple sur un théâtre d'opération l'énergie c'est pas exactement quelque chose de complètement abondant donc par définition en fait dans toute notre démarche on essaie faire on essaie de faire le mieux possible avec le moins possible et ça va évidemment avec considérations humaines finances mais ça va aussi avec des considérations énergétiques et environnementales c'est que le but c'est pas d'avoir une empreinte carbone pour la défense qui soit enfin qui explose complètement donc ça encore une fois c'est à mettre à l'épreuve de la pratique donc si euh si j'ai vocation à revenir devant vous on pourra parler des effets concrets et éventuellement documenter ça mais aujourd'hui si on fait juste l'empreinte sur tous les moyens de calcul qu'on a elle est assez faible et encore une fois on a une approche globale qui est celle de la frugalité dont on peut pas s'abstenir rien que d'un point de vue opérationnel mais par contre c'est une réalité effectivement là pour le coup c'est pas un enjeu du ministère des armées spécifiquement sur le numérique il a et l'impact environnemental c'est quelque chose qui pris en compte par l'ensemble de l'écosystème et qui pose les questions que que vous indiquez ensuite sur la question de la dépendance avec dans de la dépendance alors quelle mesure bah déjà en fait rien que créer cette agence et embaucher des gens c'est internaliser et ça fait que déjà on commence par être maître et être capable de faire donc il y a de je pense qu'il y a deux choses qui sont importantes d'une part c'est être capable de faire seul c'estàd que aujourd'hui on s'appuie sur des partenariat et sur des technologies qui sont sous maîtrise de d'acteurs privés étrangers et pas que aujourd'hui ça nous arrange parce qu'en fait moi ça me fait gagner du temps au quotidien c'est qu'on est capable de développer des produits plus vite mais tout l'intérêt de créer cette agence c'est justement et d'avoir des experts et des gens qui font et qui savent faire ça fait que demain si on commence à dégrafer les objets les uns la suite des autres parce que on ne veut plus dépendre de tel ou tel objet parce queon a un enjeu à se réapproprier un objet et à le rendre plus souverain en fait ça veut dire qu'on est mieux équipé pour faire ce travail et que du coup au sein de l'agence ben je pour prendre un exemple si jamais demain par exemple estce que c'est la règle euh les modèles sont accessibles en public en open source et cetera le jour où ça s'arrête le jour où Mistral n'est plus capable de faire par exemple je ne sais pas ça fait que nous on est capable de le faire nous-même s'il y a besoin c'est pas ma solution de court terme parce que en fait tant que c'est accessible j'en bénéficie mais avec cette montée en compétence ça veut dire que demain si besoin je serai capable de tout faire tout seul mais évidemment c'est un enjeu d'efficacité et d'efficience évidemment il y a une dernière dimension qui est celle de l'examen c'est que tout ce qu'on fait qu'prend de l'extérieur évidemment qu'on en audite la sécurité euh la le le le le la la sécurité la la comment dire l'alignement au sens ce qu'on a vu là par exemple sur dipsiic c'est quand vous posez des questions sur la Chine ça donne des réponses assez particulières donc ça c'est des choses que nous on audite en interne pour savoir très exactement ce qu'il y a à l'intérieur des objets qu'on utilise he c'est pas juste on prend et puis on av vis ensuite donc ça évidemment qu'on a un examen dont on ne peut pas peut pas s'abstenir donc de ce point de vue-là euh je pense que c'est quand même une justement un gage de monter en souveraineté de faire ce travail en interne et y compris sur les cas d'usage où il ne sort sortiront pas comme je le disais au début dissuasion en l'occurrence ça ne sortira pas de la maîtrise de la maîtrise étatique et derniers points sur le quantique effectivement là je je clame un tout petit poil l'incompét sur le quantique par contre ce que je le vois en revanche à moyen long terme c'est que c'est aussi l'intérêt d'avoir un pôle Recherche à palzo et parce que du coup en fait la la réponse à déjà qu'est-ce qui se passe en yant quantique je ne sais pas mais en fait personne ne sait et donc tout l'intérêt d'avoir un pôle Recherche en plus au sein de la miade c'est justement d'avoir des gens qui pensent aussi le temps long en plus de P c'est le temps cours avec les produits et qui sont capables d'animer des démarches de long terme sur bah qu'est-ce que ça signifie il y a pour le quantique qu'est-ce que ça signifie en matière de système qu'est-ce que ça signifie en matière d'énergie et pour vous répondre effectivement sur cette dimension particulière alors là c'est là que je plaide l'incompétence je sais pas d'un point de vue consommation énergétique ce que ça donne le quantique si ce n'est que l'intuition que j'en ai euh se retrouve à peu près dans la vôre par contre dans tous les cas la technologie d'aujourd'hui étant extrêmement consommatrice en matière d'énergie qu'on est du quantique ou non ça veut dire qu'il y a des choses qui vont coab et donc forcément que ce besoin va se va se poser et heureusement on a des infrastructures énergétiques en France qui sont quand même assez efficientes en plus sur le plateau de saclet il y a quand même quelques quelques entités localement qui font queon a une bonne desserte énergétique donc je pense pas que ce soit un problème à ce stade mais par contre vous avez raison ça fait partie de la réflexion aussi d'ensemble qu'on a au sein du ministère en gros li a de bout en bout c'est-à-dire de la métropole jusqu'au terrain sur un bateau parce qu'en fait la position la question se pose de la même manière et donc ces besoins énergétiques ont besoin d' penser et ça fait aussi partie de la démarche qu'on mène sur nos moyens de calcul sur notre besoins opérationnel sur comment on fait pour que tout ça à la fin ne déjà ne soit se trouve pas en défaut d'énergie mais surtout pour qu'on le pense parce que c'est pas des sujets sur lesquels on peut le faire à la dernière minute contrairement au numérique et àia plus particulièrement merci beaucoup monsieur le le directeur pour voilà vos réponses très riches petite réflexion pensez aux réservistes aussi pour euh au niveau RH ça pourrait être intéressant aussi de de jouer avec les réservistes et je pense que la la revue nationale stratégique à annoncé par le président leur dévux aux armées pourra aussi peut-être nous éclairer ou donner des impulsions sur les sujets que vous vous évoquez qui sont compliqués mais comme vous le dites on n' pas le choix alors en avant et vous pouvez compter sur le soutien des parlementaires je vous remercie

🔴 Audition du directeur de l’agence ministérielle pour l’intelligence artificielle de défense — Xavier Bertrand · Pourquijevote