Exposition Marie Annick Lepetit Maison du Patrimoine de Terrasson-Lavilledieu.
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« Depuis plus de 20 ans, elle consacre une grande partie de son activité à ces objets qui viennent couronner les toitures. »
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« Ces épis sont souvent accompagnés d'oiseaux, merles, pigeons, chouettes ou hirondelles, comme si ces oiseaux venaient naturellement se poser au sommet de nos maisons. »
- 3:37Invité politiqueFait
« La politique culturelle de la ville poursuit en effet un objectif : mettre en valeur notre patrimoine local, transmettre la connaissance de notre histoire et permettre à chacun de redécouvrir les richesses de notre territoire. »
- 5:15Invité politiqueFait
« Et tout d'abord, je voudrais remercier la mairie de Terrasson qui, il y a une quinzaine d'années, m'a fait faire des petits pots pour embellir la ville. »
- 5:58Invité politiqueFait
« J'ai 68 ans, vous voyez, j'ai pas été éternel pour les épis de faîtage. »
Temps de parole
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Mesdames, messieurs, chers amis, je suis particulièrement heureuse de vous accueillir ce soir à la Maison du Patrimoine pour le vernissage d'une nouvelle exposition. Une exposition consacrée au travail de Marie-Annick Le Petit, ici présente. Vous êtes venus en nombre et j'y vois un signe, un signe de travail entrepris depuis plusieurs années payant. Un signe que l'intérêt est grandissant pour la découverte de notre patrimoine local culturel. Un signe que l'identité et la richesse patrimoniale de notre territoire rassemble de plus en plus. Car l'exposition que nous que nous inaugurons ce soir nous parle plus précisément de cela. De patrimoine, de savoir-faire et de transmission.
Elle nous invite aussi à porter notre regard vers un élément discret de notre paysage architectural. Les épis de faîtage. Nous passons souvent devant les maisons de notre ville ancienne, nous admirons leurs façades, leurs toits de tuiles et d'ardoises, leurs silhouettes familières. Mais nous levons rarement les yeux jusqu'au sommet. Et pourtant, sur le point le plus élevé du toit, se trouve parfois un objet singulier, l'épi de faîtage. À l'origine, cet élément avait une fonction très simple. Il permettait de protéger la partie la plus fragile de la toiture au niveau de la jonction des tuiles. Mais très vite, cet objet utilitaire est devenu un élément décoratif.
Les artisans ont commencé à lui donner des formes variées, des motifs floraux, des flammes stylisées ou encore des animaux. Ces ornements étaient visibles de loin, ils signalaient la maison. Ils pouvaient aussi symboliser la prospérité de ses habitants ou selon certaines croyances, protéger le foyer. Dans nos régions du Sud-Ouest, ces épis de faîtage font pleinement partie du patrimoine vernaculaire. Ils ponctuent les toitures de nos bourgs et de nos fermes. Ils racontent aussi l'histoire des artisans qui les ont façonnés. Et c'est précisément cette tradition que Marie-Annick Le Petit fait vivre aujourd'hui.
Artisan céramiste installée à Uzerche en Corrèze, elle travaille la terre depuis de nombreuses années dans son atelier, La Poterie du Loup. Au fil de son parcours, son travail s'est progressivement orienté vers une forme très particulière de création, celle des épis de faîtage. Depuis plus de 20 ans, elle consacre une grande partie de son activité à ces objets qui viennent couronner les toitures. Ces pièces sont réalisées en grès, une terre cuite à très haute température. Ce matériau est particulièrement résistant aux intempéries et permet aux épis de rester durablement au sommet des toits. Elle nous disait d'ailleurs tout à l'heure jusqu'à 200 ans.
Mais ce qui fait la singularité de son travail, c'est avant tout le geste de l'artisan. Chaque épi est entièrement façonné à la main, tourné, modelé, sculpté puis émaillé avant la cuisson. Chaque pièce demande du temps, de la précision et un savoir-faire remarquable. Et surtout, chaque pièce est unique, comme vous avez pu le constater tout autour de l'exposition. Marianne Clémenzi s'inspire des formes traditionnelles que l'on peut encore observer sur certaines maisons anciennes du Limousin et du Sud-Ouest, mais elle ne se contente pas de le reproduire. Elle les réinterprète avec sensibilité et créativité.
Ces épis sont souvent accompagnés d'oiseaux, merles, pigeons, chouettes ou hirondelles, comme si ces oiseaux venaient naturellement se poser au sommet de nos maisons. Cette présence donne à ses œuvres une dimension à la fois poétique et vivante. À travers votre travail, vous faites vivre un savoir-faire ancien tout en lui donnant une expression contemporaine. Ici, c'est précisément ce dialogue entre création et patrimoine que nous souhaitons encourager ici à Terrasson. La politique culturelle de la ville poursuit en effet un objectif : mettre en valeur notre patrimoine local, transmettre la connaissance de notre histoire et permettre à chacun de redécouvrir les richesses de notre territoire.
Car la culture ne se limite pas aux grandes institutions ou aux grandes métropoles. Elle vit aussi dans nos villages, dans les gestes des artisans, dans ces éléments parfois modestes qui composent le paysage de notre quotidien. La Maison du Patrimoine est justement un lieu dédié à cette transmission. Un lieu où l'on découvre, où l'on apprend, où l'on redécouvre parfois ce que l'on croyait connaître. Accueillir cette cette exposition s'inscrit pleinement dans cette démarche. Elle nous rappelle que le patrimoine n'est pas seulement une affaire de monument. Elle fait aussi l'objet de gestes et de savoir-faire.
Je tiens donc à remercier très chaleureusement Marie-Annick Le Petit pour sa présence parmi nous et pour la confiance qu'elle accorde à la viticulture en présentant ici son travail. Je remercie également Jérôme Leimarie qui a permis l'organisation de cette exposition et le remercier aussi chaleureusement pour tout le travail et l'investissement accompli dans cette Maison du Patrimoine qu'il fait vivre avec brio. Je vous invite dès maintenant à prendre le temps de découvrir ces œuvres pour ceux qui ne l'ont pas encore fait, de profiter du savoir-faire de Marie-Annick et de ses commentaires tout en se rafraîchissant les uns les uns les autres.
Mais aussi à faire venir vos proches et vos connaissances pour découvrir ce pan de notre patrimoine et peut-être ensuite, lorsque vous vous promènerez dans nos rues, vous lèverez les yeux au ciel et découvrirez un davantage le territoire. Vous découvrirez alors que tout en haut des maisons se cachent parfois de petites œuvres d'art. Je vous souhaite une très belle visite et un excellent moment de partage. Je vous remercie. Et tout d'abord, je voudrais remercier la mairie de Terrasson qui, il y a une quinzaine d'années, m'a fait faire des petits pots pour embellir la ville. C'était pas rien. Deux fois deux années à deux années d'intervalle, donc des épis et ils sont presque tous en haut.
Donc il y a la mairie et un autre qui est en bas. J'ai une petite pensée pour aussi Suzanne Jensen qui est une autre céramiste qui était dans le centre et qui en a fait aussi pour Terrasson. Elle est pas là, mais bon, elle existe. J'ai je suis allée voir sur internet, elle est maintenant dans le Périgord, mais le problème c'est que que quand vous regardez les toits, il y en a qui sont pareils. Merci à monsieur le maire bien sûr d'avoir organisé cette exposition. Pour moi, c'est un plaisir. Comment vous ? J'ai jamais exposé mes épis de faîtage dans un endroit aussi prestigieux. J'ai 68 ans, vous voyez, j'ai pas été éternel pour les épis de faîtage. J'essaie de former la relève.
Et voilà, faire cette expo pour moi, c'est c'est vraiment c'est magique quoi. Merci vraiment, c'est un grand honneur. Incroyable. Il y a pas d'endroit où vous pouvez être mieux qu'ici. Ah merci, c'est vrai. Gérard, tu veux dire un petit ? Oui. Je crois que tout a été dit, voilà. Je voudrais vous dire un grand merci et c'est vraiment un plaisir d'accueillir Marie-Alice qui refait vivre ce patrimoine et cette culture. Et je pense que c'est assez important aujourd'hui de de relever tout ça. Et c'est vrai que si on regarde un petit peu tout autour sur les toitures de terrasson aujourd'hui, on peut regarder cette terre miniature et donc qui touche les les cieux, il faut juste lever le regard.
Donc merci beaucoup de perpétuer cette tradition et de continuer de venir exposer chez nous. Un grand merci. On baisse les yeux quand on est en en hauteur. Tout dépend où on est, c'est ça. On les voit très bien d'en haut. Ici, on les voit bien. Sur les campaniles de l'église, on les voit très très bien quoi. Merci pour tout. Tout a été dit. Voilà, voilà. Je vous remercie. Merci beaucoup. Merci beaucoup. On vous remercie.
Annick Lepetit