Canicule : "L'État est bien organisé", assure la ministre de la Santé Stéphanie Rist|TF1 INFO
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Votre invité ce matin Stéphanie Rist ministre de la santé des familles de l'autonomie et des personnes handicapées. Bonjour Stéphanie Rist. Bonjour Adrien. Je On va possiblement vivre aujourd'hui la journée la plus chaude de la semaine. On va en parler en détail dans un instant mais votre parole est également très attendue ce matin au sujet des traitements anti-obésité. Je pense au Wikovi Wigovi ou Monjaro. Est-ce qu'ils vont bien être remboursés par la sécurité sociale ? Oui ou non ? Oui, j'annonce ce matin euh le remboursement de ces médicaments dans certaines indications notamment d'obésité sévère. C'est euh je suis assez fière parce queon est le premier pays de l'Union européenne qui euh accède au remboursement pour les patients qui en ont besoin euh de façon dans le droit
commun, de façon pérenne. De manière très pratique pour bien comprendre à partir de quand ce remboursement va-t-il entrer en vigueur ? Alors, les arrêtés sont en train de sortir. Mi-juin, le remboursement pourra être effectif. Vous dites dans certaines indications, est-ce que vous pouvez préciser qui aura droit à ce remboursement et combien de personnes ça va représenter ? Oui. Alors, on se base sur les recommandations de la haute autorité de santé pour établir un remboursement et puis des négociations qui se font entre le comité économique et les laboratoires et il était décidé de rembourser ces médicaments pour les personnes qui ont une obésité les plus sévères avec un indice de masse corporelle à plus de 35 et décomorbidité ou plus de 40. Ce qui veut dire c'est les personnes en fait
qui normalement sont susceptibles d'avoir une chirurgie, d'être opéré de cette obésité et donc ils pourront doréavant avoir des médicaments si le médecin évidemment juge qu'il faut les prescrire. Mais ça fait longtemps que ces patients-là demandaient ce remboursement. Qu'est-ce qui justifie que ça se fasse enfin maintenant ? Qu'est-ce qui a emporté la décision ? Alors c'est vrai que ça a été un peu long, plus d'un an. On est encore une fois le premier pays européen à euh avoir ce remboursement. Euh il s'agit de négociation, c'est des médicaments innovants qui étaient innovants donc plus cher. Donc il y a évidemment on prend en compte les recommandations médical la haute autorité de santé indépendante et puis ensuite c'est des négociations qui se font entre le comité
économique en charge pour l'État des négociations avec les laboratoires pharmacies. Quand on dit cherche explicite, on est euh à peu près autour de 300 € par mois qui jusqu'ici étaient payés de leur poche par les patients. Ça veut dire que ça va coûter combien aux finances publiques ? On multiplie ces 300 € par le nombre de patients concernés. Oui. Alors, on on sait on se base sur une population cible qui est environ d'un million de personnes. La cible, ça veut pas dire que tous auront le traitement parce que ça dépend toujours du cas individuel et des prescriptions du médecin. Et puis en rapport avec le prix, ça représente en année pleine, c'est-à-dire une fois qu'on aura la montée des prescriptions, à peu une centaine de millions d'euros. Donc on peut avoir jusqu'à 1 million de
personnes concernées par ces remboursements sur décision bien sûr du médecin. En tout cas, c'est la population cible oui qui ont permis de faire les négociations avec les laborateurs et remboursement à 65 %. Alors 65 % mais en fait tous ces quasiment tous ces patients sont pris en charge à 100 % parce qu'ils ont des comorbidités comme la tension, le diabète ou qu'ils sont pris parce que leur obésité est très très sévère déjà à 100 %. Donc pour la majorité, la très grande majorité, ça sera un remboursement à 100 %. Et est-ce qu'il y aura un prix fixe pour ces médicaments ? Parce qu'aujourd'hui le prix est variable selon l'endroit où on les achète. Le prix est variable selon la marque du médicament pour des raisons de de mise sur le marché à un moment différent. Et ça c'est vraiment des
négociations qui se font entre le comité et le et les laboratoires. Il y a également des cas où des personnes non obèses ont recours à ces médicaments notamment pour des raisons esthétiques. Est-ce que vous allez réellement pouvoir éviter ces abus ? Les recommandations de la Haute Autorité de santé, encore une fois qui est une autorité indépendante et qui fait des recommandations médicales sont assez claires. Il faut être en obésité pour euh avoir la prescription de ces traitements. Euh il y a quand même un contexte qui est très particulier, vous soulignez le coût. Alors, on comprend bien les intérêts en matière de santé publique, mais encore cette semaine, la Cour des comptes indique que la conjoncture dans laquelle on est aggrave le déficit de la sécurité sociale pour l'année en cours.
Encore 4 milliards. Puis on pourrait même dire davantage si on regarde 2027-2030 avec des nouvelles propositions qui reviennent sur la table, aller plus loin sur les franchises médical, le transport médical. Est-ce que vous vous considérez qu'il faut rouvrir ces dossiers, qu'il faut à nouveau durcir les règles pour préserver le budget de la SQ ? Merci de votre question. En fait, ce que ça veut dire, c'est qu'il faut que nous nous puissions soutenir les dépenses et notamment de l'innovation de ces traitements qui permettent un véritable changement pour ces personnes qui seront plus opérées et qui auront moins de risque donc de la prévention. Euh si on veut accéder et continuer à accéder à ces traitements, il va falloir au moins le débat de financement de la protection
sociale, au moins un gros débat euh dans ces mois qui arrivent pour savoir comment on finance notre protection sociale. Moi, j'avais pu le dire que euh j'étais plutôt favorable euh à augmenter euh ce qu'on appelle les franchises, les forfaits de responsabilité pour ceux qui peuvent les les payer puisque un tiers des Français ne payent pas les franchises déjà. Donc ce débat reste ouvert et devra se reposer naturellement à l'occasion des prochaines discussions budgétaires. La canicule, j'en parlais euh aujourd'hui, 17 départements sont ou vont être placés en alerte orange au cours de la journée. Des dizaines d'ailleurs sont en vigilance jaune euh jusqu'à 38 39° même attendu possiblement dans le sud-ouest euh notamment. Est-ce que vous êtes inquiète vous face à ce
qui s'annonce être la journée la plus chaude de la semaine possiblement ? Alors on est on est vigilant. Alors les les vagues de chaleur depuis la canicule de 2003, l'État est bien organisé que ce soit l'état d'ailleurs ou les établissements de santé ou médico-sociaux. Quand vous dites ça, c'est que vous refusez le procès en impréparation qui est fait par vos opposants politiques comme l'écologiste Marine Tandelier. En fait c'est il y a deux choses. Il y a qu'est-ce qu'on fait quand il y a une alerte vigilance comme ça s'est passé la semaine dernière ? L'État se met en ordre de marche, une organisation quotidienne avec l'ensemble des ministères pour adapter avec Météo France et santé publique France des mesures au jour le jour et en parallèle lancer les mesures de prévention et je
le redis ici la prévention c'est-à-dire boire de l'eau toute la journée, fermer les volets, faire moins d'activité physique, manger plus léger mais manger quand même, s'occuper des personnes fragiles, ça sauve des vies. Donc la prévention, elle est lancée en même temps. Et puis ensuite, il y a tout le sujet de l'anticipation de notre société à des phénomènes dont on sait qu'ils vont augmenter en nombre et ça ce sera l'objet d'une réunion cet après-midi à c'est en effet l'objet d'une réunion interministérielle avec le premier ministre qui va avec lequel nous allons travailler sur l'anticipation pour les semaines qui arrivent. Mais ça veut dire que aujourd'hui, vous considérez que tous les dispositifs, toutes les mesures sont déjà pris et qu'on est prêt, par
exemple, pour un été qui, en toute hypothèse, pourrait aussi être caniculaire ou qu'il va falloir prendre de nouvelles décisions, de nouvelles mesures pour s'adapter et se préparer au mieux. Il y a le temps court et le temps long. Sur le temps court, on connaît ce que c'est, on connaît l'effet sur les corps physiques, on les établissements, les professionnels santé soignants à l'éducation savent les mesures à apporter. Et puis ensuite, il y a la question du chronique, du temps long et tout ça, ce sont des mesures d'adaptation de notre société entière et là aussi évidemment sur les logements, sur le rafraîchissement des écoles et des cours et cetera. Est-ce que vous craignez une surmortalité euh liée à cet épisode exceptionnel ? Ce qui est sûr, c'est que la chaleur
retentit sur les corps et notamment sur les plus fragiles, ce qu'on des maladies cardiaques par les par exemple. L'année dernière, on a pu estimer à environ 6000 décès liés à aux vagues de de chaleur. Donc c'est pour ça que je le redis, l'importance de la prévention. On évite des décès parce que on met en place des mesures chacun individuellement qui permettent de prévenir ce retentissement. Et peu importe d'ailleurs pour vous quand vous êtes moqué notamment sur les réseaux sociaux parce que vous dites il faut fermer les volets des maisons, vous le redirez tant que nécessaire. C'est que c'est le rôle du gouvernement de votre rôle de votre point de vue de dire au français ce qu'il faut faire, comment son faites le test, faites le test autour de vous et demandez aux gens combien ils
ont bu hier dans leur journée. Est-ce qu'il boivent vraiment ? Tout le monde le sait qu'il faut boire. Est-ce que individuellement on boit vraiment autant qu'il faudrait ? Je crois pas. Mais on parle peut-être du gouvernement, pardonnez-moi Adrien, qu'il réadapte les horaires de bureau, qu'il prennent des mesures qui paraissent plus être de son ressort que de fermer les volets. Vous pouvez l'entendre aussi. l'un, je pense que l'un n'exclut pas l'autre et d'ailleurs dès l'alerte, le ministre du travail a donné des instructions, hein, des recommandations euh de vigilance sur les conditions de travail. La ministre des sports l'a fait euh de même dès vendredi, euh dès le le moment de l'alerte. L'un empêche pas l'autre. Euh mon rôle de ministre de la santé, il est
évidemment d'éviter des décès. Éviter des décès, c'est aussi en redisant aux gens d'être prudents. Malheureusement, on voit encore des gens faire des marathons, enfin des des courses à pied à 14h. Hier, j'en ai croisé. Juste de deux petites questions pour conclure Stéphanie Rist. Vous disiez en début de semaine, ce n'est pas une urgence sanitaire. Ce n'est toujours pas une urgence sanitaire ce matin. Il y a pas d'augmentation des appels au secours, des passages aux urgences. Alors tous les jours, on est en coordination avec les agences régionales de santé, les établissements évidemment pour suivre l'impact des chaleurs. Il y a une petite augmentation qui existe d'appel d'appel au SAMU, au SOS médecin ou au médecins généralistes pour des gens qui se sentent fatigués, pas bien à
cause de la chaleur. Un tout dernier mot, vraiment quelques secondes. Il se trouve qu'hier vous avez également présenté un projet de loi très important pour la protection de tous les enfants. On voit des drames tous les jours dans nos journaux. Les textes de loi s'accumulent. Est-ce que vous considérez que cette fois, ça y est, on a vraiment tous les outils pour faire face à tous les types de violences qui touchent les enfants ? Ce texte est un changement majeur. Les enfants protégés seront plus dans des cellules d'accueil familial plutôt que dans des foyers et d'autre part tous les enfants de notre pays seront plus en sécurité. Ce texte est vraiment important. Il apporte des mesures sur la sécurité de dans tous les secteurs, dans la santé, dans le périscolaire, dans
l'éducation. Partout les enfants seront plus en sécurité parce qu'on contrôlera les antécédents judiciaires de l'ensemble des personnes intervenant auprès d'eux. Merci beaucoup Stéphanie Iris. Merci Adrien. Je
Stéphanie Rist