Bourdin Direct du 27 mai - 6h-7h
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 13 %Défensif 57 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:05OuverteRéponse directe
Concrètement, qui peut prétendre aux primes pour changer sa voiture ?
- 4:31OuverteRéponse directe
La règle des 100 km sera-t-elle assouplie ?
- 9:34OuverteRéponse directe
Est-ce que vous avez envie de changer de véhicule ?
- 10:02OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est la bonne solution d'augmenter cette amende ?
- 10:21OuverteRéponse directe
Faut-il interdire les notes inférieures à 10 pour les examens à l'université ?
- 12:53OuverteRéponse directe
Aucune note en dessous de 10 sur 20 à l'université. Qu'en pensez-vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:14InvitéFait
« La France, première nation productrice de véhicules propres en Europe. »
- 0:18InvitéChiffre
« C'est le souhait d'Emmanuel Macron qui a annoncé hier un plan de 8 milliards d'euros pour relancer le secteur automobile. »
- 0:24InvitéChiffre
« Renault prévoit de supprimer 5000 postes en France d'ici 2024, principalement par des départs à la retraite non remplacés. »
- 1:01InvitéChiffre
« Le chef de l'État a annoncé hier depuis l'usine Valeo dans le Pas-de-Calais un plan d'aide de 8 milliards d'euros, dont 3 pour renforcer l'aide à l'achat de voitures électriques et hybrides. »
- 1:10InvitéChiffre
« Ce bonus passe à 7000 euros pour les particuliers et 5000 euros pour les entreprises. »
- 1:23InvitéChiffre
« Il faut d'abord que votre revenu fiscal de référence ne dépasse pas 18 000 euros par part. »
- 1:59InvitéChiffre
« Le plan annoncé hier par Emmanuel Macron se divise donc en deux. 3 milliards d'investissements pour inciter les Français à changer de voiture. Reste donc 5 milliards. »
- 2:15InvitéChiffre
« Renault qui envisage de supprimer 5000 postes d'ici 4 ans. »
- 2:29PrésentateurFait
« Il y a une transformation nécessaire et que refuser la transformation maintenant, c'est courir le risque de la disparition de Renault demain. »
- 2:39PrésentateurChiffre
« Renault s'est engagé à développer, multiplier par 4 sa production de véhicules électriques en France. »
- 3:05InvitéFait
« Le Sénat a donné son feu vert à un amendement du gouvernement qui va permettre de moduler le dispositif de chômage partiel à compter de lundi prochain. »
- 5:55InvitéChiffre
« Le Grand Est est l'une des régions les plus touchées, avec plus de 5000 morts comptabilisées depuis le début de l'épidémie. »
- 5:58InvitéChiffre
« La France va multiplier dans les 15 jours à venir les liaisons aériennes et maritimes vers l'Algérie, le Maroc et la Tunisie. Objectif, rapatrier 15 000 ressortissants supplémentaires qui sont toujours bloqués en raison de la pandémie de Covid-19. »
- 7:27InvitéFait
« Le congé pour le deuil d'un enfant définitivement allongé à 15 jours. »
- 10:21PrésentateurFait
« Faut-il interdire les notes inférieures à 10 pour les examens à l'université compte tenu des circonstances dans lesquelles les étudiants ont travaillé ces derniers mois ? »
- 36:17PrésentateurChiffre
« 5 000 euros pour l'achat d'un véhicule électrique. »
- 36:28PrésentateurChiffre
« Ça fait 12 000 euros. Vous pouvez combiner prime à la casse et bonus électrique. »
- 36:39PrésentateurChiffre
« Il faudra déclarer un revenu fiscal de référence inférieur à 18 000 euros net pour une personne seule. »
- 36:51PrésentateurChiffre
« C'est 54 000 euros pour un couple avec deux enfants. »
- 39:13PrésentateurChiffre
« 400 000 véhicules en stock. »
- 49:47InvitéChiffre
« Il faut au moins 60% d'une population pour que ce soit efficace. »
- 49:54InvitéChiffre
« Dans la population française, il y a déjà 25% des gens qui n'ont pas de smartphone. »
- 50:00InvitéChiffre
« Sur les 75% qui restent, il y en a 20% qui ont un iPhone. »
- 50:46InvitéChiffre
« En un mois d'utilisation de cette application, elle a été téléchargée 6 millions de fois. »
- 50:50InvitéChiffre
« Sur une population de 24 millions, c'est assez correct. »
- 51:08InvitéChiffre
« En République tchèque, il y a 2% des gens qui ont téléchargé. »
Temps de parole
- Présentateur65 %
- Invité10 %
- Invité 26 %
- Invité 36 %
- Invité 46 %
- Auditeur4 %
- Auditeur 22 %
≈ 1,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous écoutez RMC.
Mercredi 27 mai, l'info sur RMC. Il est 6h juste, mais juste. 6h, c'est l'heure des infos avec Céline Kalman. Céline, bonjour.
Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. La France, première nation productrice de véhicules propres en Europe. C'est le souhait d'Emmanuel Macron qui a annoncé hier un plan de 8 milliards d'euros pour relancer le secteur automobile. Renault prévoit de supprimer 5000 postes en France d'ici 2024, principalement par des départs à la retraite non remplacés. Et puis le nombre de nouveaux cas de Covid-19 continue de baisser en France. Des indicateurs positifs, les Hauts-de-France et le Grand Est, la région Grand Est, toujours en rouge, devant la passée au vert le plus vite possible. Bienvenue à tous sur RMC. L'équation est simple.
Pour sauver la filière automobile, Emmanuel Macron appelle les Français à acheter des voitures pour mettre en place ce cercle vertueux. Le chef de l'État a annoncé hier depuis l'usine Valeo dans le Pas-de-Calais un plan d'aide de 8 milliards d'euros, dont 3 pour renforcer l'aide à l'achat de voitures électriques et hybrides. Concrètement, Romain Cluzel, qui peut prétendre à ces primes de l'État pour changer sa voiture ? La première aide, le bonus pour l'achat d'un véhicule électrique est disponible pour tous. Ce bonus passe à 7000 euros pour les particuliers et 5000 euros pour les entreprises. Les conditions d'accès à la deuxième aide, la prime à la conversion, sont elles assouplies.
Il faut d'abord que votre revenu fiscal de référence ne dépasse pas 18 000 euros par part. Pour un couple avec deux enfants, cela représente 54 000 euros de revenus. Il faut également mettre à la casse un ancien véhicule immatriculé avant 2006 pour les essences et avant 2011 pour les diesels. Si vous remplacez cet ancien véhicule par une voiture thermique plus propre, la prime est de 3000 euros et elle monte à 5000 euros pour un véhicule électrique.
En cumulant les deux aides, on peut donc avoir une réduction de 12 000 euros pour acheter une voiture électrique neuve, des aides pour inciter les Français à passer à l'électrique et pour déstocker les centaines de milliers de véhicules invendus pendant le confinement. Le plan annoncé hier par Emmanuel Macron se divise donc en deux. 3 milliards d'investissements pour inciter les Français à changer de voiture. Reste donc 5 milliards. Le fameux prêt garanti par l'État accordé à Renault. Pour l'instant, toujours pas de signature car le gouvernement réclame des garanties, notamment pour les salariés de Douai et Maubeuge ainsi que leurs sous-traitants.
Renault qui envisage de supprimer 5000 postes d'ici 4 ans. C'est ce que croit savoir le Figaro. Le constructeur annoncera après-demain un plan d'économie de 2 milliards d'euros. Hier soir, chez nos confins de BFM TV, Bruno Le Maire, le ministre de l'économie, a justifié ce plan de restructuration.
Je sais qu'il y a une transformation nécessaire et que refuser la transformation maintenant, c'est courir le risque de la disparition de Renault demain. Renault s'est engagé à développer, multiplier par 4 sa production de véhicules électriques en France. Il y a besoin de moins d'emplois. Le moteur thermique, il y a des tuyaux partout, il y a de la fonte, il y a beaucoup d'ouvriers qui travaillent sur un moteur thermique. Un moteur électrique, c'est du Lego. Et il y a peu de main d'oeuvre. Mais là où il faut une nouvelle fois dire la vérité aux Français, c'est que ce que nous recréerons comme emploi, c'est des emplois à forte valeur ajoutée.
C'est fait, le Sénat a donné son feu vert à un amendement du gouvernement qui va permettre de moduler le dispositif de chômage partiel à compter de lundi prochain. Le Sénat, qui a rejeté un amendement visant à permettre la reprise de la saison sportive. Deux sénateurs avaient demandé à autoriser les différentes ligues de sport professionnel qu'il souhaitait à redémarrer les compétitions sur Twitter. La ministre des Sports s'est félicitée que cet amendement n'ait pas été adopté. RMC 6h03, les indicateurs épidémiques toujours encourageants dans notre pays avec toujours moins de patients en réanimation et moins de cas Covid-19.
On sait désormais que les patients atteints d'une forme sévère de coronavirus développent des anticorps 15 jours après le début des signes. Une étude de l'Institut Pasteur et du CHU de Strasbourg démontre que ceux qui ont été plus légèrement touchés ont eux aussi développé ces anticorps. Olivier Schwartz est responsable de l'unité virus et immunité à l'Institut Pasteur.
Il est trop tôt pour pouvoir dire combien de temps peut durer cette immunité. Mais ce qu'on peut dire d'ores et déjà, c'est que la réponse anticorps et la quantité d'anticorps neutralisants présents semblent même augmenter. Les étapes suivantes vont consister à, d'une part, essayer de comprendre sur le plus long terme combien de temps peut durer cette réponse neutralisante et d'autre part, essayer d'établir des corrélations entre cette réponse neutralisante et une éventuelle protection des individus contre une nouvelle infection.
La règle des 100 km sera-t-elle assouplie ? Demain, les parcs et jardins vont-ils rouvrir dans les zones rouges ? Oui, de l'ouverture des bars et restaurants, un conseil de défense se réunit aujourd'hui et demain autour du président de la République et du Premier ministre. Les Hauts-de-France et le Grand Est sont toujours en rouge sur la carte du déconfinement. À Mulhouse, les habitants aimeraient enfin passer au vert. Caroline Philippe. Les passants sont de retour dans les rues de Mulhouse et les clients aussi dans la boutique de téléphonie gérée par Salim. Mais la couleur rouge de sa région ralentit la reprise économique, selon lui.
C'est un handicap monstrueux aujourd'hui, donc on est les pestiférés. Il faut redonner confiance aux gens pour revenir à Mulhouse.
Circulation du virus, taux d'occupation des lits de réanimation ou encore nombre de tests, tous les voyants sanitaires sont en effet au vert, explique Jean Rottener, président de la région Grand Est.
Il n'y a pas plus de danger à venir chez nous qu'aller aujourd'hui dans une zone verte. Il faut qu'on s'en sorte, il faut passer à une étape supplémentaire. Il faut que le moral soit conservé et ça passe là aussi par une reprise économique.
Un argument qu'entend Frédéric Biéry, mais pour le président du conseil départemental du Barin, il faudra inciter la population à rester vigilante.
On vous donne l'impression qu'il n'y a plus d'entrée dans les hôpitaux. Ce qui est faux, je crois à la nécessité d'ouvrir les territoires, mais je crois aussi à la nécessité d'imposer le masque dans les lieux publics à forte densité.
Le Grand Est est l'une des régions les plus touchées, avec plus de 5000 morts comptabilisées depuis le début de l'épidémie. La France va multiplier dans les 15 jours à venir les liaisons aériennes et maritimes vers l'Algérie, le Maroc et la Tunisie. Objectif, rapatrier 15 000 ressortissants supplémentaires qui sont toujours bloqués en raison de la pandémie de Covid-19. Il a très peu parlé depuis le début de la pandémie. Didier Deschamps accorde une longue interview aux Parisiens aujourd'hui en France. Le sélectionneur des Bleus aurait dû commencer en ce moment la préparation à l'euro, qui, je le rappelle, a été décalée d'un an.
Gladys Laffitte, dans cet entretien, Didier Deschamps dit évidemment comprendre l'arrêt de la saison. Oui, une décision sage et cohérente qu'il faut accepter, dit le sélectionneur de l'équipe de France. Pour lui, la reprise des championnats chez certains de nos voisins, comme en Allemagne et bientôt en Espagne et en Angleterre, répond avant tout à une logique économique. Didier Deschamps pointe des images incohérentes. En Allemagne, par exemple, des matchs joués à huis clos, avec des joueurs remplaçants installés en tribune, masqués à deux mètres les uns des autres, mais qui se taclent et vont au contact sur le terrain de manière normale.
Voilà un sélectionneur qui, à l'Euro 2021 en tête, bien sûr, inquiet de récupérer ses joueurs qui jouent à l'étranger fatigué. Le calendrier est trop chargé, selon lui. Mais il va s'adapter, c'est son maître mot, tout au long de cet entretien. La priorité est clairement sanitaire. Je ne veux surtout pas me plaindre, ce serait indécent, dit-il. Merci Gladys. C'est une première. Le réseau social Twitter décide de corriger certains tweets de Donald Trump par un lien renvoyant vers des articles factuels. Donald Trump qui est furieux. Dans l'actualité également, le congé pour le deuil d'un enfant définitivement allongé à 15 jours.
Les députés ont voté hier soir cette proposition de loi à l'unanimité.
La proposition de loi est adoptée à l'unanimité.
Un texte adopté à main levée, un vote, vous l'entendez, vous le voyez, ponctué par des applaudissements debout. La mesure avait été rejetée en janvier, ce qui avait provoqué l'indignation.
Oui, c'est rare. L'Assemblée nationale debout, unanimement debout, ça c'est rare.
Il y a même eu des larmes.
Oui, il y a même eu des larmes, oui, bien sûr, bien sûr. Bien, il est 6h08. Merci Céline. On vous retrouve tout à l'heure à 7h pour toutes ces informations. Et Gladys Laffitte vient de parler de l'intervention de Didier Deschamps, très sage. Une décision sage d'arrêter le championnat. Mais surtout, il donne un exemple que je trouve extrêmement frappant. Certains championnats veulent reprendre ou ont repris uniquement pour des raisons commerciales, pour des raisons d'argent. Et il prend l'exemple de l'Espagne et de l'Angleterre, deux grands pays de football qui sont en train de planifier la reprise de leur championnat.
Ils ont décidé parallèlement de ne pas reprendre les championnats féminins. Ben oui, c'est-à-dire qu'on fait jouer les hommes, mais on ne fait pas jouer les femmes. Pourquoi est-ce qu'on fait jouer les hommes et pas les femmes ? C'est simplement pour une question d'argent. Il est 6h08, vous êtes sur AMC. Merci d'être avec nous. Les cafés, bars, restaurants, on va continuer à se battre avec eux, à la fois pour une réouverture, parce qu'il faut absolument maintenant. Je ne sais pas, on va attendre demain les décisions du Premier ministre sur la deuxième phase de déconfinement. Mais il faut ouvrir les cafés, bars, restaurants. Dites-nous, je ne sais pas ce que vous en pensez, mais allez-y.
Et puis, leur combat contre les assureurs, nous allons continuer. Nous allons continuer à les accompagner, évidemment. Il est 6h09, vous êtes sur AMC. Allez-y d'ailleurs, si vous voulez témoigner. N'hésitez pas sur la deuxième phase de déconfinement. Est-ce qu'il faut maintenant accélérer les ouvertures, ici ou là ? Allez-y, vous intervenez. Où est-ce qu'il faut encore être très prudent ? 3216, rmc.fr, 3216, notre lien. Est-ce que vous avez envie de changer de véhicule ? Voilà un autre débat. Est-ce que vous en avez les moyens ? Nous allons tout savoir dans un instant sur les batteries. Et puis, Mathieu Rouault. Oui, Jean-Jacques Bourdin. Les masques. Les masques.
Les masques qu'on retrouve par terre et même au fond de la Méditerranée. On voyait ça avec Charlemagne hier. Avec Charlemagne hier, oui.
On va y revenir avec Marie Dupin ce matin. Parce que, notamment, dans cette proposition d'un député, augmenter l'amende jusqu'à 300 euros. Aujourd'hui, c'est 68 euros si vous jetez un déchet par terre.
Oui ou non, est-ce que c'est la bonne solution d'augmenter cette amende ? Énormément de réactions. Tiens, je vous lis celle de Pierre, qui nous dit « Moi, je suis à Dubaï. Ici, rien n'est jeté au sol. Pourquoi ? Parce que c'est une énorme amende et que c'est assez dissuasif. Bien, les notes, maintenant. Les notes à l'université. Faut-il interdire les notes inférieures à 10 pour les examens à l'université compte tenu des circonstances dans lesquelles les étudiants ont travaillé ces derniers mois ? Donc, aucune note en dessous de 10. Quel que soit le travail, la copie rendue, enfin, bon, plusieurs facultés ont déjà mis en place cette règle, et notamment à la Sorbonne.
Et des enseignants-chercheurs ont saisi, n'étaient pas contents, ont saisi en référé le tribunal administratif de Paris, qui leur a donné tort. Le recteur de Paris, mécontent, a saisi à son tour le tribunal. Vendredi, il a interdit tous les examens depuis lundi pour empêcher la mise en application du 10 sur 20 minimum. La procédure est en cours. Un jugement devrait être rendu la semaine prochaine. Pour certains étudiants, cette interdiction serait un soulagement, car les conditions dans lesquelles ils ont travaillé ces derniers mois n'ont pas été satisfaisantes. Mais pour de très nombreux professeurs, ne pas noter en dessous de 10, c'est la négation du travail et la négation de l'effort.
Le reportage de Nicolas Trenot et Mahou Becker-Granier.
Le confinement a rendu difficile la deuxième année de philosophie de Simon. L'étudiant de 21 ans n'a pas réussi à travailler et ne pense pas obtenir la moyenne. J'ai perdu mon travail pendant l'épidémie, donc il n'y a qu'à essayer de trouver de l'argent pour continuer à payer mon loyer, pour continuer à me nourrir. Je n'ai pas réussi à rendre tous les DM. Donc c'est évident qu'aujourd'hui, c'est une solution qui aide beaucoup d'étudiants, dont moi le premier. Simon soutient les professeurs et les syndicats étudiants qui ont voté l'interdiction de noter en dessous de 10, l'UNEF notamment. Majdi Shah Arana en est le vice-président.
On veut permettre à ce qu'un maximum d'étudiants puissent réussir cette année malgré la situation. Donc on vit quand même une situation exceptionnelle. Et donc nous, on veut des mesures exceptionnelles. Pour nous, la valeur du diplôme, c'est le contenu de la formation et pas l'évaluation. Mais face à lui et notamment, le recteur de Paris et une dizaine de professeurs menés par François-Guy Trébul ont saisi le tribunal administratif. Le directeur de l'école de droit de la Sorbonne ne veut pas offrir le second semestre aux étudiants.
Donner la moyenne à tout le monde, c'est en réalité refuser
de permettre qu'une évaluation digne de ce nom puisse avoir lieu. Et ça, c'est quelque chose qui nous, nous paraît d'une absolue gravité qui je crois ne s'est à peu près jamais passée. Sans la possibilité de l'échec, quel est le sens de la réussite ? Encore une fois, ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas tenir compte de situations d'inégalités numériques et des situations dans lesquelles il y a des étudiants qui peuvent avoir des difficultés de connexion. Il ne faut pas du tout le nier. Les étudiants les plus en difficulté devront attendre le jugement du tribunal administratif la semaine prochaine pour savoir si leur année est validée.
Aucune note en dessous de 10 sur 20 à l'université. Qu'en pensez-vous ? Qu'en pensez-vous ? Est-ce la négation du savoir ? Des études ? A quoi ça sert de faire des études si de toute manière on sait qu'on aura son diplôme à la fin de l'année ? Je ne sais pas. Allez-y. Vous nous dites, vous nous dites, même compte tenu des circonstances, chacun va exprimer son avis. Tiens, Thibaut. Et là, Thibaut est à Bourg-en-Bresse. On dit Bourg-en-Bresse. Bonjour Thibaut. Bonjour Jean-Jacques. Alors, qu'en pensez-vous ? Vous êtes enseignant à quel niveau ? Au collège. Au collège ? Bon. Au collège, vous n'avez pas... Sixième, cinquième, quatrième, troisième ? Vous n'avez pas repris ?
Ah si, c'est Jaune-Vert. Qui retourne tout à l'heure. Ah, d'accord. Vos sixièmes et cinquièmes. Toujours pas de quatrièmes ni de troisièmes. Oui, mais ça va arriver. Oui, ça va arriver, oui, je pense. Ça va arriver, on attend demain soir. J'ai écouté le ministre hier. Il n'y a pas trop de... Oui, oui. Allez-y, Thibaut. Qu'en pensez-vous de ce 10 sur 20 ? Aucune note en dessous de 10 à l'université ? Moi, je suis plutôt contre au départ, notamment, comme je disais à votre standardiste, c'est-à-dire que, par exemple, c'est en année de licence. La licence est en trois ans. Donc, à la limite, en première année, par exemple, c'est trop compliqué d'organiser des examens.
De toute manière, si l'étudiant passe en deuxième année, c'est moins dommageable. À la limite, de toute manière, en deuxième année, il n'aura pas de niveau. S'il n'a pas de niveau, il devra redoubler sa deuxième année. Donc, à la limite, là, ça peut encore s'expliquer. Mais de brader un diplôme en fin de troisième année pour le diplôme de licence, ça, non. Je ne suis pas d'accord. Oui, mais je vous rejoins assez, Thibaut, dans cette analyse. Une première année, bon, les circonstances sont exceptionnelles. Mais ensuite, moi, je trouve que c'est quand même... Enfin, je ne sais pas, moi, ça dévalorise le diplôme, non ? Oui, surtout que moi, j'étais à Lyon en mathématiques.
Et je peux vous dire que le niveau est costaud. Et bon, voilà, j'ai passé le concours d'enseignants, évidemment, qui n'est pas évident à avoir. Mais oui. Et c'est vrai que, bon, après, on leur donne leur licence. Mais si on leur donne leur licence, en fait, c'est ça. La licence, ça ne donne pas de travail. Après, il y a un concours à passer ou autre chose. Mais a priori, une licence générale ne donne pas de travail après. Mais bon, la brader, c'est quand même un problème. Merci, Thibault. Je sais que vous nous écoutez le matin à partir de 4h30 avec Mathieu Roux. C'est ça, Thibault ? Oui, c'est grâce à Mathieu et à Anaïs que j'ai... C'est vrai ? Enfin, je vous connaissais. Oui.
J'écoute vos interviews avec attention. J'espère d'ailleurs que vous allez bientôt interviewer M. Blanquer. Mais on fasse la face. Oui. Merci, Thibault. Mais ça y est, ça y est. Ce n'est pas la même chose, le cachet derrière. Oh là là, ça n'a rien à voir. Mais Thibault, d'ailleurs, vous savez que j'ai insisté. Et assez lourdement sur leur venue, à tous. Et ça y est, ils reviennent tous. Ça y est. Non, mais d'ailleurs, M. Blanquer, je vais être un peu positif avec lui. Parce que c'est vrai que finalement, il a vraiment poussé à la reprise. Moi aussi, je suis assez volontariste. Donc, j'étais pour une reprise des élèves. Parce que, au bout d'un moment, l'enseignement à distance s'épuie.
C'est ce qu'il a dit hier, d'ailleurs. Bien sûr. Mais bien sûr. Et puis, ça crée des inégalités, l'enseignement à distance. Qu'on le veuille ou pas. Plus qu'en classe. Mais évidemment, plus qu'en classe. Mais évidemment. Mais évidemment. Ceux qui défendaient la fermeture des écoles, des collèges, des lycées jusqu'en septembre. C'était une bêtise. Franchement. Franchement. Ils se sont ravisés un petit peu avec l'évolution de l'épidémie aussi. Oui, bien sûr. Non, mais il faut dire qu'il y a eu une évolution de l'épidémie qu'on ne connaissait pas. Et une dernière chose quand même. La contrainte sanitaire va rester, c'est ce qu'il a dit hier, M. Blanquer. Elle va rester fixe.
Parce qu'ils n'ont pas fait un rapport de 60 tâches pour deux semaines. Donc, bon, on est quand même limité au niveau espace. Mais on va essayer de faire pour le mieux pour accueillir le maximum d'élèves. Mais il y a la contrainte sanitaire aussi. Je suis sûr. Vous êtes volontariste. Vous allez y arriver, Thibaut. Merci. Il est 6h16. Comment font les autres universités de France quand un vinaire et ses notes ?
Tout se fait à distance depuis le début de la semaine à l'université de Jean-Jaurès de Toulouse.
Et les enseignants sont invités à faire preuve de bienveillance. C'est-à-dire que si l'étudiant a moins de 10 au second semestre, alors les profs doivent regarder sa note au premier semestre pour ne pas le pénaliser. Et ils gardent la meilleure des deux notes. Tout se fait à distance aussi à l'université de Toulon. Et il y aura une session de remplacement pour ceux que l'on appelle les déconnectés. C'est-à-dire ceux qui n'ont pas d'ordinateur ou pas de connexion. Ceux qui doivent travailler aussi. Eux, ils passeront des examens à la fin de l'été. Des exceptions aussi à l'université de Lorraine à Metz.
Ceux qui ne peuvent pas composer à distance doivent rendre des devoirs ou passer un oral par téléphone. Il est 6h17. Un peu de pub. Et ensuite, nous serons tous sur les batteries électriques. Tout de suite. Les batteries électriques. Enfin, les batteries pour les véhicules à moteur électrique.
Et donc, je vous le disais, ces masques jetés par terre qui vous font réagir, qui vous font témoigner aussi.
Christophe qui nous dit, je rentre de course dimanche dernier jusqu'à ma boulangerie. Je me garde sur mon parking et un de mes clients jette son masque par terre devant mes yeux. Autant vous dire que le temps est monté. Un autre client a dû intervenir. Sinon, ça se serait mal passé. On est à la campagne. Il n'y a pas que dans les villes que les gens sont idiots, nous dit Christophe. Nadine habite aussi à la campagne. Nous dit qu'elle a eu une chance de trouver en guise de guirlande, trois masques accrochés sciemment à une souche de vigne. Jean-Pierre nous écoute de Chine et nous dit et dire qu'on a cru à un nouveau monde. Les paroles s'envolent, les actes restent les mêmes.
L'incivilité reprend le dessus. Alors, cette amende de 300 euros. Nicolas et Mélanie qui travaillent en grande surface sont d'accord. Beaucoup trop de gens irrespectueux et qui jettent leur masque juste à côté du caddie. Lionel mettrait même 100 euros par année de dégradation de la nature, entre 3 et 400 ans. Donc, je vous laisse imaginer, 30 000 à 40 000 euros d'amende.
Et Robes, lui, dit carrément de donner des jours de travail d'intérêt général pour ramasser ses déchets. Une action forte et percutante, nous dit Robes. RMC, au trompe de Seine.
45 centimes la minute.
RMC, 6h, 9h.
Gourde indirecte. Les batteries des véhicules électriques. Cécile Goublet, bonjour.
Bonjour.
Vous êtes déléguée générale de l'Association nationale pour le développement de la mobilité électrique. Cécile Goubet, une batterie. Aujourd'hui, ça coûte combien, une batterie pour un véhicule électrique ?
En fait, la question, c'est plus quelle est la chaîne de valeur complète pour le véhicule électrique. Aujourd'hui, on sait qu'on a un écart de prix en moyenne entre le véhicule électrique et le véhicule thermique qui est d'environ 10 000 euros. Ce qu'il faut comprendre, c'est qu'il n'y a pas que la batterie. Oui, oui, mais moi, ce qui m'intéresse, ce sont les batteries.
Oui, Cécile Goubet. Ce qui m'intéresse, ce sont les batteries. D'abord, aujourd'hui, où sont fabriquées les batteries ?
Alors, en grande majorité, les batteries sont fabriquées à l'heure actuelle en Asie. Et c'est pour ça que ce qui a été validé par la Commission européenne fin 2019 de mettre en place un Airbus de la batterie, c'est extrêmement important parce que ce sont des investissements très lourds, de l'ordre d'un petit peu plus de 3 milliards d'euros. Et ça va permettre de réintégrer en Europe la chaîne de valeur de la production de la batterie. Parce que dans la batterie, concrètement, il y a les matières premières, les cellules et les modules, tout le système de batterie. Et après, tout ce qu'il faut en termes de recyclage, raffinage, etc.
Cécile Goubet, alors, les batteries. Je m'intéresse aux batteries. Une batterie, ça... Aujourd'hui, ça... Pendant longtemps, on a vu que les batteries prenaient beaucoup de place. Elles ont été minutiaries... Allez, réduites en taille, miniaturisées, Cécile Goubet.
Effectivement, il y a eu d'énormes progrès qui ont été faits ces dernières années, qui sont liées, en fait, tout simplement au progrès technologique. Aujourd'hui, on est majoritairement sur des technologies lithium-ion. À terme...
Lithium-ion, c'est-à-dire ? C'est-à-dire ? Expliquez tout, parce que Cécile Goubet... Mais non, mais non, mais moi, je veux tout savoir. Parce que l'auditeur ne sait pas. Il ne sait pas. Et on entend dire des quantités de choses. On entend dire des quantités de choses sur les batteries. Des quantités. On entend dire que la batterie n'est pas recyclable, que la batterie... Est-ce qu'elle est recyclable ?
La batterie que vous avez dans une voiture, ce n'est pas... Alors, aujourd'hui, les batteries sont recyclables à plus de 75%. Il y a les directives européennes qui vont revoir les choses de façon à pouvoir intégrer ces nouveaux niveaux de recyclage. Parce qu'aujourd'hui, les obligations réglementaires sont de l'ordre de 50%. Mais aujourd'hui, on est capable de recycler 75%. Et ce qui est intéressant aussi, c'est que dans le tissu industriel européen et français, il y a des entreprises qui sont extrêmement bonnes pour recycler les batteries. Et qui, du coup, permettent aussi, dans l'analyse de cycle...
Enfin, au niveau des émissions de CO2 de la production de la batterie, de réduire encore plus l'empreinte environnementale. Puisqu'en fait, on recycle les matières premières et on les réutilise pour faire des batteries.
Voilà. Donc, aujourd'hui, on a des batteries recyclables. Donc, on fait d'énormes progrès sur les batteries. Ça ne sera plus un problème dans les années qui viennent.
De toute façon, tout est en ordre de marche pour que ça fonctionne le mieux possible. Aujourd'hui, ce qu'on voit, c'est que, quand même, globalement, on n'a pas de difficultés d'approvisionnement à ce stade sur la mobilité électrique. Mais ça implique forcément, à terme, d'avoir un système de recyclage qui soit performant.
Le lithium, d'où vient-il ?
Alors, la problématique, souvent, ce n'est pas tant le lithium que ce qu'on voit généralement sur les batteries. C'est la question du cobalt, en fait. Oui. Et le cobalt, aujourd'hui, on a quand même de plus en plus de constructeurs qui arrivent à se passer, en fait, du cobalt pour faire leur batterie. Donc, on a de nouveaux procédés chimiques, en fait, qui permettent de s'affranchir de l'utilisation du cobalt pour ce faire. Au niveau du lithium, on a des gisements qui existent un peu partout, y compris en Europe, qui ne sont pas encore à ce stade complètement exploités parce qu'économiquement, encore pas tout à fait rentables.
Bien. Merci beaucoup, Cécile Goubet. Merci. Nous allons évidemment développer tout cela parce que le lithium, moi, je veux tout savoir. Le lithium, d'où vient-il ? Effectivement, il y a en Europe des gisements qui ne sont pas exploités. Mais où sont-ils ? Je veux tout savoir autour de la voiture électrique. Pour casser, pour casser, pour essayer de voir si c'est possible ou pas de généraliser l'électrique dans notre pays. Il va falloir installer des bornes partout aussi. Bien. Je reviendrai tout à l'heure avec Quentin Vinet, juste après le journal de 6h30, en détail, en détail, sur les aides annoncées hier par Emmanuel Macron. Parce qu'il y a les aides annoncées.
Et puis, tout ce que cachent les annonces, et ce que n'a pas dit Emmanuel Macron, nous en parlerons tout à l'heure avec Quentin Vinet. Tous les matins, trois histoires, trois images insolites avec Charles Magnin. Nous commençons avec l'installation des nouveaux conseils municipaux, en version distanciation physique. Ben oui, c'est la mode. Des conseillers élus dès le premier tour au mois de mars, mais qui ont dû patienter jusqu'à la fin du mois de mai pour se réunir, procéder à l'élection du maire. Problème, dans de nombreuses communes, la mairie ne permettait pas de faire respecter un espace suffisant entre les participants. Alors, il a fallu être ingénieux.
Dans plusieurs communes, le conseil municipal s'est réuni tout simplement dehors, à Gradignan, en Gironde par exemple. Le maire et ses adjoints ont été élus dans un jardin. À Malars-sur-Tine, en Ardèche, première réunion du conseil municipal. À l'ombre d'un tilleul, à Erlie, dans le Pas-de-Calais, les chaises ont été installées dans la rue avec des images qui font plus penser à la fête des voisins qu'à une réunion du conseil municipal. Avec le tracteur à côté. Avec le tracteur juste à côté. En revanche, en Normandie, dans le village d'Émiéville, grosse colère du diocèse et de la préfecture, car le maire a réuni son conseil municipal dans l'église du village, sans en avoir l'accord.
Enfin, mention spéciale pour le maire de Luyne, en Indre-et-Loire, qui a été réélu hier soir sous le chapiteau d'un cirque. Et oui, faute de place à la mairie, les conseillers municipaux se sont installés autour de la piste aux étoiles, ce qui permettra sûrement, aux mauvaises langues, justement de dire qu'il y a peut-être quelques clowns à la mairie. Ah bon, d'accord. Bon, la belle histoire du jour racontée sur Facebook par les gendarmes de la Haute-Vienne. Contrôle routier, la semaine dernière, National 21, entre Chalut et Aix-sur-Vienne. Je suis sûr que vous voyez très bien où nous sommes, Jean-Jean. Oui, tout à fait.
Voilà, les gendarmes imperceptent un automobiliste, grand excès de vitesse, mais le conducteur leur explique que sa femme qui est à ses côtés est sur le point d'accoucher
et selon les gendarmes, je cite, ces explications ont été effectivement confirmées par les cris de la passagère en phase de travail bien avancée, fin de citation. Il décide donc d'escorter le véhicule jusqu'à une clinique de Limoges où une petite fille de 3,4 kg est née
quelques instants plus tard. C'est joli ça. Évidemment, une belle histoire à lui raconter dans quelques années.
Bien, nous terminez en musique. Avec le grand retour d'Indochine, Jean-Jacques, pour fêter ses 40 ans, le groupe a fait plusieurs annonces hier. Deux albums best-of en fin d'année, un film en 2021 et surtout tourner des stades au printemps 2021 en passant par Bordeaux, Marseille, Paris, Lyon et Lille. Et ça fait plaisir d'annoncer en ce moment des concerts alors que ça fait des mois qu'on annonce des annulations, la musique et la culture de retour. Merci Charlemagne. Donc, Quentin Vinet, après le journal, pour toutes les aides pour l'achat, changer son véhicule, acheter, vous voulez acheter, vous voulez, allez-y, vous nous appelez le 3216.
Francis sera là pour nous dire je ne vois pas pourquoi la prime à la conversion est limitée en fonction des revenus, sera versée en fonction des revenus. Voilà ce que nous dit Francis, Quentin va tout nous raconter et vous réagissez, vous êtes avec nous, nous sommes avec nous. Qu'allons-nous faire Mathieu ? On va boire un petit café. Après, on va boire un petit café. La machine. Oui, c'est vrai, c'est vrai Mathieu. 3216, la touche 5. Et le mot matin, par SMS au 73216. Machine, à café, évidemment, et les capsules qui vont avec. Et puis,
on vous emmène dans l'espace parce que pour la première fois, une entreprise privée à la conquête de l'espace, c'est SpaceX qui va envoyer deux astronautes jusqu'à la Station Spatiale Internationale. On va tout savoir sur ce vol avec Philippe Enarejus,
rédacteur en chef du magazine Ciel et Espace, juste après le journal sur RMC. Anne-Sophie Balbir est là. Les dernières informations. Il est 6h30. Anne-Sophie, bonjour.
Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. Le déconfinement phase 2, le gouvernement envisage d'ouvrir plus largement les écoles. Soulagement pour les parents qui n'arrivent plus à conjuguer travail et enfants. Relancer la demande et faire de la France la plus grande nation productrice de véhicules propres en Europe. Objectif du plan automobile d'Emmanuel Macron, le président débloque une enveloppe de 8 milliards. Et puis, Donald Trump, désavoué par Twitter, pour la première fois, le réseau social a signalé des messages du président américain comme trompeur. RMC 6h31. 7 enfants sur 10 ne sont toujours pas retournés à l'école. Ce sont les derniers chiffres du ministère de l'Éducation.
Le gouvernement assure que si les indicateurs sanitaires restent encourageants, à partir de mardi, deuxième phase du déconfinement, plus d'établissements pourront rouvrir, plus de professeurs pourront revenir et donc plus d'élèves. Une attente de nombreux parents fatigués de devoir gérer enfants, et travaillent à la fois. Rémi Inc. Marie Monnier.
En télétravail, depuis le début du confinement, Mélina doit en plus s'occuper de son fils, Liam, scolarisé en CE1. Problème, l'école à la maison est devenue ingérable.
On ne peut plus faire école à la maison, c'est devenu très compliqué, c'est la guerre, on se bat, je veux qu'il travaille et il n'y a pas envie, donc c'est très difficile.
Alors Mélina a écrit à l'établissement pour demander que son fils y retourne, refus de l'école primaire.
Tant qu'ils doivent respecter le protocole à la lettre, ils ne pourront pas ouvrir à plus d'enfants. Je me sens un peu abandonnée, on n'a pas trop de relations. Si ce n'est pas nous qui sommes à l'origine de la demande, je sens qu'il n'y a pas trop de contact avec l'école.
Accueillir davantage d'élèves, oui, assure Olivier Flippot, directeur d'école à Cergy, dans le Val-d'Oise, mais à condition d'assouplir les protocoles sanitaires, beaucoup trop stricts pour l'instant. Je reçois entre 25 et 30 enfants par jour sur 259 inscrits à l'école. Je ne me vois pas arriver à 60. Et ensuite, il faut qu'il y ait des enseignants en face. Moi, sur mon équipe, actuellement, j'en ai 6 présents. Le directeur d'école a déjà annoncé que son établissement n'accueillerait pas de nouveaux élèves avant le 8 juin prochain.
Le dispositif de chômage partiel sera, lui, prolongé pour les parents d'élèves qui ne peuvent pas revenir en classe. Un plan historique face à une situation historique que notre pays va avoir à affronter. Phrase signée Emmanuel Macron qui a présenté le plan de soutien à la filière automobile. L'enveloppe est massive, 8 milliards d'euros. Objectif numéro 1, relancer la demande. Objectif numéro 2, que la France devienne championne européenne de la voiture propre. Concernant Renault, Emmanuel Macron a réclamé que l'ensemble des salariés des sites de Maubeuge et de Douai puissent avoir toutes les garanties sur leur avenir. Des mots qui laissent sceptique le maire de Maubeuge, Arnaud de Cagny.
Mettre ça dans la balance, c'est quand même donner un signal à Renault en disant ne faites pas n'importe quoi. C'est comme ça que je l'interprète. Ne faites pas n'importe quoi et on sera extrêmement vigilants. Le président de la République, si c'est le cas, si c'est son objectif, il a raison. Maintenant, vous avez compris que moi, je ne peux pas me baser sur des intentions. Je veux des actes, je veux des garanties. Je veux donner aux salariés, je veux donner aux habitants une vraie chance pour l'avenir. Et aujourd'hui, ça a été remis fortement en cause.
Renault dévoilera son plan d'économie vendredi. Selon le Figaro, le constructeur n'envisagerait pas de licenciement sec ni de plan de départ volontaire. C'est le non-remplacement de 5 000 salariés d'ici à 2024 qui est envisagé. Les enseignes de vêtements sont aussi en souffrance à cause du coronavirus. Camailleux a été placé en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Lille. L'entreprise emploie 3 900 salariés en France. Christophe Castaner reçoit à lui cet après-midi les chefs de partis politiques des maires pour préciser la façon dont se déroulera le second tour des municipales le 28 juin. Le ministère de l'Intérieur envisage de faciliter le vote par procuration.
A Toulouse, le reportage de Jean-Wilfrid Forkes.
Pour Enzo, 21 ans, le vote par procuration évitera de mettre son père en danger. Je trouve que la procuration c'est très bien parce qu'au second tour ça permettra que j'aille voter à la place de mon père qui a 58 ans et qui est quand même assez fragile au niveau santé donc je trouve que c'est une très bonne idée. Selon Francis, pas d'excuse, tout le monde pourra voter et c'est capital. Sinon, on va avoir très peu de votants et donc des gens qui vont être élus avec très peu de voix et qui ne seront pas forcément représentatifs de la totalité des inscrits.
C'est l'association France Urbaine, association qui rassemble les maires des grandes villes qui milite pour l'assouplissement des règles du vote par procuration. Son président, Jean-Luc Moudinck.
Aujourd'hui, quand vous voulez établir une procuration, il faut donner un motif. On propose de supprimer ça. Il faut également, lorsqu'on porte une procuration, être inscrit sur la même liste électorale que celui qui vous a donné procuration. Donc ça, on pourrait tout de même supprimer cette condition.
A Toulouse, la ville dirigée par Jean-Luc Moudinck, au premier tour, en pleine épidémie, plus de 6 Toulousains sur 10 étaient abstenus.
La situation sanitaire continue de s'améliorer, la circulation du virus reste faible, affirme la directrice générale de Santé publique France. Plusieurs chercheurs tablent sur la fin de l'épidémie maintenant. La raison, la présence d'anticorps efficaces contre le Covid chez des personnes qui n'ont pourtant pas été exposées au virus. Jonathan Freund, d'urgentistes à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris.
C'est une théorie qu'on avait eue en tête depuis plusieurs semaines et qui semble se confirmer. En tout cas, il y a des études récentes qui montrent que c'est une possibilité très importante, c'est-à-dire une immunité croisée. Vous avez rencontré un autre virus, un autre coronavirus l'hiver dernier, vos enfants, ou il y a deux ans, et vous pourriez être donc immunisé contre le coronavirus actuel et donc ne jamais avoir été infecté. On peut avoir de l'espoir. Il est probable que le virus ne cible pas toute la population. Après, on ne va pas dire que c'est terminé, terminé, et que ceux qui devaient l'avoir l'ont eu.
RMC 6h36, Donald Trump dans le viseur du Twitter. Pour la première fois, le réseau social a signalé des messages du président américain comme trompeur. Cédric Fech, vous êtes notre correspondant aux Etats-Unis.
Oui, tout a commencé avec un tweet de Donald Trump envoyé hier matin. Le président s'en prenait une fois de plus au vote par correspondance en disant que cette façon de voter favorise la fraude électorale. Ce tweet du président n'a pas éveillé l'attention plus que les autres, sauf chez Twitter où on a vu une bonne occasion d'utiliser pour la première fois un nouvel outil maison anti-fake news. Et donc, en fin de journée, Twitter a ajouté une petite ligne bleue en dessous des deux tweets du président. Il est écrit « Obtenir les faits à propos du vote par correspondance ».
Et si vous cliquez dessus, vous arrivez sur une page qui fait du fact-checking des tweets présidentiels qui vérifie les faits. Et donc, un texte explique que Donald Trump a fait des déclarations sans fondement sur le vote par correspondance et qu'il déclare à tort que cela truque une élection. Donald Trump a réagi en accusant Twitter d'interférer dans la présidentielle de 2020 et il ajoute qu'il ne laissera pas Twitter étouffer la liberté d'expression.
Les courses, Mathieu, c'est à vie. Avec le pronostic de la Dream Team des courses RMC, favorite numéro 8 motra fort
outsider numéro 15 V2. Le 8 et le 15. Merci à vous deux. Mathieu reste avec nous. Anne-Sophie, on vous retrouve tout à l'heure dans une heure maintenant à 7h30. Il est 6h38. Nous allons parler effectivement de cet effort de la France. Emmanuel Macron dit vouloir faire de la France le premier pays européen producteur de véhicules propres. Nous verrons. Parce qu'au moins, toutes les grandes annonces, ce qui m'intéresse, ce sont les actes, les primes qui vont être versées. Si vous voulez changer de voiture, allez-y, 3216. RMC.fr. Comme promis, je vais prendre Francis. Mais en attendant, Quentin Vinet, faisons le point sur les aides annoncées hier.
Alors, si je veux acheter une voiture électrique. Alors, le bonus écologique était aujourd'hui de 6 000 euros. Il va passer à 7 000 euros. Donc, je veux acheter une voiture électrique. J'ai une prime de 7 000 euros. 7 000 euros pour les particuliers et 5 000 euros pour les entreprises et les collectivités à partir du 1er juin jusqu'au 31 décembre. Attention, jusqu'au 31 décembre, cette prime. Bien. Si je veux acheter un véhicule hybride rechargeable. Alors là, c'est la première fois qu'il y a une aide pour ce type de véhicule. On est sur 2 000 euros à condition quand même que la batterie soit suffisamment puissante et que le véhicule soit capable de rouler au moins 50 km en autonomie. Bien.
Si je veux me séparer de mon vieux véhicule. Oui, la prime à la casse. La prime à la conversion à la casse, comme on veut. L'actuelle prime à la conversion variée entre 1 500 et 2 500 jusqu'à aujourd'hui. Elle concernait surtout les vieilles voitures polluantes. Bon. La nouvelle prime sera plus large. Elle sera portée à 3 000 euros pour les véhicules thermiques. C'est-à-dire que je toucherai une prime de 3 000 euros si j'achète un véhicule à essence ou diesel moins ancien, plus neuf, qui doit remplir certaines conditions, pas être trop polluante. Et 5 000 euros pour l'achat d'un véhicule électrique. Alors, 5 000 euros pour l'achat d'un véhicule électrique.
Je peux cumuler ces 5 000 euros si j'achète un véhicule électrique neuf avec la prime de 7 000 euros. Exactement. Ça fait 12 000 euros. Vous pouvez combiner prime à la casse et bonus électrique. Mais il faudra quand même remplir quelques conditions pour profiter de ces aides. Il faudra déclarer un revenu fiscal de référence inférieur à 18 000 euros net pour une personne seule, c'est-à-dire 1 500 euros net que l'on gagne chaque mois. Ça fait plus de 3 000 euros pour le foyer. Exactement, c'est 54 000 euros pour un couple avec deux enfants. 54 000 euros pour un couple avec deux enfants. Et alors surtout, là, c'est 5 000 euros pour une voiture électrique. Il faudra se dépêcher.
Seuls les 200 premiers acheteurs, les 200 000 premiers acheteurs, les acheteurs pourront en bénéficier de cette nouvelle prime. Ensuite, on reviendra aux primes de base. On est bien d'accord. Les aides sont toutes sans condition, électrique, hybride. En revanche, la prime de conversion, c'est sous condition. Oui, c'est ça. Sous condition de ressources. Et les 200 000 premiers. C'est très clair. Alors, Francis, oui, et les 200 000 premiers. Francis est avec nous. Bonjour, Francis. Bonjour, oui. Vous êtes à quel endroit, Francis ? J'habite dans le 93. Dans le 93 Saint-Denis. Alors, que dites-vous ? Est-ce que vous voulez changer de véhicule ?
Oui, j'aurais bien voulu changer de véhicule parce que j'ai un Picasso. Un véhicule ancien ? Oui, j'ai un Picasso qui date de 2002 à Gézel. Oui. Donc, j'aurais bien voulu changer de véhicule, mais le problème, c'est toujours la même chose. C'est qu'ils conditionnent toujours leurs aides à des conditions de revenus. Oui. Vous êtes au-dessus des plafonds de revenus, Francis ? Bien sûr, oui. Au-dessus, un petit bruit, on est au-dessus, on fait partie à peu près de la classe moyenne, on n'est pas très riches non plus, attention. C'est 54 000 euros de revenus déclarés pour un couple. Oui. Avec deux enfants. Oui. Donc, vous êtes au-dessus ? Non, je suis en dessous.
Moi et mon épouse, on est tous seuls, mes enfants, ils ne sont plus à la même chose. Oui, mais regardez bien, il est possible que vous soyez admissible, si je puis dire, à cette aide. Oui. Regardez bien. C'est 3 000 euros. 3 000 euros, ça, pour... Qu'est-ce que vous aimeriez acheter ? Le problème, si vous voulez, c'est qu'une voiture électrique, on n'a déjà pas... Nous, on n'a pas de bord, on n'a rien du tout dans les résidences, donc on ne pourra la brancher nulle part. Après, une véhicule hybride, on ne peut pas être très... On ne fait pas beaucoup de kilomètres, donc je ne sais pas si ça s'est utile.
Avec une hybride rechargeable, c'est excellent, parce que vous avez cette électrique, en même temps, vous avez un petit moteur thermique. Oui, je regarderai un petit peu... Et puis, je vais vous dire, Francis, allez vous renseigner, parce que je suis persuadé, dans le neuf, comme dans l'occasion, qu'il y a des promotions de tous les côtés. Ah oui, de toute façon, ils vont faire des promotions. Ah bah ça, c'est sûr. Je le disais hier, quatre mots avant-hier, avec Bruno Le Maire, je lui sortais le chiffre, 400 000 véhicules en stock. Oui, oui, il va bien falloir que tout le monde les écoule, ces véhicules. Donc, pour les écouler, qu'est-ce qui va se passer ? Des promos de tous les côtés.
Je pense que c'est l'occasion ou jamais. Non, mais bon, moi, ce que je disais, si vous voulez, c'est que, pour quelles raisons ils conditionnent toujours leurs aides à des revenus ? Les gens qui gagnent 18 000 euros, je ne sais même pas s'ils ont une voiture, déjà, ces gens-là, parce qu'ils en ont une, ils doivent avoir une voiture. Non, mais c'est une personne seule, ça. Oui, d'accord. Et si vous voulez, après, ces personnages, je pense qu'ils sont plutôt préoccupés pour payer leur voyage à la feuille du mois et remplir leur frigo, parce que 18 000 euros, ce n'est pas beaucoup, quand même. Oui, mais c'est une personne seule, Francis. Oui. Je voudrais le rappeler.
Est-il logique ou pas de plafonner ? Vous ne trouvez pas, vous ? Je pense que, une fois, je sais qu'il y avait une prime, je ne sais pas si la GPT, elle n'avait pas été plafonnée. je n'ai pas de souvenirs, mais il me semble que, je dis, il ne faudrait pas la plafonner si vous voulez inciter les gens à changer leur véhicule. Oui, mais je peux vous dire que, je pense qu'il ne faudrait pas. Je peux vous dire que les 200 000, ça va être très vite. Oui, mais après, il faut savoir ce qu'on veut. Vous voulez que les gens changent leur véhicule ou vous ne voulez pas qu'ils changent leur véhicule ?
Si vous voulez vraiment aider les gens pour qu'ils changent leur véhicule, il ne faut pas conditionner les aides. Merci, Francis, dans tous les cas. Voilà ce que je voulais dire. Vous avez eu raison de le dire. Et vous avez bien fait de le dire, c'est sur RMC, tout le monde peut s'exprimer, 6h44. A tout de suite, allez, à tout de suite, on va parler de SpexX, mais vous continuez. C'est comme les masques, 300 euros, est-ce qu'il faut mettre une amende ? De 300 euros, c'est le maire, ce sont des arrêtés municipaux. Amende de 300 euros, oui ou non, pour ceux qui abandonnent un masque dans la rue, par exemple. Vous nous dites, est-ce que vous êtes favorable ou pas ?
Et nous poursuivons dans un instant avec qui ? Avec Philippe Hénard-Réjos, qui est rédacteur en chef du magazine Ciel et Espace.
RMC, 6h-9h,
Vos dans direct. Allez, vous continuez à réagir, il y a beaucoup de sujets, est-ce que vous allez changer votre voiture ? Je vais y revenir avec notre invité de 7h10, évidemment. Est-ce que les primes vont vous inciter à changer ou pas votre véhicule ? Les masques, 300 euros, oui ou non ? Vous avez des messages, un plein Mathieu, sur les masques. Ça n'arrête pas de tomber. Eric nous dit, moi je suis d'accord pour les 300 euros, pour les masques, je ferai de même pour tous ceux qui jettent les mégots, etc. De toute façon, c'est la même amende. Ce sont des arrêtés municipaux. Philippe Hénard-Réjos, bonjour. Bonjour. Merci, rédacteur en chef du magazine Ciel et Espace.
Pour la première fois, une entreprise privée, SpaceX, va envoyer des astronautes dans l'espace de décollage ce soir à 22h30. En fait, c'est une fusée fabriquée par qui ? C'est une fusée fabriquée par la société SpaceX, qui emporte une capsule fabriquée par la société SpaceX, qui est habité, on va dire, par deux astronautes de la NASA. Donc voilà, c'est un lancement qui est annoncé outre-Atlantique comme 100% américain, puisque tout est fabriqué aux Etats-Unis, les astronautes sont américains et le décollage, surtout le décollage a lieu depuis le sol américain, ce qui n'était pas arrivé depuis 2011 avec le dernier lancement d'une navette spatiale, c'était Atlantis.
Et petite anecdote, dans cette dernière navette spatiale à Atlantis, se trouvait Doug Hurley, l'un des deux astronautes qui sera de nouveau à bord du prochain lancement, qui a fait le lien entre les deux lancements. Entre les deux, c'est le premier vol habité lancé depuis les Etats-Unis, donc depuis neuf ans. Donald Trump sera ce soir au Centre Spatial Kennedy en Floride pour assister au lancement. Où va aller la fusée Falcon 9 de SpaceX décollera avec son sommet une capsule développée par les ingénieurs d'Elon Musk, le fameux Elon Musk. Où va aller cette capsule elle va s'arrimer si j'ai bien compris à la Station Spatiale. Exactement, elle va se mettre en orbite terrestre.
Il lui faudra à peu près 12 minutes pour ça. Et donc, après, les astronautes, une fois qu'ils seront en orbite, ils ont 24 heures pour rejoindre la Station Spatiale Internationale, s'y amarrer et puis entrer dedans. Ils vont y rester pour une durée, alors c'est une chose un peu nouvelle, une durée qui est indéterminée parce qu'on ne sait pas quand elle sera prête exactement la prochaine mission de SpaceX et c'est ça qui conditionnera la durée de leur mission. Donc, ils vont y rester probablement au minimum un mois et probablement, plus probablement, un peu plus longtemps, jusqu'à 4 mois.
Alors, pour atteindre la Station Spatiale Internationale jusqu'à maintenant, les astronautes américains de la NASA devaient voyager dans des vaisseaux russes, des Soyouz russes. Et ça, ça commençait à les énerver, surtout que les Russes demandaient, je crois, 80 millions de dollars à l'aller-retour. Vous avez payé aux Américains, 80 millions de dollars à l'aller-retour. Oui, ils commençaient... Mais franchement, je vais vous poser une question que je pose à chaque fois. à quoi ça sert d'aller sur cette spatiale ? Et à quoi, cette station spatiale ? À quoi sert-elle ? Alors, vous avez parlé d'argent.
Alors, c'est sûr que les États-Unis n'aimaient pas payer aux Russes le droit d'accès à l'espace. Mais au-delà de l'argent, c'est une question d'indépendance. L'espace, pour des nations comme les États-Unis, la Russie, la Chine ou même les pays européens qui se sont groupés en une agence spatiale qui est l'agence spatiale européenne, l'espace, c'est un lieu où on fait aussi de la géopolitique. Quand on fait partie des nations qui sont capables d'envoyer des humains dans l'espace ou de faire des missions compliquées, ça veut dire qu'on est capable de faire des choses vraiment qui comptent. Donc, on est dans le haut du panier, si vous voulez.
Donc, les États-Unis en avaient assez de dépendre des Russes. Il fallait absolument qu'ils retrouvent leur indépendance d'accès à l'espace pour des astronautes. Et donc, là, c'est une partie géopolitique. Après, la station spatiale, c'est un complexe qui a été fabriqué par plusieurs nations qui se sont groupées. On y fait des expériences, mais honnêtement, entre nous, c'est vrai qu'on tourne autour de la Terre. On est à quelques centaines de kilomètres au-dessus de la Terre. On est évidemment beaucoup plus proche que quand on explorait l'espace pour aller sur la Lune, par exemple. Mais c'est prévu. A priori, la NASA voudrait, elle, aller à nouveau sur la Lune et peut-être plus loin.
Et peut-être plus loin, c'est Elon Musk qui rêve d'aller sur Mars, évidemment. Moi, je veux bien, mais il y a aussi un impératif, un objectif commercial, c'est-à-dire mettre des touristes en orbite, si j'ai bien compris. Alors ça, c'est quelque chose qui va pouvoir sans doute arriver si la capsule Crew Dragon de SpaceX donne entière satisfaction. D'abord, il faut savoir que la NASA a passé un contrat commercial avec SpaceX. La NASA a acheté six missions pour acheminer ses astronautes jusqu'à l'ISS par SpaceX. C'est un peu comme quand une ville passe un contrat avec une société de bus pour transporter les voyageurs. C'est exactement ça.
Mais ensuite, SpaceX, lui, cette société fait ce qu'elle veut. Et donc, si elle envisage d'envoyer des touristes pour des vols juste dans la capsule en orbite autour de la Terre ou peut-être en passant des accords avec la NASA et les autres partenaires dans l'ISS, pourquoi pas ? Ça pourrait se développer. Mais attention, on est dans le spatial. C'est quand même toujours une activité qui reste dangereuse. Donc, il faudra s'assurer que la capsule est fiable, que ça marche bien et de toute façon, ça sera très cher. Donc, ça sera réservé à des gens richissimes et ça ne sera pas encore très démocratique pour les pays qui viennent. et on aura toujours la même question. À quoi ça sert ?
Philippe Hénard-Régeos, merci. Rédacteur en chef du magazine Ciel-Espace, vous êtes passionnant comme d'habitude. Il est 6h53. Plus terre à terre. Oui, plus terre à terre. Anthony Morel. Oh, quoi que Anthony... Oui, oui, oui, c'est vrai. C'est vrai. Il peut être un peu la tête dans la lune et dans les étoiles.
Là, on va parler de l'appli StopCovid pour tracer les malades. Ça arrive bien tard et surtout, l'efficacité reste à prouver. C'est déjà demain dans un instant sur RMC.
RMC, au moins direct.
Et le retour à l'école, la deuxième phase du déconfinement. Est-ce que vous seriez prêts à accepter un assouplissement des conditions sanitaires à l'école pour pouvoir accueillir plus de monde ? C'est ce que disent certains directeurs,
certains principaux de collège aussi. Franck nous dit, moi, la directrice nous a avoué ne pas pouvoir assurer le retour de tous les élèves comme ma fille en CM1, que ça l'arrange bien que certains parrains ne remettent pas les enfants à l'école. Lionel a deux enfants, un de 7 ans au CP, l'autre qui a 5 ans en moyenne section. Ils sont encore tous les deux à la maison. Dès le 2 juin, le 1er retournera à l'école, mais le petit, ce sera une semaine sur deux. Et moi, je travaille la nuit, ça commence
à devenir compliqué. Anne précise que c'est la taille des toilettes qui détermine la capacité d'accueil des établissements parce qu'il faut
absolument assurer le lavage des mains avant d'aller aux toilettes, après être allé aux toilettes, en rentrant de récréation, même chose pour l'après-midi, etc. Il faut pouvoir respecter la distanciation. Pour Bertrand, il faudrait être fou, irresponsable d'assouplir
les règles sanitaires juste pour pouvoir accueillir plus d'élèves. Anthony Morel, bonjour Anthony. Bonjour Jean-Jacques. Stop Covid vote à l'Assemblée aujourd'hui. Elle est enfin là, cette application. Elle arrive ce week-end. Elle arrive ce week-end. Vous avez déjà quelques doutes sur son efficacité. Ce n'est pas gagné, franchement. Ce n'est pas gagné, cette histoire. Donc l'application, il faut rappeler le principe. En gros, l'idée, c'est de pouvoir retracer le parcours d'une personne qui est touchée par la maladie et de prévenir les gens qui ont été en contact avec elle.
Je télécharge l'application, c'est sur la base du volontariat et dès que je croise quelqu'un, nos téléphones vont communiquer. Si elle a elle aussi téléchargé l'application, évidemment. Et si je tombe malade, on va lui envoyer une alerte pour lui dire d'aller chez le médecin. Vous allez télécharger ? Moi oui, je suis presque obligé. C'est presque une obligation. Vous allez télécharger ? Pas sûr, non. Vous allez télécharger ? Non, non. Moi non plus. Déjà, ça commence fort. Oui, mais c'est tout le problème. Le problème, c'est qu'il faut une masse critique. Il faut qu'il y ait beaucoup de gens qui téléchargent cette application pour que ce soit efficace.
Les experts disent qu'il faut au moins 60% d'une population
pour que ce soit efficace. Or, il suffit de faire un calcul mathématique très simple. Dans la population française, il y a déjà 25% des gens qui n'ont pas de smartphone. Donc déjà,
ils sont les plus de base. Oui, on oublie.
Sur les 75% qui restent,
il y en a 20% qui ont un iPhone. Et sur l'iPhone, on sait ou on a de forts doutes que ça ne va pas bien fonctionner sur l'iPhone. Ah bon, d'accord. Parce qu'il faut laisser le Bluetooth en arrière-plan. Ça fait 45%. Donc déjà, vous enlevez... La moitié de la population. Et une fois que vous avez ça, vous avez les gens qui ne seront pas volontaires pour la télécharger. Et on voit dans les autres pays que globalement, les gens ne la téléchargent pas beaucoup, cette application. Et une fois que vous enlevez encore ces gens-là, si vous tombez malade, il faut que vous... En gros, le laboratoire médical prévenir les autres personnes.
Donc ça fait quand même beaucoup, beaucoup, beaucoup de conditions pour que ça fonctionne. Et d'ailleurs, on va prendre l'exemple de l'Australie. Ah oui. Parce que l'Australie a fait comme nous. Enfin, elle nous a précédés. Bien sûr. Ça fait un mois qu'il faut avoir l'application. Même application. C'est le même principe. Même système. C'est le même principe. Et ça a donné quoi ? En un mois.
En un mois d'utilisation de cette application, elle a été téléchargée 6 millions de fois, ce qui n'est pas mal. Sur une population de 24 millions, c'est assez correct. Ils ont réussi à détecter
en tout et pour tout dans l'ensemble du pays un cas. Juste un cas avec l'application. Donc c'est vous dire vers quoi on se dirait qu'on sera peut-être
plus efficace. Quand on regarde dans les pays européens qui nous entourent, le téléchargement, en République tchèque,
il y a 2% des gens qui ont téléchargé. Beaucoup de pays ont mis ça en place et ça fonctionne moyennement. Ça fonctionne moyennement. Après, ça pourra servir peut-être pour d'autres crises à venir. Mieux vaut prévenir que guérir, comme on le disait hier. Mais bon. Je ne suis pas convaincu. Je ne suis pas convaincu. Non, je ne suis pas très enthousiaste. Moi non plus. L'idée sur le papier n'était pas mauvaise mais je ne suis pas certain. Eh bien, merci Anthony. Merci Nathalie. Et là, c'est à l'Aurent-du-Hard dans les Alpes-Maritimes. Bonjour Nathalie.
Bonjour Jean-Jacques.
Merci d'être avec nous. Vous êtes à la radio, à la télé le matin.
À la radio.
À la radio, vous nous écoutez sur RMC. Vous avez raison Nathalie. Et merci d'être là. Vous avez gagné votre machine à café et les capsules qui vont avec. Je vous remercie beaucoup. Bonne journée. Très heureux de vous envoyer tout cela Nathalie. Il est presque 6 heures.
Bonne journée à tous. Chaque matin dans Bourdin Direct sur RMC, gagner une Nespresso et les capsules compatibles le GAL, végétal, biodégradable et compostable. Une innovation mondiale signée le GAL, le goût. Dans Bourdin Direct jusqu'à 12 000 euros d'aide pour l'achat d'un véhicule électrique mais à quelles conditions ? Pour qui ? Nous allons détailler ce plan de relance automobile avec François Roudier, le porte-parole du comité des constructeurs français d'automobiles après le journal de 7 heures sur RMC. Sous-titrage ST' 501